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interviewSud Radio· 12 février 2026 11 min

Eric Revel : "Je suis contre Macron qui veut lancer un emprunt européen !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

20h [musique] Frédéric Brindel Cécile de Minibus ça chauve dans ce studio hein avec Frédéric Brindel il vous êtes chaud comme une baraque à frite aujourd'hui mais faut pas faut pas vous lancer he ouais le problème c'est qu'en face de nous il y a Sébastien Ménard et Éric Revel deux hommes qui ne s'aiment pas voilà donc on se respecte on se respecte on se provoque en duel régulièrement ça va finir dans une cage de MMA bien [rires] que le duel soit interdit depuis le dernier qui avait opposé Gaston de fer, je sais plus qui. Je sais pas sur lequel je je parierai. Bah ça dépend si on y physiquement ou intellectuellement.

Si c'est physiquement, c'est moi je donnerai aucun coup bas. Oui, mon voisin, je ne sais pas. Mais il a une parole singlante et ça fonctionne aussi avec Pascal Gérald qui est avec nous, chef d'entreprise.

Et tout de suite bah on va vous donner l'occasion de de vous battre par la le le verbe, c'est le seul contre tous. Les vraies voix sud radio, seul contre tous. Et on va commencer par Frédéric Brindel.

Tiens. D'accord. D'accord.

Moi, je vous amène sur le débat concernant la réquisition des logements vacants relancés par une proposition de loi. Le texte est examiné aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Il prévoit d'autoriser les maires à réquisitionner des locaux en faveur des sans-abris, des mal logés au même titre que les préfets.

La question de fond reste, chers amis, que faisons-nous des gens englués dans la misère ? Souvenons-nous de l'ordonnance de 47. L'État avait réquisitionné 88000 logements, le président Jacques Chirac entre 95 et 97 et puis la loi de réquisitions attributaire pour logement vacant qui avait été voté en juillet 98.

Depuis, plus rien. Les foyers d'accueil débordent, les gens dorment dans la rue ou dans leur voiture quand ils en ont une. Ça ne peut satisfaire personne, vous en conviendrait, j'espère.

Parallèlement, la Fronte s'organise et ne satisfait là encore personne. Résultat, le phénomène intolérable du squad des logements de particulier en est ben la preuve et il prend de l'ampleur. Pour le contourner, la solution n'est-elle pas finalement d'encadrer une mise à l'abri des gens dans des lieux laissés en jacher.

Il le faudra bien d'ailleurs, paraît-il, un 800 m² àenue Foche est actuellement inoccupé. La réquisition des logements vacances est un peu comme les trafics. Pour les enrayer, ne faut-il pas légaliser la consommation ?

Surtout quand la matière première ne tue pas, mieux quand elle est la vie. H h Alors, juste une petite précision, mon cher Frédéric, parce que vous êtes expert sur le sujet. On parle de réquisitionner des logements publics ou des logements privés ?

Priv. Oui. Et on parle de locaux en général, c'estàdire que ça peut être je vais vous dire mon sentiment.

C'est un scandale. C'est juste un scandale. L'État L'État est incapable aujourd'hui et depuis plusieurs années d'avoir une politique du logement, de construire du logement.

Je rappelle qu'il y a 3 millions de ménages qui attendent des logements sociaux dans ce pays. Donc c'est d'abord Macron avait dit qu'il plus personne dormirait dans la rue. Bon, c'est d'abord l'échec de cette politique là.

Il y a aucune stratégie demander au promoteur les normes qui s'empilent pour construire des logements. Donc déjà voilà, l'État n'a pas fait son job. Et alors l'État qui ne fait pas son job voudrait réquisitionner des logements privés.

Alors moi évidemment je compatiss. Bon on a quand même 800 à 900000 immigrés illégaux dans ce pays hein. Bon je compatis l'État qui n'est pas capable l'État qui n'est pas capable d'avoir de construire des logements sociaux voudrait réquisitionner des logements privés.

Vous qui la musique je vous renvoie sur Maxime le forestier comme un arbre dans la ville. On peut faire des des logements partout. On aura plus aucun aucun espace.

Non non mais non mais non mais non. On fait pas des logements partout. Mais en tout cas euh moi je trouve ça scandaleux.

Alors j'aurais pu être dans la bienpensance, vous dire formidable euh réquisitionnons des logement privés euh tous ceux qui qui n'arrivent pas ou qui ne veulent pas louer leur appartement qu'on les saisisse, qu'on les réquisitionne et cetera. Mais franchement je rappelle mais c'est c'est un naufrage de l'État sur ce secteurlà. C'est c'est pas qu'un naufrage de l'État, c'est un naufrage de l'éthique.

Accessoirement l'une des premières libertés dans un pays libre, dans une démocratie, c'est le droit à la propriété. Donc euh on n'est pas euh Ouais, mais le droit au logement si. Non non mais attendez, le droit à la propriété c'est aussi un droit.

C'estàd que celui qui est propriétaire de son bien euh il a le droit d'en jouir comme bon lui semble. Voilà, s'il décide de de de laisser son logement vacant en lieu et place de le louer, c'est son droit le plus absolu. Moi, je vais vous dire la vérité, dans la ville dans laquelle je suis encore élu pour quelques semaines, je suis contre les réquisitions.

Je suis contre ça. Voilà. Si on veut construire du logement, on peut construire du logement.

Il y a des poches foncières, il y a euh des biens qu'on peut raser, sur lequels on peut évidemment densifier, donc monter hein, grimper un petit peu en hauteur. Aujourd'hui, la réalité c'est qu'effectivement dans ce pays, et là monsieur Revel a raison, nous nous n'aimons pas nous n'aimons pas l'immobilier, nous n'aimons pas le béton, nous n'aimons pas toutes ces activités qui sont C'est heureux, il me semble. Non, non, mais attendez, mais attendez, attendez, demandez dans dans les zones industrielles s'ils aiment le béton.

Attendez, il y a il y a aujourd'hui aujourd'hui monsieur Brindel, quand vous êtes né, vous êtes né, vous avez une cinquantaine d'années, il y avait 2 virul Attendez, attendez, laissez-moi laissez-moi laissez-moi s'il vous plaît, laissez-moi juste vous faire une démonstration qui est factuelle, qui est anthropologique. Quand vous êtes né, monsieur Brindel, il y avait 2,7 milliards de bipèdes sur cette planète. Il y en a près de 8 milliards aujourd'hui.

Donc évidemment qu'il faut densifier, évidemment qu'il faut loger et nourrir tout. Vous dites on gage justement il y a des endroits qui ne servent à rien. Donc on les git ce que je dis c'est qu'encore une fois encore une fois cristalliser le débat sur les salots de riches qui ne mettraient pas mais mais bien sûr que ça mais bien sûr que c'est ça le sujet le sujet.

Si vous vous de droite he effectivement sujet 30 secondes pour Je pense que vous parlez d'une solution d'urgence en terme de réquisition réquisition de biens privés comme on disait tout à l'heure ça doit être quand même super encadré parce que pour combien de temps, comment, à quel prix, qui va payer et cetera et cetera. Ça me paraît super compliqué. Alors, l'effet d'annonce qui consiste à dire "On va réquisitionner, c'est bien, mais la mise en pratique me paraît extrêmement difficile." Bah, c'est tout l'enjeu de cette situation.

Si quelqu'un d'intelligent peut organiser, ça me semble être du bon sens [musique] tout simplement. Mais non, pas du tout. Merci beaucoup Frédéric Brindel.

Éric Revel, c'est votre tour. Emmanuel Macron va lancer un grand emprunt européen. Ah oui, et vous êtes contre, il est en boucle.

Alors non mais si vous voulez euh alors non je non seulement je suis contre mais depuis qu'il a donné cette interview à la presse étrangère et au journal Le Monde euh les Allemands le chancelier vous savez son ami chancelier Merz est monté au créneau pour dire mais décidément ces pauvres Français ils ont jamais une idée meilleure qu'une autre. Pourquoi il faut être contre ? Parce qu'en réalité Emmanuel Macron a fait plus de 1000 milliards d'euros de dette supplémentaire.

Donc en fait la capacité d'empreinte de la France est en train de sétioler. Donc on essaie de construire un paravant européen en disant on va émettre des eurobons c'est-à-dire des obligations européennes avec des taux d'intérêt sans doute plus bas parce que tous les pays sont pas du tout dans le situation financière en Europe. Donc on va essayer d'emprunter globalement en Europe pour essayer de faire les les fins de mois français.

Je pense que Emmanuel Macron, il a qu'une seule visée, je vais vous le dire. Il parle de souveraineté européenne, il parle d'emprunt européen. En fait, son job, son futur job qu'il vise, c'est d'y aller, c'est d'être président de la Commission européenne à Bruxelles et de remplacer la fameuse Ursula Vlon.

Mais si vous voulez, on peut pas faire endosser aux autres le fait qu'on est incapable chez nous pour l'instant de faire des réformes d'état qui vont faire baisser la dépense publique ou le déficit budgétaire. Voilà. Et d'ailleurs, ben regardez, vous verrez le chancelier Mertz a dit "No way euh for sure Emmanuel Macron".

Pas pas pour pas tout à fait pour les mêmes raisons que vous évoquez hein. Bah si parce que mais parce que tous les pays qui sont fru en Europe et il y a des pays qui sont en excédent budgétaire qui ont fait des réformes, l'Italie, le Portugal, l'Espagne nous donne les leçons sans parler des pays du Nord, monsieur Sébastien Mardin. Et bien et bien ces pays-là, ils disent "Mais nous prenez pas pour des idotes, vous êtes incapable de faire des réformes et vous voulez emprunter au nom de l'UR." Mais non, allez, on y va.

Non, mais la réalité la réalité c'est que vous avez deux conceptions quelque part qui s'opposent. Vous avez l'orthodoxie budgétaire des pays scandinaves et et et évidemment de l'Allemagne. Et puis vous avez une vision, j'ai envie de dire un petit peu plus un petit peu plus ouverte sur sur la dette qui est qui est celle de de Macron et il est pas le seul.

Après, moi je ne suis pas choqué à l'idée d'avoir des dettes structurelles, des emprunts européens. Si ça construit, si on arrive à construire une armée européenne, si on arrive à faire à adresser des chantiers qui sont utiles, je dirais, à l'intégralité de le de l'Europe et de la Communauté européenne, mais s'il s'agit effectivement avec cette dette de racheter de la dette ou de patcher les dettes des États et cetera sur notamment des dettes de fonctionnement parce que parce qu'on est incapable de réformer un certain nombre de pays dont la France, là je suis d'accord avec vous monsieur Revel mais vous racontez beaucoup de non parce que vous êtes d'accord avec moi. nos amis allemands, ils sont drôles parce que c'est quand même eux qui ont inventé le principe hein théorème de Schmid, les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain.

Donc ce que dit le président Macron, c'est on investit et d'ailleurs dans des domaines l'intelligence artificielle, la transition écologique, le quantique, on est bien obligé. Donc il y a bien un moment et puis moi je vous pose la question à quoi ça sert l'Europe ? C'est dit P qui aurait pu le chanter aussi.

L'Europe ça sert bien à mutualiser sur 20% on arrête tout de suite l'Unis la dépense publique quand c'est de l'investissement de la croissance et de l'emploi on est tous pour mais là c'est pas le sujet mais non c'est pas le sujet faut bienancer quelque chose. Mais en réalité, c'est la veu qu'avec l'état de nos finances publiques, on est incapable dans ce pays d'investir d'investir pour créer vous pouvez rien faire parce que vous êtes pied et et point lié par l'Europe et puis alors quand il fait quelque chose avec l'Europe, on lu dit bah non parce que c'est pas bien. Bah moi je dis que l'Europe si ça doit servir à quelque chose, ça doit servir à ça.

Allez, vous m'avez coupé l'herbe sous le pied parce que j'allais demander de quoi était composé de quoi a était composé cet emprunt, qu'est-ce qu'on mettait dedans parce que visiblement c'est pas très c'est pas très détaillé. On ouvre un un emprunt et on met tout dedans. Tous les problèmes qu'on met tout dans l'emprunt et on dit "On va faire un emprunt et alléluia, ça va résoudre tous les problème".

Bah comme le sujet précédent, ça me paraît aussi difficile à mettre en œuvre. H absolument. Merci beaucoup messieurs.

Vous n'avez rien à rajouter. Ah bah je pense que j'ai été clair hein. D'ailleurs, tout est un anti-européen primaire.

Non, je suis un anti-Europe fédéral. Moi oui, je suis pour seul. Vous n'avez pas le monopole de l'anti-Europe fédérale. [rires] J'aime pas cette Europe là.

Voilà. Moi non plus. Allez, cette petite camomie vous fera du bien les amis.

On va rester avec nous dans un instant. L'info en plus, cette tempête Nil, c'est un bilan de la journée. On va en parler dans quelques instants avec l'un de nos journalistes Franck Payanav qui est en direct de Toulouse et puis surtout d'un d'un spécialiste aussi qui sera avec nous, le président du département de la Haute Garonne, Sébastien Vincini.

On en parle dans un instant. Soyez les bienvenus. Sud radio, parons vrai.

Parlons vrai. Sud Radio, Parlons vrai. Sud radio, pars.