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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 octobre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sébastien Chenu : "Le budget 2026 est un carnage !" (RTL)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Le braquage des joyaux de la couronne du Louvre, est-ce que c'est un fait divers ou est-ce que c'est un fait politique ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Ça ne s'appelle pas faire un peu de récup, ça ne s'appelle pas faire feu de tout bois ?

  • 1:23FerméeÉludée

    Ça ne se serait pas produit avec le Rassemblement National au pouvoir ?

  • 2:04OuverteRéponse partielle

    Qui doit assumer la responsabilité de ce braquage ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    La France se cherche un budget. Standards & Poor's a décidé de baisser la note du pays plus vite que prévu. Que pouvez-vous faire, vous, Sébastien Chenu, pour aider notre pays ?

  • 4:35RelanceRéponse directe

    C'est pas une stratégie commode d'opposition, ce que vous faites là ? Vous jouez au bowling avec le gouvernement, l'idée c'est de le faire tomber ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Invité politiqueFait
    « lorsque le président de la République en janvier dernier, ce n'était pas il y a dix ans, en janvier dernier promettait de sécuriser le musée du Louvre. »
  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « C'est des Français, des 200 000 nouveaux ménages français qui vont entrer dans l'impôt sur le revenu. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « C'est le gel des retraites. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts en priorité quand l'État lui-même continue d'engranger des dépenses, enfin, continue à laisser filer, pardon, des dépenses, et ne se réforme pas, n'attaque pas les dépenses toxiques, n'ouvre pas le dossier du coût de l'immigration. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Quand vous pensez que la contribution à l'Union Européenne va encore augmenter, que le dossier du coût de l'immigration n'est jamais abordé »
  • 6:49Invité politiqueFait
    « Beaucoup menti, il continue d'ailleurs de beaucoup mentir, de Bruno Le Maire à Roland Lescure sur l'état des finances du pays. »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « l'exécution provisoire telle qu'elle est présentée, c'est la négation de la deuxième juridiction d'appel. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu79 %
  • Présentateur21 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue sur RTL Sébastien. Bonjour Monsieur. Le braquage des joyaux de la couronne du Louvre, est-ce que c'est un fait divers ou est-ce que c'est un fait politique ?

0:07
Sébastien Chenu

Les deux, mais c'est d'abord un fait qui provoque la colère et la consternation de beaucoup de Français. La colère parce que, évidemment, ça représente tout ce à quoi... Enfin, c'est le patrimoine du pays, un patrimoine gratuit, c'est le patrimoine de chaque Français. Et puis la consternation parce que ça dit beaucoup d'un contexte national de fragilité. On a l'impression en fait que plus rien ne tient debout dès que vous ouvrez une porte, un tiroir, etc. Ce qu'il y a derrière est totalement affaissé, écroulé. Et on se dit que si même le Louvre est cambriolable, alors il n'y a plus rien qui est en sécurité dans notre pays.

0:42
Présentateur

Jordan Bardella lui a parlé d'une humiliation pour notre pays et d'un délitement de l'État. Ça ne s'appelle pas faire un peu de récup, ça ne s'appelle pas faire feu de tout bois ?

0:48
Sébastien Chenu

Non, parce qu'en fait, et il a raison Jordan Bardella, lorsque le président de la République en janvier dernier, ce n'était pas il y a dix ans, en janvier dernier promettait de sécuriser le musée du Louvre. Il y a un plan qui a été lancé et qui est en cours. D'accord, mais enfin visiblement, après sur la gestion du Louvre en lui-même, parce que je rappelle que ce sont des établissements publics qui sont autonomes, il y aurait peut-être des choses à dire. Visiblement, la sécurité, le Louvre n'a pas été construit l'année dernière, sur la sécurité, il y a beaucoup à dire. Et si le musée du Louvre n'est pas sécurisé, les Français peuvent considérer que donc plus rien dans le pays n'est sécurisé.

1:23
Présentateur

Ça ne se serait pas produit avec le Rassemblement National au pouvoir ?

1:26
Sébastien Chenu

Écoutez, moi je ne dis jamais que ça ne se serait pas produit.

1:30
Présentateur

Vous faites un réquisitoire assez implacable quand même, donc on se dit qu'il y a des solutions.

1:32
Sébastien Chenu

Je pense qu'il faut être très attentif à ça, mais les questions de sécurité au sens large dans le pays, nous on ne les traite pas de la même façon qu'évidemment Emmanuel Macron. C'est dans un contexte global, je vous le disais, de fragilité du pays qu'il faut voir les choses. Je crois que les questions de sécurité n'ont jamais intéressé le président de la République, qu'elles soient au Louvre ou qu'elles soient pour les Français dans leur quartier. C'est un président de la République qui a toujours beaucoup méprisé l'aspect régalien des choses et qui ne voit pas la sécurité comme une priorité.

2:04
Présentateur

Qui doit assumer la responsabilité de ce braquage ? On entendait tout à l'heure Yann Brossat, le sénateur communiste, qui demandait la démission de Rachida Dati, la mise de la culture.

2:12
Sébastien Chenu

Oui, non mais Yann Brossat, il fait de la politique parisienne, il a Rachida Dati en ligne de mire. Moi, tout ça, ça ne m'intéresse pas. Mais est-ce que vous pensez qu'elle devrait quitter son poste ? Elle doit d'abord rendre des comptes sur la façon, les rapports entre la tutelle et le musée du Louvre. Je vous disais tout à l'heure, le musée du Louvre, c'est un établissement public qui est autonome, avec des choix d'investissement en particulier qui lui sont propres. Donc je pense que Mme Descartes, qui est la présidente, je crois que c'est son titre, du musée du Louvre, devrait peut-être nous éclairer sur ses choix d'investissement.

Elle avait été mise en cause dans des polémiques par le Canard Enchaîné sur des choix d'investissement passés et récents. Je pense que la première... Elle avait alerté il y a quelques mois, elle avait dit attention, elle avait alerté le musée du Louvre. Oui, mais elle avait alerté, il faut qu'elle vienne peut-être nous expliquer les choix d'investissement qui ont été faits, le discours qu'elle a, le dialogue qu'elle a avec la tutelle. Et puis au bout d'un moment, il faut qu'il y ait quand même des gens qui assument des responsabilités. Est-ce que c'est la ministre de la Culture ? Est-ce que c'est la présidente du Louvre ? Est-ce que c'est un peu les deux ?

Il faut à un moment assumer des responsabilités s'il y a eu des défaillances. Pour l'instant, la priorité, c'est probablement d'essayer de retrouver ces voleurs, parce que les Français ont mal au cœur.

3:15
Présentateur

Sébastien Chenu, le gouvernement ne tient qu'à enfile. La France se cherche un budget. Standards & Poor's a décidé de baisser la note du pays plus vite que prévu. Vous connaissez, j'imagine, la phrase de Kennedy. Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays. Que pouvez-vous faire, vous, Sébastien Chenu, pour aider notre pays ?

3:32
Sébastien Chenu

D'abord... Bataille budget. Oui, mais d'abord, empêcher que ce budget soit voté en l'État. Ce budget, c'est un carnage. Moi, j'étais dans ma circonscription tout le week-end. Il n'est pas écrit encore. Enfin, les propositions, il y a bien des propositions.

3:44
Présentateur

Vous avez entendu, Maud Bréjon, qui a dit ce week-end, ce n'est ni le budget du Parti Socialiste, ni celui du gouvernement. Non, c'est celui de Bercy.

3:50
Sébastien Chenu

Oui, c'est celui de Bercy, pour l'instant. Non, elle dit celui du Parlement. D'accord, ça, c'est ce qu'elle dit, mais moi, je vous dis, c'est celui de Bercy. C'est toutes les vieilles recettes qui traînent au ministère des Finances pour essayer de faire la poche des Français qui sont réactivées. C'est la baisse d'un certain nombre de financements de l'apprentissage. C'est des Français, des 200 000 nouveaux ménages français qui vont entrer dans l'impôt sur le revenu. C'est le gel des retraites. Donc, c'est non, non, non, quoi qu'il arrive, c'est non.

Ça, tout ce qui impactera, je vais vous dire, c'est assez simple, tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des Français sans s'attaquer à la dépense, à la réforme de l'État, c'est non. On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts en priorité quand l'État lui-même continue d'engranger des dépenses, enfin, continue à laisser filer, pardon, des dépenses, et ne se réforme pas, n'attaque pas les dépenses toxiques, n'ouvre pas le dossier du coût de l'immigration.

4:35
Présentateur

C'est pas une stratégie commode d'opposition, ce que vous faites là ? Vous jouez au bowling avec le gouvernement, l'idée c'est de le faire tomber ?

4:42
Sébastien Chenu

L'idée c'est d'avoir une dissolution pour que les Français puissent donner une majorité à ce pays, un cap à ce pays. On est totalement à l'aveugle dans ce pays. C'est le gouvernement de la godille, la porte-parole.

4:54
Présentateur

Mais ils sont tous nuls ? Serge Papin, ancien chef d'entreprise au PME, nul, Jean-Pierre Farandou, ancien patron de la SNCF, nul, Laurent Nougnès, ancien préfet de police...

5:01
Sébastien Chenu

C'est pas les gens en tant que ça, c'est pas les individus. Je ne sais pas ce qu'ont fait messieurs Papin, Farandou et autres, probablement dans leur vie professionnelle, des choses très bien. C'est la ligne politique qu'ils suivent, la catastrophe qu'ils suivent. Quand vous pensez que la contribution à l'Union Européenne va encore augmenter, que le dossier du coût de l'immigration n'est jamais abordé, et que la seule réponse est de dire aux Français, serrez-vous la ceinture, un grand plus. Donc oui, la ligne politique qu'ils suivent est nul vu le résultat.

5:27
Présentateur

Quand le Premier ministre dit « c'est au Parlement de composer la copie », quand il dit « il n'y aura pas de 49-3 », quand Maud Bréjean, la porte-parole, dit « il n'y aura pas d'ordonnance non plus », est-ce que vous, vous ne fuyez pas vos responsabilités ? Est-ce que ce n'est pas plus utile de se mettre autour de la table et dire « ok, on n'est pas d'accord sur tout, ça ne sera pas notre budget, mais essayons au moins d'offrir un peu de stabilité à ce pays ».

5:45
Sébastien Chenu

Je vous rappelle que ça, nous l'avons déjà fait. Nous avons protégé les Français de la désindexation des retraites en empêchant le budget Michel Barnier, nous avons laissé François Béroux construire un budget, nous savons être responsables. Nous disons simplement pour éviter l'entourloupe du budget, notamment le faux gel de la réforme des retraites, qui est plutôt un décalage en réalité aujourd'hui, nous disons... On est d'accord que vous étiez contre cette réforme des retraites ? Bien sûr, mais nous disons... On est d'accord que vous êtes pour sa suspension ? Mais moi je ne crois pas ce que raconte... Oui bien sûr, je ne crois pas... Donc vous votez sa suspension ou pas ?

Non, ce n'est pas la suspension qui nous intéresse, c'est l'abrogation. On la votera, si on peut la décaler de 3 mois, de 6 mois, etc. On la votera, on reviendra au point de départ. Vous la voterez ? Car il y a une entourloupe. Oui, mais nous on est contre cette réforme. Il faudra l'abroger. Il y a une entourloupe, il faut que le Premier ministre livre une lettre rectificative pour pouvoir acter le fait que cette réforme des retraites ne vivra pas, ne sera pas effective. Il faut qu'il l'acte dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale. C'est une demande commune avec les filles d'ailleurs. Marine Le Pen, la première qui a fait cette demande.

Et je suis ravi que le Président de la Commission des Finances souscrive à une demande du Rassemblement National. Parce qu'aujourd'hui, la Macronie dit tout et n'importe quoi. Beaucoup menti, il continue d'ailleurs de beaucoup mentir, de Bruno Le Maire à Roland Lescure sur l'état des finances du pays.

6:55
Présentateur

On a l'impression qu'il suffirait que Sébastien Lecornu dise « il pleut » pour que vous disiez « il fasse beau » et inversement.

6:59
Sébastien Chenu

Mais non, mais vous voyez l'état du pays. Ces gens nous ont raconté n'importe quoi, on nous les a présentés comme des Mozart de la finance, qu'ils ont ruiné la France. Donc si vous voulez, on a un peu de réserve sur ce qu'ils nous racontent matin, midi et soir. On leur dit « écoutez, sur le gel de la réforme des retraites, on est prêt à vous croire si vous actez une lettre rectificative. » C'est-à-dire que si vous gravez quelque part dans le marbre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, cette volonté. Le reste aboutira, et Gérard Larcher hier a ouvert un peu la porte au micro de RTL, aboutira à évidemment la mise en place d'ordonnances pour faire passer ce sujet.

Quand sera la prochaine motion de censure déposée par l'ERN ? On verra. Vous n'avez pas un calendrier en tête ? Non, mais on n'est pas pavlovien, vous voyez, on n'a pas l'espèce de réaction immédiate. On écoute, on voit, on tire, on prend acte, on tire les conséquences de ce qu'ils font. Mais aujourd'hui, ce budget, il est inadmissible.

7:45
Présentateur

Sébastien Chenu, au frontière de la politique et de la justice, Nicolas Sarkozy va entrer en prison demain, la prison de la santé. Ses enfants ont lancé un appel pour soutenir leur père. Un rassemblement sera d'ailleurs organisé dans le 16e arrondissement demain matin. Est-ce que vous pourriez y participer ?

7:58
Sébastien Chenu

Non, parce que c'est un appel qui concerne, je veux dire, la famille politique de Nicolas Sarkozy, dans laquelle je ne suis pas aujourd'hui. J'ai été il y a longtemps adhérent de l'UMP. Mais d'abord, sur le fond, moi, j'ai été choqué du jugement et de l'idée de cette exécution provisoire qui envoie le président Nicolas Sarkozy en prison à partir de demain. Je trouve ça pas...

8:16
Présentateur

C'est sincère ou c'est une solidarité de condamner ? Parce qu'on sait que Marine Le Pen aussi est sous le coup de...

8:20
Sébastien Chenu

Non, mais quand on a des principes, nous, on pense que l'exécution provisoire telle qu'elle est présentée, c'est la négation de la deuxième juridiction d'appel. Il y a un côté humiliant à vouloir envoyer Nicolas Sarkozy sous les barreaux. Et moi, je ne souscris pas à ça. J'ai exprimé à titre personnel mon soutien.

8:36
Présentateur

Vous avez échangé avec lui récemment ?

8:37
Sébastien Chenu

Je lui ai exprimé, oui, dernièrement, mon soutien par rapport à l'épreuve qu'il a traversée. Je l'ai trouvé solide et assez serein. Voilà, je pense que... Ça peut devenir un allié politique pour le RN demain ? Non, mais Nicolas Sarkozy ne fait plus de politique en tant que tel. Non, ce n'est pas un allié politique. On ne défend pas les mêmes choses. Donc, je crois qu'il ne faut pas tout mélanger. Il y a des questions de principe. L'appel, dans une juridiction, dans notre droit, c'est quelque chose d'important. Cette exécution provisoire nie l'appel.

9:08
Présentateur

À propos d'allié politique potentiel, on a appris via la tribune dimanche que Marine Le Pen avait rencontré Vincent Bolloré il y a quelques jours. Quel sens politique faut-il donner à cette rencontre ? On sait que Vincent Bolloré, il aime beaucoup Philippe de Villiers, Sarah Knafou. Est-ce que vous entrez dans la même famille politique ? Il faut parler à tout le monde dans la vie politique.

9:24
Sébastien Chenu

Je pense que Marine Le Pen rencontre tous les présidents de structures de communication, de médias, etc. Donc, elle a rencontré Vincent Bolloré.

9:33
Présentateur

Et votre spectre, il va de Philippe de Villiers à Sarah Knafou à Marine Le Pen ?

9:35
Sébastien Chenu

Il va bien plus loin. Il va bien plus loin. Je ne mets pas d'ailleurs Philippe de Villiers et Sarah Knafou sur le même plan. Mais je pense qu'il faut parler à tout le monde. Et je pense que Marine Le Pen serait ravie un jour d'avoir un échange avec la patronne du service public de l'audiovisuel pour lui expliquer notre projet de privatisation. Je ne doute pas qu'elle écoute RTL, Delphine Ernotte, donc elle pourra donner suite à votre appel.

9:55
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien.

Sébastien Chenu : "Le budget 2026 est un carnage !" (RTL) — Sébastien Chenu · Pourquijevote