NON À LA LABELLISATION DE L'INFORMATION PAR MACRON
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Éric, merci d'être avec nous ce matin. On va d'abord parler de la situation internationale et de la guerre en Ukraine. Les discussions, on l'a entendu, à Moscou n'ont pour l'instant rien donné entre l'envoyé spécial de Donald Trump et Vladimir Poutine.
Poutine, je le cite, qui affirme que les pays européens sont du côté de la guerre. Si l'Europe veut la guerre, nous sommes prêts, dit-il. Qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration, monsieur Siot ?
Elle est choquante. Moi ce que je souhaite c'est la paix et tous les moyens pour obtenir cette paix dans ce conflit qui a fait des centaines de milliers de victimes de part et d'autres euh doit être activé. Tout ce qui peut amener la paix doit être activé.
Ça impose pour les Européens de se réarmer aussi, de rompre avec une forme de naïveté historique. Mais euh ça donne aussi de la voix à la négociation américaine qui euh je l'espère va avancer et il ne faut pas se limiter aussi comme le fait le président Macron dans une posture en permanence. Tu veux dire que sur ce sujet vous ne lui apportez pas votre soutien ?
Vous en tout cas sa voix ne compte pas. On est est-ce que c'est pas la voix de la France quel que soit le président qui la représente h parce que la voix de la France du fait de la faiblesse de la politique d'Emmanuel Macron est aujourd'hui très affaibli voir décrédibilisé donc il faut redonner c'est un enjeu aussi national de la crédibilité à notre pays aujourd'hui nous ne sommes pas dans cette négociation l'Europe en est absente. Ça donne aussi un chemin pour l'avenir pour une souveraineté telle que le général de Gaul l'avait voulu.
Un autre sujet Écoti qui nous ramène en France. Vous avez lancé hier une pétition contre, je vous cite, la labellisation de l'information, un ministère de la santé que dites-vous voudrait mettre en place Emmanuel Macron. Pourquoi faites-vous cela alors ?
Ministère de la vérité. De la vérité. Ministère de la vérité bien entendu.
C'est ce que vous dites. Pourquoi le faites-vous ? Alors, juste juste une précision.
Le président avait dit la semaine dernière, parce qu'il faut reprendre les mots, ce n'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire ceci est une information, ceci n'en est pas. Il souhaite que ce soit des professionnels, des journalistes qui le fassent. Pourquoi ça vous choque ?
Je vous pose une question. Qui va choisir ces professionnels ? Sans doute le chef de sans doute le chef de l'État.
Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? Sans doute le chef de l'État. On a on a une expérience, on a la on a l'ARCOM aujourd'hui.
Donc moi, rien rien dans les projets en tout cas ne le Je ne fais confiance qu'à une valeur, c'est la liberté. Nous sommes une grande démocratie. Il y a la liberté et la loi.
La liberté de la presse pour chaque journaliste. C'est un pilier de notre démocratie. S'il y a des dérapages, la loi est là pour la sanctionner.
Chaque fois qu'il y a des institutions, chaque fois qu'il y a des bidules avec des nominations souvent de proches qui sont introduites, et bien on voit qu'il y a un risque de dérapage. Qui va contrôler l'information ? RSF encore une fois peut-être des assemblées de journalistes.
Je prends un exemple, vous avez utilisé pour complément d'enquête RSF, c'était du bidouillage. L'Arcom l'a dit. L'arcom l'a dit.
Il y a en tout cas il y a un soupçon, il y a un doute et il ne faut pas qu' doute. Et c'est pour ça que moi je dis restons dans un système de liberté. La presse n'a pas besoin de senseur.
Nous avons besoin de liberté. Si vous permettez, vous dites la liberté et j'ai envie de vous dire c'est quoi la liberté et c'est quoi la presse. Est-ce que toutes les informations se valent ?
Celles qui sont délivrées par les réseaux sociaux, vous en voyez tous les jours, beaucoup d'entre elles sont fausses et celles qui sont délivrées par des médias professionnels, les chaîne de télévision publiques ou privé, les journaux, les radios. Est-ce que vous mettez un signe égal entre toutes ces informations puisque vous parlez de liberté ? Sûr que moi je fais confiance, je fais confiance aussi aux citoyens.
Euh nous sommes dans une démocratie éclairée. Euh je pense qu'on fait une différence entre regarder une chaîne de télévision et chacun doit pouvoir choisir quelle chaîne il regarde. Et ça c'est aussi l'objet de la commission d'enquête qu'on a voulu euh mettre en place.
Moi je vois pas je vois des attaques contre des chaînes privées. Ce qui m'a choqué aussi c'est la communication du président de la République qui s'en est pris à ces news qui s'en pris. Il considère qu'il a répondu qui s'en est pris au JDD.
Est-ce que c'est le rôle du président de la République de renterrer dans ce débat de faire des attaques politiques ? Chaque citoyen regarde la chaîne de télévision qu'il veut. Chaque citoyen est contribuable et il attend du service public et bien une forme d'indépendance.
Voilà ce que nous disons, ce que nous disons à travers la commission d'enquête et ce que nous réclamons à travers la pétition qui a le soulignez recueilli déjà que à peu près ce matin 40000 signataires, ce qui est beaucoup en quelques heures. Un autre sujet Ericoti, le budget de la sécurité sociale parce que vous êtes un député. ce budget de la CQ qui semble assez mal engagé pour l'instant puisque les propres amis du gouvernement Édouard Philippe et ses députés pourrait soit s'abstenir soit ne pas le voter.
Est-ce que vous je devine la réponse vous allez donner un Kitus à ce budget ? Sûrement pas. C'est un très mauvais budget.
C'est c'est un budget, vous savez, on est face à un théâtre politicien aujourd'hui. Euh tout est négocié en coulisse entre monsieur Macron et monsieur Hollande, entre monsieur le Cornu et monsieur Fort. Mais parlons du fond si vous voulez bien de Monchalin la budget.
Préciser par exemple, je vous coupe un instant il y a quelques minutes que bien si ce budget n'était pas voté, ça serait 3,4 milliards de moins pour l'hôpital. Tout ça c'est du cinéma. Tout ça c'est du cinéma.
Il y a un accord qui fera que quoi qu'il arrive, il y aura un texte et un mauvais texte, un mauvais texte dicté par le Parti socialiste. Et ce texte, il aboutira à affaiblir le pouvoir d'achat des retraités. Il va porter atteinte à la liberté médicale, à la liberté des praticiens.
On s'attaque au médecins. On parlait tout à l'heure de la liberté de la presse. Je soulignais l'attachement à la liberté.
C'est pareil dans le domaine de la santé. La médecine libérale, c'est le pilier de notre système de santé. Aujourd'hui, il y a un mouvement de grève, je rejoins ma ville tout à l'heure Nice pour participer à la manifestation à 12h.
Mais l'hôpital, il doit et il peut être géré différemment. Les dettes s'accumulent. Nous ce que nous voulons c'est faire confiance là aussi à la liberté.
On ne règlera pas le problème de l'hôpital en s'attaquant au médecin. Ça c'est une politique de gribouille. C'est pour cela que je voterai contre ce budget de la sécurité sociale, mais il y a aussi une augmentation des prélèvements.
On s'attaque au pouvoir d'achat des retraités, à la question de l'indexation des retraites. Le groupe UDR va se battre pour cela. Et vous, vous allez rentrer à Nice dans quelques instants.
Dans quelques heures, vous venez de nous le dire. Nice, où vous êtes personne ne l'ignore, candidat à la mairie face à votre ancien ami Christian Estrosi. Qu'est-ce que vous lui reprochez à Christian Estros à part de s'être reproché de s'être rapproché ? d'Emmanuel Macron puisque les Nissois l'ont élu, réélu trois fois, c'est peut-être qu'il a quelques qualités se disent-il.
Ouais, en quelques mots hein, malheureusement. Quatre fois, c'est peut-être trop. 50 ans de présence au conseil municipal depuis 1983 si on va jusqu'à 2033, ça fait aussi beaucoup.
Donc la démocratie, ça appelle aussi le changement, ce que je lui reproche, c'est une très mauvaise gestion. et les NISOis la mesure, ils reçoivent leur feuilles d'impôts. 25 % d'augmentation de la taxe foncière, c'est le signe de cette mauvaise gestion, l'augmentation de tous les tarifs, une insécurité qui malheureusement se développe et puis beaucoup beaucoup de gaspillage d'argent public, de dépenses inconsidérées.
Il faut revenir à une politique vous répondre puisque vous débat prochainement bien sûr. Et nous nous appelons à une baisse de la fiscalité. Merci beaucoup Sioti, député des Alpes Maritime.
C'est la suite de Télématin. Merci beaucoup.
Éric Ciotti