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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 25 septembre 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheBudget & impôtsInstitutions & élections

Scandales en série : mais à quoi joue Pécresse avec notre argent

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteÉludée

    Imaginez une région qui coupe les subventions aux handicapés tout en finançant des établissements privés problématiques. Que diriez-vous ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Quel est l'héritage des Jeux paralympiques pour l'accessibilité en Île-de-France ?

  • 4:16OuverteÉludée

    Pourquoi financer des lycées privés controversés alors que les publics manquent de moyens ?

  • 6:41OuverteRéponse directe

    Quels sont les problèmes des lycées publics en Île-de-France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications de l'intersyndicale après la réunion avec Lecornu ?

  • 12:13OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il cédé aux revendications syndicales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22PrésentateurChiffre
    « Ce sont près de 2000 franciliens qui en bénéficient chaque année avec un reste à charge limité à 6 euros grâce à ce soutien. »
  • 1:40PrésentateurFait
    « Les MDPH n'ont déjà pas reçu de subvention de la région en 2025 et rien n'est prévu pour 2026. »
  • 2:14PrésentateurChiffre
    « Un budget régional colossal de 5 milliards d'euros. »
  • 3:41InvitéChiffre
    « On a rattrapé Londres, on est à 56% d'accessibilité. »
  • 4:56PrésentateurFait
    « Parmi les bénéficiaires de ces petites rallonges facultatives, on retrouve des établissements particulièrement problématiques. »
  • 5:08PrésentateurFait
    « L'établissement est accusé d'avoir bafoué son contrat avec l'État, d'avoir favorisé un entre-soi social extrême et laissé prospérer un climat marqué par l'intégrisme catholique, le racisme et l'homophobie. »
  • 10:31PrésentateurChiffre
    « Près de 300 établissements publics sur 474 voient leurs moyens réels baisser. »
  • 10:44PrésentateurChiffre
    « La majorité vante un investissement historique de 210 millions d'euros. »
  • 12:27InvitéFait
    « Le Premier ministre nous a dit que jamais dans la Ve République, un Premier ministre n'avait été aussi fragile. »
  • 15:34PrésentateurChiffre
    « Plus de 15 drones à basse altitude ont plané au-dessus du bateau Alma environ toutes les 10 minutes. »
  • 16:33InvitéChiffre
    « Ils ont été attaqués par des drones, une dizaine d'explosions auraient été recensées, quatre bateaux touchés. »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 32 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Imaginez une région qui décide de couper les subventions aux personnes handicapées pile au moment où elle arrose d'argent public les établissements privés les plus problématiques. Vous me répondriez « Ouh là là, mais c'est pas normal ». Et vous auriez raison. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le Récap. Nous sommes le mercredi 24 septembre et aujourd'hui j'aimerais attirer votre attention sur la générosité pour le moins variable de la présidente de région Île-de-France, j'ai nommé Valérie Pécresse.

Hier dans le Récap, je vous en parlais brièvement en fin de chronique, une coupe rase faite en catimini des subventions de la région aux maisons départementales des personnes handicapées, la MDPH. Depuis plus de dix ans, ces aides permettent le financement de matériel adapté, l'aménagement de véhicules ou encore l'accompagnement du quotidien pour les personnes en situation de handicap. Elles ont été mises en place sous une majorité de gauche en 2014, prenant appui sur la loi sur l'égalité des chances. Depuis, les huit MDPH de la région Île-de-France en bénéficient et cette subvention n'avait jusqu'alors jamais été remise en question.

Au total, ce sont près de 2000 franciliens qui en bénéficient chaque année avec un reste à charge limité à 6 euros grâce à ce soutien. Ce précieux coup de pouce serait en passe d'être sucré par Valérie Pécresse et sa majorité régionale. C'est du moins ce que soupçonnent les élus de gauche qui tirent la sonnette d'alarme. D'après eux, les MDPH n'ont déjà pas reçu de subvention de la région en 2025 et rien n'est prévu pour 2026.

Ces suppressions n'ont fait l'objet d'aucune annonce officielle, placées devant le fait accompli, les départements concernés, donc les Hauts-de-Seine, l'Essonne, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et encore Paris, ont dû enteriner ce retrait de financement à hauteur tout de même de 2 millions d'euros. Une aide évidemment décisive pour les personnes handicapées et les structures concernées, mais une broutille dans un budget régional colossal de 5 milliards d'euros.

D'après Céline Malaisé, la présidente du Front de Gauche à la région, qui s'exprime auprès de nos confrères de l'humanité, je la cite, la droite se réfugie derrière un rapport de la Chambre régionale des Comptes disant que cette subvention n'est pas une compétence obligatoire de la région et que ce n'est donc pas permis. La présidente de l'opposition affirme que cette justification ne tient pas la route puisque le Code de l'Action sociale l'autorise. Pour l'opposition, cette suppression est injuste et incompréhensible car elle accroît la charge financière des familles et risque de précariser encore davantage des personnes déjà fragiles.

Il dénonce une manœuvre politique et une contradiction avec les annonces médiatiques de Pécresse sur le handicap, comme le fameux « métro pour tous » promis lors des Jeux paralympiques mais absent du plan de mobilité finalement.

3:02
Invité

Le défi des Jeux paralympiques est différent mais il est presque plus important. C'est un projet de société, les Jeux paralympiques. Il va y avoir 90% de Français dans les stades. Donc en réalité, c'est le regard de la France et des Français sur la question du handicap qui va changer. Et on va voir avec le parcours des para-athlètes, on va voir des parcours de vie qui vont être tellement inspirants. En fait, c'est réparer les vivants, c'est voir qu'une personne en situation de handicap, ce qu'elle demande, c'est ni de la compassion, ni de la charité, c'est de la dignité et un droit au bonheur.

Donc pour revenir à la question que vous me posiez, derrière, quel est l'héritage de ces Jeux paralympiques ? Déjà, 240 stations qui ont été rendues accessibles, on a rattrapé Londres, on est à 56% d'accessibilité. Mais il faut avoir une vision de demain, de l'île de France. C'est quoi une île de France qui est véritablement accessible ? C'est celle qui s'attaque au problème du métro historique. Ce métro historique, il n'est pas accessible aujourd'hui.

3:55
Présentateur

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a des déclarations qui vieillissent plus mal que d'autres. Visiblement, la dignité et le droit au bonheur pour les personnes handicapées, ce n'est plus vraiment la priorité de la présidente de région Île-de-France qui a décidé de faire des économies sur leur dos. Les groupes de gauche prévoient de confronter Valérie Pécresse lors de la commission permanente du 25 septembre. Mais le scandale ne s'arrête pas là. Là où Valérie Pécresse sert la vis aux personnes handicapées, elle n'hésite pas à ouvrir en grand les vannes de l'argent public pour les lycées privés sous contrat.

Elle s'apprête à reconduire des subventions facultatives pour 122 d'entre eux, pour un total d'environ 240 000 euros en 2025. Créée en 2019 pour les lycées publics, le dispositif a été tendu en 2020 au privé. Ces aides, plafonnées à 2 000 euros par établissement privé, s'ajoutent au financement obligatoire et aux éventuelles subventions de travaux. Et parmi les bénéficiaires de ces petites rallonges facultatives, on retrouve des établissements particulièrement problématiques.

A commencer par le très conservateur Stanislas, l'établissement parisien UP, où sont notamment scolarisés les enfants de l'ex-éphémère ministre des Sports Amélie Oudea-Castera, et qui est bien connue pour ses scandales à répétition. Derrière ses 100% de réussite au bac et son réseau d'élite, l'établissement est accusé d'avoir bafoué son contrat avec l'État, d'avoir favorisé un entre-soi social extrême et laissé prospérer un climat marqué par l'intégrisme catholique, le racisme et l'homophobie.

Homophobie, donc sexisme, promotion des thérapies de conversion, atteinte à la liberté de conscience, non-respect des obligations légales en matière d'éducation à la sexualité, les arguments ne manquent pas pour procéder à la résiliation du contrat d'association avec l'établissement, accuse le groupe LFI et apparenté à la région dans un communiqué. Pourtant, l'Île-de-France continue à arroser copieusement l'établissement de subventions publiques. Pour donner le change, après les révélations de L'Express et de Mediapart en 2023-2024, attestant d'enseignements sexistes et homophobes, Valérie Pécresse avait juré qu'elle mettrait fin au financement de travaux pour l'école parisienne.

On rappelle à toutes fins utiles que le BAU propose à ses élèves la bagatelle de 7 gymnases, 2 piscines, 21 laboratoires, 3 amphis, 2 murs d'escalade et une cantine haut de gamme. Le tour est parti sur 3 hectares dans un beau quartier parisien. Il circule, il n'y a rien à voir. Quand on voit l'état dans lequel se trouvent la plupart des établissements scolaires publics, notamment en Île-de-France, il y a de quoi rêver. On se souvient d'ailleurs de cette vidéo virale des élèves et enseignants du lycée Blaise Sandrasse en Seine-Saint-Denis qui dénonçaient la vétusté de leurs locaux. On regarde.

6:43
Invité

Je suis élève à Blaise Sandrasse dans le 93. Évidemment que notre foyer a été ouvert une semaine en 2020 et qu'il est fermé depuis 4 ans. Je suis élève à Blaise Sandrasse dans le 93. Évidemment que quand je fais cours, je n'ai pas de plafond de chez moi.

6:54
Présentateur

Je suis élève à Blaise Sandrasse. Bien évidemment, tout ce qui reste de l'extincteur, c'est ça.

6:58
Invité

Je suis élève à Blaise Sandrasse dans le 93. Évidemment qu'on n'a pas de rideau et qu'on les faits nous-mêmes. Je suis élève à Blaise Sandrasse dans le 93. Évidemment que les escaliers de secours sont tellement moisis qu'ils ne portent pas du tout secours. Je suis prof de chimie dans le 93. Évidemment que je suis 16 paillasses pour intérêt. On a Blaise Sandrasse évidemment qu'on n'a pas de serviette, pas de sarmes et ni de papier. On a Blaise Sandrasse évidemment qu'on a un saut pour les fuites parce qu'on n'a plus de plafond. Je suis professeure au lycée Blaise Sandrasse. C'est bien évidemment que je ramène mon ventilateur personnel pour ventiler mes 35 élèves dans la même salle.

7:31
Présentateur

Valérie Pécresse avait donc effectivement stoppé les financements alloués aux travaux à Stanislas, qui réalise tout de même la bagatelle de 22 millions de chiffres d'affaires en 2022, dont 3 millions d'excédents bruts d'exploitation témoignant de son extrême rentabilité. Mais le robinet des subventions n'a pas été complètement coupé. La région lui a accordé l'enveloppe facultative, donc 2000 euros en 2022, la même somme en 2023, et à peine 1000 euros en septembre 2024 pendant la polémique évoquée précédemment. Cette année rebelote, encore 2000 euros. Stanislas figure à nouveau parmi les bénéficiaires.

L'opposition qui raille la générosité sans borne de la présidente de région, d'autant que ce financement s'ajoute au forfait d'externat, imposé lui par la loi pour couvrir les frais de fonctionnement, de près de 1,3 million d'euros pour 2025 à Stanislas. Autre établissement privé arrosé par Pécresse, Saint-Dominique de Neuilly, déjà éclaboussé par des révélations de violences sexuelles et physiques révélées par l'IB, il continue pourtant de recevoir des torrents d'argent public. Rien qu'en 2025, l'établissement a encaissé plus de 468 000 euros au titre du forfait d'externat, dont plus de 140 000 euros versés en juin après la sortie des révélations. Et ce n'est pas tout.

Au-delà du forfait obligatoire, Saint-Dominique a bénéficié d'aides massives ces dernières années, 65 000 euros en 2022, 190 000 euros en 2023, 140 000 euros en 2024 pour des travaux de sécurisation et de rénovation. À cela s'ajoute le fameux BAEF, ce bonus facultatif de 2 000 euros, que la région accorde chaque année depuis 2022 et renouvelle en 2025. Dans les établissements, il y a aussi Sainte-Marie à Neuilly, toujours. Vous en avez entendu parler il y a à peine quelques jours dans la presse, après des révélations de Mediapart. C'est cet établissement qui vient tout juste de recruter la militante d'extrême droite, Maïlis de Sibon, en tant que prof d'histoire géo.

C'est notamment elle qui a déposé au printemps dernier la déclaration pour la manifestation néo-nazie du comité du 9 mai dans les rues de Paris. Ambiance, au-delà des 300 000 euros annuels du forfait d'externat, l'établissement a perçu 13 000 euros en 2022 et 2 000 euros en 2023 au titre de subventions facultatives. Chaque année, il touche également les 2 000 euros du BAEF et c'est désormais également renouvelé pour 2025. Le groupe d'opposition LFI et apparenté dénonce un scandale de favoritisme à la région, des subventions extra-légales attribuées au privé, sans contrôle ni transparence, pendant que l'argent public finance des établissements en contradiction avec les principes républicains.

La majorité répond que tout est légal et profite aussi au public, mais le contrat c'est pour le moins saisissant. Pendant ce temps, la région gèle les dotations des lycées publics pour la deuxième année consécutive, sans ajustement à l'inflation. Résultat, près de 300 établissements publics sur 474 voient leurs moyens réels baisser, alors que les lycées privés, excédentaires et souvent problématiques, continuent de toucher bonus et aides. La majorité vante un investissement historique de 210 millions d'euros, mais pour l'opposition, ces chiffres masquent une véritable redistribution de l'argent public, du public vers le privé. Alors voilà le tableau.

D'un côté, les personnes handicapées voient leurs subventions coupées en catimini et les lycées publics se retrouvent coincés avec des dotations gelées, parfois au détriment de leur chauffage ou des fournitures scolaires. De l'autre, des établissements privés sous contrat, même les plus controversés continuent de se voir arrosés d'argent public, et ce, malgré les scandales ou les excédents faramineux. On pourrait presque croire à une nouvelle devise régionale, économisée sur les plus vulnérables, mais dépensée sans compter pour les élites.

Dualité, favoritisme et communication sélective, voilà la marque de fabrique d'une droite conservatrice qui prétend gérer la rigueur, mais pratique surtout l'injustice. Alors je ne sais pas bien ce que ça veut dire, mais j'ai compris l'esprit. On passe au reste de l'actualité avec la rencontre au sommet, aujourd'hui à Matignon, entre l'intersyndicale et le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Les syndicats avaient menacé d'une nouvelle journée de mobilisation si le nouveau chef de gouvernement n'accédait pas à leurs revendications, parmi lesquelles l'abandon du projet de budget Bayrou, le conditionnement des aides aux entreprises et l'abandon de la réforme des retraites, ou à minima le report de l'âge légal. Qu'est-il sorti de cette réunion ? Dans les faits, pas grand-chose. Une occasion manquée, selon l'intersyndicale. À la sortie de Matignon, Sophie Binet s'est exprimée au micro de nos confrères. Elle estime que le rapport de force est en faveur des syndicats.

12:25
Invité

Une bonne nouvelle dans ce rendez-vous. Le Premier ministre nous a dit que jamais dans la Ve République, un Premier ministre n'avait été aussi fragile. Donc ça confirme que nous sommes en position de force et qu'il faut que les travailleurs et les travailleuses se mobilisent pour que leurs exigences sociales soient entendues.

12:41
Présentateur

L'intersyndicale a donc appelé à une nouvelle journée de mobilisation. Ce sera le 2 octobre. Et comme à son habitude, le média sera sur le pied de guerre pour vous rendre compte de cette grande journée de mobilisation, comme nous l'avons fait pour les 10 et 18 septembre. Hier, nous avons d'ailleurs suivi les procès en comparution immédiate de plusieurs manifestants interpellés à l'occasion de ces mouvements sociaux. Un des prévenus a écopé de 4 mois de prison. Notre reporter Lisa Lappe était au tribunal de Paris pour suivre les audiences. Elle y a constaté une justice qu'elle qualifie de politique visant à réprimer les manifestants.

Elle s'est entretenue avec l'avocate Louisa Lamour qui parle, quant à elle, de retournement de la violence.

13:23
Invité

On a plusieurs prévenus qui sont poursuivis, et ça c'est quelque chose d'extrêmement classique, pour des faits de violence sur les forces de l'ordre. Et en réalité, il y a un renversement total, c'est-à-dire que c'est des personnes qui ont subi les violences policières. On l'a vu, le 18, il y a eu une répression extrêmement brutale. Je veux dire, des images ont circulé, il y a eu des charges de CRS sur le cortège de tête notamment, mais pas que, extrêmement violentes. Mais même là, dans la salle d'audience, il y a eu une vidéo qui a été projetée extrêmement violente, où on voit clairement un prévenu se faire trapper par 3 policiers, les policiers se mettent sur lui, etc.

Et ils n'ont aucun problème à retourner ça en disant, cette personne se rebelle. Et ça, c'est une infraction qui a été créée exactement pour ça, c'est-à-dire pour réprimer les personnes qui ont le malheur de bouger un petit peu quand on les étrangle et quand on les plaque au sol.

14:15
Présentateur

Retrouvez la chronique complète de Lisa sur la chaîne YouTube Le Média 24-7. On poursuit avec un coup de tonnerre dans le feuilleton des financements libyens de la campagne de Sarkozy pour la présidentielle de 2007. L'homme d'affaires Ziad Taqeddin est mort ce mardi 23 septembre dans un hôpital au Liban, a-t-on appris de la part de son avocate Élise Harfi. Il était ces derniers temps en détention au Liban, toujours, pour une affaire purement libanaise, précise l'avocate, sans avoir de détails sur les raisons de cette détention.

Personnage central dans l'affaire des soupçons de financement libyens, il assurait avoir transporté 5 millions d'euros en espèces de la Libye vers la France via des valises remises à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy entre 2006 et 2007. Fin 2020, depuis Beyrouth, l'homme d'affaires s'était partiellement rétracté. La nouvelle de son décès intervient à seulement deux jours. Du jugement de Nicolas Sarkozy dans cette affaire, qui doit avoir lieu jeudi 25 septembre au tribunal correctionnel de Paris. On termine avec l'international et une des infos qui est tombée cette nuit, la sumu de Flottilla, alors au large de la Crète, dit avoir subi une nouvelle attaque en mer.

Un communiqué de la Flottille explique, je cite, « Au cours des dernières 24 heures, plus de 15 drones à basse altitude ont plané au-dessus du bateau Alma environ toutes les 10 minutes. L'équipe de la Flottille évoque des objets non identifiés, largués sur et autour de plusieurs bateaux de la Flottille, avec des perturbations généralisées dans les communications, soulevant des préoccupations immédiates pour la sécurité des participants. » Nous avons appris dans l'après-midi que le ministre italien de la Défense avait envoyé un navire rejoindre la Flottille pour d'éventuelles opérations de sauvetage, je cite le ministre, pour garantir une assistance aux citoyens italiens présents.

Rappelons qu'une autre Flottille doit partir le 27 septembre prochain, avec notamment notre collègue Andrei Manivit à son bord, mais aussi la députée LFI Alma Dufour, ou encore le rappeur Youssef Swat. Andrei a fait le point sur la situation pour nous depuis Catane, en Sicile, on l'écoute. « Cette nuit a été une nouvelle fois marquée par des attaques sur la globale Smoud Flottilia. Alors qu'ils étaient à quelques centaines de mille nautiques de Gaza, ils ont été attaqués par des drones, une dizaine d'explosions auraient été recensées, quatre bateaux touchés, des dégâts logistiques et matériaux aussi, des substances chimiques qui auraient été déversées, cependant pas de blessés recensés.

» Il faut noter qu'avant cette attaque, quelques bateaux de la globale Smoud Flottilia avaient déjà rebroussé chemin, car ils étaient suivis par des drones.

Du côté de la Southern Madeleine to Gaza, la détermination reste forte, malgré bien évidemment quelques inquiétudes, quelques doutes, qui ont grandi cette nuit après cette attaque, mais des discussions ont été engagées entre les équipages, entre les organisateurs, pour vérifier si tout le monde était apte à partir, était prêt à partir, avait toujours détermination et n'avait pas peur de prendre ce risque-là, La Southern Madeleine to Gaza prendra donc l'année l'année le 27 septembre prochain, pour relier Katan jusqu'à Gaza, j'embarquerai à bord, et je continuerai à vous documenter tout cela tout du long.

Nous vous donnerons régulièrement des nouvelles d'Andrei et de la Flottille sur nos réseaux sociaux et dans nos éditions, notamment dans le journal des Luttes, diffusé en direct à 13h, ou à retrouver sur notre chaîne YouTube, le média 24-7, alors n'hésitez pas à nous suivre. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap, n'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé.

Et n'oubliez pas que pour faire face aux médias des milliardaires et continuer à vous informer, le média a lancé sa riposte, une campagne de financement citoyenne, alors parlez-en autour de vous, et si vous le pouvez, rejoignez la lutte sur campagne.lemédiatv.fr et abonnez-vous aussi à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, pour ne rien rater de nos programmes. Et bonne soirée sur le Média !

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