COUPE DU MONDE : LE SCANDALE QUE LA FIFA COUVRE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quand tu refuses un arbitre parce qu'il est somalien, c'est vraiment craché à la face de toute l'Afrique. C'est pas les Palestiniens qui vont jouer au football puisque la plupart sont handicapés, ont été massacrés. On peut pas faire la guerre sans les États-Unis.
En Israël, tout le monde dit "On peut se passer des États-Unis, on peut faire sans eux, c'est faux." Bonjour et bienvenue dans Géostratégics, l'émission qui décrypte l'actualité internationale avec Pascal Bonifas, notre spécialiste en géopolitique. Au programme de notre émission, la Coupe du monde de football a démarré ce jeudi 11 juin 2026 à Mexico, au Mexique.
La compétition se déroulera à la fois au Mexique, mais aussi aux États-Unis et au Canada. Jamais une Coupe du monde n'a été aussi polluante dans l'histoire du football selon plusieurs organismes scientifiques. Trois pays, 16 stades, 48 équipes, 104 matchs.
On aurait pu s'arrêter à l'aspect environnemental de l'organisation de cette Coupe du monde, mais d'autres aspects géopolitiques sont également à prendre en compte. La politique migratoire discriminante de Donald Trump est sous le feu des projecteurs. Traitement différencié selon les nationalités avec le renvoi par exemple d'un arbitre somalien pourtant sélectionné par la FIFA.
Bref, des questions se posent également autour de l'arrivée de l'équipe de foot iranienne dans un contexte de guerre avec l'Iran. Et finalement, que fait la FIFA dans tout ça ? Quelle relation le président de la Fédération internationale de Football Janny Infantino entretient-il avec le président américain ?
C'est ce que nous verrons en première partie d'émission. Après le sport, retour à la guerre entre les États-Unis et l'Iran, toujours pas d'accord trouvé entre les deux pays pour mettre fin à cette guerre après plus de 100 jours de conflit. Et à côté de ça, Israël continue de bombarder le Liban et d'envahir chaque jour un peu plus le pays.
La semaine dernière, l'armée israélienne s'est notamment emparé de la forteresse de Beaufor située en surplomb du fleuve l'Itanie, un site qui a longtemps occupé une place stratégique dans l'histoire conflictuelle entre Israël et le Liban. Pascal Boniface nous donnera son analyse de la situation tout à l'heure. Alors Pascal, cette coupe du monde démarre dans un contexte qui n'est pas sans rappeler celui du Qatar en 2022.
Pourtant, il y a une différence frappante. À l'époque, les débats sur les droits humains étaient quasi omniprésents. Aujourd'hui, malgré la politique migratoire très restrictive de Donald Trump, malgré les discours aussi racistes visant certaines populations, notamment les populations immigrées, malgré les discours transphobes aussi, on pense à la boxeuse algérienne Iman Relif qui a pris cher et qui n'est pourtant pas une athlète transgenor.
Malgré aussi les alertes sur l'impact environnemental de cette coupe du monde, les appels au boycottent beaucoup plus faibles. Alors, comment vous expliquez cela ? Est-ce que c'est parce que les États-Unis restent perçus comme une démocratie ou parce qu'il est plus difficile de remettre en cause Washington que DOA ou Moscou ?
Bien sûr, il y a un peu de tout ça. Enfin, déjà les appels au boycottes, ils ne ils n'ont jamais marché. Il y a pas eu de boycotte.
Enfin, l'Italie, on peut dire que l'Italie a boycotté la coupe du monde en Russie, au Qatar ou aux États-Unis, mais c'était un peu involontaire. Donc une équipe qui est qualifiée y va. Et par rapport au boycot, événement sportifs, je me m'interroge toujours un peu parce que ceux qui réclament un boycotte font pas de sport.
Ils demandent pas de qu'on boycotte tout le pays. C'est juste le sport qui doit faire l'objet d'un boycotte. Ces gens-là demandent pas qu'il y ait plus de films qui soient exportés dans le pays qu'on veut boycotter, qu'on arrête les relations commerciales.
Donc en fait quelque part, il y a l'idée que le sport c'est pas grave, c'est pas important. Il y a une sorte de mépris du sport dans les appels au boycotte. Par contre, on peut très bien ne pas rester muet.
Et effectivement, comme tu l'as remarqué, les appels au boycott pour le Qatar, pour la Russie était comme ce sont des pays non occidentaux, un pays arabe, un pays rival du monde occidental qui en 2008 qui avait pas encore déclenché la guerre contre l'Ukraine. Il y avait beaucoup plus d'appels au boycott que pour les États-Unis. Et on voit bien là que en fait les responsables politiques européens n'osent rien dire par rapport à Trump parce qu'ils ont peur de se faire engueuler par Trump.
Ils ont peur de déclencher sa colère. Par contre, et ça c'est bien, c'est que y compris la presse sportive a vraiment l'équipe a fait de très bons titres là-dessus, couvre bien. D'habitude, la presse sportive est très timide pour parler de politique en disant faut pas mélanger le bon et là quand même il voit bien que ce que fait Trump est tout à fait inacceptable et il se retranche pas derrière une sorte de soi-disante neutralité du sport.
Donc effectivement Trump il a un ingent de politique intérieure, il sait qu'il déplaît au monde entier. quand tu refuses un arbitre parce qu'il est somalien parce que c'est bien ça, c'est parce qu'il vient de Somalie et que Trump a déigné une minorité américaine d'origine somalienne dans une ville américaine, il a dit "Le pire sur la Somalie, c'est pas un pays, ils savent que se battre et cetera." Donc après, ils ont inventé qu'il aurait été lié à un groupe terrorisme et c'est le baratin après.
Donc en fait, c'est parce qu'il est somalien. Donc c'est pas pour ce qu'il fait, c'est pour ce qu'il est que Trump lui a donné l'accès. Et ça c'est vraiment craché à la face de toute l'Afrique parce que monsieur Omaratan était le meilleur arbitre africain l'an dernier et la Somalie, ils sont 198e au classement FIFA sur 211.
Ils ont aucune chance de participer à la Coupe du monde. Les Somaliens étaient très fiers d'avoir un arbitre qui puisse représenter leur pays à la Coupe du monde. Et lui aussi était très heureux et c'est parce qu'il est somalien et africain.
Donc ça a été ressenti comme une insulte par tous les pays africains. Et je dirais qu'il y a une double faute. Il y a la faute de Trump qui bah en fait prouve son racisme de même que il y a des pays où on interdit aux supporters de venir.
Donc on voit bien le programme raciste de Trump mais le pire c'est que la FIFA accepte. Et Janny Fantino a dit hier ah mais on n'est pas les maîtres du monde, on peut faire ce qu'on veut. Bullshit baratin.
En fait il il aurait pu protester. Moi on me raconter en 96, il y a le tirage au sort de la coupe du monde 98 qui a lieu en France. C'est Joa Blanche est le président de la FIFA.
Le tirage ch doit lieu doit lieu au caroussel du lourd. Mais je avant je veux inviter tous les pays membres de la FIFA. Les français disent non faut pas inviter la Libye, on n'est pas copain avec eux en ce moment. la Libye ne pourra pas participer à ça.
Jo je dis bah oui d'accord je comprends. Donc on va faire le tirage au sort ailleurs et si vous voulez pas, on peut même faire la coupe du monde ailleurs et donc la Libye a dû enfin le pouvoir sportif s'est imposé. Là en fait Janine Fantino, il est passif parce que il est lié intimement aux États-Unis.
Il a été mis en place et c'est lui qui a trahi Michel Platini. C'est lui qui a participé faut se rappeler qu'il y a eu un raid du FBI en 2015 pour soi-disant nettoyer la FIFA et ils ont des complicités intérieures à l'UEFA et la FIFA. Et ensuite Jenny Fren est arrivé, donc il est dans la main des Américains et puis lui tout ce qui est homme fort, il est très servide.
Il a quand même été jusqu'à donner un prix FIFA de la paix qui n'existait pas, qui n'a jamais existé, qui vient créé à Donald Trump. Donc c'est le lège bot mois quoi, enfin de l'année vraiment plus lèche bot que lui, c'est vraiment compliqué. Et donc en fait, il y a effectivement le discours raciste de Trump qui s'adresse à son opinion intérieure en disant on en reparlera tout à l'heure, je suis dans la NAS pour l'Iran, tout va mal, mais regardez et encore un truc que je sais faire, c'est refuser des étrangers sur le sol américain.
Et donc il s'en fout d'être dans le monde. Il le sait bien, c'est pas son sujet, c'est pas son problème et en fait il a va encore augmenter son discrédit mais il flat son électorat. Et là, on voit bien que bah le rouge de la honte n'est pas venu en pourprè le visage ni de Trump ni de Fantino, mais il aurait dû parce que ce qu'ils ont fait tous les deux est proprement honteux.
Alors, tu l'as dit, les journalistes font leur travail, notamment ceux de de l'équipe, par exemple, un média français. Les ONG aussi font leur travail en dénonçant l'organisation de cette coupe du monde. Euh mais rien ne change finalement.
Est-ce qu'il y a pas une forme de résignation face à cette puissance américaine ? Oui, effectivement. Alors, il est un peu tard pour changer cela.
C'est vrai que les conditions d'attribution étaient contestables parce qu'en fait, on l'a donné aux États-Unis pour se faire pardonner de l'avoir donné au Qatar en 2022 à la place des États-Unis et ça était candidat pour 201022 et en fait le raid FBI sur la FIFA, c'est parce qu'ils n'ont pas eu la coupe du monde 2018-2022. Donc en compensation, on leur donne 2026. Et à l'époque, Trump avait menacé les pays qui ne metaient pas pour lui de sanction.
Jamais on a vu ça. Jamais. Tous les chefs d'État plaident pour leur propre candidature, mais jamais un chef d'état n'a menacé de sanction d'autres.
Et Infantino a laissé, c'est en 2018, l'in a laissé tout à fait faire. Donc effectivement, il y a de plus en plus la FIFA doit se remettre en cause parce que là, il y a quand même une très grande impopularité par rapport à ce qui est fait et Infantino est vraiment sur la selle. il est il va pas il est en place, il sera pas renversé mais de plus en plus il y a des gens qui le critiquent et j'espère que des joueurs, des entraîneurs vont protester sur place contre la ce que fait Trump et ce qui se passe.
Hm hm. Alors autre sujet, l'impact environnemental. Selon l'organisme britannique Scientist for Global Responsibility, cette coupe du monde pourrait générer près de 9 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions annuelles d'un pays comme Chypre.
Euh et donc un petit pays situé dans la Méditerranée environ donc deux fois les émissions du mondial au Qatar. [grognement] Alors dans le même temps, la FIFA multiplie les engagements en faveur du développement durable en étant tout en étant sponsorisé donc par le géant pétrolier saoudien Aramko depuis le contrat à 9 milliards de de dollars en 2024. Donc c'est devenu l'un de de ses plus grands partenaires.
Est-ce qu'on peut parler de green washing ? Est-ce que la FIFA utilise les enjeux environnementaux comme un outil de communication ? davantage que comme une véritable.
Ils ont aussi des slogans qu' la FIFA c'est le slogan contre le racisme et donc on laisse le racisme s'installer maîtriser avec Trump. Donc il y a des contradictions en même temps par rapport on sort aussi toujours le cours viental pour le sport, jamais pour les événements culturels, jamais pour c'est toujours un peu le sport qui est la cible et ça moi ça m'agace un peu parce que effectivement beaucoup d'intellectuels ont le plus grand mépris pour le sport et c'est toujours la chose qui devrait bon alors effectivement il faut limiter les émissions. Là, c'est sur trois pays, donc il y aura plus d'émission, plus de transport, mais en fait il faut vous il faut peut-être relativiser l'impact environnemental par rapport à d'autres événements et par rapport à la vie quotidienne ou qu'est-ce le but ? dire on va plus faire de coupe du monde, on va plus faire de Jeux Olympiques et mais on va aussi supprimer le tourisme.
Donc je pense qu'il faut porter l'effort sur limiter au maximum l'impact environnemental mais dire que les conditions sportives polluent et donc qu'il faut les arrêter parce que c'est l'opium du peuple parce que bon je crois qu'il y a aussi un discours antiport derrière ça. D'accord. Alors euh Pascal, venons-en à la relation entre Donald Trump et Jenny Infantino.
Tu nous en as parlé. On a vu le président de la FIFA donc participer au conseil de la paix qui a été lancé et créé par Donald Trump, lui remettre un FIFA Peace Price et multiplier les gestes de proximité. Alors sur la RTBF, donc la radio Matin Première, tu as parlé d'une forme d'OPA, donc de Donald Trump sur la FIFA.
Qu'est-ce que tu entends par là ? Est-ce que on est-ce qu'on est encore dans une relation institutionnelle classique ou est-ce qu'on assiste à une véritable mise sous influence de de l'organisation ? Quand quand ils ont fait quand le FBI a fait leur aide sur la FIFA, ils avaient proposé qu'une organisation, qu'une société côté en bourse à New York gère le football parce que ça serait plus sain selon enfin quand on voit les scandales financiers aux États-Unis, on peut se poser la question mais là en fait Infantino qui doit en grande partie sa venue au fait que le FBI éliminé Blater Platini et que il est mis en place comme cela se range complètement dans la main de Trump et il sait que s'il est très lèche botte il aura pas de problème voir Trump le mettra en l'avant parce que Trump aime bien mettre en avant ceux qui lui sont totalement dévoués.
C'est juste une question de garder le pouvoir à la FIFA. Oui, c'est ça. Voilà, c'est donc avoir les plus grandes retombées pour lui, y compris de d'un point de vue lucratif et effectivement ne pas compter cette pour ne pas avoir de problème et être récompensé comme un chien fidèle peut l'être s'il va bien à la niche quoi.
Donc son seul intérêt finalement à Infantino, c'est de maintenir le pouvoir la présidence en fait. Et c'est un type qui a jamais été doué pour le football. Enfin, en même temps, on peut très bien gérer la FIFA sans avoir été international.
Il était c'était j'ai tout d'un coup, il devient l'homme des plus importants du monde parce que on fait tomber Blater et Platini. Il aurait jamais dû être là parce qu'il avait pas un passé. C'est un apparit chic.
C'est vraiment euh donc euh c'est merveilleux ce qui lui arrive pour lui. Euh et donc effectivement euh et on peut penser que c'est lui qui a trahi Platini, qui a inventé une fausse histoire de corruption d'une Somme qui était due à Michel Platini pour qu'il ne devienne pas le patron de la FIFA. Et je pense que les Américains n'avaient aucune envie de voir Platini arriver à la télé de la FIFA 1 parce qu'il avait dit publiquement qu'il a voté pour le Qatar donc il voulait se venger de lui.
Alors il aurait pu ne rien dire Michel Platini mais il l'a dit très franchement et peut-être même naïvement. Et deuxièmement parce que Platini son but c'est de protéger le football, c'est pas de c'est pas de comment de d'obéir au puissant et cetera. Et en fait, il a toujours protégé l'équipe nationale.
Il a toujours fait en sorte de limiter, il sait qu'il faut de l'argent, il faut rempir les caisses, mais il a toujours fait en sorte que l'argent ne soit pas le plus déterminant et notamment que la tête de l'UFA, il a évité des formules où l'argent aurait un peu beaucoup plus dominé le monde. Donc c'est ça qui a été un obstacle pour les visions américaines. Alors justement sur le conseil de la paix, donc Donald Trump a récemment diffusé une vidéo générée par intelligence artificielle qui montre notamment des terrains de football se construire à Gaza dans le cadre de son projet donc conseil de la paix dont l'objectif principal est de euh remettre favoriser la paix à Gaza.
Or, qu'est-ce que t'inspire cette utilisation de l'imaginaire du football dans le dans le contexte d'une guerre toujours en cours ? C'est pas les Palestiniens qui vont jouer au football. puisque la plupart sont handicapés, ont été massacrés, je veux dire, il est impossible de faire du alors Israël n'est pas qualifié pour la Coupe du monde mais ils ont participé aux éliminatoires en zone européenne, ce qui est interdit à la Russie qui a été exclu.
Quand on voit il est impossible pour les Palestiniens de pouvoir pratiquer le football. Alors en si j c'est les road block, les les checkpoint et cetera. Il y a Gaza tout est détruit.
Donc en fait, il y a quelques exilés qui continuent à maintenir le mythe d'une équipe nationale palestinienne. Mais rien que pour empêcher euh les Palciens de pouvoir faire du sport normalement, ils serait exclus. Donc en fait, s'il y a les terrains de football à Gaza, ça sera pour qui ?
Ça sera pas pour les Palestiniens qui vont être chassés. Donc là, c'est vraiment une très grande hypocrisie. Et effectivement le il y a une impossibilité, les Palestiens arrivent encore un peu à pratiquer le sport, mais le nombre euh de sportifs connus qui ont été tués qui sont le nombre de mutilés euh qui effectivement alors bon en handis sport, ils vont être forts mais c'est vraiment donc on voit bien là encore de nouveau l'hypocrisie qui règne là-dessus en plus sans sans occulter le fait que depuis le cesser le feu et que on devait passer à une autre phase commencer la reconstruction à Gaza.
L'armée israélienne a augmenté son emprise sur le territoire. Ils étaient déjà serrés quand il y avait mais là l'armée israël occup déjà 60 % donc les palisiens sont recroquvillés sur 40 % de ce qui était la bande de Gaza auparavant dans des conditions. Alors ça peut faire rigoler Sopia Ram qui dit que Sand Rousseau va apporter des serviettes hygiéniques, trois serviettes hygiéniques à Gaza mais gère la situation sanitaire.
Enfin, comment peut-on être femme et faire des blagues comme ça ? La situation sanitaire à Gaza est terrible, il y a plus d'éducation, il y a plus rien. Donc l'heure n'est pas au fait de construire des terrains de football.
Est-ce que euh on peut dire que le football est devenu un véritable outil diplomatique au même titre que les sommets internationaux par exemple ? Oui, bien sûr. Dilma Roussev racontait que quand elle était présidente, tout le monde lui demandait des places pour la finale, y compris les autres chefs d'état.
C'est l'occasion effectivement bah c'est du soft power, c'est alors sauf que Trump lui c'est l'inverse. Normalement quand tu fais la Coupe du monde chez toi, tu veux montrer le plus beau visage de ton pays. Et toutes les critiques qu'on a eu sur la Russie, sur le Qatar, tous les supporters du monde entier ont été bien reçus, y compris on avait peur que les supporters africains se fassent casser la figure par les houlanses russes.
Ça a pas été le cas. On avait peur que les homosexuels qui s'afficheraient soient en prison au Qatar. Ça n'a pas été le cas.
Et là le message de Trump c'est on veut pas de vous, on veut pas d'étranger. Bon donc c'est un peu contradictoire avec le fait de candidater. Mais donc le le foot en fait c'est certainement le symbole même de la globalisation parce que c'est certainement le fait social total qui unit le plus les gens de l'humanité.
C'est que il y a quel est le point commun à l'ensemble des 193 pays du monde ? C'est que tout le monde regarde du foot et que à l'intérieur des pays divisés, ça unit les gens. Effectivement, c'est pas une baguette magique mais c'est quelque chose et les les vedettes de du foot sont désormais ceux qui sont les plus connu.
Platine disait que de mon temps quand quand on était on dit "Ah tu vois, un footballeur c'est pas terrible, c'était un peu il y avait euh vraiment une sorte de mépris." Mais maintenant regarde les les vedettes du de de foot ne peuvent pas avoir une vie normale. C'est comme les stars de cinéma. restaurant faut le privatiser, ils peuvent pas se promener dans la rue mais déjà d'ailleurs à l'époque quand Platin enfin il a pris sa retraite Chirac avait demandé de l'accompagner en visite en Amérique latine parce que bon pour voilà et en fait les gens disaient mais c'est qui le type à côté de Platini parce que Platini était bien plus connu que Jacques Chirac.
Merci Pascal. Avant de conclure cette partie, on vous rappelle que notre émission se nomme Géostratégique. Donc un petit clin d'œil aux bandes dessinées super ludiques de Pascal Bonifas qui sont illustrés par Tommy Dessine qui n'est pas avec nous aujourd'hui mais qu'on retrouvera très bientôt.
Les BD sont donc Géostratégics l'intégral, Geostratégics Israël Palestine aux éditions du NO. Et dernière nouveauté, c'est la géopolitique les pieds dans le sable, donc le le nouveau cahier de vacances aux éditions que vous pouvez donc vous procurer sous sur tous les points de vente. La Coupe du monde démarre mais la guerre en Iran, elle se poursuit malgré les multiples déclarations de Donald Trump qui, selon CNN qui a décompté ces déclarations, il aurait annoncé 38 fois depuis le début de la guerre qu'un accord était sur le point d'être conclu pour mettre fin à la guerre. aujourd'hui forcé de constater que les négociations sont dans l'impasse et que la guerre continue.
Alors Pascal, quand un président annonce plusieurs dizaines de fois qu'un accord est proche sans résultat concret, est-ce que c'est avant tout un problème de communication politique ou le signe que Washington ne maîtrise pas totalement l'évolution du conflit ? C'est c'est la preuve que il est pas il a pas les cartes. C'est pas lui qui pilote, c'est pas lui qui a les les clés du camion.
C'est-à-dire que c'est un peu un jour sans fin. tous les jours, il vient nous dire "On est proche d'un accord, on est proche d'un accord et puis après il bombarde un peu et puis on est proche d'un accord." Donc c'est vraiment un jour sans fin, une négociation sans fin parce qu'il ne veut pas lâcher les avoirs iraniens et que les Iraniens se disent "Bah nous on n'est pas pressé de toute façon le pays en grande partie détruit mais nous on est toujours au pouvoir.
Toi tu dois qu' nous on n pas on a pas d'élection bientôt et donc on a pas ce problème c'est toi qui les a. C'est toi qui a commencé la guerre et donc voilà. Alors, Trump va devoir lâcher.
Moi, on se demandait s'il peut pas lâcher avant le début de la Coupe du monde parce que c'est aussi quand même la première fois qu'un pays organise la Coupe du monde alors qu'il en guerre avec un pays qualifié. Bon alors le football en l'Iran en plus pendant très longtemps, c'est une façon de résister au régime parce que le régime n'aimait pas de prole football et on se disait c'est quand il y a une période un peu de libération que le football réussit et maintenant le régime a totalement repris en main la fédération et l'équipe et c'est pour ça que les iraniens vont pas beaucoup soutenir leur équipe nationale parce qu'elle est plus comme l'équipe du régime que comme l'équipe du pays. Mais pour revenir à la guerre et ben on se demande et Trump perd un peu plus chaque jour de crédibilité.
Il est un peu comme dans des sables mouvants où il s'enfonce un peu plus parce que son impopularité mondiale et nationale augmente un peu plus et surtout il prouve l'inverse de ce qu'il doit prouver. L'image de Trump, c'est quelqu'un que quand il tape du point sur la table, tout se met en ordre et que tout le monde lui obéit. Et là, l'Iran lui obéit pas et les événements ne lui obéissent pas. et même Netanyahou ne lui oubliez pas tout à fait parce que c'est aussi ça qui est important c'est que les Ianiens pour avoir un accord disaient il faut que l'hau arrête de bombarder Beou il l'a fait quand même et donc Trump est dans une fureur il l'a insulté en disant tu es un cinglé sans moi tu seras en tôle tout le monde te déteste. jamais un président américain n'a parlé comme ça à l'étatou.
Et donc en fait c'est l'image inverse de ce qu'il aurait montré un homme fort devant lequel tout le monde se plie sauf la réalité. La réalité c'est qu'il est dans les sables mouvants de cette guerre. Alors tu le disais dans les précédentes émissions, c'est un peu un tigre de papier, quelqu'un qui parle beaucoup mais sans sans action concrètes.
Quelles sont aujourd'hui ses marges de manœuvre ? ce qui alors qu'il accueille aussi la la compétition sportive, l'une des plus grosses compétitions sportives mondiales, est-ce qu'il peut être sur tous les plans à la fois Iran, Israël, Gaza ? Oui, parce que en plus tous ces dossiers sont liés mais il faudrait que peut-être qu'il réfléchisse à la façon de faire et que il pensent que la magie de ces menaces n'est pas suffisante à ce que obtenir un résultat.
S'il faisait une vraie pression sur l'Étato, ne peut pas faire la guerre sans les États-Unis. Et alors bien sûr en Israël tout le monde dit "On peut se passer des États-Unis, on peut faire sans eux". C'est faux, c'est faux.
Et Israël a bien plus besoin des États-Unis que l'inverse. Donc bon et puis bah il faut qu'il en fait il va devoir céder chaque jour qu'il passe, il va devoir céder un peu plus à l'Iran. Et donc il est en train de se demander comment je vais me sortir de ce piège, comment je vais faire trouver une solution à peu près présentable. et chaque jour qui passe la solution est présentable parce queen fait au bout du compte quand il va te proposer une solution de fin de guerre tout le monde va se demander mais tout ça pour ça à quoi ça a servi à réouvrir leurmous qui était ouvert avant qu'on se lance là-dedans donc en fait quand même ça ça va être un très dans son bilan quand il sera à l'heure de tracer les bilan ça va peser très lourd et du coup ça l'affaiblit par rapport à la Chine qui est quand même la grande histoire de la rivalité c'est le grand la la la grande rivalité géopolitique elle est entre la Chine et les États-Unis Unis.
Et donc bah les Chinois se délectent des malheurs de Trump parce que quand on ennemi fait les erreurs, faut surtout pas les corriger. Quand ton rival, c'est plus un rival qu'un ennemi. Et donc tout ceci renforce potentiellement la Chine.
Ce qui fait qu'en même temps, Trump qui était très vindicatif à la guerre de la Chine ne l'est plus du tout parce que on voit bien que les événements lui échappent. Et donc en fait, on a les deux guerriers forts qui pensaient que tout allait se piller devant eux, Poutine en Russie et Trump aux États-Unis sont englués. Poutine perd des points, il a perdu la Syrie, il a perdu des points en Afrique et Trump perd des points aussi dans ses zones.
Alors, les États-Unis se présentent comme un acteur qui cherche à stabiliser la région donc officiellement, mais il multiplie parallèlement les forces, les frappes pardon, les démonstrations de force. Est-ce que Washington on est, on peut dire que c'est aujourd'hui plus un médiateur ou un belligérant ? Bah c'est un billig gérant quand tu bombardes et puis mais pour être médiateur faut être au milieu en fait c'est pas un médiateur puisque et qui se retrouve aussi au milieu dans des négociations entre l' Oui en fait les médiateurs, c'est le Pakistan, c'est ça a été le Qatar, ça a été Oman parce que les États-Unis sont partis prenantes et eux qui disaient grâce à nous la région est stable.
Les pays du golf payaient une sorte de prime d'assurance pour que tout se passe bien mais on voit que cette prime d'assurance ne sert à rien et que le protecteur est celui qui a amené le feu dans la région. Donc ça marche euh plus du tout ça. Et effectivement on voit bien que et puis c'est un peu la réponse je dirais pavlovienne.
Tu m'embête, je te frappe. Donc en fait le le principe c'est que quand on a un gros marteau, on voit des clous partout et comme les États-Unis ont une puissance militaire inégalée, ils pensent régler des problèmes politiques par des moyens militaires. Ça ne marche pas.
Ils sont incapables de sortir de cette logique. Pour parir un résultat, il faut qu'on frappe, il faut qu'on bombarde et les gens devront se plier à notre volonté. Ça ne marche pas.
Il continue à s'entêter dans cette voie-là. Alors, comment est-ce que tu vois cette guerre se terminer ? Bah, en fait par Trump qui va dire "J'ai obtenu tout ce que je voulais obtenir." Et donc, qui va présenter comme une sorte de village Potemkim un succès jamais obtenu auparavant, que l'Iran a renoncé pour toujours aux armes nucléaires, qu'il a obtenu ce que c'est incapable d'Obama n'a pas pu obtenir.
Mais la réalité, elle est inverse. C'est vraiment l'empereur aux Abinos. C'est-à-dire que Trump, il est à poil, il dit qu'il est habillé par des événements vêtements superbes parce que s'il y a un accord, il sera nettement moins favorable aux États-Unis et plus favorable à l'Iran que celui qu'Obama bait signé et que Trump a déchiré.
Et dernière question. Alors, depuis plusieurs années, les présidents américains promettent de réduire l'implication des États-Unis au Moyen-Orient. Après notamment la multiplication des critiques qui émanent justement du du peuple américain.
Un coup c'est un coup financier mais aussi humain. Alors pourquoi cette région donc les pays du Moyen-Orient continuent-elle malgré tout à absorber autant de de ressources diplomatiques et militaires ? parce que c'est là qu'il y a les conflits.
Donc lesis sont mêlés par des conflits qu'ils ont souvent amenés ou qu'ils ont mal géré parce que quand même les guerres dans la région, ce sont les États qui l'ont amené et ou qui par le fait qu'il protège Israël, ce qui conduit aussi à une instabilité et à un chaos total. Et donc il Obama avait annoncé qu'il y avait un pivot asiatique, que l'avenir c'était l'Asie, qu'il fallait quitter le Moyen-Orient, mais il a pas pu. il a pas pu parce qu'il est rattrapé par la brigade et par les événements.
Mais si les États-Unis réfléchissent un peu plus et si tu apportes des solutions militaire les problèmes politiques, tu vas prolonger cela. Donc en fait effectivement en pensant que il suffit de frapper pour être obéi, ce qui n'est pas le cas, et bien tu maintiens et tu développes le chaos qui te force à rester parce que comme il y a du chaos, tu dois être présent. Hm h Merci Pascal.
Tout de suite la dernière partie de notre émission. 26 ans après son retrait du sud du Liban, Israël a repris l'un des lieux les plus symboliques de son histoire militaire, le château de Beaufort. C'était le 31 mai dernier.
Cette forteresse médiévale qui domine le sud du Liban avait servi de base à l'armée israélienne pendant 18 ans d'occupation au sud Liban. En 2024, la forteresse avait même bénéficié d'une protection renforcée de l'UNESCO. Aujourd'hui, Benjamin Netaniaou présente sa reconquête comme un tournant décisif contre le Esbola.
La France a condamné cette escalade majeure pour reprendre les termes de monsieur Emmanuel Macron et Jean-Noël Barre a même demandé dans la foulée une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations-Unies dont la France est un des cinq membres permanents. Benjamin Netanahou parlent d'un tournant décisif. Est-ce que c'est réellement un tournant militaire ou avant tout une victoire symbolique qui est destinée à l'opinion publique ?
Enfin alors oui bon c'est vrai que cette forteresse est un symbole parce que ça domine la ville la hauteur historiquement ça a toujours eu une importance contrôler les ce qui est en haut permet de contrôler ce qui est en bas aujourd'hui c'est plus symbolique parce que avec tous les systèmes d'observation que l'on a bon mais en fait c'est pas du tout un tournant par contre il y a toujours un lang grignotage du territoire libanais par Israël et il y a un lang grignotage des villes libanaises par Israël c'est-à-dire que Israël alors Là, Donald Trump leur a dit d'arrêter, mais on voit qu'il y a toujours des escarmouches, qu'il y a une avancée régulière de l'armée israël, une destruction. C'est-à-dire que on voit bien qu'Israël est en train de rendre irréversible la situation d'une partie du Liban où les Libanais ne pourront plus jamais revenir et et c'est un et en fait donc le monde entier regarde cela de façon impuissante. Il y a quand même le 5e ou le quart de la population libanaise qui a dû quitter ses habitations.
Le pays est au bord du gouffre, il était déjà mal en point avant la guerre. Mais donc quand vous avez un/4 ou un 5e la pation qui n'est pas chez elle, bah la production, la vie économique s'arrête, l'éducation aussi parce que les salles de classe des fois servent d'abri et donc en fait il y a une sorte d'étranglement. On est en train de garoter le Liban et c'est une mise à mort.
Et les Libanais les plus optimistes, parce queil faut être optimiste pour être libanais par rapport à ce que ce pays a souffert, commence à se demander si le pays va survivre à ce coup de bélier de la part d'Israël. Et en fait, bon, on peut appeler des réunions, mais on voit bien que les protestations restent purement verbales. Sauf quand Trump a dit à l'étention là ça peut me fâcher, je peux me fâcher.
Et effectivement, il y a des choses que jamais Biden n'a dit à Netaniau. Mais les diplomaties européennes sont alarmées mais ne font pas grand-chose en réalité. Alors que notamment la France a un rôle par rapport au Liban qui est extrêmement fort.
Alors l'histoire de Beaufor, c'est aussi celle d'une position qui est devenue piège pour l'armée israélienne dans les années 80 90. Est-ce qu'il y a aujourd'hui un risque de reproduire les erreurs du passé quand on sait que Esbola par exemple est né de ce de cette invasion d'Israël du Sud Liban ? Oui.
Sans 100 182 l'invasion, il y a pas de l'esbola. C'est après que les Esbola est né de même. Donc en fait la politique de force d'Israël a quand même suscité la montée en puisance du Hamas et du Esbola.
Et Israël compte toujours sur la force pour régler ses problèmes. Ils font pas le pari de la paix. Ils font pas le Paris euh ou la paix qu'ils veulent imposer au Liban, c'est une sorte de rédition du Liban qui reconnaîtrait Israël en échange de l'arrêt des bombardements israéliens sur Beou et sur d'autres euh villes.
Et c'est là, ça serait une sorte d'implosion du Liban parce que les Chines ne veut pas accepter cela et le esbola reste quand même puissant même si certains commencent à s'opposer et que le pays est un peu divisé au Liban entre ceux qui pensent que c'est à cause du esbola qu'il y a cette offensive israélienne et d'autres qui pensent que le Esbola est seul à résister à Israël et qu'il faut bien résister à cela. Donc en fait le problème est toujours le même mais il est le même depuis des décennies. H R Aaron qui en 67 se disait inquiet pour l'avenir d'Israël du fait de la guerre des séjours jours mais c'est gagner et qui était un juif universaliste avait écrit un livre en 76 sur Clauseville sur l'art de la guerre il écrivait en 76 qu'Israël gagnait toutes ses guerres mais n'apportaiit pas de solution politique au problème militaires qu'il avait créé et c'est toujours le cas donc Israël gagne des guerres c'est facile pour Israël de gagner guerre vu sa supéorité mais il y a pas de solution politique après donc en fait c'est l'éternel recommencement là aussi c'est un jour sans fin victoire militaire d'Israël mais en fait Bah après ceux qui l'ont qu'ils ont écrasé reconstituent leur force parce que s'il y a pas de solution politique bah tu vas t'adresser ensuite effectivement au Hamas au Esbola et donc ils ne pourront pas plus éradiquer le Esbola qu'ils n'ont éradiqué le Hamas en réalité surtout avec uniquement des moyens militaires.
Mais en place des moyens politiques, fait une politique de rassemblement de paix. Là tu auras des chances en fait d'assécher lebola. Et justement en continuant d'envahir le sud Liban, est-ce que Israël n'est pas enfin ne risque pas paradoxalement de redonner de la force et de la légitimité ?
Bah tout simplement à au mouvement esbola. Bien sûr, c'est déjà le cas. C'est que les les Libanais étaient très fâchés contre lesbola quand ils ont lancé six requêtes après le cess le feu et maintenant il a regagné une partie de sait parce que y compris ceux qui n'aiment pas les dit non quand même la réaction de Israël elle a disproportionnée et quand tu bombardes Beou tire qui est l'une des plus anciennes villes du monde et qui est un qui qui appartient au patrimoine commun de l'humilité selon l'UNESCO donc là c'est pas le Esbola qui attire et donc en fait quand tu tires sur enfin quand tu bombardes tout le monde monde.
Tu vois bien que c'est pas que le Esbola de même que quand Israël nettoyait complètement et bombardait correctement la bande de Gaza, c'était pas que l'Amas qui était visé. Donc là effectivement les Libanais voi bien que le but d'Israël c'est bah en fait de rendre inopérant l'État libanais. Al finalement on a l'impression que c'est un peu un cercle sans fin.
Est-ce que cette bataille elle nous rapproche plus d'une solution ou est-ce qu'elle renvoie au même blocage qu'il y a qui existait déjà il y a 25 ans ? Bah, disons qu'une politique de force peut permettre d'avoir la paix par la terreur pendant quelques temps jusqu'à ce que euh la population se reforme, reprenne espoir et recommence le combat. Donc en fait, c'est euh leur expression Israël si on t le gazon, mais le gazon il repousse.
Donc ça les voilà, ils peuvent massacrer des gens, ils peuvent tuer plein de membres dubola mais ils tuent aussi plein de civils parce qu'en fait s'il y a une cible, peu importe si je s'il y a une cible qui paraît importante importe qu'il y ait 10 15 ou 50 civils autour. Et donc ceci ne peut que renforcer le rejet d'Israël dans la région. Merci Pascal et merci à vous d'avoir suivi cette émission avec nous sur le plateau du média.
C'était Géostratégics avec Pascal Boniface. Si vous avez apprécié notre émission, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube et nos réseaux sociaux. Et quant à nous, on se retrouve très vite pour une nouvelle analyse de l'actualité internationale.
À bientôt. [musique]