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Discours de Marine Tondelier au Conseil fédéral des Écologistes - 5 octobre 2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Marine Tondelier

Évidemment, je vais commencer par vous parler de l'international parce que ça a été beaucoup demandé sur la liste du Conseil fédéral et que c'est logique, que la situation nous inquiète tous. Je vois un drapeau libanais qui se tend immédiatement dans la salle et c'est ce que nous sommes. Merci à toi et vous avez entendu le petit mot qu'on a improvisé ce midi parce que le traiteur libanais qui nous faisait le repas ce midi ils sont venus me dire un petit mot en disant on est super content de tout ce que vous faites sur le sujet, merci tout ça.

Et le fait que je passe un petit mot, ils étaient en pleurs, on est allés discuter, leur famille est dans le sud en ce moment et c'est très dur pour elles et pour eux. Je voulais vous lire un petit mot que j'ai reçu, je ne sais pas si Abdessalam était dans la salle. Est-ce qu'il est là Abdessalam ? Il est parti à la manif, très bien. Parce qu'il était là il y a 10 minutes. Mais en fait, il y a quelques années, c'était en 2016, on était allés avec Abdessalam et avec Cécile Duflo pour laquelle je travaillais à l'époque. On avait organisé une délégation pour la Gaziantep, c'était au moment du siège d'Alep.

Dans les derniers jours du siège d'Alep, d'ailleurs le siège était terminé pendant qu'on était là-bas. Et il y avait un traducteur, un jeune traducteur qui travaillait pour l'AFD sur des missions, qui était français et qui parlait arabe et qui nous avait accompagnés pour traduire un peu aux débeautés puisque c'était le maire d'Alep qui était venu en tournant en France, qui a organisé la délégation. Et je suis restée en contact avec cette personne qui s'entre-temps mariée avec une Libanaise qui est là-bas et qui m'a fait pas mal de messages ces derniers jours. Et je voulais en lire deux d'entre eux pour ceux qui ont peut-être du mal à se projeter sur ce que c'est qu'être là-bas en ce moment.

Vendredi dernier, il m'a envoyé le système solaire obtenu pour notre village. Il était à moitié détruit. Un cousin de ma femme a été tué. 30 réfugiés syriens ont été aplatis hier sous une bombe. Et donc, il nous demandait, il disait, c'est bien ce que vous dites, mais essayez de faire plus. Comment vous pouvez nous aider ? Comment vous pouvez intervenir ? Et jeudi, donc, il y a deux jours, il me disait, rappelle bien aux copains des Verts qu'Israël a occupé une grande partie du Liban pendant 22 ans, de 1978 à 2000. Et que c'est pour ça que les Libanais du Sud ont peur. C'est pour ça qu'ils sont sentimentalement attachés du groupe de guérilla qui les a libérés, le Hezbollah.

Même si, bien sûr, ils préféraient vivre dans un état normal sans groupe armé. Je pense que c'est des éléments qu'il faut avoir bien en tête. Et c'est vrai que c'est difficile de se demander ce qu'on peut faire, puisque même le ministre des Affaires étrangères français, le nouveau, est allé sur place le lundi dernier à exhorter Israël à ne surtout pas faire d'incursion terrestre. Et après, cette incursion avait lieu à peine rentrée dans son avion. C'est-à-dire que ce qui est terrible, c'est terrible humainement, c'est terrible pour toute cette zone, pour l'embrasement, pour la crainte qu'on a d'une guerre totale et d'une guerre qui n'en finisse jamais.

Et puis, ce qui est dur, je pense, pour nous d'ici, c'est cette impuissance. C'est-à-dire que la voix française, qui parfois avait pu porter lourdement sur la scène internationale, où on avait une voix singulière qui avait prise, qui était audible et qui pouvait changer les choses. Pas arrêter une guerre seule, mais qui faisait la différence parfois. Et du fait de l'action ou de l'inaction d'Emmanuel Macron, en tout cas de la grande confusion qui a régné pendant tout le début du conflit, on a perdu ce caractère audible de la parole française.

Il avait quand même commis l'exploit, Emmanuel Macron, de se fâcher en quelques semaines avec Israël, avec tous les pays de la zone, avec le CRIF, avec les associations de soutien aux Palestiniens et avec les associations pour la paix. Il avait fait l'unanimité contre lui. Et c'est vrai que ça, plus la baisse des moyens et le démantèlement de la diplomatie française, c'est qu'évidemment, quand on a besoin de la parole forte de la France, elle n'existe plus. Et c'est aussi assez terrible. J'ai une demande d'organisation par le parti d'un webinaire sur la situation du Liban de la part de la Transnade. Donc, on va essayer d'organiser ça pour les adhérents.

Vous dire aussi qu'on a rencontré, sur le sujet là plutôt, de Gaza et de la Palestine, l'ambassadrice Allah Abou Asina, l'ambassadrice de Palestine en France, avec qui on a beaucoup de contacts depuis longtemps, et qui accueillait en fait une délégation de ministres de l'OLP. Et donc, on a fait une délégation des colos. Donc, il y avait Guillaume Gontard, il y avait Raymond de Poncé. Il y avait Abdesalam et Jérôme Glez pour la Transnade. Il y avait Sabrina Sébahi aussi pour le groupe des députés. Et Mounir ne pouvait pas être présent, mais a été associé à la préparation et au suivi du rendez-vous.

Et c'est vrai qu'on s'est rendu compte qu'en fait, ce qu'on faisait ici, des manifs, des communiqués de presse, des prises de parole, ça nous paraît bien peu de choses qu'on peut dire sur un plateau télé ou en hénicycle. Et on se dit, bon ben, on l'a fait en France, on fait notre travail, on a notre poste, mais qu'est-ce que ça fait et à quoi ça importe ? Et ils nous disaient que pour eux, c'était très important. Que pour leur morale, de ne pas se sentir seuls, c'était important. Que de savoir qu'ils étaient défendus par des gens progressistes dans tous les pays du monde, c'était important. De savoir que les manifestations ne s'arrêtaient pas, c'était important.

Et du coup, on s'est rendu compte, ils nous ont remerciés très chaleureusement. Et nous, on leur disait, ne nous remerciez pas, on fait juste notre travail et c'est vraiment pas grand-chose. Mais ils nous ont dit que c'était important. On a discuté aussi, pour être totalement transparente avec vous, de l'opportunité d'une délégation écologiste pour aller sur place. Alors, on a essayé de faire à l'automne et je pense qu'on ne va pas y arriver. Parce qu'en fait, déjà, tout le monde a très envie de venir. Mais les parlementaires vont avoir des budgets un peu compliqués. Et comme les textes font la navette, assemblée, quand ce n'est pas l'Assemblée, c'est au Sénat.

Quand ce n'est pas au Sénat, c'est à l'Assemblée. Monter une délégation parlementaire à l'automne, en fait, c'est compliqué. Et donc, on est en train de regarder. Puis là, pour des raisons sécuritaires, je pense que de toute manière, ils ne nous auraient pas laissé passer que de jour en jour. On voulait y aller pendant les vacances de Toussaint et je pense qu'on ne va pas y arriver. Donc, voilà. Mais on essaye de regarder. Peut-être qu'il y aura une fenêtre autour du mois de février aussi, où tout le monde pourrait être disponible, pour avoir une délégation parlement européen, assemblée, Sénat.

Et puis aussi, on voulait emmener des maires parce que nos maires écolos et beaucoup de personnes qui sont des écolos dans les exécutifs travaillent depuis longtemps des partenariats avec des camps de réfugiés, avec des villes palestiniennes. Et donc, voilà. On avait organisé un beau programme pour aller en Cisjordanie, pour aller rencontrer les paysans, les agriculteurs, pour évidemment rencontrer aussi des gens en Israël qui se battent pour la paix. Enfin, on avait prévu un beau programme et je pense qu'on ne pourra pas le faire. Donc, je ne vous fais pas l'annonce qu'on va y aller, mais je vous dis que c'est en projet et que dès qu'on pourra le faire, nous le ferons.

Voilà, ça me paraissait important de vous dire ça et c'est grâce à vous. Elle a beaucoup rappelé, l'ambassadrice, que les Verts, c'était un combat maintenant, mais que c'était un combat depuis longtemps et qu'on était des fidèles compagnons de groupe du peuple palestinien. On avait d'ailleurs été à la fête de l'UMA, à l'inauguration du stand de la FPS, du stand de l'ambassade de Palestine. On a été reçus très très chaleureusement et je pense d'ailleurs qu'on était la délégation en termes de partie la plus importante.

Donc voilà, pour vous parler un peu de la situation internationale, je vous ai parlé de l'impuissance de la France sur la scène internationale, je peux vous parler de l'impuissance de ce gouvernement aussi sur la scène nationale. Peut-être pour faire une petite transition. Ce qui est assez incroyable, je trouve, tout est incroyable de toute façon, donc ça préparez-vous, mais ce qui est assez incroyable, c'est le deux poids deux mesures entre les procès d'intention, de non-crédibilité ou de non-sérieux qui nous sont faits à nous, écolos ou NFP en permanence, et la mensuétude extrême dont bénéficie le président de la République et tout ce qui vient de son camp.

C'est-à-dire que eux, c'est le cercle de la raison, et par principe, quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent, ils ont raison. C'est très intelligent. D'ailleurs, si on ne comprend pas, c'est sûrement parce qu'on n'est pas assez intelligent pour comprendre leur stratégie, et c'est crédible, c'est sérieux, c'est génial. Et nous, on part toujours avec la présomption exactement inverse. Si un premier ministre du NFP avait fini par être nommé, et qu'il avait mis trois semaines pour trouver qui m'aide dans son gouvernement, que pendant trois semaines, d'ailleurs, toutes les composantes du NFP s'étaient embrouillées dans la presse pour dire, oui, mais moi, si c'est ça, je m'en vais et je reviens.

Ce sketch déplorable auquel la composition de ce gouvernement a donné lieu, on en aurait entendu parler nuit et jour. On aurait été conspués. On aurait eu des procès permanents en médiocrité, et sûrement on aurait s'été mérité. Mais ce n'est pas ce qu'on a fait. Nous, on était prêts, on était prêts et on avait un projet. Un projet sur lequel on n'est pas en train de se mettre d'accord maintenant. On l'a fait avant de se présenter dans les urnes.

C'est-à-dire qu'on a appris une élection, on a décidé de faire une coalition, on a écrit un projet ensemble, on a travaillé l'accord électoral, et quand les gens mettaient un bulletin de nos fronts populaires dans l'urne, ils savaient quel logo était dessus, ils savaient quel projet était derrière, et ils savaient comment on allait le financer. On s'était mis d'accord, surtout pour toute la vie, non, pas en 4 jours, mais si on avait dû se mettre au travail, ça n'aurait été ni facile, ni confortable, ni évident, mais on savait quelle était la feuille de route.

Là, on a affaire à des gens qui, 17 semaines après l'élection, ont fini par se mettre d'accord sur le qui, mais toujours pas sur le pourquoi faire. Et à tel point qu'ils ne sont pas d'accord, par exemple, sur est-ce qu'ils vont augmenter les impôts ou pas. Petit sujet quand même, quand on a un gouvernement, à quelques jours maintenant du début de l'examen du budget. Ils ne savent pas, ils ne sont pas d'accord entre eux. Il y a un Premier ministre qui veut se donner une âme charitable et sociale, qui explique qu'il va les taxer. Alors, c'est une micro-taxe de vraiment minuscule, ce qu'il propose.

Mais déjà ça, ça fait dégoupiller Darmanin qui dit si c'est ça, moi je m'en vais, je ne voterai pas le budget. Je ne sais pas comment ils vont faire. Je ne sais pas comment ils vont faire. Ils ne sont pas d'accord sur le budget. Ils ne sont pas d'accord entre le ministre de la Justice et le ministre de l'Immigration. La ministre de l'Éducation confond Samuel Paty et les attentats du 7 octobre et annonce une mine de silence pour le 7 octobre en disant après, non, en fait, c'est la semaine prochaine, c'est pour Samuel Paty. C'est d'un amateurisme le plus total.

Et si un gouvernement du NFP avait fait le quart ou dixième des erreurs qu'ils sont en train de commettre, on nous demanderait de démissionner. Et donc, je voulais qu'on prenne conscience tous que ce n'est pas juste, mais qu'on va devoir faire avec. Mais je pense qu'il faut le raconter beaucoup, ce deux poids, deux mesures. Pour en revenir au fond, c'est lié aussi à notre image, mais je pense qu'on veut l'histoire que certains, que beaucoup veulent raconter, c'est donc les verts ou de qu'on est nuls, pas sérieux, tout ça. Ça, je vous ai expliqué. Mais en plus, on est sectaire. D'ailleurs, on a compté aminer tout le NFP avec notre sectarisme et on n'est jamais content.

Et donc, la nouvelle question, c'est alors vous devez être content avec Michel Barnier, Premier ministre ? Ah bon, pourquoi ? C'est quand même le plus écologiste de tous les premiers ministres de toute la Ve République. La barre était très haute d'ailleurs quand on regarde les autres. Et donc, ils disent, donc vous devez être content quand même. Là, vous êtes content quand même, les verts, maintenant. Et on dit, bah non. Ah bon ? Alors, les mecs super déçus. Ah bon ? Ils disent, mais attendez, il a quand même prononcé le mot de dette écologique. Vous êtes content là quand même qu'il ait dit ça ? Et donc là, on est obligé de leur expliquer que oui, en 1993, quand M.

Barnier était ministre des Environnements, s'il avait dit le mot de dette écologique, des gens auraient dit, waouh, c'est un super concept, c'est hyper courageux, c'est nouveau. Mais qu'on est en 2024 et que juste dire le mot de dette écologique, non, ne mérite pas le prix Nobel d'écologie. Donc, on doit leur expliquer très sereinement. Ils sont là, ah bon, on pensait comment, pour une fois, vous serez contents. Ils sont très déçus. Et puis après, on doit leur expliquer. Il dit, oui, mais il a quand même proposé plein de choses dans son discours sur l'environnement. Là, vous allez être content. Bah non, parce que vous avez dû l'entendre comme moi son discours.

Déjà, c'était, on aurait dit, un grand plan de lutte contre l'insomnie, son truc. Je pense que si vous faites de l'insomnie comme moi, vous pouvez réécouter Michel Barnier la nuit. Il n'y avait aucun élan, aucun souffle, aucune ambition, aucun truc positif, aucun truc de joie. Et moi, c'est ça le contraste qui m'est apparu. C'est que si ça avait été nous, est-ce que tout aurait été parfait ? Sûrement pas. Mais il y aurait eu un truc qui se passait. Il y aurait eu une forme d'ambiance, de truc genre, qu'est-ce qui va se passer ? Notre vie va changer ? C'est du flan. On ne voit rien de concret qui va changer dans notre vie, qui va être mieux. Un micro truc d'espoir au bout du tunnel, rien.

Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que moi, quand il parle de dette écologique, ça me fait penser à quand Bruno Le Maire nous parlait de la dette financière, de la dette budgétaire. Il nous a parlé pendant 7 ans de la dette. La dette, la dette, la dette. C'est moi l'expert. Laissez-moi faire la dette. C'est trop important la dette. Résultat, en 7 ans, 1000 milliards de dettes en plus. À force de... Il a parlé de la dette tout le temps, certes, mais il est passé de 2000 milliards de dettes à 3000 milliards en 7 ans. J'ai l'impression que c'est ce que Michel Barnet va faire avec la dette écologique.

Il va nous en parler, mais comme les solutions qu'il met en place font partie du problème, on a quand même compris que ces solutions sur la dette écolo, c'était prendre en compte l'impact des éoliennes. C'est-à-dire qu'en fait, en prenant en compte leur impact, sous-entendu, il va en faire moins parce que ça a beaucoup trop d'impact. Deuxièmement, le nucléaire, donc vous n'occupez pas les soucis... Il n'a pas prononcé le mot sobriété. Il n'y a pas besoin parce qu'il y a le nucléaire.

C'est les mêmes gens qui ne prononcent pas le mot problème d'eau parce qu'ils disent c'est bon, il y a des bassines, c'est des objets traditionnels comme des doudous pour dire surtout ne changez rien, ça va bien se passer. Et donc quand on égrène tout ce qu'il liste, y compris on va faire des logements et donc du coup, bon, le zéro artificialisation de son net, là maintenant ça suffit. Il y a un département en France qui disparaît tous les 10 ans du fait de l'artificialisation des sols, mais lui, il trouve que le problème c'est zéro artificialisation de son net. C'est nos ennemis qui sont en train de gagner. C'est ça que veut dire le gouvernement Barnier. Et donc on ne va pas...

Je souhaite vraiment bon courage à nos parlementaires parce qu'on voit bien qu'à chaque fois qu'ils feront des amendements on diront eh ben voilà, les écologistes ne sont encore pas contents et puis ils ne sont que râlés alors que quand même M. Barnier a prononcé le mot des dettes écologiques. Mais comment ils vont faire pour lutter contre la dette écologique avec les coupes budgétaires qui sont annoncées ? Il y a 40 milliards de cadeaux fiscaux qui ont été faits aux plus riches chaque année. Là, ils annoncent une petite taxe en disant bon si vous vous êtes réglé.

Ce qui était génial d'ailleurs c'est que ils disent moi je me rappelle la manif la veille donc juste avant le discours de politique générale il y a la manif vous savez syndicale. Les journalistes viennent nous voir en disant ah alors vous pensez quoi du virage social de M. Barnier ? C'est-à-dire ah ben là apparemment il va annoncer des trucs sur la fiscalité ah bon il va annoncer quoi ? On ne sait pas mais on nous a dit ça va être lourd. Ok. Et ils me disent est-ce que vous n'avez pas peur qu'ils prennent sur vos plates-bandes de la gauche ?

Donc là on leur disait non c'est pas trop ça notre crainte pour tout vous dire avec Bruno Retailleau à l'intérieur ça risque pas trop mais il y avait un truc un peu genre vous allez voir ce que vous allez voir. Résultat il annonce quoi qu'il va prendre ? Il va répartir l'effort je ne sens pas de sa part et donc l'effort c'est un tiers sur les recettes pour dire que ce n'est pas très égal entre les recettes et les réponses et les dépenses c'est un tiers sur les recettes avec une contribution ciblée très très ciblée et très très exceptionnelle et très très temporaire et l'autre partage de l'effort c'est deux tiers pour les dépenses pour tout le monde et de manière permanente.

C'est ça la rhétorique Barnier mais c'est équilibré il a partagé et donc on voit bien l'embrouille et on voit bien que ces messieurs qui avaient voulu réarmer démographiquement réarmer plein de trucs à la fin c'est l'écologie qui se prend la balle quand ils ont voulu faire 10 milliards d'économies au printemps par un décret comme ça c'est absolument pas démocratique le budget au moins il est voté il est débattu on gagne on perd là par un simple trait de plume ils avaient fait 10 milliards d'économies au printemps sur les 10 milliards d'économies il y avait 2 milliards d'économies pour l'écologie 1 cinquième des économies était sur le budget d'écologie qui ne représente pas du tout 1 cinquième du budget national dans ces 1 cinquième d'économies sur l'écologie il y avait par exemple 1 milliard sur les 2 milliards il y avait 1 milliard la moitié sur la réhabilitation thermique des logements ils avaient dit que de toute façon ils n'arrivent pas à dépenser les trucs alors ils ne se disent pas peut-être parce que mon système est mal fait peut-être parce qu'il faut que j'organise mes filières peut-être parce que c'est un parcours du combattant administratif et pour l'avoir fait je viens d'en sortir après 4 ans d'angoisse administrative c'est hyper compliqué eux ils disent chouette on va pouvoir faire 1 milliard d'économies 1 milliard d'économies sur la réhabilitation thermique des logements l'association de services publics qu'on connait bien maintenant grâce à Lucie Casté avait calculé que c'était l'équivalent de 100 000 logements 100 000 logements c'est toute la ville de Lille ou toute la ville de Rennes par exemple qui sur 2024 aurait pu être rénové il ne le sera pas pour vous présenter un nombre de logements et de foyers concernés c'est ça qu'ils sont en train de faire et donc les prochaines économies on a je crois que si elle tu n'as pas eu de nouvelles infos là cette nuit mais c'est on a de par la presse en fait et donc on a que c'est par exemple 60% du fonds vert en moins le fonds vert c'est ce avec quoi les collectivités notamment peuvent lancer plein de projets de transition ou d'adaptation 60% du fonds vert en moins 137 millions en moins pour la biodiversité 500 millions en moins pour l'électrification des flottes quand on regarde poste par poste c'est dramatique 35% de budget en moins pour l'ADEME pour l'ADEME ça veut dire aucun nouveau projet et des coupes dans plein de projets qui sont en cours donc c'est qu'on ne vienne pas nous expliquer qu'on devrait être content parce que M.

Barnier a prononcé le mot de dette écologique ne vous laissez pas dire ça et quand on vous dit dans votre presse locale dites nous on n'est pas content et on va vous expliquer calmement pourquoi parce que les actes et les paroles ne vont pas ensemble et que c'est quand même ça qu'on attend des politiques vous dire aussi que moi il y a un truc qui m'a profondément choquée c'est que j'avais l'impression que tout était flou il enfilait quand même pas mal les perles il y a deux sujets où il a été très précis où il avait une vision très très concrète de ce qu'il voulait faire c'était les prisons et l'immigration sur l'école j'ai rien compris ah bah si il veut mettre des retraités à l'école de toute façon il n'abroge pas la réforme des retraites mais du coup il trouve une occupation en plus aux retraités qu'il met à l'école à l'hôpital bon à Matignon manifestement je pouvais pas faire cette blague sur les plateaux télé mais devant vous je peux et donc il y a un truc déjà qui va pas mais pour l'école c'est le seul truc concret qu'il a dit c'est on va mettre des retraités j'ai rien compris d'autre de ce qu'il a raconté et donc c'est un monsieur qui n'a aucune vision pour l'école mais qui a une vision très très précise et très concrète pour les prisons et bah je suis désolée c'est pas ça la France qu'on veut chez les écolos je voulais vous dire un petit mot aussi sur le RN mes préférés sur leur immense hypocrisie parce que il faut le raconter aussi vous avez sûrement des électeurs RN près de chez vous l'avantage là c'est qu'on en trouve quand même un peu plus facilement qu'il y a quelques temps et vous devez entendre autour de vous oui mais Marine Le Pen elle nous défend oui Marine Le Pen ceci Marine Le Pen cela Marine Le Pen elle est très forte pour plein de choses pour faire croire aux gens qu'elle les aidera pour faire croire aux gens qu'elle est la seule solution pour eux pour faire un peu comme la boule à facettes qui va envoyer à chacun son rayon de lumière et qui fait qu'un ouvrier immigré du Pas-de-Calais au chômage va croire que c'est Marine Le Pen pour lui la solution pendant qu'une mamie raciste qui préfère les caniches et les Yorkshire que les homosexuels et les immigrés elle elle croit aussi que c'est Marine Le Pen pour la solution c'est quand même fort quand même de réussir à berner tout le monde et à faire croire que voilà on voit bien il y a les reines de Fréjus du Sud il y a les reines du Nord c'est pas les mêmes mais si elle était présente dans la République elle serait elle la même personne elle pourrait pas satisfaire les deux en même temps c'est pas vrai parce qu'il y en a une qui est raciste et il y en a un qui est descendant enfin qui est fils d'immigré qui a voilà dont les parents sont venus par exemple chez moi pour travailler dans les mines et en fait ils peuvent pas s'entendre ça peut pas converger le truc mais elle elle leur fait croire à tout ce que ça va aller et la supercherie elle se voit maintenant typiquement parce que Marine Le Pen bon elle a pas gagné une législative et ça on peut se réapplaudir parce que Merci c'est quand même en grande partie grâce aux gens qui sont dans cette salle par exemple donc on peut s'applaudir parce qu'on a pas Jordan Berlila à Matignon on s'en assera pas mais mais sur le Premier ministre elle a manifestement eu son mot à dire bien plus que nous tout de suite elle a dit ça peut pas être le NFP pourquoi ça peut pas être le NFP pourquoi ça ne peut pas être le NFP elle a confisqué à ses électeurs celles et ceux qui sont précaires pas tous mais il y en a beaucoup chez elle qui sont dans la précarité et qui pensent qu'avec eux ils vivront mieux elle leur a confisqué l'espoir d'avoir le SMIC à 1600 euros l'abrogation de la réforme des retraites les premiers mètres cubes d'eau gratuits l'école intégralement gratuite tout ça elle leur a confisqué en disant non vous ne l'aurez pas je décide que vous ne l'aurez pas je ne veux pas de premier ministre du NFP et puis après elle a donné un peu vous savez comme Jules César au jeu du cirque pouce en l'air pouce en bas pour voir qui a eu le droit de vie ou mort pour être premier ministre même Diavis Bertrand quand même était trop de gauche pour eux ça vous donne une petite idée de leur logiciel et à la fin ils ont dit oui pour Michel Barnier qu'est-ce que ça veut dire ?

qu'ils ont préféré du macronisme en pire une politique au service des puissants des très très riches qui va encore plus mettre à genoux leurs électeurs que quelqu'un qui les aurait aidés pourquoi par calcul politique ?

parce que pour qu'ils puissent avoir une chance de gagner en 2027 il faut que les gens soient encore plus en colère le RN c'est la voiture balai c'est l'endroit dans lequel se retrouvent les gens qui décrochent et vous disent à un moment j'ai plus un truc auquel je peux me raccrocher un espoir c'est Marine Le Pen et plus la pente sociale est raide je dis ça parce que moi ça m'arrive dans les trails en course de me retrouver dans la voiture balai en général c'est plus la pente est raide plus vous vous retrouvez dans la voiture balai et bien c'est ça qui est en train d'organiser socialement et économiquement le RN ça les arrange et ça je pense qu'il faut l'expliquer cette hypocrisie à leurs électeurs quand vous les croyez elle aurait pu vous aider et les mesures qu'on nous n'aurait pu mettre elle vous les a refusées elle vous les a confisquées vous dire aussi que du coup ils sont très énervés contre nous le RN et moi je voulais dire un mot pour Dunia Lassourette qui est notre conseillère municipale d'Argenteuil qui est harcelée depuis quelques jours parce que elle a eu un contrôle de police violent et qu'elle est accusée dans ce contrôle de police à tort dit-elle d'avoir dit un truc pas sympa aux policiers sur la police et donc c'est monté en épingle par le RN et repris par certains édulages du coin qui disent oulala elle a dit un truc méchant contre la France et contre les forces de l'ordre il faut qu'elle démissionne et donc on soutient cet élu le bureau régional d'Isle-France vient de faire un communiqué de presse on soutient aussi Zérine Batare et Quentin Dagon qui ont aussi été pris à partie lynchés par la phyto-chefère en plus Zérine n'était même pas à l'endroit où la vidéo est prise c'est une erreur de sa part enfin de la part de Damien Rieux qui l'a ciblée et comme Zérine est l'avocate j'ai cru comprendre qu'elle est en train de préparer une petite riposte juridique et qu'elle aura tout notre soutien le RN il nous déteste pourquoi ?

parce qu'on se place en travers de leur route parce que quand on est écologiste déjà on est moins déstabilisable et moins perturbable que la moyenne et que nous instinctivement quand ils approchent du pouvoir on sait ce qu'on a à faire et donc vraiment ils nous détestent et je voulais vous donner alors comme j'ai perdu mon discours par contre j'ai gardé ça c'est en papier c'est le journal de la ville d'Élimbeaumont donc il y a des gens des fois qui me demandent ça ressemble à quoi le truc donc là j'en ai un et donc c'est le numéro 113 et donc ce que je vais vous montrer ça fait 113 numéros ça fait 10 ans et donc le traitement de nous alors ça c'est une photo la plus belle de moi je ne sais pas pour ceux qui la voient voilà c'est une photo choisie toujours donc c'est l'atome cette taxe tondelier qui ruine votre pouvoir d'achat avec une photo de sac poubelle parce que cette taxe aurait été adoptée à une seule voix près la mienne pas celle des autres juste la mienne et donc il y a tout un truc pour expliquer qu'à chaque fois qu'il paye un euro c'est de ma faute tout ça et ensuite il y a une page sur Jean-Luc Mélenchon évidemment donc ça c'est voilà donc il y a une citation de Jean-Luc Mélenchon rapportée par le livre de François Ruffin quand il me racontait et non c'était la limite du dégoût on ne comprenait rien ce qu'il disait il transpirait l'alcool dès le matin il sentait mauvais ils étaient presque tous obèses voilà les propos ordonnés de Jean-Luc Mélenchon et Marine Tourneu des conseils municipales a refusé de les condamner parce que j'ai dit c'est des propos rapportés enfin du jeu que je fasse donc ça c'est la deuxième page et puis à la fin il y a mon moment préféré c'est les tribunes de tout le monde mais la leur est beaucoup plus grosse que la nôtre et donc je vais vous lire des grèves il faut voir comment ces gens sont cinglés quand même et surtout que c'est des trucs qui n'existent pas donc en fait on a fait un stand de rentrer à la braderie et puis il y avait un stand d'un soumis en face avec Antoine Léaumant le copain de Christian Soubra et Aurélien Lecoq mon copain qui sont venus à la braderie ils ont le droit et donc ça se transforme dans un journal municipal ainsi l'opposition lance sa campagne municipale au milieu des drapeaux palestiniens je n'ai même pas vu de drapeaux palestiniens d'ailleurs j'aurais dû en mettre un quitte j'en avais pas lors de la braderie d'Elimbeaumont qui s'est déroulée début septembre l'opposition a convoqué la presse pour lancer sa campagne municipale les différentes photos et vidéos ont démontré la présence massive de drapeaux palestiniens pire il y a pire que les drapeaux palestiniens la police a dû intervenir en plein centre-ville lorsque des jeunes venus de Lille sont allés agresser verbalement plusieurs élus municipaux à coups de slogans islamistes je ne sais absolument pas de quoi il s'agit il est vrai que les députés insoumis inconnus en dehors des réseaux sociaux étaient venus parader aux côtés de Mme Tondelier et Taurit alors ça c'est ma copine Inès qui est présidente du groupe mais elle n'a pas de prénom parce qu'elle est d'une origine qui ne plaît pas au RN avec l'arrogance et le mépris de classe des grands bourgeois qui voulaient ridiculer les ouvriers à la sortie des usines à la fin du 19ème siècle ils ont déambulé dans notre commune avec comme réaction de la population un mélange d'indifférence et de dégoût face à ces lieux inconnus venus à la fin du groupe et qui ont été dans une ville qui a pourtant été gravement victime des magouilles de la gauche et de l'extrême gauche Tondelier et Taurit ne proposent rien d'autre comme programme municipal que l'islamo-gauchisme aucune proposition pour notre ville leur seul axe de communication c'est de cracher en permanence sur la ville avec la compétence d'une certaine presse aussi parisienne que Tondelier ok il est vrai que la campagne municipale de la gauche de l'Ambaumont est tantôt dirigée depuis la ville communiste d'avion là c'est pire les communistes c'est encore pire que Paris où Tauri et Ranieri viennent prendre leurs ordres plutôt que depuis Paris que Tondelier ne quitte plus c'est pas grave je suis abobignée on va leur dire il faut dire que pendant de longues semaines elle a tout fait pour devenir ministrable alors qu'elle est la responsable de la pire campagne écologiste de l'histoire des élections européennes pourtant la plus favorable au vert encore une fois pourtant sanctionnée sévèrement par le peuple elle a été sauvée par les médias qui ont montré un grand roman autour de sa personne alors qu'elle n'est qu'une opportuniste prête à tout pour se faire voir et tenter de progresser électoralement oui ça c'est une bonne idée qu'on progresse électoralement on va le garder tantôt au téléphone avec Macron tantôt contre lui quand ça la sert tantôt hostile à Mélenchon tantôt à sa remorque pour obtenir quelques postes elle incarne une duplicité une capacité à changer en fonction des circonstances que les français ne supportent plus en politique attention ça le dernier paragraphe c'est souvent le meilleur mais la lassitude finit toujours par arriver et la veste verte se retrouvera bien jour au pressing Jean-Luc on reconnait ton rire à chaque fois là encore c'est un pur élément de marketing hérité de Laurent Wauquiez qui para déjà dix avec sa parca rouge pour être sûr que les médias ne la ratent pas qu'on se le dise ton de lier et ton toc bon c'était un extrait mais ça fait quand même 38 pages et c'est tous les mois donc c'est le 113ème numéro pourquoi je vous lis ça je peux un jour je ferai un spectacle comique avec tous les extraits mais c'est pour vous montrer qu'en fait la propagande ça écrase tout et qu'en fait il faut qu'on fasse attention il y a ce qu'on fait et ce qu'on fait est toujours juste et il y a comment c'est perçu par des gens de mauvaise foi mais le critiquer critiquer enfin diffamer diffamer il en restera toujours quelque chose c'est vrai moi j'ai quelqu'un qui habite dans ma rue je posais mon fils à l'école il y a quelques temps qui vient me voir en disant ah vous êtes revenu habiter ici je dis enfin j'habite dans votre rue elle me dit je sais mais j'ai lu dans le journal que vous n'habitez plus là je dis mais j'habite là l'école est là mon fils est là mon mari est là la voiture est garée là oui j'ai une voiture je vous avais pas dit et elle dit bah oui mais j'avais lu dans le journal je dis oui mais c'est le journal du maire bah oui mais c'était écrit oui et donc il y a un truc comme ça qui est dingue et il faut se rendre compte que ce n'est pas un parti comme les autres qu'ils utiliseront toujours les armes les plus folles et qu'ils ont des gens qui ont décidé de les croire et il y a un truc c'est ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux c'est là c'est un journal écrit d'ailleurs ils ont engagé une guerre folle contre la voie du nord en disant la voie du nord n'aime pas les habitants la voie du nord n'aime pas les habitants ah bon ils nous aiment pas on se désabonne et donc du coup c'est devenu la seule source d'information et la page facebook de la ville bah là il n'y a plus de on ne peut plus commenter en fait c'est à dire que moi je suis un tiers des habitants enfin tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux sont bloqués et donc quand vous allez il y a lui qui dit des trucs horribles et il n'y a que des gens qui disent vous avez raison monsieur maire vous avez vraiment raison monsieur maire vous avez raison monsieur maire et si vous dites un autre truc vous êtes radiés et donc il y a un truc comme ça de politique par le enfin de communication par le vide il n'y a plus qu'eux qui peuvent communiquer ils ont écrasé tout le reste et c'est important des fois de se rendre compte de ce que donne l'extrême droite au pouvoir donc oui courage à tous les copains qui se sont mis un peu en travers de la route et qui en payent le prix fort ils avaient raison nous on a été là et je vous remercie pour ça et je voulais du coup finir par vous parler un peu de nous de nous et de nos forces notre unité parce que oui le fait que nous ayons été très unis depuis quelques mois quelques années a compté en fait dans la séquence si on avait passé les 4 jours qu'on avait à se mettre d'accord entre nous on n'aurait pas pu mettre les chefs de partie de l'FP d'accord entre eux et ça il faut qu'on se rende compte chacun que oui ça a compté chacun à notre place on a compté je pense qu'on a un sujet de crédibilité aussi je pense que c'est le principal truc je vous en ai parlé tout à l'heure sur la présomption de crédibilité il faut qu'on travaille il y a plein de manières de faire on va trouver mais il faut avoir confiance confiance du fait qu'on part avec un déficit là-dessus de perception de crédibilité je pense que ça marche pour nous aussi je vous donne un exemple moi je pense qu'en fait il y a un moment où on est arrivé je prends un exemple de foot on est arrivé en Ligue des Champions à un moment on n'a pas compris pourquoi en Jean-Juillet mais en fait on était en Ligue 2 la semaine d'avant et je pense qu'on a nous-mêmes eu du mal à se mettre au niveau du truc qui est en train de nous arriver le truc du Times que vous avez dû voir passer qu'on est dans les 100 leaders etc.

quand j'ai reçu le mail je vous jure c'est vrai j'ai cru que c'était une arnaque genre un phishing j'ai reçu le mail en anglais c'était écrit 100 leaders je sais pas quoi du monde du Times j'ai dit c'est une arnaque après vous me demandez mon numéro de carte bleue c'est une embrouille quoi j'ai viré le mail et j'ai compris hier que c'était un vrai truc et que en fait vu d'ailleurs dans le monde les gens avaient dit les verts français c'était bien et que vu y compris les écolos dans le reste d'Europe on dit les verts français c'était bien et je pense qu'on a du mal y compris nous-mêmes parfois à se voir à se voir crédibles à se voir à la hauteur c'est un truc on n'est pas habitué on se minorise souvent on se dit qu'on n'y arrivera pas on se dit que c'est trop dur qu'on n'a pas les forces qu'on n'a pas les ressources pour et en fait je pense que notre travail c'est d'arrêter de faire ça je pense que notre travail c'est évidemment de réconcilier de continuer à faire ce qu'on a fait au sein du NFP et il y a encore énormément de travail parce qu'évidemment ce qui se fait sous la pression en 4 jours on voit que là ça va être beaucoup plus compliqué ça va être très dur d'ailleurs quand on disait dans le parti il faut être unitaire unitaire, unitaire c'était quelque part à l'époque un relais des fois des arguments de l'AFI je ne juge pas quand je dis ça l'AFI disait vous n'êtes pas assez unitaire et nous du coup il y avait un débat chez nous est-ce qu'il faut être plus unitaire ou pas aujourd'hui qui veut être unitaire c'est nous on doit avoir des débats un peu musclés à l'AFI qui dit non non mais nous il faut attendre le congrès du parti socialiste il faut attendre il faut attendre alors ils veulent une décision tout de suite mais pour parler comment on désigne le candidat il faut attendre 6 mois donc on voit bien on voit que certains on arrive bien à discuter avec eux on voit que d'autres sont quand même partis un peu ailleurs les communistes c'est dur en ce moment nous Fabien Roussel on l'a recroisé à la manif il nous a dit vous savez moi en ce moment en fait ça ne sert à rien en ce moment si c'est pour dire tous les jours qu'on n'est pas d'accord il faut laisser moi je ne prends plus de matinale je me retire un peu du jeu quelques temps et donc c'est ça les risques c'est le risque de recommencer comme avant pas parce qu'on se serait disputé pas parce qu'on aurait pris un acte fort de fracture entre nous mais parce que le quotidien reprend sa route et il faut qu'on en parle avec Cyril avec tous ceux qui ont discuté de ça il faut qu'on regarde comment on fait c'est vrai qu'on se retrouve à un endroit où quand il y a besoin de travailler ensemble on va le faire mais impulser un truc avoir des projets ensemble ça va être très compliqué l'unité elle se fera pas sur la singularité écolo d'ailleurs on a vu que c'était notre singularité écolo qui avait permis l'unité et donc il faut aussi qu'on se dise entre nous que l'unité c'est pas on essaye d'être tous pareils que rien dépasse au contraire au contraire il y a aussi un vrai sujet à faire vivre d'ailleurs nos sujets environnementalistes parce que oui dans le projet du NFP qui n'était pas parfait il y avait quand même des trucs écolo qu'on n'avait jamais vu dans aucun programme de coalition gouvernementale moratoire sur les méga-bassines moratoire sur les autoroutes on les a obtenus ça n'a pas été facile mais on l'a obtenu et les communistes ils ont signé mais on voit bien que quand ils sont invités sur des plateaux télé si nous on n'est pas là c'est pas de ces sujets là qu'on parle même la EFI qui nous dit toujours ils sont alignés avec nous ces trucs environnementaux et c'est vrai plus que les communistes c'est certes mais c'est pas spontanément ce sujet dont ils vont parler et comme les journalistes n'en parlent pas spontanément non plus on voit qu'on ne pourra compter que sur nous-mêmes c'est pour ça qu'on va vous proposer d'insister nous beaucoup là-dessus alors bien sûr les parlementaires sont parlementaires aussi NFP on a vocation à apporter tout le programme du NFP et à s'intéresser à tous les sujets qui font la vie d'une société mais on a un devoir moral d'en rajouter des caisses sur l'environnement parce que si on ne fait pas personne ne le fera à notre place je vais vous dire des choses qu'on ne peut pas trop dire quand on est en grand public on a organisé au siège pour la deuxième fois cette année une réunion avec toutes les assos environnementalistes on l'avait fait l'année dernière on l'a fait là donc Cyriel, Thomas, David, Guillaume étaient là puis les membres du BE concernés Aïssa, Aminata Benjamin Badoir c'est lui qui a organisé ça en tant que responsable de société civile l'année dernière on en avait invité 30 28 étaient venus il y a FNE qui avait dit nous on préfère vous voir que vous le midi parce que c'est compliqué de parler devant tout le monde de nos projets et puis Greenpeace n'avait pas pu venir je crois puis les grosses assos avaient quand même envoyé des gens, des chargés de mission voilà là cette année ils sont tous venus les 30 qu'on avait invité les 30 sont venus il y avait le président de FNE il y avait le directeur général de LPO qui a quand même 650 salariés donc quand ils envoient leur DG c'est pas n'importe quoi il y avait Sandrine Bélier d'ailleurs qui était là il y avait WWF il y avait la FNH ils étaient tous là et le RAC enfin 30 assos ils sont venus écouter ce qu'on avait à leur dire et d'ailleurs il y a plein de scénarios où on aurait pu avoir je ne sais pas qui premier ministre où la planète écolo pas politique mais au sens le peuple de l'écologie aurait pu se diviser entre ceux qui disaient on n'ira pas on n'y croit pas et ceux qui disaient est-ce qu'on n'aurait pas pu essayer d'aller chercher des choses là unanimité de tout le monde y compris il y avait les shifters même eux ils disaient non mais on ne peut pas Barney on ne peut pas Agnès Pannier-Runacher c'est pas possible on la fréquente depuis quelques semaines alors nous évidemment on peut dire des fois on a un rapport politique donc on est dans son opposition donc c'est normal qu'on ne l'aime pas là l'ensemble des assos unalimité pour dire ça ne va pas on n'attend rien on ne sait pas comment on va faire on n'a même pas envie d'aller au rendez-vous et ça il faut s'en rendre compte aussi donc ça c'est des choses qu'on essaye de mettre en place pour jouer notre rôle de parti écolo et on y arrive alors on y arrive aussi parce qu'on ne crie pas sur tous les toits parce qu'on ne va pas faire des communiqués de presse pour dire toutes les assos étaient chez nous parce que ça ne les sert pas enfin si on dit on est tous ensemble contre le gouvernement eux ils ne peuvent plus jouer leur rôle d'assos non plus c'est pas ça leur rôle d'être contre le gouvernement mais on arrive à créer ces liens qu'on n'avait pas forcément pu nouer avant et c'est un travail collectif du mouvement et des parlementaires et ça c'est important on va aller voir Michel Barnier si un jour il nous propose une date je ne sais pas si tu as eu des nouvelles dans la matinée moi non plus je crois qu'il n'est pas très pressé depuis tout ce qui s'est passé il doit gérer d'abord Darmanin après il verra les verts et donc voilà il nous avait appelé en disant est-ce qu'on peut se rencontrer nous on avait dit oui sur le principe on a des choses à vous dire mais voilà déjà on était très fermes sur le fait qu'on ne voulait pas le voir avant la composition de son gouvernement parce que c'était très très clair et pour lui et pour nous qu'on n'allait pas trop parler de la composition de son gouvernement c'était leur histoire c'est pas la nôtre et puis il a mis moi il m'avait dit c'était le vendredi où il avait été nommé il m'avait dit je suis un optimiste je pense qu'il est arrivé pour le mercredi bon spoiler à l'est ça n'a pas marché et donc ça a mis trois semaines et c'est arrivé tellement près du discours de politique générale c'est vrai que c'était bizarre d'y aller la veille du truc en plus on avait voté la censure donc le rendez-vous aura lieu là s'il nous rappelle dans les jours qui viennent et nous on ira en mettant évidemment il y aura le programme du NFP évidemment il y aura des sujets je pense de méthode parlementaire dont Cyril et Guillaume parleront bien mieux que moi il y a la proportionnelle qu'on porte depuis longtemps qu'on a mis nous dans les rencontres des chefs de parti à Saint-Denis que Mélanie que Jérémy Ordenoff ont mis aussi dans le débat parlementaire fermement dans les deux assemblées et puis il y a tous les sujets environnementaux parce qu'on a des remontées aussi beaucoup de hauts fonctionnaires du ministre de l'Environnement qui nous contactent nous maintenant en disant on n'a plus confiance qu'en vous dites lui ça essayez de sauver ça faites quelque chose pour nous là-dessus il y a des scientifiques il y a des experts il y a des associations il y a des citoyens aussi qui nous écrivent tous les jours parlementaires, partis pour dire aidez-nous là-dessus et donc on a prévu d'aller avec un doc un peu bien fister pour apporter un peu toutes ces remarques à Michel Barnier non pas avec un grand espoir de ce qu'il va en faire mais on aura rempli notre rôle au moins là-dessus vous dire aussi un petit mot de ce qu'on est en train de faire parce qu'en fait depuis ce qui s'est passé en juillet je ne sais pas si c'est pareil vous les parlementaires mais on est beaucoup plus sollicité en fait et ça c'est bien c'est positif mais c'est intéressant de voir un peu par quoi et pour qui on est sollicité et ce qu'on en fait il y a les passages obligés là dans le mois dernier quand je regarde un peu ce qu'on a fait il y avait la fête de l'Huma la braderie d'Ile les trucs qu'on fait à chaque rentrée il s'est passé des choses il y avait certains d'entre vous qui étaient là qu'on n'avait jamais vus à la fête de l'Huma on avait un stand écolo d'habitude le stand écolo c'est le repère les écolos qui sont à la fête de l'Huma ils veulent retrouver des écolos c'est un peu le point de rencontre là moi quand j'ai fait le discours ou quand on a fait les soirées caroque Samia t'es passée aussi franchement on ne connaissait du coup je connaissais Samia j'ai vu un moment Guillaume et Edouan aussi il y avait quelques jeunes écolos quand moi j'y étais mais voilà on connaissait je ne sais pas 10 personnes sur plusieurs centaines qui étaient dans l'attente et ça c'est un truc qui ne nous était jamais arrivé et les gens restaient vous les écoutez ils posaient des questions il y a un truc assez incroyable qui se passe et il faut qu'on le mesure il y a aussi des rencontres plus impromptues ou plus improbables on essaye on est contacté en ce moment par des gens où on se dit c'est bizarre qu'ils nous contactent ils veulent travailler avec nous pourquoi ?

et je pense que ça correspond aussi à l'idée qu'on a eu de faire baisser les préjugés mutuels non pas parce que tout d'un coup on ne serait plus ancré sur nos valeurs solides sur nos appuis et qu'on aurait changé la vie dans la vie mais parce qu'il faut aller s'ouvrir il faut aller s'ouvrir et le fait que des gens qui ne nous parlaient pas du tout veuillent nous rencontrer même si on sait qu'il y a beaucoup de choses qui nous séparent c'est déjà un signe intéressant et donc j'ai été contactée par exemple pour Impact France Impact France c'est 3 000 entrepreneurs qui se réunissaient c'est des entrepreneurs mais pas le MEDEF en gros qui voulaient qu'on vienne leur parler et eux ils se sentent comme nous ils se sentent un peu dans le insider-outsider ils se sentent les outsiders du milieu économique ils disent on est des entrepreneurs mais nous on est d'accord avec vous que ça ne pourra pas continuer comme avant quand on dit René Dumont disait l'utopie ou la mort mais nous on n'est plus les utopistes on est les réalistes ils partagent ça avec nous c'était la même chose quand je suis allée à Franche Digital eux c'est beaucoup de start-up etc le président c'est le président de Blablacar on a fait une interview franchement c'était un truc sur la scène un entretien la première question c'était pourquoi l'écologie c'est de gauche est-ce que vous ne trouvez pas que vous avez raté une occasion en prenant pas Cazeneuve et maintenant vous allez barnier c'était ça les premières questions je me suis un peu énervée et après c'était hyper intéressant et tous ils venaient la sortie en disant franchement c'est intéressant il y en a qui faisaient back market vous savez les téléphones où ils réparent ils disaient nous on a besoin de ça enfin on a besoin de vous on a besoin des critères à la BPI pour quand on fait des trucs de relance c'est pas les bons critères les critères de la BPI sont pour nous un blocage on n'est pas considéré comme une innovation alors qu'on innove tout le temps puisque les téléphones progressent tout le temps si on veut les réparer on doit progresser plus vite que les fabricants de téléphones et on a aucun crédit d'innovation ils montaient le truc injuste et eux ils sont d'accord avec nous je suis allée voir aussi et alors c'est vrai que les mecs étaient bruts de découvrage d'ailleurs j'ai capté j'ai dit c'est quand même pas vous qui avez été dans le jardin de la copine de C.

Shepard pour la menacer il fait si non mais non mais moi j'étais en deuxième ligne je fais bah ça par exemple c'est pas possible mais par contre on peut parler de choses et on parlait de la disparition des ressources du changement climatique de comment en fait le gouvernement favorise la grosse pêche industrielle par rapport aux artisans et lui d'ailleurs il me disait mais le maire de l'Orient il est de l'Orient il est président en fait des pêcheurs de l'Orient le maire de l'Orient qui devient ministre de la pêche il dit moi il n'est jamais venu il n'est jamais venu nous rencontrer il n'est jamais venu sur le port de l'Orient parce que lui il va voir les gros il défend les industriels mais nous les petits locaux il ne vient pas nous voir et vous Damien Girard a passé une nuit en bateau avec moi vous vous êtes venu voulez-vous venir en bateau donc j'ai invité Mélissa qui fait la pêche au Parlement européen à venir avec moi parce que je n'irai pas toute seule et que j'ai le mal de mer contrairement à mon prénom donc on va vers ça on a été voir la CGT Energy aussi le PDG d'EDF qui nous ont invité à faire un débat sur l'hydroélectricité à la fête de l'UMA un débat entre la chef des verts et la CGT Energy Mine je crois que c'était jamais arrivé on est allé à la centrale à charbon de Saint-Avold où il disait vous vous savez vous vous savez qu'il faut changer il disait moi le charbon quand c'était mon grand-père qui l'extrayait dans la fosse d'à côté je voyais pourquoi il fallait le brûler chez nous quand maintenant on me fait brûler ma centrale à charbon par du central qui vient d'Afrique du Sud je ne vois pas l'intérêt et donc c'est des ponts qu'on est en train de créer alors là ça va un peu trop loin parce que j'étais contactée par un président de fédération de chasse donc je crois que c'est un piège je ne vais pas y aller mais voilà et puis il y a tous les déplacements traditionnels il y a l'EPR de Painly on aura manifesté le week-end prochain on a été sur l'anniversaire de Lubrizol je suis allée aux journées des écologistes bretons aussi pour voir les régionalistes bretons avec qui on s'était un peu fâchés aux européennes etc donc on continue le travail je serai d'ailleurs demain à Marseille enfin non demain je suis ici mais je serai lundi à Marseille et puis à Saint-Etienne mardi et puis aux journées de la ruralité à Epinal etc donc on va continuer à sillonner le pays d'ailleurs petit message de service j'aimerais bien aller sur le chantier de la 69 parce que je ne suis toujours pas allée et à Stokhamine c'est mes deux prochains je pense déplacements que je dois organiser et puis on va même au-delà des frontières puisqu'on a beaucoup aidé au municipal belge on a fait un déplacement à XL pour ceux qui ne connaissent pas c'est la plus grosse ville de la banlieue bruxelloise et c'est un peu la ville des français de Belgique et sur 90 000 habitants il y a 30 000 français donc 15 000 qui votent au municipal et d'ailleurs la moitié du groupe local je les connaissais c'était des copains c'était assez marrant de retrouver tous les copains notamment ceux qui bossent au parlement et puis on est allé à Liège où en fait j'ai compris que j'étais belge d'ailleurs dans ce meeting parce que tout ce qu'on me dit des fois Marine il faut moins faire ça et tout là là tu as l'air trop original dans la vie politique française et en fait quand j'étais en Belgique je voyais que tout ce que j'avais d'original eux ça avait l'air normal chez eux donc j'ai compris qu'en fait j'étais peut-être un peu belge donc voilà le travail qu'on essaye de faire qui se voit de l'extérieur puis il y a tout le travail de l'intérieur je ne vais pas insister vous le connaissez la mise en place du pôle élu de l'Académie verte on en a parlé ce matin du pôle projet on en a parlé ce matin des pôles régulation vous avez beaucoup voté ces derniers temps et maintenant ça doit se mettre en place donc c'est un énorme boulot il y a beaucoup de nouveaux adhérents on est redevenu le parti préféré des français on a aujourd'hui quasiment plus de nouveaux adhérents qu'on avait d'adhérents en tout en 2017 quand c'était dur il faut voir aussi ce que ça implique en termes de travail d'accueil de formation les gens leur ont dit venez comme vous êtes mais il faut qu'ils restent et donc ça va être un gros boulot pour lequel je compte sur vous et donc voilà je vous dis à très vite je vous dis merci pour tout et puis je vous dis surtout on continue merci alors je remets le micro merci pour tout de suite merci pour tout de suite

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Locuteur

merci pour tout je vous dis à très bientôt