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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 5 septembre 2024 26 min

Nomination d'un Premier ministre, barrage républicain... Marine Tondelier, invitée du "8h30 franceinfo"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Marine Tandelier. Bonjour à tous les deux et merci beaucoup de votre invitation. En fait, ce n'est pas fini. Emmanuel Macron s'engage dans un nouveau cycle de consultation, toujours à la recherche d'un nouveau Premier ministre. Comment vaut vos nerfs ? Malheureusement, ce n'est pas vraiment le sujet. C'est-à-dire que mes nerfs sont un sujet et j'ai décidé de rester calme parce que je ne vois pas trop à quoi ça servirait de s'énerver. Je pense qu'on a besoin de garder notre sérénité, notre lucidité, notre combativité, notre détermination. Mais moi, je suis surtout assez désespérée, profondément désespérée, même du spectacle que l'on offre aux Français.

En fait, moi, j'ai honte, je suis écœurée, mais je suis comme eux, en fait, je pense. C'est qu'il y a 60 jours, 60 jours, on a été votés. Les Français se sont déplacés comme jamais ils s'étaient déplacés depuis les années 80 aux urnes parce qu'ils pensaient que ce bulletin-là, il avait un sens, qu'il pouvait empêcher Jordan Bardella d'aller à Matignon, certes, mais qu'il leur donnait de l'espoir aussi, qu'il pouvait incarner une rupture politique avec le macronisme, qui pouvait améliorer leur quotidien, qui pouvait préserver leur lendemain. Et le spectacle qui est offert depuis, on a un gouvernement démissionnaire depuis 51 jours.

Depuis 51 jours dans ce pays, on expédie les affaires courantes alors qu'il y a une urgence sociale, environnementale, démocratique. On expédie les affaires courantes par la volonté d'un seul homme, Emmanuel Macron, qui a décidé de ne pas rendre le pouvoir.

1:19
Invité

C'est sa volonté, vous l'avez eue avant-hier au téléphone ? Il veut vraiment, enfin, il ne veut pas le blocage, Emmanuel Macron.

1:24
Présentateur

Je vous raconterai ce que vous voulez sur ce coup de téléphone, mais j'avais sur ce plateau même, il me semble, fait le parallèle avec mon fils au Monopoly Junior, quand il refusait d'avouer qu'il avait perdu, qu'il réinventait des règles au fur et à mesure. Et on avait beaucoup parlé de cette image, mais plus j'y pense, qu'à un moment je m'étais dit que c'était un peu trop léger vu la situation, qui est grave.

Mais c'est exactement ça, sauf que mon fils, il a 5 ans, que mon fils, il comprend que ce n'est pas bien de le faire, et que surtout mon fils, quand il fait semblant qu'il a gagné à la fin, ce n'est pas pour mettre en place des politiques macronistes qui vont créer de la précarité et d'une action climatique.

1:55
Invité

Il y a une règle, puisque vous parlez de règle, il y a une règle à l'Assemblée Nationale, c'est qu'il faut un minimum pour ne pas être censuré.

2:02
Présentateur

Le tour de manège est terminé, et Emmanuel Macron est comme un enfant qui refuse de descendre du manège. Il fait comme s'il avait attrapé le pompon et qu'il repartait pour un tour. Mais il doit laisser gouverner au moins quelqu'un. Moi j'ai un avis très précis sur la question sur laquelle on viendra, mais quand bien même ça ne lui a pas Lucie Casté qui propose autre chose, je vous dis depuis le début, parce que les écologistes, les gens pensent ce qu'ils veulent de nous, je ne le prends pas personnellement, ils ont le droit, mais on a quand même le mérite de la cohérence et de la constance.

Sur ce plateau même, il y a 60 jours, 50 jours, 40 jours, je vous ai toujours dit la même chose, il n'a pas de meilleure solution que Lucie Casté. Marine Tondelier, on va revenir sur l'histoire de Casté. On voit bien d'ailleurs que s'il avait une meilleure solution, il nous l'aurait donné depuis longtemps. Mais il a un comportement, c'est un embrouilleur. C'est quelqu'un qui prend une situation, c'est quelqu'un qui jette la confusion dans les situations desquelles il se mêle. Et en plus il se mêle de choses, donc il n'a pas assez. Marine Tondelier, vous parlez de 60 jours, 50 jours depuis la démission, plus de 50 jours depuis la démission du gouvernement Attal.

Depuis 50 jours, depuis les derniers jours, on entend parler de consultation. Vous-même, vous avez parlé plusieurs fois au chef de l'État, la dernière fois c'était avant-hier soir. Qu'est-ce que vous vous dites quand vous parlez avec le président de la République ? Il se passe quoi en coulisses ? On sait comment il considère les autres, les corps intermédiaires. On sait bien que depuis 7 ans, quand il consulte, c'est plus de la communication que de la consultation. Il vous dit quoi ?

3:19
Invité

Il vous écoute quand même, il vous dit des choses.

3:21
Présentateur

Il n'a rien à dire. Nous, on dit des choses. Moi, je vais vous dire, j'ai fini par y aller, parce que j'étais tellement agacée, je me suis dit, au moins, ce que je dis sur la plateauté, au moins que je lui dise à lui, on verra ce qu'il répond. Et il ne répond rien. Il ne sait pas quoi répondre. Il est dans les cordes. Il vous appelle avant-hier soir. Il vous dit, j'ai besoin de vous parler. Déjà, les journalistes, depuis 14h, me disent, Macron vous a appelé, qu'en pensez-vous ? On ne m'a pas appelé. Mais si, si, si, son entourage me dit que vous avez été contacté, désolé, mais non. Mais êtes-vous sûr, vérifiez votre téléphone. Je suis en réunion de bureau exécutif des Verts.

On finit à 17h30 par me contacter en disant, il vous donne rendez-vous à 18h30. C'est-à-dire que la presse est au courant 4h avant vous. C'est-à-dire que ces services de communication répandent 4h avant le bruit que vous allez être contacté. Tout ça est complètement aberrant. Ensuite, j'ai décidé de m'y rendre parce que je me dis, sinon, ces consultations, quand je vois qu'ils consultent, c'est quand même tous les responsables de la situation actuelle. Ils consultent tous les responsables du problème. Et Einstein a toujours dit qu'on ne pouvait pas attendre des gens qui avaient créé un problème la solution. C'était exactement, pour l'instant, ce à quoi reviennent ces consultations.

Donc, je me suis dit, au moins, allons-y, ce que j'allais lui dire sera dit. On verra ce qu'il répond, c'est-à-dire rien. Et voilà. Mais il n'a rien à dire. Il teste des noms parce que c'est un pervers. Vous voyez comment il se comporte. Il prend des noms dont il sait que ça ne marchera pas. Il les fait tourner.

4:42
Invité

Regardez, parce que c'est un pervers, mais il y a l'hypothèse de la perversité. Il y a aussi peut-être simplement l'hypothèse de savoir si ces personnes réunissent ou non suffisamment de voix pour pouvoir gouverner.

4:52
Présentateur

Ces services de communication, qui ne sont pas autonomes et autogérés, c'est bien lui qui leur demande de faire ça, testent des noms pas auprès de politiques, auprès de journalistes. Tous les jours, quand on se réveille en ce moment, et là, ce matin, c'était Michel Barnier, on a un portrait politique de l'homme du jour qui, d'ailleurs, mettait leur tête successivement les uns à côté des autres. C'est quand même toujours le même portrait robot. Moi, j'avais en tête la cérémonie des Jeux Olympiques, une certaine idée de la France, où on se voyait que ce pays, il a évolué, que c'était moderne. C'est ça la France qu'on aime.

Quand on regarde les portraits de premiers ministres successifs que Macron envisage, c'est quand même pas exactement représentatif. C'est quoi le problème ? Ils se ressemblent tous dans les politiques qu'ils vont mener, dans la manière dont ils voient les choses. Ça ne va pas, ce n'est pas représentatif. C'est quoi ? C'est le fait que ce soit des hommes blancs de plus de 50 ans qui dérangent ? De tout ce qu'on a déjà essayé, qui nous a conduit là. Enfin, tu vois, ça suffit. Donc, il y a ça. Mais à vous, il prend des noms. Quand vous dites qu'il teste des profils... Mais il me teste des noms, qu'on sait déjà que ce ne sera pas eux. C'est-à-dire, il vous dit quoi ? Xavier Bertrand.

Et on sait à la fin qu'il décide, elle s'appelle Marine Le Pen. C'est à lui qu'Emmanuel Macron a décidé de se soumettre. Et c'est elle qui fait l'appui le beau temps, parce qu'il a demandé à ses députés macronistes de bloquer la porte à tout ce qui viendrait de la gauche. Donc, il préfère regarder du côté de l'extrême droite, de la droite, de l'extrême droite. C'est-à-dire que les solutions qu'il propose, de Bernard Cazeneuve à Barnier ou qui vous voulez, c'est toujours la même chose. C'est une continuation du macronisme, là où les trois quarts des Français demandent une rupture politique. Et donc, il a décidé de ne pas changer. Et on sait pourquoi. On sait au service de qui il gouverne.

Où sont les intérêts ? On sait pourquoi il n'a pas envie de changer.

6:20
Invité

Oui, attendez, parce que c'est important. Vous dites qu'il se soumet au RN. Il se soumet au RN ?

6:24
Présentateur

Écoutez, il fait une partie de qui est-ce en ce moment avec Marine Le Pen, en disant, alors est-ce que ça peut être lui ? Non, je rabat mon truc. Et lui, non, je rabat mon truc.

6:32
Invité

Mais depuis tout à l'heure, et peut-être d'ailleurs depuis 60 jours, vous semblez parfois, pardon, mais faire abstraction aussi d'une réalité qui, elle, est arithmétique. Il y a un certain nombre de députés et il n'y a personne pour l'instant, pas de solution.

6:44
Présentateur

Je ne fais abstraction de rien du tout. Je suis sur la logique institutionnelle. Et quand on est dans des moments de crise extrêmement grave, c'est ça qu'il faut regarder. Vous demandez une vraie cohabitation. Or, la cohabitation jusqu'à présent, c'était quand il y avait une majorité absolue. Ce n'est pas votre cas. Le NFP n'a pas eu la majorité absolue. Emmanuel Macron nous dit que ce sera une forme de cohabitation. Mais c'est quoi une forme de cohabitation ? C'est dû en même temps. C'est ce qu'on fait depuis 7 ans. Donc, c'est qu'on continue. Quand il décide tout seul, on ne lui a rien demandé, de poser une question aux Français, voulez-vous une cohabitation ? Oui ou non ?

Les Français, ils ont répondu oui. Ils n'ont pas répondu oui. On va continuer le macronisme. Ils n'ont pas répondu ça.

7:14
Invité

Ce n'est pas l'analyse que tout le monde fait. Il y a beaucoup de gens qui disent qu'ils n'ont répondu qu'une seule chose. C'est au deuxième tour. Pas de rassemblement national.

7:22
Présentateur

Oui. En tout cas, c'est plutôt avec elle qu'ils discutent en ce moment et c'est plutôt elle qui fait l'appui le bon temps. Ça veut dire quoi ? Vous êtes devenu les dindons de la farce au NFP ? Je veux dire qu'en fait, j'en ai marre de l'hypocrisie, des alibis et des faux-semblants. Emmanuel Macron, il est président de la République. On ne lui demande pas de prendre tout le monde, de faire ses consultations. Mais pas Bernard Cazeneuve qui n'est même pas membre d'aucun des partis du NFP et qui ne l'a jamais soutenu ni du près ni de loin. Ça n'a pas de sens.

Donc, ce qu'il fait, c'est qu'il nous dit à chaque fois « Ah, mais Lucie Casté, il y aura la censure, les députés de mon ex-majorité présidentielle ne veulent pas... Enfin, la censureront. » Mais attendez, il n'est pas extérieur à cette situation. Il est président de la République. Il a l'air de beaucoup tenir à la stabilité institutionnelle. Eh bien, qu'il nous montre qu'il s'est vert, qu'il nomme qu'il doit nommer et qu'il aille ensuite dire à ses députés au nom de la stabilité institutionnelle « Laissez-la travailler. » En fait, on lui demande jusqu'où vous pouvez quand même laisser travailler. Il doit nous laisser nous y coller. Il doit nous laisser nous y coller.

Si ça n'arrive pas, ce sera notre problème et notre responsabilité. Mais je vais vous dire, les Français, ce qui se passe est grave. On est en tournant de l'histoire. Vraiment. Enfin, je veux que tout le monde se rende compte que si ça se passait dans un pays autre part en Europe, on serait très inquiets. Je veux que chacun se rende compte que ça peut basculer très vite. Démocratiquement, politiquement, économiquement, socialement et environnementalement, c'est déjà le cas. Ça peut basculer très très vite. On n'est pas en France, tout va bien se terminer. Ce n'est pas vrai. Ce n'est plus vrai. Ça veut dire quoi ? Ça peut basculer très vite ? Ça peut basculer très vite.

Dans les semaines, dans les mois, dans les années que l'année. La France peut basculer dans le chaos. Et donc, on a un président de la République qui s'accroche, qui fait partie du problème et qui se présente comme la solution, qui surjoue un rôle que la Constitution ne lui donne pas et qui en fait fait de l'obstruction. Il fait son gaulois réfractaire. C'est son mot. C'est lui qui dit que les Français sont des gaulois réfractaires. C'est lui en ce moment le premier des gaulois réfractaires. Il veut empêcher de gouverner. Et c'est extrêmement grave.

9:14
Invité

Marine Tondelier, depuis 10 minutes maintenant, vous êtes très sévère avec Emmanuel Macron. L'exaspération des Français, elle est effectivement dirigée, nous disent les instituts de sondage, vers Emmanuel Macron, mais aussi vers l'ensemble de la classe politique.

9:25
Présentateur

51% des Français veulent quand même sa démission.

9:27
Invité

Vers l'ensemble aussi de la classe politique. Non mais parce que ça pose la question de la responsabilité. Il a sûrement une responsabilité éminente du fait de sa position. Est-ce que les autres, l'ensemble de la classe politique, compte tenu de cette situation inédite que nous vivons, n'ont pas eux aussi une responsabilité ? Votre responsabilité ?

9:43
Présentateur

Vous me dites ça comme si c'était une découverte. Je vous l'ai dit en première réponse. Je vous ai dit que j'étais désolée envers les Français du spectacle qui leur a été donné. Je ne m'en sens pas personnellement responsable parce que je pense sincèrement que tout ce que j'avais à faire depuis le début, je l'ai fait. Mais la responsabilité que les prives alors ? Y compris expliquer à la moitié de son gouvernement, Emmanuel Macron, son gouvernement démissionnaire, ce que ça voulait dire un front républicain. C'est pour ça que je suis agacée ce matin. Parce que le front républicain, dans les feux politiques majeurs des dernières années, il y a ce front républicain de juin-juillet.

Ça voulait dire quelque chose. J'ai l'impression que si on cherche quelqu'un qui a rassemblé... Pourquoi vous êtes incapable de vous parler là maintenant ? Si on cherche quelque chose qui a rassemblé l'arc politique, il y avait ça. C'est le fait politique majeur. Et aujourd'hui, Macron, qu'est-ce qu'il fait ? C'est pour ça que j'ai été fâchée dans le rendez-vous. Et c'est un truc dont j'ai beaucoup parlé avec lui que sa solution politique devrait être délimitée par l'arc républicain. Et aujourd'hui, les noms qu'on nous envoie, la moitié viennent du parti Les Républicains.

Parti Les Républicains qui porte très mal son nom, qui l'usurpe, puisque c'est un parti qui a refusé de participer au front républicain. Mais l'un des profils évoqués qui tenait d'accord jusqu'à la gauche que l'extrême droite. Plus sous l'oeil bienveillant du Rassemblement National. Mais l'un des profils évoqués, vous le connaissez bien, c'est celui de Xavier Bertrand. Sur la question du front républicain, lui, il est impeccable. À chaque fois qu'il a fallu le faire, il était là. Oui, je l'ai dit sur ce plateau à l'époque. Mais pourquoi il n'est plus évoqué ? Parce que Marine Le Pen a dit à Emmanuel Macron qu'elle n'en voulait pas.

Alors vous, vous n'auriez pas censuré un gouvernement, Xavier Bertrand ? Bien sûr que si. Enfin, écoutez. Non, mais vous... Attendez, attendez. Moi, je veux qu'on soit clair avec les gens. Vous nous dites, il faut être responsable, etc. J'ai pas de problème. On cherchera des solutions, on sera du côté des solutions. Mais vous pensez qu'on va aller expliquer aux électeurs du NFP qu'on a été responsable pour deux, pour trois, pour quatre. Et donc, ils vont avoir un gouvernement de droite qui va continuer des politiques macronistes sur le plan social, environnemental. Xavier Bertrand, moi, je suis dans son opposition au Conseil Rationnel. Je suis une écologiste.

Je ne peux pas dire que ça va être un bon Premier ministre pour l'environnement. Je ne peux pas dire que ça va être un bon Premier ministre pour les précaires. Vous travaillez avec lui au niveau de la région ? Oui, pour le bassin à l'industrie. Oui, mais attendez. Je ne vais pas expliquer à nos électeurs. Nous avons été responsables. Donc, vous avez un gouvernement de droite qui va continuer le macronisme, en gros, lui en même temps. Elle n'est pas possible. Mais qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous écoutent et qui se disent qu'en fait, elle est totalement sectaire ? Pardon, vous avez été capable de parler entre vous pour le Front Républicain pour vous faire élire ?

Si vous voulez qu'on parle de la crise démocratique, c'est impossible. Oui, mais si on veut parler de la crise démocratique, on en parle en entier. Et les médias ont aussi une responsabilité. Les politiques aussi. Tout le monde. On est dans une nasse inédite. Inédite. Et donc, soit on fait... Moi, je veux dire, c'est la faute des journalistes. Vous, c'est la faute des politiques. Et puis, les syndicats diront que tout le monde est nul. Et puis, on dira que c'est les syndicats.

12:25
Invité

C'est vous qui êtes venu pour répondre aux questions.

12:27
Présentateur

Oui, mais évidemment. Mais on ne peut pas être simpliste en fait dans la période. Vous voyez bien que ce que vous me demandez faire en disant Xavier Bertrand, finalement, c'est bien. Mais si, s'il n'avait nommé Xavier Bertrand, si Marine Le Pen n'avait pas mis son veto pour être claire. Et j'étais venue sur le plateau en disant Xavier Bertrand, impeccable, bravo, génial. Vraiment, on fait ça. Non, non, on ne s'en sure pas. Vraiment, c'est une chance pour la France. Vous m'aurez dit mais Marine Le Pen a dit ça. Je suis écologiste. Je ne vais pas vous dire que c'est une bonne idée. C'est pas notre tasse de thé.

12:53
Invité

Je ne suis pas d'accord avec lui. Mais on va pas...

12:55
Présentateur

Il y a un avantage sur plein d'autres noms que j'entends. C'est que le Front républicain, il sait ce que c'est et qu'il l'a fait. Ça ne suffit pas à être le Premier ministre qui rassemble tous les Français. Et surtout, quand on voit bien que pour le nommer lui, on doit s'appuyer sur les voies de la droite et la bienveillance de l'extrême droite sinon ça ne marche pas. Emmanuel Macron, par son comportement de tout sauf le NFP, s'est mis dans cette situation. Il est dans un tunnel. En fait, il a une seule solution, c'est de faire demi-tour de ce tunnel et d'aller à la lumière et de l'autre côté. 51% des Français veulent sa démission. De plus en plus de Français veulent sa destitution.

Et donc, si les autres partis ne veulent pas de l'UCCASTÉ. Mais ils ne voudront de rien. Les autres partis ne veulent de rien. Les macronistes, ils veulent un Premier ministre macroniste sauf qu'ils ont perdu au bout de 7 ans. Ce n'est pas de notre faute. Désolée.

13:35
Invité

Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologies sur France Info. Jusqu'à 9h, on vous retrouve juste après le fil info 8h46. Maureen Suignard.

13:44
Marine Tondelier

J'ai honte, je suis écœurée, glisse sur France Info. Marine Tondelier, la secrétaire nationale d'Europe écologie, les verts, alors que le pays est dirigé depuis 51 jours par un gouvernement démissionnaire. Emmanuel Macron est dans les cordes, selon elle, alors qu'il y a des urgences sociales et environnementales, dit encore Marine Tondelier. Le comité olympique Ougandais est mort de la marathonienne Rebecca Sheptegei qui a participé au GIO de Paris. C'est son compagnon qui l'a violemment agressé, qui l'a immolé par le feu il y a quelques jours. De nouveaux raids israéliens en Cisjordanie occupés, 5 morts selon le croissant rouge.

L'armée israélienne confirme un raid et dit avoir visé des terroristes dans un camp de réfugiés. Par ailleurs, Amnesty International demande une enquête internationale pour crimes de guerre contre Israël. L'ONG dénonce une campagne de destruction injustifiée dans la bande de Gaza. Le déluge, encore 7 départements maintenu en vigilance orange pour pluie-inondation de Lyon au Puy-de-Dôme. La circulation des trains est par ailleurs perturbée dans les Alpes-Maritimes après les précipitations des dernières heures. France Info

14:47
Invité

Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Braclia Et la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier et pendant ce temps il y a un budget à construire au moins 110 milliards d'économies en 4 ans. C'est l'effort économique qu'il va falloir pour éviter que les comptes de la France coulent davantage. C'est l'alerte d'une note du Trésor rendue publique avant hier soir. On fait comment Marine Tondelier ?

15:09
Présentateur

Il faut quand même se rendre compte que ce temps qu'on met ces 51 jours depuis lesquels on a un gouvernement démissionnaire qu'on ne remplace pas fait qu'en fait personne ne prépare ce budget. C'est l'équipe sortante qui le fait mais qui est contrainte de gérer les affaires courantes qui n'a pas le droit de faire autre chose. Alors ils se permettent quand même de prévoir des milliards et des milliards d'économies encore supplémentaires.

15:29
Invité

Mais est-ce que vous qui aspirez à gouverner vous vous préparez potentiellement

15:32
Présentateur

que pour eux faire des milliards d'économies dans les services publics dans l'écologie etc ce soit considéré comme des affaires courantes c'est très révélateur de ce qu'ils ont fait depuis 7 ans. Mais nous bien sûr qu'on a travaillé tout l'été et on était prêts le 27 juillet on était prêts début août mi-août fin août et vous êtes prêts

15:49
Invité

avec ce nouveau scénario parce que ce chiffre de 108 milliards a trouvé

15:52
Présentateur

c'est que la date butoir c'est le 1er octobre c'est la date à laquelle l'Assemblée nationale doit recevoir tous les documents budgétaires des milliers de pages des milliers de pages et quand je vous dis qu'il fait son gaulois réfataire et qu'il pratique une forme très perverse d'obstruction ce que je lui ai dit aussi et auquel il n'a pas grand chose à répondre en disant ah mais pardonnez-moi si vous ressentez ça vraiment je m'inscris en faux bah oui tu ne me démontres pas non plus l'inverse il fait en sorte qu'aucune autre politique que la sienne ne soit possible parce qu'une fois que le budget le vote du budget sera passé vous voyez bien qu'on aura pour 2025 cranté un certain nombre de choses et en fait ce qu'il est en train de faire c'est lutter pour la préservation des privilèges des privilégiés et lutter pour qu'on ne puisse pas infléchir cette politique pour plus de justice sociale et voilà faire en sorte que les plus riches payent plus d'impôts et que les plus précaires soient plus aidés plutôt que la réforme injuste de l'éducation de chômage que la réduction des services publics que le manque d'argent pour l'école pour les hôpitaux et que les coupes budgétaires pour l'écologie c'est un choix vous n'avez pas répondu

16:54
Invité

à ma question on fait comment ? 110 milliards à trouver sur 4 ans

16:58
Présentateur

mais premièrement sachez quand même que quand l'Europe par exemple nous dit attention déficit ils ont raison de le dire c'est leur travail mais l'Europe ce qu'ils regardent c'est pas le niveau des dépenses c'est l'écart entre les dépenses et les recettes et ce qu'a fait ce gouvernement depuis 7 ans c'est baisser les recettes parce qu'ils ont voulu faire des cadeaux fiscaux à leurs électeurs et à leur camp politique c'est-à-dire les plus riches 40 milliards en moins par an et donc moi quand Bruno Le Maire qui se permet des leçons de morale toutes les semaines sur si c'est le nouveau front populaire ce sera le déclassement mais les déclassements chers amis c'est maintenant on se fait quand même sanctionner par les marchés quand même sanctionner par l'Europe quand même sanctionner y compris par la cour des comptes la cour des comptes c'est pas des gauchistes de je sais pas quoi c'est la cour des comptes ils disent ça ne va pas ça nous emmène dans le dur budgétairement et la dette il y a de la bonne dette la dette en soi c'est pas grave si c'est de la dette qui investit dans l'avenir qui travaille pour la transition écologique même les plus grands économistes aujourd'hui le reconnaissent qui fait en sorte qu'on réduit la fracture sociale mais là ils ont commis l'exploit mondial d'avoir 1000 milliards de dettes en plus en 7 ans on est passé de 2000 milliards de dettes à 3000 milliards de dettes en ayant 9 millions de pauvres jamais aussi nombreux jamais aussi pauvres plus une inaction climatique c'est ça si vous arrivez au pouvoir non mais juste pour dire que tous ces gens qui nous donnent des leçons de morale budgétaire tout l'été le NFP ceci cela mais c'est pas des leçons de morale qu'ils doivent nous donner c'est des excuses qui commencent par s'excuser par faire preuve d'un peu d'humilité c'est leur bilan mesdames et messieurs les spécialistes mondiaux de l'économie des banques de la finance qui sont tellement sérieux que personne n'arrivera jamais à leur cheville c'est ça leur bilan est-ce que vous êtes prêts à faire des sacrifices sur ce que vous aviez prévu parce qu'il y a une nouvelle donne nous attendez les choses sont simples on pourra financer des choses à condition qu'on lève de nouvelles ressources des nouvelles recettes des nouveaux impôts et pas que des impôts mais par exemple quand on parle de taxer des super profits c'est 15 milliards de recettes par an on parle de l'ISF climatique on parle de réajuster un peu les impôts sur les sociétés parce qu'aujourd'hui les TPE et les PME sont relativement moins aidés que les plus grands groupes celles qui n'ont absolument pas besoin d'aide et tout le monde est d'accord j'étais chez Unpas de France il y avait 3000 chefs d'entreprise j'ai été accueillie comme jamais je pensais être accueillie chez des chefs d'entreprise parce qu'ils disent merci ils vous disent des choses justes qu'il faut aider tout le monde mais que ce soit juste que des grands groupes à qui on donne des milliards sans aucune conditionnalité ni de maintenir l'emploi en France ni de faire attention à l'environnement ni de finances de payer ses impôts pour payer les services publics ça leur paraît la base à plein de chefs d'entreprise il faut revoir la fiscalité mais il y a un autre sujet qui justement est au coeur des négociations avec le président de la République c'est la réforme des retraites au NFP vous êtes toujours pour l'abrogation de la réforme évidemment mais c'est un enjeu à 15-20 milliards d'euros et là encore la situation économique de la France vous rattrape oui mais en fait je ne pense pas que les français les syndicats les partis politiques de gauche soient plus bêtes que le gouvernement c'est-à-dire qu'on est des gens sérieux qu'on a travaillé que ce qu'on propose oui c'est d'abroger cette réforme immédiatement et s'il nous nomme c'est fait le lendemain on sait le faire et ensuite oui il faudra une autre réforme des retraites et comment on va la faire parce que la méthode ça compte beaucoup en politique c'est ça qui a abîmé la France c'est la verticalité la brutalisation de la politique c'est l'Assemblée t'es pas d'accord 49-3 les manifs t'es pas d'accord on t'envoie à la police donc les retraites vos solutions non mais juste du coup nous on travaillera on fera le dialogue social on en a parlé avec Marie-Elise Léon on en a parlé avec Sophie Binet avec tous les syndicats de ce pays nous ferons une conférence sociale et nous travaillerons ensemble à un modèle plus juste

20:20
Invité

avec des cotisations sociales supplémentaires

20:23
Présentateur

si vous pensez qu'avec Emmanuel Macron nous sommes allés sur le fond j'ai le regret de vous annoncer que non en fait vous avez pas parlé de la réforme des retraites avec Emmanuel Macron non mais par ailleurs je pense qu'il sait ce que je pense et que je sais ce qu'il pense c'est pas vraiment ça sur le quoi on allait se mettre d'accord mais vous vous considérez

20:36
Invité

que c'est quand même quelque chose de déterminant de savoir si oui ou non dans la nomination du prochain Premier ministre

20:40
Présentateur

ce que je veux vous dire c'est que la méthode sera très importante et que Emmanuel Macron et son équipe son entourage ont peur des corps intermédiaires ils les ont méprisés et en fait tout ce qu'ils ont méprisé on veut le réhabiliter les services publics les corps intermédiaires la démocratie le respect en politique la transparence tout ça en vulnérabilité donc comme c'est l'inverse d'eux c'est sûr que ça leur fait peur et qu'ils n'ont pas envie d'y aller immédiatement mais je vous le dis ça fait des semaines que je le dis et vous verrez il n'aura pas d'autre choix à la fin que de nommer Lucie Castel ou un autrement du NFP c'est même pas vraiment non la question Lucie Castel même vous le direz c'est pourquoi faire et le pourquoi faire il n'a pas le choix et vous avez raison on n'a pas de majorité absolue je le sais je suis dans la modestie mais ils ne peuvent pas être dans le déni nous n'avons pas de majorité absolue mais la majorité la plus large la plus cohérente et la plus stable c'est celle que nous proposons et elle a la mérite de la transparence attendez elle a la mérite de la transparence on a été aux urnes ensemble pour essayer de trouver des compromis

21:35
Marine Tondelier

quand déjà

21:35
Présentateur

on fait le constat qu'on n'a pas la majorité absolue qu'elle est juste relative on essaie de trouver des alliés à l'Assemblée nationale est-ce que vous avez fait cet effort je suis dans une position particulière parce que je ne suis pas parlementaire mais cet été Lucie Casté et les présidents de groupes parlementaires du Nouveau Front Populaire dont la présidente écologiste à l'Assemblée Cyril et Châtelain et le président écologiste au Sénat Guillaume Gontard ont pris la plume ont écrit en toute transparence aux parlementaires parce que ce courrier a été rendu public et leur ont proposé une méthode une méthode avec des objectifs prioritaires les services publics la santé l'éducation l'écologie le pouvoir d'achat c'était transparent ils ont proposé une méthode en disant à la seconde nous nous serons nommés nous vous réunirons nous travaillerons avec vous dans le périmètre de l'arc républicain et c'était transparent et je vais vous dire quand on dit vous n'avez pas de majorité on a réussi à faire ce courrier ensemble pendant ce temps-là Gabriel Attal faisait un courrier tout seul avec Stéphane Séjourné pour Renaissance Edouard Philippe faisait un autre courrier pour Horizon et le Modem la troisième composante de l'ex-majorité présidentielle disait dans la presse il ne faut surtout pas faire de courrier c'est une mauvaise idée c'est ça la majorité alternative ça ne marche pas donc pour vous la solution c'est Lucie Casté une information parue dans le magazine Marianne est-ce que c'est vrai que Lucie Casté a envoyé un devis au Nouveau Front Populaire pour obtenir une enveloppe de 51 000 euros pour son équipe et pour son bureau en plus d'un salaire de 9 000 euros non c'est pas vrai que Lucie Casté a envoyé un devis au Parti Nouveau Populaire pour dire je veux l'argent ou j'arrête tout il n'a jamais existé Lucie Casté elle a été appelée un jour pour lui dire on est tombé ensemble d'accord sur ton nom entre 4 chefs de Parti Nouveau Front Populaire dans la situation politique que tu connais es-tu d'accord pour relever le défi elle a demandé quelques minutes de réflexion c'est sain et là où beaucoup de gens ont pu se dire elle va dire non comme tous les autres que je vois défiler qu'on appelle pour Matignon Lysnard qui dit non il y a des intempéries je ne peux pas plus personne n'a envie d'y aller elle a eu le mérite et le courage l'honneur même d'accepter cette mission qu'il a mise dans une situation professionnelle fragile puisqu'elle a dû elle était en congé 15 jours mais après ces 15 jours elle savait qu'elle n'aurait plus de revenus qu'il a mise dans la nécessité de réunir une équipe autour d'elle et évidemment dans les premières 24 heures imaginez quand même le courage qu'elle a et puis elle dit juste comment je vais faire en termes d'équipe et voilà ils lui font en directeur de cabinet une chef de cabinet quelqu'un qui s'occupe de la presse des choses logiques ou même nous on lui dit on réfléchit ensemble à comment on va faire et donc on lui dit les chefs de parti de leur propre initiative lui disent si tu as besoin de financer une équipe on te trouve un budget on va mutualiser comme on utilise des tas de dépenses entre nous des salles pour faire des conférences de presse etc donc les 51 000 viennent de chez vous nous lui avons fait une proposition je précise que pour l'instant elle s'est débrouillée et je l'en remercie elle je remercie tous les gens qui travaillent bénévolement autour d'elle c'est à dire une cinquantaine de personnes dont 3 qui sont quasiment en plein temps qui le font bénévolement et la logique de tout le monde en particulier Lucie c'est de dire tant que ça fonctionnera comme ça on fonctionne comme ça et quand je pense elle a quitté la mairie de Paris bah vous avez suivi dans la presse comme moi les infos je vais pas vous faire son CV et ses entreux qui en embauchent sur le plateau mais en fait ce que je trouve détestable en politique et dans le milieu politico-médiatique actuel c'est qu'on a une jeune femme qui est exemplaire qui est courageuse et on va lui mettre une polémique sur des sommes qu'elle n'a même pas touchées et qu'elle n'a même pas vraiment demandées on cherchait juste à avoir une information c'est pas une polémique

24:49
Invité

c'était une information

24:50
Présentateur

pour moi c'est clarifié on peut passer à autre chose

24:52
Invité

vous avez parlé de chaos tout à l'heure Marine Tondelier est-ce que chaos et manifestation pour appeler pour certains en tout cas la destitution du président de la république après-demain notamment à la peine de la France insoumise non mais c'est une question c'est une question est-ce que voilà faire pression notamment sur le président de la république dans la rue aujourd'hui c'est approprié compte tenu de la situation

25:11
Présentateur

il y a un seul problème aujourd'hui c'est l'entêtement du président de la république et donc on ne peut pas reprocher aux françaises et aux français d'où qu'ils viennent politiquement quelle que soit leur manière de le manifester de vouloir faire quelque chose certains vont dire moi je signe une pétition pour sa destitution d'autres vont vouloir dire moi je manifeste trois vont dire moi je râle devant ma télé et j'attends qu'ils se débrouillent chaque réaction est légitime vous y serez à la manif ? plutôt dans le nord parce que c'est la braderie de rentrer des limbeaux le dimanche et que je serai chez moi

25:38
Invité

Marine Tondelier secrétaire nationale des écologistes invitée de France Info ce matin ça est débrouillent

25:53
Locuteur

vous vous vous