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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 juillet 2020 6 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSanté

Interview "Découverte" : Les boîtes de nuit, oubliées du déconfinement ? - 09/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Où en êtes-vous ?

  • 4:05FerméeRéponse directe

    Vous allez déposer plainte contre le ministre de la Santé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58InvitéFait
    « C'est dur à dire, ça fait mal mais je crois qu'on s'est fait rouler dans la farine. »
  • 1:13InvitéFait
    « On est tombé sur un accord le jeudi. Le vendredi, on annonçait le remaniement et depuis, plus rien. »
  • 2:48InvitéFait
    « On demandait juste à travailler, on ne demande pas à dégrader des conditions sanitaires. »
  • 3:00InvitéFait
    « C'est ses équipes qui sont arrivées avec nous un consensus. »
  • 3:06InvitéFait
    « Le ministre de la Santé fait machine arrière, nous parle de la Suisse. »
  • 3:51InvitéPromesse
    « On va bien sûr attaquer le décret en justice. »
  • 3:56InvitéFait
    « Nos adhérents nous poussent à attaquer le ministre Véran lui-même. »
  • 4:14InvitéFait
    « Nos avocats nous ont dit qu'en effet, ça tenait. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Présentateur31 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC RMC 6h-9h Un homme en colère et je le comprends parce que ça fait des semaines et des semaines que les patrons de discothèques se battent pour se faire entendre. Or personne mais alors personne ne les écoute. Demain je recevrai Olivier Véran le ministre de la Santé. Il faut, il faut que le gouvernement prenne des décisions à propos des discothèques qui sont menacées de pure et simple disparition. Thierry Fontaine, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bordat. Vous êtes président de la branche nuit de l'UMI, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Thierry Fontaine. Où est-ce que vous en êtes ?

Parce que la dernière fois qu'on s'est eu il y avait semble-t-il une véritable avancée mais plus rien depuis Thierry Fontaine ?

0:55
Invité

C'est dur à dire, ça fait mal mais je crois qu'on s'est fait rouler dans la farine. Vraiment rouler dans la farine. Les services du ministre, comme l'a dit M. le ministre Véran, nous ont bien reçu la semaine dernière. On a travaillé avec eux sur un protocole d'arrache-pied. On a négocié point par point. On est tombé sur un accord le jeudi. Le vendredi, on annonçait le remaniement et depuis, plus rien. Quand on appelle les numéros, les messagers nous disent que les postes ont changé et on n'a plus d'interlocuteurs. Plus rien. On s'est fait berner.

1:28
Présentateur

Demain, je reçois Olivier Véran. Je vous jure, je vous promets, je vais lui demander de s'engager auprès de vous. Parce qu'il n'est pas normal, il n'est franchement pas normal qu'il n'y ait qu'un seul secteur qui soit condamné au silence, condamné à la fermeture, condamné à la disparition, un seul secteur, celui de la nuit.

1:54
Invité

Surtout, Jean-Jacques Bourdin, que ce qu'on a négocié avec la santé, c'était ambitieux. On a fait beaucoup d'efforts et surtout, on est tombé sur le fait que nos ouvertures étaient bien plus sécurisantes que ce qui se passait aujourd'hui partout. J'ai entendu vos reportages juste avant sur le protoxyde d'azote, mais justement, le protoxyde d'azote, dans toutes les soirées privées qui se passent aujourd'hui, vous vous rendez compte qu'il y a des dealers aujourd'hui qui louent des Airbnb et qui organisent des fêtes privées avec des gamins qui sont laissés à eux-mêmes.

Il n'y a pas de service de sécurité, il n'y a pas de geste barrière, il n'y a pas de génie hydroalcoolique, il n'y a pas de masque, il y a de l'alcool à volonté, à volonté. Il y a des drogues qui circulent, du protoxyde d'azote. On est en train de détruire cette jeunesse, sans contrôle, sans rien, alors que nous, on avait en effet identifié avec le conseil scientifique le problème d'une boîte de nuit qui était la piste de danse. On l'avait supprimé. On demandait juste à travailler, on ne demande pas à dégrader des conditions sanitaires. On veut que le ministre nous écoute.

Vous vous rendez compte que nos entreprises vont couler uniquement parce que le ministre de la Santé a la flemme de lire le protocole qui a été fait et validé avec ses équipes. C'est ses équipes qui sont arrivées avec nous un consensus. Et aujourd'hui, le ministre de la Santé fait machine arrière, nous parle de la Suisse. Mais la Suisse, c'est un super exemple pour nous. La Suisse, en effet, il y a une personne infectée qui était dans une discothèque. On a pu identifier les 300 cas contacts et les confiner. Si la même personne s'était trouvée dans une soirée privée avec 300 personnes, aujourd'hui, en effet, politiquement et publiquement, on n'aurait pas confiné ces 300 personnes.

Mais en revanche, ces 300 personnes se baladeraient infectées dans la nature et pourraient infecter des centaines et des centaines et des centaines de personnes. Est-ce que c'est ça que le ministre veut ? Est-ce que c'est cette responsabilité qu'il veut porter ? Parce que si aujourd'hui, les clusters redémarrent, c'est dû à ces fêtes privées. Et ça, il faudra qu'Olivier Véran porte la responsabilité s'il refuse de nous écouter. Et on ira plus loin. On va bien sûr attaquer le décret en justice. Nos adhérents nous poussent à attaquer le ministre Véran lui-même. On en est bien désolé, ce n'est pas nos méthodes.

Mais nous le ferons parce que nous avons une base et nous devons respecter la parole de notre base. Et c'est comme ça.

4:04
Présentateur

Malheureusement... Vous allez déposer plainte contre le ministre de la Santé ?

4:08
Invité

Oui, en cours de justice de la République,

4:10
Présentateur

tout à fait. Oui, en cours de justice de la République. Bien sûr.

4:14
Invité

Et nos avocats nous ont dit qu'en effet, ça tenait. L'axe d'attaque était complètement réaliste. Alors, on n'aime pas ces méthodes, mais quand vous n'avez plus personne en face de vous, quand vous n'avez plus de négociations, vous vous rendez compte, aujourd'hui, on a tous les députés qui sont avec nous. Alors, quand je dis tous, c'est déjà plus de 160. Ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, on a 150 volontaires tirés au sort qui pèsent plus dans le choix de la République que 150 députés qui sont représentants du peuple et qui ont été élus par le peuple. Si ces 150 volontaires avaient décidé d'ouvrir les discothèques, on serait déjà ouverts.

Et ça, c'est quand même hallucinant.

4:54
Présentateur

Thierry Fontaine, je vous promets que demain, je vais l'interpeller et j'ai bien reçu vos arguments que j'utiliserai demain et je pense que vous pouvez encore le faire fléchir. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens.

5:08
Invité

Thierry Fontaine va essayer d'y arriver. J'espère. On vous remercie de votre soutien. Vous savez, on a beaucoup de professionnels qui sont dans une détresse. Moi, j'ai des gens qui aujourd'hui regardent leurs enfants dans les yeux et ne savent pas comment leur dire qu'il n'y a plus d'électricité. Pourquoi il n'y a plus d'électricité ? Qu'ils ne peuvent plus y nourrir. Pourquoi ils ne peuvent plus y nourrir ? Ce n'est pas la crise économique qui va nous tuer. C'est un ministre qui ne veut pas nous entendre. On est prêt. S'il a des arguments, on est prêt à les entendre.

Sauf qu'on a travaillé avec ces services et ces services ont valisé, en effet, un protocole en disant OK, là, vous n'êtes pas plus dangereux qu'un autre. C'est même plus sécurisant parce que notre jeunesse arrêtera d'aller se détruire dans des soirées privées. Et ça, c'était important.

5:49
Présentateur

Merci Thierry Fontaine.

5:50
Invité

Merci beaucoup Jean-Jacques Bourdin. Merci beaucoup.

5:53
Présentateur

Merci. Au revoir. Au revoir.

Interview "Découverte" : Les boîtes de nuit, oubliées du déconfinement ? - 09/07 · Pourquijevote