Sacha Houlié : le macroniste trahi par le gouvernement ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Pourquoi je suis resté un mec de gauche et pourquoi t'es devenu un mec de droite ?
- 5:00RelanceRéponse partielle
C'est quoi la différence entre l'aile gauche de la Macronie dont vous vous reconnaissez et le PS ?
- 6:44OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous n'êtes pas simplement dans une démarche carriériste ?
- 7:34OuverteRéponse directe
Sur la réforme des retraites, pourquoi avoir voté pour ?
- 9:57RelanceRéponse directe
Être fan de l'Olympique de Marseille, c'est rompre avec la loi immigration ?
- 10:28RelanceRéponse partielle
Cette loi immigration normalise des idées d'extrême droite, ça ne vous dérange pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52Sacha HouliéFait
« Je ne suis pas sûr que tu sois resté un mec de gauche et je suis sûr que je ne suis pas devenu un mec de droite. »
- 1:57Sacha HouliéFait
« J'ai défendu une loi immigration dans laquelle on pouvait tout dire. Et effectivement, on pouvait dire, comme le défendait le ministre de l'Intérieur, que les étrangers qui sont des délinquants, on pouvait les reconduire. »
- 2:05Sacha HouliéPromesse
« J'ai défendu une mesure qui n'a pas prospéré de façon finale en disant que tous ceux qui étaient des travailleurs, en revanche, on devait les régulariser. »
- 3:55Sacha HouliéFait
« Qu'est-ce qu'il y a de gauche là-dedans ? »
- 4:49Sacha HouliéFait
« Je pense que ce n'est pas une bonne idée pour cette raison-là. »
- 5:55Sacha HouliéFait
« Dès l'été 2022, on avait poussé la taxe sur les super profits. »
- 6:28Sacha HouliéChiffre
« On a récupéré 800 millions d'euros au budget de l'État sur ce sujet. »
- 7:52Sacha HouliéFait
« Il n'y avait pas suffisamment d'argent pour assurer l'attente de tout le monde. »
- 8:23Sacha HouliéFait
« J'étais le premier non seulement à aller visiter l'IGPN pour regarder ce qu'ils faisaient. »
- 19:19Sacha HouliéChiffre
« Le PIB par habitant à Mayotte, c'est 9000 euros. »
- 19:23Sacha HouliéChiffre
« Le PIB à la Réunion à côté, c'est 21 000 euros. »
- 19:33Sacha HouliéChiffre
« Au Comor c'est 700 euros et à Madagascar c'est 360. »
- 27:19Sacha HouliéFait
« Je ne vais pas te dire qu'on a gagné alors qu'on est loin derrière. »
- 29:19PrésentateurFait
« les propositions de Jean-Luc Mélenchon, elles sont celles qui interdisent un retour de la gauche au pouvoir »
- 30:02InvitéFait
« vous nous avez demandé de voter pour vous en vous vendant comme le rempart à l'extrême droite »
- 30:15PrésentateurFait
« je pense que je prends suffisamment sur moi y compris dans les désaccords que vous avez pointés »
- 30:31PrésentateurFait
« je suis pas sûr que l'extrême droite il soit ultra favorable à ce que je dis sur le bloc climat »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Invité11 %
- Présentateur 28 %
- Invité 27 %
- Invité 33 %
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Cette émission a été rendue possible par le CNC et par la Commission nationale du débat public. Et les amis, je vous propose que sans plus tarder, nous recevions sur ce plateau notre invité politique cette semaine, le président de la Commission des lois, le député En Marche, Sacha Houllier. Bonsoir Sacha Houllier. Bonsoir Jean-Machier. J'ai deux heures d'émission dans les pages, je suis claqué. Sacha Houllier, pas député En Marche, mais Renaissance, puisque ça rename, même si ça ne change rien. Mais bref, merci beaucoup d'être avec nous pour vous présenter un peu rapidement. C'est quand même sans député de moi.
C'est vrai, vous êtes pris une tourne un peu, c'est vrai, non c'est vrai, j'ai oublié. Pour vous présenter un petit peu Sacha Houllier, on a Malek ici, Malek, vous vous connaissez avec Sacha Houllier ?
On se connaît, on se connaît. Alors raconte. On était membre tous les deux des jeunes socialistes, il y a maintenant près de dix ans, plus de dix ans, ouais. On faisait partie, Sacha, de la... Donc on va se tutoyer, on va faire de cinéma. On faisait partie de la même famille politique avec... T'as regardé, je fais la gueule.
Voilà. C'est une vraie photo officielle de Malek et Sacha Houllier. Mais c'était pendant le quinquennat de François Hollande.
Non, non, non, alors c'est pas Sacha à côté. Sacha était en tribune à ce moment-là. Je faisais pas la gueule pendant que tu parlais, Sacha. Mais donc à ce moment-là, congrès des jeunes socialistes, on a fait partie de la même famille politique. On était dans deux courants différents, donc on avait des petites divergences. On faisait partie de la même famille politique. T'as créé Les Jeunes avec Macron, t'as rejoint En Marche. Et t'es toujours aujourd'hui membre d'une majorité qui a fait voter une loi immigration grâce au vote du Front National. Et même si tu as dit ton opposition, tu y es encore.
Donc Sacha Houllier, même si on faisait partie de la même famille politique, pourquoi je suis resté un mec de gauche et pourquoi t'es devenu un mec de droite ?
Sacha Houllier. Je ne suis pas sûr que tu sois resté un mec de gauche et je suis sûr que je ne suis pas devenu un mec de droite. Ça, c'est pour ma première réponse. Mais sur la loi immigration, moi, j'ai défendu une loi immigration dans laquelle on pouvait tout dire. Et effectivement, on pouvait dire, comme le défendait le ministre de l'Intérieur, que les étrangers qui sont des délinquants, on pouvait les reconduire. Et donc on devait les reconduire, y compris. Et j'ai défendu une mesure qui n'a pas prospéré de façon finale en disant que tous ceux qui étaient des travailleurs, en revanche, on devait les régulariser. Et j'y crois sincèrement.
Et d'ailleurs, vous voyez que le gouvernement essaie, parce qu'il n'a pas fait voter la loi qu'il devait faire voter sur cet article 3, celui qui devait régulariser les travailleurs dans les métiers en tension, ils essaient de récupérer tout le dispositif par d'autres moyens. Ils nous disent qu'il faut régulariser les médecins. Il faut même en faire venir. Ils nous disent qu'il faut reclasser les métiers en tension et que dans la restauration, on a besoin de gens. Ils nous disent que dans le BTP, on a aussi besoin de gens. Et en fait, ils essaient de faire fonctionner la loi sans avoir voté la loi.
C'est la circulaire d'application du ministère de l'Intérieur qui explique qu'il faut diminuer de régularisation. Donc au fond, je me dis que j'avais peut-être un peu raison et qu'il aurait fallu faire preuve d'un peu plus de courage politique sur cette question-là. Et c'est ce que j'ai défendu jusqu'au bout, y compris en allant au bout de mes convictions, parce que j'avais dit qu'il y avait tant de mesures qui étaient anticonstitutionnelles. Elles ont été censurées pour ça. Vous faisiez partie de la bande de Poitiers. On appelait ça la bande de Poitiers, ce collectif de jeunes... Toujours partie, oui. En plus, moi, je suis député de Poitiers.
Oui, député de Poitiers, mais dans la bande de Poitiers, il y en a maintenant qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon. Et Aurélien Taché, oui. Je n'aurais pas pu soutenir Jean-Luc Mélenchon. J'ai trop de désaccords avec lui. Je trouve plus d'accords avec Raphaël Glucksmann, d'ailleurs, sans pour autant voter pour lui, je tiens à le dire. Mais vous avez compris que moi, je suis plutôt deuxième gauche, Rocardien, Strauss-Kagnin, Glucksmann, enfin, toute cette branche-là. Mais qu'est-ce qui reste de gauche dans cette branche ?
Je pense que pour la question de la régulation mondiale, de l'économie notamment, quand on voit la façon dont les États sont dépassés, surtout la question des taxes, soit sur les super-profits, soit sur les transactions financières, soit encore sur toutes les mesures qui sont celles de l'impôt minimum qu'on a mis en place au niveau européen et qui avaient été protagonisées par l'OCDE, on voit que comme toute l'économie a dépassé les États, on a plutôt intérêt de s'entendre avec nos voisins si on veut contraindre aujourd'hui les grandes entreprises.
Là, on a encore eu des annonces sur une nouvelle réforme de l'assurance chômage, la troisième depuis 2017, qui va encore durcir sur les plus précaires. Qu'est-ce qu'il y a de gauche là-dedans ? Alors, sur la question des précédentes réformes de l'assurance chômage, l'idée était de dire, et c'est pour ça que les premières, je pense qu'elles avaient un intérêt, de dire qu'on avait un retour vers l'emploi. Donc, on avait une réduction de la durée de cotisation par rapport à la réforme de 2008. Qu'est-ce qui s'était passé en 2008 ? 2008, le chômage explose, donc on assouplit les règles.
Depuis 2019, le chômage baissait fortement, le chômage, c'est pour les jeunes et pour les moins jeunes, on a fallu être poli avec les anciens. Et donc, on restreint les règles et ça fonctionne. Il y avait cette dynamique de retour à l'emploi. D'ailleurs, on a nous-mêmes très très mal vendu la façon dont on a fait le RSA, parce que le RSA, l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, c'est la garantie jeune ou le contrat d'engagement jeune pour tout le monde. Et c'est très bien. Et notamment, dans le département du Nord, vous avez grâce à ça moins de 15 000 bénéficiaires du RSA, pas parce qu'on les a radiés, mais parce qu'ils ont retrouvé du boulot. Donc, tout ça, ça allait.
Aujourd'hui, la réforme qui est proposée sur la sur le chômage, j'ai dit mes réserves ce matin, j'aurai l'occasion de les dire encore ce week-end, je pense que c'est une mesure d'économie, ce n'est pas une mesure de retour vers l'emploi et je pense que ce n'est pas une bonne idée pour cette raison-là. Sacha ?
Mais alors, du coup, c'est quoi la différence entre l'aile gauche de la Macronie dont vous vous reconnaissez et le PS ? Idéologiquement, c'est quoi ?
Vous venez de dire que vous souteniez Glucksmann. Non. C'est pas ce que j'ai dit. Vous avez dit que vous étiez séduit par Glucksmann. Non, je dis que ce qui défend au Parlement européen est intéressant, c'est la raison pour laquelle j'ai proposé la loi sur les ingérences étrangères qui a été votée. Et ça, pour le coup, c'est assez clair. Moi, j'ai fait campagne très activement dans mon parti pour que ce soit Valérie Ayer et qu'il soit investi. Et d'ailleurs, elle a dit aussi ses proximités dans le début de la campagne avec le candidat.
Du coup, il y a eu un peu de démocratie sur le choix de la tête des listes européennes quand même ?
Je ne sais pas s'il y a eu de la démocratie, mais en tout cas, en octobre, ça paraissait pour beaucoup de gens une idée un peu farfelue et désormais, c'est notre candidat. Donc, ça prouve qu'on peut convaincre. Et d'ailleurs, si vous me posez la question à quoi je ters dans la majorité, dès l'été 2022, on avait poussé la taxe sur les super profits. Donc, la fameuse crime aujourd'hui telle qu'elle est proposée, elle ne rapporte pas autant qu'on voudrait 300 millions au lieu de 3 milliards. On nous a dit débrouillez-vous pour l'améliorer. Je vous assure qu'on a beaucoup d'idées et qu'on va le montrer. J'ai voté aussi les amendements sur les super dividendes.
C'est pareil, ça aussi, ça fait son petit chemin. On s'aperçoit qu'il y a de plus en plus de députés qui, dorénavant, vont la soutenir. Et avec le député Marc Ferracci ou avec le député Jérôme Guedge, dans le dernier budget, on a réussi à imposer au gouvernement la baisse des allègements de cotisations. En fait, la baisse des exonérations sur les cotisations. On a récupéré 800 millions d'euros au budget de l'État sur ce sujet, sur un sujet sur lequel on se battait maintenant depuis 4 ans. Donc, je comprends que pour ce sujet-là, et pour beaucoup, ce n'est pas forcément visible. C'est du combat de rue quasiment au Parlement où on sort de son bureau et les armes allemandes pour se battre.
Safia.
Moi, j'ai l'impression que là, vous avez parlé de la loi sur les ingérences étrangères. J'ai l'impression que c'est la dernière tentative de la Macronie pour essayer de tenter une esquisse de combat contre l'extrême droite par rapport à Poutine et les liens avec le Rassemblement national. Mais moi, je vais vous dire quelque chose. J'ai parti d'une génération qui a été marquée par la violence politique de la Macronie suite à la réforme des retraites, suite au traitement des jeunes des quartiers populaires suite aux révoltes pour Naël et par la loi immigration.
Vous savez, moi, je suis binationale, je suis franco-algérienne et cette loi, elle a été d'une violence sans nom, en fait, pour nos grands-parents, nos parents. Et moi, j'ai l'impression d'être sur un siège éjectable. Vous avez fait, vous avez dit que vous avez voté contre, vous hésitiez à démissionner. En réalité, vous êtes resté. Non, je n'ai pas dit
que j'ai hésité à démissionner.
En fait, ce n'était pas sûr. Et puis, en fait, finalement, on apprend que vous étiez peut-être effectivement dans l'attente d'un poste ministériel. Au final, M. Oulier, est-ce que vous n'êtes pas simplement dans une démarche carriériste ?
Alors, j'y réponds à vos trois propositions. D'abord, un, sur la question de la réforme des retraites. Moi, je veux bien qu'on raconte... Et moi, c'est pour ça que j'ai plaidé pour qu'on dise la vérité dès le départ. Il n'y avait pas suffisamment d'argent pour assurer l'attente de tout le monde. Donc, on n'avait pas 10 000 choix. Il y avait un allongement de la durée de cotisation qui ne rapportait pas assez. Et il y avait une question de la reporte de l'âge légal. C'est ce qui a été choisi. Et on est allé au bout des choses en l'assumant, en disant pour que tout le monde ait une retraite, il faut cotiser un peu plus. C'est la première chose. On assume.
Et pour le coup, j'assume ce vote même s'il ne plaît pas, même s'il est déplaisant, que vous avez changé tout le monde. Je n'ai pas ce pouvoir. Sur la question de l'affaire Naël et de la question dans les quartiers populaires, en tant que président de la Commission des lois, j'étais le premier non seulement à aller visiter l'IGPN pour regarder ce qu'ils faisaient et la façon dont ils conduisaient les enquêtes. Et on a conduit la première mission de contrôle en convoquant la directrice de l'IGPN et le directeur de l'IGGN devant la Commission des lois, toute question ouverte pour que le Parlement joue son rôle de contrôle sur ce sujet.
Donc, j'ai bien conscience qu'il y a parfois, enfin, j'ai bien conscience sans dire parfois, qu'il y a une confiance qui est rompue entre une partie de la jeunesse et les policiers et c'est aussi mon rôle que de travailler pour que chacun puisse s'expliquer sur ses missions la façon dont les policiers qui fautent sont poursuivis et la façon dont ensuite ils sont sanctionnés et ils doivent l'être. Donc ça, c'est un élément. Cela voit l'immigration. Pourquoi je suis allé au bout ? Parce que je vous ai dit que j'étais convaincu sur le fait qu'il fallait faire les deux. Et donc, effectivement, qu'il fallait considérer les étrangers pour ce qu'ils faisaient plutôt que pour ce qu'ils étaient.
Donc plutôt qu'on dise vous êtes étrangers donc vous êtes mauvais. Est-ce que vous êtes étrangers donc est-ce que vous travaillez ? Oui. Est-ce que vous méritez des papiers à ce titre-là ? Oui. Est-ce que vous commettez des actes de délinquance ? Oui. Est-ce que vous méritez d'être reconduit pour ces raisons-là ? Oui. Et donc de cette façon-là, c'est une façon d'aller au bout des choses en disant on vous intègre comme tout le monde et on vous sanctionne comme tout le monde ou on vous récompense comme tout le monde pour l'attitude que vous avez. posé la question des postes ministériels. Oui.
Moi je suis passionné de sport et donc quand il y a eu l'opportunité d'aller au ministère des Sports au moment de la loi JO oui j'ai cédé aux sirènes parce que honnêtement je suis fan de l'Olympique de Marseille je suis fan de moto je suis fan de tous les sports je fais tout le Tour de France y compris maintenant dans les voitures donc j'aurais kiffé. Monsieur Oulier
est-ce qu'être fan de l'Olympique de Marseille c'est de voir totalement rompre avec la séquence politique qu'a été la loi immigration ?
Je rappelle quand même que vous avez dit quelque chose là qui était important c'est il y a d'un côté les travailleurs immigrés et d'un côté vous savez tout l'imaginaire autour des immigrés délinquants vous savez pendant cette période-là il y avait des nervis fascistes qui défilaient partout en France notamment à Lyon avec un slogan immigration égale délinquance cette loi immigration elle a normalisé des idées d'extrême droite est-ce que ça ne vous dérange pas au vu de la position que vous prenez aujourd'hui comme politique dite de gauche de la Macronie de faire partie d'une majorité qui pave la voie à l'extrême droite ?
Alors il y a deux choses dans ce que vous dites d'abord sur la question des associations lyonnaises qui se reconstituent assez régulièrement avec mon collègue Rudy Gauze on les fait dissoudre à chaque fois y compris on engage les procédures on fait les signalements à l'article 40 on s'assure que l'unité d'intérieur les fasse dissoudre et ça fait l'objet de plusieurs décisions bastion sociale notamment génération identitaire etc pour qu'on ait des décisions des solutions de ces associations qui agissent de la sorte ensuite moi je pense qu'il faut il faut traiter des sujets on a soit on réagit par rapport à des sujets qui sont posés sur la question des travailleurs dans les métiers en tension et on montre les travailleurs dans les métiers en tension c'était quand même la première fois depuis 20 ans qu'on parlait positivement d'immigration donc effectivement il y a tous ces sujets qui reviennent qui sont récurrents avec tous les ministres de l'intérieur de droite de gauche qui depuis des années ont laissé glisser l'idée qu'immigration égale délinquance voilà et nous on a voulu porter dans la loi un message nouveau qui n'avait jamais été porté jusqu'à présent jamais en tout cas depuis le gouvernement de Lionel Jospin que oui il y avait un bon visage de l'immigration en France et que c'était presque aujourd'hui la majorité des personnes qui sont concernées par cela bon avec les résultats qu'on connaît mais c'est au moins le discours qu'on a tenu et sur lequel on s'est engagé à la fin quand même je rappelle que la motion de rejet préalable le fait qu'on n'ait pas examiné le texte en séance il a été voté et par la gauche et par le RN et par les républicains et c'est comme ça qu'on s'est fracassé parce que les textes qui sortaient de la commission des lois ils prévoyaient la mesure que je vous prie c'est quand même très étrange parce qu'on a en face de nous un président de la commission des lois qui est censé être une cheville ouvrière du travail politique du gouvernement et vous êtes en désaccord avec le gouvernement sur plein de trucs vous multipliez les points de désaccord non mais qu'est-ce que ça dit sur le rôle du parlement le président de la république le premier ministre Gabriel Attal peuvent très bien en fait ne pas être d'accord quand on a fait le renouvellement du parlement il y a eu un renouvellement total et donc il y avait parfois une certaine pudeur une frilosité une immaturité diront des gens quand on est arrivé au parlement on considérait qu'on devait être nécessairement en accord avec le gouvernement parce qu'on faisait partie de la majorité et puis il y a ce spectre qui est celui des frondeurs il y a toute une partie des gens qui ont été terrorisés par le fait des frondeurs ou pas des frondeurs nous on n'est pas des frondeurs c'était arrivé au cours du premier quinquennat il y a eu un groupe de frondeurs ouais mais il y a une ligne politique sur laquelle on s'est engagé en 2017 et moi mon objectif c'est pas c'est vrai que c'est marrant de voir le coeur avec le président et on peut avoir eu ce côté un peu fan au départ en 2015 mais la ligne politique que l'on défend c'est celle de 2017 et moi je ne cherche pas à savoir si je suis en accord avec Gabriel Attal ou avec Emmanuel Macron je cherche à savoir si ce que j'ai promis aux gens je le respecte par rapport à ce pourquoi je me suis engagé voilà c'est ce que je cherche à faire et ensuite c'est le rôle du parlement que de dire à un moment donné quand on est en désaccord on l'exprime on contrôle et on vote et on tranche et si malheureusement il y a une partie des gens qui sont pour créer une majorité pour être pour des choses que j'estime ne pas avoir promis en 2017 je perds le combat mais je le mène quand même d'autant que je vous ai dit et je vous rappelle sur ce sujet sur la taxe sur les super profits perdue en juillet 2022 demi-remportée sur la loi de finances qu'a suivi dire au mois de novembre et comme on n'a pas totalement gagné le combat je peux garantir qu'aujourd'hui il y a une majorité de députés chez Renaissance pour voter une taxe sur les super profits qui soit plus importante et qui ramène vraiment les 3 milliards d'euros promis ça c'est le combat culturel qu'on doit conduire au MGS on disait que c'était la version cramcyste de l'histoire où il fallait gagner la bataille des idées avant de gagner la bataille électorale beaucoup beaucoup d'endroits on perd la bataille des idées ce que vous dites est vrai sur la question de l'immigration notamment nous on essaie de mener cette bataille en ayant des marqueurs qui permettent d'emporter l'adhésion populaire qui permettent par des évidences ce qu'on dit aujourd'hui le bon sens permet de marquer des points pour un camp qui j'espère n'a pas totalement perdu aujourd'hui
Malek rapidement parce que je trouve que tu as un petit peu esquivé la question on va se dire les choses à notre époque il y avait les frondeurs en 2015 les frondeurs au gouvernement de Manuel Valls et on était les premiers à appeler à la clarification à dire il faut nous dire où est-ce que vous vous situez tu dis qu'au début il y avait peut-être un côté fan mais que bon aujourd'hui tu es là parce qu'il y a une ligne politique la ligne politique c'est que et tu l'assumes puisque tu l'as dit c'est d'avoir mis donc les travailleurs au travail encore plus longtemps jusqu'à ce qu'ils se tuent parce que les plus précaires ne voient même pas l'âge de la retraite c'est pas moi qui le dis c'est une étude qui l'a dit tu aujourd'hui soutiens ce qu'on nous annonce en réforme sur l'assurance chômage il y a un Bruno Le Maire mais non mais on va voir mais en fait ce que je veux dire c'est que la clarification c'est est-ce qu'on reste ou est-ce qu'on part et moi ce que je vois c'est que tu es encore dans cette majorité là avec tout ce qui se passe et c'est même pas moi qui dis qu'il y a une dérive droitière c'est même plus une dérive à ce stade c'est un ministre sous l'anonymat mais qui le dit ce matin dans les journaux en disant que les 7 ans de Macronisme qu'on vient de se manger c'est une politique de droite donc elle gauche pas elle gauche en réalité c'est quoi vos victoires à part naître que la Libye de politiques de droite ensuite qui sont appliquées
alors d'abord sur la question de ce que tu as dit sur les retraites heureusement l'espérance de vie en France te contredit sur la question de dire est-ce qu'on peut travailler plus longtemps ou pas d'ailleurs il y a aussi une fausse promesse qui a été faite par nos aînés et je ne veux pas rentrer dans un conflit générationnel mais on pourrait et je dis mais on pourrait parce qu'on a peut-être fait des promesses à toute une génération qui a mieux vécu que nous qui est une génération aujourd'hui qui est à la retraite et nous on paye les pots cassés de tout ça parce que nous on n'a pas eu le plein emploi parce que nous on n'a pas eu la retraite à 60 ans parce que nous on n'a pas eu la libération sexuelle parce que nous on n'a pas eu les grandes libertés et notamment des médias rappelez-vous quand on était gamin ce que ça disait sur Canal Plus par rapport à ce que c'est aujourd'hui voilà donc aussi on peut s'en prendre à ceux qui nous ont précédés plutôt que s'en prendre à ceux qui assument un peu les conséquences c'est qu'ils disent le modèle social il faut mieux le protéger pour ceux qui viennent que faire une croix dessus et qu'à la fin personne n'en bénéficie sur la question de l'assurance chômage encore on reprend moi je pense vraiment qu'il y a eu tout un effet moi j'ai défendu les garanties jeunes depuis 2013 c'est-à-dire qu'on était là chercher au congrès du parti socialiste européen on a eu toutes les peines du monde à le faire appliquer au gouvernement Hollande et on a réussi à les généraliser en 2017 aujourd'hui dans le contrat engagement jeune quand le gouvernement dit que le RSA à 15 heures c'est pour remettre tout le monde au boulot ok certes ça c'est de la com politique parce que la réalité c'est comme ce que tu nous as dit tout à l'heure
sur les moins 15 000 sur les moins 15 000 bénéficiaires du RSA c'est des emplois oui mais à quel prix à quel salaire c'est ça aussi qu'il faut se poser comme question
c'est souvent des emplois à temps plein et que par ailleurs le SMIC dans la campagne qui était la campagne de 2022 moi j'avais une adversaire de la France Insoumise elle m'expliquait qu'il fallait le SMIC à 1400 euros ça y est mais c'est l'inflation qui fait ça d'accord on a appliqué le programme de la France Insoumise non pas celui-là
et donc Sacha réforme de l'assurance chômage TVA sociale que nous pose Bruno Le Maire et tout ça la TVA sociale ça n'existera pas heureusement d'ailleurs parce que c'est totalement inflationniste tout ça cumulé est-ce que si la réforme de l'assurance chômage telle qu'elle est décrite là si elle est appliquée est-ce que toi tu restes ou est-ce que tu te bores c'est ça la question
d'abord un je rappelle quand même il y a une négociation avec les partenaires sociaux et deux claquer la porte pour laisser les autres faire dans son dos c'est la meilleure façon d'avoir des lois comme la loi d'immigration mais ils font dans ton dos 17 ans Sacha
et puis vous êtes président de la commission des lois il y a des 49.3 à gogo
non alors pas sur les lois en tout cas il n'y a aucun texte de la commission des lois qui est passé au 49.3 c'est seulement les textes budgétaires mais parce que ça met et ça ne vous dérange pas cette logique parlementariste
anti-parlementariste
mais non mais ça met tout le monde devant ses responsabilités est-ce que vous considérez que Michel Rocard était anti-parlementariste non mais Michel Rocard
il n'a jamais fait de 49.3 avec des millions de personnes dans la rue c'est ça la réalité
il a fait des 49.3 sur tous ses budgets et y compris la CSG il l'a fait par 49.3
jamais avec des millions de personnes c'est très différent
il n'y avait pas de motion de censure qui était déposée d'accord mais pour le coup en attendant quand il y a une majorité relative qu'est-ce qui distingue si vous êtes dans la majorité ou si vous êtes dans l'opposition c'est le vote du budget donc évidemment l'opposition elle ne vote pas le budget donc évidemment si vous ne pouvez pas compter sur l'opposition vous avez un 49.3 ou alors on dissout et on retourne au dur si vous voulez tout à l'heure Safia a parlé de porte ouverte sur des thématiques de l'extrême droite qui sont aujourd'hui appliquées par le Parlement il y en a une et pas des moindres qui a été lâchée par le ministre de l'Intérieur c'est la remise en cause du droit du sol à Mayotte vous revenez de Mayotte vous étiez à Mayotte avec Elodie Jacquet-Laforge et sur place vous vous êtes prononcée si j'ai bien compris contre la remise en cause du droit de donc c'est encore un truc sur lequel vous n'êtes pas d'accord avec le gouvernement mais parce que en fait il y a plusieurs choses je pense que Mayotte d'abord un il faut aller voir pour comprendre ce que c'est Mayotte il faut comprendre que alors ça ne va pas plaire à tout le monde mais il y a une pression migratoire folle mais il y a tout il y a une pression migratoire il y a une pression démographique il n'y a plus d'eau il y a c'est le territoire le plus pauvre de la république pour vous donner une idée le PIB par habitant à Mayotte c'est 9000 euros le PIB à la Réunion à côté c'est 21 000 euros et pourtant dans l'océan dans l'océan indien pardon là où il se trouve dans le canal du Mozambique c'est le pays de très très très très très très loin le plus riche parce que au Comor c'est 700 euros et à Madagascar c'est 360 je ne vous parle même pas j'y viens donc ça veut dire que à Mayotte est-ce qu'il y a besoin d'un droit d'exception ?
oui évidemment il faut faire tout exceptionnel il y a des reconnaissances de paternité il y a des types qui touchent 1500 euros pour connaître des gamins qui ne sont pas les leurs les lycées la norme c'est 2600 il faut faire des trucs parce que c'est vraiment grave de chez grave en revanche est-ce que le droit du sol ça sert à quelque chose ? non non parce qu'en fait vous allez aujourd'hui la remise en cause du droit du sol vous voulez dire la remise en cause du droit du sol est-ce que ça sert à quelque chose ? non vous allez retirer des papiers à des mecs qui viennent pas pour des papiers parce qu'ils sont plus riches donc est-ce qu'ils vont arrêter de venir pour autant ?
non est-ce que par contre avec les Comores on a une relation qui est équilibrée ? non est-ce que les Comores sont manipulés par la Russie aujourd'hui pour agiter le levier de migratoire ?
oui voilà et donc tout ça on l'a montré donc moi ma réponse c'était notamment la loi ingérence pour qu'on puisse sourcer tout ça pour qu'on puisse lutter contre tout ça et puis après on a fait toute une série de réponses avec Elodie Jacques-Élaforge qui est député du Modem rapporteur pendant 5 ans des budgets sur l'immigration pour qu'on équipe mieux rendez-vous compte à Mayotte on a déployé des policiers partout il n'y avait pas de coordination entre ceux qui sont dans les avions pour surveiller dans les bateaux pour contrôler ou sur terre pour interpeller on peut peut-être faire un peu mieux avant de faire des choses qui remettent en cause tous les types de la nation Sacha ?
vous avez dit tout à l'heure que vous souteniez depuis 2015 ou 2017 une ligne politique la Macronie c'est aussi une pratique du pouvoir qui nous a été promise on s'est retrouvé là avec une assemblée qui a visu en tout cas a peu de pouvoir sur des textes majeurs avec l'enchaînement des 49-3 un dialogue rompu avec les corps intermédiaires des tentatives de consultation des citoyens qui n'ont pas donné grand chose est-ce que vous n'avez pas été flouté non plus sur cette pratique du pouvoir ?
je pense que sur les tentatives de consultation des concitoyens je pense que pour le coup c'est là où il y a eu plus d'innovation malgré nous sur ce sujet le grand débat quoi qu'on en pense et quoi que ça puisse non mais quoi qu'on en pense c'est quand même le sujet qui met sur la table toutes les familles monoparentales et donc le paiement des pensions alimentaires directement aux femmes même quand le mari il ne le fait pas voilà c'est peut-être un détail pour beaucoup de gens mais ça a changé énormément de choses
pour ça qu'il faut libérer les cahiers des doléances d'ailleurs
il n'y a pas de problème sur le coup moi je ne suis pas contre cette idée là les conventions citoyennes c'est pareil la convention citoyenne sur le climat on dit qu'il n'y avait rien mais dès qu'on applique une mesure de la loi climat vous appliquez les ZFE donc les zones de faible émission dans les villes ça fait une polémique mondiale enfin en tout cas ça fait une polémique incroyable dans le pays parce qu'on dit que c'est trop important le zéro artificialisation net on dit on n'a pas le droit de construire de l'étalement urbain polémique aussi parce qu'il paraît que c'est trop important le DPE donc le diagnostic de performance énergétique qui dit qu'on ne peut pas louer les passeurs thermiques on nous dit que c'est insurmontable dans la mise en oeuvre ça veut dire que dans cette loi et je vous cite trois exemples il y avait quand même des choses qui étaient musclées de la même façon on va réussir à avoir une loi fin de vie parce qu'il y a une convention citoyenne il y a un truc qui a raté c'est le CNR c'est le CNR c'est le CNR de la refondation d'accord ça a raté ça a raté vis-à-vis du grand public par contre ça a permis de se faire parler des administrations qui travaillaient qu'en silo les unes à côté des autres ça s'il fallait ça pour faire un ministériel bah ouais mais vu les aberrations qu'on peut voir en tant que parlementaire sur le fonctionnement de l'administration je pense que c'est quand même pas anecdotique
mais on est d'accord que la pratique du pouvoir vendue par la Macronie en 2015-2017 n'est pas celle qui est pratiquée actuellement
l'horizontalité tout ça le truc alors ça moi je vous le renie pas il y a un truc quand même qui change et qui là encore c'est peut-être aussi malgré nous c'est la majorité relative et donc c'est la place du parlement et donc c'est la place que nous on peut avoir ou faire voter des choses contre l'avis du gouvernement comment vous réagissez vous êtes président d'une commission quand vous entendez le président de la république dire c'est pas grave on va passer par décret et par règlement c'est quand même passer outre le parlement en fait tout simplement c'est évidemment pas acceptable ou pas agréable pour le président de la commission des lois que je suis et c'est pour ça que nous on dit tant pis on va pas se passer par proposition de loi pourquoi vous avez autant de propositions de loi aujourd'hui pourquoi c'est par une proposition de loi de Mathilde Panot puis d'Aurore Berger qu'on fait la constitutionnalisation de l'IVG c'est parce que précisément on a aussi ce levier pour dire puisque vous voulez vous passer de nous et bien on va revenir par la fenêtre voilà et donc la question des ingérences étrangères était une proposition de loi la question d'un jeune un permis que l'on a inauguré aujourd'hui ou de l'élargissement du permis pour l'OCPF pour les permis moto ou pour tous les permis ou l'ajout d'examinateurs pour que les délais baissent pour qu'on puisse passer le permis proposition de loi et à chaque fois qu'on trouve des angles morts ou qu'on est en désaccord avec le gouvernement on passe aussi par des propositions de loi
j'ai juste une question c'est vrai qu'on a essayé de vous exfiltrer de la présidence de la commission des lois
ça c'était en l'été de 2023 pourquoi on m'a proposé le ministère des Outre-mer ok en délégué et pour le coup je ne l'ai pas accepté
mais c'était pour vous détacher de la présidence de la commission des lois
c'est ce qui se raconte mais je ne saurais jamais expliquer je ne saurais jamais expliquer le mot de la fin on a compris Malek
attends est-ce que moi je suis encore sous le choc de cette proposition là oui là non je passe son tour parce que je suis en train du ministère des Outre-mer
je suis désolé autant pour moi autant pour moi on avait une question aussi pardon mais les Outre-mer aujourd'hui c'est les territoires qui sont les plus en difficulté de la République parce que ce sont les territoires les plus attaqués par les tentatives de déstabilisation regardez les photos des portraits azerbaïdjanais portés par une partie des indépendantistes en Nouvelle-Calédonie regardez la façon dont on est exposé sur ce sujet c'est là où il y a le plus de taux de chômage c'est là où il y a le plus de problèmes de santé
à cause de la colonisation française monsieur c'est trop facile de vous mettre ça sur l'ingérence internationale
Mayotte et la Nouvelle-Calédonie ils ont voté pour être français il n'y a pas plus tard qu'il y a quelques années
en Nouvelle-Calédonie les Canaques en réalité se retrouvent en minorité à cause de la colonisation française qu'ils essayent d'avoir une autonomie qu'aujourd'hui il y a le problème du chlordécone dans les Outre-mer dont on se fout royalement et qu'aujourd'hui Mayotte en réalité si on est dans une telle situation de déstabilisation c'est justement parce qu'il y a un régime d'exception et que tolérer ce régime d'exception bien que vous ayez été contre la remise en cause du droit du sol ce régime d'exception c'est par essence un régime colonial quand il y a exception quelque part c'est qu'il y a colonisation
après la Calédonie a voté trois fois contre son indépendance la Nouvelle-Calédonie ils ont voté trois fois pour être français et par ailleurs avec un corps électoral qui ne leur est pas favorable parce qu'il est davantage favorable aux indépendantistes aujourd'hui et ensuite ça veut dire que vous avez des gens qui sont nés sur l'île qui habitent depuis 20 ou 30 ans et qui peuvent toujours pas voter en Nouvelle-Calédonie parce qu'on a fait la part belle à ceux qui étaient les populations dites autochtones ensuite sur Mayotte ils ont choisi d'être français et je peux vous garantir qu'à Mayotte vous y allez ils veulent tous la fin du droit du sol pour pas voir venir les Comoriens et quand on leur explique que nous on est contre pour l'unicité de la République française ils ne sont pas tout à fait d'accord et donc à Mayotte pour le coup ils assument très bien d'être français ensuite il y a des mouvements de revendicatifs effectivement vous le dites aux Antilles en Guyane ou sur ces questions il y a eu des vraies fautes de la République vous l'avez dit sur le chlordécone notamment aux Antilles et ça on peut l'assumer on peut regarder les facultés d'indemnisation mais aujourd'hui dire que les Outre-mer iraient mieux en étant en dehors de la France moi je pense que c'est vraiment une folie
non mais là je parle surtout des causes conséquences
moi ce que je vous dis c'est qu'aujourd'hui le fait que tous ces Outre-mer soient françaises c'est quand même un vrai avantage pour les habitants
Malek tu es président de la commission des lois qui est censée être garante protectrice des libertés on avait un combat commun qui je pense c'est toujours le nôtre c'est la lutte contre l'extrême droite et pourtant entre 2017 et 2022 Marine Le Pen a fait un plus gros score en 2022 qu'en 2017 et là on arrive aux élections européennes avec Jordan Bardella qui les sondages l'annoncent à un taux comme on en a rarement vu est-ce qu'il n'y a pas un constat d'échec ?
forcément je ne vais pas te dire qu'on a gagné alors qu'on est loin derrière en revanche est-ce qu'aujourd'hui on a amélioré le chômage des jeunes ? oui et donc ça veut dire qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont dans une similaire situation est-ce qu'on a fait une réforme des bourses qu'on a compromettée aux gens depuis 30 ans notamment à la fois sur l'effacement des seuils et aussi sur l'augmentation des bourses ?
oui est-ce qu'on a travaillé aussi sur des mesures qui sont je vous ai cité la loi climat et je rappelle encore qu'il y a beaucoup de gens qui critiquent aujourd'hui le climat pour l'intégralité des français à chaque fois qu'on applique une mesure c'est déjà trop voilà est-ce qu'on est allé loin sur ces sujets-là ?
oui donc est-ce qu'on a porté des combats politiques qui représentent les sensibilités auxquelles toi et moi on a appartenu et en tout cas moi j'identifie comme étant aujourd'hui le centre-gauche oui je pense qu'on a toute une série de choses dont on peut être très fier et avoir la tête haute sur cette question en revanche est-ce qu'il y a aussi un débat politique qui fait la part belle aux idées de l'extrême droite ?
oui aussi oui aussi voilà on parlera certainement de stupes aussi sur cette question mais ça c'est il y a toute une partie où on ne peut pas mener la bataille tout seul et par ailleurs il y a une folie qui est la façon dont les forces qui pourraient s'entendre ou qui devraient s'entendre à l'allemande préfèrent se faire la guerre entre eux plutôt que de taper sur ceux qui à mon avis sont dangereux d'un côté l'extrême droite et de l'autre côté l'extrême gauche je fais souvent une analogie c'est un peu facile de dire ça c'est un peu chaud quand même de les renvoyer dos à dos les deux pardon mais il y en a qui sont universalistes qui sont défenseurs de la République il faut voir les votes à l'Assemblée souvent ils votent main dans la main les amis pas pour les mêmes raisons non ils votent pas main dans la main ce n'est pas vrai c'est pas main dans la main quand ils s'applaudissent les uns et les autres si moi je suis désolé ils votent main dans la main
la loi immigration ils votent avec les voix du RN
la motion de rejet préalable c'est la mesure que j'ai défendue je vous ai dit qu'elle avait été votée par
mais heureusement qu'il y a des voix dans la majorité comme celle de Clément Beaune qui sont en total désaccord avec ce que tu dis et qui ne mettent pas d'équivalence entre ce que tu as j'ai pas dit
une équivalence j'ai dit qu'il y avait un problème avec l'extrême droite et qu'il y avait un problème avec l'extrême gauche parce que je pense que l'extrême gauche aujourd'hui les propositions de Jean-Luc Mélenchon elles sont celles qui interdisent un retour de la gauche au pouvoir
Mélenchon c'est pas l'extrême gauche
comment est-ce que vous vous positionnez sur le fait que le leg politique d'Emmanuel Macron sera sans doute l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen si on se dit trois ans avant que c'est fini et qu'on a perdu on rentre chez nous dans ces cas là on met la main dans les sondages elle est complètement acceptée dans le paysage politique le gouvernement fait rien dans le paysage médiatique mais est-ce que c'est que le gouvernement qui doit faire ou est-ce qu'on est tous
responsables de ça
oui c'est au gouvernement
non mais on est au pouvoir la majorité c'est pas de dire à nous
qu'on est responsables je vous dis pas que vous êtes responsables je vous dis est-ce qu'on se dit collectivement c'est au gouvernement c'est lui et puis c'est bon dans ce cas là moi je suis pas au gouvernement et puis on se débrouille c'est pas grave
vous nous avez demandé de voter pour vous en vous vendant comme le rempart à l'extrême droite il y a quand même une grosse part du taf je peux pas dire bon rempart finalement marche-pied voilà c'est juste ça
moi d'abord un j'ai pas l'impression d'être le marche-pied de l'extrême droite je pense que je prends suffisamment sur moi y compris dans les désaccords que vous avez pointés sur cette question ensuite j'ai redit que y compris je me suis fangueulé parce que j'avais pas voté pour les équilibres politiques de l'Assemblée sur ces questions là et encore une fois je suis pas sûr que l'extrême droite il soit ultra favorable à ce que je dis sur le bloc climat au développement de l'énergie éolienne aux régulations européennes au transfert de compétences qu'on a fait en matière sanitaire en matière d'impôts ou en matière de plan de relance enfin il y a plein de choses sur lesquelles on a aussi porté l'offensive qui sont pas du tout alors pas du tout les opinions de l'extrême droite dernière question c'est quoi votre avenir à vous personnellement vous allez continuer à être président de la commission des lois jusqu'à la fin du mandat vous aspirez à faire quelque chose d'autre mais là Jean vous me demandez d'avoir une boule de cristal à ma dernière main enfin franchement non mais c'est quoi vos envies c'est quoi vos ambitions moi quand j'étais avant d'entrer à la fac je voulais être avocat donc je suis devenu ensuite ensuite quand je quand j'étais jeune étudiant je me dis un jour je serai député donc je pensais plutôt à 50 ans ou 60 ans qu'à 28 et après si je vais vous donner mon troisième rêve c'est président de l'Olympique de Marseille je ne sais pas si ça arrivera un jour non mais c'est important d'avoir des rêves non mais sérieux donc est-ce que est-ce que je resterai dans la politique après j'en sais rien enfin honnêtement je ne sais pas et après peut-être que j'aurais envie de rester dans la politique pour localement aller faire quelque chose pour ma ville pour rester au parlement pour mener le combat si jamais le désastre que vous me prédisez arrive enfin sincèrement je n'en sais rien merci beaucoup Sacha Houllier d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat merci d'être venu merci d'avoir regardé la vidéo !
merci d'avoir regardé la vidéo ! merci d'avoir regardé la vidéo !