Conférence de presse du Président Emmanuel Macron à l'issue du Conseil européen.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ce conseil européen que nous venons d'achever donc a permis d'adopter des décisions sur la compétitivité européenne, de nous coordonner aussi sur le Moyen-Orient et de continuer la mobilisation sur l'Ukraine. Je vais revenir sur chacun de ces points. Évidemment, c'est la situation en Iran et dans la région qui a occupé nombreux de nos discussions et j'ai ici redit la position de la France dans ce conflit.
Celle-ci est strictement défensive. Elle vise à protéger nos ressortissants et nos intérêts, à soutenir nos alliés régionaux et à préserver la liberté de navigation et la sécurité maritime, à tout faire pour aider à la désescalade. C'est pourquoi dès hier soir, par les échanges que j'ai pu avoir avec l'émire du Qatar d'abord puis le président Trump et dans les conclusions que nous avons adopté aujourd'hui, nous avons appelé à la mise en œuvre sans délai d'un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier énergétique et hydraulique.
En effet, les populations civiles, leurs besoins essentiels ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques doivent être préservés de toute escalade. Et alors que la région entre dans une période de célébration religieuse, laï comme Norous, je forme le vœu que les armes se taisent pour donner une chance à une solution négociée et soutenable et qu'une trêve puisse être acceptée par les par les parties prenantes dans les heures à venir. Sur la question du détroit d'ormous, nous avons pu là aussi échanger.
J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme, la France était prête avec d'autres nations à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navire dans le D3, dans le cadre d'une mission qui n'a pas vocation à être une action de vive force et qui devra faire l'objet d'échange et d'une déconfliction avec l'Iran. Ceci implique d'associer tous les acteurs du secteur maritime, transporteur comme assureur. En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du D3 dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours.
Au Liban, face à l'escalade, nous avons appelé à la cessation immédiate des hostilités, redit notre soutien au peuple libanais et à la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban. Nous avons enfin évoqué la situation dramatique à Gaza en présence du secrétaire général des Nations Unies et rappeler combien il est essentiel là aussi de reprendre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire afin de venir en aide aux population dans le même temps donc nous avons à plusieurs d'entre nous condamné les démarches en cours du gouvernement israélien en 6 Jordanie cette situation au proche et Moyen-Orient évidemment ément est au cœur aujourd'hui de notre discussion des initiatives que la France prend qu'il s'agisse du Liban comme d'Ormous mais elle ne elle ne nous détourne pas du soutien que nous accordons à l'Ukraine. Nous continuons de travailler à des garanties de sécurité robuste avec la coalition des volontaires et de fournir un soutien financier et militaire qui correspond aux besoins de l'Ukraine.
L'accord unanime du Conseil européen de décembre dernier sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine doit être respecté et mise en œuvre sans délis conformément au principe de coopération loyale. C'est ce que ce matin le président Costa a rappelé et il a été sur ce point unanimement soutenu. Je remercie le président Zelinski d'avoir à ce titre et dans ce contexte accepter d'accueillir en Ukraine une mission de l'Union européenne pour de l'assistance technique et le financement de réparation de l'olé Drouba visé par des frappes russes.
Si les préoccupations de sécurité énergétique dans l'Union européenne doivent être prises en compte, elles ne remettent pas en cause notre soutien et ne doivent pas être instrumentalisé. Nous allons donc continuer à travailler avec l'Ukraine pour les prochaines étapes. Dans le même contexte, nous allons aussi continuer le soutien militaire et capacitaire à l'Ukraine, ce qui doit nous conduire à produire davantage en européen.
Sur la compétitivité, comme je l'évoquais, nous avons acté des actions concrètes suite à la retraite stratégique que nous avons effectué il y a quelques semaines avec un agenda d'ici à fin 2026 volontariste qui repose autour des des quatre piliers que nous descendons. Simplifier la réglementation et approfondir le marché intérieur. Diversifier les partenariats internationaux pour là aussi protéger davantage nos chaînes de valeur et réduire nos dépendances stratégiques. 3è axe, protéger la production en Europe dans les secteurs stratégiques avec une référence claire à la préférence européenne et au made in Europe tout en mobilisant nos instruments pour assurer à nos entreprises et nos agriculteurs des conditions de concurrence qui soient pleinement loyales.
Avec l'acte d'accélération industrielle, nous allons établir pour la première fois des obligations de contenu européen sur des secteurs clés comme l'acier, l'aluminium, l'automobile, le ciment ou les technologies vertes. Et nous voulons aussi son adoption rapide pour soutenir la production en Europe et avoir également une préférence européenne sur des innovations et des segments technologiques de souveraineté comme le spatial, le cloud, l'IA ou le quantique. Et puis le 4e axe de cette stratégie de compétitivité, c'est l'investissement pour soutenir l'innovation en Europe en mobilisant investissement public et privé.
C'est ce sera au cœur de notre discussion sur le budget, des engagements que la BOE doit prendre, mais c'est aussi ce que nous voulons accélérer par l'union de l'épargne et de l'investissement avec d'abord à court terme le programme de titrisation puis une meilleure intégration de cette union. Le Conseil européen a aussi échangé sur les mesures à prendre sur les prix de l'énergie dans le contexte actuel. S'agissant de l'approvisionnement, nous pouvons compter sur nos stocks de précaution et nos réserves stratégiques.
Quant à ces derniers, le G7 la semaine dernière a coordonné une réponse commune qui a permis d'annoncer la libération dans les semaines à venir de 400 millions de de barils. S'agissant du prix de l'énergie, les réponses doivent se concentrer sur des mesures d'urgence pour atténuer l'impact économique mais sans se tromper sur l'objectif qui reste la réduction des dépendances aux énergies fossiles. Et c'est là où stratégiquement et à long terme la démarche qui est la nôtre reste valide, celle qui consiste à nous décarboner car la stratégie de décarbonation est celle qui permet d'accroître notre indépendance dans la durée d'améliorer notre compétitivité et très clairement de répondre à nos objectifs climatiques.
Il faut simplement se mettre en capacité de le faire. rappelez-vous, c'est ce que la France a défendu il y a quelques mois sur la mise en capacité d'atteindre les objectifs 2040 puis 2050. À ce titre, il y a donc eu un consensus, il y a une longue discussion pour défendre le mécanisme d'ITS et en particulier ETS1, mais nous avons acté de pouvoir trouver des ajustements ciblés de court terme en donnant mandat à la commission de manière ciblée et technique pour répondre aux besoins de certaines industries énergointensives pour renforcer la stabilité et la prévisibilité du marché carbone et préserver la compétitivité de ces entreprises et de ces secteurs.
D'autres mesures d'aide pourront être apportées aussi mais elles doivent rester temporaires et ciblées dans le contexte que nous connaissons mais sans renoncer donc à la stratégie que nous avons adopté. Nous avons ce soir également eu un échange en format zone euro, enfin un sommet de la zone euro avec la présidente de la BCE et le président de l'Eurogroupe pour renforcer le rôle international de l'euro, et changer justement sur les questions de souveraineté des paiements et le contexte macroéconomique. Et nous avons une discussion sur la défense européenne qui a confirmé notre volonté d'accroître nos coalitions capacitaires et de renforcer là aussi une autonomie stratégique de l'Europe.
Je voudrais avant de conclure faire euh un dernier point sur les questions liées euh au numérique et à l'intelligence artificielle. D'abord pour dire que la France a souhaité porter deux initiatives en lien avec justement ces questions. La première sur la protection de nos enfants.
Comme vous le savez, nous sommes en train de prendre un texte, une loi qui sera, je l'espère, votée dans les prochaines semaines et que nous pourrons promulguer d'ici à l'été. qui a vocation à s'appliquer au 1er septembre et qui protègera nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux en définissant la majorité numérique à 15 ans. J'ai à ce titre écrit à la présidente de la commission pour qu'elle puisse mettre en œuvre ce qui relève de sa compétence qui sont les procédures de vérification de l'âge qui seront imposé à ces réseaux sociaux et pour qu'elles puissent être mise en œuvre avant l'entrée en vigueur de notre loi, c'est-à-dire avant le 1er septembre.
C'est cette coordination entre ce qui est du niveau européen et français que nous faisons depuis des mois et qui nous permet d'avancer de manière pragmatique sur cette question au combien importante et nous sommes coordonnés avec une dizaine d'Étatsmembres qui font la même démarche que la France et dans les semaines qui viennent ou les mois qui viennent iront dans la même direction et j'espère qu'ensuite nous dégagerons une large majorité puis une unanimité. C'est cet agenda de protection de nos enfants qui est très important et sur lequel nous avons avancé ces derniers jours. L'autre initiative que nous avons prise, c'est la protection de nos processus électoraux contre les ingérences étrangères et les manipulations de l'information sur les plateformes et réseaux sociaux.
Et là-dessus, j'ai écrit là également à la présidente de la commission pour pouvoir obtenir des lignes directrices de celle-ci et comme nous l'avons fait pour la protection des mineurs, savoir ce qui à ses yeux relèvent des compétences communautaires et nationales et pouvoir lancer les démarches au bon niveau. Mais nos objectifs sont simples. Nous voulons mieux encadrer les systèmes algorithmiques.
Nous voulons faire supprimer les faux comptes et les contenus inauthentiques. Nous voulons avoir un marquage effectif des contenus générés. et modéré par de l'intelligence artificielle parce que ce sont des éléments de sincérité des réseaux sociaux que nous utilisons et que beaucoup de nos compatriotes utilisent et de tous les citoyens européens pour s'informer et décider de leur choix démocratique.
Donc là-dessus, il faut créer de la transparence, de la loyauté, de la fiabilité. Et donc nous avons saisi la commission à ce titre comme nous avons d'ailleurs insisté dans nos conclusions sur la lutte contre les les ingérences étrangères, y compris d'acteurs privés. Comme la Slovénie l'a subi ces derniers jours, le premier ministre Golobe, dans le cadre de sa campagne a été attaqué explicitement par une entreprise privée étrangère qui est venue faire interférence dans la campagne slovenne et c'est un acte que nous avons clairement dénoncé et mis dans nos conclusions.
Voilà mesdames et messieurs ce que je voulais vous dire. Je vais maintenant répondre à quelques questions. Merci monsieur le président.
La première ministre italienne et d'autres dirigeants européens vous auraient demandé aujourd'hui de déposer au Conseil de sécurité des Nations- Unies une résolution euh pour éventuellement débloquer le D3 d'Ormus. Je vais me demander si c'est une solution qui est qui est envisagée par vous et si vous permettez une deuxième question euh vu le le climat économique de plus en plus tendu, est-ce que considérez-vous qu'il faut se préparer un risque de de récession en Europe ? Merci beaucoup.
Alors, je pour dire les choses peut-être dans le bon ordre, j'ai expliqué ce midi au secrétaire général des Nations Unies que la France entendait tester les principaux partenaires et en particulier les membres permanents du conseil de sécurité sur l'opportunité d'avoir en effet un cadre onusien sur ce que nous voulons faire sur Hormouse. Donc, j'ai informé mes collègues de cela plutôt qu'ils ne m'ont demandé quoi que ce soit et parce que je considérais que c'était la transparence que je leur devais et et c'était de bonne manière. C'est d'ailleurs la discussion que j'ai eu ce matin avec le premier ministre Maudit avec lequel nous avons échangé sur ce sujet.
Donc il y a une démarche exploratoire que nous avons commencé et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir et en fonction des tests que nous sommes en train de faire, nous continuerons d'avancer. Mais je pense que c'est quelque chose qui pourrait aider. Je suis prudent parce que ça ne dépend pas que de nous.
Je ferai pas ensuite de spéculation ou de scénario macroéconomique parce que je considère que ça n'est pas de la responsabilité d'un chef d'état de gouvernement. En tout cas, nous nous œuvrons pour qu'il y ait le moins d'impact possible. D'abord depuis le début en appelant à une désescalade, à une précision des objectifs qu'il y a derrière cette guerre pour qu'elle puisse trouver son terme le plus vite possible.
Ensuite, justement en appelant à préserver les capacités de production d'hydrocarbure parce que c'est un des éléments clés. Ce qui s'est passé hier est mauvais pour tout le monde. C'est mauvais pour évidemment le Qatar mais pour l'économie mondiale.
Il y a pas de doute là-dessus. Et donc très concrètement la demande que nous avons faite d'un moratoire permet de répondre à ce sujet. Ce que nous proposons ensuite dans le moment venu, dans un cadre qui sera adapté et juridique et et concret sur le terrain en de permettre la libre circulation d'ormous, c'est une manière d'y répondre.
Ce que nous avons fait avec justement la libération de nos réserves stratégiques à hauteur de 400 millions d'euros permet de relâcher les choses. Donc je me concentre plutôt sur tout ce qui va nous permettre dans cette période de réduire les impacts sur nos économies. et je ne ferai pas de spéculation sur les chiffres à venir.
Bonsoir monsieur le président Dunikatf la chaîne DCH TV indépendante russe en exil ici en France. Euh les questions sur l'Ukraine bien sûr et sur la réaction russe. Le ministre des affaires le ministère des affaires étrangères russes réagit au propos du ministère du ministre Jean-Nuel Barreau qui aqué la chute du Bachar Alassad, celle de Nicolas Maduro et celle de Leotalakini en affirmant que la France dans ce contexte poursuivait avec détermination sa pression sur Vladimir Poutin et la porte-parole du ministère russe madame Maria Zakarawa a déclaré je cite euh si c'est la position officielle de la France de quel contact peut-il encore être question avec notre pays avec de tels narratives ?
Elle a dit et elle a également précisé que les derniers échanges avec le représentant français étaient reste sans rester sans résultat et bien sûr elle évoqué monsieur Emmanuel Bon euh comment réagissez-vous à ces propos et ces échanges se percevont-ils dans ce dans ce cas-là euh une rencontre avec Vladimir Poutine est-il prévu ? Monsieur le président et enfin madame Zakaravat parle de ministère des affaires russes a aussi réagi au propos de Donald Trump surgit que vous quitterai bientôt Élsée en évoquant un scénario iranien ou vénéolien. Elle a dit je désolé monsieur le président c'est je cite madame Marie Zakarawa c'est pas moi.
Euh voilà comment interpétez-vous ce type de rhtorique viencou. Merci beaucoup. Écoutez, je vais pas euh participer au folklore en en commentant des déclarations aussi farfelues.
Euh le constat que je fais, c'est que tous les échanges qui ont été initiés par qui que ce soit depuis février 2025, début des initiatives américaines, n'ont pas abouti. Ce sont les États-Unis d'Amérique qui ont pris l'initiative d'un cesser le feu qui l'ont proposé, je le rappelle, accepté dès début mars 2025 par le président Zelinski qui est pourtant l'agressé à Jeda, rappelez-vous, en mars 2025 depuis ce moment-là. Qui a dit toujours non ?
Non, non aux propositions américaines ? Qui a dit non au président américain en Corage à la au mois d'août dernier ? Qui a dit non à tous les envoyés qu'il a eu ?
Qui la Russie ? Donc oui, les discussions n'avancent pas très bien parce que ce sont des gens qui disent toujours non, ils ne veulent pas la paix. J'espère qu'un jour ils diront "On veut la paix." C'est pas le cas.
Donc la lucidité nous conduit à regarder cela mais c'est plutôt leur problème que le nôtre. C'est-à-dire que il faut simplement le le sincériser. Je crois qu'ensuite ce qu'a voulu dire le ministre des affaires étrangères est juste un élément de fête.
Mettez-vous 2 ans en arrière, pas une éternité. Il y a 2 ans dans la carte du monde, on disait qui sont les grands alliés de la Russie ? Le Venezuela, monsieur Maduro, monsieur Bachar Alassad en Syrie et les dirigeants iraniens.
C'était véridique. Vous l'aviez dans toutes vos cartes, vous le sortiez dans tous vos journaux, dans toutes les cartes que vous présentiez. Ce sont les grands alliés de la Russie, il les protègent.
Le constat qu'on peut légitimement faire, c'est que il ne fait pas bon être protégé par la Russie parce qu'on n pas vu la Russie s'activer beaucoup pour protéger ni monsieur Maduro, ni monsieur Bachar Alassad, ni manifestement le guide suprême iranien. Voilà, je crois que c'est un élément de fête là aussi, mais il faut dire les choses comme elles sont. Elles peuvent déplaire.
Ça suppose pas pour autant de tomber dans le folklore et d'être insultant. Moi je ne serai pas insultant mais j'essaie d'être factuel. Oui.
Bonsoir monsieur le président Francesco Fontemagi pour l'agence France Press. Euh le ministre des affaires étrangères était aujourd'hui au Liban, je crois qu'il va demain en Israël. Est-ce que vous est-ce que vous savez si la proposition de facilitation française a été acceptée par toutes les partis ?
Si Benjamin Benjamin Netou a accepté le principe de négociation directe ? Est-ce qu'elle pourrait se dérouler à Paris ? Et et enfin, est-ce qu'il y a bien, comme il a été écrit en partie des mentis, mais mais mais pas totalement, une proposition française qui inclurait à terme une reconnaissance d'Israël par le Liban dans le cadre d'un accord entre les deux par pays.
Alors, merci de m'offrir la possibilité de clarifier tous ces points. Il y a absolument pas de proposition française qui met dans la balance une reconnaissance quelle qu'elle soit. Pas du tout.
Ça ça n'existe pas. Il y a pas non plus de proposition française à proprement parler. Il y a un travail que nous menons depuis le début de l'opération israélienne en réponse aux attaques du Esbola depuis le sol libanais.
Il y a un travail que nous menons en soutien du gouvernement libanais pour l'aider à structurer une réponse, une solution. Et il y a des démarches que nous avons effectué en coordination avec les Américains pour convaincre les deux parties de se voir. Voilà exactement le rôle qui est celui de la France.
Quelle est notre position sur le Liban ? Nous croyons dans la souveraineté, l'intégrité territoriale du Liban et nous soutenons les décision et les expressions très courageuses du président Aoun et [raclement de gorge] du premier ministre Nawaf Salam et de son gouvernement qui ont très clairement rappelé que le monopole des armes était aux forces armées libanaises et qu'il fallait donc que le Esbola rende ses armes. Voilà ce en quoi on croit.
Mais on ne pense pas que la lutte contre le esbola ou soustraction de ces armes puisse se faire par une puissance tierce. Et donc nous pensons que l'opération militaire terrestre israélienne comme les bombardements ne sont pas adaptées et même sont inacceptables au regard du droit international comme de l'intérêt même et des Libanais et de la sécurité d'Israël dans la durée. Demand j'ose ici rappeler que Israël par le passé a mené de telles opérations pendant plusieurs années qui n'a pas produit les effets attendus.
Donc dans ce cadre-là, nous sommes en soutien des autorités libanaises seules compétentes pour régler ce sujet. Et donc nous leur apportons le soutien technique. Comme vous le savez, nous devions organiser une conférence de soutien aux forces armées libanaises.
Donc nous avons aussi mobilisé d'ors et déjà des moyens, des véhicules blindés et cetera pour les forces armées libanaises. Nous avons mobilisé des partenaires pour qu'ils aident les forces armées libanaises à faire ces missions et puis nous avons apporté un soutien humanitaire parce que vous avez aujourd'hui près de 800000 déplacés qui viennent fragiliser à la fois le l'unité du pays et qui mettent dans des situations de grande précarité des millions de libanaises et de Libanais. Donc notre rôle n'est absolument pas de proposer un plan pour un pays tire, mais c'est d'être au côté du président, du premier ministre de leur gouvernement pour leur aider à construire proposition de solution à chemin et d'aider à ce qu'il puisse y avoir des discussions directes entre eux et les Israéliens.
Et c'est aussi ça qui a conduit à des coordinations avec les représentants américains ces derniers jours et a poussé à toute solution. Et j'espère que cela cela permettra cela pourra se faire dans les prochains jours ou les prochaines semaines en tout cas le plus vite possible. Dans le même temps, j'ai échangé évidemment à plusieurs reprises avec les dirigeants libanais et syriens et j'ai eu à deux reprises aussi des échanges trilatérales avec les présidents pour aussi permettre de d'avoir un un agenda d'apaisement régional. négociation le sujet des négociations directes suppose que les délégations soient finalisées et que l'accord soit exprimé du côté israélien.
Le président Aoun a très clairement dit sa disponibilité, sa volonté de le faire. Oui, bonsoir Virginie Maling le monde. Euh les Européens n'ont pas cessé de dire que le le conflit au Moyen-Orience n'était pas leur guerre, mais compte tenu toutes les conséquences qu'il a pour les Européens, économiqu, financière, géopolitique, migration et cetera, est-ce qu'on peut dur enfin je dire s'il y a pas une désescalade rapide, est-ce qu'on peut durablement rester en dehors de ce conflit ?
Est-ce que cette question tarot certains de vos homologues ou pas du tout ? Je n'ai entendu personne marquer une disponibilité pour rentrer dans ce conflit. Au contraire et je ne pense pas que participer à une escalade si elle devait arriver réglerait en quoi que ce soit la situation internationale les conséquences qu'elle a sur nos économies.
Donc je pense que la position qui est la nôtre, qui consiste d'abord à à défendre le droit international, à essayer de d'être des partenaires loyaux fiables pour nos alliés et ceux avec qui nous avons des accords et d'aider à la désescalade et à la liberté de navigation est une position juste, proportionnée et c'est le mieux que nous puissions faire. Oui, de dernière question. Bonsoir Karina Müller, République de Mandavie s'il vous plaît.
Merci bien pour monsieur le président la condamnation d'Udis mentionné dans les conclusions de ce CMIT montre que l'attaque russe ont des effects directs sur la sécurité environnementale de Moldavie. Est-ce que l'Union européenne est prête à intégrer de ce type de de risque dans sa stratégie de sécurité pour le voisinage voisinage et la France tient elle une réponse européenne plus euh proactive en ce domaine ? Oui et nous sommes Merci beaucoup pour votre question.
Nous sommes comme depuis le premier jour au côté de la Moldavie qu'il s'agisse d'ailleurs de de sa sécurité démocratique si je puis dire, de sa sécurité à tous égards et et des sujets que vous venez d'évoquer. Et donc l'Europe se tient au côté de de la Moldavie à la fois par les relations que nous avons et le le chemin européen qu' a commencé la Moldavie et et je souhaite qu'il puisse s'accélérer compte tenu des réformes qui sont faites et portées par la présidente Maya Sandou. Et je pense que la qualité des réformes qui sont faites, l'engagement européen résolu qu'elle porte et que porte aussi le gouvernement Moldave justifie pleinement que l'Europe soit au rendez-vous de ses responsabilités à l'égard de la Moldavie.
Et je veux d'ailleurs saluer à ce titre la décision qu'a prise la Moldavie de rejoindre la coalition des volontaires et de participer aux efforts pour assurer la sécurité européenne et les garanties de sécurité, ce qui est exactement un signal qui va dans le sens de ce que vous évoquez. Je prends allez une dernière question et je et je vous laisse pour être équitable entre tous les là il y a madame qui avait une question pour être sûr que j'ai fait tous les côtés. Merci beaucoup Anna Hubert pour le média contexte.
J'ai une question pour revenir sur le prêt à l'Ukraine. Certains dirigeants ont parlé d'un plan B pour éviter d'être juste dans l'attente des élections en Hongrie pour débloquer le prêt. Est-ce que vous êtes dans ces négociations là ?
Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Est-ce qu'on est juste dans l'attente des élections ? Merci.
Écoutez, je pense que ce matin, ça a été rappelé par le président Costa, on a eu cette discussion. Euh peut-être la commission travaille-elle sur des sujets techniques de très court terme pour les semaines à venir. En tout cas, nous nous ne devons pas transiger avec quelque chose qui n'a pas de précédent.
C'est quand les chefs d'État et de gouvernement se mettent d'accord sur une décision, elle doit être honorée. Sinon, c'est en quelque sorte un effondrement du sens même de nos échanges. Donc pour moi, il y a pas de plan B parce que le plan A doit être honoré. il en va de la crédibilité du conseil.
Très bien. Merci beaucoup mesdames et messieurs. Bon courage à toutes et tous et bonne fin de soirée.
Emmanuel Macron