#Direct 🔴 Emission spéciale : chute de Bayrou, crise politique ouverte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Une immersion fascinante dans l'Amérique des riches. Capitalisme américain, le culte de la richesse, le paradis des millionnaires. Demain à 17h sur Publics Sénat et sur publicsennaat.fr. [Musique] Bonjour à tous.
Très heureuse de vous retrouver pour cette émission spéciale. Après 9 mois à Matignon, François Baou et son gouvernement ont donc été renversé hier par les députés. 364 voix contre et seulement 194 pour.
Le résultat est sévère pour le Premier ministre. Ren et gauche ont unanimement voté contre. Mais même au sein du socle commun, François Bairou n'a pas fait le plein.
Alors, quelles sont les conséquences de ce vote ? Qui pour remplacer Bairou à Matignon faut-il une nouvelle dissolution ? La droite demande la nomination rapide d'un nouveau premier ministre, Gabriel Atal.
La désignation d'un négociateur et les insoumis la destitution d'Emmanuel Macron. La France sans gouvernement est entrée dans une nouvelle crise politique que nous allons analyser pendant 7h et30 avec nos éditorialistes et les journalistes de la presse régionale. François Baou qui est à la une, vous le voyez, de la quasi totalité de vos quotidiens régionaux ce matin.
Retour à la case départ pour la dépêche ou la montagne, la crise pour presse océan et les dernières nouvelles d'Alsace sont ou encore au suivant. C'est le titre de nombreux quotidiens dont la voie du Nord. Et pour commencer notre débat politique, quatre sénateurs avec nous en plateau.
Bonjour Christine Lavarde. Merci beaucoup d'être là. Vous êtes sénatrice à l'air des hautes scène.
Rachid Temmal va nous rejoindre dans quelques instants. Le sénateur socialiste Loï Hervé. Bonjour.
Merci également d'être avec nous. Sénateur Union centriste de la Haute Savoie. Yanne Brossa.
Bonjour. Merci d'être là. sénateur communiste de Paris porte-parole du Parti communiste.
Avant de vous entendre, retour sur la dernière séance de François Bairou et les réactions politique à cette jute du premier ministre avec Flora Sauvage. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale fait inédit dans l'histoire de la 5e République. Avec 364 députés qui ont voté contre, le gouvernement est tombé lundi lors d'un vote de confiance.
Dès la chute de François Bairou, le premier secrétaire du Parti socialiste a réclamé la nomination d'un premier ministre de gauche. Il est temps pour la gauche de gouverner à nouveau ce pays et de faire en sorte que nous puissions rompre avec la politique qui a été menée pendant 8 ans et donc faire en sorte que nous puissions avancer et donner à nouveau de l'espoir, remettre de la couleur à ce pays. On a vécu un moment totalement dépressif cet après-midi, mais ça fait des mois que les Français ont le sentiment de vivre en apné.
À la veille du mouvement du 10 septembre appelant à bloquer le pays, Bruno Retaillot, le président des Républicains, a assuré que son parti ne prendrait pas part à un gouvernement qui aurait un premier ministre issu de la gauche, tout en rappelant l'urgence de la situation. Le problème désormais, c'est que il faudra d'abord un premier ministre le plus vite possible, je le crois, parce qu'on va aborder des jours difficiles, peut-être qu'on en parlera et il faut pour la France un budget. Dans le bloc central, Gabriel Atal appelle à un renversement de méthode pour sortir de l'impasse.
Le président de la République devrait désigner un négociateur qui mettrait autour de la même table les chefs de partis politiques pour regarder ce qui nous rassemble et quel socle minimal de budget pourrait nous convenir à tous. Et à ce moment-là, ensuite un premier ministre serait nommé avec un gouvernement pour garantir que ce budget puisse être adopté. Emmanuel Macron reçoit ce matin François Bairou à l'Élysée avant de nommer son successeur dans les prochains jours.
Pour la troisème fois en un an, le chef de l'État va devoir trouver un premier ministre capable d'éviter une censure immédiate des députés. Avant de revenir sur la suite, retour sur ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale. On le disait un 364 voix contre le IKRV, c'est un échec sévère pour François Baïron.
Oui, c'est beaucoup et c'est sans appel. C'estàd qu'il y a pas de c'est pas un score serré et le gouvernement est tombé sur pour la première fois dans l'histoire de la 5e République sur ce type de vote de confiance. D'ailleurs, c'est c'est étonnant parce que ça interroge sur le choix même de cette procédure en fait pour le pour le premier ministre aussitôt et alors même que finalement la discussion budgétaire n'avait même pas commencé avec les chambres parlementaires.
C'est une erreur selon vous qu'il a commise François Baï une erreur politique. Il aurait pas dû demander la question. Je crois qu'il s'est rendu il s'est rendu compte lui-même que assez tôt que ça ça ne produirait pas d'effet qu'il n'arriverait pas à faire adopter un budget.
Donc je crois que bon c'est c'est toujours surprenant de voir qu'il a choisi cette procédure là. Elle avait jamais été choisie auparavant et surtout elle a jamais donné ce résultat là. Donc l'histoire parlementaire dira ce ce que ce que ce qu' en est général ou c'est une forme de l'acheté face à l'impossible équation budgétaire.
Problème de méthode aussi. Il y a sans doute Christine Lavard a raison un problème un problème de de méthodologie dans l'été parce que entre la la fin de la session parlementaire autour du 14 juillet et puis hier, il y avait sans doute du temps à passer de manière extrêmement large avec l'ensemble des formations politiques représentées à l'Assemblée nationale. L'équation de Michel Barnier ou l'équation de Michel Baou sont deux personnages politiques capables de discuter avec tout le monde. moins on leur aurait pas reproché de prendre langue y compris avec LFI, y compris avec le RN, y compris avec Eric Tioti pour au moins trouver le chemin qui conduit qui conduit à un budget et il pouvait le faire avec leur équation personnelle et ça n'a pas été le cas.
Donc voilà, c'est maintenant il faut passer vite à à la phase suivante. On va parler problème de méthode vous dit Christine Lavarde. Les républicains ont été divisé dans dans leur vote.
Une majorité a voté pour mais il y a eu 13 comptes, neuf abstentions. Vous l'auriez voté la confiance à François ? Alors moi je l'aurais voté parce qu'aujourd'hui la situation de notre pays appelle à ce qu'effectivement on ait un budget, on aille de l'avant.
Il y a qu'à voir comment les milieux économiques sont inquiets, ne savent pas ce qui va se passer demain. Je je devais avoir des rendez-vous aujourd'hui avec des responsables qui m'ont dit "Bah en fait non, on va décaler puisque ça se trouve tout ce qu'on va vous dire aujourd'hui sera obsolète dans 15 jours. Et quand je dis problème de méthode, c'est qu'hier le premier ministre appelé à voter la confiance sur un constat qu'on partage unanimement.
Aujourd'hui, notre pays avec 3400 milliards de dettes ne peut plus continuer à dépenser sans compter. Euh, on a eu ce mirage de l'argent magique qui a duré longtemps, qui a installé des mauvaises habitudes. Il est temps de revenir un rythme de dépense qui correspond à nos moyens.
Euh mais le problème c'est que si ce constat effectivement il peut être partagé assez largement, hein, je pense que quel que soit le parti qui arrivera au pouvoir en 2027, il n'aura pas les coups des franches pour faire ce qu'il veut. Parce que quoi qu'on en pense, il y a quand même la réalité des marchés, la réalité des milieux économiques. Le problème, c'est qu'en fait les solutions ont déjà été présenté au français dans le discours du 15 juillet et que dans ces solutions, dans ces réponses apporteres, il y avait un certain nombre de points que nous nous ne partageons pas, notamment sur la question des de jours fériers.
Ce n'est pas mettre plus de gens au travail pour augmenter le volume de cotisation, c'était continuer à faire cotiser plus ceux qui travaille déjà. Et aujourd'hui, le problème en France n'est pas qu'on ne travaille pas assez quand on travaille. on travaille beaucoup, on travaille plus que la moyenne des pays de l'OCDE, c'est qu'il n'y a trop de gens qui ne sont pas sur le marché du travail et c'est à ces problèmes là qu'il faut s'attaquer.
Donc si on est d'accord sur le constat, on ne partageait pas l'intégralité des solutions. Notre parti, les républicains, nous étions prêts bien évidemment à à discuter et à continuer à amender pour infiné voter un budget si le premier ministre avait été jusqu'à présenter un budget devant le devant le parlement. Mais je comprends du coup euh mes collègues qui eux ont dit "Les solutions ne nous vont pas, on est d'accord avec le constat mais problème de méthode, problème de calendrier.
En juillet sur le constat, nous aurions dit oui." Le problème c'est qu'il y avait les solutions qui étaient déjà présentées. Et on va accueillir Rachid Temmal, le sénateur socialiste du Valdoise qui nous rejoint.
Bonjour Rachid Temmal. Merci d'être avec nous. La gauche qui unanimement voté contre la confiance à François Bairou.
Est-ce que vous le partagez le constat puisque le vote il était sur la situation budgétaire de la France ? Le constat le partagez Yan Bressard ? Premier ministre aurait sans doute voulu que le vote porte sur le constat.
La réalité c'est que le vote ne portait pas que sur le constat. Comme le Premier ministre avait présenté dès le 15 juillet les propositions qu'il mettait sur la table pour remédier au constat qu'il adressait lui-même, inévitablement les parlementaires se prononçaient aussi sur les solutions qu'il avait qu'il avait proposé. Mais je pense au fond que le vote d'hier, c'est un vote logique parce qu'il mettent un terme à une situation totalement absurde.
Nous avions un premier ministre qui était issu d'un camp qui avait été battu à plat de couture aux dernières élections législatives. Un premier ministre qui prétendait résoudre les difficultés budgétaires du pays alors même qu'il a soutenu tous les budgets depuis 8 ans qui ont contenu qui ont conduit pardon à un accroissement de la dette milliards d'euros. et un premier ministre qui enfin propose comme solution de demander aux plus modestes, aux travailleurs, à ceux qui n'ont que leur travail pour vivre de mettre la main à la poche afin de préserver les privilèges des plus fortunés.
Enfin, à un moment donné, cette équation, elle ne tient pas et il est bien logique qu'une majorité de parlementaires a fini par rejeter ce premier ministre et son gouvernement. Euh mais surtout le Premier ministre ces derniers jours, il a multiplié les prestations médiatiques, n a cherché au fond à faire croire à une fable. Il a fait croire qu'il était confronté à des forces politiques récalcitrantes à l'effort alors même que lui pouvait s'appuyer sur l'opinion des Français.
La réalité, c'est que le Premier ministre était à la fois rejeté par les forces politiques et par les Français. Et j'ai envie de dire de manière encore plus massive par les Français eux-mêmes. Si hier il y a une telle majorité pour le rejeter, c'est aussi parce que tout au long de l'été, les députés ont entendu leurs concitoyens dire qu'ils ne pouvaient plus de François Baïou et surtout de sa politique.
Et donc ce qui doit être à l'ordre du jour maintenant, c'est un changement de politique. Pas seulement un changement de premier ministre, un changement de politique. Il y a pas de discussion possible entre les socialistes et François Rach.
Bah pour discuter, il faut faut être deux. D'abord, je rappelle que le premier ministre, enfin l'ancien premier ministre a présenté son projet de budget euh qui est d'un budget injuste socialement et dangereux économiquement le 15 juillet après la session parlementaire. C'est assez surprenant comme démarche.
Tout l'été, il a été il a refusé tout dialogue et je rappelle que même hier dans son discours, il a j'allais dire tapé entre guillemets euh les propositions des différentes oppositions. Il n'a jamais souhaité discuter pour une raison simple, c'est que dès le 15 juillet euh monsieur Baou préparait sa sortie. C'est ça la véritable histoire qu'on on ne raconte pas dès le qu'un juice il savait que ça ne marcherait pas.
D'ailleurs, j'en veux pour preuve si je prends les votes à l'assemblée d'hier, le si je prends les républicains, près de la moitié des républicains n'ont pas voté pour la confiance. Donc même le socle commun était n refusé. Je rappelle que en tout l'été, il y avait des silences assourdissants d'une partie du socle commun sur les propositions.
Donc nous, on nous a fait des propositions, mais on nous a expliqué dès le dès le début, monsieur Baou nous a expliqué que tout ça était à jeté. Donc en fait, il a souhaité, il a choisi son ego plutôt que le pays et on en est là aujourd'hui. Donc je pense que maintenant il faut reprendre la méthode, reprendre la copie et nous nous avons fait des propositions comme d'autres forces politiques et ben il faut maintenant commencer à en discuter parce que l'enjeu, il faut être honnête.
Ça sa solution c'était, je l'ai dit injuste et dangereux économiquement pour le pays et les Français. Bon, il faut maintenant trouver un peu plus de raisons. Je crois que chacun sait que à l'assemblée, il n'y a pas de majorité, aucun camp, aucun parti d'un majorité seul.
Il faut trouver les voies et les passages mais ça c'est là maintenant le débat qu'il faut qu'on ouvre. Mais maintenant j'espère que la personnalité qui sera nommée par le Premier ministre, même si je préfère que soit une personnalité bien sûr de gauche, puisse être ouverte à la discussion parce que je crois que l'enjeu qui est le nôtre, c'est comment on a un budget qui fait fonctionner le pays dans les prochaines semaines et qui surtout redonne de l'espoir aux français. Et c'est vrai que quand dans la dans le le précédent enfin qui a pas été un projet de budget, on sait pas vraiment der ce que c'était, c'était l'effort, je rappelle que c'était la troisème réforme sur les chômeurs.
Par contre quand c'est la question d'avoir d'avoir en cas de faire que toute la France participe à l'effort, les plus riches eux étaient exonérés. Donc ça ne pouvait pas fonctionner et puis je parle même pas de la saignée auprès des collectivités et cetera. Donc tout ça n'est pas acceptable et je crois qu'il le savait depuis le début.
Maintenant qu'il nous a quitté, il faut maintenant avancer pour le pays. OK. Le carv, il a cherché à sortir dès le 15 juillet pour vous François VO.
Non, tout ça a été préparé. Non, je suis pas certain. Ce qu'on voit que la période de l'été n'a pas été mise à profit suffisamment pour trouver le la voie de passage dont Rachid Temal Partte, c'est-à-dire une voie de passage politique sur les mesures proposées effectivement après le 14 juillet et les propositions des uns et des autres qui auraient pu être des amendements comme on dit en procédure parlementaire, c'est-à-dire des modifications significatives effectivement sur le le le nombre de personnes qui travaillent qui contribuent à l'effort.
Et puis aussi, faut le dire quand même, mais près de la moitié de la dette euh souscrite aujourd'hui résulte des déficits des régimes sociaux. Donc il y a vraiment, c'est pas seulement le train de vie de l'État. Euh et j'espère que au moins s'il y a eu un mérite de la part de François Baou, c'est d'avoir mis la focale sur la dette.
Mais j'espère que le message a bien été entendu de de comment elle se décompose en réalité des des cadeaux fiscaux non financés aux entreprises un un des questions not don des baisses d'impôts sur les entreprises effectivement le le quoi qu'il en coûte général Ukraine Covid et cetera et la question du déficit des régimes de retraite. Donc ça c'est vraiment la réalité à laquelle on on doit faire face et c'est vraiment un un donc ce pays euh moi moi j'aime jeis vous vous vous faire part d'un d'un sentiment moi j'ai j'ai traversé le pays à deux reprises cet été le pays n'est pas foutu en réalité ce pays a des a des ressorts incroyables. Il y a énormément de gens qui ont qui ont des idées qui travaillent et cetera.
Donc espèce de climat anxiogène à la veille d'un grand mouvement social dont sais pas trop d'où il vient. si vient de l'extrême droite ou de l'extrême dro gauche, c'est quand même moi je crois que le pays n'est pas foutu et donc le le nouveau premier ministre qui sera nommé dans les jours qui viennent, c'est ça, c'est aussi de porter un discours c'est un discours positif et pas seulement hyper anxiogène. Et justement François Baou qui espérait raller euh les Français euh on est à la veille du 10 septembre un mouvement bloc est envisagé dès hier dans plusieurs villes de France, on va le voir à Renn, à Paris, à Po à Marseille, des milliers de manifestants ont fêté la chute de François Bairou. des pots de départ étaient organisé notamment devant des mairies.
On va écouter l'un des manifestants, c'était à Marseille, une forme de soulagement parce que il avait quand même préparé pendant l'été dans le dos des Français un plan d'austérité massif où on faisait les poches des pauvres au lieu d'aller chercher l'argent le donc ça veut dire qu'avec le départ de de François Beou, c'est l'abandon de ce plan. Donc ça c'est déjà une bonne nouvelle. Alors on entend se manifestant un plan d'austérité massif.
L'abandon de ce plan est une bonne nouvelle dit-il. Qu'est-ce que vous vous en pensez Christine Lavard de de ces manifestations et et de ce qu'on dit hier soir ces manifestants ? Alors le sujet c'est que dans le plan d'austérité en fait déjà les milliards est-ce que 44 milliards 20 milliards ça parle vraiment au français ?
J'en suis pas convaincu, on n pas les ordres de grandeur. Mais déjà dans ces 44 milliards, il y a une partie, c'est uniquement on n'augmente pas la dépense par rapport à ce qu'elle ce qui aurait dû être si jamais on ne fait rien. Et ça reprendre ça représente quasiment la moitié de l'effort.
Donc finalement le véritable effort de diminution de la dépense, il porte en gros sur une grosse vingtaine de milliards. Donc voilà, budget d'austérité. Enfin, aujourd'hui, quel ménage dépense plus qu'il ne reçoit ?
Enfin, je veux dire, si la France était un ménage, on serait à la Banque de France en procédure de surendettement depuis bien longtemps. Donc, je sais pas si on peut parler d'austérité. Le problème, c'est que ces chiffres, il ils ne parlent pas, ils ne représentent rien.
Et moi, j'ai aussi l'impression un peu comme Loï Hervé, je me suis déplacée, j'ai entendu alors que d'habitude l'été spontanément les gens nous posent des questions, veulent avoir notre avis sur telle situation. Mais là, personne ne m'a parlé de politique. Et j'ai demandé, j'ai sondé auprès de moi d'autres qui m'ont dit pareil en fait les gens un rejet, un rejet de la politique.
Non, les gens n'attendent plus rien des politiques et j'ai l'impression que les gens se disent qu'en fait c'est aide-toi et le ciel t'aidera, c'est-à-dire que je me débrouille et les gens se replient beaucoup sur leur sphère familiale, leurs activités, le quotidien sans se projeter en fait, se disant bon de toute façon voilà le premier ministre va tomber. Bon, de toute façon, on le savait déjà. Comment vous le vivez ça à vous élu ?
C'est quoi du découragement pour vous ? Ça pose question. En même temps, on nous dit on a rien fait.
Moi, je peux vous le dire, je n'ai jamais fait autant de réunions pour préparer un budget. On a dit qu'on a rien fait. Non, non, mais je parlais de François.
Et ben oui, mais on a moi j'ai eu des réunions, plusieurs réunions avec les commun mais pas avec les oppositions. Voilà. Mais donc, on peut et c'était franchement c'est le premier succès puisque la moitié de chez vous n'a pas voté.
Donc ça devit pas être convion de pas être convaincant. On peut pas dire qu'il s'est rien passé pendant l'été. C'estàdire que chacun essayait et même à l'intérieur du socle commence justement de faire évoluer les propositions sur lesquelles on n'était pas d'accord.
Je pense que cette question des de jours fériers, elle était partagée par personne hein. On va on appartient tous les deux au socle commun. Voilà, il y avait pas un plébiscite pour la mesure mais le voilà je et il y a d'ailleurs des sondages là qui sortent ce matin sur le sentiment des Français et on voit bien que voilà, il y a un problème de confiance, un problème de ils sont désabusés et le meilleur indicateur reste quand même le taux d'épargnien.
Jamais les Français n'ont autant épargné qu'en ce moment, ce qui montre de l'inquiétude. Qu'est-ce qui est massif aujourd'hui ? Et d'ailleurs le témoignage que vous avez diffusé le montre, c'est le sentiment d'injustice profond ressenti par les Français.
Moi, j'étais frappé par une chose pendant sa conférence de presse avant les vacances quand il présente ses orientations budgétaires, François Baou développe toute une série de mesures qui visaient à peser sur les classes populaires et les classes moyennes. 2 jours fériers supprimés, 4e réforme de l'indemnisation chômage depuis 2019, doublement les des franchises médicales. Donc une batterie de mesure extrêmement précise qui de fait s'attaquait au plus vulnérables.
Et lorsque un journaliste lui pose une question sur les aides publiques aux entreprises suite au rapport de la commission d'enquête parlementaire, il dit "On verra bien." C'est-à-dire que vous avez d'un côté des mesures extrêmement précises, extrêmement dures qui pèsent sur les classes populaires et les classes moyennes et de l'autre une imprécision totale sur par exemple la remise en cause de ces aides publiques aux entreprises. 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises sans contrepartie.
Et il ne s'agit pas de dire, ce n'est pas ce que dit le rapport évidemment, qu'il faut supprimer ces aides publiques. Il s'agit simplement de dire qu'on a besoin de plus de transparence et qu'on a besoin de les conditionner à un certain nombre de critères. Et là-dessus, on n' pas entendu le Premier ministre avancer la moindre esquise de solution.
Et donc inévitablement de tout cela, ce qui n'est un sentiment d'injustice. C'est le sentiment que les efforts pèsent toujours immanquablement sur les mêmes, sur ceux qui travaillent, sur ceux qui sont les plus modestes et qui ont du mal à boucler leur fin de mois. Et pour moi, c'est ça le défi du prochain gouvernement.
Si on a envie qu'il y ait de la confiance, il y a besoin qu'il y ait de la justice sociale. Alors, on le disait, cette chute de François Baot, elle fait la une de la presse régionale. On va faire le tour de nos régions et pour commencer, on va à Nice.
On retrouve Denis Caro. Bonjour Denis. Merci beaucoup d'être avec nous.
Directeur des rédactions du groupe Nice Matin. Denis en une de Nis ce matin, la chute de François Baou. Oui, bonjour Orian, bonjour à tous.
Le saut dans le vide hein, c'est le titre de une de NI ce matin et c'est le sentiment qui domine ici et qui domine globalement chez chez les Français. C'est absolument pas la satisfaction que François Bairou tombe, mais l'inquiétude, la France n'a plus de budget. La France fait face à une dette abissale de 3350 milliards et là la France se retrouve sans sans premier ministre, sans gouvernement avec un horizon qui paraît boucher jusqu'à la présidentielle de de 2027 et à la crise politique risque de s'ajouter une crise sociale.
Il y a beaucoup d'inquiétude aussi autour des journées de demain 10 septembre et de la journée de mobilisation du du 18 septembre. La les préoccupations des Français euh aujourd'hui, c'est pas de savoir si euh Xavier Bertrand ou euh euh Éric Lombard ou euh ou Gérald Darmanin va être nommé à Matignon euh ou quelques autres personnalités de la société civile, mais euh c'est de savoir euh l'avenir que qu'on leur réserve, comment on préserve son emploi, comment on défend son pouvoir d'achat. La France est à l'arrêt alors que le monde bouge partout.
On voit que nos voisins en Italie, en Espagne relèvent la tête et la France s'enfonce dans le marasme. Ce qui est en cause, c'est le sort du pays, hein. Les Français voient que on est aujourd'hui empétré dans les petits jeux politiques, mais c'est pas du tout leur préoccupation et c'est ce que disaient votre vos intervenants précédents.
Et vous le disiez en plus de de cette secousse politique, Denis, une nouvelle crise qui se profile avec l'appel du collectif Blocon. Oui. Alors, avec des premières manifestations qui ont débuté hier en France et également dans les Alpes Maritimes et dans le V, petite mobilisation he quelques dizaines de personnes à Nice, à Antibe, à Toulon ou à Draguignan.
Des manifestations assez symboliques. On demande surtout la démission d'Emmanuel Macron. Des manifestations assez assez politiques.
On a croisé beaucoup de militants ou de dirigeants LFI. On a croisé aussi par exemple à Nice Jeuneviève Luet. C'était une des figures des gilets jaunes qui avait été blessées lors d'une d'une charge d'une charge policière lors d'une d'une manifestation.
Euh là aussi beaucoup d'inquiétude euh dans nos départements autour de cette journée de demain et de la journée du 18. inquiétude de la population, inquiétude des chefs d'entreprise euh qui ont peur d'un ralentissement euh de l'économie et qui sont déjà pour certains dans des situations un peu difficiles. Euh c'est euh ce qu'on résume à la une de Nis ce matin, le le saut dans le vide et aujourd'hui les Français ont le vertige.
Merci beaucoup Denis. Effectivement la une Denis ce matin, on la voit le saut dans le vide avec cette photo de François Bairou. Merci Denis Carot d'avoir été avec nous depuis Nice.
Vous entendez ce que ce que vient de nous dire Denis ? l'inquiétude de certains français, l'inquiétude de certains patrons. Est-ce qu'à la crise politique, il faut ajouter une crise sociale ?
Rachid Tal Bien sûr, bien sûr que non. Mais sur les Français, moi je pense c'est une colère soure. Mais je crois que c'est vis-à-vis de l'ensemble du monde politique.
Donc je qu'on soit dans l'opposition de la majorité, je crois que nous avons collectivement intérêt parce que ça fait quand même depuis 2024 ce sketch, j'ai envie de dire. Il faut maintenant avancer et je pense qu'il faut que chacun soit responsable dans la suite des opérations. Moi je pense que le prochain premier ministre ou la prochaine premier ministre ferait bien d'accueillir dès le premier jour l'ensemble des organisations syndicales.
Je crois qu'il faut parler dans ce pays, il faut parler de ça parce que c'est vrai que la question finalement, j'ai envie de dire de la fiche de pay en tout cas de ce qu'on met dans l'assiette sur la table dans la maison et et je crois l'élément essentiel aujourd'hui. Donc personne ne va rajouter de la crise à la crise. Il y a aujourd'hui, je le redis, tout ça déclenche parce que personne le dit mais en fait il y a un bilan depuis 2017 de ce gouvernement ce qu'on vit là sur le budget sur la dette il y a il y a il y est pour quelque chose et là hier d'ailleur on l'a vu hier c'était c'est pas de la faute de François Bairou ni de la majorité ce serait comme ça bon moi j'y crois pas à ça c'est un bilan très dur depuis depuis 2007 mais maintenant ce qu'il faut je crois c'est que chacun puisse avancer donc je leur dis je pense que le dialogue social doit revenir au centre des débats et je pense que ça va être le premier acte Le premier pour vous c'est depuis 2017 par exemple Marine Le Pen dans son discours elle a dit droite gauche confondu c'est normal parce que elle elle est dans le populisme mais quand même depuis 2017 quand on parce que on n pas dit tout à l'heure mais la baisse des recettes de l'État quand vous retirez chaque année plusieurs dizaines de milliards d'euros c'est comme tout le monde au budget de l'État à la fin ça se voit et c'est aussi ce que nous vivons parce que on nous parle nous a beaucoup parlé des dépenses à retirer mais personne évoque la question des recettes je dire la que ce soit la taxe la taxe d'habitation la CVAE ou toutes et cetera.
Tout ça joue à la fin. Je dire c'est pas compliqué. Je crois qu'un enfant de 4 ans comprend.
Ça c'est la politique depuis 2017. Donc ce que nous disons, c'est qu'il faut regarder tous les côtés du paramètre. Mais je pense que il faut entendre ce que disent les syndicats le 18 septembre prochain.
Il y a une mobilisation parce que on l'a dit, les mesures qu' annoncer François Baouit pénaliser encore les salaires. En tout cas pour ceux qui ont la chance travailler parce qu'il y a aussi la question des chômeurs. Donc je crois que ça doit être la priorité absolue du prochain gouvernement, c'est de recevoir les organisations syndicales salarié patronal et je crois qu' aussi les associations d'élus parce que les élus je crois que c'est les deux premières actions.
Il faudra recevoir bien sûr aussi les partis politiques. Voyez, je crois que c'est les trois premières actions devrai prendre un premier ministre parce que sinon je crois que nous aurions devant dev vra discuter et puis le dernier élément moi je suis partisan d'une conférence des partis républicains sur la création d'un budget sans au terme ni tabou que chacun vienne sans ni tabou je crois que c'est essentiel maintenant que les partis répuls se retrouvent ça veut pas dire dans un gouvernement mais je crois que l'urgence aussi c'est d'avoir un budget pour notre pays vous partagez la méthode le carv est-ce qu'on peut encore l'éviter cette crise sociale il y a la journée de demain il y a la journée du 17 il y a deux il y a deux choses à faire. D'abord, peut-être qu'on pourrait, on est sur Public Sénat, s'inspirer de ce que Yan Brossal évoqué tout à l'heure, des travaux du Sénat depuis 2017.
C'est qu'en fait s'il y a une chambre parlementaire qui n'est pas dysfonctionnelle, c'est bien nous. et nous avons documenté un certain nombre d'éléments. On peut pas nous accuser, y compris la majorité sénatoriale d'avoir été tendre avec Emmanuel Macron et avec ses gouvernements.
On est aidant, on essaie de de contribuer mais que 2024 mais aidant et on essaie de contribuer enfin je dire dans la dans l'intérêt dans l'intérêt du pays. Ce que dirabal est intéressant à une condition c'est que il y a pas de toollier. C'estàd qu'on recommence pas le format Saint-Denis.
Non non je pas besoin d'animateur, pas besoin de préfigurateur comme dit Gabriel Natal, pas besoin de de personnalités capable de entre parlementaires, entre forces parlementaires. En fait, il faut retrouver négociateur comme ditab surtout pas il faut pas il faut pas il faut retrouver l'essence même de ce que nous sommes, c'est-à-dire une démocratie parlementaire et dans une démocratie parlementaire discussion entre force politique Rachid Temal a raison et le cas échéant construction d'une coalition post-lectorale à l'allemande pour ceux qui le veulent et qui sont en capacité de porter jusqu'à au présidentiel un certain nombre de mesures sur lesquelles en fait on On on peut se mettre d'accord assez facilement même la politique la politique fiscale du président public qui pour l'instant refuse de la bouger. C'est pour ça que je parle sans il y a les questions effectivement de de moi pour moi il y a les questions d'activité il y a les questions de recettes, il y a les questions aussi de dépenses parce que il y a un certain nombre de dépenses qu'il faut quand même revisiter.
Il y a des questions de de sans totemn ni tabou y compris des questions de fraude parce que dans notre pays il y a des il y a des il y a des recettes en moins qui viennent de tout simplement de la fraude. Donc on a des on a des choses à faire. Mais d' d'où où cette coalition ? avec qui il faut discuter.
La coalition, elle ne peut Non, la coalition post-lectorale à l'allemande, elle ne peut être composée que de ceux qui ont envie d'aller au gouvernement. C'est c'est aussi simple que ça. Si il peut y avoir tout à fait des formations qui veulent y aller et d'autres qui ne veulent pas y aller.
C'est c'est ça fonctionne comme ça actuellement. Le le gouvernement de de Friedrich Matz comme le gouvernement de Lafch sont des gouvernements qui sont des gouvernements composés de formations par qui n'ont pas été élus ensemble. Non. mais avec une culture du compromis différente en Allemagne mais que nous devons trouver retrouver enfin la France est une démocratie mature c'est on n'est pas condamné à ne pas le faire et attention si nous ne le faisons pas parce qu'on a parlé de la question de la rigueur les pays qui ont été qui ont été concernés par une vraie rigueur c'est les pays dans lequel le FMI est intervenu et dans lequel on a baissé les salaires des fonctionnaires.
On a baissé les retraites de manière significative. Donc faut faire très attention. Si nous ne sommes pas capables dans nos capacités propres à trouver euh des solutions, d'autres le feront pour nous.
Vous vous pourriez participer vous socialistes euh Rachi Temal à un gouvernement avec des républicains ? Ah nous nous proposons que de gauche. Euh moi je fais je fais la différence.
Ce que j'ai dit dans mon propos c'est je pense qu'il y a deux choses. Il faut que chacun soit lucide. Il y a pas de majorité, personne ne par majorité seul à l'Assembl nationale.
Bon donc nous ce qu'on propose c'est enfin en tout cas ce que je propose c'est cette conférence là on discute parce qu'il faut trouver un budget mais nous souhaitons nous un gouvernement gouvernement gauche ça fait pas une majorité à l'assemblée nationale mais ça fait le socle commun ne fait pas non plus une majorité à l'Assemblé nationale. nous a pas échappé. D'ailleurs, on l'a vu par deux fois avec monsieur Barnier et monsieur Baou.
Donc, il y a pas de raison que ça soit plus les uns que plus les autres parce que il interdit ou l'impenser, c'est que on aurait pas nos possibilités de démontrer nos capacités parce que si on considère que nous ne sommes pas majoritaires, ce qui est le cas, ils n'ont pas été majoritaires, ils ont pu diriger. Alors laissez-nous diriger, essayez-nous comme dirait Boris Valot puis on verra si on y arrive ou pas parce que ça se trouve nous, on pourra effectivement avoir des négociations comme parlementaire de texte par texte. Je repensais il y a très longtemps comme un Michel Rocard, on peut le faire.
Donc laissez-nous le faire, vous verrez les résultats. Il il y a eu des divergences là-dessus hein chez chez les républicains notamment entre Laurent Vo et et Bruno Retaillot. Est-ce que vous seriez prêt vous républicain à à soutenir un gouvernement de gauche texte par texte et et à voir texte par texte comment ça se passe un peu comme on fait les socialistes jusqu'à maintenant avec le gouvernement du disons que au regard de toutes les propositions qui ont été mises sur la table aujourd'hui par les groupes socialistes ou autres, je ne me reconnais pas dans cette politique.
C'est-à-dire aujourd'hui aller taper, j'ai entendu sur les entreprises. Enfin aujourd'hui il faut quand même se poser la question paraliste qui paye des salaires, qui crée de la richesse économique à un moment si on veut les salariés mais enfin ils sont quand même payés par des entreprises qui d'ailleurs c'est les chance un échange ça s'appelle la d'ailleurs investissent les deux les deux mais sauf qu'il faut va falloir aussi partager l'effort sur tout le monde et on dit pas le contraire regarder notre programme c'est pas ce qu'on dit et je crois que je crois qu'honnêtement de François Mitteran Lionel Jospin ou François Hollande je crois que c'est les les cas où nous avons rendu pardon le pays avec une baisse de déficit C'est quand il y avait François Holland où il y avait Josep donc la gauche là vous clairement vous expliquez que le NFP c'est fini moi je suis représentant moi je suis représentant du parti socialiste. Je m'occupe du parti socialiste.
Donc je vous dis que les socialistes ont fait des propositions et pas celles que vous êtes en train de d'énigrer parce que moi aussi je me suis je suis pas retrouvé dans un grand arc républicain. Nous sommes prêts à gouverner et faire en sorte qu'on négociera texte parouver avec texte texte par texte texte par texte au Sénat et assemblé. Pourquoi vous voulez pas accepter cette méthode-là que vous avez vous-même mis en place ?
C'est ça que je ne comprends pas. Quand c'est vous, mais c'est que si jamais on que vous étiez complètement séparé de vos anciens amis d'er qu' aille dans le sens du pays. Aujourd'hui, nous aussi dans le sole commun, on n pas mené la politique qui serait la nôtre.
On était majoritaire. Les filles et les filles nous a dit qu'il ne serait pas n nous ne voulons pas des fill au gouvernement et vous savez très bien qu'f a même dit que s'il y avait un gard socialiste, il ferait tout pour le faire chuter. Vous avez la réponse, ne faisons pas semblant comme si vous l'avez pas entendu.
Il n'y aura pas de LFI si les solistes sont appelés en responsabilité. Donc essayez essayez donc un gouvernement 100 % socialiste avec d'autres forces de gauche lesquelles nous pouvons parler avec les socialistes pour par je vais laisser Brosa répondre pour sa famille politique mais je crois que pour avoir un un gouvernement de gauche et comme vous on ne sera pas majoritaire donc comme vous nous serions dans l'obligation de négocier texte par texte et après si je sur les idées oui bien sûr mais on a évoqué tout un tas de sujets mais il y a aussi le problème de l'organisation de l'État et pourquoi finalement une coalition à l'Allemagne peut marcher c'est parce que on En Allemagne, le pouvoir fédéral et le pouvoir des lenders, les lenders ont un vrai rôle et on a une politique qui est très décentralisée aujourd'hui. Pourquoi des choses ne marchent pas dans notre pays ?
C'est qu'on décide en haut avec tout un tas de critères. Quand on arrive sur le terrain, ça ne marche pas. Donc peut-être qu'aujourd'hui le moment justement est venu et regardons quels sont les élus qui ont encore la confiance des Français.
Globalement, ce sont les élus locaux, ce sont les maires qu'on va élire dans 6 mois. Bah peut-être que ce moment devrait être aussi un moment de respiration, de réorganisation et de se dire qu'il y a tout un tas de politiques, des politiques du quotidien, les politiques de soutien au plus fragiles qui sont menées par les mairies en premier lieu et que c'est peut-être eux qu'il faut renforcer. Et il y a eu des erreurs qui ont été faites depuis 2017 qui justement ne vont pas dans le sens de renforcer le lien de proximité entre les citoyens et les élus en qui ils ont confiance, c'est-à-dire les maires ça.
Vous savez ce qui ne va pas, c'est que on oublie le vote des Français. Enfin, il y a un peu plus d'un an, il y a eu des élections législatives. Ça n'est pas d'ailleurs de d'autres faits.
C'est le président de la République qui euh après que son campale a fait le choix de dissoudre l'Assemblée nationale. Il y a eu un vote. Bon, il se trouve que à l'issue du second tour, c'est la gauche qui a obtenu le plus grand nombre de députés.
Mais j'ai envie de dire même au-delà de ça, ce qui s'est exprimé par des votes différents, c'est une sanction du camproniste et une volonté de changement. et le président de la République par décombines politiques a fait le choix d'imposer une poursuite de la même politique qui pourtant a été rejeté par les Français dans les urnes. C'est pour ça que vous avez des mobilisations sociales.
Pour ça que vous avez la journée du 10 septembre, que vous avez l'intersyndical qui va se mobiliser le 18 septembre. C'est parce que quand les Français s'expriment dans les urnes et que leur voix n'est pas entendue, bah inévitablement ils s'expriment dans la rue. Donc ce qui doit être à l'ordre du jour maintenant, maintenant que François Baïou a été rejeté, c'est pas simplement un changement de premier ministre, c'est un changement de politique.
Donc je je pose la question, est-ce qu'on a encore le droit dans notre pays de mettre en œuvre une politique de justice sociale ou est-ce que le président de la République est là pour empêcher toute perspective de politique de justice sociale avec des combines politiciennes qui visent à l'éviter ? Si demain on a un premier ministre issu du socle commun qui met en œuvre la même politique que celle qu'a mené Michel Barni ou que celle qu' a mené François Bairou, il subira exactement le même sort et nous irons de crise en crise. Donc il faut que le socle commun entende que dans notre pays, la justice sociale, c'est pas un gros mot et qu'on a le droit de mettre en œuvre des politiques qui permettent une plus juste répartition de l'effort.
Et je pense que ce serait sage que le président de la République l'entende et en tire quelques conséquences. Sinon, inévitablement, on aura une nouvelle dissolution, une crise politique qui va perdurer. Et après le départ de François Bairou, les insoumis veulent aller plus loin et demande la destitution d'Emmanuel Macron.
On va écouter hier soir le leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon. Il était sur France 2 et on va l'écouter dans quelques instants. Jeanluc Mélenchon, est-ce que est-ce que vous êtes favorable à ça ?
Les insoumis demandent la destitution d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il faut la destitution d'Emmanuel Macron selon vous ? Alors moi, n'ayant jamais été d'accord pour toute alliance avec les filles, je crois que chacun connaît ma position.
Euh en tout chaque jour me conforte de d'expliquer que la Chine c'est une démocratie et de vouloir renverser les institutions. Je dans les deux cas, je suis bien sûr en opposition totalement et frontalement avec quel est ce mouvement là. On va on va juste l'écouter Jean-Luc Mélenchon juste après le ter musical.
Le président de la République a montré que quand il disso il respecte pas le résultat. Quand il y a des élections à la date normale, il les perd toutes. Alors, s'il les perd toutes, son autorité est égale à zéro.
Son gouvernement, on en est à quatre premiers ministres. Il y a un choix à faire concerne l'orientation générale du pays. Nous sommes dans un moment dégagiste, vous en conviendrez avec moi.
Et nous avons besoin à la suite d'un mouvement dégagiste, d'un mouvement refondateur. Seule l'élection présidentielle dans ce pays, compte tenu de ce que sont les institutions, nous permet d'avoir ce moment refondateur. Les gens, qu'est-ce que vous préférez ?
Qu'on continue à couper et à détruire le service public ou bien qu'on fasse une relance écologique et sociale ? Ça me paraît simple comme alternative. Et bien, il y a que l'élection présidentielle qui rend ça possible.
Il y a que la présidentielle qui peut sortir du blocage. Le car moi je trouve que les institutions sont d'ors et déjà assez mal mené pour qu'on en rajoute encore. Et d'ailleurs, cette espèce de ministère moral que Jean-Luc Mélenchon s'attribue à lui-même qui consiste à dire que s'il prend le pouvoir, il mettra les préfets en prison et cetera, c'est assez effrayant en fait.
Don moi, transfér transformer la France en Venezuela, c'est pas mon modèle. Donc nous avons des institutions, revenons, on est au parlement ici, revenons à l'essence même de ce que nous sommes, c'est-à-dire une démocratie parlementaire. Si l'exécutif pouvait aussi laisser le parlement respirer et travailler, ce serait bien.
Ce qui a pas été le cas. Non, mais ce qui n'est pas le cas, mais c'est c'est une tendance qui est longue sous la République de voir progressivement l'exécutif se renforcer au détriment du parlement. Regardez comment depuis la nomination de Michel Barnier, on regarde l'exécutif comme on comme on contemple l'oracle à attendre que il y ait une réunion tel ou tel rat politique.
Ah, il est attendu à l'Élysée, il a eu un rendez-vous. Enfin, ça va bien quoi. Une démocratie parlementaire en Europe, ça fonctionne avec des parlementaires, avec des groupes politiques, avec des partis politiques, avec des parlementaires qui discutent entre eux et laissons cet espace- là être qui est l'espace de la démocratie. l'aspect c'est vrai issu des ures à l'Assemblée nationale avec quand même une une assemblée nationale très fragmentée et puis ici aussi au Sénat où nous représentons les territoires d'une autre manière les formations politiques et on pourra avoir peut-être une voie qui se dégagera.
Elle a été trop mal menée cette démocratie parlementaire Christine Lavard par les différents premiers ministres. Bah ce qui est certain que le Sénat n'a pas existé jusqu'à 2022 et vraiment l'été 2024. Nous n'existions pas.
À partir du moment où le Sénat est devenu la la force, le point d'équilibre dans les commissions mix paritaires, tout de suite les regards ont changé sur l'institution. Et pour autant, nous on peut le dire, dans notre travail quotidien, rien n'a changé entre 2007 et 2024. On a travaillé avec exactement le même sérieux.
On s'est impliqué autant dans chacun des textes législatifs. On a poursuivi notre travail de contrôle de l'exécutif de la même manière. On a fait un certain nombre de travaux de missions d'information, de commission d'enquête qui justement font travailler ensemble les deux côtés de l'hémicycle euh en très bonne intelligence.
Donc aujourd'hui, il y a plus besoin de réinventer. Je pense que si on regarde les travaux parlementaires qui ont été menés, il y a tous les champs de politique publique ont été investigués et les constats sont souvent très souvent partagés. Il est vraiment rare qu'un rapport d'information ne soit pas voté par une commission ou une commission fixe, la défense, les lois ou une commission dans une formation un peu spéciale.
Donc les solutions, on va dire les problèmes, on les a identifié. Les solutions, on les a aussi identifié, on les a proposé. Mais il est vrai que dans un système où on a une majorité à l'Assemblée nationale qui écrasse tout et ben finalement les contrepouvoirs qui auraient pu apporter un peu de sagesse non ne sont pas écoutés.
Je pense que si on avait écouté le Sénat, on aurait jamais été supprimé la taxe d'habitation. Je veux pas revenir sur ce petit problème mais qui pèse quand même chaque année pour 24 milliards dans le déficit de l'État. 10 annoncésil 10 annoncés.
Oui mais parce qu'ils se sont en fait rendus compte qu'il y avait un problème d'équité des citoyens devant l'impôt qu' fallait exonérer tout le temps. On avait avancé sont à 24 et personne n'avait demandé on pour mettre s dedans aussi. Voilà qu'aucun citoyen qui payait de la taxe d'habitation trouvait que c'était usurpé parce qu' d'ailleurs il voyait bien les services qui lui étaient proposés par la collectivité à laquelle il versait cet impôt et justement la cette chute de François Baouis des conséquences sur les travaux parlementaires, sur les textes à venir, on va en parler mais d'abord on va continuer le tour de nos régions avec la presse régionale direction les Antilles.
On va retrouver Cyril Boutier, directeur éditorial de France Anti. Comment Cyril, cette chute du gouvernement Bairou est-elle accueillie chez vous et quelles conséquences sur le quotidien des habitants des Antilles et de la Guyane ? Ici aux Antilles et en Guyane, le moins que l'on puisse dire, c'est que les gens n'ont pas véritablement suivi la journée politique d'hier.
Il est vrai qu'aux élections, notamment aux élections nationales, nous avons très souvent les plus forts taux d'abstention. Euh pourtant euh la chute du gouvernement Bérou va vite arriver euh dans l'esprit des gens, notamment aux Antilles avec le projet de loi vie et les mesures en faveur du pouvoir d'achat qui ont été présentés à la fin du mois de juillet par le ministre des outresemères, Manuel Vals. Et donc le texte avec un texte qui devait arriver au Sénat le 29 septembre.
Idem pour la Guyane et les questions d'évolution institutionnelle. Les élus de Guyane avaient été reçus également en juillet par Manuel Vals. Un certain nombre de réunions devaient avoir lieu en cette 2è partie du mois de septembre.
Euh de même, un déplacement de Manuel Valtait annoncé et là aussi désormais c'est la grande inconnue. En 3 ans, les outremèes ont connu six ministres depuis 2022 et le début du 2e quinquena d'Emmanuel Macron. Et donc aujourd'hui euh les Antilles la Guyane mais les outremèes dans leur ensemble vont attendre leur 7e ministre.
Merci beaucoup Cyril. On regarde la une de France anti, c'est un tout autre sujet, un dangereux cocktail dans nos canalisations. C'est le problème de l'eau potable à la une de votre journal.
Merci Cyril. Alors on voit, on l'a entendu he l'inquiétude des des habitants des Antilles sur certains textes à venir. Est-ce qu'aujourd'hui on va se retrouver face à un parlement qui risque d'être bloqué avec des textes en suspend ?
Rachid Temal. Bah encore une fois, ça dépendra, ça va dépendre plutôt de ce qui va se passer dans les processures au prochains jours. Je pense qu'on peut aussi aller vite à un moment donné.
Et là aussi, on peut peut-être se dire que il faudrait que il y ait plus d'échanges au-delà de majorité opposition, gouvernement parlement sur les textes parce que on s'est retrouvé pendant un moment où les gouvernements étaient incapables de produire des textes. Donc on faisait des pépes, des choses de contrôle alors que il y a beaucoup de textes que nous produisons par ailleurs ou qui sont en attenté et en souffrance. Donc là aussi, c'est une je pense c'est une forme de maturité d'oration qu'on peut qu'on peut se dire, c'est que le prochain gouvernement doit peut-être plus discuter en amont que avec les les deux chambres pour justement arbitrer les textes parce que le le le gouvernement a un temps qui lui est dédié par exemple au Sénat.
Donc nous il y a plein de textes plutôt que de faire des PPL qu'onement où non mais j' Non mais la vérité c'est qu'un centre de PPL où chacun dit j'ai bon la question c'est dans le moment dans le moment où nous sommes collectivement est-ce qu'on peut dire que les textes on peut aussi les hiérarchiser et je crois que la conférence des présidents en tout cas faire en sorte que les groupes se parlent par exemple au Sénat ou à l'Assemblée en tout cas au Sénat se dire bon peut-être qu'on peut s'organiser un peu mieux et qu'il y a quelques textes un peu majeurs. On l' on l'a vu sur la viché aux anti ou d'autres la fin de vie. Il y a plein de sujets comme ça qu'on peut aussi avancer sur des sujets aussi économiques et cetera.
Peut-être qu'on peut faire avancer, il y a le statut de l'élu. Enfin voilà, je pense que ça aussi c'est une façon de travailler différente parce que on a été en très longtemps depuis que depuis 2024 dans l'attente parce que le gouvernement est incapable de produire. Donc je crois qu'il faut là aussi changer la méthode.
Dans dans dans les textes, vous en avez cité quelques-uns qui étaient prévus dans les prochaines semaines au parlement. à la fin de vie la question de l'audiovisuel public le statut de l'élu l'audiovis public très honnêtement vu comment enfin très honnêtement l'audi public c'était quand même pour des c'est le gouvernement qui a souhaité donner raison à une ministre sur deux textes majeurs sur le mode électorat paron Marseille et sur l'audiovis public. Je pense que là par contre, on peut peut-être éviter de rajouter justement du favoritisme que j'ai envie de dire.
Rach euh il y avait Rachid Adati pour ne pas la cité. Il y avait le texte sur le statut de l'élu euh qui est en cours. On est à quelques mois des municipales.
Ça prévoit notamment une revalorisation des indemnités euh des élus. Pas que pas que quand même c'est pas que la revalorisation des indemnités par si si on veut alimenter le populisme chez Mini, il faut vraiment dire ça. C'est favorisé aussi la vocation des élus l'engagement l'engagement des élus des 500000 élus locaux français à qui nous devons temps.
C'est c'est ça le sujet. Les élus qui se font agresser. Enfin de trois bricoles quand même ou est-ce que ces textes ils verront le jour dans dans les prochaines semaines selon vous.
Bah tout dépend du du premier ministre et je partage avec Rachid Temal l'idée queon peut pas saturer la bande passante du du Parlement avec des textes qui n'ont aucun intérêt qui sont vraiment totalement marginaux sur les mesures. Ma collègue Christine Lavarde a évoqué la question de l'équilibre des pouvoirs d'une de donner de la respiration aux collectivités locales. Ça fait partie des choses dont on doit parler. soyons sur du peut-être plus sur du structurel que sur du cosmétique ou du sociétal qui fait plaisir parce que euh encore une fois on on a montré en particulier ici une maturité pour aborder des sujets y compris compliqués euh de manière intelligente et avec des voix de sorties qui sont qui sont qui sont bien. et le nouveau premier ministre ou la nouvelle premier ministre devra avec nous, avec nous, avec les députés, avec les sénateurs définir un certain nombre de textes important et en fait on on peut les il peut y avoir quatre ou cinq grands grands thèmes à aborder et puis avoir cette perspective d'essayer de d'être sur des sujets structurants les fr honnêtement les on peut pas envoyer comme message aux citoyens qu'on va s'occuper de de choses qui n'ont strictement aucun intérêt.
Je trouve que je prédis la séance régulièrement. Des fois, on se demande Oui. Oui.
On se on se demande vraiment de passer du temps en 2025 sur des sujets qui n'ont qui sont à la limite du domaine réglementaire. Franchement, c'est c'est vraiment du temps perdu. Et puis il y a évidemment le marathon budgétaire avec l'inquiétude la même que l'année dernière.
Finalement, est-ce qu'on aura un budget au 31 décembre ? Bah aujourd'hui, on est le 9 septembre ou le 8 septembre. Le 9.
Bah donc il y a exactement un mois avant le dépôt du PLF. dernier jour possible prévu euh par la Constitution qui est le qui est le 9 octobre et parce que cette année le calendrier nous aide. Euh euh je voilà l'administration et là c'est quand même aussi la force.
Ça vous paraît jouable dans cette période de crise politique de déposer un budget au naf. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui l'administration ne fait pas rien et se prépare parce que aujourd'hui les fonctionnaires ont aussi le sens de l'État chevillé au corps. Ils savent que eux leur leur échéance et qu'il y a des articles, il y a des choses qui sont assez simples hein.
Le boê de l'impôt enfin une fois que c'est sauf qu'un budget c'est l'administration mais c'est aussi de la politique. Est-ce que compte tenu de la crise c'est possible de trouver un budget qui fasse consensus politiquement d'ici le 9 octobre ? Bah ça veut dire c'est possible mais si on prend pas 3 semaines pour désigner un nouveau premier ministre et ensuite 3 semaines pour constituer le gouvernement.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, malheureusement euh le le notre c'est c'est l'urgence qui qui domine parce qu'effectivement il y a cette échéance euh de d'avoir un PLF et un PLFS et une urgence qui est criante parce que si on ne fait rien euh la la dépense augmente mécaniquement et donc on continue à creuser euh le lien de notre dette. Et en fait, on le sait tous, ce qui nous attend après, c'est de ne plus être euh maître de de notre destin, c'est-à-dire que d'autres viendront décider pour nous. Euh j'espère que les agences de notation vont pas venir rajouter euh des problèmes à notre situation économique.
Je pense qu'aujourd'hui et Loï avait avait raison de le dire et d'ailleurs le premier ministre l'a dit aussi hier dans ses propos. Tout n'est pas à jeter dans notre pays. On est quand même leader en pointe sur un grand nombre de secteurs industriels.
Voilà, il faudrait pas qu'on perde aussi ça et ça veut dire qu'il faut être prêt demain à présenter un budget. Il a br un consensus politique vous paraît possible dans le lapse de temps assez court qu'il reste un mois. Essayons déjà d'avoir une majorité un consensus c'est c'est ambitieux.
En tout cas ce qui est sûr un budget qui ne soit pas de nouveau censuré. Oui. Ben en tout cas, ce qui est sûr, c'est que si le budget qui est proposé demain ressemble comme deux gouttes d'eau à celui que proposait François Baïou, les mêmes causes produiront les mêmes conséquences.
Donc je pense qu'il faut tirer un certain nombre de de conséquences concrètes de la situation que nous venons de vivre et notamment de la nécessité qu'il y ait plus de justice sociale, plus de justice fiscale et donc qu'on aborde aussi la question des recettes, la remise en cause d'un certain nombre de cadeaux fiscaux qui ont été faits depuis l'élection du du président de la République. Si tout cela est prise en compte peut-être, en tout cas moi je le souhaite, une majorité se dégagera. Un budget pourra être adopté, ce qui tranchera avec ce qu'on a connu les années précédentes.
Merci. Merci beaucoup. Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous pour ce débat politique.
Dans quelques instants, l'analyse de nos éditorialismes. Et d'abord, on poursuit le tour de nos régions avec la presse quotidienne régionale. On va retrouver Luc Bourrian.
Bonjour Luc, merci d'être avec nous, rédacteur en chef de la nouvelle République et Luc dans le Cent-Ouest. Également, il y a eu quelques pots de départ hier pour François Bairou. C'était notamment le cas à Tour ou à Poitier.
Oui oui oui oui. Si à la une de la nouvelle République de toutes nos éditions, nous évoquons un saut dans dans l'inconnu, un saut dont nombre d'acteurs qu'il soit politique ou économique l'estime angoissant, forcé de constater que lors de ces fameux pots de départ de François Bairou, ce saut, lui a été salué euh comme un soulagement dans l'allégresse. Soulagement pour reprendre le terme de cet étudiant poitevin rencontré par Pierre Brochcongar, le le journaliste de la nouvelle République.
Mais il faut relativiser l'importance de ces pots de départ. D'abord bah l'influence ce n'était pas la grande foule, c'était des assemblées très politisées souvent issues des rangs de la France insoumise des rassemblements qui en revanche tous semblaient donner le vouloir du moins donner le là pour les blocages annoncés de la journée du 10 septembre de demain. Et Lucre les réactions populaires dont vous venez de nous parler, vous faites réagir dans vos différentes éditions la plupart des personnalités politiques de vos régions.
Qu'est-ce qu'ils font en retenir ? pas que de grandes surprises du côté des députés. Euh c'est conforme leur réaction à leur vote.
Euh on est allé faire réagir Marc Fenot, euh ce proche de François Bairou dans Loir et Cher, député euh de Blois. Les problèmes demeurent, dit-il. Il regrette le départ évidemment de de François Bairou.
Il stigmatise l'attitude des socialistes qui selon lui ne sont pas dans le pour état d'esprit pour dégager des compromis. Pour Marc Feno, je le cite, le compromis c'est le respect, pas des insultes, ni le fait de tracer des lignes rouges. Delphine Bateau, la députée de Sévrienne, euh elle elle appelle de ses vœux, elle fait entendre une petite voix un peu dissonnante.
Elle fait l'appel de ses vœux, je la cite là encore, des compromis nécessaires pour que le pays puisse être gouverné et avoir un budget. Ce qui explique selon elle qu'on ne confonde pas le présent avec réagir le maire de Château Rouge et Laverousse lui c'est dans notre édition de l'Indre. Il parle de la nécessité de nommer rapidement un premier ministre et pour l'éphémère ministre des sports de Michel Barnier qui est Michel Avrousse, il évoque déjà le casting ministériel avec son souhait de voir des ministres qui ont la connaissance des collectivités locales.
Le maire de Châterou se verrait peut-être rempiler. Merci beaucoup Luc Bourian merci d'avoir été avec nous. Regarde la de la nouvelle République sa dans l'inconnu.
C'est le titre que vous avez choisi ce matin pour parler de cette chute de François Bairou. Merci Luc Bourian et et à très bientôt et c'est l'heure de l'analyse de nos spécialistes politiques. Bonjour Ellisabeth Martichou, merci d'être avec nous, éditorialiste politique pour TF1 et LCI.
Mathieu Souler, bonjour, essayé et consultant Christelle Bertrand, bonjour, merci d'être là. Journaliste politique pour le groupe Laêche et Jefferson des sports, merci d'être avec nous également. Journaliste politique pour Sud-Ouest.
Avant de vous entendre, on va revenir sur ce qu'il s'est passé hier, cette chute de François Bairou et les réactions politiques qui en ont découlé. C avec Flora Sauvage. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale fait inédit dans l'histoire de la 5e République avec 364 députés qui ont voté contre, le gouvernement est tombé lundi lors d'un vote de confiance.
Dès la chute de François Bairou, le premier secrétaire du Parti socialiste a réclamé la nomination d'un premier ministre de gauche. Il est temps pour la gauche de gouverner à nouveau ce pays et de faire en sorte que nous puissions rompre avec la politique qui a été menée pendant 8 ans et donc faire en sorte que nous puissions avancer et donner à nouveau de l'espoir, remettre de la couleur à ce pays. On a vécu un moment totalement dépressif cet après-midi, mais ça fait des mois que les Français ont le sentiment de vivre en apné.
À la veille du mouvement du 10 septembre appelant à bloquer le pays, Bruno Retaillot, le président des Républicains, a assuré que son parti ne prendrait pas part à un gouvernement qui aurait un premier ministre issu de la gauche, tout en rappelant l'urgence de la situation. Le problème désormais, c'est que il faudra d'abord un premier ministre le plus vite possible, je le crois, parce qu'on va aborder des jours difficiles, peut-être qu'on en parlera et il faut pour la France un budget. Dans le bloc central, Gabriel Atal appelle à un renversement de méthode pour sortir de l'impasse.
Que le président de la République désigne une personnalité en dehors de la politique qui ne sera pas premier ministre mais qui aura vocation pendant les trois prochaines semaines à réunir 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 les chefs de partis politiques. Oui, un négociateur, c'est ce qui se fait Adrien Engindre dans quasiment tous les pays autour de nous parce que la situation qu'on a aujourd'hée nationale avec aucun parti qui a une majorité, elle est inédite dans l'histoire de la France mais elle est pas du tout inédite en Europe quand vous regardez autour de nous, c'est le cas dans quasiment tous les parlements. Emmanuel Macron reçoit ce matin François Bairou à l'Élysée avant de nommer son successeur dans les prochains jours.
Pour la troisème fois, en un an, le chef de l'État va devoir trouver un premier ministre capable d'éviter une censure immédiate des députés. On va revenir d'abord sur ce qui s'est passé. Ellisabeth Martichou.
Le résultat, il a été très sévère pour François Baou, 364 voix contre. Est-ce qu'il a fait une erreur politique ? Est-ce qu'il a sous-estimé ce vote des députés ? 331 voix ont fait tomber Michel Barnier. 360 c'est considérable comme comme fiasco.
Oui. Euh François Baïou. Euh malheureusement pour lui puisque il avait imaginé gagner ce vote.
Je crois pas du tout à l'hypothèse assez séduisante d'un François Bairou qui voulait éviter l'infamie de la censure. Je pense qu' il pensait gagner en fait son son paris. C'était l'homme du compromis qui ne voulait pas en faire et qui pensait pouvoir convaincre les Français et donc convaincre indirectement les partis. il a il a perdu dans des proportions considérables puisqu'il a même perdu en route quelques voies du socle commun.
Il y a 13 quand même LR qui ont aussi voté contre. Ne9 se sont abstenus 22/ 49. Donc il y laisse effectivement des plumes avec un niveau d'impopularité qui le laissait depuis le départ mais qui évidemment contextualise un un départ sans gloire. il a fait un discours qui était un discours digne euh sans lyisme.
Euh il est entré directement dans son sujet de de la dette. Il a répété il a refait son exercice de pédagogie. Il a terminé sur une note un peu plus personnelle.
D'ailleurs, à un moment, il a été écouté euh par une partie de l'hémicycle, ce qui était appréciable. Les Français ont pu retrouver une assemblée plutôt qui se tenait correctement, on va dire. Euh donc voilà euh je je pense que c'est 9 mois il a eu un mot il se rendait pas compte de de ce qu'elle de non il a alors honnêtement il a pas du tout mesuré mais depuis le début n'a pas du tout mesuré en en réalité le dysfonctionnement majeur de de l'assemblée et son impopularité considérable qui doit être une leçon pour Emmanuel Macron parce que dans le fond tout ce qui touche de près loin aujourd'hui le président de la République et disqualifié aux yeux de l'opinion.
C'est cruel, c'est excessif sans doute, mais c'est la réalité. Et pour choisir un nouveau premier ministre, c'est quelque chose dont le chef de l'État aujourd'hui doit tenir compte. Tout ce qui touche encore une fois de près ou loin Emmanuel Macron aujourd'hui et malheureusement disqualifié pour le président. doit pas prendre un de ses va revenir sur la suite.
Vous vous pensez que vous aussi Mathieu qu'il a complètement sous-estimé ce qu'allait donner ce vote qui pensait pourouvoir convaincre les Français, le RN, les socialistes ? Ce qui est sûr, c'est qu'il se présentait comme un homme de dialogue et tant en matière de dialogue social que de dialogue parlementaire, il il n'a pas fait ses preuves. Il se présentait comme un homme politique agguéri et je crois qu'il n'a convaincu personne sur sa méthode, euh pas même ses partenaires de la majorité présidentielle devenue minorité présidentielle, mais ses opposants, c'était presque évident.
Et malgré tout euh je crois que dans à peu près sur à peu près tous les bancs de l'hémicycle, il n'aura pas convaincu. Alors il faut dire que la crise politique est quand même avantou lié à la crise budgétaire. Derrière ce vote de confiance, il y a les débats budgétaires qui allaient s'engager et compte tenu de la situation de nos finances publiques, encore une fois, je ne sais pas qui s'est trouvé la ligne de crète et faire adopter un budget austéritaire qui par définition est un budget impopulaire et dont évidemment personne ni dans la majorité ni dans les oppositions n'a envie d'endosser une part de responsabilité.
Et puis derrière, il y a quand même en réalité un un un film qui se rembobine en permanence et qui tient à à la décision du président de la République d'avoir dissous l'Assemblée nationale. Donc en fait derrière la chute de Berérou, il y a la dissolution de l'année dernière et dont on ne voit pas qu'on puisse sortir en réalité. Il y a aussi un paris raté vis-à-vis des Français qu'il espérait convaincre, rallier à l'importance de la dette et par effet convaincre les partis de de lui voter la confiance.
Christel, je pense qu'il a peut-être essayé en effet de jouer les Français contre les groupes politiques. C'est pour ça que durant l'été, il fait sa web TV. Il essaie d'expliquer avec des mots très simples he que les Français peuvent comprendre queun pays endetté, c'est pas possible, qu'on passe notre temps à rembourser la dette.
Euh alors après, moi je suis quand même très étonnée de ce qui s'est passé depuis le mois de juin jusqu'à aujourd'hui. C'està-dire c'est quand même un fin politique, c'est quand même quelqu'un un politique qui a de l'expérience François Bairou et durant l'été bah il fait il fait ce cette web télé et il essaie d'expliquer mais il sait très bien que les Français sont tous en vacances, sont tous là sur la plage, que personne ne le regarde et puis il y a les chiffres d'audience qui le qui le démontrent. à aucun moment il ne tend la main au groupe politique alors il sa alors qu'il sait très bien que tout ça se négocie.
C'est d'ailleurs ce qu'il a fait lorsqu'il est nommé à Matignon en début d'année. Il prend langue avec le Parti socialiste. Il négocie ce conclave.
C'était peut-être pas ce qu'attendait vraiment le Parti socialiste, mais il sent qu'il fut un bouger sur la réforme des retraites pour pouvoir faire voter son budget. Donc tout ce travail de discussion, de négociation, il le fait lorsqu'il est nommé à Matignon. Il ne le fait pas cet été. il reçoit une lettre du du Rassemblement national, il n'y répond pas.
Euh et lorsqu'on circule par exemple dans les rangs du Parti socialiste aux université d'été à Blois, tout le monde est étonné de n'avoir eu aucun contact ou alors des contacts anecdotiques avec le président de la République. Certains disent "Ben, on l'a eu pour parler, on l'a croisé lors d'un barbecue, enfin mais on n' jamais parlé du budget." Troisème erreur qui me semble étonnante de sa part, c'est que lorsqu'il fait sa conférence de presse mi-juillet, euh il annonce ce qui n'était pas visiblement dans ses projets, euh une chose très précise qui est la suppression des jours fériers.
Nous, on nous avait dit à nos journalistes, ce sera quelque chose, ce sera des grandes lignes, mais il n'ira pas sur des choses précises parce qu'il sait que tout reste à négocier. Il annonce ça, il sait pertinemment que les débats font se cristalliser là-dessus pendant tout l'été parce que c'est quelque chose qui touche directement les gens, les Français, quelque chose de tangible. Euh donc moi je vois cette accumulation d'erreur qui m'étonne quand même de la part d'unf politique comme lui.
Et je me pose la question est-ce que et c'est là où j'ai un petit désaccord avec Ellisabeth, est-ce que il ne préparait pas la fin dès le mois de juin ? Certains ministres nous disent que oui. Je sais pas si on le saura un jour.
Moi je vous avez raison de de relever pardon hein vous de de relever cette succession d'erreur. Effectivement, il est arrivé à Maton. On rappelle qu'il s'est imposé à Emmanuel Macron et que je pense qu'à à partir de ce moment-là, il a fait une erreur de diagnostic.
Euh vous savez Manuel, pardon François Rougou, j'ai eu l'occasion de de l'interroger sur ses défaites à la présidentielle et ce qui m'a eu beaucoup frappé à cette occasion, c'est qu'il ne se remet pas en cause. Pardon, ça n'est jamais de sa faute. Alors, c'est assez fréquent dans le personnel politique euh mais néanmoins, il a une forme quand même de d'orgueil.
Pardon, je veux pas tout psychologiser, c'est vrai qu'on en est réduit beaucoup à ça en ce moment, mais euh une forme d'orgueil qui l'aveugle sur ses son rapport au français et il s'est trompé, il s'est imposé à à Emmanuel Macron, ça il a réussi. Mais après, il y a une succession d'erreurs. Il a organisé un il a mis en place un conclave pour obtenir effectivement la la mensuétude des socialistes et donc passer son budget.
Mais après ça euh il n'a fait euh aucune concession. Moi ce qui me frappe, c'est c'est un peu ce que vous disiez, c'est l'homme du compromis. Il il s'est présenté comme ça.
Il n'en a fait aucun. Justement, il n'en a fait aucun. il a fait des erreurs, il a il a conforté le MEDEF à l' enfin au détriment des socialistes.
Je je veux pas menopoliser la parole, mais pour un fin politique, pour ça que je comprends pas très bien non plus, mais pour un fin politique, il a accumulé une série d'erreurs absolument habissales et je ne pense pas qu'il ait été d'une quelconque habileté. Il n'a fait que précipiter son départ après 9 mois de personne. Bah, il y a au moins une bonne nouvelle dans tout ça, dans tout ce qu'on vient de dire, c'est que celui ou celle qui va lui succéder à Matnon, c'est précisément ce qu'il ne faudra pas faire puisque c'est à la fois l'échec d'une méthode et c'est l'échec d'une stratégie.
C'est lui-même qui a ouvert cet ultimatum qui l'a posé sur la table avant même d'entamer les négociations. Mais qu'est-ce qui se passe ce matin ? Ce matin, l'urgence budgétaire est toujours là, la crise financière est toujours là.
On a les agences de notation qui sont dans le paysage et qui reviennent dès le 14 septembre avec un premier avis de l'agence FIT. Après, on aura Mudis et Standards and PS qui vont remettre sous tension les finances françaises. Et enfin, on a demain le mouvement du 10 septembre dont on ne sait pas encore quelle sera l'ampleur mais qui potentiellement peut déboucher sur une nouvelle crise sociale.
Donc François Baou quitte Matinigno en ajoutant de la crise à la crise. Je sais pas si on peut le qualifier de fin politique mais en tout cas c'est l'échec d'une stratégie, c'est l'échec d'une méthode. Et pour quelqu'un qui se présentait comme l'homme du compromis, pardon, mais il en a pas eu.
Ça a commencé bien avec la négociation mais que le PS mais il aura tordu le bras toute la séquence après le conclave des retraites pardon mais c'est un échec total. On revenait, on parlait des des deux jours fériers, il les annonce, on entend après Patrick Martin, le patron du MEDF qui dit "Mais attention, on a déjà eu le lundi de Pente-côte, ça n'a pas marché, ça coûte très cher aux entreprises et pire que tout, on était pas au courant. Ça a été lancé comme ça dans l'atmosphère sans aucune concertation avec le MEDF.
C'est quand même s'il vous voulez torpiller la méthode Bairou, il pouvait pas mieux s'y prendre. Donc voilà, la bonne nouvelle c'est que vous avez quand même un tableau pour savoir ce qu'il faudra faire pour le successeur. Je voudrais rajouter un clou au cercueil.
Euh on a beaucoup dit pas charitable hein. Non mais après tout je me fais plaisir, il est tôt. Non, je me fais pas plaisir du tout.
En réalité, parmi ces éventuelles, enfin à son actif éventuellement, il y aurait le fait d'avoir fait la pédagogie, même une pédagogie extrêmement large autour de la question de la dette ou en tout cas il s'en ventait. Et effectivement dans les enquêtes d'opinion, grâce au débat que nous avons depuis de nombreux mois désormais et la situation budgétaire de toute façon que nous avons collectivement sous le nez, la question de la dette de l'endettement public est remonté parmi les préoccupations des Français. C Michel Cassou Michel Barniier c'était le propos de Michel Barnier d'ouverture d'ouverture et avec je dirais même une originalité pour un homme de droite où il avait associé la dette financière et la dette écologique.
Le rôle d'un premier ministre alors mais il est vrai que François Verot a tenté d'en faire sa marque de fabrique. Si la question de l'endettement est remontée parmi les préoccupations des Français, on est loin du niveau où elle était en 2012 où je rappelle que quand François Hollande s'installe à l'Élysée, en fait la question de l'endettement public est exactement au même niveau que la question du chômage, loin devant toutes les autres. Alors, on sort de la crise de 2008, 2009 et cetera, mais à l'époque quand même la question de l'endettement est beaucoup plus prignante dans l'état d'esprit des Français.
Or, la pédagogie qu'il a faite sur la dette m'a paraît en réalité assez mal faite parce que le débat au cours de ces dernières semaines a tourné autour de la nullité de la classe politique infoutue depuis un demi-siècle de présenter des budgets en équilibre. Donc s'il y a de l'endettement public, c'est un parce que la classe politique serait nulle, archi nulle, toute tendance politique confondue ou parce que la société française, du côté de la société française, on serait bibronné à la dépense publique. On aurait pu avoir un débat sérieux sur l'endettement public, sur la dette publique.
Et si on a un débat sérieux sur ce sujet-là, on explique que la dette chez nous est liée à la centralité de l'État qui est une spécificité de l'histoire et de la politique française parce que l'État est au centre de tout. semelle d'économique, de social, de culture, de plein de choses. Effectivement, les demandes de l'opinion se traduisent par derrière des n de nécessaires dépenses qu'on ne sait pas toujours financer.
C'est à ça que ça tient. Et par ailleurs quand même, si l'endettement est aussi grave aujourd'hui, ça n'est pas lié à ce déficit structurel dont je parle depuis 50 ans. C'est lié aux deux derniers exercices et à l'impréparation pour partie du pouvoir en place.
Et précisément cette pédagogie là aurait dû être aurait dû être faite. On parle d'endettement de façon totalement confuse depuis un demi-siècle et je dirais que même sur cette partie-là en fait euh François Berou n'a pas fait le job. Qui pour succéder à François Bairou à Maton, il y a des offres de services notamment au sein du bloc central.
On va écouter ce matin sur RTL la présidente de l'Assemblée nationale et elle brun pivet. Aujourd'hui, moi je trouve que la question c'est pas qui va animer cette équipe de jeu mais c'est pour quoi faire. C'est pour ça que moi je pense que d'abord il faut se mettre d'accord sur le programme d'action pour 2027.
Après moi, vous savez, je ne rechine jamais devant les obstacles, devant la difficulté. Parfois, on me dit "Oh là là, l'hôtel de la CS est confortable et donc tu veux y rester." Et bien non, moi je ne suis pas comme on dit une assise.
Je suis capable évidemment et je l'ai montré dans toute ma courte carrière politique que je prenais des risques. Je suis pas candidate du tout. En revanche, je suis disponible pour vrint de mon pays.
Il n'y a que ça qui m'intéresse à la place qu'il faudra. Est-ce que quelqu'un du bloc central peut succéder à François Baotou Ellisabeth Martichou selon vous ? Alors oui et non.
Oui, si Emmanuel Macron suit sa pente naturelle, évidemment, c'est-à-dire chercher son confort. Il a envie de nommer un proche effectivement, mais je on l'évoquait tout à l'heure, un proche aujourd'hui est marqué du saut de la Macronie qui immédiatement entraîne une impopularité qui ne lui permet pas d'imposer évidemment une ligne politique forte celle dont dont la France aurait besoin. Donc il n'a pas intérêt les mêmes causes produisant les mêmes effets à nommer.
Donc on parle de Sébastien Lecornu qui avait déjà failli être nommé he la dernière fois jusqu'à ce que François Baou décide pour Emmanuel Macron du contraire. Gérald Armanin qui a l'avantage de d'être perçu comme plus connecté que d'autres politiques quand même. Jean-Ive Ledrian.
Jean-Ive Ledriant il ne le veut pas. Il a 78 ans. Il a déjà été sollicité fortement il y a un an par Emmanuel Macron.
Il estime qu'il ne peut qu'échouer à court terme. Donc il il a du sens politique. Peut-être davantage que le chef de l'État Jean Ludrillant il dit que c'est pas la peine que tu me nommes puisquil se tu toi euh ce sera vroui à l'échec et il n'a pas vocation à martyr.
C'est assez réconfortant. Vous avez vu, il y a des candidats. Moi je trouve ça déjà formidable.
Il y a pas mal Oui, il y en a pas mal qui font campagne. Euh effectivement, Éric Lombard, on peut pas imaginer une seule seconde que le ministre de l'économie qui a élaboré un budget sur lequel il vient d'être indirectement euh censuré entre guillemets. Bien sûr, c'est pas la procédure parlementaire mais le projet a été désavoué.
On peut pas imaginer qu'Emmanuel Macron le renomme, enfin le nomme pardon à Matignon, ce ne serait pas logique. Donc on se heurte à Est-ce que du coup l'heure est venue d'un premier ministre de gauche ? Est-ce qu'Emmanuel Macron premier ministre de gauche ?
Bah c'est toute la question. Est-ce qu'il C'est c'est un peu ce que dit Gabriel Atal aussi dans dans sa formule hein. Il faut partager le pouvoir.
Est-ce qu'il alors il pense à lui parce qu'il a été traumatisé de pas avoir été instruit de la dissolution, mais est-ce qu'Emmanuel Macron est prêt à effectivement nommer un olivier fort ? Honnêtement, c'est pas très probable. Ça me semble pas ce qui le premier scénario.
Emmanuel Macron, il veut gagner du temps. Il a 18 mois hein. Il a 18 mois jusqu'à la fin de son mandat.
Il aimerait rester. Il ne veut pas dissoudre, il ne veut pas démissionner. Il a raison d'ailleurs.
Il veut pas démissionner. Enfin, il a raison. C'est s'il faut pas souhaiter la démission.
Après, c'est c'est lui qui l' d'autres la souhaitent pour lui. On va en parler. Mais d'accord.
Mais donc il veut gagner du temps, donc il peut user un proche et ensuite encore quelqu'un de moins proche qui serait du Parti socialiste. Après quoi euh il sera face au mur de la la dissolution. Il faudra qu'il qu'il passe par là.
Donc Olivier Fort ou un socialiste qui sera immédiatement censuré par Jean-Luc Mélenchon. C'est considérable ce qui s'est passé hier. la réaffirmation par Jean-Luc Mélenchon qui ne qui ne fera pas la le moindre cadeau.
C'était assez violent comme propos sur le fond à un gouvernement socialiste. Faut mesurer ce que ça veut dire un premier ministre de gauche aujourd'hui nommé à Matignon est immédiatement censuré par Jean-Lucch. On en est là.
Est-ce qu'il aura néanmoins d'autres choix que de nommer premier ministre de gauche ? Sachant Ellisabeth le rappeler qu'il y a une fracture entre d'un côté les socialistes, les écologistes et de l'autre côté les sans insoumis. Emmanuel Macron est pris entre plusieurs feux.
Son penchon naturel qui est nommé un proche, nommé quelqu'un sur lequel il a la main. C'est ce qu'il a toujours fait jusqu'à ce que François Bairou finisse par s'imposer en décembre. Et quelqu'un qui ne détricote pas la politique mise en place depuis 2017.
Ça, c'est ce qu'il aurait envie de faire. C'est peut-être ce qu'il va faire puisque l'information qui circulait hier dans les couloirs de l'Assemblée nationale, c'est qu'il pourrait dès aujourd'hui nommer Sébastien le Cornu. L'information d'hier est peut-être fausse aujourd'hui.
Michel Barnier de Fran. voit pas comment il connaîtrait un sort différent parce que il s'assoit exactement sur la même majorité et je dirais presque à l'approche des élection municipal sur des partis politiques qui sont de qui ont de moins en moins tendance à être conciliant. Euh donc on s'est dit il faut qu'il change de méthode, il faut qu'il euh nomme un premier ministre qui qui aille chercher d'autres une majorité un peu plus large euh peut-être sans perdre totalement l'él puisse pendre langue avec les socialistes.
Un premier ministre socialiste, ça paraît impossible parce qu'il y a des lignes rouges quand même pour Emmanuel Macron qui sont et qu'un premier ministre socialiste va devoir remettre en question qui sont la réforme des retraites qui sont la taxation des revenus voir la taxation des entreprises. Et ça, on sent bien qu'à l'Élysée, c'est impossible. On ne peut pas discuter là-dessus.
Or, un premier ministre socialiste est obligé de le faire. Est-ce qu'il peut trouver quelqu'un entre les deux ? Un Cazu un Lombard.
Ellisabeth vient de le dire. C'est vrai que quand on vient d'échouer sur le budget, c'est compliqué d'aller chercher euh l'ancien ministre de l'économie. Euh est-ce que Bernard Casneuve aurait le soutien des socialistes ?
On sait que quand même il y a un certain froid entre les deux. Euh donc la question qui est posée aujourd'hui à Emmanuel Macron est très compliquée, mais il va devoir la résoudre très rapidement parce que hier encore une fois dans les couloir de l'Assemblée nationale, c'est lui qui était ciblé. Euh on en est plus on est presque plus à parler de dissolution mais à dire il y aura une instabilité tant qu'Emmanuel Macron sera à l'Élysée.
Rien n'ira mieux tant qu'Emmanuel Macron sera à l'Élysée. Et ça on l'entendait pas uniquement de la part des insoumis euh mais de la part d'autres groupes politiques et même des macronistes. Mathieu, est-ce que du coup Emmanuel Macron aujourd'hui il a d'autre choix que de changer radicalement de méthode et de ne plus prendre un premier ministre du bloc central ?
Alors, rappelons que si le choix du Premier ministre relève évidemment des prérogatives du chef de l'État, sur les deux derniers coups, quand même, il n'a pas nommé à Matignon la personnalité qu'il avait au départ envisagé. Alors, on se souvient que l'année dernière, il avait très fortement tergiversé, que le lundi matin c'était Bernard Casneu, le mardi c'était Xavier Bertrand, le mercredi c'était Thiry Baodet et la passation de pouvoir avait quand même été organisée entre Gabriel Atal et Thierry Baudet. Donc pendant pendant quelques jours ou quelques heures, Thiry Baudet était pour de vrai premier ministre et puis en réalité parce que du monde est monté au créneau, on a débranché ce pauvre Thierry Baodet qui n'avait pas demandé grand-chose au départ et on l'a remplacé inextrémiste par Michel Barnier.
Et il s'est passé à peu près la même chose il y a quelques mois, il y a 9 mois quand le président de la République avait imaginé pouvoir nommer Sébastien Lecnu un premier ministre à sa main et que à l'issue d'un bras de fer absolument recambolesque de la 7e République, il s'est fait imposer un premier ministre par le premier ministre en question. Donc le pouvoir de toute façon aujourd'hui d'Emanuel Macron, le pouvoir de choix est en réalité assez limité et quand même ce qui circule montre bien que on est toujours au même point. C'est le jour sans fin, c'est toujours le même film.
C'est-à-dire que on hésite entre trois scénarios. Alors d'abord un scénario encore technique qui revient qui remonte à la surface de "Et et si on allait chercher une personnalité incontestée, un Mario Dragy français ou que sais-je ?" et qu'on puisse le mettre là pour gérer les affaires courantes de façon à peu près rigoureuse ou un scénario politique.
Et dans le scénario politique, il y a encore la possibilité de de voir Emmanuel Macron s'obstiner et donc on choisit Gérald Arrmanin, Sébastien Lecnu ou que sais-je, mais ça ne change évidemment rien au film. ou alors l'hypothèse d'un d'un premier ministre de droite ou l'hypothèse d'un premier ministre de gauche. On voit bien encore une fois que la dissolution n'a pas du tout apporter la clarification demandée et je dirais que par rapport à l'année dernière, on a reculé parce que effectivement c'est assez étonnant mais le nombre de candidats a explosé. le nombre de candidats a explosé, y compris à gauche où l'année dernière après pareil une espèce de sketch de quelques semaines euh la gauche s'était entendu autour de la figure de Lucy Cast qui a totalement disparu du jeu.
Elle était pourtant encore là cet été mais elle n'est plus du tout dans le film. En revanche, Olivier Fort, j'entendais Clémentine Autin l'autre jour et cetera. Il y a du monde qui est prêt à y aller.
En tout état de cause. On ne voit pas très bien sur quelle base encore une fois le casting pourrait déboucher sur une forme de stabilité au-delà d'un budget bricolé. Mais je veux dire le le l'avenir du prochain premier ministre a priori n'a aucune raison de durer beaucoup plus longtemps que celui de de François B.
Ouais. Et et compte tenu du modèle français, on avait quatre sénateurs en plateau juste avant qui disaient il faut qu'on passe à une culture du compromis comme à l'allemande. Il faut qu'on réussisse à faire cette sorte de de coalition post-lectorale.
Ça vous paraît possible Je Peterson ? Déjà on peut pas exclure que celui ou celle qui arrivera à Matignon se décide à travailler et trouve justement cette voix du compromis. On peut quand même pas l'exclure.
On verra qui sera nommé. Si c'est Sébastien Lecornu, juste pour rebondir sur ce que vous disiez, qui sait aujourd'hui ce que pense Sébastien Lecornu sur l'éducation, sur le budget, sur tous les sujets qui ne concernent pas son périmètre immédiat, les armées, a priori personne. Il a été plutôt protégé.
Il été retranché aux armées dans un périmètre très régalien avec le dossier ukrainien notamment. Mais au fond, il va arriver avec il va être assez neuf. Certes, c'est l'homme d'Emmanuel Macron, très proche du couple aussi Macron.
Maintenant, il pourrait avoir un regard assez peut avoir un vrai politique, il connaît parfaitement les élus locaux. Il parle la même langue que donc ça c'est un premier point. Maintenant, sur l'histoire du compromis, en réalité la question elle est plutôt à poser Emmanuel Macron.
À quelle concession est-il prêt aujourd'hui ? S'il nomme quelqu'un du Bloc Central et Christelle le disait justement, est-ce qu'il revient sur la taxation des entreprises ? Est-ce qu'il revient sur la fiscalité ou pas ?
Est-ce qu'il a un peu de mou pour négocier avec un peu de PS sans perdre les LR ? On est toujours dans cette équationlà. Maintenant, ça va être le le choix d'Emmanuel Macron est toujours le même.
La on est toujours dans l'aprèsdissolution qui ne règle rien. Mais juste un point, il faudrait pas perdre la pression va être aussi sur les groupes politiques et pas seulement sur le choix du Premier ministre. Il y a une forme de responsabilité qui va maintenant être partagée.
François euh Michel Barnier a été censuré. François Baou vient de tomber. Il va il y a une un ralbol démocratique qui commence à apparaître dans les enquêtes, dans les sondages, dans les dans l'opinion. les gens commencent à être fatigués de ça.
Il va falloir aussi que chacun se mette autour de la table et trouve cette fameuse voie du compromis parce que le risque c'est vraiment de perdre les Français et de dire qu'à la fin s'il s'en désintéresse complètement. Et donc la responsabilité maintenant, elle va vraiment être partagée. Il y a plus vraiment d'autres options parce que si ça ne passe pas et qu'en décembre le budget le prochain premier ministre est censuré, il se passe quoi ?
Il y a deux Alors, il y a il y a une chose pardon, il y a une chose qui me qui me frappe dans ce que vous dites qui est très vrai, c'est que Emmanuel Macron en 2017, il dit "Je vais réconcilier les Français avec la politique." On n' jamais eu une telle défiance. Exactement.
On n' jamais eu un tel espace des abîmes entre la politique et les Français. C'est c'est vraiment tragique. Donc c'est un de ce point de vue-là, c'est un échec mais considérable d'Emmanuel Macron entre 2017 et et 2025 aujourd'hui.
Et par ailleurs, vous parliez de compromis mais pas très clair pour savoir sur le point de savoir quels compromis sont prêts aussi à faire les socialistes. Ils ont deux points qui sont majeurs pour eux, c'est la taxe Zucman et la suspension de la réforme des retraites. S'il veut aller à Matignon et trouver un compromis, sachant que Jean-Luc Mélenchon a dit ce qu'il avait dit hier, bien il va il va falloir en rabattre.
C'est c'est ça la logique de tous les côtés. Et comment est-ce que on fait un compromis quand on a ces deux bornes là ? Alors et donc sur les sur la réforme des retraites, est-ce qu'ils peuvent un petit peu lâcher pour garder la taxation ?
Alors LR évidemment se désolidarise euh une partie de de renaissance aussi. C'est c'est c'est d'une complexité. Il y a une proposition intéressante qui a été faite par Gabriel Atal, on en a pas encore parlé et qui a été poussé beaucoup par de nombreux députés macronistes hier à l'Assemblée qui est de trouver une personnalité qui ne serait pas une personnalité politique hors parti, dit-on parce que les élections et municipales et présidentielles sont trop proches et qui réunirait les groupes politiques pendant 6 semaines à la belge euh ou 3 semaines.
Enfin, oui, voilà. euh pour essayer de trouver tr qu points d'accord sur le budget mais aussi sur la politique à mener euh jusqu'à l'année prochaine euh et à partir de là nommer un premier ministre en fonction de ça. L'Élysée qui a dit qu'il allait nommer un premier ministre dans les jours qui viennent semble avoir fermé la porte à cette idée-là au risque d'une rupture avec le groupe Renaissance parce que vraiment tous les députés que j'ai vu hier étaient favorables à cette solution.
J'ai entendu Ablois des socialistes déjà l'a proposé. Donc ça veut dire qu'ils y sont pas indifférents. Euh et donc il y a une partie des députés en tous les cas peut-être des sénateurs aussi qui seraient favorables à cette option contre l'Élysée qui vraisemblablement envie de garder la main euh sur les jours, les semaines et les mois à venir.
Ouais justement Emmanuel Macron. Alors les insoumis demandent cette institution mais ils ne sont pas les seuls à poser la question du maintien du chef de l'État. On va écouter ce matin le LR Jean-François Copé, invité France 2.
Changer de gouvernement nous amènera aux mêmes causes qui produi les mêmes effets. Dissoudre à nouveau, ça veut dire un risque soit de retrouver la même le même désordre, soit de faire arriver une majorité absolue pour le Rassemblement national. Ça se fait en quelques jours, il y a pas le temps de faire campagne.
J'ai donc proposé cette idée qui me paraît être l'une des seules possibles mais qui je le vois bien n'est pas arrivé du tout dans l'esprit du président de la République qui est de dire bah finalement quand on est à ce point désavoué la question se pose de dire je propose que dans 6 mois au lendemain des municipales moi Emmanuel Macron j'annonce ma démission ce qui fait une présidentielle anticipée au mois de mai prochain et ça donne le temps au partis politique non seulement d'organiser le cas échéant des primaires pour avoir un candidat et puis d'autre pas pour parler au français. Qu'est-ce qu'on veut pour l'avenir ? Et pour prolonger ce que dit Jean-François Copier, on va regarder juste ce sondage.
Haris interactif pour RTL. 66 % des Français seraient favorables à la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il aura d'autres choix que de démissionner Ellisabeth Marci ?
C'est assez étonnant François Copé parce que effectivement il est il est en décalage avec Nicolas Sarkozi par exemple ou Norot qui estime qu'on on ne demande pas la démission. Voilà, on n'abîme pas les institutions. Euh je gér de Gaul avait euh démissionné après avoir perdu un référendum, c'était sa décision.
Mais on ne réclame pas sur la place publique, contrairement euh à ce que font les insoumis, par exemple euh la démission euh du chef de l'État qui a été élue euh par le suffrage universel et cetera. Donc euh il est un petit peu en décalage Jean-François Copé. Par ailleurs, les Français sentent bien que le chef de l'État est aujourd'hui en première ligne et qu'il est plus le problème que la solution aujourd'hui à à la clarification, la fameuse clarification, la vie poétique et à la sortie de cet immobilisme.
Donc oui, il est en il est en première ligne. Lui ne le vit pas du tout comme ça. Euh il estime que il a encore des marges de manœuvre, qu'il a le temps pour lui.
La légitimité, ça c'est vrai, on l'a dit. Euh et donc euh il est le seul à pouvoir le décider. C'est un manque de connaissance des Français ou c'est un péché d'orgueil de la part d'Emmanuel Macron ?
Euh les deux. Non mais c'est vrai les deux. Euh il faut faut en arriver à cette euh à cette conclusion.
Euh mais euh ça va s'imposer à lui euh s'il y a un premier échec. Il faut il y a la la barrière du budget. Il faut que la France est un budget.
Donc là il faut un premier ministre de mission pour trouver un budget. Je pense pas que la solution technique soit euh dans la mesure où il faut travailler vraiment avec la matière parlementaire, il faut trouver des compromis, faut aller chercher les élus, faut un un premier ministre technique, elle a dragué à la française. Je sais pas si c'est le meilleur profil, mais bon, on en voit pas de toute façon d'idéal.
Donc passer le budget, ensuite aller au-delà, ce sera compliqué. un deuxième premier ministre peut-être et puis ensuite il tombera et là effectivement Emmanuel Macron sera obligé de dissoudre mais la démission il faut pas la demander. C'est le premier ministre de la dernière chance pour pour Emmanuel Macron.
S'il échou là quelque part il sera contraint à la démission. Alors, c'est vrai qu'on on a le sentiment de s'en rapprocher. On a le sentiment de s'en rapprocher.
Ce qui est étonnant, c'est que certaines forces politiques joue depuis le départ en été la bascule de la crise politique vers la crise vers la crise institutionnelle. Et donc, de ce point de vue-là, la France insoumise comme l'extrême droite sont assez cohérents, assez constants. L'extrême droite avait mis ça en sourdine pendant quelques temps à cause de l'actualité judiciaire de Marine Le Pen.
Il n'était plus sûr de vouloir la dissolution et cetera, mais ils y sont revenus. Et donc il est très clair que que ce soit une destitution demandée par Jean-Luc Mélenchon ou une dissolution et même une démission évoquée par Marine Le Pen et par Jordan Bardella, il y a des forces politiques qui jouent effectivement la crise institutionnelle. Ce qui est étonnant, comme le disait Ellisabeth, c'est que des personnalités issues par exemple des LR, mais on entend ça désormais en off évidemment de la part de la Macronie et qu'on évoque la démission du président de la République.
Juste un mot, la culture parlementaire, elle n'est pas étrangère à la culture politique française. Ça a été la règle sous la 3e sous la 4e République. On a perdu ça effectivement avec la 5e qui a intronisé la bipartition et le fait majoritaire.
Et donc on a on a oublié la capacité que nous avions à discuter. En réalité effectivement, il pourrait y avoir une voie de passage aujourd'hui si on éétait pas à un an des municipales, enfin quelques mois des municipales et un an et demi d'une présidentielle. Ce serait possible.
Ce serait possible et ça demanderait par ailleurs que Emmanuel Macron admette qu'il a politiquement perdu la main et que psychologiquement il n'est pas au centre de tout. Mais donc Emmanuel Macron lui-même dirait "Demaux main en fait je nomme une personnalité incontestable". Alors peut-être je je n'arrive pas à comprendre l'idée de Gabriel Atal, c'estàd demander ça à quelqu'un qui soit extérieur à la société politique me paraît compliqué mais demander à Gérard Larch ou un tandème Gérard Larchet euh Yael Bron Pivet en leur disant je vous demande pendant quelques semaines de réunir les forces parlementaires et de trouver avec elle une voie de passage et ensuite on verra qui est le premier ministre de cette coalition qui ne dira pas son nom et qui devrait précisément s'entendre sur le point de consensus le plus réduit encore une fois Ah, il y a quelque chose qui a été déjà testé dans la 5e République he c'est la cohabitation.
Voilà, là il y a une option qui est sur la table, une cohabitation claire. Pourquoi ça coince avec des personnalités de gauche type Bernard Casneu ? Parce que Bernard Casneu quand il voit Emmanuel Macron, il lui dit "Avec moi, ce sera une cohabitation dure, c'est-à-dire que l'Élysée ne sera pas en double commande." Ça c'est refusé pour l'instant.
Pourtant, encore une fois, il y a des options qui peuvent être posées sur la table et ce serait un retrait en tout cas une mise à distance de l'Élysée par rapport à il a rien de garanti que ce cohabitant est une majorité au parlement. C'est ça le problème. Mais il y a aussi la nécessité d'envoyer des gages et pourquoi pas d'essayer autre chose.
Et d'où la demande du Rassemblement national de revenir aux urnes. On va écouter le président du parti Jordan Bardella invité ce matin d' RTL. Il y a pas de négociateur à avoir, il y a pas de tierces personnes d'un gouvernement technique qui viendrait mettre en place des projets pour quelques mois.
Il faut revenir devant les Français. La situation dans laquelle nous sommes n'est pas une fatalité. Et moi, je viens de dire que si on ne dissou pas l'Assemblée nationale, si on ne revient pas de les devant les Français d'une manière ou d'une autre, c'estàdire soit par la dissolution du Parlement, soit par la démission du président de la République et par l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle qui pourrait permettre au pays de retrouver non seulement un cap, une majorité, mais de la stabilité.
Alors, je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger d'une situation où encore une fois, je le dis et je le redis, nous n'avons aucune responsabilité et 60 % des Français seraient favorables à à la dissolution selon toujours ce sondage à ris interactif. C'est une hypothèse plus que probable cette dissolution pour vous Christal. Oui.
Alors, pas immédiatement, mais si le Premier ministre qui va être nommé dans les prochains jours, comme nous dit l'Élysée, ne réussit pas à faire voter un budget, ce qui est fort probable vu le contexte politique, on voit pas comment on pourrait échapper à une dissolution. Or, cette dissolution, on ne voit pas non plus pour quelle raison elle apporterait des résultats différents, très différents, en tous les cas, une assemblée gouvernable euh par rapport à la précédente dissolution. Donc c'est là où la démission euh du président de la République se posose, c'est que euh on voit difficilement comment il pourrait déclencher une nouvelle dissolution.
Sachant très bien et on voit pourquoi le Rassemblement national la demande, c'est que euh il en sortirait vraisemblablement avec un groupe encore plus important qu'aujourd'hui. D'autant que tout le monde le dit, le Front républicain ne fonctionnerait pas comme il a fonctionné l'année dernière. Donc ça serait ça serait l'assemblée qui sortirait de cette dissolution serait quasiment ingouvernable une nouvelle fois.
Allez, avant de se quitter, on va regarder ce qu'il y a à la une de vos quotidiens régionaux. Sans grand suspense. C'est François Bairou évidemment qui est à la une de l'immense majorité d'entre eux sous différents angles.
Le constat d'abord renversé pour la République des Pyrénées. Le journal local de François Bairou à peau. Faute de confiance pour Cor ce matin avec une interview du désormais ex-ministre Laurent Marcangel Horizon qui appelle à cibler un accord de non censure.
Casse départ. C'est le titre choisi par les quotidiens du centre de la France dont le journal du centre mais aussi par la dépêche Christelle, on va regarder votre une. Retour à la case départ.
Beaucoup de vos journaux régionaux tournent la page Bairou au suivant. C'est un titre qui revient énormément. La voix du nord, midi libre, le journal de Sonlois et c'est le titre de Sud-Ouest.
Exactement. Jefferson. Vous voulez en dire un petit mot ?
De la une, tout à lire dans les colonnes de Sud-Ouest ce matin, notamment le récit de cette journée surtout l'après Emmanuel Macron prier d'accélérer. Et justement, que va faire Macron ? Et l'autre question à la une du Dauphiné Macron sous pression pour le télégramme.
Et puis on termine par la une de la Provence qui résume d'un mot la situation politique et social. Le blocage à la fois pour Matignon mais aussi parce que des actions bloquont tout se préparent pour la journée de demain. On suivra bien sûr tout ça.
Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous pour analyser cette chute de François Baou. On va y revenir évidemment tout au long de la journée sur la chaîne parlementaire. Quant à nous, on se retrouve demain à 12h30 pour une nouvelle édition spéciale.
Très bonne journée. [Musique] Les bords de la manche là-bas, les falaises du port de Saint-Valerie encu manger ses votés est en scène maritime. On va remonter la scène et visiter ce beau département en compagnie de Catherine Morin Desaï, la sénatrice de l'Union centriste.
La région Normandie a instauré le manger normand, l'obligation d'être en filière courte. Les enfants ils savent que ce qu'il mangent c'est au bout de la rue et en plus ils peuvent aller voir ce qui pousse.
François Bayrou