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interviewHugoDécrypte (sur YouTube)· 15 mai 2025 12 min

Macron annonce que la population va voter, explications

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Allez-vous devoir voter à nouveau cette année ? En effet, les Français pourraient bientôt être consultés sur certains sujets. C'est ce qu'envisage le président de la République, Emmanuel Macron, et c'est ce qui fait débat en ce moment.

Alors, qu'est-ce qu'on peut vraiment voter par référendum ? Qui décide d'en organiser un et quels sont les enjeux ? Aujourd'hui, donc on va essayer d'analyser factuellement tout ça.

Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien. Merci au passage d'être de plus en plus nombreux, que ce soit sur YouTube ou en podcast audio sur toutes les plateformes.

Si vous écoutez en podcast audio, n'hésitez pas à nous mettre 5 étoiles pour nous soutenir. Bienvenue à tous les nouveaux. C'est donc le sujet à la une des actualités du jour.

Alors, ce mardi lors de cet entretien très long sur TF1, le président a annoncé vouloir organiser, je cite, plusieurs référendums dans les mois qui viennent sur des questions liées aux grandes réformes économiques, à l'éducation et au social. Alors, avant de revenir sur les potentiels sujets de référendum, on va déjà commencer par définir exactement de quoi on parle. Un référendum, c'est donc une procédure par laquelle le peuple, la population vote directement pour une question.

Et le plus souvent, la forme d'un référendum, c'est oui ou non. En France, le choix d'utiliser un référendum, c'est pas du tout quelque chose qui est automatique ou régulier. C'est une décision qui est politique et qui suit des règles qui sont très précises.

En fait, il y a plusieurs types de référendum. Il y a des référendums locaux, des référendums constitutionnels ou encore d'autodétermination. On va pas tout voir aujourd'hui, sauf chez vous avez 5 heur devant vous, mais je pense que c'est pas trop le programme pour aujourd'hui.

Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est donc la question du référendum législatif. Il permet de consulter les citoyens sur un projet de loi qui concerne certains sujets. On revient donc là-dessus juste après.

Alors, en fait, le plus souvent, c'est le président de la République sur proposition du gouvernement ou de l'Assemblée nationale et du Sénat qui décide d'organiser un référendum. Ça c'est la formule la plus classique, celle qu'on va évoquer aujourd'hui. Mais faut savoir au passage que depuis 2008, il y a aussi ce que l'on appelle le référendum d'initiative partagée.

Alors, qu'est-ce que c'est ? En fait, pour le déclencher, faut qu'il y ait une proposition de loi signée par au moins 185 parlementaires, donc députés ou sénateur et puis soutenu ensuite par au moins 10 % du corps électoral, soit environ 4,7 millions de personnes via par exemple et bien des signatures en ligne. C'est donc une autre méthode assez longue et complexe qui d'ailleurs n'a jamais été menée jusqu'au bout, mais qui peut permettre aussi dans certains cas et bien d'arriver à un référendum sur un sujet précis.

Alors en France, faut savoir que la pratique du référendum, ça reste relativement rare. Depuis 1958 et le début de la 5e République, il a moins de 10 référendums nationaux qui ont été organisés. Et le dernier référendum, il date de 2005.

Il portait sur le projet de constitution pour l'Europe. Il avait été à l'époque rejeté par 54,7 % des votants. Alors, comment expliquer cette rareté sur les référendums ?

Déjà, la première chose que l'on peut noter et qui rejoint d'ailleurs ce référendum sur une constitution pour l'Union européenne que j'évoqué à l'instant, la classe politique française reste assez marqué par le vote de 2005 et donc ce nom qui a été voté en 2005 contre une Constitution européenne alors que c'était porté par le gouvernement. Bon, au passage, il faut quand même noter que même si le nom l'a emporté lors de ce référendum sur cette question donc et bien d'une Constitution pour l'Union européenne, faut savoir que beaucoup des mesures qui étaient portées par le oui lors de ce vote ont finalement été adopté peu de temps après par le Parlement et cette fois-ci donc sans référendum puisque'en fait beaucoup des éléments de ce référendum se sont retrouvés dans ce que l'on appelle le traité de Lisbonne. Je rentre pas dans les détails mais c'est un point qui est important à noter parce que ça montre que et bien les référendum ce n'est pas toujours contraignant pour un chef d'état ou pour un gouvernement.

Bon, deuxième raison qui fait que le référendum est assez peu utilisé ces dernières années, il est souvent perçu comme risqué justement. Il peut servir en fait de vote sanction contre le gouvernement ou contre le président de la République. C'est donc souvent l'expression d'un mécontentement au-delà finalement de la question qui est posée dans le cadre du référendum.

Et c'est ce qui s'est passé par exemple avec l'ancien président Charles de Gaul en 1969. Charles de Gaul qui a donc démissionné après que le nom l'a emporté lors d'un référendum sur une réforme du Sénat et qu'il le portait en fait à l'époque alors il y a probablement des gens qui ont voté pour ou contre sur cette question là mais il y aussi beaucoup de personnes qui ont voté finalement pour ou contre Charles de Gaul à cette période là et donc c'était plus un vote de défiance on va dire envers le président. Alors maintenant quels sujets peuvent être soumis au référendum ?

On va pas faire tout un listing aujourd'hui là aussi sinon ça va prendre des heures. Ce qu'il faut comprendre c'est que la Constitution dans son article 11 fixe des limites. On peut pas soumettre n'importe quel sujet au référendum.

Par exemple, certains sujets qui remettraient en cause des droits fondamentaux seraient très probablement jugés anticonstitutionnel et donc invalidé. Par contre, il peut y avoir des référendums sur l'organisation des institutions, sur des grands choix économiques, sociaux ou environnementaux ou encore la ratification de traités internationaux. Alors, parmi les sujets qui sont évoqués, il y a la question de la réforme des retraites.

C'est quelque chose qui est beaucoup demandé depuis plusieurs mois. Alors qu'une partie de la gauche a notamment demandé un référendum pour et bien voter pour ou contre le fait d'abroger la dernière réforme de retraite qui pour rappel a notamment fait passer l'âge légal de départ à la retraite de 62 ans à 64 ans. Alors là-dessus pour Emmanuel Macron, il est hors de question d'envisager un référendum sur une telle abrogation.

C'est en tout cas ce qu'il a déclaré lors de son interview en début de semaine. Autre sujet qui pourrait venir sur la table, la question de la loi sur la fin de vie et de l'aide active à mourir. C'est un sujet qui pourrait venir éventuellement dans le cadre d'un référendum.

Emmanuel Macron a déclaré que ça pouvait être, je cite, une voix en cas d'enlisement au Parlement alors que les députés planchent actuellement sur le sujet à l'Assemblée nationale. Autre sujet, le premier ministre François Baou a suggéré dans un entretien au journal du dimanche la possibilité de s'adresser directement aux citoyens sur la question du redressement des finances publiques. Autrement dit, qu'est-ce qu'on entend par ce terme-là ?

En fait, c'est la question et l'enjeu posé par le gouvernement de vouloir réduire les déficits et la dette du pays. On parlait du débat sur le sujet il y a encore quelques jours. Mais là aussi, il faut faire attention.

Est-ce que vraiment ça peut passer par un référendum ? Il y a beaucoup de questions là-dessus puisque'en théorie le budget de l'État, c'est quelque chose qui est du ressort du parlement et qui n'est pas du ressort typiquement d'un référendum. Bon et parmi les autres questions qui peuvent se poser en terme de thématique, il y a la question du rapport des enfants aux écrans mais ça fera l'objet d'une autre vidéo de ces actes du jour qu'on publiera en fin de semaine.

Et à l'inverse, il y a d'autres sujets qui a priori ne pourront pas rentrer dans le champ de ce qui est possible selon la Constitution. Notamment donc la question d'un référendum sur le sujet de l'immigration. En tout cas, et je terminerai là-dessus, on peut noter qu'Emmanuel Macron souhaiterait organiser, je cite, une consultation multiple plusieurs référendums en même temps dans les mois qui viennent.

En gros, ce serait un référendum à tiroir avec plusieurs questions le même jour. L'avantage pour le président de la République, au-delà du fait que ça permet d'évoquer plusieurs sujets, ça peut aussi lui permettre et bien d'éviter que ce soit perçu comme un vote pour ou contre le président et qu'il y ait donc plusieurs résultats selon les sujets. Autrement dit, ce serait potentiellement moins risqué pour lui.

En tout cas, il a demandé au gouvernement de lui proposer des sujets dès le mois de juin pour préparer un potentiel référendum. On verra donc à quoi ressemble tout ça. N'hésitez pas au passage à vous abonner.

Vous êtes encore très nombreux à suivre ces formats au quotidien et à ne pas être encore abonné. Donc n'hésitez pas à le faire. Je vous laisse avec Blanche et je reviens juste après.

Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. La fondation humanitaire de Gaza, une nouvelle ONG soutenue par les États-Unis, a annoncé ce mercredi qu'elle distribuerait de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza d'ici fin mai.

Elle prévoit de distribuer près de 300 millions de repas en commençant par une période de 90 jours. On en parle depuis des semaines, mais depuis le 2 mars, plus aucune aide humanitaire n'est entrée dans le territoire palestinien en raison du blocus total imposé par Israël. Plusieurs ONG ont alerté sur le risque d'une famine de masse si le blocus se poursuit.

Selon la fondation humanitaire de Gaza, Israël a accepté à sa demande d'augmenter le nombre de points de distribution pour desservir l'ensemble de la population de Gaza. Les États-Unis ont quant à eux fait part de leur soutien à cette initiative la semaine dernière, sans préciser s'ils y contribueraient de façon directe. Deuxième actu, au Soudan, les violences sexuelles continuent d'être utilisées de manière systématique comme armes de guerre, ont dénoncé des experts de l'ONU ce mercredi.

Depuis le début de l'année, au moins 330 cas de violences sexuelles liées au conflits ont été documentés dans le pays. Concrètement, les femmes et les filles sont confrontées à des viols collectifs, de l'esclavage sexuel et des assassinats. Ces violences sont principalement commises par les forces de soutien rapide, un groupe paramilitaire engagé dans des combats contre l'armée soudanaise depuis le 15 avril 2023.

Ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts, déplacer plus de 13 millions de personnes et provoquer l'une des pires catastrophes humanitaires mondiales selon l'ONU. 3è actu, le premier ministre François Baou a menti ces derniers mois devant l'assemblée sur ce qu'il savait de l'affaire Betaram. C'est ce qu'a estimé Paul Vanier, le coprapporteur de la commission d'enquête sur les violences en milieu scolairire.

François Baï a été entendu pendant plus de 5 he par la commission ce mercredi. Pour rappel, François Bairrot est accusé d'avoir caché qu'il était au courant de violences physiques et sexuelles dans l'établissement catholique Notre-Dame de Betaram lorsqu'il était ministre de l'éducation dans les années 90, ce qu'il ni. De son côté, François Baot a parlé de cette audition comme d'un moment libérateur, affirmant ne pas avoir couvert des pratiques queles qu'elles soit, ni eu accès à des informations privilégiées sur l'affaire.

Les conclusions de la commission attendues fin juin. À noter par ailleurs que François Baï a proposé la création d'une autorité indépendante sur les violences faites aux enfants avec un conseil scientifique et un conseil des victimes couvrant écoles, associations sportives, culturelles et familles. 4e actuel à de nouvelles manifestations à partir du 26 mai.

C'est ce qu'a déclaré ce jeudi le président du syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau au micro de RMC. Le syndicat jeunes agriculteurs s'est également joint à l'initiative. Alors cette date n'a pas été choisie au hasard.

Il s'agit du jour où débute l'examen de la proposition de loi anticreinte du sénateur LR Laurent Duplomb à l'Assemblée nationale. Le but du texte, c'est principalement d'alléger certaines réglementations agricoles. Mais selon Arnaud Rousseau, plusieurs points du texte seraient en train d'être détricotés en commission à l'Assemblée.

Il estime donc que les promesses n'ont pas été tenues. Il faut savoir que cette proposition de loi est controversée d'un point de vue écologique. Elle autorise par exemple le retour dans l'agriculture des néonicotinoïdes, des pesticides qui ont provoqué des ravages chez les pollinisateurs avant d'être interdits en 2018.

En tout cas, Arnaud Rousseau a affirmé que la mobilisation aurait lieu à travers des actions ponctuelles à la fois à Paris et en province. 5e actuinoscala surnommé le violeur de la cambre a été mis en examen ce jeudi pour 13 nouveaux faits de viol, tentative de viol et agression sexuelle selon le parquet de Valencienne. Il était entendu ce jeudi par une juge d'instruction concernant 16 nouveaux cas de violence sexuelle présumée.

Dinoscala a déjà été condamné en 2022 à 20 ans de prison pour 54 agressions sexuelles et viol commis entre 1998 et 2018 autour de la cambre, une rivière à la frontière franco-belge. Il avait reconnu 40 des faits reprochés. Concernant les nouveaux cas, l'effet aurait été commis entre 1986 et 2009 et inclut des viols, tentatives de viol et agressions sexuelles.

L'instruction actuelle porte sur des cas écartés de lors de la première enquête et sur deux plaintes récentes déposées après son procès qui porte sur des faits qui auraient été commis en 1987. En tout cas, si vous voulez en savoir plus sur cette histoire, sachez qu'il y a une série qui s'appelle Sombre et qui est disponible sur france.tv. 6e actu.

Il sera possible de se baigner dans la scène du 5 juillet au 31 août. C'est ce qu'a annoncé Annie Dalgo, la mère de la capitale. Alors, il ne sera pas possible de se baigner n'importe où dans la scène.

Trois zones de baignade vont ouvrir. Une zone au niveau du qu Bercy dans le 12e arrondissement, une au niveau du bras de Grenelle dans le 15e et une au niveau du bras Marie face à l'île Saint-Louis. Entre 150 et 300 personnes pourront se baigner simultanément dans chaque site.

Dans le Val de Marne, deux sites ouvriront également dès le 28 juin à Maison Alfort et Joinville-Lepont. Les beignades seront surveillés par des maîtres nageurs et des drapeaux verts, jaunes et rouges indiqueront la qualité de l'eau et les conditions de sécurité. L'accès pourra également être restreint en fonction des conditions météorologiques.

Et on finit avec cette actu. 150 nouveaux mots ont été ajoutés au dictionnaire du petit Robert 2026 paru ce jeudi. Parmi eux, il y a le mot débunké, donc le fait de démontrer la fausseté de quelque chose.

Il y a aussi le mot hypertrucage qui est le synonyme français de Deep Fake, un procédé de manipulation audiovisuelle qui repose sur l'IA et qui permet la création d'images, de vidéos ou d'audi truqué très réalistes. Les mots kemsex donc l'usage de drogue lors de rapports sexuels ou encore drague, l'art de la transformation de genre à travers le maquillage, les costumes et la performance ont également fait leur rentrer dans le dictionnaire. Quelques expressions familières ont aussi été ajoutées comme c'est carré pour dire c'est parfait ou ça marche, l'expression une dinguerie ou encore le terme affectueux gâté popularisé par le rappeur SCH notamment.

Merci beaucoup Blanche pour ces actualités en bref et voilà donc pour les actualités du jour. Je le disais, vous êtes encore une petite partie à ne pas être abonné à cette chaîne YouTube. N'hésitez pas à vous abonner si mais c'est pas encore le cas pour ne pas louper les actualités suivantes.

Merci pour votre confiance. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.