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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 18 novembre 2019 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleSantéJustice

"Gilets jaunes", grève du 5 décembre, retraites... le "8h30 franceinfo" d’Éric Coquerel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 56 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteÉludée

    Est-ce que le mouvement des gilets jaunes doit continuer ou s'arrêter ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    Il y a de moins en moins de monde dans les rues. Ça ne vous inquiète pas ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Comment relancer la mobilisation ? Pourquoi aussi peu de monde ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez vu, vous aussi, des bruts et des voyous lors des manifestations ?

  • 2:52RelanceRéponse directe

    Pour vous, ça a été mal organisé par les autorités ou il y avait une volonté que ça tourne mal ?

  • 3:48RelanceRéponse directe

    Est-ce que pour vous, ça a été mal organisé par les autorités ou est-ce qu'il y avait une volonté que ça tourne mal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueChiffre
    « produit 400 000 pauvres de plus l'an dernier »
  • 0:37Invité politiqueChiffre
    « 400 millions d'euros en plus à se partager pour les 60 000 Français les plus riches »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « Il y a eu deux victimes »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « contre l'avis des organisateurs qui ne demandaient pas la place d'Italie »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « un de mes collègues, Loïc Prudhomme, député, qui, en montrant qu'il était député, a été molesté par la police »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « Les policiers m'ont braqué avec un canon à eau. J'avais mon écharpe tricolore »
  • 8:40Invité politiqueFait
    « quand un gouvernement commence à reculer sur un projet injuste, il faut aller jusqu'au bout pour qu'il recule définitivement »
  • 9:30Invité politiqueFait
    « c'est ce que j'appellerais l'arme fatale des salariés, l'arme fatale des travailleurs qui permet, de manière pacifique, de faire reculer un projet de loi »
  • 11:03Invité politiqueFait
    « Je pense à l'immolation du jeune étudiant »
  • 11:45Invité politiqueFait
    « on continue à supprimer des postes au niveau de la prévision des risques »
  • 12:00Invité politiqueFait
    « Ils sont en train de désarmer l'État »
  • 12:56Invité politiqueFait
    « on vient de voter un budget, le budget du PLFSS. C'est-à-dire le budget, on a pour la première fois pris 3 milliards sur ce budget »
  • 14:03Invité politiquePromesse
    « Il faut un plan d'urgence pour les hôpitaux »
  • 23:40Invité politiqueFait
    « on peut pas essayer de gagner ses élections en en jouant une autre »
  • 23:52Invité politiqueFait
    « ce terme aujourd'hui nous pose encore un problème »
  • 23:58Invité politiqueFait
    « des responsables du parti socialiste qui n'ont absolument pas enregistré ce qui s'est passé depuis quelques années dans votre gauche aujourd'hui »
  • 24:16Invité politiqueFait
    « il y a pas mal de personnalités on est plusieurs personnalités »
  • 24:20Invité politiqueFait
    « je pense que Jean-Luc Mélenchon est celui qui est le plus apte à la fois en capacité d'homme d'état en capacité tribunicienne »
  • 24:33Invité politiqueFait
    « je pense que c'est celui qui est le plus apte de le faire »
  • 24:42Invité politiqueFait
    « je ne suis pas en train de faire acte de candidature »

Temps de parole

  • Éric Coquerel71 %
  • Présentateur12 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Eric Coquerel, les gilets jaunes ont soufflé ce week-end leur première bougie. Est-ce que le mouvement doit continuer ou s'arrêter ? Ce n'est pas à moi de le dire, déjà.

0:15
Éric Coquerel

Je pense que c'est un mouvement... Bon, ça fait un bout de temps qu'il y a moins de monde dans les rues, objectivement. Par contre, l'esprit gilet jaune, je crois, perdure. Pas forcément avec un gilet jaune, d'ailleurs. C'est quoi l'esprit gilet jaune ? L'esprit gilet jaune, c'est un refus des inégalités, un refus d'un monde qui, aujourd'hui, supprime les services publics, produit 400 000 pauvres de plus l'an dernier, 400 millions d'euros en plus à se partager pour les 60 000 Français les plus riches. Et ça, je crois que ça perdure plus. Une deuxième chose, c'est l'auto-organisation. Je ne sais pas trop comment l'appeler. Je vais me donner ce terme-là.

Et par exemple, quand vous avez des salariés de la SNCF, des agents de la SNCF qui se mettent en grève dans le centre de maintenance de Châtillon contre une décision unilatérale de leur direction, sans préavis, qu'ils décident sans structure syndicale, et qui gagnent, d'ailleurs, on peut dire quelque part, qu'il y a un peu l'esprit gilet jaune. Et ça, je crois que ça va continuer à monter, avec, en tout cas dans les revendications, une certaine radicalité. C'est-à-dire, ça craque. La société craque de partout. Et c'est les gilets jaunes, je crois, qui l'ont incarné pendant un an de manière la plus visible.

1:20
Invité

Mais vous le disiez d'emblée, Éric Coquerel, il y a de moins en moins de monde. 28 000 personnes en France samedi. Ça ne vous inquiète pas ? Comment relancer la mobilisation ? Pourquoi aussi peu de monde ? 5 000 personnes à Paris ?

1:30
Éric Coquerel

Non, parce que je le répète, je ne pense pas... C'est pas grave. Non, ce n'est pas grave. Ce n'est pas parce que les prochains mouvements sociaux, on va en parler, à partir du 5 décembre, se feront sans gilets jaunes, y compris par d'autres moyens de mobilisation sociale. Le gilet jaune, c'est un mouvement social, qui a des particularités...

1:47
Invité

Ce n'est pas massif, en tout cas, dans ce qu'il a fait dans la rue.

1:49
Éric Coquerel

Non, mais qui a des particularités dans la manière de s'exprimer. Donc, à partir du 5 décembre, j'espère que ça va s'exprimer à nouveau par le nombre, par la masse, et puis par la grève. Mais dès lors que ça poursuit le même but, c'est-à-dire refuser des politiques qui sont de plus en plus insupportables, qu'importe qu'on ait un gilet ou pas, qu'importe la manière dont ça se fait. Et qu'importe qu'on soit nombreux ou pas ? Ah si, je pense que... Là, vous ne m'avez pas suivi.

C'est que je pense que si, à partir du 5 décembre, on a beaucoup de monde dans la rue, on a beaucoup de monde en grève, c'est ça qui, à mon avis, pourra faire en sorte que la dynamique reparte jusqu'à ce que le gouvernement cède sur ces mesures.

2:26
Présentateur

Éric Coquerel, avant-hier, la manifestation parisienne a été marquée également par des incidents parfois violents. Écoutez ce qu'on disait hier, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, c'était chez nos confrères d'Europe 1.

2:37
Invité

Hier, ce qu'on a vu, c'est effectivement peu de manifestants, mais par contre, des bruts, des voyous, qui étaient venus pour se battre, pour en découdre avec les forces, pour empêcher les pompiers d'agir et de préserver quelquefois des vies. Est-ce que vous avez vu, vous aussi, des bruts et des voyous ?

2:54
Éric Coquerel

Il y a un double échec dans le maintien de l'ordre samedi, qui est celui du préfet l'Allemand, et comme le préfet l'Allemand a été nommé spécifiquement par M. Castaner, de M. Castaner. Il y a eu deux victimes. On n'a pas empêché les bruits de matériel, y compris à certains moments symboliques, comme la statue du maréchal joint, et en même temps, c'est le droit de manifester qui a été cassé. Et donc ça, c'est pas supportable.

3:17
Présentateur

Toute la responsabilité repose pour vous

3:19
Éric Coquerel

sur le préfet et sur le ministre. Écoutez, je vais vous dire une chose. Quand vous décidez de partir d'un rassemblement en place d'Italie, contre l'avis des organisateurs qui ne demandaient pas la place d'Italie, où il y a trois chantiers en cours, ce que le maire du XIIIe a noté, que vous nacez la place d'Italie, c'est-à-dire que vous empêchez les gens de sortir, et il y a plein de témoignages partout de gens qui n'avaient aucun rapport avec les Black Blocs, qui essayaient de sortir d'un côté, on leur disait d'aller de l'autre, qui sortent, qui se reçoivent des charges de CRS, eh bien, le problème, c'est qu'à un moment donné, tout ça devient ingérable.

Ce que je crois, c'est que l'objectif était plus... Pour être précis, est-ce que pour vous, ça a été mal organisé par les autorités, ou est-ce qu'il y avait une volonté que ça tourne mal ? Non, l'objectif était plus d'empêcher de manifester que de faire respecter le droit de manifester qui, je vous rappelle, est constitutionnel. Et ça fait un bout de temps que ça dure. Ça fait un bout de temps que ça dure dans la manière, à un moment donné, de réprimer le mouvement social. Et ce n'est pas acceptable. Encore une fois, ce n'est pas acceptable parce que d'un point de vue des brides matériels, on ne l'empêche pas, mais ce n'est pas acceptable parce qu'on empêche le droit de manifester.

Et ceux qui vous empêchent,

4:13
Invité

qui empêchent le droit de manifester, c'est donc bien le gouvernement. Ce ne sont pas les Black Blocs, ce ne sont pas les individus violents et brutaux

4:19
Éric Coquerel

qui, eux, empêchent... Dans la communication même du gouvernement, il y a un paradoxe. On nous explique qu'ils étaient 300. D'accord ? Quiconque a été à des manifestations depuis des années, c'est que 300 personnes, ce n'est pas la même chose, par exemple, que le mouvement qui a eu lieu il y a un an, quand tout d'un coup, on avait 10 000 personnes qui, effectivement, à un moment donné, il y avait une violence même de masse, on va dire, qui se caractérisait tellement les gens ne pouvaient plus en les rues de Paris. Là, on dit que c'est 300 personnes. Depuis quand on n'arrive pas...

4:45
Invité

Le gouvernement laisse faire ?

4:46
Éric Coquerel

Depuis quand on n'arrive pas à faire en sorte que 300 personnes soient isolées, maîtrisées et qu'on permette au reste de la manifestation de se faire ? Enfin, il y a eu... Moi, j'ai fait beaucoup de manifestations. Je vous assure qu'y compris, à certains moments, des manifestations où il y avait encore plus de ce que vous appelez des casseurs. Par contre, il y a une chose de sûre. En matière d'ordre, il y a une chose de sûre. C'est que si vous prenez une place, vous laissez des milliers de personnes, vous aspergez sans discernement ces personnes, et il y a tous les témoignages, je le montre, y compris ceux de députés comme mon collègue Alexis Corbière.

Vous les aspergez de lacrymogènes, vous les empêchez de sortir. Il y a un moment donné, je vous assure que ça devient même quelque... Enfin, il y a même une réaction vis-à-vis des forces de l'ordre qui ne peut pas être la réaction de gens qu'on laisse manifester tranquillement. Jean-Luc Mélenchon a qualifié... Je trouve que le préfet Lallemand, ce n'est pas une première. Vous savez, le préfet Lallemand... Attendez, laissez-moi finir parce que je le mets en accusation. Le préfet Lallemand, il était à Bordeaux. À Bordeaux, là où a été réprimé de manière la plus dure le mouvement des gilets jaunes.

Il y a même un de mes collègues, Loïc Prudhomme, député, qui, en montrant qu'il était député, a été molesté par la police. Il a trouvé ça très bien. Il vient maintenant à Paris sur décision de M. Castaner. Il n'y a pas longtemps, je me suis retrouvé avec une manifestation de pompiers dans l'Assemblée nationale. Les policiers m'ont braqué avec un canon à eau. J'avais mon écharpe tricolore. Je l'étais avec mon collègue Roussel du Parti communiste. Et nous avons été aspergés de la criminalité parce qu'il n'y avait pas de violence. Là, rebelote ce week-end sur une manière de gérer les choses, y compris vis-à-vis de députés.

6:13
Invité

Vous demandez la démission du préfet ?

6:14
Éric Coquerel

Voilà, c'est une manière de réprimer le mouvement. Éric Coquerel, vous le mettez en accusation. Vous demandez la démission du préfet Lallemand ? Je trouve qu'après ce week-end, oui. On a démissionné un autre préfet il n'y a pas très longtemps. Enfin, on l'a remplacé. Là, maintenant, on se retrouve avec une manifestation qui ne peut pas manifester et où, encore une fois, il y a vraiment des éléments qui sont en termes de maintien de l'ordre et de respect du droit de manifester. J'insiste, c'est un respect constitutionnel. Ce n'est pas n'importe quoi dans un pays de ne pas pouvoir manifester. Je trouve que ça ne va pas. Mais au-dessus de M. Lallemand, je pourrais insister, il y a M. Castaner.

Et M. Castaner, il a vraiment un bilan catastrophique depuis plus d'un an en matière de maintien de l'ordre et justement de respect des droits constitutionnels qui sont ceux de manifester dans ce pays.

6:53
Présentateur

Éric Coquerel, vous restez avec nous. On va parler du dossier des retraites et puis de celui de l'hôpital puisqu'on attend des annonces après-demain et le plan massif promis par Emmanuel Macron pour tenter de sauver l'hôpital public français. D'abord à 9h moins 20, Mélanie Delaunay pour le rappel de l'actualité.

7:08
Invité

Moins d'antibiotiques sur les ordonnances des médecins généralistes. Les prescriptions baissent de 15% en 10 ans selon Santé publique France. La consommation, elle, reste stable et élevée. En France, on prend trois fois plus d'antibiotiques qu'aux Pays-Bas. Une quatrième nuit sans électricité pour des habitants de Rhône-Alpes. 33 000 logements toujours sans courant au dernier pointage d'Enedis. Quatre jours après les fortes chutes de neige en Isère, un couple de septuagénaires est mort probablement intoxiqué au monoxyde de carbone à cause d'un groupe électrogène. Le défenseur des droits s'inquiète pour les violences dans les foyers pour mineurs. les institutions laissent passer la violence.

Il regrette Jacques Toubon sur France Info dans son rapport annuel. Il réclame une vérification obligatoire des antécédents judiciaires des intervenants auprès des enfants. Il a seulement 21 ans et il vient de remporter le Masters de Tennis de Londres, le grec Stéphanos Tsitsipas victorieux en 3-7 face à l'Autrichien Dominique Thiem. France Info Et tout est plus clair.

8:14
Présentateur

Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, l'invité de France Info jusqu'à 9h. Le gouvernement semble, je dis semble parce qu'on n'y voit pas très clair en ce moment, prêt à repousser l'entrée en vigueur de la réforme des retraites pour une partie des Français concernés ou pour tous, on le saura dans les semaines et les mois qui viennent. Si c'est le cas, s'il repousse, s'il met en oeuvre ce qu'on appelle la clause du grand-père, c'est-à-dire l'entrée en vigueur de la réforme dans 40 ou 50 ans, vous irez quand même manifester le 5 décembre ou pas ?

8:37
Éric Coquerel

En général, quand un gouvernement commence à reculer sur un projet injuste, il faut aller jusqu'au bout pour qu'il recule définitivement. Ça, c'est une grande leçon des mouvements sociaux mais manifestement, il est inquiet. Il a peur. Il a raison. Parce que ce qui peut se passer à partir du 5 décembre, c'est, j'allais dire, une entrée, cette fois-ci, en masse des gens dans la rue et une entrée en masse des gens dans la grève. Et ça, ce gouvernement, comme n'importe quel autre gouvernement, se retrouve là, à partir de là, devant un obstacle qui devient difficilement franchissable. Vous souhaitez qu'elle soit illimitée, cette grève, notamment dans les transports ?

Je ne suis pas syndicaliste, je ne suis pas salarié. Donc, ce n'est pas à moi de dire ce qui doit être. D'accord ? Je pense que, justement, les salariés dans les entreprises, ce que je constate, c'est qu'il y a des appels. Appel à la RATP à grève reconductible, appel à la SNCF à grève reconductible, plus différents autres appels de syndicats, ici ou là, qui pensent que c'est la grève générale reconductible qui serait le bon moyen. Je pense, effectivement, qu'à un moment donné, c'est ce que j'appellerais l'arme fatale des salariés, l'arme fatale des travailleurs qui permet, de manière pacifique, de faire reculer un projet de loi.

Donc, comme je pense que c'est le plus efficace, c'est ce que je souhaite.

9:41
Invité

Depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, la France Insoumise a plusieurs reprises annoncé la convergence des luttes. Cette fois-ci, c'est pour le 5 décembre. Vous pensez que l'ensemble de ces mouvements vont converger le 5 décembre ? C'est sûr.

9:52
Éric Coquerel

Oui. Il y a plusieurs fois, on l'a cru. Vous avez raison de noter. D'ailleurs, entre parenthèses, ce n'est pas arrivé tel qu'on l'imaginait. On n'a pas prévu les gilets jaunes tel que ça s'est passé. Même si Jean-Luc Mélenchon, dans son livre L'ère du peuple, théorise justement l'entrée en masse d'une manière différente, en dehors même de corps intermédiaires du peuple dans les mobilisations et en tant qu'objet de l'histoire. Cette fois, c'est la bonne ? De ce que je ressens, de ce que je vois, de certains exemples qui remontent, oui, peut-être, oui. La RATP, j'ai toujours pensé qu'il fallait qu'il y ait un secteur qui donne l'exemple.

Ça a été la RATP, la grève qui a eu lieu il y a maintenant deux mois, très massive, très importante. Ensuite, ça a été la SNCF et j'ai l'impression qu'ici ou là, il y a des gens qui sont en train de donner l'exemple et qui a un exemple très clair. C'est que si on fait grève, ça peut marcher, on peut gagner. Et à partir de ça, les gens l'écoutent. Et la revendication, Rico Crède,

10:40
Invité

c'est quoi ? C'est le retrait du projet de réforme de retraite ou est-ce qu'il faut aller au-delà ? Est-ce que c'est le renversement du gouvernement ?

10:45
Éric Coquerel

Écoutez, pour l'instant, c'est le retrait du projet de loi retraite, très clairement, parce que c'est le principal danger dans les semaines à venir. Pour l'instant. Mais on voit bien que la société craque d'autres choses. Voilà, la société craque de partout. Et j'espère et je préfère bien évidemment que ça s'exerce par la grève, par la mobilisation que par des gestes désespérés. Je pense à l'immolation du jeune étudiant. Enfin, vous vous rendez compte qu'on est dans un pays où un jeune s'est immolé ma génération qui se souvient de Yann Palak en 68, c'est quand même pas anodin.

Il y a à la SNCF, il y a à la Poste, il y a dans différentes entreprises publiques, il y a des policiers qui se suicident sur leur lieu de travail pour dire on n'en peut plus soit en tant que personnel des services publics ou d'entreprises publiques où on essaie de servir l'intérêt général dans des conditions toujours plus dures ou on n'en peut plus en tant qu'usagers. Et tout ça, c'est d'accord du gouvernement ? En tout cas, cette politique, elle va dans ce sens-là.

Quand vous supprimez encore, je suis commissaire aux finances, quand je vois le budget qui vient d'être voté ou par exemple, prenons un seul exemple, prévision des risques, le brisole, il n'y a pas très longtemps, on continue à supprimer des postes au niveau de la prévision des risques. Il faut que vos auditeurs l'entendent, d'accord ? On continue à faire en sorte qu'il y ait moins d'inspecteurs, moins de moyens budgétaires. Bon, à un moment donné, les concrétisations, c'est que vous n'y arrivez plus. L'État, ils sont en train de désarmer l'État. Ils sont en train de faire en sorte que ce dont on pouvait être fiers dans ce pays.

On avait un État qui, tant que bien que mal, continuait à marcher au niveau de la santé, de la sécurité. Ils sont en train de le casser.

12:11
Présentateur

Donc, il faut les arrêter. Vous parlez de la santé, Éric Coquerel. Le gouvernement va dévoiler après-demain le plan pour l'hôpital. Écoutez ce qu'on disait hier, le patron de Bercy, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, c'était sur BFM.

12:22
Invité

Je suis ouvert à toutes les solutions du moment qu'elles sont rapides, efficaces et qu'elles concernent les personnels hospitaliers en priorité. Nous ne compterons pas notre effort et nous n'allons pas barguigner sur l'hôpital. Il faut mettre le paquet sur l'hôpital. Nous n'allons pas

12:37
Présentateur

barguigner,

12:38
Invité

dit Bruno Le Maire

12:39
Présentateur

qui envisage désormais une reprise de la dette des hôpitaux. On sait qu'ils sont plombés notamment par la charge de cette dette qui est estimée à 30 milliards d'euros. Faites bien sûr pendant que je parle, ça ne sert à rien.

12:47
Éric Coquerel

Non, non, parce que si vous voulez, ce qui m'énerve, c'est qu'ils annoncent des choses, ils font l'inverse au même temps. Là, ils n'ont rien annoncé pour l'instant. Oui, mais là, on vient de voter un budget, le budget du PLFSS. C'est-à-dire le budget, on a pour la première fois pris 3 milliards sur ce budget, c'est-à-dire un coup d'exonération pour relancer la consommation populaire suite au mouvement des Gilets jaunes et on ne les a pas compensés. Donc, en réalité, l'État vient de fragiliser encore la sécurité sociale. Bon, on continue à avoir une baisse de dépenses pour les hôpitaux publics. Donc, pour l'instant, ça ne correspond absolument pas

13:20
Invité

à ce qui est... La reprise de la dette, Éric Coqueret, qui effectivement s'élève à peu près à 30 milliards d'euros. Ça, c'est du blabla ? Ça ne changerait rien ? La situation de l'hôpital public ? Quand je dis c'est du blabla,

13:28
Éric Coquerel

c'est que pour l'instant, je ne vois pas la moindre repreuve, la moindre concrétisation de ce qui est annoncé. Et comme j'observe que ce gouvernement, c'est un peu le spécialiste, c'est-à-dire que, par exemple, il annonce à un moment donné 17 milliards remis dans l'économie pour, j'allais dire, soi-disant entendre ce qui est monté des Gilets jaunes. Mais de notre côté, je vous le dis, ces 17 milliards, on les a pris sur des ministères, sur les dépenses publiques, on les a pris sur la sécurité sociale. Donc les Français, finalement, en pâtissent de manière indirectement.

Donc j'attends de voir ce qui va être proposé parce que, pour l'instant, cette politique ne va absolument pas dans ce sens-là. Il faut un plan d'urgence pour les hôpitaux. Il faut revenir sur les 10 ans d'austérité depuis les lois Bachelot, etc., qui ont sévi dans l'hôpital public français.

14:10
Invité

Ce n'est pas tout le mal de l'hôpital public français. Ce qui ronge l'hôpital, ça ne remonte pas exclusivement au quinquennat d'Emmanuel Macron. Tout n'est pas de la faute d'Emmanuel Macron. Je n'ai pas dit ça.

14:20
Éric Coquerel

Bien sûr, je viens de vous dire, 10 ans, vous pouvez même remonter jusqu'à 5 ans. Les 35 heures, en fait, c'est quand même sacrément accéléré. Éric Coquel, les 35 heures ont déstabilisé l'hôpital ou pas ? Non, absolument pas. Ce n'est pas les 35 heures qui ont déstabilisé l'hôpital. C'est le jour où on a considéré que la question de la rentabilité à l'hôpital devenait le maître mot par rapport à la question de la qualité des soins et l'attention mis au personnel. C'est ça qui a été le plus gros problème. Et depuis lors, tout ça se détériore au fur et à mesure. Qu'est-ce qui s'est passé pendant des années ?

C'est que pendant très longtemps, ça a été un peu caché parce que le personnel était tellement dévoué, tellement attentionné, etc., qu'on a pallié plus ou moins. Aujourd'hui, c'est le personnel qui craque, qu'on ne peut plus, notamment dans ce qui est la première ligne face aux usagers qui sont les services d'urgence.

15:05
Invité

Le problème, Éric Coquerel, c'est un problème de poste, il faut créer de nouveaux postes. Ce n'est pas un problème d'organisation, notamment entre l'hôpital public et la médecine de ville ?

15:11
Éric Coquerel

Non, c'est un problème d'argent et de poste. Il faut arrêter de penser qu'en organisant les choses différentes, en mutualisant, ça c'est les grandes paroles du gouvernement, on va faire des économies d'échelle. Notamment pour désengorger les urgences, mobiliser davantage la médecine libérale. Non, quand vous décidez que vous avez 4,8 milliards de moins pour l'hôpital, à un moment donné, ça a des conséquences directes. Quand vous décidez que vous supprimez encore 1 700 emplois au niveau du ministère de l'écologie, ça a des conséquences directes.

15:36
Présentateur

Éric Coquerel, est-ce qu'il y a autour de vous des gens qui ont acheté des actions de la française des jeux ? Ah non. Personne ? Non. C'est pas votre truc ? Pourtant, il y a une bonne pub,

15:43
Éric Coquerel

contrairement à ce qui se passe pour ADP où on n'a pas un seul message. J'ai même vu que sur une radio du service public, on avait refusé les spots que nous députés, nous souhaitions mettre en place pour rappeler aux gens si je peux me faire

15:53
Présentateur

pour une fois le porte-voix de la direction de cette maison, ce qui n'est pas mon métier, Éric Coquerel, la direction de Radio France, puisque vous évoquez le cas de France Inter, affirme qu'elle n'a pas reçu de demande officielle. Il y a eu une demande officielle envoyée à la direction. Allez-y, transmettez le message. La direction est juste au-dessus de vous.

16:07
Éric Coquerel

Je vous transmets le message. Il y a une demande de députés signataires de la loi référendaire pour qu'on passe des spots parce que c'est à nous de les payer puisque l'État n'a même pas jugé bon faire des spots par rapport à une loi constitutionnelle que nous avons obtenue. Et cette demande a été rejetée. Jusqu'en mars, les gens peuvent signer sur un site pour dire

16:23
Présentateur

nous voulons un référendum sur ADP. Cette demande, Éric Coquerel, de publicité pour le référendum contre la privatisation d'aéroports de Paris a été rejetée par Radio France ? Oui, on a un courrier qui le rejette. Vous allez le rendre public ? Je crois qu'il a même été rendu public. Je vais regarder ça. On a entendu en tout cas votre parole. Si Radio France veut changer la vie,

16:40
Éric Coquerel

il n'y a pas de problème. En tout cas,

16:41
Présentateur

je crois que le message a été transmis à Sybille Veil, la grande patronne de ce groupe. Éric Coquerel, on va s'interrompre quelques instants. Vous n'avez donc pas acheté l'action de la Française des Jeux. On va parler non pas de la Française des Jeux dans les minutes qui viennent mais du cas de Carlos Ghosn qui est toujours au Japon depuis un an maintenant et puis des municipales également et de la position de la France insoumise. D'abord à 9h moins 10, l'essentiel de l'actualité avec Mélanie Delaunay.

17:03
Invité

Zéro à colle quand on conduit le ministre de l'Agriculture y est favorable. L'application est sans doute un peu compliquée dit sur France Info le député LREM Olivier Véran. Il assure que la mesure n'est pas dans les cartons. 13 personnes toujours en garde à vue après les manifestations des Gilets jaunes samedi à Paris. Encore des rassemblements dans le calme. Hier, les galeries Lafayette ont dû fermer après l'intrusion de manifestants. Deux Français sur trois ont une mauvaise image des EHPAD. Sondage Odoxa pour France Info seulement 13% des personnes interrogées sont prêtes à aller dans un établissement spécialisé. si jamais leur santé se dégrade.

Les Bleus terminent en tête de leur groupe victoire 2-0 en Albanie pour conclure les qualifications à l'Euro 2020 football. But de Tolisso et de Griezmann. France Info et tout est plus clair.

17:55
Présentateur

Toujours avec l'insoumis

17:56
Invité

Eric Coquerel et avec Renaud Dely. Eric Coquerel et une vingtaine de parlementaires ont signé une tribune qui a été publiée aujourd'hui dimanche hier pour réclamer le rapatriement en France de Carlos Ghosn et lui assurer les conditions d'un procès équitable. Bruno Le Maire le ministre de l'économie a déjà dit qu'il ne voulait pas faire d'ingérence dans la justice japonaise. Est-ce que vous êtes plutôt du côté de Bruno Le Maire ou de celui de ses parlementaires ?

18:18
Éric Coquerel

Je suis plutôt du côté de Bruno Le Maire. Il a bien fait. Pourquoi ? Parce que par principe j'estime qu'on n'a pas comme ça estimé que quelqu'un qui a commis des fautes dans un pays étranger soit rapatrié et ne se passe pas dans la justice sauf s'il y a un problème de respect des droits de l'homme si on n'est pas dans une démocratie etc. Ça peut s'entendre mais là ce n'est pas le cas.

18:37
Invité

En l'occurrence six mois de détention préventive maintenant six mois de résidence surveillée des conditions de détention qui ont été extrêmement rudes Je pense qu'il y a pas mal de Français

18:44
Éric Coquerel

qui se retrouvent à certains moments dans ces cas-là et je ne vois pas de pétition de député pour demander leur retour Non, je pense qu'il faut voilà je veux dire la justice japonaise travaille d'une certaine manière M. Carlos Ghosn a fait des affaires au Japon voilà il savait à quoi s'en tenir donc non, non moi je suis d'accord avec le maire.

19:06
Présentateur

Sur le positionnement des insommiers Eric Coquerel votre collègue député François Ruffin souhaite une grande alliance je vais la simplifier à grands traits entre le rouge et le vert entre vous et les écologistes c'est ça l'avenir de la gauche aujourd'hui ?

19:17
Éric Coquerel

Alors j'ai entendu ce que propose François nous ça fait un bout de temps Jean-Luc Mélenchon l'avait énoncé en premier avant les européennes en parlant de fédération populaire qui tient compte à la fois de la question environnementale qui est la première urgence et le premier bien commun et qui évidemment n'oublie pas aussi la question des inégalités sociales donc ça fait longtemps qu'on travaille sur ce sujet on pense effectivement c'est une bonne équation je ne suis pas sûr par contre que ça puisse uniquement se résumer entre l'alliance mais ce n'est pas forcément ce que dit François non plus mais je réponds à votre question l'alliance entre d'un côté France insoumise et de l'autre côté Europe écologie voilà ça ne peut pas être juste être une addition de deux parties qui s'entendraient d'ailleurs manifestement dans pas mal de villes Europe écologie n'entend pas ainsi je parle pour les municipales à Marseille ou ailleurs pourquoi ça ne marche pas au municipal pourquoi ça ne marche pas je ne sais pas demander à Marseille pourquoi Europe écologie s'est retirée j'ai cru comprendre qu'il y avait une liste en train de se constituer citoyenne qui permettait de rassembler tout le monde pourquoi si tout le monde

20:18
Présentateur

est d'accord pour vous François Roussin Jean-Luc Mélenchon

20:21
Éric Coquerel

pour dire qu'il faut aller plus loin et dépasser aujourd'hui je suis d'accord avec le fait que pour mettre en mouvement le peuple à un moment donné il faut des mouvements de type nouveau nous on l'a fait avec France insoumise avec quand même une certaine réussite Jean-Luc Mélenchon a eu 19% aux présidentielles on est 17 députés il faut dépasser aujourd'hui la France insoumise ou pas c'est une bonne méthode c'est une bonne méthode de travail d'avoir l'idée d'un mouvement citoyen qui permette une grande application citoyenne et qui soit soutenu par tous les mouvements les partis qui le souhaitent ça je crois que ça reste quelque chose qui fonctionne et donc il faudra pour la suite d'ici 2022 il faudra remettre en place à mon avis quelque chose de ce type Jean-Luc Mélenchon l'appelle Fédération Populaire peut-être que François Ruffin Front Populaire Front Populaire Écologique voilà c'est peut-être des termes différents mais ça ne peut pas être juste l'addition de formation politique ça je crois que ça reste vrai

21:11
Invité

concrètement pour incarner son Front Populaire Écologique François Ruffin il a fait un meeting samedi je crois que c'était à Amiens avec le maire écologiste de Grenoble Éric Pionne est-ce qu'il faudrait

21:20
Éric Coquerel

nous avons même joué au foot avant

21:21
Invité

pourquoi pas demain un meeting commun Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot

21:24
Éric Coquerel

si mais pour quelles élections pour les municipales pour bâtir ce front que vous appelez ce rassemblement

21:31
Invité

pourquoi ça ne peut pas marcher avec Jean-Luc Mélenchon

21:33
Éric Coquerel

parce que ça ne peut pas se passer comme ça avec des personnages qui se mettraient ensemble pour faire un meeting et qui les choses ne se déroulent pas comme ça c'est-à-dire que vous avez besoin d'un entraînement populaire vous avez besoin de quelque chose qui se passe j'allais dire entre guillemets à la base des groupes citoyens qui naissent ça ne peut pas juste se faire par l'addition de deux personnes qui quelque part ça c'est la politique du XXe siècle ça ne marche plus comme ça donc je ne crois pas c'est ça que je veux dire

21:59
Présentateur

c'est quoi la politique du XXIe siècle alors si ça c'est le passé

22:01
Éric Coquerel

la politique du XXIe siècle c'est de permettre justement que le peuple rentre en mouvement et à partir de là ça veut dire que je prends les municipales prenons un exemple concret je pense qu'il faut essayer de faire en sorte que dans les municipales il y ait des listes citoyennes qui s'appuient sur une application soutenue par toutes les formations qu'ils souhaitent pour permettre à la grande majorité des gens tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas encartés dans des partis de s'occuper des villes de s'occuper des mairies de s'occuper de leur destin et qui se mettent en action c'est pas le fait d'avoir juste des additions de logos qui disent bon ben voilà on a un bon programme on s'est réunis ensemble on a fait une liste ensemble suivez-nous ça quelque part ça ne fonctionne plus en tout cas c'est pas ça qui nous mettra en mesure on parlait d'esprit gilet jaune tout à l'heure c'est pas ça qui nous mettra en mesure justement de faire correspondre cette aspiration populaire avec le fait de pouvoir gagner les élections à venir et de gouverner ce pays

22:52
Présentateur

il y a la question du leadership également Eric Cochrane je vais vous poser la question différemment est-ce que vous pourriez-vous à une élection présidentielle par exemple voter pour quelqu'un d'autre au premier tour que Jean-Luc Mélenchon

23:01
Éric Coquerel

si Jean-Luc Mélenchon se présente non non

23:06
Invité

c'est parce qu'il n'est pas acquis

23:08
Éric Coquerel

qui se présente bon écoutez je sais pas moi je le souhaite voilà voilà donc je sais pas j'ai entendu non parce que je pense que comment dire moi je voterais pour je voterais pour le candidat ou la candidate qui incarnera justement à la fois un programme on vote d'abord pour un programme qui incarnera une sixième république qui incarnera une véritable transformation radicale des choses alors ce que je pense c'est que Jean-Luc Mélenchon est encore le mieux placé pour arriver à un moment donné à fédérer sur son nom et bien ses aspirations parce qu'on est dans la cinquième république donc il faut bien synthétiser sur une personne on peut pas on peut pas essayer de gagner ses élections en en jouant une autre qui d'autre à gauche aujourd'hui dans l'offre politique vous voyez dans vous Eric Cochrane pourrait un jour vous savez très bien que vous savez très bien que ce terme aujourd'hui nous pose encore un problème parce qu'on met sous le terme des deux vocables aussi bien des responsables du parti socialiste qui n'ont absolument pas enregistré ce qui s'est passé depuis quelques années dans votre gauche aujourd'hui là j'ai pas j'ai pas envie de jouer François Riffin par exemple non mais alors si la question est est-ce qu'il y a d'autres personnalités qui dans le mouvement peuvent incarner à un moment donné peuvent représenter quelque chose oui il y a pas mal de personnalités on est plusieurs personnalités mais ma réponse aujourd'hui c'est que je pense que Jean-Luc Mélenchon est celui qui est le plus apte à la fois en capacité d'homme d'état en capacité tribunicienne c'est-à-dire celui qui porte la parole et en capacité de fédérer justement entre guillemets notre camp je pense que c'est celui qui est le plus apte de le faire vous avez dit on est plusieurs ça vous inclut ?

je sais pas j'ai vu que Jean-Luc Mélenchon avait cité quelques noms il n'y a pas longtemps dans le ventre bah oui enfin bon c'est pas en l'occurrence je ne suis pas en train de faire acte de candidature

24:44
Présentateur

merci à vous Eric Coquerel député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis invité ce matin de France Info et l'info politique n'oubliez pas c'est aussi un podcast original sur France Info Paris la bataille le feuilleton des municipales un nouvel épisode tous les vendredis un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi sur l'application Radio France

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