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interviewPublic Sénat· 15 mai 2024 4 min

Nouvelle-Calédonie : « Nous parviendrons à un consensus », veut croire Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs monsieur le Président François patria depuis le début de la semaine la Nouvelle-Calédonie est frappée par des violence d'une gravité rare des violences qui ont provoqué des dégâts majeurs blessé plusieurs centaines de personnes blessé des dizaines de policiers et de gendarmes et ces dernières heures ajoutant au drame plusieurs personnes sont décédés lors de ces violences je veux avoir une pensée pour elle une pensée pour les cal donien qui veulent le retour au calme alors je veux le dire à nouveau devant vous comme je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale aucune violence n'est jamais justifiable ou tolérable aucune violence ne peut jamais être acceptée et je le redis aucune violence ne sera jamais tolérée je veux à nouveau rendre hommage à l'engagement exceptionnel des forces de l'ordre policiers et gendarmes qui parviennent à garder leur sang-froid malgré les attaques malgré les tirs parfois d'armes à feu des policiers des gendarmes qui assument et tiennent courageusement leur rôle pour protéger les vies et permettre le retour au calme notre urgence aujourd'hui c'est le rétablissement de l'ordre et le retour du calme et de la sérénité ce matin le président de la République a convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale pour aborder la situation en Nouvelle-Calédonie des décisions fortes ont été prises et à l'issue de cette séance de question au gouvernement nous serons réunis exceptionnellement cet après-midi pour le Conseil des ministres pour aborder et actter la déclaration de l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie ce qui va nous permettre de déployer des moyens supplémentaires massifs pour le rétablissement de l'ordre ces moyens je le dis s'ajouteront à ce que le ministre de l'Intérieur et des outresmères a d'ors et déjà annoncé quatre escadrons de gendarmerie mobile ainsi que des renforts du raid et du GIGN vous l'avez vu également le haut commissaire a annoncé l'instauration d' couvre-feu et pris d'autres mesures pour tenter de rétablir l'ordre monsieur le Président en Nouvelle Calédonie particulièrement on ne sait que trop bien jusqu'où peuvent mener les violences alors je le répète le retour de l'ordre et du calme et la priorité absolue je veux saluer comme vous l'avez fait la très grande responsabilité des responsables calédoniens nonindépendantiste et indépendantistes qui ont unanimement appelé par communiqué à cesser les violences en mars dernier à une très large majorité le Sénat a adopté le projet de loi constitutionnel sur le dégel du corps électoral hier c'est l'Assemblée nationale qui l'a adopté à son tour ce projet de loi s'inscrit dans la lignée du processus qui a été engagé depuis la décision souveraine des Calédoniens par trois fois lors de trois référendums de demeurer dans la République le déjel du corps électoral c'est un enjeu démocratique et le Conseil d'État je le rappelle nous a enjoint à prendre cette mesure il s'agit de permettre à des milliers de personnes nées en Nouvelle-Calédonie ou il résidant depuis de nombreuses années de participer aux prochaines élections provinciales c'est-à-dire des élections locales dans ce contexte je le dis nous n'avons jamais cessé d'appeler au dialogue jamais cessé de créer les conditions du dialogue en tendant la main à tous les acteurs nonindépendantistes comme indépendantistes nous gardons invariablement ce cap le cap du dialogue nous cherchons de nouveau à créer les conditions d'un accord politique global c'est pourquoi le président de la République a annoncé qu'il ne convoquerait pas le Congrès immédiatement après l'adoption conforme de ce texte par l'Assemblée nationale c'est pourquoi le président de la République a écrit à l'ensemble des responsables calédoniens pour leur proposer de se réunir à Paris et de tenter à nouveau de trouver un consensus si ce consensus est trouvé évidemment nous pourrons continuer à avancer si le consensus n'est pas trouvé nous devons continuer à avancer aussi de la manière dont nous l'avions prévu je crois fermement il est possible de trouver la voix d'un consensus je crois fermement qu'avec toutes les bonnes volontés autour de la table nous y parviendrons merci monsieur le Premier ministre

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