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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 22 février 2015 9 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleEurope & international

Départementales : Marion Maréchal Le Pen en visite dans l'Yonne

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11InvitéChiffre
    « En ce qui concerne le Front National, nous avons 1897 cantons sur les 1995 cantons métropolitains, qui sont donc pourvus par le Front National. »
  • 1:25InvitéChiffre
    « Ça nous fait un total de 7 648 candidats, et avec, en conséquence, un peu plus de 98% des électeurs français qui pourront donc voter pour nous. »
  • 3:38InvitéFait
    « le département ne disposera plus que de la politique sociale. L'ensemble des autres compétences, ou presque, seront transférées à votre nouvelle hyper-région »
  • 4:10InvitéFait
    « comme, par exemple, la formation ou l'accompagnement des demandeurs d'emploi. »
  • 6:31InvitéFait
    « Il y a quand même, aujourd'hui, sur le territoire français, la montée d'un islam radical. »
  • 7:25InvitéChiffre
    « Des millions d'euros qui sont déversés tous les ans dans la politique de la ville. »
  • 8:23InvitéPromesse
    « je prends l'engagement avec vous de revenir pour boire une coupe de champagne. »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 29 %
  • Invité 34 %

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0:00
Présentateur

Nous recevons Marion Maréchal-Le Pen ici en Bourgogne, sur cette bonne terre de Lyon. Je vous présente M. le maire, qui nous reçoit avec une grande comptoisie.

0:10
Invité

Merci beaucoup.

0:11
Présentateur

C'est la première visite de Marion ici dans Lyon. En tant que Benjamin de l'Assemblée nationale, elle représente bien les couleurs du Front National. La fédération du Front National de Lyon est quand même très contente également d'avoir 21 cantons de pourvue. Ça a été une lutte difficile, mais nous y sommes arrivés, puisque c'est quand même 84 candidats, plus 21 mandataires financiers. C'est une belle opération. Nous sommes le seul mouvement politique à avoir eu les 21 cantons de pourvue. C'est également une satisfaction, parce que pour la première fois, le Front National va rentrer au Conseil général, qui s'appelle maintenant le Conseil départemental. Et surtout, on vise 3 ou 4 cantons.

Je crois que nous sommes le seul département de Bourgogne où on a des vraies chances. Et je pense que Julien et Alexandrine seront deux très bons candidats, valoreux pour nous, ici, dans Lyon.

0:59
Invité

J'ai le plaisir de lancer cette campagne en compagnie de deux députés, deux députés Front National, qui portent notre parole, la parole d'autres mouvements, que ce soit à l'Europe ou à l'Assemblée nationale. En ce qui concerne le Front National, nous avons 1897 cantons sur les 1995 cantons métropolitains, qui sont donc pourvus par le Front National. Nous avons également de nombreux cantons pourvus en Outre-mer. Ça nous fait un total de 7 648 candidats, et avec, en conséquence, un peu plus de 98% des électeurs français qui pourront donc voter pour nous. C'est donc une belle réussite, une belle démonstration de force que vous faites également. Donc vous êtes assez représentatif dans Lyon.

C'est la poursuite de la stratégie d'ancrage local voulue par Marine Le Pen, qui veut que nous ayons des cadres connus et reconnus dans le temps sur leur territoire, investis, car c'est eux qui pourront faire la différence demain, notamment en législative, avec les quelques pourcentages qui parfois nous manquent, en particulier sur ces territoires-là, et qui donc, avec ce travail et cette reconnaissance, pourront basculer. Je soutiens avec un grand plaisir, un plaisir particulier, ce canton, mais j'ose espérer pouvoir apporter un soutien à l'ensemble des candidats de Lyon, puisque Lyon a réussi le tour de force d'avoir des candidats partout.

Mais c'est vrai que je connais bien Julien Oudoul, c'est un ami personnel, et je sais qu'il fera partie demain des figures à suivre au sein du Front National. Nous partons dans ces élections avec détermination, énergie, ambition, puis comme Edouard Ferrand l'a dit, nous ne voulons pas faire de la figuration, nous voulons gagner, nous voulons représenter les habitants au département, pouvoir les défendre et formuler des propositions. Et je leur dis aujourd'hui, tournez cette page, tournez la page de l'UMPS, tournez la page du passé archaïque, et ouvrez le roman de l'espoir, du renouveau et du redressement.

On pense la voix de la France des oubliés, la France des familles, la France des retraités, la France de la ruralité, mais aussi la France des artisans et des commerçants. Et c'est bien de se lever tous ensemble, pour une seule chose, la flamme, la flamme bleu bleu rouge, la flamme du Front National, partent ensemble et gagnons cette élection. Elle représente l'avenir du Front National, donc l'avenir de la France. Vous pouvez faire un tonnerre d'applaudissements. À Mario, Maréchal, s'il vous plaît ! Les élections départementales ont une importance toute particulière, toute spécifique, puisque Lyon, comme tous les autres départements, sont en sursis.

Ils sont en train, à l'Assemblée, de débattre sur un texte qui vide totalement de sa substance, le département. C'est-à-dire, pour vous faire un raccourci, qu'à terme de ce débat, après le vote de cette loi dite « nôtre », nouvelle organisation territoriale de la République, le département ne disposera plus que de la politique sociale. L'ensemble des autres compétences, ou presque, seront transférées à votre nouvelle hyper-région, donc la fusion Bourgogne-Franche-Comté.

C'est-à-dire que l'on va de plus en plus pousser ces régions, ces hyper-régions, comme ils le disent, vers l'autonomie politique, avec dorénavant la possibilité d'un pouvoir réglementaire, le transfert de compétences qui, aujourd'hui, appartiennent à l'État, comme, par exemple, la formation ou l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Bref, on pousse ces régions à l'autonomie, et petit à petit, peu ou frou, on affaiblit cet État dans sa substance, et donc, indirectement, on s'en prend à la nation. Et je crois qu'il n'y a pas de meilleur moyen, justement, de briser cette unité nationale qu'en brisant le ferment de cette unité nationale qu'est l'État français.

Et si vous ajoutez à cela également une immigration massive, de plus en plus importante, eh bien, vous brisez les derniers liens qui, comment dire, font de nous un peuple et font de nous une nation. C'est pourquoi le combat institutionnel, il est aussi important. L'organisation territoriale, c'est aussi fondamental, il n'y a pas de petite résistance. Et je crois que c'est pour cela qu'il faut, en particulier, se mobiliser lors de ces élections. Il nous propose aussi, ça a été l'une des premières annonces après les attentats terroristes qui ont frappé la France, un grand plan de lutte contre le racisme.

Mais alors, pas le racisme anti-français, bien que ce soit précisément, d'ailleurs, de cela dont il s'agit, mais ça n'a rien à voir. Un grand plan de lutte contre le racisme, parce que c'est quand même vous qu'il faut rééduquer au final. C'est vous qui êtes attaqués, mais c'est vous qu'il faut culpabiliser, et c'est vous qu'il faut rééduquer. Au cas où, potentiellement, vous auriez l'idée de dire, tiens, n'y aurait-il pas un lien, fichtre, entre immigration, montée de l'islamisme et apparition du terrorisme sur le territoire français.

Alors, au cas où vous pourriez éventuellement faire ce lien, surtout, il faut criminaliser vos inquiétudes, vous qui êtes les grands phobes de cette République, xénophobes, islamophobes, homophobes, europhobes, vous avez peur de tout, vous êtes terrifiés, vous n'êtes pas des citoyens éclairés, vous êtes dans la phobie. La phobie, c'est une crainte maladive. Vous n'êtes pas des citoyens qui résonnaient comme les autres. Vous êtes dans une espèce d'instinct impulsionnel, donc vous êtes immédiatement disqualifiés.

Et donc, en France, on ne peut pas s'inquiéter, en effet, aujourd'hui, de la montée du fondamentalisme islamique sur le territoire, parce que si l'on dit cela, immédiatement, on fait l'amalgame. Ça, ça a été aussi le gros mot d'ordre pour bloquer toute réflexion, pas l'amalgame. Il y a quand même, aujourd'hui, sur le territoire français, la montée d'un islam radical. Il y a quand même, aujourd'hui, des imams en France qui prêchent cet islam radical en toute affinité. Il y a des pays étrangers comme le Qatar et l'Arabie Saoudite qui financent la construction de mosquées et ces mêmes imams.

Il y a, aujourd'hui, des revendications politico-religieuses qui sont de plus en plus pressantes dans l'espace public, de plus en plus revendicatives, et à laquelle de trop nombreux élus cèdent. Voilà. On peut, quand même, poser ce diagnostic-là et en tirer des conséquences. Non ! Pas d'amalgame. Vous qui êtes, c'est vrai, les grands oubliés, trop souvent, de la politique française, ceux qui bossent, ceux qui ne demandent rien, ceux qui ne vont pas dans la rue et qui, pour autant, n'intéressent personne. Parce que moi, j'entends toujours les banlieues françaises chouiner. J'en ai assez. Je suis désolée, c'est dur, mais je les entends chouiner en permanence. On est victime.

C'est pour ça qu'on est des racailles. Mais ça va. Ce sont des millions d'euros qui sont déversés tous les ans dans la politique de la ville. Des millions d'euros. À un moment donné, ce qu'on plaire dans le discours de victime, ce n'est pas leur rendre service. Voilà. Et j'aimerais que, de temps en temps, cette attention, si politiquement correcte, parce que c'est quand même ça, si politiquement correcte à l'égard des banlieues, eh bien, se penche un tout petit peu sur les territoires agricoles français et ils verraient combien les plus grandes souffrances sont muettes. Voilà. Parce que la vérité, c'est que les plus grandes souffrances sont muettes. C'est départemental.

En cela, en effet, ce sont un signal très fort pour l'ancrage local. Oui, parce que vous allez avoir des élus qui sont connus, qui sont reconnus dans le temps et qui, demain, feront la différence. Ces quelques pourcentages qui, trop souvent, nous manquent pour gagner, eh bien, eux, ils les auront arrachés par ce travail de terrain. Et si vous arrachez au minimum trois cantons, comme l'a dit Edouard, eh bien, je prends l'engagement avec vous de revenir pour boire une coupe de champagne. Merci. Merci.

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