#Direct 🔴Emmanuel Grégoire, maire de Paris, invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro
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Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat.
Bonjour Emmanuel Grégoire. Bonjour. Vous êtes maire de Paris.
Vous avez franchi les 100 jours dans ce siège de maire de Paris cette semaine. 100 jours et tellement de décision encore à prendre sur le scandale du périscolaire. C'est le temps des enquêtes, des conventions et des commissions.
Mais qu'est-ce qui va changer pour éviter les violences systémiques contre les enfants ? La chaleur revient. Dans les grandes villes, la vie devient impossible.
Où en est l'adaptation aux canicules ? Combien de milliards faudra-t-il ? L'équipe de France de football poursuit son très [musique] beau parcours dans le mondial.
Quand il y aura-t-il des fan zone pour partager en toute sécurité la ferveur de ces matchs des Bleus ? Bienvenue dans ce grand jury Emmanuel Grégoire. À mes côtés ce dimanche pour vous interroger Tamtranui de Public Sénin et Lauris Boichot du Figaro.
Dans ce grand jury Emmanuel Grégoire, nous aurons aussi une séquence sur la présidentielle 2027. Vous êtes socialiste. Qui voyez-vous ?
Je ne suis pas candidat. Non, ça bah c'est un scoop chez les socialistes. Bah commençons par ça alors.
Mais en revanche, qui voyez-vous ? Qui voulez-vous ? Et qui soutenez-vous comme candidat puisque vous ne l'êtes pas ?
Et puis vous répondrez aussi et ça sera sans doute plus simple à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine. L'équipe de de France de football progresse donc dans le tableau du mondial victoire 1-0 contre le Paraguay hier soir.
Tout d'abord Emmanuel Grégoire, est-ce que vous avez regardé ce match et vous l'avez regardé où ? Je l'ai regardé, je l'ai regardé chez moi parce que je l'ai regardé avec des enfants jeunes et mes enfants et donc il fallait qu'on puisse se coucher pas trop trop tard. Voilà et mais c'était très sympa.
Euh si ce n'est qu' a un sujet technique qui m'embête un peu, je le dis pour tous les urbains qui connaissent ça, c'est le décalage entre les réceptions dans les barres, les réception à domicile qui fait qu'à moins de se boucher les oreilles et d'écouter de la musique très fort, on entend le but une minute avant qu'il intervienne chez soi. C'est un vrai scandale et j'ai l'intention de travailler sur ce sujet parce que c'est bien qu'on puisse regarder dans de bonnes conditions les matchs de foot sur le sur le match. Juste aucun carton jaune pour les paraguayens.
Ça vous a choqué ? Disons, d'abord, c'est toujours des matchs très durs, euh des matchs apres. Le Paraguay était connu pour ça et je crois que Didé des Champ c'est là qui montre tout son talent, c'est que il les avait bien prévenus sur le fait que ce serait dur de la provocation et j'ai trouvé que l'équipe de France outre qu'elle était toujours une équipe très belle dans le jeu, moins spectaculaire que dans les autres matchs, mais surtout que elle savait garder son sang froid et pour gagner une coupe du monde, faut savoir être très bon au bon moment et savoir résister quand les vents soufflent fort.
Donc je Et alors est-ce qu'il y aura des fan zones dans Paris pour les prochains matchs pour partager cette serveur en toute sécurité ? Alors ouais, on y travaille. D'abord, la question des fan zones se pose différemment pour cette coupes du monde, tout simplement parce que les matchs sont pour certains très tardifs.
La le quart de finale sera à 22h et ensuite on ripra sur des matchs à 21h pour la demi et la finale. Il y a des matchs encore très tardifs. L'Angleterre joue à 2h du matin cette nuit et donc on peut pas mettre des fan zones dans des moments d'horaire si décalé.
En revanche, l'équipe de France. En revanche pour l'équipe de France et pour à partir des quarts de finale, nous travaillons avec la préfecture de police sur un dispositif augmenté d'accueil du public. Justement, est-ce que vous regrettez que la préfecture de police est jusqu'ici euh euh empêché refuser l'instation de ces fans zones ?
Non, d'abord d'abord ils n'ont pas refusé puisque moi je l'ai pas proposé. Je l'ai pas proposé pour les raisons que je vous ai évoqué. C'està-dire que faire des fan zones en pleine nuit quand on n'en maîtrise pas les effets de bord sur les riverins, j'étais pas fan.
Deuxièmement, le la question du coût et de la mise en place de ces fal zones pour des raisons de prévention du risque terroriste notamment fait que c'est extrêmement coûteux, c'est extrêmement difficile à mettre en place, c'est pas toujours une expérience très agréable parce qu'il faut faire de longues queue pour rentrer dans la zone et donc on privilégie d'autres hypothèses mais on y travaille avec la préfecture de police. En tout cas, ce qui est sûr c'est que Paris sera au rendez-vous et je pense la France entière sera au rendez-vous à partir de jeudi pour célébrer les bleus. Pourquoi vous vous laissez ces fan zone ?
C'est notamment pour des questions de sécurité. C'est pour que les gens puissent se retrouver. C'est pour qu' Non, c'est alors moi je veux pas de fan zone.
Les gens ils font ce qu'ils veulent. Moi ce que je veux c'est qu'on puisse communier. Or c'est agréable dans ces moments de phase finale de coupe du monde en particulier.
C'est quand même plus agréable. On en garde une mémoire plus heureuse quand on vit ça tous ensemble. Il y a de bonnes occasions de le faire dans l'espace public à Paris dans les dans les bar et restaurants.
C'est plutôt sur ces hypothèses là qu'on est en train de de travailler avec c'estàd que vous vous n'imaginez pas des très grands espaces utiliser des très grandes places pour faire des fans vous êtes en train de dire. Non non vraiment parce que les conditions de sécurité et font qu'il faut arriver très tôt en avance. En plus comme il y a des doutes sur le risque caniculaire, je ne veux pas qu'il y ait des gens qui soient enfermés dans des fans zones en plein cagnard pendant des heures.
On travaille sur les choses différentes. Je comprends pas ce que vous imaginez. C'est quoi ?
Ça fait partie du suspense. On y travaille avec la préfecture de police et nous nous l'annoncerons prochainement. Mais je ne peux pas annoncer des choses que je n'ai pas d'abord validé avec le préfet de police.
Ce serait discours-toi de ma part et surtout imprudent. Euh au printemps pour la Ligue des Champions, là vous espériez euh une une fan zone. Euh comment là cette fois-ci euh les choses peuvent être envisagées ?
Vous dites euh il y aura une solution. C'est une façon très habile de de de reformuler la question. Euh donc je ne veux pas de fan zone monobloc qui soit capable d'accueillir 100 150000 personnes.
Ça je l'exclus parce qu'on a pas le temps de préparation et surtout parce que avec le risque canicule, je ne veux pas prendre ce risque. Et donc on on travaille de façon différente sur l'organisation dans l'espace public d'endroit plus confortable et augmenté pour voir les pour voir les matchs. Est-ce que vous est-ce que vous redoutez des violences comme on en a vécu euh sur la victoire du PSG en cas de victoire de l'équipe de France ou lors du match France-Maroc qui semble être responsable si je serais irresponsable si je vous disais que le risque n'existe pas puisqu'il se manifeste à peu près pour tout événement public d'ampleur de ces dernières années.
C'est pas spécifique d'ailleurs au football. Il y a une tendance maintenant à ce que s'agrège à des grands moments de de mobilisation ou de rassemblement collectif des des comportements qui sont des comportements violents et souvent délinquant pour les prochaines épreuves sportives. Que faire pour éviter ses comportements nouvelles éviter ?
D'abord, je rappelle que c'est à Paris, c'est pas le travail de la mairie, c'est le travail de la préfecture de police et nous avec la police municipale, on vient appuyer le dispositif. La réalité c'est que dans bien des cas maintenant ça se passe un peu mieux et je le redis parce que il y a parfois un décalage entre l'image ou l'empreinte rétinienne pour la ligue des sociaux. Est-ce qu'on peut vraiment dire que ça s'était mieux passé ?
Pardon ? Et oui, statistiquement d'ailleurs le ministre de l'intérieur l'a dit. Je le dis avec lui, il y a eu infiniment moins de casse et d'incidents de sécurité que a une loupe médiatique lors de la Ligue des Champions sur les je dis en matière d'opinion, il y a désormais une différence flagrante entre l'empreinte rétinienne des réseaux sociaux et la réalité de ce qui se produit du point de vue de la sécurité publique.
Il consiste pas du tout à nier les problèmes, mais à bien les analyser statistiquement, combien il y a eu de vandalisme et cetera. Et donc le préfet de police a désormais beaucoup plus l'expérience hein de de ce type de de sujet. Je peux vous redire que je condamne ça totalement et c'est insupportable de voir des mouvements venir se greffer sur des moments de joie populaires pour en profiter pour essayer de casser, s'amuser à casser parce vous dites quand même des des des victoires sans violence c'est fini. pour peu que ça ait jamais existé.
Je vois gardons la mémoire en marge du football y compris lors de la coupe du monde en France en 98. Il y a pas eu de violence mais bien sûr que si il y avait eu des sacages organisés par des houiganes. La mémoire efface les choses mais la réalité c'est que c'est pas nouveau que dans des grands événements populaires, il y ait des comportements qui soient responsables.
En revanche, il y a des mutations là-dessus ce qui prouve d'ailleurs que rien n'est inéluctable. Le huliganisme a été un phénomène très dur dans les grands mouvements sportifs, en particulier le football. qui a fait l'objet de mesures très dures hein partout dans les pays européens en France en particulier.
Donc on a besoin de comprendre ça, d'analyser ça. L'une des clés par exemple que la préfecture de police a compris, c'est que les forces de police soient très mobiles euh parce que ils se mettent au milieu de la foule et vous ne pouvez pas gérer des incivilités ou des délinquants quand ils sont isolés et quand ils sont au milieu de de famille et cetera. Et donc il faut ça doit pas nous empêcher de faire la fête mais ça ça oblige à beaucoup de fermeté aussi sur la prévention et ensuite les sanctions contre ce type de comportement.
Emmanuel Grégoire, vous êtes maire de Paris. Un dernier mot sur le foot. Vous aviez une réunion avec le PSG le 25 juin.
Est-ce que ça veut dire que la vente du Parc des Princes est lancée ? Nous travaillons tout simplement, je veux le dire, nous travaillons avec beaucoup de sérieux, beaucoup de de rigueur avec l'ensemble des partenaires puisque la rencontre que vous évoquez la première qui réunissait l'ensemble des partenaires, la présidente de la région, le président de la métropole, les préfets compétents, préfets de police et préfet de région. Et avec les Qataris, c'est quoi la discussion ?
C'est on vole pas l'aménagement. Je ne fais aucun commentaire sur le détail. Permettez-moi de considérer que le l'une des des conditions pour réussir, c'est que les discussions se passent dans la sérénité, dans le sérieux et donc dans la confidentialité.
Nous travaillons et le jour où le le PSG et la ville de Paris auront des annonces à faire, ils les feront en commun. Est-ce que vous redoutez des résistances dans votre majorité sur la vente du bar ? Non, non, je crois pas parce que ceux qui nétaient qui étaient défavorables se sont exprimés, ceux qui étaient plutôt favorables se sont exprimés et une très large majorité euh soutient le le le le réorientation stratégique que j'ai proposé.
Je m'en réjouis mais on va continuer comme ça. Et d'ailleurs le le travail que nous menons, il est fait en transparence avec l'ensemble des groupes du conseil de Paris où chacun peut exprimer des nuances et même des oppositions. Mais enfin, j'observe que j'ai pour me soutenir dans ces initiatives une très large majorité au conseil de Paris.
Le grand jury, tout est politique. La chaleur revient et va revenir dans les dans les jours qui viennent. Une seule certitude pour l'instant, l'Île-de-France est la région où le bilan de la canicule est déjà le plus lourd.
Et Manuel Grégoire, vous assumez, dites-vous, de bricoler, de recourir au système D pour faire face à ces canicules. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce niveau d'impréparation ? Alors, c'est pas d'abord c'est pas de l'impréparation euh et bricole et on Non, non, pardon, excusez-moi.
C'est valable pour tout le monde. Personne n'avait prévu une ampleur d'une telle une canicule d'une telle ampleur. Et c'est voilà pour Paris, pour tout commun.
Non, non, pas tout à fait. Les canicules, les scientifiques sont eux-mêmes surpris de la gravité de la durée de la canicule. Ça veut pas dire qu'il faisait pas chaud et ça veut pas dire qu'on savait pas qu'il y aurait des canicules puisqu'on le sait.
Et nous, ça fait 10 ans qu'on le dit. Tout le temps, tout le temps, on répète que notre plan stratégique Paris à 50°, il a été euh fait en 2022, nous avons déjà fait et heureusement qu'on l'a fait, des grands tests euh de préparation des exercices sur Paris à 50°. Donc nous le savons et nous l'avons préparé simplement d'une telle intensité, d'une telle durée, même les scientifiques eux-mêmes disent qu'ils en étaient surpris.
Heureusement qu'on a déjà fait beaucoup de choses. On a fait beaucoup de choses dans l'espace public, la révolution des mobilités, moins de voiture, plus de vélo, plus de végétalisation et et j'observe que les mêmes qui nous critiquaient quand on réduisait la place de la voiture aujourd'hui nous demandent enfin c'est l'humeur du jour d'aller plus vite. Et ça c'est bien parce que ça veut dire que désormais il y a un consensus quand même politique et sociétal à à la nécessité de l'adaptation aux enjeux climatiques.
J'y mets une petite nuance. J'espère que cette appétence, cette ouverture d'esprit ne fondra pas avec le retour de la pluie à l'automne. Emmanuel Grégoire, vous avez déclaré, je vous cite, à la mairie de Paris, nous avons nous-mêmes un peu pêché en évoquant l'adaptation à l'horizon 2050.
Donc tout n'a pas été bien fait. Est-ce que c'est aussi quand même un reproche à l'ex-maire de Paris ? An pas un reproche à l'ex de Paris, j'étais j'en étais membre simplement.
Moi, je suis quelqu'un de pragmatique. On a fait un plan stratégique d'adaptation de la ville au changement climatique. Il est franchement inédit au monde.
Le monde entier vient voir ce que nous avons fait et comment nous l'avons fait. Simplement, il prend du temps. Mais vous décrivez quelque chose où on a vécu une situation où dans les écoles, il y avait pas de de volet pour pour se protéger du soleil. vol pas plus chez vous, pas plus dans les communes limitrophes et non mais je Mais vous parlez d'un vous parlez d'un quelque chose d'unique au monde et on se retrouve avec des choses très basique ou non pardon.
Non, c'est c'est bien pour ça qu'on arrive sur le sujet du bricolage et du système D. Nous avons un plan unique au monde qui est regardé partout ailleurs. Alors, nous avons parfois un jugement sur nous-même qui est plus exigeusant que celui des autres.
C'est une habitude très franco-française. La réalité c'est que heureusement que depuis 15 ans, on a fait pivoter cette ville dans ses enjeux climatique. Le truc c'est que quand vous faites un plan stratégique de rénovation du bâtiment et cetera et chaque personne qui écoute qui a son logement peut comprendre ça.
Vous pouvez avoir des discussions avec votre copropriété sur le fait de rénover, de mettre des volets et cetera. Ça prend du temps et ça coûte très cher. Et donc ça ça veut dire que ça va se déployer sur 10, 20 30 40 ans.
En sachant que Paris à 2050, Paris à 2050 c'est pas pour Paris à 50°, ce sera malheureusement bien avant 2050. Paris de 2050, c'est le la trajectoire de neutralité carbone des accords de Paris qui est un enjeu sous-jacent essentiel de la lutte contre le réchauffement climatique. Donc on a un grand plan de rénovation des écoles.
Euh on a qui qui est engagé des bâtiments publics et cetera. Mais simplement, je veux dans la phase intermédiaire, le temps qu'on fasse refasse l'école en entier et bien développer comment on le fait à domicile quand on n pas encore engagé les les les travaux de copropriété. et bien on met des protections solaires, on achète des des brasseurs d'air, des ventilateurs, des brumisateurs, on pose des volets, on pose des ombrières textiles.
C'est tout ce plan intermédiaire à court terme, ce qui se traduira dès cet été euh c'est une mesure que nous avons prise par euh des travaux dans une centaine d'écoles sur ce type de dispositif et je souhaite que l'intégralité des écoles soit traitée d'ici l'été prochain. pas pour les refaire intégralement, ce serait un mensonge de le dire, mais en revanche pour palier aux urgences et mettre des solutions très opportunes. Ça prend du temps, ça coûte très cher.
Est-ce que c'estd que ça ne va pas suffisamment vite du fait des 10 milliards d'euros de dette ça n'a absolument rien à voir parce que en l'occurrence vous savez que nous la dette Oui. Oui. De toute façon, ça toujours.
On peut pas faire exactement ce qu'on veut dans la vie pour des raisons financières. Ce qui oblige d'ailleurs à à prioriser et à mettre un calendrier dans le temps. Mais qui aussi il y a un autre enjeu, c'est que il faut qu'il y ait des entreprises disponibles.
Je dirais demain, j'ai l'argent, refait toutes les écoles d'un coup. Il n'existe pas le le les entreprises pour pour le faire ce chantier. Donc non, ça a rien à voir le sujet de de de la dette.
Le sujet est celui de la graduation, des études. Et je vais vous donner un exemple. Quand vous refaites une école en rénovation thermique, ce qui nous pose problème, c'est que soit vous la faites en école en site occupé et pendant 3 4 ans, c'est-à-dire quasiment la totalité d'une scolarité dans une matérielle ou une élémentaire, les enfants vivent au milieu du chantier, soit plus contraignant encore, vous fermez intégralement l'école et donc vous bouleversez les vies d'un certain nombre d'acteurs, d'enseignants et cetera.
Donc se dire qu'on va faire des travaux gigantesques, ça paraît très beau sur le papier. à mettre en œuvre en pratique, ça vient bousculer euh évidemment euh un confort de travail et d'éducation qui est qui est pas sans conséquence. Et donc mais en attendant ces grands programmes de rénovation, j'ai dégagé des fonds pour mettre en place des investissements prioritaires de protection des enfants.
Euh on parlait du du budget effectivement des 10 milliards d'euros de de dette la ville. J'ouvre une parenthèse sur le sujet. Vous devez présenter un budget rectificatif dans les jours qui viennent.
Ça veut dire que le budget voté ne tient pas. Allez-vous augmenter les impôts ou alourdir la dette ? pour pour boucler votre budget, ça veut pas du tout dire que le budget ne tient pas.
C'estfin mais pardon, c'est banal. Toutes les collectivités de France font ça. C'est banal.
Tous les ans, toutes les collectivités font ce qu'on appelle un budget supplémentaire qui est àis à né l'ajustement par rapport à la réalité. Alors je serais plus prudent. C'est difficile, c'est difficile, c'est exigeant.
Ça l'est infiniment plus pour l'État évidemment qui est dans une situation que je qualifierai de catastrophique. Pour les collectivités territoriales, c'est pénible et notamment parce que l'État essaie de de se redonner un peu d'oxygène en mettant tout le monde à l'effort, y compris ceux qui ont pas été aussi mauvais élèves. Et ça c'est les collectivités locales dans leur ensemble un peu contre ça et moi avec.
Euh en revanche, c'est il y a la vie, c'est contraignant hein. Il y a donc on a des des exigences. Qu'est-ce qu'on fait dans ces budgets supplémentaires ? on ajuste en matière de recette, en matière de dépense qui qu'est-ce qui est conforme à la réalité par rapport à ce qui avait été prévu à l'automne.
C'est vraiment un ajustement marginal mais qui est l'occasion aussi de faire un travail de transparence sur ce qui s'est passé sur les grandes tendances. Je vais vous donner un exemple. Euh les collectivités territoriales comme les États ont été victimes de la situation euh en Iran et au Moyen-Orient, au Proche-Orient parce que il y a des effets de bord sur euh des tensions inflationnistes, sur le prix de l'énergie et cetera.
Et donc c'est tout ça qu'on va débattre de façon transparente et je procéderai aux ajustements nécessaires. Une question sur la canicule qu'on a vécu ces dernières semaines sur le bil. Euh le gouvernement a dit très vite qu'il y avait beaucoup plus de victimes à domicile.
François Gemen, le climatologue, dit ce matin que euh à Paris, c'est la ville où dans le monde on meurt le plus à domicile. Est-ce que c'est vrai et pourquoi ? Oui, c'est Oui, c'est c'est vrai.
Alors, c'est moins vrai qu'avant, mais ça reste vrai. Il a totalement raison sur deux choses. La première, c'est que cette canicule a montré d'abord des choses qui avaient bien marché.
Le taux de décès par exemple en ÉPAD est beaucoup plus faible que en 2003 alors qu'on est sur un épisode d'une intensité à peu près équivalent. Enfin, je vais pas rentrer dans le dans le détail. Donc, on surveille mieux les épades.
Deuxième chose, ce qu'on appelle vous avez pas de chiffre aujourd'hui globalement. Non, surtout que comme enfin vraiment je suis prudent sur ces chiffres, c'est la santé publique France de les communiquer parce qu'il faut les agréger et cetera. Et puis il y a toujours les les la phase un peu après la canicule où il y a peut y avoir des décompensations.
Et donc sur les un public qui est on a un public qui est un peu fragile qui est qui sont des personnes isolées pas nécessairement sous surveillance. Par exemple, je vais vous donner un exemple. Nous on a un fichier de personnes isolées vulnérables qui est 10000 personnes qui sont appelées en permanence.
Oui, c'est un registre obligatoire. Exement dans lequel nous on a investi énormément et qui a très bien marché. 10000 personnes, ça fait pas beaucoup à l'échelle de Alors si si enfin c'est c'est pas pas beaucoup mais enfin qu' faut les appeler toutes les 48 heures et quand elles répondent pas les voir vous assûr que c'est une population 2 millions sont déclarés exact il y a deux types c'est soit ils ont été euh identifiés par les services sociaux et référencés comme tels soit c'est de l'autoinscription soit des personnels-mêmes soit de leurs aidents familiaux généralement et je le redis hein c'est c'est facile de s'inscrire sur cette base ce qui nous permet d'exercer une une surveillance un accompagnement personnel extrêmement efficace mais les il y a des gens qui sont à domicile et là c'est vrai qu'il y a un profil nouveau qui est apparu plutôt un peu plus jeune entre 50 et 70 ans.
Et là pourquoi on revient à Paris c'est évidemment l'urbanisme très particulier parisien qui est une ville extrêmement dense et dans lequel les petits logements existent encore beaucoup avec notamment ces appartements de comble qui sont totalement totalement insalubres du fait de la de la température. Qu'est-ce qu'on fait face à ces appartements ? sous les courses notamment et d'autres appartements dont les habitants pointent un effet fournaise dans les situations de de canicule.
Est-ce qu'il faut revoir certaines règles de protection du patrimoine par exemple ? Parce que les toits en zinc sont nombreux à Paris sont souvent pointés du doigt. Certains évoquent la nécessité de les végétaliser, de les peindre en blanc.
Est-ce que ce sont des peindre en blanc ? Non parce que ça marche pas. Je vraiment ça marche pas parce que pour le coup c'est un sujet qu'on a beaucoup travaillé dans le casre du plan local.
Ça marche pas. Voilà ça marche pas. Quand vous mettez de la peinture blanche sur le zing, ça a un effet ultra marginal sur la température.
Ça pas ça propque pas de de l'effet albé d'eau comme on dit de la peinture blanche sur les toits en zing est marginal et donc n'a pas d'intérêt. On a fait ce travail là dans le cadre des discussions sur le plan local d'urbanisme bioclimatique où à Paris on doit concilier à la fois le besoin de logement, le soutien à l'activité économique mais surtout l'adaptation du bâti aux enjeux environnementaux et la question de la protection patrimoniale. deux choses.
Un, le PLU bioclimatique que nous avons désormais à Paris est vraiment une référence pour raider à la transformation du bâti patrimonial vers des une des normes climatiques qui s'adaptent à ces phénomènes de canicule. Deuxième chose, il faut aller plus loin. Oui.
Vous avez pas changé les règles en matière d'urbanisme. C'estàd qu'il y a toujours des architectes des bâtiments de France qui défendent le patrimoine et cou c'est ce que c'est exactement ce que je dire. Si on a beaucoup changé les règles, mais au périmètre de ce qu'est notre compétence réglementaire, en revanche, il faut aller plus loin sur le plan législatif.
Moi quand j'étais député, j'avais déposé avec d'autres collègues mais notamment Cyriel Châtelin, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale et la fondation pour le logement, une PPL bouilloire thermique qui vise à changer certaines choses. Pour donner deux exemples de ce qu'on peut changer, c'est un assouplir les règles de copropriété qui parfois coincent des gens qui veulent rénover leur appartement parce que c'est très compliqué de discuter dans les copros. C'est parfois plus compliqué que dans d'autres instances démocratiques.
Deuxième chose, c'est modifier le rôle des des architectes des bâtiments de France, qu'ils puissent dans leur mission avoir clairement la question de l'adaptation du bâti aux enjeux climatiques. Et vous vous preniez un exemple, moi parmi les grandes mesures du plan local d'urbanisme bioclimatique que je porte et qui mettront par contre un peu de temps, c'est là qu'on rejoint le système D la bricole. Tout ça va prendre très longtemps avant d'être fait.
C'est un plan volet à Paris. Le volet, ça a été inventé en 4000 ans avant Jésus-Christ. Ça marche très très bien.
C'est de loin de loin le truc le plus efficace pour protéger les appartements de la chaleur. Et le deuxième, c'est les toits en zinc. Il y a pas plus absurde que de construire un toit en zinc quand on a ces phénomènes caniculaires.
Il faudra changer la matérialité des toits. Euh quand il y a dans les solutions, il y a aussi la climatisation. Avec un paris à 50°gr, vous vous dites "Je suis contre la climatisation là où on peut s'en passer.
On peut s'en passer où quand il fait 50°gr Alors en fait, on peut s'en passer dans pas mal d'endroits. Oui, mais en fait, il fait 50°gr à l'extérieur, c'est pas à l'intérieur. Quand il fait 50°gr à l'extérieur, dans un sousol, il fait moins il fait moins chaud.
Dans une église, il fait moins chaud. Dans un bâtiment pierre historique, il fait moins chaud. prouve ce qui prouve une chose d'ailleurs, c'est que la conception bioclimatique d'un bâtiment, c'estàdire ses matériaux, les circulations d'air et cetera, c'est un élément central de la prévention de l'accumulation en intérieur, de la chaleur extérieure.
La climatisation, je suis pour ou contre en fonction des cas parce qu'il y a pas de réponse uniforme à cela. Je donner un exemple, il y a des structures qui doivent être climatis la question très simp ou contre que les Parisiens s'équipent de climatisation dans leur logement individuel la réponse est non. Je suis contre pour une raison simple, c'est que climatiser son appartement c'est réchauffer celui du voisin.
C'est simple et donc si on fait tout ça, c'est un effrag qui justement vivent sous des toits en zing par exemple, il y a guère d'autres solutions sur les prochaines semaines. Oui. Voilà, exactement, c'est la différence, c'est le court terme.
Et la climatisation, faut en plus entendre de quoi on parle. Soit vous parlez d'un monobloc qui a été acheté à l'arrache chez un pour soulager qui est pas du tout une climatisation de l'appartement qui est en fait un rafraîchissement d'un petit point ponctuel. Deuxième chose, je vais vous donner un exemple.
Il y a un réseau industriel que je soutiens beaucoup qui s'appelle Frêcheur de Paris qui est un réseau de climatisation partagé. Quel est son avantage ? C'est qu'il ne rejette pas la chaleur à l'extérieur.
C'est pas accessible au particuliers. Et ben en fait si si en fait vous pouvez euh simplement c'était pas historiquement l'angle de développement. Euh mais déjà, utilisons ce réseau Frêcheur de Paris et j'ai travaillé ces dernières semaines à accélérer son déploiement industriel pour euh pour réfrigérer les ÉPADes, les hôpitaux, tout est problématique hein.
Vous dites qui sont équipés ces dernières semaines ou qui comptent le faire, arrêtez de vous équiper de manière individuelle. Deux choses, un, je moi je juge pas les gens qui ont acheté un climatiseur d'appoint pour se soulager dans dans la terreur. Ils ont le droit d'abord.
Ils ont le droit. Le sujet que monsieur évoqué, c'est la question de l'autorisation d'urbanisme. Aujourd'hui, le plan local d'urbanisme interdit la pose de blocs de climatiseur en façade à l'extérieur.
Vous les connaissez, c'est les gros blocs, on les voit à l'image, tous les pays du sud à l'extérieur. C'est ignoble sur le plan esthétique, mais surtout ça, ce sont des des sorties de chaleur. Et donc, je le redis, quand vous quand votre voisin achète une climatisation, il réchauffe votre appartement.
Est-ce que vous êtes euh favorable à la réquisition de lieux climatisés pour abriter les personnes justement dont les logements sont inadaptés par tant de canis ? Oui. Oui.
Euh je suis pas sûr qu'il y ait besoin de réquisitionner. En revanche, je pense qu'il faut un appel à la mobilisation générale. Vous donner un exemple.
Euh lorsque il y a la eu la canicule, on sait qu'il y a dans le pays des dizaines de millions de mètres carrés tertières rafraîchis. Et donc je pense que effectivement le gouvernement et moi je suis tout à fait prêt à l'appuyer en ce sens devrait faire un appel à mobilisation générale des acteurs notamment privés pour que la nuit où les gens ne sont pas dans les bureaux le weekend où les gens ne sont pas dans les bureaux on puisse mettre en protection. Les médecins vous le disent, l'un des enjeux essentiels pour éviter les effets de l'hypertermie, c'est d'éviter la durée d'exposition à la chaleur extrême.
Le simple fait d'aller se le simple fait d'aller se rafraîchir quelques heures par jour réduit beaucoup le risque de de mortalité. Le BHV desclimatisé par exemple, on a vu Oui, c'est on on l'a dit, on l'a dit. Oui, on l'a dit.
C'est c'est quand même particulièrement troublant d'avoir des gens qui crèvent dans leur appart et nous avec hein parce que j'imagine que vous étiez comme moi dans des apparts à 32 et de l'autre côté des je le redis des dizaines de millions de mètres carrés teriaires ou commerciaux vides. Dans votre campagne pour les municipales, vous avez promis au moins un trontoir ombragé dans chaque rue. Absolument.
Ça veut dire quoi concrètement ? Euh parce que vous pouvez pas planter des arbres partout. Alors vous avez exactement vous avez tout à fait raison.
Donc c'est un objectif qui est majeur et d'ailleurs qui qui permet de créer des corridors d'ombre qui est vraiment important parce que la différence entre le la chaleur d'exposition au soleil et la chaleur à l'ombre, c'est parce qu'on parle de la chaleur à l'ombre quand il fait 30, 40 et malheureusement bientôt 50 mais quand vous êtes au soleil c'est évidemment encore pire. Et donc à Paris, d'abord on va continuer la stratégie de planter des arbres partout partout partout où c'est possible mais il y a des endroits où ce n'est pas possible. Rue Trop étroite des réseaux partout en dessous.
Oui, d'ailleurs vous avez pas donné de chiffres contrairement à la dernière mandature pour les arbres. Vous avez pas fixé de su Bien sûr qu'on va pas s'amuser à compter les arbres. On va en mettre partout où c'est possible.
D'abord, je le redis, quand on plante un arbre, il va falloir 15 à 20 ans, parfois plus pour qu'il développe sa pleine sa pleine évidemment puissance de protection. Il y a des endroits et donc vous savez, on fait des choses, faut pas réinventer de choses, faut regarder ce que font les autres depuis très longtemps. Quand vous allez voir dans les villes du sud, à Madrid, à Séville, mais même en France à Grass, à Menton et cetera, et bien ce sont des villes qui soit s'arrêtent l'été entre midi et 17h, soit ont développé des dispositifs tactiques auquels je crois beaucoup, qui est de tendre des ombrières d'espace public.
Vous voyez, dans des voilà. Alors là, on est sur une petite rue, je crois reconnaître le quartier. C'est le exactement le caveau de la Huchette.
Vous pouvez poser des vélomes. Quand c'est des ruier étroite, vous avez un effet d'ombre qui est naturellement créé par le bâti. En revanche, il y a des des des rues de taille intermédiaire où on posera comme c'est le cas dans le sud des ombrières textiles et cetera.
Il y avit déjà des ombrières d'installées ? Alors, nous on en a installé dans les grandes dans les espaces publics en test hein depuis plusieurs années. Euh vous donnez un exemple hein euh à côté de la gare de l'Est, à côté sur la gare, de la gare de Lyon pardon. dans les rues entre deux immeubles, ça n'existe pas encore.
Alors non, en en vélom à à une exception, je vais vous donner un exemple, rue des archives, les commerçants ont installer ce qu'on appelle ont l'habitude d'installer ce qu'on appelle des ombrelles sky, c'est-à-dire des dispositifs, vous savez des des des parasols. Historiquement, les ombrelles skill ont été développées comme des ombrières d'espace public pour protéger les passants qui circulent à pied. Et c'est ça qu'on va faire quand je parle du système D, du bricolage.
D'abord, on a l'argent public, c'est pas de l'argent magique. Moi, j'en ai pas sous le coude et j'ai pas de planche habillée dans les sous-sols de l'hôtel de ville. Ce que je sais, c'est qu'on a besoin d'aller à l'essentiel, d'être agile et ça supposera aussi peut-être un peu d'agilité réglementaire parce que si moi quand je veux poser une ombrière textile, je suis obligé de demander l'accord à 250 copros qui doivent organiser 250, ça va pas le faire et donc on va essayer de gagner en efficacité, en rapidité d'action.
Emmanuel Grégoire, vos 100 premiers jours à la mairi Paris. On y revient dans un instant après une courte pause dans ce grand jury et on reviendra bien sûr notamment sur le scandale du périscolaire. À tout de suite.
Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. À 20 ans, ils ont été arrachés à leur famille. On les appelle les STO pour service du travail obligatoire.
Ces gens-là ont été livrés par leur gouvernant au nazi. Ils ont connu la fin, subi la répression et survécu aux bombardements alliés sur l'Allemagne. Des milliers d'ouvriers làdedans.
Le monde n'est pas revenu. Il y en a eu beaucoup qui ont laissé la peau. On essay de faire tout ce qu'on pouvait pour saboter [musique] un peu quoi.
Je suis 102 ans et je n'ai pas oublié tout ça. Après des décennies de silence, les derniers témoins et leurs descendants font entendre leur voix. Sto, les oubliers de la victoire.
Aujourd'hui à 13h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. [musique] C'est votre rendez-vous au Parlement.
Chaque mercredi après-midi, les sénateurs interrogent les ministres lors de la traditionnelle séance de questions au gouvernement. La rédaction de public Sénat vous les fait vivre en direct et en intégralité. On se retrouve quelques minutes avant avec nos invités [musique] politiques et on débrief juste après les grands thèmes de la séance et les grands sujets d'actualité.
Question au gouvernement mercredi à 14h50 sur Public Sénat. [musique] Tous les jeudis on revient ensemble sur les temps forts de l'actualité de [musique] la chambre haute du Parlement. des sénatrices et sénateurs qui viennent réagir à mon micro à l'actualité.
Le tout enregistré ici depuis [musique] la salle des conférences à deux pas de l'hémicycle. En direct du Sénat jeudi à 16h30 sur [musique] Publics Sénat et sur publicsennaat.fr. [musique] Entre les montons du pila et les monts du forêt, Manger voter est dans le département de la Loire autour des communes de Saint-Étienne, Saint-Chamont, Mont-Brison.
On va visiter le département avec Hervé Reno, sénateur les républicains. Moi, je suis amoureux de la Loire. parce que il y a une belle diversité, tellement d'atout, l'important c'est d'en parler, de porter cette fierté-là et de le faire connaître. [musique] Manger, c'est voter.
Présenté par Vincent Fernot mercredi à 17h30 sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [musique] Destination francophonie au Maroc. [musique] Bienvenue à Tanger.
Bienvenue au Maroc. Bienvenue à bienvenue [musique] au Maroc. Je vous propose un voyage inédit, une traversée francophone de ce pays, de Tanger la cosmopolite jusqu'au confin [musique] du Sahara, à Layun et à Tarfaya.
De l'effervescence urbaine jusqu'au vaste étendu désertique. Nous allons partir ensemble [musique] sur les routes de ce pays francophone où le français n'est ni langue officielle, ni une langue morte, mais bien une langue vivante. Le français, c'est une langue d'ouverture.
C'est un langue aussi de de passion. La langue française est un canal essentiel pour [musique] faire transmettre nos valeurs, transmettre notre structure et notre patrimoine au monde entier. Le Maroc [musique] à visiter.
C'est parti pour un voyage en francophonie à travers le Maroc. Destination francophonie samedi prochain à 16h30 sur publicsena et sur publicsena.fr. faire action.
Dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale, le pouvoir franquiste encourage la délocalisation en Espagne du tournage de production hollywoodienne à grand budget. L'objectif est d'utiliser le soft power du cinéma américain pour transformer l'image du pays. Durant deux décennies, la guerre froide permet alors ce rapprochement improbable entre glamour et dictature, propagande et grand spectacle.
Franco et Hollywood samedi prochain à 21h sur publicsena et sur publicsena.fr. Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [musique] faireite du grand jury présenté par Olivier Bost.
Emmanuel Grégoire, le maire de Paris et notre invité Tamtranoui de Public Sénat et Lauris Boichotud du Fidiaro sont à mes côtés pour vous interroger. Le grand jury, l'actualité de la semaine. 132 animateurs dans le périscolaire ont été suspendu pour des comportements inappropriés des agressions sexuelles, des viols.
Ce sont les derniers chiffres que vous avez fournis il y a un mois et la justice enquête actuellement sur 110 écoles. Emmanuel Grégoire, sommes-nous au tout début du scandale ? Non, je pense qu'on est en plein dedans.
Euh, d'abord dire la gravité évidemment de ce sujet et il occupe un/ers de mont je tous les jours tous les jours j'y consacre énormément d'énergie, de vigilance et de détermination à sortir. La première chose, c'est que vous avez utilisé le mot de scandale et il est le mien. Il ne concerne pas que Paris, il ne concerne pas que l'école publique, il concerne plus largement le sujet de la place des enfants de notre société et peut-être de la levée de cette croyance populaire bienveillante mais fausse que tout le monde aime les enfants.
Ce n'est pas vrai. Est-ce que sur vos responsabilités Emmanuel Grégoire, vous avez déjà changé des choses pour l'été parce que les écoles se transforment en centre d'animation avec donc des animateurs. Est-ce qu'il y a des dispositions particulières pour protéger les enfants cet été ?
Alors oui oui, d'abord on a déjà mis beaucoup de mesures en place. Je sais l'impatience des parents, elle est la mienne et on va continuer semaine après semaine à renforcer les dispositifs. On a tout remis à plat.
Ça veut pas dire qu'on a tout réglé je le prétends pas mais on a tout remis en place. les procédures, les recrutements, les formations, la question de la surveillance, la question des contrôles extérieurs. Évidemment, vous l'avez évoqué en début d'émission, les commissions qui vont venir nous aider à analyser et peut-être à dire les responsabilités.
Est-ce que vous avez répondu par exemple aux 11 collectifs et associations de protection de l'enfance qui vous ont interpellé dans un courrier ? Elles ont également interpellé Gérald Darmanin, le ministre de la justice et Édouard Jeffrey, le ministre de l'éducation. Et elle réclame trois choses.
Vérification des antécédents judiciaires, de tous les adultes en contact, y compris les agents d'entretien, qu'aucun adulte ne reste seul avec un enfant et enfin l'instauration d'un référent protection de l'enfance dans chaque école. Est-ce que ces trois conditions-l sont déjà remplies ? Alors non, pas toutes et d'abord la première, elle est pas possible également, je le redis.
Moi, je plaide, je suis totalement en soutien de cette revendication des associations, c'est-à-dire le traitement des antécédentes judiciaires pour tout ce secteur là, j'y suis favorable. il suppose une modification législative. Voilà. 2e et d'ailleurs euh dans le cadre de de du des projets de loi du gouvernement euh notamment protection de de l'enfance, je pense qu'il faudra soit dans le texte initial, soit par amendement, je sais qu'il y a des débats avec le Conseil d'État et cetera, mais soit dans le texte initial, soit par amendement, introduire l'accès au traitement des antécédents judiciaires.
Deuxièmement, sur la question, c'estd qu'un simple dépôt de plainte, par exemple pourrait suffire pour écarter quelqu'un. Exactement. et puis et la mémoire et la mémoire de ce qui s'est passé avant également.
Deuxième le deuxième sujet c'est la question de pas d'adulte seul avec un enfant. C'est déjà le cas sur le principe. La question c'est la mise en œuvre de ce principe.
C'est déjà le cas à la ville de Paris depuis longtemps. Il ne doit pas y avoir un adulte avec ça. Notre sujet à moi, mon sujet à moi, c'est comment je garantis que dans les circonstances exceptionnelles qui aujourd'hui peuvent conduire un enfant à se retrouver seul avec un adulte, c'est quand il y a un groupe d'enfants, un enfant qui a un problème de propreté, qui qui s'égare, qui va ailleurs, qu'on cherche que et bien que cette situation d'isolement ne se reproduise ne se reproduise pas.
Et bien cela, on le fait par des recrutements, je ferai des annonces prochainement. On le fait aussi par des principes organisationnels, par des travaux pour éviter les situations qui permettent à un adulte de s'isoler avec un enfant. ou avant on partait du principe que tout le monde aime bien les enfants et que donc on doit gérer les problèmes de cas particulier, on part du principe qu'il y a une menace structurelle qui pèse sur les enfants et donc on traite tout cela avec beaucoup de rigueurs.
Je le dis dans la sévérité que j'exerce à l'égard de ceux qui sont suspectés, j'utilise bien le mot suspecté qui me parfois me le reproche mais c'est ainsi. Mais je le dis aussi à l'immense majorité des professionnels qui font très bien leur travail. Emmanuel Grégoire, dans le projet de loi de protection des enfants qui va être débattu dans 10 jours à l'Assemblée nationale, il y a la création d'une liste noire pour les personnels ayant eu des comportements problématiques avec des enfants.
Vous y êtes favorable même s'il y a pas eu de condamnation ? Alors, je suis favorable effectivement à ce qu'on garde la mémoire de ce qui s'est passé dans la carrière d'un agent. Pourquoi ?
C'est un débat difficile, il est sur le plan philosophique et j'ai pas exactement compris ce que serait la cette liste noire mais voulue par le ministre de l'éducation national. J'ai bien compris mais par exemple quand il a dit qu'il voulait une liste des interdits d'école sur la base de sanctions disciplinaires, là je suis en désaccord avec ça. Pourquoi ?
Parce que les sanctions disciplinaires n'ont aucun pouvoir d'investigation qui relève de la police et cetera. Ce n'est pas suffisant. Il faut élargir la réflexion.
On est partagé sur un sujet qui est qui est très très difficile, je le dis, sur le plan philosophique et moral. C'est d'agents qui sont suspectés mais qui ont été blanchis. H Et en même temps, un autre problème, c'est que quand on croise un agent qui est mis en cause et peut-être parfois gravement mis en cause, il n'est pas rare que nous ayons trouve qu'on trouve dans son histoire antérieure chez l'employeur ailleurs et cetera qu'il a laissé des des bips, il a bipé comme on dit.
C'estàd et là je comprends les parents dans un débat qui est compliqué qui est celui que être blanchi par la justice ne veut pas nécessairement dire qu'on est innocent ce qui est une question très difficile sur le plan évidemment juridique et et je le crois social et deuxièmement en même temps l'exigence qui est la nôtre collectivement de privilégier la protection des enfants. Grégoire une histoire parmi tant d'autres. Un animateur visé par une plainte pour agression sexuelle par son fils est parvenu 1 an plus tard à se faire engager.
C'était à l'été 2025 par la mairie de Paris dans plusieurs écoles. Comment a-t-il pu être engagé ? Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'il faudrait que la mairie puisse consulter le fichier des antécédents judiciaires ?
Est-ce que c'est exactement ce qu'on a dit ? précisément il s'est fait embaucher parce que il n'y avait pas de moyen pour n'importe quel employeur, la ville de Paris ou n'importe quelle ville de France de trouver même quand elle exerce avec la plus grande rigueur ce qui est à sa disposition de trouver la trace de la mise en cause. C'est c'est c'est ça la réalité.
Et donc le traitement des antécédents judiciaires, je redis ce que j'ai dit. Oui, typiquement ce type de cas pour moi nécessiterait que nous le sach euh plus tôt et que nous le sach et qu'on puisse agir euh en conséquence. Et donc et ça et ça je le redis, c'est pas dans l'intérêt de la ville de Paris, c'est dans l'intérêt de tous les employeurs qui essayent de réunir toutes les conditions pour s'assurer que les agents qui viennent travailler pour elle sont des gens qui sont irréprochables sur tout principe et encore plus qu'on ne puisse pas lui dissimuler des mises en des mises en accusation graves.
Ça ne devrait pas être possible. Aujourd'hui, au regarde du droit actuel, ce type de situation peut malheureusement exister. Emmanuel Gregard, ce qui peut apparaître étonnant dans tout ce scandale du périscolaire, c'est qu'il n'y a pas de responsable à ce jour.
C'est-à-dire que il y a que des des animateurs déviants et pour certains criminels. Il y aura jamais de de responsable politique ou administratif. Alors, c'est pas parce que vous dites faux, pardon, c'est ça veut dire qu'on communique pas assez parce qu'on pourtant je l'ai dit plein de fois, il y a eu de nombreux conseils de discipline sur des gens qui avait mission d'encadrer ces animateurs.
D'accord. Je déclenche des conseillers de discipline. Plusieurs d'entre eux ont été suspendus, plusieurs ont été Oui, mais ça veut dire après si vous voulez, on peut on peut rentrer donc c'est quoi la granularité ?
Je comprends, je vais reformuler votre question. Est-ce qu'il y a des gens qui devraient être considérés comme responsables qui ne le sont pas aujourd'hui et qui sont susceptibles ? Moi je considère que non.
Des responsabilités politiques, c'est différent. Et d'abord parce que c'est Pourquoi vous considérez que non ? Parce qu'il y a des enquêtes dans chacun.
Moi j'ai regardé chaque dossier, je lis le rapport de l'inspection générale. Mais c'est l'avantage que vous avez équé les sanctions arriveront plus tard. C'est ça que vous êtes en train de dire.
Non, c'est aujourd'hui tous les gens dans lesquels on considère qu'il y a une faute personnelle, je je mets en nuance les cas qui sont encore en instruction he il y a encore beaucoup de travail à mener mais chaque fois qu'il y a eu un rapport en disant telle personne a commis au regard de ses obligations morales professionnelles une faute et à l'é toutes les responsabilités sont établies non je pas dire pas encore dit ça je considère que les cas individuels ne sont pas du tout laissés sur le tapis qu'on fait des procédures disciplinaires mais c'est l'avantage de la commission d'enquête parlementaire de la mission d'inform formation et l'évaluation et de la commission indépendante qui a été mise en place, c'est de venir faire vérifier parce que moi, quoi que je dise, des parents qui sont énervé et je le serai à leur place, peut-être même parfois plus qu'il le qu'ils ne le sont, je veux en saluer et la résilience et la disponibilité pour échanger. ils peuvent avoir des doutes sur ma parole. Je le sais, je le comprends et donc je c'est pour ça que je veux que des gens de l'extérieur viennent dire ce qui s'est passé et chacun en tirera les conséquences et les interprétations qu'il souhaite.
Voilà, je veux pas être juge de moi-même. Voilà, je veux que des gens extérieurs viennent regarder et analyser comment l'institution a réagi, comment les élus ont réagi. Ils diront ce qu'ils croient être la vérité.
On fera peut-être nous des commentaires sur cela mais au moins sur les 11 dernières années donc sur pardon mais par oui partout tout le temps partout tout le temps enfin je vous pose la question parce que Agnès Sverren qui sera la rapporteuse de de la commission d'enquête au Sénat dit que pendant 11 ans, il n'y a jamais eu de signalement par un article 40 de la part de l'Amérique Paris c'est un mensonge. C'est un mensonge. Elle ne peut pas ignorer que c'est un mensonge.
Je le dis avec un peu de gravité. J'ai tout à fait lu cette chose-là. Jamais à ma connaissance he je vous le dis avec un peu de gravité mais quand même un peu de confiance jamais à la ville de Paris l'institution n'a protégé une violence sexuelle systématiquement c'est c'est pas la la question c'est est-ce que vous avez fait est-ce que la mairie de Paris a fait des articles 40 signal é c'est ce que je viens de vous dire ce que je viens de dire jamais que pardon mais c'est ce que je viens de vous dire jamais des violences sexuelles n'ont été passées sous silence systématiquement il y a eu des articles 40 et nous en avons la trace Et comment on saisit la justice ?
Pardonnez-moi, mais il y a eu des animateurs déplacés butés d'une d'une école à une autre qui jamais sur suspicie. Jamais jamais, je le disais aussi avec beaucoup de clarté, mais ce qui prouve à quel point le débat est un peu fou. Jamais sur une suspicion de violence sexuelle.
Je suis prudent. Peut-être qu'il y en a qui ne me sont pas encore remonté et je veux vous dire, je tremble tous les jours d'en apprendre de nouvelles. Vous allez avoir confiance en cette commission d'enquête parlementaire hein parce que ce sont les propos de la rapporteur mais c'est pardon mais d'abord la rapporteur elle est sénatrice dit ce qu'elle veut dit ce qu'elle veut elle a le droit voilà simplement moi j'ai hâte j'ai hâte d'aller d'être auditionné j'ai hâte d'être auditionné d'aller répondre aux questions légitimes des sénateurs et je dirai ce que je crois être vrai et ce que je crois être faux le dis parce que faudrait on a dit des choses terribles terribles disant que j'avais recruté des pédophiles et que nous couvrions des pédophiles.
Mais jamais c'est arrivé. Et ceux qui auraient commis ça, je le rappelle, c'est une infraction pénale de de couvrir un pédophile. Je voudrais rassurer les parents, on n'est pas parfait.
Oui, il y a de du risque d'infiltration de pédocriminalité comme dans tous les lieux qui a que des enfants. Mais jamais on ne couvre un pédophile. Jamais ça n'a été observé.
Et si c'est le cas, il y aura un article 40 sur ceux qui s'en seraient rendu coupable sauf qui pourrait engager leur responsabilité. 40 qui vous vise justement qu'est-ce que vous leur répondez ? Bah c'est son droit.
Voilà, c'est son droit et je suis très serein. Qu'est-ce que vous dit ? J'ai pas commenté ce que fa elle a le droit comme tout citoyen de saisir le procureur de la République et le seul après qui est compétent pour dire et faire son travail c'est la le procureur de la République.
Et donc ils peuvent faire tous les articles 40 qu'ils veulent, c'est très bien, ils ont le droit et moi je répondrai au instances compétentes. Alors avant que vous soyez auditionné par le Sénat, auparavant vous aviez lancé une convention citoyenne sur la protection et sur le temps des enfants. une mission d'enquête interne à la ville et il y a une commission également donc d'enquête parlementaire que je viens d'évoquer sur le temps des des enfants.
Est-ce que la la conclusion de cette convention citoyenne c'est qu'il faut revenir à la semaine de 4 jours, ce qui permettra d'avoir un jour plein et entier de périscolaire le mercredi et ce qui permettra donc de faciliter l'embauche et la fidélisation des animateurs. Est-ce que vous suivrez ou pas ces ces prescriptions ? Alors, d'abord, on va écouter ce qu'elle dit la convention citoyenne.
Elle a pas dit que ça la convention citoyenne parce qu'elle a soutenu aussi d'autres scénarios d'organisation avec moins de puissance. C'est vrai. Aujourd'hui, où on en est ?
D'abord, je voudrais rappeler le cadre légal, comment ça fonctionne. La semaine de dans le code de l'éducation, la semaine des enfants, elle est sur 4 jours et demi. Il se trouve qu'on vit dans un moment complètement ubuesque où 80 % des élèves de ce pays ne respectent plus dans leur temps scolaire le code de l'éducation, mais ont obtenu des dérogations qui avaient été permises par le au moment où Jean-Michel Blanquer était ministre.
Moi, je trouve que c'est totalement incongru et bizarre d'avoir 80 % de des coordes d'élèves qui sont en dérogation. Non, non, je vous ai pas dit ça. Je ne n'interprétez pas.
Je vous ai pas dit ça. Donc ce que je dis, c'est que il y a plusieurs scénarios cibles qui sont sur la table aujourd'hui. Et comment ça va se passer ?
Le principe c'est que quand on veut avoir une dérogation, c'estd par exemple dans l'hypothèse de retour à 4 jours, dans l'hypothèse d'un 4 jours et demi différent de la situation d'aujourd'hui ou d'une hypothèse de 5 jours puisque c'est une hypothèse qui a beaucoup été portée par la convention nationale sur les temps de l'enfant et que la convention citoyenne n'a pas écarté de façon aussi brutale. Ce qui est écarté de façon brutale et donc ça je vous le dis c'est acté c'est le statut quo. Je ne veux pas que nous continuons dans le système actuel qui crée de l'insécurité, de l'insatisfaction pour à peu près tout le monde.
Et donc ça veut dire en changer qu'est-ce qui change en septembre ? En septembre sur de ce point de vue rien puisque pour mettre en place nous Exactement pour mettre en place faut changer des dizaines de milliers d'agendas d'agents enseignants, directeurs, périscolair et cetera. Donc comment ça se passe ?
Je dois saisir le directeur académique, le Dazen en demandant une dérogation qui bénéficie du soutien d'une majorité de conseils d'école. C'est c'est très précis. Le code de l'éducation, il propose une procédure.
Donc aujourd'hui, ce que nous allons faire, c'est que nous avons retenu un certain nombre de scénarios sur la base des recommandations de la convention citoyenne. Nous en avons donc écarté d'autres et je le dis, je ne souhaite plus que le système actuel continue. On va prendre quelques mois là de 3 mois pour travailler avec la rectrice pour rencontrer à nouveau les parents d'élèves, les organisation syndicales, les organisations de représentatives d'enseignants, de directeurs, du périscolaire pour dire voilà les quelques scénarios que nous avons arrêté et voilà comment nous allons vous proposer de travailler et ensuite probablement avec évident à l'évidence avant la fin de l'année, je proposerai enfin je proposerai une méthode qui permettra d'arbitrer avant la fin de l'année.
Euh dans vos promesses de campagne, euh il n'y aura plus aucun enfant à la rue euh l'hiver prochain. Pour honorer euh cette promesse concrètement, ça veut dire que vous devez construire combien de structures d'accueil d'ici euh l'hiver ? Écoutez, alors c'est variable mais c'est vous avez totalement raison de me rappeler vous avez totalement raison de me rappeler à cette à cette promesse de campagne.
Vous savez que moi je veux vraiment m'attaquer au sans-abrisme à Paris. Je crois que tout le monde observe que la situation n'est pas tenable et n'est pas belle. Regarde l'image que notre pays et notre ville veut donner veulent donner d'eux.
Euh évidemment, je peux pas également les lesement de migrants quand Non, mais tout tout enfin je veux dire une personne qui dort à la rue c'est une personne qui devrait pouvoir dormir protégée. Mais je peux pas, j'ai pas de baguette magique moi. Donc il va falloir du temps.
La priorité va d'abord aller aux enfants et évidemment aux familles qui qui les accompagnent. Donc ça veut dire je dois ouvrir des places. Par rentrer dans le détail des chiffres, je sais que je ne peux y travailler intelligemment qu'avec le préfet de police et avec le préfet de région et avec les autorités sanitaires notamment l'ARS.
J'ai travaille depuis le premier jour de l'élection de façon de façon exigeante. La situation n'est pas satisfaisante. On parlait de la canicule tout à l'heure.
Parmi les plus vulnérables et vulnérables, il y a les personnes sans domicile fixe pendant la canicule. C'est beaucoup plus dur pour eux de vivre dans l'extrême chaud qu'en réalité dans l'extrême froid paradoxalement. Euh et donc on on y travaille mais je vous confirme que euh je souhaite ouvrir en propre si euh à la quantité dépendra beaucoup de mon dialogue avec la préfecture de région des places pour qu'il n'y ait plus d'enfants qui dorment à la rue.
Je crois honnêtement queau moins sur ce sujet-là on peut tous se retrouver. Le grand jury question express avec des réponses par oui ou par non pour ou contre. On a beaucoup parler du nombre de collaborateurs à la mairie de Paris.
Il y en a quasiment autant que qu'au gouvernement. Des directeurs d'administration à Paris sont-ils aussi bien ou mieux rémunérés que le président de la République ? Non, ils sont moins bien rémunérés mais ils sont bien rémunérés et puis en l'occurrence je leur demande beaucoup et et je préfère avoir des gens bons, motivés, engagés et bien payés.
C'est rare d'avoir des gens comme ça mal payés. Vous assumez ces salaires là. Ils sont fixés par les grilles de la fonction publique.
C'est pas moi qui choisit leur salaire. Est-ce que vous êtes favorable à ce que le BHV devienne en partie un hôtel de luxe ? Je suis pas défavorable à la mutation immobilière du bâtiment, mais le BHV doit d'abord rester un grand magasin parisien.
Après, il faut qu'il puisse se moderniser et moi, je suis prêt à l'accompagner. Loris Boichot. Pour ou contre Emmanuel Grégorire, rendre le casque obligatoire sur pour les cyclistes sur les vélos, c'est une recommandation de la sécurité sociale.
Euh je suis contre parce que je [grognement] moi je suis pas un spécialiste du sujet, j'en mets des fois et fois non. Les associations de vélo sont contre au Pays-Bas qui un ville une ville de vélo depuis un pays de vélo depuis plus d'une cinquantaine d'années, il n'est pas obligatoire. Il y a des effets contre-productifs au port du casque obligatoire, c'est notamment d'en réduire l'entrée dans la pratique.
Donc plutôt contre Hamza Ladouan qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux et que vous avez rencontré, c'est un jeune terreur du canal Saint-Martin ou simple jeu d'enfant ? Non, c'est c'est peut-être vous dire un, c'est euh le piège mortifère des réseaux sociaux où il faut être délinquant pour devenir connu, le piège de l'extrême droite qui instrumentalise ce jeune homme qui est un délinquant, on va pas se mentir. et j'ai pas envie de rentrer dans le cas particulier, mais l'extrême droite qui s'en saisit faisant de ce cas-là une généralité qui illustrerait le comportement de notre jeunesse et troisièmement une certaine légèreté des médias, je le dis, à relayer à noséam et à donner l'image que plus on est un gangster, plus on est un petit malin, plus on a des chances de devenir une star.
Allez, ça va nous amener au sujet suivant. Pour ou contre l'interdiction des sondages pendant la présidentielle ? Une demande d'Olivier Fortre l'interdiction.
Oui, je compte. Pas Olivier dem ça mais je vois pas très bien comment c'est on peut le mettre en place. Le grand jury 2027 [musique] c'est demain.
Le Parti socialiste, votre parti semble se mettre difficilement en ordre de marche pour l'élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027. Comment tout d'abord éviter de rééditer le score historiquement bas ? 1,7 % des voix, c'était en 2022 par Annie Dialgo.
Écoutez, dans les moments d'élection, il faut un travail de conviction et puis un travail de dynamique. La conviction, c'est un socle de valeur dans lequel les électeurs se retrouvent. Et la dynamique, c'est comment l'électeur trouve une voie d'utilité à son vote.
Et donc pour qu' on vote pour vous, soit il y a des gens qui sont convaincus que vous êtes très bons, soit ils se disent ces gens-là vont aider à servir le socle de valeur ou en tout cas les priorités politiques qui sont les mêmes. Et donc c'est ça qu'il faut retrouver. Et pour reprendre la situation de 2022, on voit bien que entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, n'avions pas trouvé d'espace pour démontrer l'utilité.
Comment faire pour trouver cet espace et être audible alors que les candidatures se multiplient ? Rapha Gluxman, François Hollande, Olivier Fort Boris Val Jérôme G Philippe Brun voilà des noms de président à l'évidence oublié quelam également maire de Saint-Touin. Ça fait beaucoup de trop de candidats pour un d'abord alors je vais être optimiste.
C'est aussi beaucoup de talent dans cette génération. C'est aussi beaucoup de talent, je le dis pour connaître personnellement et amicalement tous les noms que vous venez de citer. Oui, je trouve que le processus de de départage du leadership a été un peu tardif à mon goût parce que il sature l'exposition médiatique.
C'està-dire que c'est difficile de parler à l'opinion quand l'obsession est celle du leadership. Mais justement, vous devrez voter jeudi prochain au sein du Parti socialiste. Vous êtes adhérent au Parti socialiste pour cotisation.
Voilà. Il y a alors il y a deux options. C'est une primaire ouverte avec une participation de 2 € ou une deuxième option, seconde option une primaire des militants du Parti socialiste.
Alors je sais pas si on a tout compris mais vous vous voterez pourquoi. Écoutez moi je suis maire de Paris et permettez-moi d'avoir ces débats. D'ailleurs, vous avez même pas compris la question donc ce qui pr permettez-moi d'avoir ces débat avec mes camarades.
Je suis pas sûr que les Parisiennes et les Parisiens attendent de ma part une expression sur ces sujets-là qu'il faut un peu boutiquer. Ce que je peux vous dire, c'est que je suis adhérent de ce parti dont je suis fier de son histoire, de ses valeurs et je le sais aussi de de ce qu'il proposera dans l'avenir. Je suis un militant euh engagé donc j'irai voter mais les débats de ce type là qui sont quand même très technic popol et bien je les réserve à mes camarades.
Je suis pas sûr que ça intéresse le grand public. Comment vous allez pouvoir éviter de vous faire cannibaliser par Jean-Luc Mélenchon euh dont on voit la dynamique vous justement un leader charismatique avec un certain nombre d'idées déjà qui sont sortis j'ai pas le souvenir d'avoir été beaucoup cannibalisé par Jean-Luc Mélenchon pendant la primaire de gauche à Paris et pendant l'élection elle-même ce qui prouve que il y a des circonstances vous avez fait sans les fill ou oui il y a des circonstances où la famille politique que j'aime qui est celle qui qui est différente qui qui a des positions pas unanimes et cetera, mais c'est sa richesse qui va du parti communiste à place publique en passant par les écologistes, par la société civile, mais qui a une relation au monde, une relation à la politique, à la façon d'exercer les responsabilités, à la façon de parler au grand public. C'est cette famille là que j'ai envie de de défendre.
Et donc voilà, à la mauvaeste place qui est la mienne, moi je suis maire de Paris, ça m'occupe 99 % de mon temps. Le PS doit s'inspirer de ce que vous avez fait lors de votre campagne municipal. Je pas je je dirais pas ça comme ça parce que ce serait d'abord ridiculeusement prétentieux et surtout complètement faux.
Pourquoi ? Parce que la sociologie électorale de Paris n'a rien à voir avec la sociologie électorale du pays. Et donc ceux qui pensent que c'est sur un modèle parisien qu'on peut gagner la France se trompe se trompe.
Moi, j'ai pas de leçons à donner. simplement, c'est de d'essayer de contribuer dans cet arc d'alliance qui va euh, je le redis, du Parti communiste à génération, aux écolos et cetera, que il y a il y a moyen de construire collectivement un projet politique pour le pays qui puisse rencontrer un soutien et une force. Et ça suppose un projet, ça suppose évidemment euh une incarnation, mais je le crois surtout, ça suppose une dynamique de terrain et c'est à ça que je m'emplorai.
Dans tous les noms qu'on a cité, aucune préférence. Je les aime tous et franchement euh je veux pas participer à cet exercice-là. Voilà, je je comme militant le le moment venu, je m'exprimerai.
Emmanuel Grégoire, le le maire de Paris était l'invité de ce grand jury. C'est le dernier grand jury de cette saison. Je tenais à vous remercier pour votre fidélité.
Vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder sur Public Sena et à nous écouter sur RTL. Merci beaucoup et merci à Public Sena pour cette très belle saison. Merci aussi au Figaro pour ses 20 ans de partenariat.
Nous nous retrouverons un jour, j'en suis persuadé et la saison prochaine sera l'année politique par excellence avec l'élection présidentielle. Ça sera un plaisir de vous retrouver pour le grand jury, votre émission politique du dimanche. Bel été à tous.
Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. Au printemps 1945, dans les ruines d'une Allemagne vaincue, des millions de déplacés par la guerre rentrent chez eux. Dans cette foule disparate, 650000 travailleurs français. 600.
Emmanuel Grégoire