100 jours suffiront-ils ? - avec Olivia Grégoire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 33 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:48OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est votre cas, Olivia Grégoire ?
- 1:29RelanceÉludée
Ou c'est pas la peine de les interdire du coup ?
- 2:25RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas un moment au sein du gouvernement où vous êtes dit on est allé trop loin ?
- 2:46RelanceRéponse directe
Vous croyez pas ou vous savez pas ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Vous en avez parlé entre vous ?
- 2:49RelanceRéponse partielle
On peut leur lever le pied là, on peut pas continuer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« C'est mon cas. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Évidemment, ça a été mon cas la semaine dernière, ça le sera sûrement la semaine prochaine. »
- 1:10Invité politiqueFait
« moi je me suis engagé en 2017 derrière Emmanuel Macron de façon importante »
- 3:25Invité politiqueFait
« Jamais ! »
- 3:48Invité politiqueFait
« On va taxer les super-profits pour finir. »
- 4:06Invité politiqueChiffre
« Il nous manquait 30 milliards, donc ça ne couvre pas. »
- 4:56Invité politiqueFait
« Ce 49-3, il ne plaît à personne, mais il est passé. »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« il est passé, alors certes, à neuf voix près, on ne l'avait pas. »
- 20:50Invité politiqueFait
« le Covid, faudrait pas l'oublier »
- 21:34Invité politiqueChiffre
« lissée à un peu moins de 6% »
- 21:38Invité politiqueChiffre
« qui était à 14,8% »
- 23:20Invité politiqueFait
« ils ont remarqué qu'effectivement en comparant les marges au plus bas 2021 post-Covid et les marges au plus haut ils concluent que »
- 25:53Invité politiqueFait
« la rente inframarginale »
- 26:04Invité politiqueChiffre
« au-delà de 180 euros le mégawatt-heure »
- 26:28Invité politiqueFait
« qu'il n'y a pas eu d'effet à la baisse alors que les prix de matières premières baissent »
- 26:48Invité politiqueFait
« j'ai pas écrit un bouquin un capitalisme citoyen juste parce que j'avais pas d'autres objectifs après capitalisme à mettre même si sa critique était juste et bien pensée »
- 27:39Invité politiqueFait
« le fait qu'une partie du salaire des dirigeants de ces grandes entreprises soit directement indexée sur la performance environnementale qu'ils ont déployée dans leurs entreprises »
- 30:49Invité politiqueChiffre
« les outils c'est 100 milliards par exemple »
- 31:42Invité politiqueChiffre
« on n'aurait pas eu le chômage à moins de 7% qu'on a aujourd'hui »
- 33:28Invité politiqueChiffre
« c'est à peu près 10 milliards d'euros »
- 33:45Invité politiqueChiffre
« cette baisse de la TVA permettrait de ramener à peu près 13 euros par an au ménage »
- 34:05Invité politiqueChiffre
« il était 45% »
- 35:00Invité politiqueChiffre
« 240 milliards d'euros pendant le Covid »
- 39:11Invité politiqueChiffre
« plus de 4 milliards d'euros »
- 39:15Invité politiqueChiffre
« le montant moyen c'est 790 euros »
- 39:40Invité politiqueChiffre
« ça représente en moyenne pour ceux qui le touchent 2400 euros par an »
- 48:59PrésentateurChiffre
« pour une somme de 30 millions d'euros »
Temps de parole
- Olivia Grégoire52 %
- Présentateur32 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Maintenant qu'on la connaît un petit peu mieux, chers amis, je vous propose d'accueillir sur ce plateau la ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises du commerce, de l'artisanat et du tourisme, Olivia Grégoire. Bonsoir Olivia Grégoire.
Bonsoir.
Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backstreet. Merci à vous. Je le disais, vous êtes ministre déléguée, donc déléguée auprès de Bruno Le Maire, chargée des PME, du commerce, de l'artisanat et du tourisme. Ministre au sein du gouvernement actuellement, ça ne doit pas être simple, parce que vous êtes accueillis à chacun de vos déplacements. C'est une question que j'allais vous poser d'ailleurs par des casseroles. Beaucoup de Français continuent à manifester leur opposition au projet de réforme des retraites via des happenings à l'occasion des déplacements de ministres. Est-ce que c'est votre cas, Olivia Grégoire ?
C'est mon cas. Évidemment, ça a été mon cas la semaine dernière, ça le sera sûrement la semaine prochaine. Après, quand on s'engage en politique, ce qui n'était pas mon cas il y a très longtemps, parce que moi je me suis engagé en 2017 derrière Emmanuel Macron de façon importante, on sait très bien qu'on s'engage dans un truc où on ne va pas souvent vous appeler de dire et plus souvent vous jeter, si ce n'est des casseroles, des tomates ou en tout cas des critiques. Et c'est vrai que moi je me rappelle, là on est en 2023, il y a ces casseroles, après une casserole ça ne t'a jamais attaqué au visage, c'est pas virulent une casserole, ça fait du bruit, ça empêche de causer.
Ou c'est pas la peine de les interdire du coup ?
Non mais après on est là pour se causer, franchement c'est l'idée de l'échange. Oui, oui, c'est pour ça qu'on vous a envie de dire. La démocratie c'est aussi être chahuté, c'est aussi des gens pas d'accord, et je préfère ça que d'autres types d'ustensiles. J'ai aussi en tête des années qui ont été hyper raides, 2018-19 avec les gilets jaunes, des images à Paris, à la base, moi je suis député de Paris, je me souviens quand même de l'arc de Triomphe, que ce soit les feux dans Paris, c'était aussi compliqué d'être député, et puis après j'ai été nommé ministre pendant le Covid, donc il y a eu plus détente aussi que d'être ministre pendant deux ans, masqué avec nos compatriotes.
Donc c'est pas un flush pro-kill, et c'est pas forcément ce que vous cherchez ? Non mais en même temps tu le sais, quand tu pars dans ce type d'engagement, tu sais très bien que ça va pas être pavé de rose, et si tu veux pas être critiqué, si tu veux pas t'exposer, conseil d'amis, mais vous avez pas besoin de moi, faites pas de politique. C'est vrai que quand t'es membre du gouvernement, t'es exposé.
Il y a une différence entre accepter le jeu de la critique dans un débat public, et parfois on se pose la question de chercher la critique, parce que nous depuis janvier on voit ce mouvement qui est durable, un refus profond par la population d'une réforme des retraites, menée avec une méthode très particulière on va dire ça comme ça, est-ce qu'il n'y a pas un moment au sein du gouvernement où vous êtes dit on est allé trop loin ?
Je crois pas, parce que...
Vous croyez pas ou vous savez pas ? Non je sais, enfin je pense que non. Vous en avez parlé entre vous ? Bien sûr qu'on en parle. On peut leur lever le pied là, on peut pas continuer ?
Non mais après tu lèves le pied, tu lèves la jambe, tu recules la jambe, tu recules le corps, et en fait c'est dur d'être un membre d'un gouvernement, c'est dur de gouverner, et ça suppose parfois de prendre des décisions dont on sait pertinemment qu'elles sont difficiles, et qu'elles sont pas populaires. Et je vais vous dire, moi c'est... Je sais qu'il y a plein de gens qui vont pas aimer ce que je vais dire, mais je vais le dire quand même. Dites-le. C'est une des raisons pour lesquelles je suis aussi aux côtés du président de la République, il sait pertinemment...
C'est pas faire des trucs impopulaires ?
Il savait très bien que ce serait très difficile, à quel moment ici, et je me mets dedans, on s'est réveillés, et je me mets dans le truc, en se disant, tiens, j'aimerais bien bosser deux ans de plus. Jamais ! Donc si vous voulez, on savait très bien, à commencer par lui, que ce serait difficile. Après il y a une autre option, il y a une autre option, Jean Massier, il y a une option qui est aussi de se dire, est-ce que la mission, c'est de se dire, c'est chaud, on recule, et que dans 5-10 ans, les gens se réveillent ?
Là, personne ne se réveille en disant, je vais bosser deux ans de plus, mais est-ce que dans 5 ou 10 ans, il n'y a pas des gens qui vont se réveiller en disant, ok, c'était chaud, mais maintenant, on n'a plus rien. On va taxer les super-profits pour finir. Non, mais c'est un vrai débat. Moi, je n'ai pas peur de ce débat. Si seulement taxer les super-profits nous permettait de sauver le système par répartition, qui est un trésor du pays, ce serait facile, mais ce n'est pas le cas. Taxer les super-profits, l'ISF, par exemple,
qu'on a supprimé, c'est 3 milliards et demi. Oui, ça ne couvrait pas du tout le déficit.
Il nous manquait 30 milliards, donc ça ne couvre pas.
Mais en fait, il y a eu dans l'histoire, y compris récente, des gouvernements qui ont reculé sur des trucs face à des pressions populaires. C'est déjà arrivé. À quel moment ? Mettez-vous du côté des manifestants. À quel moment ? Que faut-il faire lorsqu'on est majoritaire dans le pays sur une idée ? Une idée, en l'occurrence, d'opposition à une réforme. Jusqu'où il faut aller pour que le gouvernement retire ? En fait, c'est une question qui devient urgente.
Jean Massier, il y a aussi un processus démocratique, je veux dire. Et je sais que ce n'est pas toujours confortable de rappeler ce que je vais dire, mais moi, je m'entends bien avec plein de députés et pas que les gens de Renaissance. J'ai des gens avec qui je m'entends bien à droite, chez LFI, chez les socialistes. Ils ont tous la légitimité de l'élection. Ils ont tous été élus. C'est pour ça, moi, par exemple, que dans la majorité, je n'aime pas les gens qui castagnent LFI ou le RN. Ils ont autant de légitimité que les gens de la majorité relative. Donc, ils ont tous été élus. Ce 49-3, il ne plaît à personne, mais il est passé.
Nous, c'est la confiance du gouvernement qui a été engagée ce jour-là. Il est passé, alors certes, à neuf voix près, on ne l'avait pas. Mais il y a un truc que je n'arrive pas à oublier depuis ce jour-là, parce qu'en tant que ministre, c'était obligé d'être là en cas de motion de censure. Si on était allé au vote et que ça était passé à trois ou quatre voix près, je pense qu'on serait dans la même situation qu'aujourd'hui. Et on nous dirait qu'elle n'est pas légitime, cette réforme, parce que vous ne l'avez eu que de trois votes. Ce n'est pas tout à fait pareil. Vous ne pouvez pas mettre sur un plan d'égalité
une motion de censure non adoptée à neuf voix près et une loi adoptée. Je ne crois pas.
Je pense que le procès qui est fait serait exactement le même.
Est-ce que vous avez peur de la loi ? Après, je te donne la parole, Manec Joach, que tu la demandes. Alors, est-ce que vous avez peur de la loi de... C'est quoi le terme ? Attends, je suis fatigué. La loi de... Abrogation. Abrogation. La loi d'abrogation qui va être déposée, semble-t-il. Est-ce qu'elle vous fait peur ? Parce que là, il y aura un vote pour le coup.
Bien sûr. J'ai peur de rien, de ceux qui passent par le circuit et le champ démocratique. Les oppositions sont dans leur rôle. Il y a d'ailleurs un autre référendum d'initiative partagée dont on va avoir la réponse le 3 mai, la semaine prochaine, avec l'avis favorable ou pas du Conseil constitutionnel. Tout ce qui passe par le cheminement démocratique ne me fait pas peur. Donc, j'en ai pas peur.
Malek.
On intègre bien que, ok, la responsabilité du gouvernement a été engagée, etc. Tout le monde nous parle de ce process démocratique. Elisabeth Borne, la première ministre, le président de la République, vous ce soir. Est-ce que vous comprenez quand même qu'au-delà du fond de la réforme, et ça, on peut en discuter longtemps, la forme a été problématique pour beaucoup, brutale, parce que même si c'est des dispositifs de la Constitution et d'accord, on peut peut-être parler de processus démocratiques, est-ce que vous comprenez que pour beaucoup de Français, c'est inaudible, inacceptable, violent, brutal ?
Alors, je comprends que pour beaucoup de Français, puisque votre question est précise, ça puisse apparaître tout ça. Je comprends aussi que les temps, et peut-être que c'est tant mieux, ont changé. C'est-à-dire qu'il y a, je ne sais pas, 20 ans ou 30 ans, quand tu avais un 49-3, il y en a eu 100 des 49-3. Il n'y avait pas tout un teint à marre à chaque 49-3. Je vous rappelle que, non mais je ne vais pas vous faire le panégérique du 49-3, il y a plus confortable que le 49-3, mais la CSG, qui est quand même au cœur de notre protection sociale, elle est passée par 49-3. Le Conseil supérieur... Oui, mais le contexte, il n'était pas super détendu non plus après le tournant de la rigueur en 84.
Ça paraît très loin pour ceux qui nous écoutent, mais ce que je veux dire, c'est que je comprends ce que vous dites en termes de perception, mais je pense à ce moment-là qu'il faut aller dire les choses très simplement. Si on estime tous, les gens, les Français, les citoyens, que le 49-3 ou le 47-2, où toute la panoplie qui a été utilisée est, entre guillemets, illégitime, à ce moment-là, il faut changer de république, changer de constitution.
Ça, c'est une drôle d'idée. C'est une drôlement bonne idée. Non, mais c'est le sujet. Mais on en parlait dans la première partie de cette émission.
Ce qu'on a essayé de faire, d'ailleurs, entre 2017 et 2022, qu'on n'a pas réussi à faire. C'est ce que Benalla, mais...
Pas que le Sénat avant Benalla. Oui, c'est vrai. On peut parler de l'historique du 49-3 longtemps, mais pour une jeune génération... J'entends ce que vous dites. C'est là que je vois que j'ai vieilli, pour le coup. Non, mais j'entends ce que vous dites. Absolument pas mon propos, madame la ministre. Au pire, vous auriez raison. J'entends ce que vous dites pour la plus jeune génération. On parle de process démocratique, alors que les députés n'ont jamais eu à voter cette loi. Mais ça, c'est pareil. Est-ce que vous comprenez que ça puisse être complètement logique, illisible, tout en sachant que vous demandez à ces mêmes jeunes, par des TikToks et autres, d'aller voter ?
Je suis complètement d'accord.
Mais sans faire de la poloche, comme on dit de la politique de bas étage, mais on n'est pas arrivé à ce fameux article 7 qui était très important, où il y avait la date des 64 ans, parce qu'il y a eu du brouhaha, et je ne vais pas en dire trop, mais il y a eu quand même légèrement un peu de fruction. Donc, on ne peut pas dire... Vous vous arrangez bien, vous ? Oui et non, parce qu'en fait, nous, c'est à double peine, en réalité. On nous dit, vous n'êtes pas allé au vote, alors qu'en fait, on a difficilement pu aller au vote, compte tenu en 175 heures, et j'en ai fait des lois au dernier quinquennat. C'est rare qu'en 175 heures de débat, on n'arrive pas à un article 7.
C'est quand même qu'il y a eu beaucoup, beaucoup d'obstruction. Et après, critiquer la majorité, en lui faisant payer l'obstruction des oppositions. Voilà. Donc, on n'est pas allé au vote. On n'est pas allé au vote, parce que... Et d'ailleurs, il y a eu des divergences. Je ne voudrais pas que tout le monde s'ennuie à 21h15, mais le groupe GDR, avec le président Chassé, c'est la gauche, démocrate, révolutionnaire... Républicaine. Ah oui, j'ai dit démocrate. Ah non, c'est la fatigue, je vous ai prévenu Jean-Massier, j'étais malade ce matin, mais je sais que le président Chassé ne m'en voudra pas en attendant, c'est la gauche. C'est le groupe communiste. C'est le groupe communiste.
Ils n'étaient pas totalement raccords avec la stratégie de LFI et des écologistes. Ils voulaient avancer. Fabien Roussel voulait aller aussi à cet article 7. Il y avait certains, une partie de la gauche qui voulait y aller, une autre partie qui ne voulait pas y aller. Total et bénéfice, on n'est pas allé au vote, c'était une stratégie plutôt maligne. D'ailleurs, je le reconnais, de l'opposition et des insoumis. Mais après, on nous critique parce qu'on n'a pas pu aller au vote, ce n'est pas nous qui avons fait de l'obstruction en permanence. Claire.
Oui, alors, il n'y avait pas d'adhésion lors de l'élection d'Emmanuel Macron. Il n'y avait pas d'adhésion majoritaire au projet que vous portiez. Et depuis tout à l'heure, j'ai aussi l'impression que vous exprimez comme si, en fait, cette réforme, c'était évidemment la chose qu'il fallait faire pour le bien des Français. En fait, ce que les Français et les Français qui ont manifesté, qui ont fait grève pendant des mois et des mois vous ont communiqué, c'est, en fait, le débat, il porte sur la légitimité de cette réforme et sur le modèle économique que cette réforme implique. Et donc, le fait de passer par... Ce n'est pas un chemin, pardon, c'est un espèce de fil très, très, très sinueux.
Ça, ce sont vos ailes
et tout le respect que j'ai pour vous. Mais c'est un chemin, le 49-3.
C'est un chemin étroit. Après, vous avez votre opinion. Étrois, il faut me l'accorder.
C'est vous qui le qualifiez. Non, c'est un chemin. Je ne vais pas commencer à minorer les outils de la Constitution.
Utiliser tout le P... Enfin, les outils juridiques que vous avez utilisés, ça désigne quand même un chemin assez étroit du point de vue de la démocratie, entendu dans sa conception globale qui implique une démocratie sociale, des manifestations, l'expression par d'autres voies que les stricts outils de la Constitution. Parlementaire, oui. Donc, en fait, la question aujourd'hui se pose d'en fait, qu'est-ce que vous dites à toutes ces personnes qui ont manifesté, qui ont fait grève, qui continuent aujourd'hui à contester votre action globale ? C'est quoi le... Qu'est-ce qu'on ignore ? Tout ça, en fait, vous continuez du coup à gouverner d'une manière aussi...
Mais il faut là utiliser le mot vertical, en fait.
Alors, déjà, il y a une phrase au démarrage de votre question. qui est, il n'y a pas d'adhésion au projet. Ça, et heureusement, dans notre pays, chacun a son point de vue. Il n'y a pas d'adhésion au projet, mais ce n'est pas que la grâce de la magie qui fait que le président de la République, en 2022, se retrouve au second tour. Il y a quand même des gens, je ne dis pas qu'il y en a beaucoup ici ni qui m'écoutent, mais il y a quand même des êtres humains dans ce pays qui ont voté Macron. Non, mais pardon. Je l'ai déjà dit, Madame la ministre, je vous coupe,
je l'ai déjà dit sur ce plateau-là. Il y a des informations qui ont été révélées par Mediapart sur les comptes de finances de campagne. On a appris que dans les sondages qui ont été commandés par l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, l'adhésion à la réforme des retraites, et encore, on parlait de 65 ans à l'époque, on parlait de 3% de l'électorat d'Emmanuel Macron en priorité.
Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que il ne faut pas faire parce que même les gens... Je ne vais pas me référer à des sondages que je n'ai pas vus sortis d'un canard que je n'ai pas lu. Je voudrais vous répondre déjà par respect. Encore une fois, on fait comme si on aurait pu avoir à un moment ou à un autre une adhésion majeure. On l'a vu en 2019. Il ne faut pas oublier que les retraites avant la taxe carbone, c'est ce qui met le feu aux poudres des gilets jaunes aussi. Moi, j'ai 44 ans. Ça fait 20 ans que je m'intéresse à la politique. Je n'ai jamais vu des gens aller dans la rue ou même au café et dire « Ah, mais c'est génial, il faut la faire si il y a trois formes d'irtaille.
» Non, mais il n'y a pas envie si vous voulez.
Il y a une nuance quand même entre une mobilisation massive et un rejet majoritaire dans le pays d'une réforme que vous poussez. Et donc, quelles sont les alternatives ? Moi, c'est votre question.
Est-ce qu'on continue ou est-ce qu'il y a des alternatives ?
Ou la faire sur une méthode différente ? Cette méthode même à laquelle appelait de ses voeux le président de la République d'une co-construction un peu différente, la fameuse phrase « Ce vote m'oblige » qui prononce le soir du second tour au moment de sa victoire. Mais il n'a pas mis en oeuvre
ce qu'il avait vendu dans son programme.
Ça ne vous a pas échappé non plus. Vous l'avez dit, d'ailleurs. Il a mis un an de moins. Il passe de 65 à 64. Oui, ce n'est pas anodin dans le bazar. En termes de compromis...
Ce n'est pas anodin. Deux ans de plus
pour beaucoup de personnes, ce n'est pas anodin non plus.
Mais il y a aussi les gains dans cette réforme. Je sais que c'est totalement inaudible en ce moment, mais il ne faut pas oublier non plus
qui reviendront plus tard. Mais qui reviendront.
Il y a un projet de loi travail qui arrive et on verra ce que donne la proposition de loi des oppositions pour abroger cette réforme des retraites que je respecte, je vous l'ai dit. On a aujourd'hui un projet de loi travail sur encore les carrières longues, sur le travail des seniors, sur un certain nombre de sujets qui ont été en partie censurés par le Conseil constitutionnel et qui rendent cette réforme insatisfaisante pour l'améliorer. Mais si, au bout, la question c'est est-ce qu'il faut la retirer ? Je sais que je décevrai du monde mais que je n'étonnerai personne je ne crois pas qu'il faille la retirer.
Antoine.
Quand on regarde un petit peu les différentes enquêtes d'opinion qui sont faites et même pas seulement sur la réforme des retraites mais de manière plus globale à la question est-ce que la démocratie en France fonctionne bien ou mal ? Vous avez 70% des Français qui répondent la démocratie fonctionne mal, ma voix n'est pas suffisamment entendue. Et du coup, est-ce que ce n'est pas finalement l'exemple typique de cette réforme des retraites qu'il faudrait engager des vraies réformes institutionnelles parce que c'était quand même des choses dont Emmanuel Macron parlait à un moment et on a l'impression que maintenant c'est passé sous silence ?
Alors, je ne crois pas pour l'entendre assez souvent en parler que ce soit passé sous silence. Je crois même qu'ils en ont parlé d'ailleurs avec le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée.
En termes de mesures concrètes du coup ?
D'abord, en termes de mesures concrètes une réforme des institutions ça ne se fait pas en quatre jours. Et si tant est qu'on la fasse pour les Français insatisfaits du fonctionnement démocratique il faut la faire avec les gens. Donc ça prendra un peu de temps cette réforme des institutions. Après, il faut être très opérationnel. Comment une réforme qu'on a tentée au dernier quinquennat en ayant une majorité absolue n'est pas passée et pourrait aujourd'hui passer ? Je ne sais pas pour le coup s'il y a un chemin. Pour autant, je crois et notamment à l'aune des plus jeunes que je fréquente qu'il y a aujourd'hui une forme de...
Il y a des pans entiers peut-être de notre constitution qui ne sont plus tellement adaptés à l'ère du temps. J'entends ce que vous disiez sur le 49.3 Je pense que l'outil n'est pas vertical je le redis je pense que c'est... Non mais j'invite tout le monde à relire Michel Debré version 58 ce n'est pas ce qu'il y a de plus marrant mais c'est assez enrichissant. Après, est-ce qu'aujourd'hui en 2023 où tu as le droit de donner ton avis sur tout la participation sur tout tu peux tout noter tu peux tout... Et c'est notre société aujourd'hui. Est-ce qu'aujourd'hui elle apparaît un peu surannée la cinquième ?
Et je précise que la question de la réforme des institutions fait partie aussi de ce que souhaite faire le président de la République d'ici la fin de son quinquennat donc on verra quelle forme ça prendra.
Oui mais c'est pareil il faut qu'on la fasse ensemble pas les uns contre les autres parce que ça c'est typiquement... C'est un peu tard
enfin je veux dire j'entends mais la question que je vous posais précédemment aussi c'était aussi qu'est-ce que vous comptez faire dans une situation où il y a quelque chose qui s'est cassé dans la société là ? Je ne sais pas si vous en prenez la mesure mais il y a eu là des mois de mobilisation qui vont sans doute se poursuivre et il y a une vraie rupture de ce qui est censé faire le contrat démocratique en fait et comment vous avancez par rapport à ça ? On continue comme si de rien n'était ? Non c'est pas
on continue comme si de rien n'était c'est qu'on a fait une réforme encore une fois que je pense qu'il fallait faire est-ce qu'il faut améliorer encadrer prendre d'autres textes très certainement mais je... Vous savez en 2018-19 avec les gilets jaunes sur les plateaux on me disait tous les jours il y a un truc qui s'est cassé on foutait le feu partout mais bien sûr il y avait un truc qui s'était cassé
C'était pas réparé depuis
C'était déjà cassé avant les retraites vous même vous le reconnaissez et puis il y a souvent des moments de tension où on est distendu et puis après on arrive à se remettre ensemble on a vécu des enfers pendant les gilets jaunes et on a aussi vécu une formidable solidarité pendant le Covid donc il y a des moments où on est hyper tendu en ce moment c'est pas facile je vous ai pas dit que c'était évident c'est pas du tout on continue comme si de rien n'était enfin je veux dire on n'a pas des placements très agréables à chaque fois que vous échangez avec un concitoyen ce sujet est abordé et c'est légitime je le redis donc évidemment qu'on en est conscient ou alors c'est qu'on se déplace pas ou qu'on est tôt ou aveugle
il y a un autre sujet
il y a aussi des gens pardon Jean allez-y il y a aussi des gens vous voyez j'ai fait un déplacement il y a 8 jours dans un système U à Anche il y avait j'étais avec la première ministre pour parler d'inflation et vous voyez il y a un truc que je partage avec vous qui m'a choqué je fais ce déplacement il y a en réalité moins de 10 personnes qui viennent parler à la première ministre dont 3 personnes qui la haranguent mais vraiment sans violence en prenant les chiffres 4, 9, 3 au niveau des chiffres anniversaires en l'occurrence 3 personnes j'entends ces gens qui respectent et d'ailleurs ça fait des images un peu tronquées en l'occurrence juste après on continue le chemin on tombe sur 2 dames en retraite tout juste retraitées qui n'avaient pas compris un truc sur les aidants justement une des dames aidait son mari etc donc on passe un quart d'heure à vraiment parler du fond de la réforme et là ces 2 dames qui étaient plutôt hostiles disent ah bah ça je ne l'avais pas vu je vais regarder donc on est passé d'un je suis contre à je vais regarder et fruits et légumes il y a 2 dames qui viennent aussi à croire qu'il n'y a que des dames au système U de hanche mais en l'occurrence il n'y avait que des dames et elles viennent nous dire discrètement sans gueuler elles viennent nous dire tenez bon si je calcule 3, 2, 2 non mais juste un truc je rentre
elles étaient nouvelles retraitées ça n'applique pas votre raisonnement non mais c'est la pédagogie
non mais attendez c'est pas non je n'aimais pas utiliser le mot pardon
moi je rentre à mon bureau vous ne pouvez pas tirer des conclusions vous tirez des conclusions
des échantillons des sondages avec 1000 personnes donc je peux tirer une conclusion de 10 personnes en un gardeur le seul truc
non mais marché de hanche mais oui
mais je vous garantis que c'est le truc qui est choquant c'est pas ça le truc qui est choquant c'est que je rentre dans mon bureau j'allume une chaîne d'info et je vois un titre comme s'il y avait eu 100 personnes qui étaient tombées sur la première ministre c'est pas la réalité de ce que j'ai vécu je dis pas qu'il n'y a pas des gens pas contents et légitimement pas contents je dis que on a aussi parfois tendance à mettre beaucoup d'images alors qu'il y a aussi des gens et j'en croise beaucoup qui nous disent bon c'est pas facile mais tenez bon voilà et pardon de le dire je sais que c'est je suis pas mainstream ça va pas échapper
vous avez fait ce déplacement pour parler de pouvoir d'achat il se trouve que c'est vous la ministre qui au cours du mois de janvier dernier avait présenté un panier anti-inflation pour lutter contre le phénomène d'inflation je rappelle que l'inflation c'est la hausse tendancielle de l'ensemble des prix c'est ce phénomène là qui pèse durement sur les conditions de vie qui précarise etc j'avais une question quand même à vous poser sur elle vient d'où l'inflation qu'on subit aujourd'hui partout en Europe parce que en fait je préchote la réponse j'ai peur que vous me répondiez la guerre en Ukraine l'augmentation des prix de l'énergie
j'allais être un peu
alors justement est-ce que c'est pas aussi pas mal de spéculation est-ce que c'est pas aussi moi aussi je vois où vous arrivez alors du coup c'est vous qui a interviewé pas moi donc expliquez nous vous pourquoi on a une inflation aujourd'hui
un peu des deux général massier grand un d'abord et avant tout le Covid faudrait pas l'oublier c'est à dire qu'à la fin du Covid 2021 à peu près dans le monde entier la production repart oui à l'origine de l'augmentation des prix de l'énergie il y a ça il y a le fait que l'offre et la production les usines du monde entier repartent en même temps et donc ça tire beaucoup sur l'énergie ce qui ensuite va entraîner concomitamment à la guerre en Ukraine une nouvelle tension sur les prix de l'énergie et donc une intégration de ces hausses des coûts de l'énergie mais pas que aussi des matières premières dans le prix de vente de beaucoup de nos produits alimentaires d'où le fait qu'on ait une inflation globale lissée à un peu moins de 6% mais qu'on ait une inflation alimentaire qui est beaucoup plus élevée qui est au mois de février qui était à 14,8% c'est l'origine récente et certains se questionnent alors parmi lesquels l'Institut Laboici pour ne pas les citer mais aussi l'inspection générale des finances c'est important de le dire aussi sur il y en a-t-il qui sont en train de se gaver sur ces hausses de prix en explosant leurs marges et en se vendant de l'argent sur le dos des consommateurs c'est une très bonne question
ça peut être une préoccupation des gens qui voient le prix augmenter au super U et qui en même temps quand ils ouvrent leur journal ils se rendent bien compte qu'il y a des bénéfices records qui sont distribués auprès d'actionnaires peut-être que ça se mélange dans leur tête que ce n'est pas les mêmes qui font du pognon mais à ce moment-là dites-le nous est-ce que les grandes enseignes se font un max de fric sur un contexte d'inflation en en profitant pour augmenter leur marge
déjà il y a une réalité c'est que depuis maintenant à peu près 6 semaines un certain nombre de matières premières commencent à baisser exemple le blé contre exemple le sucre qui continue à augmenter donc il y a certaines matières premières qui descendent et d'autres qui se maintiennent à un niveau élevé aujourd'hui on a quelques chiffres et je tiens à dire c'est assez rare que pour le coup je suis assez d'accord avec l'Institut de la Boétie en tout cas même si on n'a pas les mêmes dates parce que l'Institut de la Boétie fait un parallèle mais il faut être précis quand on parle de ces sujets entre eux
l'Institut de la Boétie je précise que c'est le think tank de la France Insoumise pour ceux qui nous écoutent voilà merci pardon je n'avais pas fait
non non je me fais quatrième ils ont comparé les chiffres de l'inflation alimentaire entre le quatrième trimestre 2020 non les chiffres des marges entre le quatrième trimestre 2021 et quatrième trimestre 2022 et alors ?
et alors en fait ils ont remarqué qu'effectivement en comparant les marges au plus bas 2021 post-Covid et les marges au plus haut ils concluent que l'industrie agroalimentaire pour être précise est en train de reconstituer presque outrageusement ces marges ce que en parallèle l'Inspection Générale des Finances a fait c'est que nous avons regardé non pas 2021-2022 mais un peu plus long 2019 juste avant le Covid 2022 ce qu'il faut dire pour être juste et je voulais vous amener le graphe mais j'avais peur de vous ennuyer mais il est très visible dans l'étude de l'IGF l'Inspection Générale des Finances c'est que les marges de l'industrie agroalimentaire se sont effondrées en 2021
Covid
effondrées et donc ils sont en ce moment en reconstitution de marges post-Covid la vraie question que pose la Boétie et que pose Bercy c'est est-ce que c'est juste une reconstitution de marge ou est-ce que c'est une tendance où vous êtes en train d'en prendre plus
que ce que vous aviez perdu en 2021 admettons que ce soit une reconstitution est-ce que c'est une reconstitution qui est juste morale et acceptable dans un contexte de forte précarité qui pèse sur l'ensemble des populations dans ces pays-là et de fortes inégalités non mais admettons je veux bien accepter qu'on est passé par un creux et qu'ils sont simplement en fait en train de revenir au niveau d'avant
c'est ce qu'on est en train d'observer pour l'instant mais nous on a dit deux choses d'ailleurs on n'a pas fait que dire
est-ce que vous leur tordez le bras est-ce qu'il y a un contexte légal législatif ou réglementaire expliquez-nous justement parce que est-ce que ça repose sur la bonne volonté ce panier anti-inflation des distributeurs le panier c'est un parce qu'il y a tous les acteurs
là on parlait de l'industrie agroalimentaire c'est pas la grande distribution mais je veux pas perdre les jambes c'est un des marchés les plus complexes c'est d'ailleurs intéressant l'alimentaire mais sur l'industrie agroalimentaire pour terminer s'il y a des coquins pour la faire vite qui sont en train de faire plus que de la reconstitution de marge et de se faire de l'oseille pour aller vite sur le dos des consommateurs ça va se voir assez vite si c'est le cas on a écrit avec Bruno Le Maire il y a maintenant un petit moment à l'ensemble de l'industrie agroalimentaire au gros en leur disant refaites des négociations avec les distributeurs puisque les prix baissent on vient de se le dire sur le blé il faut que les prix baissent dans vos produits à horizon de cet été donc ça un certain nombre d'acteurs de la grande distribution ont déjà commencé à renégocier pour faire baisser les prix en vue de l'été vu que les prix des martillaires premières baissent donc c'est en train d'arriver si jamais ça n'arrivait pas je veux quand même le dire nous ferions très simplement ce qu'on a fait sur les énergéticiens ça s'appelle ça porte un nom barbare qui s'appelle la rente inframarginale
ce qui veut dire une taxation
ce qui veut dire que et comme quoi l'Europe parfois contrairement à ce que disent certains ça peut être utile c'est l'Europe qui l'a voté sur les énergéticiens au-delà de 180 euros le mégawatt-heure ils peuvent faire de la rente c'est capté par les états et c'est d'ailleurs comme ça qu'on aide les entreprises et les ménages donc l'argent est capté au-delà d'un certain montant donc c'est une taxation des super profits
si jamais il y a des super profits
donc vous l'avez très bien résumé ouais c'est ça ok d'accord une question chacun et ça Bruno Le Maire s'est exprimé parce qu'on bosse un peu ensemble et c'est pas si peut-être un jour éventuellement si on se rend compte à l'été sur l'industrie qu'il n'y a pas eu d'effet à la baisse alors que les prix de matières premières baissent on prendra nos responsabilités d'accord Antoine
Emmanuel Macron aujourd'hui a déclaré qu'il était choqué par la rémunération des grands patrons vous allez limiter les salaires ?
c'est une question à laquelle je m'intéresse depuis longtemps parce que j'ai pas écrit un bouquin un capitalisme citoyen juste parce que j'avais pas d'autres objectifs après capitalisme à mettre même si sa critique était juste et bien pensée c'est celui-là qui me passionne depuis longtemps il y a déjà des travaux là-dessus beaucoup notamment du mouvement Impact France des entrepreneurs engagés sur des clés qu'on pourrait mettre en place entre le salaire des salariés et le maximum pour les patrons bon c'est le cas dans la fonction publique dans les grandes entreprises publiques il y a des maximums je suis comme le président moi parfois choqué des différences entre les salaires médians moyens et les salaires des dirigeants et donc j'avais écrit dès 2020 et porté d'ailleurs chez Renaissance le fait qu'on réfléchisse à ces sujets au même titre que j'ai porté et que j'aimerais qu'on s'y attelle à l'Europe le fait qu'une partie du salaire des dirigeants de ces grandes entreprises soit directement indexée sur la performance environnementale qu'ils ont déployée dans leurs entreprises en fixant des objectifs si les objectifs sont atteints ils obtiennent leur salaire s'ils ne l'ont pas ils n'obtiendront pas le niveau espéré donc je crois intéressant de se pencher sur ce sujet tout en étant même si je sais que l'époque ne s'y prête pas beaucoup tout en faisant gaffe et aux outrances et aux caricatures on a aussi un enjeu d'attractivité de bons patrons pour des très grandes boîtes et on le voit et là aussi c'est politiquement inconfortable ce que je vais vous dire mais sinon il faut faire autre chose on a du mal par exemple dans la fonction publique à recruter des grands patrons parce que les salaires ont été capés comme on dit et donc il faut réfléchir à ce sujet en faisant gaffe de ne pas prendre des mesures trop des magots j'ai lu des choses il y a quelques minutes encore qui caperaient à 35 000 40 000 euros par mois ça dépend de l'activité ça dépend du chiffre d'affaires ça dépend du type de boîte je ne sais pas je ne suis pas sûr qu'il faille une règle pour tout le monde mais que peut-être on incite les entreprises à établir des règles de 3 pour qu'il y ait une sorte de proportionnalité dans les entreprises me semble être un sujet intéressant voire important pour un capitalisme plus citoyen et par contre quand tu montes au cocotier tout ça les fesses propres vous la connaissez ou pas ?
je me suis fait choper la dernière fois avec une vanne comme ça que personne ne comprenait donc maintenant je fais attention quand tu montes au cocotier il faut avoir les fesses propres merci mais comme toi je n'étais pas si seul j'entends aussi beaucoup de patronnes d'associations un peu médiatiques qui critiquent les salaires des hauts dirigeants mais quand on leur demande à elles combien elles touchent
je n'ai toujours pas de réponse
donc je pense que quand on donne des leçons il faut être irréprochable je n'en doute pas mais je ne le sais pas c'est des débats que j'avais eu il y a quelques années maintenant ce n'est pas aujourd'hui un élément public contrairement à un certain nombre de salaires qui sont publics donc quand on critique il faut aussi être transparent Claire
alors deux éléments de question dans une à la fois sur le choix de laisser du coup les industries agroalimentaires reconstituer leurs marges dans un contexte où la précarité du coup augmente sous l'effet de la hausse des prix et de l'inflation et à la fois sur cette question de laisser filer les salaires des grands patrons c'est des choix politiques tout ça dans les deux cas
il y a un talent mais vous avez une reformulation mais c'est normal mais qui est je n'ai pas dit laisser librement l'industrie agroalimentaire reconstituer ses marges je pense qu'il faut que nos boîtes d'agroalimentaires s'y retrouvent pour le moment
c'est des lettres adressées en demandant en demandant donc en fait
d'abord on écrit une lettre et après on prend des mesures plus raides
ça fait des mois qu'elle est là et ça fait des mois que des ménages sont dans des galères et donc en fait le moment de l'action volontaire et ferme du gouvernement arrive
Claire Claire continue ta question vas-y vous ne pouvez pas dire ça
c'est quels outils que vous déployez pour agir sur les problèmes que vous-même admettez
mais quels outils mais c'est tous les jours les outils c'est 100 milliards par exemple les outils pour que vous moi ici vous vous vous ici on n'est pas 200 euros de plus par mois sur sa facture d'énergie 200 non mais je sais que vous êtes habitués on s'est habitués à ces chiffres donc maintenant on s'en fout parce qu'on les a répétés 10 fois c'est pas ce que je dis c'est que quand on entend Bruno Le Maire on n'a rien
sur le choix politique de laisser les industries agroalimentaires reconstituer leurs marges au lieu de par exemple bloquer les prix ou autre donc de protéger les consommateurs plutôt que de laisser les marges des industries agroalimentaires
elle est biaisée votre question pardonnez-moi elle est biaisée parce que si vous ne laissez pas un industriel reconstituer une partie de sa marge ils crèvent donc qu'est-ce qu'on veut derrière que les boîtes se tirent de France parce que derrière il y a des agriculteurs il y a des éleveurs donc c'est un enjeu d'attractivité
s'il n'y avait pas eu l'inflation ils n'auraient pas reconstitué et augmenté leurs marges
on n'aurait pas eu le chômage à moins de 7% qu'on a aujourd'hui en l'occurrence si on avait on ne laissait pas l'industrie enfin si vous voulez c'est pour ça que j'aurais dû amener ce graphe de l'ISGF mais je vous l'enverrai pour le coup on en recosera ensemble ils étaient là on ne veut pas qu'ils remontent là ils étaient là on trouve légitime aussi pour survivre que ces industriels de l'agroalimentaire puissent remonter là pas là là
oui mais dans un contexte d'inflation qui pèse il n'a pas échappé il y a peut-être une mesure plus juste qui peut être trouvée
c'est quoi la mesure plus juste alors bloquer les prix moi ça m'intéresse il y en a deux que j'ai observé de près il y a bloquer les prix c'est un exemple et puis il y a la TVA 0 de Madame Le Pen sur les produits de première nécessité donc l'avantage c'est que les deux ont été éprouvés et sont mises en oeuvre donc la première sur la suppression de la TVA elle est tentante comme ça quand tu la vois tu te dis ça fait baisser 15% possiblement le prix mais ça ne se passe pas du tout comme ça premièrement et vous le savez comme moi en général la baisse de la TVA elle est captée par les entreprises on l'a vu pour les restaurateurs on l'a vu plein de fois dans l'histoire
en droit
on n'a pas réussi à le faire donc je ne vois pas comment on arriverait aujourd'hui à le faire on en revient
en même type de problématique
c'est pas un problème de volonté politique c'est un problème de droit en l'occurrence vous connaissez bien l'économie et vous y travaillez aussi en 2016 plus récent les protections hygiéniques 20% à 5-5% vous avez trouvé qu'elle baissait vraiment vous en tant que consommatrice moi non pourquoi ?
parce qu'elle a été captée donc la baisse de la TVA elle a un gros désavantage c'est qu'elle coûte un bras à l'état c'est à peu près 10 milliards d'euros deuxièmement aucune garantie que ça fasse baisser le prix de vente troisièmement elle a aussi un effet assez faible et ça a été chiffré pendant la dernière campagne électorale cette baisse de la TVA permettrait de ramener à peu près 13 euros par an au ménage c'est une blague c'est un euro par mois c'est une blague c'est quand même 200 fois moins puissant que ce qu'on fait avec le bouclier tarifaire donc ça ne fonctionne pas sur le blocage des prix ils l'ont fait en Hongrie et je vous invite à regarder le niveau de l'inflation alimentaire en Hongrie j'ai vérifié avant de venir il était 45% et donc le blocage des prix c'est le blocage des prix qu'il a provoqué mais il y a une situation assez différente en Hongrie il y a d'autres pays si je vous parle de l'Argentine par exemple j'ai pas cité le Venezuela l'Argentine qui a entraîné le blocage des prix des viandes en Argentine les situations politiques dans chaque pays non mais oui mais non vous ne pouvez pas les effets économiques des mesures donc à chaque pays ça varie non oui
l'effet politique d'une mesure économique va aller selon le contexte
non je crois pas sur l'Argentine juste vous dire ils ont tout exporté la viande et les Argentins eux-mêmes se trouvaient en pénurie de viande de bœuf donc moi je veux bien essayer tout ce qui se plante à côté mais il s'avère que ce pays est quand même celui qui a eu même si on n'aime pas Macron et c'est fort possible et je l'entends quand même l'inflation la plus faible et quand même je sais que on n'a plus envie d'en parler mais on a quand même été à la fois ceux qui avons mis le plus pour protéger les gens 240 milliards d'euros pendant le Covid et à la fois le pays qui retrouve la croissance économique le plus vite donc on a le droit aussi de se réjouir de ces deux trois trucs là on a encore une croissance dans ce pays c'est une bonne nouvelle
Malek Madame la ministre avant de vous poser une question je vais me permettre de donner un avis et de dire que je suis en total désaccord avec vous vous avez dit il y a quelques instants que ma camarade Claire avait un talent elle en a plus d'un heureusement qu'elle est là c'est joli oh c'est joli et ma question en espérant pouvoir la terminer mais oui on a compris tous les outils les actions que vous faisiez avec les gros acteurs de l'agroalimentaire le panier inflation en face de ça on a des des travailleurs des jeunes travailleurs à qui on ne peut pas leur reprocher de profiter des aides sociales ou peut-être d'envoyer des aides sociales au Maghreb par exemple des gens qui travaillent et qui n'arrivent pas à vivre de leur travail on parle souvent en pouvoir d'achat oui d'accord on peut aussi peut-être parler à la question de salaire aujourd'hui quand on est travailleur en France et qu'on n'arrive plus à vivre de son salaire qu'on est obligé de supprimer un repas dans la journée parce que ça c'est ce qui se passe vraiment avec des jeunes travailleurs qui sortent tout juste d'études et qui sont obligés de faire une sélection c'est quoi la réponse du gouvernement madame la ministre ?
La réponse du gouvernement c'est que d'abord le seul levier sur lequel le gouvernement peut directement agir sur les salaires c'est le SMIC le SMIC augmente et a augmenté et c'est bien normal à hauteur de l'inflation aujourd'hui deuxièmement c'est toujours pas dans ce pays et pour le coup je trouve que c'est tant mieux toujours pas l'état qui gère les salaires et heureusement c'est les entreprises aujourd'hui au delà d'augmenter le SMIC ce sur quoi il faut qu'on bosse et c'est ce qu'on va faire dès les semaines qui viennent c'est améliorer parce que peut-être vous allez rejeter cette idée mais moi quand j'étais plus jeune c'est comme ça en partie que mes parents s'en sortaient il y a le salaire et il y a les primes on a aujourd'hui un vrai sujet d'inégalité sociale dans notre pays c'est ce sujet on appelle ça le partage de la valeur c'est pas forcément le plus parlant mais
ça le mérite d'être clair il y a dedans
la participation l'intéressement l'épargne salariale l'actionnariat salarié et aujourd'hui c'est simple soit vous êtes dans une grande entreprise de plus de 1000 salariés vous y avez accès à 50% ou 70% soit vous êtes dans une petite boîte une TPE une PME vous n'avez pas droit
donc je précise pour ceux qui nous écoutent que quand vous bossez dans ce type de boîte l'entreprise dès lors qu'elle a plus de 50 salariés a l'obligation de proposer à ses salariés un mécanisme parmi ceux qui existent permettant aux salariés de toucher un petit peu de l'argent du bénéf qui a été fait l'année dernière par la boîte
de la prime participation c'est vraiment partage des bénéfices l'intéressement c'est plus lié à la performance et puis l'actionnariat salarié c'est intéressant c'est le patrimoine de l'entreprise c'est comme ça que dans les années 1960-1970 il y a des milliers et des milliers par exemple d'ouvriers de gens qui n'étaient pas cadres mais qui ont pu avec de l'actionnariat salarié avoir des actions de leur boîte et un jour devenir propriétaire il y a une grande histoire de l'actionnariat salarié dans nos pays
mais donc du coup il y a une volonté du gouvernement d'abaisser le seuil d'abord
il y a une volonté du gouvernement de faire descendre et ça fait des années que je l'appelle de mes voeux ces dispositifs dans les petites boîtes mais en lien aussi comme moi je vous connais mal mais vous avez plein d'autres qualités qu'une seule je répète c'est vrai que vous dites à juste titre la démocratie sociale ça c'est typiquement des choses qu'on discute aussi avec les syndicats des représentants patronaux et salariés l'ANI l'accord a été signé par les syndicats et je le salue qui ont bâti justement un dispositif qui permet de faire descendre la participation en dessous de 50 salariés de faciliter la prime du partage de la valeur qu'on a mis en place il y a maintenant deux ans et qui cartonne il y a eu 5 millions et demi d'actifs qui ont bénéficié de la prime partage de la valeur pour plus de 4 milliards d'euros et le montant moyen c'est 790 euros c'est pas 12 euros c'est pas anodin donc nous ce qu'on veut c'est booster ces dispositifs les rendre plus accessibles et plus obligatoires dans les petites entreprises et faire en sorte qu'on ait moins de différences je voudrais quand même vous donner ce chiffre alors il date de 2020 parce que les études ont un peu de retard mais il est important si vous prenez les chiffres de la Darès 2020 entre participation intéressement actionnariat salarié ça représente en moyenne pour ceux qui le touchent 2400 euros par an c'est un 13ème mois pour tous donc moi c'est un de mes combats j'ai posé une proposition de loi avant d'être ministre sur ces sujets je me fais souvent attaquer à base de oui mais c'est des primes c'est pas du salaire
c'est vrai d'ailleurs dans le chat il y en a beaucoup qui le disent
j'ai pas regardé mais c'est pour ça on ne cotise pas
sur les primes par exemple
mais c'est un débat à poser pourquoi pas moi je suis pas bêtabloqué là-dessus pourquoi pas
c'est un débat qui sera posé dans l'hémicycle à l'occasion de la loi qui va arriver partage de la valeur il a été annoncé pour quand d'ailleurs avant l'été oui c'est avant l'été c'est juin je crois et bien on suivra ça de très très près on suivra ça de près évidemment ça fait partie des gros textes qui vont arriver sur lesquels le gouvernement entend réenclencher un dialogue social on verra après le 1er mai nos prochaines journées de mobilisation contre la réforme des retraites chers amis on a pris un tout petit peu de retard je vous propose qu'on enchaîne avec la séquence suivante le quiz à la con c'est pas compliqué le quiz à la con 5 questions 4 propositions de réponses vous essayez autour de la table de me dire quelle est la bonne réponse à la question et vous dans le chat vous jouez aussi puisque vous allez voter dans les sondages A, B, C ou D selon la réponse que vous pensez être la bonne voilà c'est assez simple les premières questions de ce quiz à la con certaines marques ont fait leur pub sur les protestations à la casserole récemment lequel de ces slogans est faux ?
réponse A à ce prix là ça peut faire du bruit de Ikea réponse B nous fabriquons des casseroles qui font avancer la France de Christelle réponse C une casserole parfaite pour le mettre dans la sauce de Tefal réponse D vente spéciale de dispositifs sonores portatifs moins 50% sur toutes les casseroles de Emmaüs d'après vous parmi ces 4 propositions laquelle est fausse ? il y en a 3 qui sont vraies moi je dirais C la C de Tefal
ils ont beaucoup d'humour c'est ça en fait je trouverais et en plus je trouve ça je trouve ça bien amené
pas de casserole pour le mettre dans la sauce non je sais pas ?
ouais je sais pas
j'aurais dit D vous auriez dit D celle d'Emmaüs vente spéciale de dispositifs sonores portatifs moins 50% pour toutes les casseroles vous pensez qu'Emmaüs n'est pas capable de faire ça ? ouais Emmaüs est capable de tout me faites pas dire ça
et surtout du meilleur d'ailleurs
ouais bah ouais surtout il est où le sondage ? il est en haut du chat clique dessus et vote dis nous ce que t'en penses donc toi tu dirais la réponse C spontanément Antoine tu restes dessus ? ouais moi je suis sur la C
vous avez pas confiance en tes fales
moi je vais dire la B puisque la C moi j'ai envie d'y croire
la B nous fabriquons des casserole qui font avancer la France de Christelle Christelle c'est un fabricant d'ustensiles de cuisine je crois j'en sais rien moi je fais pas la cuisine donc voilà je bouffe des pâtes d'accord elle manque de panache en fait elle manque de panache je vais y croire à la C et je regarde les réponses du chat le chat vote à 61% pour la réponse C ok et donc vous Olivier Grégoire vous restez sur la réponse D d'Emmaüs ok et bien la bonne réponse c'était la réponse C bravo le chat ouais ouais ouais effectivement bien joué ouais ouais mais effectivement les autres sont vrais donc vente spéciale de dispositifs sonores portatifs moins 50% sur toutes les casseroles c'est Emmaüs qui a sorti ce slogan des pâles
si vous regardez c'est le moment faut embaucher Max
je vous demande deuxième question de ce Couselacon vous allez devoir compléter une anecdote racontée par Michel Denizot je cite Michel Denizot lors d'une rencontre entre Sarkozy et Denizot les deux hommes parlent de cinéma Sarkozy raconte qu'il adore le 7ème art et se vante d'en consommer énormément pour joindre l'image à la parole Sarkozy ramène une pile de DVD en expliquant qu'il a vu tous ses films qu'a apporté comme pile de DVD Sarkozy et Denizot comment je sens que je sais est-ce que c'est une pile de films réponse à Disney est-ce que c'est une pile de films piratés est-ce que c'est une pile de DVD encore plastifié ou est-ce que c'est une pile de boîtes vides l'une de ces 4 anecdotes est vraie elle a été racontée par Michel Denizot
on va lasser encore ça serait magique tu penses qu'il est venu
avec des DVD sous plastique en disant regarde j'adore le cinéma j'ai tout vu tu crois vraiment
oui c'est ça ou boîte vide mais ça doit être une dinguerie un stéphar sous blister et tout franchement
non mais c'est j'en sais rien mais c'est vrai qu'il paraît d'ailleurs c'est Nicolas Sarkozy qui avait raconté ceci dans je sais plus quelle interview que c'est son épouse Carla Bruni qui lui avait considérablement ouvert l'esprit sur les arts la musique etc parce que avant c'est pas très gentil pour Cécile Sarkozy mais apparemment avant il était moins féru de culture voilà
j'ai grâce à des amis qui travaillent dans la musique et qui ont l'occasion de travailler avec Carla Bruni on m'a dit que Nicolas Sarkozy avait maintenant une oreille musicale grâce à Carla Bruni mais c'est formidable c'est magnifique il n'est jamais trop tard non non mais c'est très bien très bien à défaut d'avoir un sens politique let's go
allez voilà allez là allez et un sens judiciaire
faites gaffe je vous rappelle Matignon on sait jamais il a dit non mais on sait jamais ah on sait jamais ouais c'est une option
qu'est-ce que vous en pensez le chat a voté réponse C l'acé oui il y a les coups de l'acé les DVD encore sont plastiques d'accord qu'est-ce que vous en pensez
moi c'est
comme le collectif
je vais pas faire chevalier seul
Malek toi tu dis l'acé
c'est pareil je reste sur l'acé Antoine
réponse C je peux pouvoir dire que je suis d'accord et c'est la bonne réponse effectivement oui oui oui bravo bravo bravo le chat oui effectivement c'était bien des DVD encore plastifiés ce petit chat en vrai la pile de films piratés ça me fait marrer j'aurais bien vu Nicolas Sarkozy qui a réussi avec ses vieux CD écrits au stylo dessus piratés qui arrivent les uns après les autres ça va on les a tous donc voilà donc c'est une anecdote que l'on trouve dans le livre Bref de vie de Michel Denizot qu'on remercie pour cette anecdote extraordinaire troisième question de Secuse à la con lequel de ces lieux touristiques existe vraiment je rappelle qu'on a la ministre du tourisme sur le plateau réponse A une réplique d'un village français au coeur de la jungle malaisienne réponse B une réplique d'une favela brésilienne dans un quartier de Londres réponse C une réplique d'un ranch américain perdu au milieu de la Sibérie ou réponse D une réplique de l'Assemblée nationale aux îles Caïman parmi ces quatre propositions laquelle existe vraiment comme mieux touristique la D évidemment
j'ai envie de voter la D bien évidemment la D on y a trouvé Jérôme Cahuzia quand il était député
et il a fait voter des lois sur la fraude pistale à l'époque ouais ouais ouais les yeux dans les yeux toujours les yeux dans les yeux bien sûr ça donne pas alors moi les trucs reconstitués déjà par principe quelle horreur mais j'en parlais avec un copain américain qui me disait mais tu te rends pas compte vous les européens vous vous la pétez parce que vous avez une histoire de 2000 ans etc parce que oui il y a des châteaux forts qui se baladent dans vos départements nous bon bah il n'y a rien en fait donc oui reconstituer un vieux quartier un peu européen médiéval pour nous c'est ouf c'est une destination touristique de dingue j'entends chacun son temps j'entends n'empêche que moi il n'y en a aucun dans lequel j'ai envie d'aller
ça me parait physiquement typiquement impossible ah merde
je suis d'accord non mais attends sens de l'humour ironie urss c'est tout c'est rien c'est que Ronald Reagan il a fait une tournée au stage
c'est glacé oui mais bon c'est pareil sens de l'humour c'est moi ça me dit bien moi je sais t'es toute seule
dans ton truc parce que les autres une fois que t'as sorti ton argument ils ont dit non elle a tort donc réponse C moi je veux croire en la B toi tu veux croire en la B la favela brésilienne dans un quartier de Londres je pense que c'est un cynisme ah bah ouais mais mec
t'imagines c'est dans la city dans la city à Londres alors je vais peut-être me faire tirer dessus pour ce que je vais dire mais c'est un peu anglais ce cynisme waouh
mais non attends les lords britanniques ils ont la chance de le mot absolument expliqué
t'as une franco-britannique ici je ne serais pas invité au courant de mon tour
et bah vous avez un humour de merde voilà c'est dit c'est pas là qu'il dit non mais ouais la favela brésilienne bah ouais après le village français c'est dans le coeur de la jungle malaisienne moi j'ai vu des malaisiens construire des trucs sur Youtube des piscines et tout non j'en sais rien je sais pas je sais pas donc du coup vos réponses toi t'as dit la réponse T ouais Olivia Grégoire également c'est ça le ranch américain au milieu de la Sibérie la B pour moi toi tu dis la réponse B la favela brésilienne dans le quartier de Londres
moi je reste sur la D
et toi tu restes sur la réponse D une réplique de l'Assemblée nationale aux îles Caïmans et bien la bonne réponse le chat t'as voté quoi ? le chat t'as voté réponse T merci t'as regardé personne n'a la bonne réponse c'était la réponse A ohlala et ouais le village français au coeur de la jungle malaisienne on a des images c'est un village de Colmar hein ? ouais absolument c'est ouf c'est dans la jungle malaisienne regardez comme c'est beau le premier ministre malaisien en visite en France a adoré le village et il a fait construire non c'est pas une histoire a fait construire une réplique de son centre-ville en plein coeur de la jungle malaisienne pour une somme de 30 millions d'euros
oh le caprice mec
hyper sympa je vais dans un petit village
il y a des chiffres de taxation des super profils là-bas on prend une petite baraque à 30 millions
Colmar Colmar absolument charmant je veux la même chose dans la jungle s'il vous plaît c'est ouais voilà donc ça existe à visiter évidemment en Indonésie en Malaisie pardon excusez-moi quatrième question de ce quiz à la con de quand date le tourisme ?
A madame la ministre oula la tête qu'elle a faite réponse A de l'Egypte ancienne avec les prozières croisières sur le Nil réponse B de la Rome antique où les romains allaient admirer les pyramides égyptiennes c'est celles qui font de l'électricité là réponse C du Japon féodal où les nobles organisaient des séjours vers la Corée ok parce que c'était déjà à la mode de la révolution française où les décapitations publiques attiraient les curieux du monde entier de quand date le tourisme ?
c'est une vraie question je vous rappelle qu'on avait comment il s'appelle Philippe Martinez sur ce plateau à qui on a demandé de quand date le premier tract syndical il savait lui au moins non il s'est planté ça me rassure j'ai moi l'impression c'était l'Egypte antique non non c'était l'Egypte antique on a retrouvé une tablette syndicale voilà bref pour l'anecdote du coup d'après vous de quand date le tourisme parmi ces 4 là ?
il y en a qui ont envie de dire des juste par chauvinisme ouais d'accord des croisades oh non c'est moche ça non non non pas ouf pas ouf moi je dirais B a priori toi tu dirais B la Rome antique ouais ouais non c'est vrai que les pyramides d'Egypte faisaient alors ça dépend à quel moment de l'histoire de l'Empire mais oui ils faisaient partie de l'Empire romain
non mais le principe d'aller voir autre chose ailleurs enfin c'est forcément enfin aussi ancien que l'humanité les sociétés
mais fais pas ta chercheuse là c'est un quiz à la con c'est écrit par Max c'est pour rigoler putain Max il est pas allé aussi loin non je veux dire c'est un phénomène social mais oui évidemment bien sûr que t'as raison oui c'est sûr
non mais donc c'est le truc le plus ancien
l'homme de Cro-Magnon il allait voir dans la caverne d'à côté pour les peintures comparer les peintures
parce que le tourisme organisé avec des installations prévues pour etc c'est la modernité
il y a Jules qui dit de tout temps l'homme en fait voilà tu vois il te troll mais oui c'est la modernité oui le tourisme de masse oui ça c'est moderne j'adore le 747 d'ailleurs c'est horrible du coup vos réponses A réponse A pour la ministre du tourisme l'Egypte ancienne les premières croisières sur le Nil ok
bah dans la droite ligne de ce qui vient d'être déclaré en fait oui bah pareil du coup dans la droite ligne de ce que je viens de dire bah oui
vous voyez que vous pouvez être d'accord je suis d'accord
avec moi même mais oui absolument
Antoine moi je dirais B toi tu dirais réponse B la Rome antique ok les pyramides je suis encore une fois d'accord avec madame la ministre Malek tu es d'accord pour la réponse A le chat a voté réponse B le chat est dans la team Antoine et bien c'était la bonne réponse Antoine et le chat bravo c'est bien la réponse B
Antoine et le chat on a encore parlé c'est ça
5-0 je pars vous le saurez madame la ministre ça va falloir se rattraper sur la dernière les riches habitants de Rome effectuaient des séjours sur la riviera italienne en Grèce ou encore en Égypte où des milliers de Romains ont pu admirer les pyramides comme aujourd'hui comme aujourd'hui ils soutenaient l'économie locale et rapportaient des souvenirs comme on l'a vu dans le documentaire Astérix et Obélix avec les petits sphinx toujours plastifiés toujours plastifiés évidemment allez cinquième et dernière question de ce quiz à la con
est-ce qu'il y avait Maître Gims du coup comme guide ou pas
j'espère ah ouais ouais non sur les pyramides quand même cinquième et dernière question de ce quiz à la con quelle politique a été utilisée dans les urinoirs de l'aéroport d'Amsterdam pour réduire les frais de nettoyage réponse A ils ont gravé de fausses mouches dans les urinoirs pour inciter les hommes à viser juste réponse B ils ont installé une petite alarme qui sorne lorsqu'on vise à côté de l'urinoir réponse C les urinoirs sont équipés de détecteurs de mouvements et bougent en fonction de votre jet réponse D ils ont engagé des videurs de boîtes qui vous mettent la pression à l'entrée à la place de la dame pipi si vous connaissez la réponse ne la hurlez pas laissez les autres galérer mais c'est important pour booster le tourisme dans les aéroports
et là je suis un peu deg parce que je suis passé par l'aéroport d'Amsterdam mais sans aller au sanitaire donc là j'ai le un monument les chiottes d'Amsterdam dans les chiottes d'Amsterdam
d'ailleurs je crois que la municipalité d'Amsterdam
la municipalité d'Amsterdam
veut revenir sur la légalisation pour une raison très simple c'est qu'en fait les pauvres Amsterdamois ça doit se dire comme ça on aura le bord de voir débarquer en Europe enfin tous les gros cons d'Europe tous les week-ends pour fumer et pour pisser partout et c'est un vrai enjeu là-bas de salubrité de sécurité ils en ont marre d'être la capitale des clubs de foot de bandes de supporters et tout donc là-bas il y a un débat intéressant local pour dire on est content de cette législation mais en fait ça nous pose tellement de problèmes ça nous coûte si cher bon débat intéressant du coup vos réponses
réponse B j'aime bien l'idée de l'ambiance que ça crée dans les toilettes avec les petites alarmes qui sonnent
et les regards
entre les gens en sortant
c'est toi c'est moi non ok donc réponse B réponse B moi je dis A toi tu dis réponse A Antoine Malek réponse B toi tu dis réponse B aussi la petite alarme à Amsterdam Olivier Grégoire moi je pense la réponse A les fausses mouches dans les urinoires pour inciter les hommes à buser le chat a voté réponse A à 92% c'est un score soviétique et bien c'est la bonne réponse effectivement c'est bien la réponse A bravo madame la ministre bravo bravo à vous effectivement ce système a permis de réduire de 80% les dépenses de nettoyage des toilettes hommes cette technique c'est une technique de science comportementale théorisée par le prix Nobel d'économie 2017 qui s'appelle Richard Thaler pose le principe sur des suggestions indirectes qui peuvent avoir un effet supérieur à la contrainte on appelle ça un nudge donc c'est effectivement une anecdote que moi je connaissais la petite mouche dans le urinoir pour que les hommes visent juste donc voilà donc non il n'y a pas d'alarme c'est bien dommage merci à toutes et à tous je remercie Olivia Grégoire la ministre qui a accepté de venir se répondre à nos questions sur le plateau de Baxit vous pouvez l'applaudir je vous laisse quitter le plateau madame la ministre
Olivia Grégoire