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interviewPublic Sénat· 29 janvier 2024 43 min

Agriculteurs : comment sortir de la crise ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public votre rendez-vous de débats de chronique et de reportage 90 minutes deux grands thèmes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos Experts le siège de Paris a commencer les agriculteurs bloquent l'accès à la capitale sur H autoroutes au total en France des dizaines de points de bloc AG sont maintenus autour des grandes villes quelle sera la réponse de Gabriel hatal quelle marge de manœuvre pour le gouvernement alors que le revenu paysan dépend beaucoup de la grande distribution ou des règles décidées à Bruxelles la FNSEA et les jeunes agriculteurs reçu de nouveau à matig en ce moment même sont-ils dépassés par leur base on répond à toutes ces questions dans une minute et puis pour notre second thème volontairement décalé de l'actualité du jour je vous propose un zoom sur le temps passé par les enfants devant les écrans et les effets de ce qu'ils regardent sur leur cerveau c'est comme les papillons nuit ils sont attirés par la lumière et ben nous on est attiré par la télé par les écrans tu tu as tu as le réflexe en fait tu vois une lumière en plus elle va sauter à tes yeux tu vas le regarder direct par réflexe Emmanuel Macron a nommé un groupe d'expert pour mesurer cette addiction et ses effets avant de décider d'éventuelles mesures coercitiv il vraiment un consensus scientifique sur ces impacts comment limiter l'usage des écrans dans débat dans trois qu4 d'heure mais d'abord des tracteurs sur les routes et un gouvernement qui cherche à les renvoyer au champ Samia de chir des tracteur à perte de vue depuis ce matin il converge vers la capitale à l'appel de la FNSEA et des jeunes agriculteur d'île-de-fance h points de blocquage ont été montés à une trentaine de kilomètres de Paris objectif un siège illimité de la ville Paris c'est la capitale donc y aller c'est quand même un symbole fort si on se déplace sur Paris c'est là qu'on appelle le siège voilà où où il y a tout le ministère il y a tous les politiques qui sont là-haut donc c'est vraiment l'acte final si on doit y aller c'est là-haut quoi ce matin une trentaine de tracteurs emmenés par la Coordination rurale est également parti d'agent direction le marché de ringis combien de temps on va mettre je pense 24 he c'est sûr même mais bon on a le temps on a le temps de monter à Paris on espère qu'entretemps le ministre prendra des décisions des décisions nécessaires pour la survie des agriculteurs à l'arrivé déblindé les attendes partout sur le territoire 15000 membres des forces de l'ordre ont été déployés policiers et gendarmes sont incités à sécuriser les points de blocage sans forcément intervenir vendredi le gouvernement a tenté en vain de calmer la colère avec une série d'annonces abandon de l'augmentation de la taxe sur le gazol non routier 10 mesures immédiates de simplification administrative des sanctions lourdes pour les groupes de l'agroindustrie qui ne respecte pas la loi égalime ou encore une aide de 50 millions d'euros pour la filière bio d'autres mesures suivront d'ici 48h a annoncé ce matin le ministre de l'Agriculture il y a des sujets européens cette semaine euh des sujets européens qui ont été provoqués par le Président de la République puisqu'il a souhaité qu'on metre à l'ordre du jour le sujet agricole je seraiis moi-même en déplacement à Bruxelles près préalablement pour parler d'un certain nombre de sujets je pense au sujet viticool je pense au sujet d'un certain nombre de dérogations qui pose question je pense à la dérogation jachat on est au travail la prolongation de la dérogation sur les jacherses fait partie des mesures attendues par les agriculteurs pour protéger la biodiversité la réglementation européenne leur impose de laisser 4 % de leur terre au repos certains syndicats dénoncent aussi une concurrence déloyale avec l'interdiction de produits phytosanitaires autorisé chez certains de nos voisins européens tous réclament surtout une meilleure rémunération Gabriel Atal devrait annoncer une prochaine série de mesures demain lors de son discours de politique générale comment sortir de cette crise agricole quelle marge de manœuvre pour le gouvernement on en débat tout de suite avec Pascal Perino bonsoir Pascal bienvenue vous êtes politologue et professeur à scienp Paris Nicole Ouvrard bonsoir et bienvenue êtes la directrice éditoriale de réussir Agra groupe d'information pour les agriculteurs vous êtes également ingénieur agronome Jean-Christophe buau bonsoir et bienvenue professeur d'économie à agroparitetech Université Paris sacclet et Mathieu croissand bonsoir Mathieu politique on revoit cette carte des des points de blocage autour de de de Paris voilà il y en a huit des grandes autoroutes hein je vais pas toutes les citer à 1 à 13 à 6 à 10 à 15 et cetera et cetera Pascal pirino on est dans un bras de fer il y a ce symbole le le le siège de Paris euh réunion prise à l'Élysée en début d'après-midi les deux principaux syndicats reçus de nouveau à Matignon pris catev après le conseil des ministres qui dit il y aura des mesures annoncées d dès demain est-ce qu'il y a un petit peu de panique au sein de l'exécutif oui il y a un peu d'agitation parce que tout de même la crise est d'ampleur et personne ne s'y attendait une telle crise euh à dimension nationale avec une mobilisation un peu tout secteur intersectoriel avec les différentes forces syndicales en appui personne ne s'y attendait et maintenant si vous voulez les taux se resserrent et se resserrent bien sûr autour de la capitale qui est toujours l'objet de tous les fantasmes le lieu du pouvoir dans ce vieux pays centralisé qui la France euh et c'est l'é preuve du feu aussi pour un tout nouveau Premier ministre qui euh bien sûr se serait passé certain volontiers de ce premier type d'épreuve c'est un premier ministre il faut pas l'oublier qui est jeune qui n'a aucune pratique bien sûr des problèmes du monde agricole et même des problèmes du monde du monde européen et que l'on attend au tournant parce que pour l'instant le succès réel de Gabriel Atal quand on garde les sondages d'opinion c'est un succès d'opinion maintenant il faut en effet qu'il passe à l'acte et que au nom d'ATA soit lié non seulement une attitude une image mais quelques mesures fortes oui alors c'est peut-être aussi une opportunité pour lui on y reviendra un peu plus tard dans dans ce débat nicoolir on va être dans les clichés pardon mais Paris c'est le lieu où des mesures hors sont parfois décid est-ce qu'il y a aussi de ce de ce symbole là dans le mouvement c'est aussi le lieu où on amène énormément de nourriture aringis pour nourrir est presque un/art de la population française donc ça aussi ça compte beaucoup et effectivement toutes les décisions politiques sont prises à Paris et à Bruxelles euh donc s'il y a des lieux où qu'on doit qu'on doit investir c'est Paris et Bruxelles ouais et d'ailleurs Bruxelles puisque on va on va le redire ou le le détailler c'est aussi un mouvement européen assez hétérogène d'ailleurs ça va être ou c'est un lieu aussi de de manifestation prévu commune des agriculteurs européens dans les jours à venir oui oui oui tout à fait il y a déjà eu la semaine dernière des premières une première manifestation notamment de la Coordination Rurale euh qui qui qui euh qui a commencé à donc ils étaient encore un peu seuls on va dire n voilà ils étaient un peu seuls donc mais si tout se cristallise à Bruxelles parce que vous avez vu le nombre de pays où il y a des manifestations agricoles c'est énorme l'Allemagne la Pologne euh la les Pays-Bas la Belgique qui vient de s'y mettre là il y a l'Espagne l'Italie qui sont en train de rejoindre le mouvement ça commence à faire du monde alors l'image l'une des images symboliques de cette journée sont évidemment ces ces tracteurs qui qui convvergent qui font route vers Paris avec Ben des agriculteurs qui qui témoignent justement de ce symbole on on en écoute un qui vient de looise et qui fait route vers Paris benah ça fait du bien depuis le temps qu'on qu'on en a marre en fait on est content de voir que ça se mobilise enfin et qu'on va peut-être être écouter monter à Paris c'est pas tous les jours qu'on le fait on l' déjà fait ça avait servi à rien mais on était pas assez nombreux et là je pense que pour le coup là on va peut-être réussir Jean-Christophe bureau le mouvement il a commencé par ces ces panneaux routiers retournés mis à l'envers ça fait plusieurs mois que que ça que ça a commencé ça veut dire quoi vous rejoignez un peu ce que dit Pascal Perino ça a été on l'a pas vu c'est passé sous les radars ça a été sous-estimé ce qui a été sous-estimé c'est c'est plus général que l'agriculture je crois que c'est une vraiment une colère du du milieu ruralagricole contre bah ce que vous disiez cet étatisme parisien et qui voit redescendre énormément de mesures bon les excès les limitation à 80 km/h étai les premières peut-être mais beaucoup de choses extrêmement technocratiques alors que il ne voit plus du tout les bons côtés de l'État si vous allez dans chez moi dans le Loir etcher il y il y a plus personne ne trouve de médecin il y a plus d'oftalmau les enfants ne voi plus à l'école il voit plus le tableau enfin tout ça les poubelles sont ramassées une fois tous les 15 jours maintenant il y a plus de train qui dessert alors qu'il en avait 10 il y a 20 ans et on ne voit arriver que des choses qui sont un peu des enquiquinements et de la taxation ou là mais c'est c'est assez c'est assez général au forestiers au un peu tout le milieu rural quand même qui se sent extrêmement à part donc ça je pense que ça c'est tout à fait vrai après la crise a quand même commencé dans une région en France assez particulière l'occitan où la taille moyenne des exploitations est de l'ordre de 20 hectares alors qu'elle est de 70 hectares en France et ça ça change tout parce que les aides sont à peu près proportionneles aux surface donc les types ne touchent vraiment pas grand-chose dans cette région là et en plus ils sont dans des productions qui sont vraiment économiquement sinistré c'est l'élevage viande et le vin en ce moment euh Pascal périnou il y a il y a le discours de politique générale de Gabriel Atal demain est-ce que si on fait on va faire un petit peu d'histoire là à ce moment du débat côté politique et puis peut-être aussi côté côté agricole est-ce que vous avez souvenir d'un Premier ministre aussi vite sous pression non non aussi vite plonger dans la crise là c'est vrai que là le bain le bain est immédiat le bain est bouillant tout de suite le bain est bouillant tout de suite jusqu'à maintenant d'ailleurs ce jeune premier ministre tient il n'y a pas eu de faux pas euh voilà il s'informe beaucoup apparemment il digère dossier sur dossier parce que c'est un élu et un homme politique qui a été formé dans la métropole parisienne avec des problématiques extrêmement urbaines il n'est pas habitué à ce type de de de problématique mais on peut lui faire confiance il a du métier politique et apparemment il avale dossier sur dossier bien appuyé par son ministre monsieur Marc fenau de l'agriculture qui lui a une dimension beaucoup plus des territoires comme on dit aujourd'hui et en particulier de ces territoires de ces territoir mais au sein de ce gouvernement resserré il y a quasiment que des ministres franciliens ça c'est peut-être aussi alors c'est c'est peut-être anecdotique ou pas d'ailleurs c'est pas anecdotique parce que on voit les limites si vous voulez de la nouvelle politique h président de la répblque vous savez on faisait très attention àes équilibres auelà des équilibres genré on faisait très attention aux équilibres région par région aux équilibres métropole urbaine zone rurale et cetera là la nouvelle politique macronienne a envoyé bouler tout ça et on envoie les limites c'est-à-dire que pour répondre à ces problématiques où des territoires entiers semblent rentrer en Jacquerie en dissidence et bien on a des élus qui ne sont pas du cru pour gérer ces problèmes et ça complique le problème je ne dis pas qu'ils en sont incapables il y a beaucoup de ministres extrêmement capables mais voilà cela complique et en terme d'image vous voyez quand vous avez un élu qui de la glaise à son soulier à ses souliers qui va à la rencontre des agriculteurs j'allais dire en terme d'image et la politique ce sont aussi des images surtout aujourd'hui ça joue un rôle important oui précédent historique aussi peut-être avec vous Jean bureau les agriculteurs du Larzac alors c'est les années décennies des ann 70 mais novembre 78 il y a la première marche sur Paris je me souviens d'une photo où les les moutons broutent sous la sous la Tour Effel dans l'herbe qui était sous le sous la Tour Effel est-ce que ça avait porté ses fruits parce que on entendait là dans le témoignage ça ça marche pas toujours le le déploiement la marche sur Paris pour les pour les agriculteurs le lardac c'était quand même pas la FNSEA c'est pas bien sûr bien sû c'est vrai mais bon ça av porté ses fruits avec l'élection de miteran qui av suppriméendéle fr mais il y a eu beaucoup d'autres manifestations donc plus plus proche de celle actuelle qui ont quand même porté leurs fruits he il y a les agriculteurs disent qu'ils ne sont pas écoutés mais enfin reprenons quelques budgets qui tout l'été dernier augmenté augmenté sous la pression de la FNSA on est passé il y avait un programme pour détruire des excédents de vin parce que le vin est vraiment en crise là la consommation baisse qui est passé on devait mettre 40 millions d'euros puiss 60 on a fini à 217 million d'euros pour détruire du vin quand même on peut pas dire qu'on est pas écouté 217 million d'euros c'est 4000 emplois d'infirmière que les infirmières disent qu' sont pas écoutés je veux bien mais que la FNS disent qu'elle n'est pas écouté c'est un petit peu gonflé quand mêmeou vous avez parlé de ringis Nico Ouvrard peut-être qu'on peut détailler un peu parce que c'est quand même pour l'instant ringis fonctionne mais tous les habitants de l'Île-de-France se posent la question pour les pour les prochaines 48 he à quel point c'est vital pour Paris ah c'est c'est vital pour Paris à quel point est-ce qu' je sais pas il y a combien d'autonomie quoi c'est j'aurais pas de mettre la la panique mais c'est quoi c'est 48 heur 3 jours de d'autonomie cingie c'est fermé c'est ah je sais pas peut-être c'est 40 % de l'alimentation de l'île-de France seulement le reste c'est les centrales d'achat de supermarché mais oui ça doit pas être pulse de 4ou c'est ça oui j'aurais dit oui 4 jours mais oui oui c'est vraiment très important oua d'où l'importance de la réponse rapide du gouvernement matthie on va on va s'intéresser plus en détail sur cette stratégie euh du gouvernement face aux agriculteurs oui parce que c'est une stratégie qui n'a pas fonctionné en tout cas pour l'instant la mobilisation des agriculteurs c'est Durc hein les mots d'ordr qu'on a entendu ce weekend siège de Paris pour la FNSEA ou blocus de ringis côté Coordination Rurale sont quasiment militaires c'est exactement le scénario que le gouvernement voulez éviter c'est comm c'est comme si au fond rien ne s'était passé comme si on avait eu un pouvoir très dur qui avait affiché une fin de N recevoir euh aux agriculteurs c'est pas du tout ce qui s'est passé euh dans un premier temps le pouvoir a choisi de de temporiser alors pourquoi il a temporisé d'abord parce que les réponses sont pas simples à trouver hein faut rappeler que les revendication étaient extrêmement disparates que d'un barrage à l'autre d'un métier à l'autre au sein de l'agriculture bah il y avait pas forcément les mêmes les mêmes demandes et puis en plus certaines demandes ne peuvent pas être satisfaites d'un d'une simple mesure ou d'un d'un simple chèque c'est plus compliqué que ça l'autre raison pour laquelle le gouvernement a joué la montre c'est qu'il estimait qu'il était bon que la colère puisse exprimer en gros si vous vous pointez dès le premier jour de la mobilisation avec des mesures vous risquez fort de vous les voir renvoyer à la figure et pour que les agriculteurs rentrent chez eux il fallait qu'ils le sentiment d'avoir gagné quelque chose et pour avoir le sentiment d'avoir gagné quelque chose il fallait qu'ils aient combattu voilà c'était tout ce qu'on tout ce qu'on tout ce qu'on fausfororait tout ce qu'on disait en au lieu et donc le gouvernement a joué sur deux pieds des paroles de compréhension voire de passion à l'égard de la profession pour gagner du temps et ne pas jeter de l'huile sur le feu et de l'autre côté côté une négociation avec l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics en la matière évidemment la FNS oui le partenaire particulier de chaque gouvernement depuis 80 ans qui règne à lui tout seul sur la quasi totalité des chambres d'agriculture mais rien ne s'est passé comme prévu d'abord parce que la FNSEA a beau être le syndicat majoritaire elle maîtrise pas les barrages elle maîtrise pas tous les coins et notamment le Lot et Garon qui est une des trois chambres d'agriculture où la Coordination rurale est arrivée en tête ensuite parce que et donc du coup la FNSA a redouté de se voir dépasser par la base d'un mouvement qu'elle n'avait pas impulsé he le premier barrage ce n'est pas elle donc du coup dès mercredi dernier elle va tenter de de de canaliser le mouvement en dressant une plateforme de 122 propositions et elle dit c'est à prendre ou à laisser ce qui pas non plus comme dans les habitudes et et en plus en revenant parfois sur des éléments qu'elle avait elle-même signé la FNSEA le fameux gaz gazol non routier elle avit quand même signé un accord avec Bercy en septembre dernier et alors il y a ça qui qui a changé puis de son côté côé gouvernement côté Gabriel Atal sa stratégie c'est contreproductive parce que la temporisation a créé de l'impatience voire de la frustration et que la liste des revendications n'a cessé de grossir chaque jour un peu plus au fur et à mesure que différents agriculteurs rejoignaient le mouvement et quand le Premier ministre s'est enfin décidé à parler et ben il a chaussé de bien gros sabots si j'ose dire pour de bien petits pas vous vous souvenez devant une botte de paille il a lâché du concret certes sur le GNR sur les rapidités d'indemnisation des épisotypes sur tout les tous les sujets qu'on a revu dans dans dans dans le reportage du début mais il est resté en gros dans l'abset dans l'abstrait pardon l'absè l's révélateur et pire de jours plus tard conscient que ça suffisait pas ben dimanche il est retourné en André Loir et là il a dit j'envisage des mesures supplémentaires et là ce qu'on entendait c'est Marc F qui dit d'autres mesures pourra venir donc du coup les agriculteurs n'ont aucun intérêt à relâcher la pression avec un enjeu on l'a dit fort demain discours de politique générale en début d'après-midi il peut se rattraper mais ça va être dur ça va être dur parce que quand vous avez expliqué pendant une semaine aux agriculteurs qu'il avaient raison c'est compliqué de leur dire maintenant faut rentrer à la maison et on voit bien géralin faire le grand écart entre on est compatissant mais attention à ne pas aller trop loin et puis surtout cet exercice délicat risque de lui coûter cher en terme d'argent public beaucoup plus cher d'ailleurs Pascal Perino est-ce que le gouvernement a lâché du lest ou des mesure ou de l'argent trop tôt finalement dans ce puisquon on est à analyser la stratégie c'est facile de don oui bien sûr c'est toujours notre rôle simple observateur euh il fallait certainement lâcher du l'est pour éviter que ça dégénère que ces absès de fixations qui étaient les barrages dégénèrent avec des comportements de plus en plus violent hein euh on sait très bien que les manifestations rurales peuvent très vite dégénérer en acte de violence hein souvenons-nous en Bretagne la mise à sac et l'incendie du Parlement de Bretagne et CETA on sait que voilà tout ça peut dégénérer et bien sûr il s'agit il s'agissait pas de jeter l'huile sur le feu et donc on a offert quelques mesures Mathieu vient de le dire quelques mesures il a pas tout donné tout de suite tout donné tout de suite et cetera et on va certainement dans la déclaration politique générale même si celle-ci ne peut pas être entièrement consacrée à la question agricole c'est une déclaration de politique générale ou vous voulez intervenir Nic oui je pense quand même qu'il a lâché trop tôt le GNR h euh c'est-à-dire dire euh on on supprime tout hein ce qui était prévu c'était une augmentation c un éché progressive jusqu'à à 2030 euh ça peut-être qu'il aurait dû le garder euh pour un peu plus tard mais il fallait bien un peu de concret et c'est c'est la grande difficulté de ce mouvement c'est quand on regarde il y a plein de mesures mais des mesures euh où quelquefois l'État français n'a aucun pouvoir enfin y a des demandes conjoncturell les d'autres qui sont structurells les structurells on va en parler un peu plus mais les conjoncturels c'est quoi par exemple benah les conjoncturels voilà on est on est sur euh sur enfin notamment des des des des mesures des réglementations qui sont incohérentes à appliquer alors ça c'est plutôt structurel ça c'est structurel oui mais en fait pour les agriculteurs c'est maintenant c'est tout de suite voyez ce que je veux dire la mise en œuvre déjà cher c'est maintenant la la la gestion des c'est maintenant les histoires de cur de fossé qui engendre des des des inondations ben les agriculteurs le vivent voyez enfin il y a plein de choses comme ça l'é disentous on nous donne ordre et contreordre c'est c'estadctoon nous demande quand on regarde dans les détails c'est vraiment ça c'est-à-dire qu' ils ne savent pas si on prend la réglementation par un bout ou par un autre ça dit le contraire les prairies je vais vous donner un exemple les prairies il y a eu un rapport de la Cour des comptes vous savez qui a qui a dit il faudrait diminuer les effectifs de beau vin viande euh pour des raisons changement climatique impact carbone et en même temps bah donc si on diminue les prairies h enfin si on diminue le le le le le le nombre d'animaux on a moins besoin de prairies donc les prairies on les retourne pour faire des grandes des des cultures h mais ça le problème c'est que du coup on dégage du carbone en en en lâchant enfin en retournant des prairies h donc il faut pas retourner des prairies et là il y a des sanctions pour certaines régions parce que il y a trop de retournement de prairie voyez on est dans l'injonction contr contradct c'est comme la question des ha hein le gouvernement va faire 50000 km de haie en France et et la haie elle varie selon l'usage que vous en faites si vous êtes près d'une berge c'est le code de l'environnement qui s'applique si c'est près d'un coin d'eau potable là c'est le code de la santé publique si vous êtes dans un site remarquable c'est le code de l'environnement mais si prè d'un patrimoine remarquable c'est le code patrimonial ça peut être C de l'Urban si c'est urbanisé ça peut être le code rural bref voyez qu'ils sont ils sont perdus mais la question que je poser c'est il y a pas une mesure que peut annoncer Gabriel qui produirait un effet de souffle pour pour arrêter le mouvement c'est ça c'est ça le problème non c'est pas évident les j cher je pense que il y a une cristallisation tour desjà cher mais votre avis là-dessus pardon n interrompe mes don il l'ont déjà donné là maintenant on voit pas quand même très très bien et puis il y a quand même dans des revendications des choses où on voit mal quand même le gouvernement aller jusqu'à accepter il a accepté déjà beaucoup de choses l'été dernier tout ça mais là que l'ancesse soit sous tutelle politique pour décider de ce qui est cancérigène ou pas c'est quand même un petit peu aller loin que l'ofb la police de l'environnement n'it plus le droit de rentrer sur les exploitations bon à ce moment-là vous voulez dire que le gouvernement a déjà lâché du l'est dans les dans les semaines ou dans les mois précédents ben financièrement oui là ce que enfin on on n pas vu tout ce qui s'est passé des aides au bio de plusieurs centaines de millions d'euros des aides comme je dis à la viticulture tout ça c'est c'est un peu tous les mois que le gouvernement lâche du l'est donc là il peut aller encore plus loin g de l'eau aussi la gestion de l'eau aussi oui alors puisqu'on est sur les marges de manœuvre je reste avec vous jeanchist bureau parce que il y a quand même la question de la de la grande distribution et de l'application de la loi égalim là j'ai j'ai lu qu'il y avait des des enquêtes diligentées par la DGCCRF la répression des des fautes ça vis qui les distributeurs surtout les distributeurs ouais donc des grands groupes mais c'est quoi les géants de la grande distribution les hypermarchés pour ne pas les nommer les centrale d'achat de March c'est c'est quand même eu he qui on qui quoi qui ont tout fait pour enfin pour certaines ont contourn la loi Galim c'est ça alors la loi Galim moi j'ai jamais complètement comprise pour rien vous cacher mais c'est censé garantir un revenu donc basé sur les coûts de production mais si vous voulez sur certains produits sur le blé c'est pas c'est pas le coût de production qui fait le prix c'est à combien l'achètent les Égyptiens donc il y a quand même des fondamentaux un peu un peu boiteux dans cette loi et c'est vrai que les centrales d'achat bon déjà on leur demande de combattre l'inflation donc ils ont pression sur les prix et puis eux ils savent jouer sur les contours de la loi pour que l'esprit de la loi ne soit plus appqué mais effectivement par que Pascal Perin en période d'inflation justement peut-être que ça arrangait un peu le gouvernement que là aussi on parle d'injonction contradictoire que la loigalim soit on va dire plus ou moins appliqué quoi bien sûr parce app stricte si tent quand je vous écoute que ce soit possible d'appliquer strictement un texte un peu confus voilà ça ça permettait de lutter contre l'inflation si on a pu ce moyen de lutte contre l'inflation la grande distribution c'est même quelque chose d'essentiel hein dans la lutte contre l'inflation donc là on se prive d'un instrument et on donc on va satisfaire une clientèle et minoritaire pour mettre peut-être accentuer la grogne qui qui existe chez les Français n'oublions pas qu'en ce moment la hausse des prix et l'inflation est le premier enjeu aux yeux des Français quel que soit leur âge quel que soit le milieu social et cetera donc il faut jouer avec ces différents paramètres c'est la contradiction Nicole Ouvrard c'est que les Français soutiennent le mouvement mais ils sont pas forcément prêts à payer plus cher des produits agricoles soit bio soit produit en France effectivement Bruno Le Maire il y a pas si longtemps expliquait à quel point il fallait effectivement que la grande distribution joue le jeu pour réduire enfin diminuer les prix donc euh effectivement c'est pas si simple la loi égalim mais s'applique pour les produits qui sont commercialisés en France produits en France pour être commercialisés en France donc voilà les produits laitiers euh c'est typiquement le le le le l'exemple et d'ailleurs la loi égalime a eu un effet positif les premières années aujourd'hui effectivement la grande distribution a trouvé des moyens de la contourner soit en négociant en ne respectant pas soit en en installant des centrales d'achat à l'extérieur de la France qui permettent en fait d'échapper à cette règle donc là aussi il y a il y a des solutions mais vraiment enfin il faut aussi prendre en compte le fait qu'il y aura peut-être des sanctions pour des industries agroalimentaires aussi au-delà de la grande distribution ouis je vous propose d'entendre le ministre de l'Agriculture tout de suite Marc F on va on a commencé à l'évoquer mais on va détailler un petit peu il n'a en ce moment qu'un mot à la bouche c'est le mot simplification on a besoin de travailler sur la simplification on a besoin pardon de l'expression d'ouvrir le moteur de regarder ce qui est incohérent dans les simplifi dans les dans les réglementations qui sont en cours ce qui produit de la paperacee ou de la papeacerie qui est inutile ce qui produit de la suradministration et ce qui produit chez les agriculteurs le sentiment que finalement on n'est pas à l'écoute d'une volonté de simplification générale et donc on a besoin de créer les conditions de la confiance et pour créer les condition condition de la confiance il faut qu'on regarde réglementation par réglementation et j'ai poursuivi ce matin le travail qui a été souhaité par le Premier ministre par le Président de la République de regarder qui sur la PAC qui sur la réglementation qu'est-ce qui pouvait être des freins qu'est-ce qui posait problème et qu'est-ce qui au fond donnait le sentiment aux agriculteurs qui passaient plus de temps sur ces sujets là que sur le sujet de la production jean-christop bureau les les les hricupteurs sont pas les seuls à être confrontés à la à la complexité administrative en France est-ce qu'ils sont encore plus mal lotis que d'autres après vous oui parce qu'il y a vraiment là maintenant on a délégué Bruxelles ça devient difficile d'attaquer vraiment Bruxelles bon là les 4 % de jcher c'est bien bruxellois mais le reste tout a été délégué à la France depuis le 1er janvier 2023 la pâac on peut enlever le C au bout he c'est collection de politique national qui s'appelle les plans stratégiques nationaux on a redonné la main au au étatè complètementel de la France il fait quand même 1200 pages et ça ça s'ajoute au code rural au code de l'environnement au code de tout ça qui en font pas mal d'articles quand même quoi du coup c'est quand même pas très très simple pour eux donc c'est pas simple pour eux mais est-ce que c'est simple pour le ministre de tenir la promesse de simplification et comme c'est difficile pour le ministre la ministre de l'enseignement supérieur je ne souhaite aucun agriculteur être dans l'évaluation du ha conseil de l'enseignement la recherche où je suis actuellement si vous voulez c'est un enfer bureaucratique et on parle de simplification quoi moi ça fait 10 jours que je suis dedans j'ai toujours pas compris ce que je doais faire mais les agriculteurs c'est à peu près pareil quoiou c'est français le problème est plus français qu'agricole je pense oui parce que simplification administrative ça suppose aussi des choix politiques Nicole ouvra ah bah oui on revient aux injonctions contradictoires dont on parlait tout à l'heure il faut bien voir que quelqu fois la norme et la surtransposition elle a du bon surtransposition on rappelle ce que c'est c'est les normes européennes on fait mieux ou plus ça on va plus loin en fait que que la norme européenne euh la loi égalime est une sur surtransposition excusez-moi puisque effectivement on met des règles pour faire en sorte de prendre en compte le le coût de production de la matière première agricole dans le coût global de l'alimentation ça c'est de la surtransposition positive si on peut dire donc quelquefois ça va dans le sens des agriculteurs là c'est le cas par contre Ben par exemple toutes les interdictions de molécules euh supplémentaires par rapport à au au nombre de molécules autorisé au niveau européen quand quand en France on en supprime davantage et là il y a encore une série de de 70 nouvelles molécules qui vont être interdites là on est dans la surtransposition qui est problématique pour les agriculteurs et qui est source en fait de de distorsion de concurrence si on peut dire alors on cherche dans ce zbat à évaluer a évoqué des sorties de crise potentiell on a vu quelle pouvait être la stratégie du gouvernement on va maintenant se concentrer plus côté syndicale parce que là aussi c'est assez intéressant de voir quel est le la la la la marge de manœuvre et et les possibilités les différents syndicats d'agir sur ce mouvement je propose à Steve Jourdain de nous rejoindre on va bonsoir Steve on va voilà faire une espèce de de de tableau de l'état des syndicats agricoles en France on commence évidemment par le premier d'entre eux FNS la très puissante FNSEA la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles elle a été fondée après la guerre en 1946 c'est un syndicat euh historiquement marqué à droite en droite plutôt Gauliste en 2022 sa présidente d'allor Christian Lambert avait appelé à voter contre Marine Le Pen elle se prononçait pour une Europe plus forte face aux tentations populistes fin de citation en matière de représentativité la FNSEA est de très très loin le plus alors ça c'est Christian Lambert he c'est voilà F de très très loin le plus important syndic agricole elle remporte régulièrement les élections des chambres d'agriculture en 2019 dernier scrutin en date le syndicat avait recueilli plus de 55 % des suffrages c'est une très grosse machine elle revendique plus de 210000 adhérents pas étonnant que dans le contexte actuel l'exécutif tente un peu de de choyer ces dirigeants qui était le premier syndicat reçu à matigon depuis le début de la crise F la FNSEA reçu de nouveau en cette fin d'après-midi de de lundi alors il y a d'autres syndicats d'agriculteurs évidemment certains très mobilisés dans le mouvement actuel oui syndicat des jeunes agriculteurs qui a annoncé le siège de Paris à partir de ce lundi créé en 1957 c'est un syndicat qui est dédié au moins de 38 ans il se dit apolitique et indépendant et revendique 50000 adhérents l'une de ses raisons d'être et dit-il d'assurer le renouvellement des générations en agriculture c'est un allié de la FNSEA organisation avec laquelle les JA ont fait liste commune aux élections de 2019 FNSEA et jeunes agriculteurs font pas forcément l'unanimité au au au sein de la profession non principal le concurrent de la FNSA la Coordination Rurale c'est elle he vous vous en souvenez qui a jeté du lisier sur la préfecture d'agin la semaine dernière elle a des méthodes disons beaucoup plus musclées que les autres elle est coutumière des actions coup de point c'est le 2è syndicat agricole avec 15000 adhérant il a été fondé en 1991 à l'époque ses fondateurs reprochai à la FNSEA d'être complice de du pouvoir qu'ils accusent de céder aux normes adoptées par l'Union européenne la gauche dit de la Coordination Rurale qu'elle est un syndicat extrême droite une organisation clairement anti-écologiste mais elle récuse ses allégations elle revendique le rétablissement de la préférence communautaire et la défense des fermes familiales et puis il y a aussi un autre syndicat qu'on entend un peu moins dans ce mouvement oui un syndicat classé à gauche la Confédération paysane son soutien à la mobilisation des agriculteurs est un peu plus discrète que les autres elle a été créée en 1987 et porte un discours différent de celui de la FNSEA elle n'exige pas la réduction des normes environnementales et revendique un discours alterre mon mondialiste et agro-écologiste avec plus de 19 % des voix aux élections de 2019 c'est le 3e syndicat de France à noté Thomas que ce classement sera probablement ou peut-être disons remis en jeu l'année prochaine en 2025 auront lieu les élections professionnelles d'où l'importance de la mobilisation actuelle pour tous ces syndicats qui veulent se montrer à côté de leurs potentiels électeurs évidemment il y a aussi cet enjeu merci beaucoup Steve Nicole ouvrage je reviens vers vous parce que il y a il y a la question de la représentativité syndicale de éventuellement dépassé par leur base on l'a évoqué rapidement dans dans dans ce débat la FNSEA c'est le plus puissant mais est-ce qu'il a un peu perdu le contact avec la base ou pas bah ils ont un un superbe réseau très ancré dans chaque département dans chaque commune canton donc il y a un réseau très structuré donc et avec des filières aussi il est structuré sur le territoire et il est structuré par filière lait viande et cetera et cetera donc donc le réseau mais quand même un peu dépassé par la base dans ce mouvement ben en fait dans la mesure où il se veut on va dire raisonnable dans sa politique il va effectivement négocier des des choses avec le gouvernement qui sont peut-être quelquefois en décalage avec ce que vivent les agriculteurs ce que disait Mathieu tout à l'heure c'estàd que là ils ont dans dans la liste des revendication ils sont ils sont revenus en arrière quoi par rapport à bah oui tout à fait et je pense que euh la la FNSEA aujourd'hui est dans cette approche de prise en compte de l'agroécologie de prise en compte de la transition agricole et et si Arnaud Rousseau a négocié le fait qu' il pouvait y avoir une augmentation progressive de du GNR c'est aussi dans cette approche disant il faut effectivement composer avec la société ce qui n'est pas forcément compris hy Pascal Perino ça complique la tâche du gouvernement ça d'avoir un mouvement qui est O où le principal interlocuteur est tient pas forcément sa base oui ça arrive assez souvent mais il faut noter pour la FNSA tout même une chose si vous voulez dans quand vous prenez un peu de champ vous regardez les syndicats les syndicats en France ont un gros problème de représentativité vous savez on dit que par exemple c'est à peu près 8 % des salariés en France là on est dans un autre univers des salariés qui sont syndqués là FF c'est pas le cas si vous voulez ils ont au travers de leur réseau une véritable implantation ça reste le syndicat le plus représentatif j'allais dire statistiquement de la base qu'il prétend représenter hein donc quand on fait top là avec la FNSEA on va voir ce qui se passe ce soir dans les jours qui viennent mais ça a peut-être un peu endormi le gouvernement ou Marc fen dans les dans les mois qui ont précédé comme ça a été noté tout à l'heure il faut bien voir que le conflit part d'une zone qui était pas une zone FNSE hein ça part d'une zone coordination Coordination rurale et ensuite la FNSEA prend le train en marche encadre anime et j'allais dire pour l'instant tiens ses troupes hein donc si vous voulez il n'y aura aucune solution quelle qu'elle soit euh en dehor à la périphérie de la FNSEA voilà il faut discuter discuter et encore discuter pour sortir de cette crise il faut passer par la FNS que les choses soient so je oui allez-y ce sont les j quand même sont les J et les voilà les jeunes agriculteurs et et la FRSEA qui ont démarré ce mouvement à carbone enfin c'était quand même mais effectivement ça a été vite récupéré et amplifié et avec la Coordination Rurale effectivement à agin petit focus sur la Coordination Rurale justement Steve jouran nous disait dans dans dans son dans sa chronique que euh elle était étiquetée par certains comme d'extrême droite votre avis là-dessus Christophe Bur est-ce qu'elle roule pour Marine Le Pen je vais simplifier la question eux s'en défendent oui voilà mais vous connaissez bien le vous connaissez bien le secteur vous vous devez vous devez avoir des élments pour nous dire si c'est vrai ou pas trs très anti-européens ou euh très antieuropéen alors même que ils ont été quand même beaucoup créés par des des grandes des des exploitants de grandes cultures assez large qui reçoivent quand même énormément d'argent européen c'est pas justement les petits éleveurs de 20 hectares d'Occitanie qui qui bénéficient de cet argent européen donc c'est assez paradoxal et ce qui a été rappelé c'est que Madame Lambert dans l'élection de 2017 avait quand même l'idée que le frxit enfin c'était quand même se tirer une balle dans le pied avec tout ce qui nous arrivait de Bruxelles ça n'a pas empêché une partie du monde agricole de quand même glisser vers le rassemblement national d'où un certain nombre de cadeaux qui ont été faits depuis 7 ans maintenant beaucoup par Julien de Normandie pour le précédent ministre de l'Agriculture voilà avec la FNSEA pour essayer de de ramener ce monde là dans enfin dans dans une zone plus plus centriste on va dire Pascal Perino ça va se jouer à Bruxelles alors là c'est plus Gabriel Atal qui va être à la manœuvre c'est c'est Emmanuel Macron on va on va voir comment fonctionne le duo aussi il y a aussi ce test là bien sûr bien sûr il y a on le voit bien comme toujours la le le duo président de la République euh Premier ministre se joue dans ces grandes crises et Gabriel Atal a aussi le besoin d'exister parce qu'il a été présenté comme le clone la créature d'Emmanuel Macron et la créature une fois qu'elle est à Matignon il a besoin d'exister souvenons-nous du duo Fabius mitteran hein peu à peu Fabius a eu le besoin d'exister lui c'est lui moi c'est moi hein et bien je crois que dans cette crise même s'il y a peut-être un aspect moins aguéri moins frondeur peut-être chez chez Gabriel Atal se joue aussi cela il va gagner il va y gagner en poid politique peut y gagner en poid il peut il peut se brûler les ailes il peut y gagner en poids hein et ça sera important pour pour Gabriel Atal parce qu'il faut qu'il sorte absolument d'une carrière qui jusqu'à maintenant est une carrière où c'était le premier de la classe en terme d'opinion hein là on joue dans une autre catégorie ou est-ce que c'est cour des grands ouais est-ce que Nicole Ouvrard c'est le c'est aussi puisque on l'a dit c'est un mouvement européen il y a il y a aussi pression sur ce fameux pacte vert le Green Deal européen là si on cherche un point commun au aux différents syndicat agricole dans ces pays d'Europe aux revendications disparates dont vous nous avez parlé c'est quoi c'est c'est s'opposer à ce Green Deal ah ouais je pense qu'il y a ça et puis et puis euh ce r bol desnmes oui je pense oui oui tout à fait c'est c'est je pense que c'est vraiment ça qui qui est en commun alors avec des démarrages effectivement différents hein au Pays-Bas ce sont les nitrates en même temps ils sont allés très loin dans l'intensification donc effectivement aujourd'hui là on leur demande ben de de de réduire la production et de réduire le nombre d'élevages euh donc chaque pays a ses ass ses différences mais la le point commun c'est en fait il faut bien voir qu'on a eu une séquence sur la fin de l'année 2023 euh où euh tous les textes européens t les règlements concernés par le Green Deal ont été ont été votés ou pas d'ailleurs parfois avec difficulté avec difficulté ou pas du tout effectivement mais en tout cas il y a eu une séquence un peu longue et un peu lourde avec tous les jours nous au niveau d'Agra tous les jours on donnait l'état d'avancement de ces débats ces discussions c cintes ça devient de plus en plus concret ou potentiellement concret pour les agriculteurs français c'est ça c'est ça et avec des des épé d'amocles qui qui qui risque de tomber quoi jeanc bureau à quel point c'est un changement de modèle ce ce pacte vert s'il était appliqué mais alors déjà il y a absolument rien d'appliqué qui touche l'agriculture c'est pour ça on est contre les normes du pactur mais elle n'existe pas n'existe pas pour l'instant et je pense qu' existeront jamais en tout cas pas grand-chose moi je pense que le problème le fait que ce soit européen vous avez tout à fait raison c'est qu'on a quand même donner énormément d'argent et on donne énormément d'argent aux agriculteurs et là petit à petit on leur dit mais cet argent vous l'avez mais il faut le conditionner à de plus en plus de choses et des choses extrêmement bureaucratiques inapplicables l'argement et ça si vous voulez c'est une politique qui ne peut pas marcher parce que il est assez significatif que ce qu'on appelait le single farm payment au niveau européen nous on les traduit par droit à paiement unique en France ce qui veut dire que les agriculteurs ont le droit à cet argent c'est vraiment très très enfin c'est très établi ça et maintenant pour laavir il faudrait faire de la jachè il faudrait ne pas mettre de ncï enfin plein de choses comme ça ça ne peut pas marcher on va avoir un lobbyisme qui va demander des exemptions et les obtenir et ils ont à peu près tout obtenu quand même faut dire ce qu'il y est depuis depuis 4 ou 5 ans et du coup le Green Deal est inapplicable ce qu'il faudrait c'est repartir d'une page blanche ce qui est politiquement absolument impossible donc ça veut dire que le le le virage écologiste de l'agriculture européenne n'aura pas lieu ce que vous nous dites il était assez bien parti je aurais pas dit ça il y a 18 mois on avait vraiment une impulsion vous aviez le programme de gouvernement de la coalition allemande qui était très très pro Green Deal on va arrêter les aid PAC on va faire comme les Anglais des aides à l'environnement vous aviez le le gouvernement hollandais qui était on arrête cette agriculture industrielle très polluante parce que les coûts du nitrate c'est énorme c'est énorme enfin de l'azote en général et on on passe une agriculture plus plus agroécologique on va dire donc il y avait un véritable mouvement et puis même au niveau du Parlement européen c'était pas mal vu le Green Deal parce qu'il y avait le plan de relance derrière et là ça a basculé au printemps 2023 en particulier à cause des élections Pays-Bas qui ont amené cet obscure partie à des niveaux absolument gigantesqu dans les sondages élection sénatoriales plus plus que les sondages élections sénatoriales 15 sièg et et ça ça ça a totalement paniqué le PPE le parti européen demande Fred Weber qui d'un seul coup est passé du côté anti-green deal et qui a été suivi par la plupart des États-membres h merci beaucoup merci à à tous les trois d'avoir participé à ce premier débat et à bientôt sur Public Sénat

Agriculteurs : comment sortir de la crise ? — Gabriel Attal · Pourquijevote