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Discours / meetingyoutube.com· 17 mai 2025 27 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesEurope & international

Fabien Roussel : Reprendre la main sur l’industrie – Discours d’ouverture (PCF, 17 mai 2025)

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Chapitres

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  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « en 20 ans, le pays a perdu la moitié de ses usines. La part de l'industrie dans le PIB est passé de 20 % à moins de 10 et le déficit de notre balance commerciale est habissal. Il était de 80 milliards d'euros en 2024. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Pouvons-nous vivre encore longtemps dans un pays qui importe 92 % de ses habits et 87 % des médicaments qui nous soignent ? »
  • 2:55Invité politiqueChiffre
    « un emploi industriel crée tr à qu emplois dans le reste de l'économie. »
  • 3:40Invité politiqueChiffre
    « la moyenne des salaires dans l'industrie est de 20 % supérieur au reste que dans les services. »
  • 19:43Invité politiqueChiffre
    « 62 % des emplois des grandes entreprises françaises se trouvent à l'étranger. Compte seulement 38 par exemple pour les Allemandes et 28 pour les Italiennes. »
  • 20:28Invité politiqueChiffre
    « Il y a 1300 milliards d'euros dans les caisses de ce pôle public bancaire qui dépend du Parlement. »

Temps de parole

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Fabien Roussel

Merci, merci Emeric et merci Emeric aussi pour la préparation, l'organisation de cette journée avec l'ensemble des camarades qui ont travaillé. Je suis bien sûr heureux de l'ouvrir cet après-midi de travail et de débat consacré à la relance industriel dont notre pays a tant besoin. Heureux parce que parler d'industrie, parler de nouvelles industries, c'est parler de la vie, de la vie au travail, de pourquoi on travaille, du sens au travail. C'est aussi parler de la vie économique de la nation, de notre souveraineté. C'est regarder devant nous et construire les conquêtes d'avenir.

N'attendez pas de nous les mines tristes des éternels résigné, mais toute l'énergie combative des communistes dans cette bataille industrielle qu'il nous faut gagner. L'histoire, nous la connaissons, je la rappelle, en 20 ans, le pays a perdu la moitié de ses usines. La part de l'industrie dans le PIB est passé de 20 % à moins de 10 et le déficit de notre balance commerciale est habissal. Il était de 80 milliards d'euros en 2024. Alors oui, produire, produire en France et travailler un renouveau industriel dans notre pays, c'est au cœur de notre projet. Comment parler mieux de distribuer Comment parler de mieux distribuer les richesses quand nous en produisons de moins en moins ?

est une question d'ailleurs que toute la gauche devrait se poser et toutes les forces de gauche disent qu'il faut mieux redistribuer les richesses mais pour ça il faudrait aussi en produire plus. Comment assurer notre indépendance quand nous dépendons de nombreux pays où sont produits les biens que nous consommons ici ? Pouvons-nous vivre encore longtemps dans un pays qui importe 92 % de ses habits et 87 % des médicaments qui nous soignent ? Comment bâtir une stratégie de reconquête industrielle quand nos moyens de production, nos outils de production sont entre les mains de groupes financiers, de banques, d'assurance, de fonds de pension qui eux se moquent totalement des besoins du pays.

Et c'est la raison pour laquelle nous parlons de souveraineté. Alors oui, je m'engage de toutes mes forces dans cette bataille parce que au fond l'industrie c'est la vie et c'est la vie d'ailleurs dans tous les territoires, en milieu rural, en milieu urbain, semi-urbain comme dans les outresemers. L'industrie, ce sont aussi des dizaines de milliers d'emplois d'hommes et de femmes qui vivent qui vivent de ce travail. Ce sont des entreprises, des très grandes dont on parle beaucoup dans l'actualité, mais aussi plein de petites, des PME.

Ce sont des sous-traitants qui dépendent de ces donneurs d'ordre et ce sont évidemment des services publics qui se développent quand l'industrie se développe et qui régresse quand l'industrie s'en va. Ce sont des villes, des communes qui dépendent de ces activités. Et enfin, l'industrie, ce sont des impôts qui rentrent dans les caisses de la nation et c'est important. C'est pourquoi pour nous, c'est un choix de société et c'est pourquoi nous faisons d'abord le pari du travail, de l'industrie, des services publics comme vous le voyez sur la campagne que nous lançons derrière. Le travail qui émancipe, le travail qui accomplit en permettant à tous de vivre dignement de son activité créatrice.

Prendre le parti du travail, c'est redonner du sens au travail. C'est prendre le parti des hommes et des femmes qui créent les richesses du pays pour le pays sans aliénation, sans domination. C'est ensuite l'éradication du chômage puisque un emploi industriel crée tr à qu emplois dans le reste de l'économie. Alors, les slogans de Startup Nation, nous n'en voulons plus. Nous ne voulons plus de lubérisation de l'économie. Nous voulons nous un travail pour tous, un travail qui paye et un travail qui a du sens. Et malgré 30 ans de dénigrement de l'emploi industriel, d'ailleurs la moyenne des salaires dans l'industrie est de 20 % supérieur au reste que dans les services.

C'est aussi prendre le parti de la création de richesse pour financer les salaires, les retraite, la santé, la protection sociale, de la création de richesse pour retrouver un budget à la hauteur de nos besoins en évitant d'aller taxer les retraités, les travailleurs, les communes comme le fait actuellement le gouvernement. C'est enfin la conquête de nouveaux pouvoirs pour les travailleurs eux-mêmes pour pouvoir peser et décider des grands choix concernant leur outil de travail, mais pas seulement, les stratégies des groupes et les besoins des des entreprises. Où est la question de la réappropriation nationale des moyens de production doit être mise en débat dans le pays ?

Et nous le faisons dès aujourd'hui avec la pétition pour la nationalisation d'arceloral que nous lançons que je vous invite à faire grandir pour en faire une grande campagne nationale et populaire. C'est aussi la bataille que nous menons pour Vancorex en soutenant par tous les moyens disponibles le projet de cycle société coopérative d'intérêt collectif porté par les salariés, les syndicats et les élus locaux. Voilà pourquoi j'appelle à une nouvelle révolution industrielle. que nous nous que nous nommons nouvelle industrialisation au service du peuple, au service du vivant et de la planète.

C'est une révolution qui met à l'ordre du jour la réappropriation des moyens de production, des pouvoirs nouveaux à donner aux salariés, au syndicat, qui met à l'ordre du jour une nouvelle stratégie de planification pilotée par l'État au service de la transition écologique et de la reconstruction de filières intégrées allant de l'utilisation de l'exploitation des matières premières jusqu'à leur transformation. Et bien sûr, pour mettre en œuvre tout ça, cela veut dire reprendre la main sur l'argent.

sur les banques, de redéfinir le rôle propre de l'État, un état stratège, mais aussi de l'utilisation de l'argent, l'argent public, celui de nos impôts et des critères à définir pour leur utilisation au service du pays, du peuple et de l'outil de travail. C'est pour ça que c'est un projet de société, un projet de société car forcément il remet en cause le capitalisme et pose la question du communisme et du chemin pour y parvenir le socialisme. C'est un projet qui invite bien sûr les salariés à s'unir, à s'organiser, à revendiquer en étant très ambitieux face à un monde capitaliste qui lui en veut toujours plus.

Quand on m'interroge sur la lutte des classes, de temps en temps, il y a des questions comme ça à la télé, c'est rare. Mais quand on m'interroge sur la lutte des classes sous-entendu, c'est pas bien la lutte des classes. Vous êtes toujours pour la lutte des classes. Mais je réponds tout simplement que si elle existe encore aujourd'hui, c'est d'abord parce que les principaux actionnaires des grands groupes la mènent. C'est eux qui l'amènent. Et elle est dure cette guerre des classes. Elle est menée par le MEDEF, elle est menée par Bernard Arnaud, elle est menée par les Black Rock, les banques systémique et leur relais que l'on retrouve à la tête de l'État et du gouvernement.

Et nous sommes aussi parfaitement conscients de ce qui se joue sur la scène internationale. Ces mêmes groupes, ces mêmes actionnaires, ces hommes, surtout des hommes d'ailleurs noterez. Ceux-là, à la tête de ces grands groupes, n'ont pas de patrie. Ils n'ont pas d'autre intérêt à défendre que les intérêts de leur compte en banque. Et d'ailleurs, en la matière, nous ne découvrons rien. L'exploitation, les rapports de domination, la guerre pour mettre la main sur les richesses et il n'y en a jamais eu autant qu'en ce moment, c'est vieux comme le capitalisme.

et LIGN avait apporté la réponse par cette phrase connue "Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ?" La question de la sidérurgie illustre assez bien ce slogan. Elle est au cœur de l'actualité avec Arcelor qui a des entreprises en toute l'Europe mais aussi un groupe comme Tisen Crup qui est chez nous comme ailleurs. Et les fermetures annoncées, les retards des investissements annoncés à Arcelor par exemple, les licenciements annoncés par ces deux groupes touchent des dizaines de milliers de salariés en France, en Allemagne, au Luxembourg, en Italie, en Espagne et je pourrais en citer beaucoup d'autres.

Les coups de force de l'impérialisme économique américain ne datent pas non plus de l'élection de Trump. Nous n'avons pas oublié comment l'État français a accepté le raquette sans broncher avec l'achat de la branche énergie d'Alstom par général électrique pour le résultat qu'on connaît. D'abord des promesses non tenues, des emplois supprimés et un nouvel affaiblissement de notre appareil productif comme de notre souveraineté. Il est grand temps que notre pays et les pays européens refusent d'être le paillasson des fonds de pension français ou étranger, des grands actionnaires qu'il soit américains, français ou indiens.

En réalité, les mesures agressives de Trump ne sont qu'un prolongement violent des mesures coercitives que les forces capitalistes américaines et leur relais dans les gouvernements successifs prennent depuis plusieurs décennies jusqu'à remettre en cause le droit international. Il est d'ailleurs de rompre avec l'idée d'un camp occidental face au reste du monde qui est un petit peu le scénario qui raconté en ce moment. Raison pour laquelle il faudrait être soudé auprès de Trump qui selon les propos du président de la République reste notre allié indéfectible.

Non, nous avons besoin de retrouver la confiance des pays du sud, de les écouter, de travailler à une nouvelle mondialisation basée sur des coopérations entre les peuples et les pays, développer de nouvelles relations basées sur les développements mutuels et la France dans ce domaine doit retrouver toute son autonomie dans son expression et dans les relations qu'elle doit entretenir et notamment avec les pays des bricks qui s'organisent.

et ne loupons pas cette étape et j'invite à ce que la France engage ce dialogue et ce sera aussi de notre responsabilité demain quand nous serons en responsabilité de faire en sorte que la France engage cela du dialogue avec les bricks et que nous aussi nous participions à ce combat pour dédolariser l'économie mondiale et faire en sorte que les échanges commerciaux se basent sur d'autres rapports et sans la domination du dollar Et d'ailleurs, ce sujet est au cœur de la construction européenne que nous subissons depuis euh aujourd'hui une bonne trentaine d'années.

Rappelez-vous, ils nous ont vendu leurs traités européens parce qu'elle allait cette Europe nouvelle allait nous garantir la paix et la prospérité. Nous n'avons ni l'un ni l'autre et nous avons même la guerre au cœur de l'Europe et il y en a eu d'autres avant. Il nous avait même pour ceux qui s'en souviennent et je parle là sans note, je fais référence au grand marché de l'acier et du charbon. Vous vous souvenez tout ce qui nous avait promis avec ce marché unique qui préfigurait les traités européens. Construire une Europe forte, de l'acier et du charbon. Bon, il y a plus de charbon mais il y a bientôt plus d'acier non plus produit ici. Il crée toutes les conditions pour l'importer.

de l'extérieur. Donc voyez bien ce qu'ils ont réussi à faire, à nous vendre au départ et là où nous en sommes aujourd'hui. Et nous dans le nordpalé, la disparation et du charbon et de l'acier. Non seulement on en supporte les conséquences économiques mais les conséquences sociales et politiques de cette situation. C'est peut-être là le cœur du problème politique que nous devons affronter en reprenant ce sujet pleinement. Et c'est la raison pour laquelle on fait d'ailleurs cette journée.

Et nous le disions ce ce discours, ce nous disions ça dès les premiers discours du groupe communiste à la naissance de cette Europe libérale dans le premier Parlement européen élu prononcé à l'époque par Enrico Berlinger. Si l'Europe se fait contre les intérêts des travailleurs, elle fera fausse route. Elle peut doit être un espace politique non aligné au service de la paix et des coopérations.

Alors vous voyez, nous nous sommes clairs et c'est pour ça que nous trouvons insupportabl crocodile sur les concurrences américaines et chinoises où il faudrait les plaindre de ce qui se passe aujourd'hui tout en même temps, les mêmes nous demandent de la rigueur et de l'obéissance aveugle aux traités libéraux européens. Ces traités euros, ces traités libéraux européens ont désindustrialisé la France, ont désindustrialisé beaucoup de pays européens et ont paupérisé le monde du travail. Et c'est pour cela que nous les contestons toujours et que nous n'en voulons plus. Nous voulons produire en France et c'est le sujet de notre de notre après-midi. Produire en France. Comment ?

D'abord question de volonté politique, j'y reviendrai, mais il faut tout de suite dire que ça va nécessiter des investissements colossaux et c'est aussi une des différences que nous avons avec d'autres notamment à gauche qui pensent que l'on pourrait réindustrialiser le pays et répondre aux besoins juste en ajoutant quelques impôts et taxes sur les plus riches et sur le capital. Ça ne suffira pas. et les quelques milliards ou dizaines de milliards que nous pourrions récupérer avec un ISF, avec une taxe sur les dividende, avec un impôt sur les sociétés ne permettront pas de financer les immenses besoins dans notre pays.

Il faut le faire pour des questions de justice sociale, mais par rapport aux besoins que nous avons, ce ne sera pas à la hauteur. La réindustrialisation du pays, la transition écologique, la planification de ces chantiers nécessite des investissements colossaux. Pour l'énergie, c'est 200 à 300 milliards d'euros d'ici 2035. Rien que pour l'énergie, pour la SNCF, le renouveau, la relance du fret, l'ouverture de nouvelles voies ferrées, la baisse des tarifs, c'est 100 milliards d'euros qu'il faut investir en l'espace de 10 ans. Pour le logement, c'est 3 milliards d'euros par an. pour avoir une véritable politique du logement qui répondent à nos besoins.

Et je pourrais comme ça citer les investissements incontournable à faire pour nos ports parce que nous sommes un pays maritime, pour les barrages hydrauliques parce que c'est le la principale source de d'énergie renouvelable. Et puis pour toutes ces infrastructures qui ont été laissées à l'abandon pendant des décennies, je pense aux dizaines de milliers de ponts, de canaux, de routes qui ont besoin d'être entretenus et modernisé. Imaginez les emplois que ça représente, les jeunes, les moins jeunes à former qu'il faudra faire et les investissements qu'il faudra faire pour accompagner tout cela, les emplois, les travaux, la matière première, la matière grise, c'est colossaux.

Elle est là la France des bâtisseurs que nous appelons de nos vœux aujourd'hui. Produire en France pour un projet collectif qui répare notre pays et y répond à ses besoins. Les gisements d'emploi sont immenses à créer, à former et d'ailleurs, je salue la jeunesse communiste et l'UEC qui lance une belle campagne appelant à la création d'un million d'emplois comme un clin d'œil au MED qui l'avait fait quelques années pour demander des exonérations de cotisation. Ils ont eu les exonérations de cotisation. Où sont les emplois ? Nulle part. Au contraire, ça dégraisse.

Et bien nous demandons la création d'un million d'emplois dans notre pays et je salue la campagne de la JC sur ce sujet parce que derrière cette revendication, ils défendent la question de la formation, de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, des lycées pro, des universités, de la recherche et bien sûr la question de la rémunération du sens que nous voulons donner au travail. Regardez cette belle étude qui a été faite sur les jeunes dont on dit qu'ils veulent pas travailler les jeunes. C'est faux, ils ont envie mais ils veulent savoir pourquoi, pour qui ils ont le sens de l'engagement.

Ils demandent à être reconnus, payés en fonction de leur diplôme et de leurs années d'étude. Et bien tout cela nous le partageons et c'est pour ça que c'est une belle campagne que d'aller dans cette direction là et à soutenir cette création d'un million d'emplois et pas n'importe quels emplois. Autre question centrale, la question de l'énergie, la production d'électricité décarbonée. Notre plan climat que nous avons travaillé ici pendant des mois article bien nos propositions entre la réindustrialisation et le doublement de nos capacités d'électricité nucléaire. C'est incontournable. C'est incontournable. On ne pourra pas électrifier fosse sur mer.

et Arcelor Dunker, on en a parlé à Saint-Ni sans avoir en face des réacteurs nucléaires totalement dédié à la production d'acier sur ces sites. La sidérurgie ne tourne pas avec des éoliennes et des panneaux solaires. C'est pas vrai. Pour avoir des fours qui réussissent par un arc électrique à fondre le minerai et l'acier, je peux vous dire qu'il faut envoyer et il faut envoyer de manière stable. est pas cher et c'est pour ça que c'est indispensable, incontournable et ça nécessite aussi d'électrifier les usages pour tenir nos objectifs climatiques. Électrifier nos usages, c'est électrifier l'industrie.

Je viens de parler d'Arcelor, mais c'est aussi toute cette électrification de nos usages qui ne sont pas fait qui n'est pas faite actuellement, je pense dans les transports, dans le logement, dans un tas de domaines, dans la production euh industrielle par exemple, nous avons besoin de produire en France un petit véhicule électrique pas cher qui répondent aux besoins de nos concitoyens accessibles à leur porte-monnaie. Ça c'est un choix qui répond à notre objectif climatique mais aussi à notre volonté de réindustrialiser le pays.

Et c'est quand même mieux de se battre pour ça que de défendre des fe et c'est la raison pour laquelle je soutiens nos camarades qui s'opposent à ces dans des agglomérations qui est la pire des solutions pour lutter contre les les particules, l'asthme et la pollution. travaillons à proposer des petites voitures électriques partout et travaillons à développer les transports en commun. Ça, ce sont des réponses qui sont bonne pour le porte-monnaie et bonne pour le climat.

Enfin, la nationalisation de groupes stratégiques de banques privées nécessitera de mobiliser, je l'ai dit, des sommes colossal et c'est pour ça que nous mettons en avant les moyens du pôle public bancaire composé de la CDC, la Caise des dépôts et consignation, de la BPI, de la Banque Postale. Ces outils existent. Il y a 1300 milliards d'euros dans les caisses de ce pôle public bancaire qui dépend du Parlement. C'est normalement un outil démocratique au service des politiques que nous voulons pour le pays. Et donc, il y a là les sommes qui permettent d'investir pour répondre à nos besoins et payer plus tard les annuités de cet emprunt par les richesses créées.

C'est donc possible et c'est par ce choc d'investissement que nous pourrons réparer la France, former, embaucher, produire plus de richesse, mieux la répartir, financer notre protection sociale, la retraite à 60 ans et donc améliorer la vie des Français et demain payer les dettes parce que nous ne l'écartons pas. Au contraire, disait que nous disons que créer plus de richesse permet aussi demain de payer les annuités de la dette. Je vais je pourrais développer mais pas une dette dans les mains des marchés financiers, des banques qui nous imposent des taux d'intérêt et cetera et cetera.

Mais en tout cas, si la CDC fait une avance et prête, nous pourrons payer les annuités de cette dette négociée donc démocratiquement. Vous voyez donc ainsi le lien étroit que nous faisons entre la mobilisation de l'argent, la transition écologique, la respect de la planète et du vivant et la nécessaire modification de nos modes de production. Tout ça nous le mettons dans notre projet de reconquête industrielle, de reconquête économique, de reconquête démocratique. Produire ici, vivre et travailler au pays, ça reste d'actualité et c'est le plus beau des projets de société pour notre pays aujourd'hui. Et qu'on ne nous fasse pas le coup du bon capital dès lors qu'il serait national.

Nous avons les groupes financiers les plus extravertis d'Europe. 62 % des emplois des grandes entreprises françaises se trouvent à l'étranger. Compte seulement 38 par exemple pour les Allemandes et 28 pour les Italiennes. Et comme si ça ne suffisait pas, ces grands groupes demandent toujours plus de sacrifice aux travailleurs, toujours plus d'argent public, toujours plus de recul des droits des salariés. Travaillez plus, travaillez plus. Ils ont leur complice bien sûr le président de la République qui est leur serviteur zellé poussé par la droite qui sert comme toujours ses intérêts de classe. Mais il y a aussi l'extrême droite.

Vous avez vu comment monsieur Bardella a offert son épaule accueillante aux pleurnicheries de François Pinot. Mais c'est de l'escroquerie. Ils ont fait du désespoir social leur fond de commerce électoral. Ils ont toujours refusé. Ils ont voté contre toute avancée sur les salaires.

Nous gagnerons nous en prenant le parti du travail et de la reconquête industrielle, en planifiant une nouvelle stratégie industrielle nationale où l'État comme les travailleurs joue pleinement leur rôle en sécurisant l'emploi, la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industriels stratégiques, en relocalisant des productions, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le produire en France et en mettant en valeur sa traçabilité. La liste est longue et je ne serai pas plus long aujourd'hui. D'abord parce que il s'agissait pour moi d'ouvrir et pas de conclure et les débats vont se prolonger cet après-midi.

Et je veux remercier les responsables syndicaux qui ont accepté de plancher avec nous cet après-midi. Et puis enfin et pour finir, le redressement industriel ne se paye pas de mots. Il invite à l'action, à la combativité. Alors, je veux simplement dire que j'ai confiance dans les salariés de notre pays, dans leur force immenses lorsqu'ils se mettent en mouvement, dans l'expertise qui est la leure et celle de leurs organisations syndicales sur le travail comme sur l'avenir de leur entreprise.

Leur dire qu'ils peuvent compter sur nous, sur les communistes, sur leurs élus, sur les groupes parlementaires présidés par Cécile Cucerman et Stéphane Peu qui sont au travail pour défendre leurs intérêts. Je pense aux différentes propositions de loi, celle de Yannick Monet pour interdire les licenciements boursiers, celle sur la nationalisation de de d'Arcelor Mital ou encore la commission d'enquête présidée par Fabien Guay sur l'attribution des aides publiques aux entreprises. Et enfin, il y aura le 5 juin prochain lors de la niche parlementaire euh un texte de résolution sur l'abrogation de la réforme de retraite à 64 ans que nous défendrons.

Et pour la première fois, enfin, il y aura un vote sur ce sujet et il y a un rassemblement, une manifestation prévue aux abords de l'Assemblée nationale à laquelle je vous invite à participer. Ensemble, nous pouvons tout changer. Il n'y a aucune fatalité à l'effacement à petit feu de notre appareil productif et à la disparition de nos usines. La bataille pour une nouvelle industrie est engagée. Nous voulons la gagner. Et nous voulons la gagner.

Et bien sûr, parallèlement, nous disons que nous menons la bataille de l'emploi, de l'industrie, de la reconstruction de la France, mais nous voulons mener cette bataille en même temps que celle pour la paix, pour de nouvelles coopérations entre les peuples et les pays, pour un monde de paix et de codéveloppement parce que il n'y aura pas de progrès social sans paix en Europe et dans le monde parce que à chaque fois que les guerres se développent et s'intensifient comme nous le vivons aujourd'hui. À chaque fois, les gouvernements utilisent ce contexte pour imposer au peuple et aux travailleurs des économies de guerre, c'est-à-dire des souffrances supplémentaires.

Et c'est le premier argument opposé par monsieur Berérou pour dire "On peut pas abroger la réforme des retraites, il faut chercher des sous. Des gens n'en trouvent pas pour faire les bombes." Alors vous comprenez, c'est compliqué mais c'est comme ça que c'est dit. Et donc l'économie de guerre, la production de la défense nécessairement forcément il va falloir faire des efforts, travailler plus et aucune conquête sociale à l'horizon si on les écoute. C'est pour ça que nous nous devons opposer à cette économie de guerre qui est celle des capitalistes, l'économie de paix qui est celle qui pourra nous faire grandir et garantira le progrès social, la justice sociale, le bien-être des peuples.

Et c'est pour ça que nous disons pas de paix sans progrès social et pas de progrès social sans paix. Merci à vous et bon travaux.