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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 avril 2021 26 min

Julien Denormandie : "Le Rapport Papin permet de combler les lacunes de la loi Egalim."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre invité ce matin c'est le ministre de l'agriculture et de l'alimentation bonjour julien de normandie pour merci beaucoup d'être avec simple pendant un peu plus de vingt minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représenté par julien lécuyer de la voix du nord bonjour julien bonjour yann bonjour monsieur munissant joueurs et on commence évidemment par l'inquiétude dans les vignobles français je viens de normandie dû aux conditions climatiques et le gel qui touche plusieurs départements on a vu un ces images de viticulteurs allumé des feux allumé des bougies pour tenter de réchauffer leurs vignes est ce que vous pouvez nous dire ce matin s'il ya eu des dégâts dans les vignes françaises il ya eu des dégâts dans les vignes mais pas que dans le secteur de l'arboriculture dans le secteur des grandes cultures également en fait on a eu un épisode climatique qui a été en tout point exceptionnel c'est à dire qu'on a d'abord eu de très fortes températures qui a conduit les plantes à développer et à commencer à fleurir et ensuite on a eu une chute très brutal et très forte des températures ce qui en agronomie et le pire des scénarii c'est à nouveau passer d'un d'un moment très chaud avec une très forte éclosion à un moment très froid qui vient tuer les fleurs et les végétaux et donc oui et des dégâts il ya des dégâts qui sont importants dégâts qu'on pourra mesurer de manière précise que dans les prochains jours une fois que cette période de gel est passé les gars dans certains départements en particulier alors on la masse de froid a été plus importante que celle qu'on imaginait au départ qui fait qu' elle s'est en plus déplacée au fur et à mesure des 48 dernières heures et donc malheureusement l'étendue géographique des dca probablement sera assez étendue donc c'était évidemment un sujet pour lequel d'abord moi je voudrais saluer l'incroyable mobilisation de nos viticulteurs arboriculteurs de nos agriculteurs on a vu des images qui sont absolument incroyable avec véritablement une bataille contre ce froid qui a été opérée vraiment une solidarité au sein de la profession mais je dirais même une solidarité républicaine vis-à-vis de l'ensemble de ces acteurs qui vivent un moment très difficile et puis évidemment au moment où ce type izod de froid sera passé au moment où cette bataille sera fini d'être livrés nous allons nous réunir avec l'ensemble des filières pour évaluer précisément les dégâts voir comment on peut apporter des soutiens comment on peut accompagner les filières qui vont être remises en inspirera aussi alors on comprend que ce n'est pas encore l'heure du bilan mais mais ce qui est ce que vous pouvez rassurer les agriculteurs sur le fait que les il y aura un travail avec les assurances pour être sûr que tout sera couvert et que vous pourrez apporter des aides aussi pour compenser les pertes alors oui évidemment beaucoup de personnes auront un rôle majeur à jouer dans les cultures qu'on dit assurables je pense par exemple aux vignes je pense par exemple à la grande culture il va nous falloir mobiliser très fortement les assureurs avec qui d'ailleurs je serai en contact prochainement pour pouvoir justement mme assuré de leur mobilisation aux côtés des agriculteurs ensuite il yad'autres de cette mobilisation des assureurs non je n'en doute pas mais je pense que c'est très important et c'est mon rôle de faire en sorte que une pression de dingue tubes soient mises pour à cette crise de froid ne soit pas additionner une inertie assurantiel et je crois que personne ne l'accepterai mais ayant dit cela je m'appuierai évidemment sur ses assureurs pour que pour qu'il soit à leurs côtés et aux côtés des agriculteurs et puis il ya d'autres cultures qui elles ne sont pas assurées par les assureurs et relèvent d'autres régimes notamment parfois des régimes de calamité agricole et tout cela évidemment nous l'étudierons avec des professionnels il nous faut quelques jours la nature étant ce qu'elle est pour mesurer précisément l'ampleur des dégâts mais assurément les dégâts vont être forts qui me servir d'enseignement sur quel type de culture vignes arboriculture et certains types de cultures céréalières qui étaient déjà rentrés en fleurs ou qui venait juste de pousser rendre en fleurs je pense au colza venant juste sortir de terre je pense aux betteraves par exemple et donc tout cela évidemment il une mobilisation totale pour accompagner évaluer et voir quelles peuvent être les solutions à trouver mais il c'est vrai que c'est un nouveau coup dur qui plus est dans un contexte qui est déjà difficile pour nos agriculteurs notamment celles et ceux qui ont vu beaucoup de débouchés se ferme et du fait du confinement je pense aux viticulteurs et donc c'est un nouveau coup dur et cette solidarité nationale doit s'exprimer on va parler d'un autre sujet qui inquiète les agriculteurs c'est la réforme de la pac oui vous allez élaboré d'ici l'été un plan stratégique national qui donnera les grandes orientations de la france alors il ya beaucoup d'inquiétudes chez les agriculteurs l'essai chez les céréaliers notamment qui s'inquiète des conditions dans lesquelles ils pourront obtenir des aides les échos régime c'est une nouvelle forme d' aides européennes conditionnée à de meilleures pratiques environnementales alors deux questions comment vous pouvez les rassurer d'une part et sur les 63 milliards de la pac combien seront conditionnées à des pratiques écologiques alors je vais commencer par votre deuxième question et je reviendrai sur la première parce que ça me paraît extrêmement important au moment même où vous savez souvent on dit est ce que les transitions agro écologiques elles sont elles sont véritablement mis en place certains de nos concitoyens se disant mais il faudrait que ça aille toujours plus vite etc de quoi parle-t-on on parle d'une politique agricole commune qui a jusqu'à présent conditionner les les paiements directs que nous faisons aux agriculteurs il a conditionné ces paiements directs avec des pratiques environnementales à hauteur de 30 % des paiements ça c'est la pac actuelle dans la nouvelle pac ces conditionnalités qui portait sur 30 % des paiements elle porte désormais sur 100% des paiements et en plus de cela on rajoute un nouveau dispositif qui s'appelle l'écho régime qui vient donc en plus de cela dira pour 25% a priori des pratiques vous devrez des paiements vous devrez avoir encore de nouvelles pratiques imaginez dans quel secteur aujourd'hui un tel effort de transition environnementale est réalisé je suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup d'autres que l'agriculture et je le dis parce que quand je l'entends souvent celles et ceux et parfois avec des finalités politiques critiquer nos agriculteurs nos monde notre monde de l'élevage ou autres en disant mais l'écologie dans l'agriculture et doit être encore plus profonde moi je fais partie de ceux qui n'ont jamais opposé agriculture écologie et on qui ont toujours mis en avant que ces transitions agro écologiques elles étaient elles étaient là et cette nouvelle politique agricole commune en est une nouvelle preuve mais je doute qu'on soit bien clair le chiffre que vous me donnez ce matin ses 25 alors je dis 25% parce que ce chiffre il ne dépend pas de moi il finit dépendre la commission européenne il y avait des divergences je crois entre le parlement et les 30% sur ce qu'ils voulaient 20 exactement ça n'a pas encore été tranchée pourquoi je dis 25% parce que vous l'avez très bien résumé le conseil pardon d'être technique mais nos conseils européens c'est-à-dire les ministres ont décidé 20% le parlement a voulu 30% dans le cadre de ce qu'on appelle le trilogue c'est à dire la fin de la négociation entre la commission les ministres et parlement probablement puisqu'on est entre 20 et 30 % ça pourrait être 25 ans tel que ce sera décidé normalement d'ici la fin du mois d'avril début du mois de mai et jeudi 25 % parce que dans toutes les évaluations qu'on fait avec la profession nous prend ce chiffre là mais il n'est pas encore actée et merci de m'avoir reprises sur ce point le deuxième élément c'est que cet écho au régime il doit accompagner des agriculteurs et c'est très important à mes yeux il ne doit pas exclure il doit inclure et il ya eu des chiffres qui ont été diffusées qui ne sont pas de vrais chiffres certains par exemple vous l'avez peut-être entendu on disait mais seul un agriculteur sur quatre aura accès c'était qu'au régime c'est faux au moment où je vous parle alors que la consultation est en cours 1 alors que les discussions sont toujours en cours avec le monde agricole dans les premières évaluations et tout cela va encore évoluer on est déjà à au moins sept agriculteurs sur dix qui ont accès à cet écho au régime dont vous voyez la différence laisse errer la science aaas inquiète énormément est ce que vous pouvez les rations je vous rassure il s'inquiète énormément parce que ils ont vu que qu'il y avait des chiffres qui circulaient en disant que seul un sur quatre d'entre eux auraient accès à cet éco régime mais ce que je vous dis c'est que avant même d'avoir fini les discussions qui sont pleinement cours pour améliorer le dispositif pour faire en sorte encore une fois qu'ils l'accompagnent qu'il inclut on est déjà à sept sur dix nous voyez on passe de 1 sur 4 à 7 sur 10 alors même qu'on va continuer à faire évoluer le système pourquoi parce que moi je veux un système qui accompagne la transition agro écologiques elle s'accompagne donc il s'agit pas de dire à certains on vous met de côté vous bénéficiez pas du dispositif il s'agit au contraire de dire au plus grand nombre vous rentrez dans le dispositif pour qu'on puisse vous accompagnez dont je veux quelque chose qui soit inclusif pourquoi il ya eu des chiffres qui sont qui ont été véhiculées ou qui sont transmis parce que moi j'ai une méthode c'est la vraie concertation et c'est à dire que je travaille à livre ouvert avec les professions je trouve que c'est comme ça qu'on avance quand vous travaillez à livre ouvert ça veut dire que vous mettez plein de chiffres sur la table et parfois quelqu'un on prend un ca se diffuse alors que ce n'est pas du tout la globalité ou quoi pour vous le but c'est quoi c'est de la basse politique mais ces deux là et c'est bien normal non bleuets ce qu'il faut bien comprendre dans la politique agricole commune c'est qu'on avait un défi très fort pour nous france c'était de faire en sorte que le budget de la politique agricole commune et soit le plus importante possible alors que la commission européenne l'avait significativement réduit et c'est une victoire de la france singulièrement du président de la république d'avoir réussi à véritablement retourner la table et faire en sorte qu'on ait un budget à la hauteur de notre ambition c'est le budget que vous évoquiez tout à l'heure c'est à peu près de 9 milliards et demi d'euros par an pour l'agriculture française et ce budget là maintenant on doit le répartir entre les filières sait pas que c'est pas une négociation budgétaire sur le montant on a déjà fait mais on a eu une bonne négociation c'est de le répartir entre toutes les filières alors chaque filière fait entendre sa voix et c'est bien normal et moi je le fais avec méthode c'était consultation concertation discussions à livre ouvert donc ici ou là vous pouvez avoir des chiffres qui circulent mais qui à qui on peut faire dire beaucoup de choses et confère ce que je viens de vous dire sur l'éco régime mais je crois que c'est comme ça qu'on avance et je garderai cette cette méthode assure la politique agricole commune parmi les parmi tous les secteurs qui risquent d'être touchés par les réformes notamment celle des aides couplées alors il ya les éleveurs qui s'interroge énormément sur une perte de chiffre de chiffre d'affaires ce chiffre d'affaires là aussi ce que vous pouvez dés rassurer ou est ce qu'il faudra pour une catégorie des éleveurs et bien s'attendre à des à des réformes profondes sur le là aussi je tiens leur dire parce qu'il ya eu beaucoup de de remonter il ya des craintes que on est encore dans le cadre de la discussion de la concertation et qu'on travaille avec l'ensemble des filières et notamment la filière de l'élevage qu'est-ce qui a aujourd'hui il ya un sujet qui est devant nous c'est de se dire ces aides couplées qu'ils sont des êtres très importante très importante ces êtres couple et est ce que leur mécanisme est le plus approprié pour l'éleveur et pour la création de valeur et c'est cette réflexion là qu'on mène je veux pas rentrer dans les détails qui sont très techniques mais c'est cette réflexion là qu'on mène pour dire est ce que la méthode de calcul de ces aides couplées ne doit pas évolué permettant aux éleveurs de gagner plus d'autonomie dans la gestion de leur cheptel et en même temps incitant à faire encore plus de création de valeur au sein des filières qui est la marque france la marque france c'est la qualité et c'est cette réflexion qu'on mène en ce moment moi je suis convaincu qu'il faut faire se bouger là je pense que c'est très important évidemment là aussi on le fait dans la consultation de la concertation on va parler d'un autre client parler du rapport papa oui rapport de serge papin l'ancien pdg de système u qui a rendu ses conclusions fait des propositions alors vous avez assuré vouloir bouger les lignes pour mettre fin je cite au jeu de dupes des négociations commerciales annuelles c'est l'une des propositions du rapport papin comment comptez vous vous y prendre justement pour reprendre ses propositions est ce qu'une nouvelle loi va arriver ce que vous comment vous allez passer et surtout est-ce que vous pouvez là aussi race a rassuré parce que la loi et galim de 2018 on sent bien qu'elle n'a pas été au bout des choses et que le rapport papin est très attendu vous avez bien résumé la chose la loi est gagnée mais elle était nécessaire elle a fait des avancées mais elle n'est pas allée au bout des choses c'est exactement ça et donc avec serge papin que j'ai missionné il ya maintenant six mois avec qui on a évidemment travailler tous les jours faisant depuis ces six derniers mois il permet ce rapport je le crois de combler les lacunes de la loi et galim et de faire les avancées qui sont aujourd'hui nécessaires pour répondre à votre question probablement ses nécessitera de modifier la loi donc probablement il nous faudra avoir un texte de loi qui si on veut que ce soit efficace pour les prochaines négociations commerciales doit débuter ce son passage dans les chambres avant l'été ou d'ici l'été dans un parlementaire qui est déjà très serré mans donc dans un délire cdc en fait des aménagements qui sont qui sont très courts c'est-à-dire un texte de loi ne serait pas du tout un texte de loi très long c'est ces quelques dispositions mais qui permet de finaliser la chose pour être très schématique mais pour qu'on soit classé adoption définitive avant la fin de l'été pendant ces moments si on veut que les que les mesure soit efficace il faut qu'elle soit entrée en vigueur avant le mois d'octobre qui le début des négociations commerciales sagesse a laissé très peu de temps ça laisse à venir mais conseil des ministres a vite sauf si c'est pas un projet de loi mais si c'est une proposition on a un gros travail avec les parlementaires ont fait on mène toutes ces discussions en ce moment avec eux et pour vraiment servir vous y travaillez déjà on ne travaille déjà bien entendu et j'y et ce sur quoi il faut vraiment que que que ceux qui nous regardent comprennent c'est pourquoi je dis que c'est un jeu de dupes parce que aujourd'hui dans une relation agroalimentaire vous avez en fait 3 personnes vous avez l'éleveur l'industriel qui transforme le produit de l'éleveur et la grande distribution est aujourd'hui notre principal sujet de souveraineté et vous avez toujours vieux moi je crois dans notre souveraineté agroalimentaire notre principal sujet de souveraineté c'est que l'éleveur où l'agriculteur n'a pas la rémunération de la qualité de son produit à la juste valeur or notre adn c'est la qualité notre singularité c'est la qualité et si on l'a rémy n'a pas ça marchera et pourquoi c'est un jeu de dupes parce que l'éleveur il dit à la grande distribution augmenter mon prix d'achat puisque moi je vous donne du produit de qualité et la grande distribution a dit ben j'ai proposé un industriel d'augmenter votre prix mais j'ai eu un doute j'étais pas sûr que l'industriel allez vous rétrocéder l'augmentation de prix jamais effectuée et les verts sur ton vers l'industriel et l'industrie et lui dit bah figurez-vous que moi j'ai demandé à la cour distribuer sur le dos mais l'agriculteur sinon disent que ce que fait ce qu'on voudrait faire avec monsieur papa voilà c'est à dire dans tous ces contrats là on sait ce qu'on appelle de la contractualisation faire un contrat avec les trois personnes et non pas des bouts de contrat de faire de la transparence s'est passé de la guerre des prix à la transparence des marches de faire de la pluriannualité et d'aller même sur le fait que si dans la première partie du contrat entre l'éleveur et l'industriel le prix qui a été négocié entre eux pouvaient être fixées figé pour qu'il ne puisse être renégocié ensuite entre l'industriel et la grande distribution à ce moment là on arriverait définitivement mais jamais en fait ce qu'on a du mal à percevoir c'est déjà la loi et galim en fait visait à obtenir des prix plus justes là le rapport papin trouver peut-être d'autres solutions mais qu'est ce qui va faire que l'on va réussir avec le rapport pas parce qu'on n'a pas réussi avec la légalité je suis désolé c'est là aussi très technique qui est de bon matin j'aurais pas permis aux auditeurs mais la loi est légal iml a fait ce qu'on appelle la marche en avant dans cette relation à trois dans cette relation improbable aloi galy maladie quand vous êtes un éleveur l'industrie et la grande distribution qu'en l'éleveur négocier avec l'industriel c'est la première étape et l'industriel ne pas les négocier avec la grande distribution que si c'est ça la marche en avant l industriel à d'abord négocié avec l'éleveur mais ce que n'a pas fait la loi et galim c'est de dire cette marche en avant l' dans la loi et galim c'est une méthode mais ce que n'a pas fait la loi et denim ses dires ce qui a été négocié d'abord entre l'industriel et l'éleveur il faut que ça soit figé par la loi galim dit c'est d'abord l'industriel et l'éleveur et après avec la grande distribution mais la loi est gagnée mais ne dit pas c'est l'industriel avec l'éleveur une fois que c'est négocier cette partie là n'est plus négociable ensuite entre l'industriel à la grande distribution et c'est ça qui manque c'est comment vous rendre figé en fait ce qui a d'abord été négocié dans cette marche en avant et c'est ça qu'on propose avec serge papa alors ça envoie énormément de s'emporter normalement de considérations juridiques de travail technique travaux avec nos parlementaires mais jusqu'à la fin de la marche un même travail avec les parlementaires de la majorité présidentielle où c'est un travail trans partisan alors il ya eu une travaille beaucoup avec les évidemment les parlementaires de la majorité mais j'ai eu un travail qui a été fait également avec je ne sais si c'est une commission d enquête ou d'un rapport d'évaluation avec thierry benoit le député avec grégory besson moreau impliquant d'autres députés je crois qu'il ya une adhésion assez forte sur ce sujet qui en portent beaucoup beaucoup il ya la marche vous avez gorille besson moreau qui travaille beaucoup pour moi c'est pas le seul mais oui bien il a beaucoup travaillé avec mon obsession va parler d'un autre sujet la grippe aviaire est ce qu'aujourd'hui encore des foyers de grippe aviaire en france non on en a plus on a plus de foyers dans les élevages depuis le 26 mars et on n'a pas observé de cas dans la faune sauvage depuis le 23 mars c'est une très bonne nouvelle c'est une très bonne nouvelle à plusieurs titres d'abord parce que cet épisode de ding fring savières a été absolument terrible et je dois dire que les décisions courageuses qu'on a prises en mois de décembre avec la profession qui à l'époque était parfois posé poser question en disant mais pourquoi vous allez aussi fort tout de suite se sont avérées payantes on a quand même dû abattre trois millions et demi de volaille mais quand vous regardez ce chiffre par rapport aux précédents épisodes quand vous regardez la dangerosité du virus pour nous voilà il cette année ding fring sa rivière par rapport à sa dangerosité les fois précédentes cette année c'était beaucoup plus virulent c'est ça a été une gestion qui a permis de limiter très fortement les exerce à limiter monsieur ministre mais est-ce que ça pose pas encore des questions sur l'avenir sur le développement de l'élevage intensif sur la vaccination ce qui a pas des leçons à tirer alors il ya beaucoup de leçons on fait d'abord on a trois étapes dans cette gestion d'abord la sainte de de l'extinction d'un incendie depuis le 26 mars donc on a plus de cas dans les élevages la deuxième phase c'est l'indemnisation on a mis en place tout un mécanisme d'indemnisation parce que nos éleveurs aussi ont été incroyablement durement touchés et donc nous sommes à leurs côtés avec la profession une nouvelle fois mais on a mis des milk en place des mécanismes d'indemnisation très rapides beaucoup plus rapide de 2 de ceux dont on avait l'habitude et la troisième phase c'est exactement ce que vous allez dire c'est né d'hier c'est l'évaluation et quelles conséquences on peut en tirer c'est pas sur moi je crois pas je fais pas partie de ceux qui considèrent qu' il faut poser les modes d'élevage vous avez en gros des élevages à ciel ouvert et des neiges qui ne sont pas à ciel ouvert je pense que ce n'est pas ça le sujet je pense que le sujet c'est quand on voit le virus d'influenza aviaire arrivé et on le voit pas ce qu'ils arrivent des pays nordiques quand on le voit arriver dans quelle mesure on a la capacité de réagir de réagir et de protéger nos volailles ce virus il n'est pas en france ce virus il est transporté par des oiseaux migrateurs qui viennent en contact d'autres volailles soudain un exemple très précis dans les derniers plans il y avait toujours des équipes d exemption d exception d'un nombre assez conséquent de volaille qu'on pouvait laisser à l'extérieur or on sait bien aujourd'hui que le l'oiseau sauvage qui est en contact avec ces animaux et d'extérieur c'est par exemple comme ça que le virus pouvait ensuite se transmettre dans un premier élevage ou s'épandre c'est c'est une discussion qu'on a avec la profession aujourd'hui en disant est ce que dans les conclusions ne doit pas limiter fortement au moment où le virus arrive le nombre d'oiseaux à l'extérieur mais ça ne veut pas dire je le voudrais dire une sorte de confinement en fait pour les volailles sur les coordinations qu'on appelle des claustration d'animaux mais ça ne veut pas dire arrêtez les élevages à ciel ouvert dont moi je crois mais de se dire comment quand le virus arrive voyant capable de protéger exactement on est en capacité de protéger ces élevages ou autre exemple on voit bien que ce virus il est aussi beaucoup transmis dans les mouvements qu'on peut avoir entre différentes structures sur les roues d'un camion sur les habits des personnes qui travaillent et sait comment ces mesures de protection sont faites et donc là on a mis en place un travail depuis maintenant de longues semaines avec toute la profession pour faire en sorte que ce que mon prédécesseur stéphane le foll avait fait en 2017 on puisse le réactualiser à l'aune de l'épisode qu'on a vécu avec là aussi des mesures courageuses qu'on devra prendre pour se dire il faut qu'on soit encore plus près beaucoup a déjà été fait mais force est de constater que là aussi c'est pas suffisant donc comment on va une étape supplémentaire pour protéger nos cépages bien deux questions politiques pour terminer vous faites partie des fondateurs dans marche vous êtes l'un des pionniers julien de normandie le voeu partie en tout cas le mouvement qui a fêté ses cinq ans est ce que le l'un des bilans de ce mouvement c'est pas que vous souffrez toujours d'un manque criant d'implantation locale vous n'arrivez pas à vous implanter dans les territoires avec clairement c'est l'un des principaux défis auxquels on n'a pas encore su répondre preuve en est les résultats aux élections municipales à ce titre les prochaines élections j'ai un mental et régionales sont difficiles aussi oui mais ce service et une implantation locale c'est quelque chose qui est pour un mouvement politique toujours l'enjeu le plus compliqué parce qu'une implantation locale ça se fait pas du jour au lendemain du temps ça nécessite d'avoir d'abord des conseillers municipaux d'avoir des conseillers généraux des conseillers régionaux et donc oui très clairement dans les défis parce que moi je me tourne vers l'avant et plutôt que de me retourner derrière mais dans les défis pour l'inclusion de ce mouvement partout sur le territoire il y a effectivement cette question de la structuration territoire y est vous avez raison les doigts philippe il peut être un atout ou est ce qu'il faut est aussi un inconvénient comment vous le percevez ou danseurs moi je vais me fâcher évidemment beaucoup travaillé avec lui et j'ai été un de ses ministres pendant trois ans je pense que edouard philippe il a incarné ce dépassement qui étaient là dès end en marche en 2017 lorsqu'il nous a rejoint et je pense qu'il est d'une il a été d'une loyauté auprès du président de la république par le passé je suis sûr qu'il ait dû noyauté sur le présent et qui vit dans les loyal et libre libre moi j'ai alors je le dis vraiment avec beaucoup de sérénité je pense qu'il n'y a aucun sujet il a été un un premier ministre avec lequel j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler je pense qu'ils qu'il est il est aujourd'hui aux côtés de la majorité aux côtés du néo zélandais elle prend un exemple il s'est adressé d'ailleurs il ya quelques jours au moment des cinq ans dans marche avant-hier et là il s'est adressé d'ailleurs aux membres de deux aux adhérents dans marche ce qui prouve bien sa proximité très forte avec des partis l'udc il est encarté nulle part d'ailleurs non ils disaient oui non c'est mais c'est plus fin que que ça il dit qu' il faut l'engagement politique est très important et que l'engagement partisan les il est tout autant mais ça veut dire que en fait c'est très important de pouvoir faire vivre ces mouvements politiques ces partis politiques je crois que c'est vrai et je salue d'ailleurs tout ce quel que soit le bord politique qu'ils s'engagent je crois que maintenant il ya besoin de l'engager lit pendant selon les informations d'europe 1 ce matin emmanuel macron doit annoncer cet après midi la suppression de l'ena est ce que vous me confirmer certains puisqu'il n'est pas d'informations dessus ce serait une bonne chose pour vous pour résoudre cette défiance entre les français et leurs élus ça se résume pas à cette proposition là mais le président la république a toujours eu un message et une vision très claire sur ce sujet souvenez vous de sa conférence de presse à l'issue des 2 au mois d'avril 2018 2019 pardon j'ai un doute où il avait clairement indiqué la la réforme nécessaire d'un certain nombre sujet de formation de nos élites public samedi 19 à l'issue du grand débat en 2019 pour faire en sorte que cette proximité cette prise avec les territoires soit la plus forte possible et je crois que tout ça évidemment va dans ce sens et ce sera le mot de la fin merci on entend dire merci beaucoup d'avoir été avec nous merci julien lécuyer la une de la voix du nord sport eco vie de l'adaptation permanente c'est à la une de votre journal ce matin merci beaucoup [Musique]