Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 26 août 2021 45 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalSantéÉconomie & entreprisesNumérique

Echanges du Président Emmanuel Macron avec des étudiants à l’université de Trinity College.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux enseignements de la pandémie sur la conciliation des intérêts nationaux et européens ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter l'inégalité vaccinale dans les pandémies futures ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens pour regagner l'indépendance des chaînes d'approvisionnement en Europe ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment concilier souveraineté et ouverture économique ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Comment harmoniser les taux d'imposition des sociétés sans perdre d'emplois ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle pour l'UE dans la protection de l'accord du Vendredi Saint ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « Si l'on regarde la situation, quelques entreprises ont réussi à faire un travail formidable en mettant au point ces vaccins. Et c'était sans précédent dans notre histoire, qu'en moins d'un an de tels vaccins aient pu être mis au point contre un nouveau virus. »
  • 9:00Emmanuel MacronChiffre
    « En Europe, 50 % des vaccins produits en Europe ont été exportés. Nous avons été plus ouverts et nous avons eu l'approche la plus normale. »
  • 11:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous nous sommes engagés et nous aurons, d'ici la fin de l'année, donné quelques 60 millions de doses par Covax, en plus de ce que nous faisons en plan bilatéral. »
  • 14:00Emmanuel MacronFait
    « Il ne faut pas qu'on soit dans la même situation et donc, ce qu'on est en train de faire avec la Commission européenne et les États membres, c'est d'identifier dans tous les secteurs les endroits où on a des dépendances avérées. »
  • 19:00Emmanuel MacronFait
    « L'Irlande a réussi un vrai miracle économique avant la crise financière puis après d'ailleurs, en réussissant à rebondir qui est que, en joignant l'Union européenne, c'était un des pays les plus pauvres du club et qui a eu vraiment une capacité à construire une croissance absolument unique. »
  • 20:00Emmanuel MacronChiffre
    « L'Irlande fait partie des pays qui ont le PIB par habitant le plus élevé, si on le corrige de certains effets, on est dans la moyenne européenne, même un peu au-dessus. »
  • 23:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous avons un objectif dans notre groupe européen qui est de protéger et de préserver l'accord du Vendredi Saint. Et cela veut dire que la situation politique de votre pays et la paix de votre pays est la priorité. »
  • 26:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons fait beaucoup pour améliorer les choses à l'école, pour permettre à plus d'élèves avec un handicap d'aller à l'école, d'être équipés, en donnant aussi le droit de vote à des personnes vivant en situation de handicap parce que certaines n'en jouissaient pas encore. »
  • 30:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons adopté une législation dans ce sens en France, comme vous le savez peut-être, et je crois qu'il faut faire deux choses à cet égard. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous avez mis du temps pour arriver dans cette salle aujourd'hui mais je suis certaine que l'attente en vaudra la chandelle. C'est un grand plaisir d'accueillir le président français, Monsieur Macron, le Taoiseach d'Irlande, Minister Harris, et l'ambassadeur, je ne sais pas s'il est parmi nous mais ce sont des invités très distingués en tout cas. Et la raison pour laquelle nous sommes ici, c'est que le président avait demandé à rencontrer les étudiants de l'université et, comme vous le savez, nous avons ici des étudiants de Trinity College mais aussi d'autres universités d'Irlande.

Je voulais également dire quelques mots rapidement, très rapidement. C'est aussi la plus ancienne université d'Irlande. Nous avons des liens très forts avec la France.

Je ne sais pas si vous le savez mais, depuis quatre ans, nous avons collaboré avec 260 universités françaises, nous avons rédigé mille articles avec elles. C'est la meilleure destination pour les étudiants Erasmus, la France, ils adorent y aller et nous adorons nous-mêmes, nous sommes ravis d'accueillir les étudiants français à Trinity. Nous aimerions qu'ils soient de plus en plus nombreux.

Vous serez peut-être intéressé de savoir que nous avons aussi ici des personnes de de l'Alliance universitaire européenne. Il y a une université de Montpellier qui en fait partie. Mais je crois que c'est vous qui avez inspiré cette alliance universitaire, en tout cas c'est ce que l'on m'a dit, et votre concept d'avenir en matière d'éducation, sur la manière de collaborer tous ensemble dans toute l'Europe, a joué un rôle très important dans ce contexte.

Cela ne fait que quelques semaines que j'occupe ce poste. Personnellement c'est le premier président que j'accueille dans ma carrière. Je suis tout excitée de vous avoir ici, c'est un grand honneur pour moi.

Ce qu'il y a de mieux dans notre université, ce sont les étudiants quand même alors, sans plus tarder, je passe la parole aux étudiants et je vous remercie infiniment, Monsieur le président. Thank you so much. Merci beaucoup.

Merci Madame la [INAUDIBLE] pour vos propos. Félicitations encore une fois car, effectivement, j'ai compris que c'étaient vos toutes premières semaines et que vous étiez la première femme à ce poste. C'est donc un immense symbole.

Je remercie le Taoiseach, le premier ministre irlandais, d'être à mes côtés et pardon de vous avoir fait attendre mais nous avons été pris par nos discussions. Il y a eu également un certain nombre d'urgences à traiter et ensuite nous sommes venus à pied à travers Dublin. Merci beaucoup encore une fois.

Il se trouve que mon ministre des Affaires européennes était étudiant ici il y a quelques années alors je ne sais pas si ça vous donne un projet mais, en tout cas, il est très heureux d'être ici à vos côtés aussi. Sans être plus long, ce que je souhaite faire vraiment, c'est échanger avec vous donc entendre vos préoccupations, vos questions, vos interrogations, essayer de répondre ou de réagir à certains de ces points et à votre disposition pour savoir exactement ce que vous attendez de moi aujourd'hui. Monsieur le président, merci.

C'est exactement ce que les étudiants attendent et il y aurait des centaines d'étudiants s'il n'y avait pas eu la Covid. Donc les étudiants ici présents ont été sélectionnés et triés sur le volet et sont ravis d'être présents. Nous allons leur demander de se présenter et de dire quelques mots, deux ou trois peut-être à la fois.

J'appelle [INAUDIBLE] tout d'abord. Je l'invite à parler. Monsieur le président, bonjour.

Je m'appelle [INAUDIBLE]. J'ai obtenu un diplôme en études européennes de Trinity Collège l'année dernière et je viens de terminer un stage à la Commission européenne. Au cours de la pandémie, nous avons vu quelles étaient les difficultés de concilier les intérêts nationaux avec les intérêts européens, équilibrer tout cela aussi avec nos responsabilités vis-à-vis des pays à revenus faibles et moyens.

Et ça a été clair en particulier dans le domaine du développement des vaccins et dans la distribution des vaccins. Quels sont pour vous les principaux enseignements lorsqu'il s'agit de concilier ces intérêts et ces responsabilités ? Et comment éviter l'inégalité vaccinale dans les pandémies futures ?

Merci. Merci. Une question de plus ?

Monsieur le président, je m'appelle [INAUDIBLE]. Je viens de la région grenobloise mais j'ai fait mes études à Trinity College. J'ai fait de la science politique et de la géographie et ma question se dirigerait plutôt vers les chaînes d'approvisionnements mondiaux donc les [INAUDIBLE] dont vous avez parlé dans vos discours précédents et plutôt sur la façon et les moyens qui devraient être mis en place, selon vous, au niveau de l'Europe, afin de regagner cette indépendance et souveraineté européenne.

Merci. [INAUDIBLE]. Bonjour Monsieur le président. [INAUDIBLE] Je viens d'avoir mon diplôme ici l'année dernière et je voudrais poser la question suivante.

Depuis la crise des solutions de vaccins et la crise de la migration, nous avons une juxtaposition d'une sorte de forteresse européenne, de défense des intérêts, avec d'un autre côté les valeurs de solidarité. Est-ce que vous pensez que l'on peut être à la hauteur des attentes au niveau de la scène internationale dans ce contexte ? La première et la troisième questions sont assez proches d'une certaine façon et je vais y répondre avant de revenir à la question sur l'échelle mondiale d'approvisionnement.

J'aimerais défendre l'Europe, pas uniquement parce que c'est une question de principe mais simplement parce que je veux en revenir aux faits et à ce qui s'est passé à l'occasion de cette pandémie et des vaccins. Si l'on regarde la situation, quelques entreprises ont réussi à faire un travail formidable en mettant au point ces vaccins. Et c'était sans précédent dans notre histoire, qu'en moins d'un an de tels vaccins aient pu être mis au point contre un nouveau virus.

C'est un résultat formidable. Et ce résultat, de fait, a permis la mise au point des vaccins reconnus comme les plus efficaces, des vaccins conçus par BioNTech en Allemagne et Moderna donc des entreprises européennes, américaines peut-être Sanofi dans quelques semaines, je l'espère. Il y a également eu des vaccins en Chine et en Russie à peu près au même moment et ces vaccins semblent être moins efficaces même si, souvenez-vous, durant le premier semestre il y a eu une campagne très agressive pour faire parvenir ces vaccins notamment aux pays à bas revenus.

Voyons quels vaccins nous avons produits et pour qui. Si l'on parle de solidarité, c'est la première question. L'Europe a été un modèle unique.

La Chine a principalement produit pour le marché chinois puis a exporté. Mais la Chine n'a pas exporté pour des raisons de marché. Ils ont utilisé leurs doses pour les fournir dans le cadre d'une diplomatie vaccinale.

La Russie a eu beaucoup de mal à produire, à fabriquer, et c'est la raison pour laquelle il y a eu quelques petites opérations au début avec la Russie mais peu maintenant, très concentrées sur quelques pays mais surtout sur leur marché intérieur. Aux États-Unis, 100 % des vaccins produits ont été réservés pour le marché intérieur jusqu'à cet été, 100 %, avec une interdiction d'exporter les matières premières et ce dont on avait besoin pour produire les vaccins. En Europe, 50 % des vaccins produits en Europe ont été exportés.

Nous avons été plus ouverts et nous avons eu l'approche la plus normale. Nous sommes ceux qui, de fait, avons accepté de partager notre production avec d'autres pays. Au début ce n'était certes pas avec les pays à bas revenus mais, si vous regardez le Royaume-Uni et nos bons amis britanniques, ils se sont d'abord vaccinés avec des vaccins importés de l'Union européenne, pour une large majorité.

Et nous avons fourni des doses à d'autres. Donc je souhaitais vous rappeler ces faits simplement parce que nous étions de loin les plus efficaces et les plus généreux, la région du monde la plus efficace et la plus généreuse, c'est une réalité. Rien ne sert de parler de solidarité dès lors que vous interdisez l'exportation des vaccins.

Et nous ne l'avons jamais fait. Deuxièmement, que faire avec les pays à bas revenus ? Au printemps 2020, nous avons lancé ce que nous appelons ACT-A.

C'est une initiative que nous avons prise avec l'Union africaine et nous l'avons vendue au G20. C'était la réponse pour l'Afrique mais également pour l'Amérique latine et le Pacifique avec des grandes branches. Il s'agissait de voir comment fournir des traitements, des diagnostics, des vaccins le moment venu, puisqu'au début on n'en avait pas, c'était en mars-avril 2020, et la solidarité financière.

L'Europe avait un rôle clef à cet égard. Au sein d'ACT-A, nous avions la branche Covax par l'intermédiaire de laquelle nous avons dédié un certain nombre de doses. Covax n'a certes pas répondu assez vite parce que, souvenez-vous juste à côté nous manquions de beaucoup de doses disponibles.

Donc il est vrai que nous avons accepté d'exporter. Nous avons accepté qu'un certain nombre de sites en Europe produisent et fabriquent pour d'autres marchés mais, ce que nous avons obtenu pour nous de ces sites a été entièrement réservé à nos populations que nous voulions protéger. Nous avons commencé à donner et nous accélérons les donations.

Par exemple la France les donne. Nous nous sommes engagés et nous aurons, d'ici la fin de l'année, donné quelques 60 millions de doses par Covax, en plus de ce que nous faisons en plan bilatéral. Nous avons donné quelques millions de doses cet été à la Tunisie. et le problème vient du fait du manque de production.

Nous avons certes été trop lents, c'est vrai. Mais, encore une fois, nous avons incontestablement mené cette initiative et, au sein de l'Union européenne, nous avons poussé le G7 à faire toujours plus. En réponse à votre question, il ne s'agit pas uniquement de faire des dons.

Certes il nous faut faire plus et nous pouvons effectivement faire beaucoup plus. Tous les pays riches ont saturé le marché en achetant trop de doses pour se protéger, il faut donc augmenter nos dons et Covax ne doit pas être consacré au rachat de doses auprès de certains pays. Il faut que ce soient véritablement des dons.

La question maintenant est de savoir comment rééquilibrer la relation avec des pays pauvres ou des pays en développement, et il s'agit de permettre aux vaccins d'être produits dans ces pays. Nous y avons travaillé au cours des derniers mois. Parce que cette pénurie a précisément été due au fait que ces régions ont produit une très faible proportion des vaccins.

Si je prends l'exemple de l'Afrique, elle représente 20 % des besoins de doses mais elle ne produit pas de vaccins, donc c'est insupportable. Et, chaque fois qu'il y a des tensions sur le marché, l'Afrique en est la première victime. L'Afrique devait travailler avec l'Institut indien, le Serum Institute of India, mais cet institut n'a pas eu le droit d'exporter et d'ailleurs n'avait pas assez de doses pour couvrir le marché indien donc c'est pénurie pour l'Afrique.

Alors qu'avons-nous fait ? Nous avons, en mai, lorsque je me suis rendu en Afrique du Sud, lancé une initiative pour transformer, pour faire passer les droits, les technologies et les droits intellectuels pour permettre également le transfert des technologies, pour faire passer la production en Afrique, nous allons le faire avec Johnson & Johnson et Aspen, une entreprise sud-africaine. Cela va prendre du temps.

ça va prendre deux-trois ans, La technologie et la technique ne sont pas encore nécessairement stabilisées et suffisamment maîtrisées, cela va prendre deux-trois ans, mais il fallait faire cet investissement. Et ce que nous nous faisons, les Européens, c'est que nous mettons en place des partenariats pour créer, pour les cinq ou dix pays d'Afrique, de nouvelles capacités pour produire des vaccins. Et ce sera la meilleure réponse pour traiter de cette pandémie avec toutes les injections supplémentaires qu'il va falloir faire pour répondre aux nouveaux variants, etc.

Mais cela servira pour d'autres pandémies qui ne manqueront pas d'arriver. Voilà ce que nous faisons. Nous accélérons et pour moi c'est essentiel.

Telle est ma réponse et tels sont les faits, la stratégie, concernant votre question sur l'équilibre entre les intérêts internationaux, nationaux et la solidarité. Et je pense que, dès le début, cette crise a été essentielle pour les Européens. Au début, nous avons été assez égoïstes.

Nous ne l'avons pas fait, mais un certain nombre de pays ont fermé leurs frontières. Il y a eu des réactions très nationalistes, assez rapidement, je dirais à partir de mai 2020. Néanmoins, à partir de mai 2020, nous avons eu une réponse européenne.

Et la décision prise a été révolutionnaire. Nous avons décidé d'investir ensemble au niveau européen, de lever des fonds ensemble sur le marché, ce qui est sans précédents et, deuxièmement, ce n'était pas une compétence de l'Union européenne et néanmoins nous avons décidé de travailler ensemble pour racheter des vaccins, pour produire de nouveaux vaccins et pour coopérer avec l'Afrique et les autres pays pauvres. Quant on parle de cette aventure européenne, certes autant nous avons, selon moi, échoué durant la crise financière dans les années 2000, autant là je pense qu'au contraire, à l'époque nous avons été trop lents sur la crise financière, là je pense que nous avons plutôt bien réagi.

Quant à l'égoïsme, quant à la façon d'être l'acteur de nos valeurs. J'aimerais vous dire que c'est une tension avec laquelle nos sociétés vont devoir vivre. Et j'ajouterai les tensions liées au changement climatique.

Nos sociétés sont véritablement poussées et secouées par ces nouveaux phénomènes de pandémie, de crise migratoire en 2015, les conséquences de la déstabilisation au Moyen-Orient et en Afrique, les conséquences du changement climatique qui vont générer de nouveaux mouvements de populations, de nouveaux réfugiés, etc. Et je pense que ce qu'il nous faut faire c'est toujours préserver l'équilibre afin de faire ce qui est dans notre ADN : protéger la liberté, faire ce qui est vraiment au cœur de nos aspirations universelles, travailler pour le monde et travailler aussi à la stabilité de nos sociétés car tous ces risques que nous voyons avec la pandémie et que nous voyons avec la crise migratoire lorsque nombreuses sont les personnes qui arrivent dans notre pays, on l'a vu en Allemagne et on le voit aussi sur le changement climatique. Il y a toujours une partie de la population qui ne nous suit pas si nous ne les protégeons pas.

Et c'est l'ADN dans tout pays, c'est toujours pareil, la mission première est de protéger son peuple. Avant d'être généreux, il vous faut protéger votre peuple. Nous croyons en un monde ouvert.

Nous ne voulons pas nous tourner, dans un tel environnement, vers le nationalisme. Mais, ce qu'il nous faut faire, c'est trouver le bon mode de coopération au niveau européen. C'est la meilleure réponse à ce que vous avez évoqué.

Pour prévenir les égoïsmes et pour être loyaux envers notre ADN, il nous faut être loyaux. Il faut prendre notre part du fardeau, c'est une partie de nos devoirs. La part du fardeau est supportable si chacun prend la sienne et puis, il nous faut l'expliquer.

Il est impossible pour un seul pays d'avoir une politique migratoire généreuse si tous les autres ferment leurs frontières. Ce n'est pas tenable. Ce n'est pas tenable en termes réels et en termes politiques.

On ne peut pas non plus être seul sur les vaccins. On ne peut pas non plus régler seuls le changement climatique. Quels que soient les efforts entrepris car dans ce cas le pays va poser de profondes réformes à ses citoyens, ses entreprises mais, si les voisins ne font pas la même chose, ce pays s'en trouvera meurtri, impacté.

Ce qu'il faut garder à l'esprit et il faudrait que nous en soyons convaincus, en tant qu'Européens nous avons les solutions. La grande difficulté est néanmoins que, à ce stade ou en tout cas pour la question migratoire que vous avez évoquée, ce sont des sujets qui divisent les Européens parce que certains pays, certains gouvernements ou certains partis dans nos pays, pensent que l'intérêt national prime et la coopération entre les pays d'Europe est la meilleure réponse pour prévenir les égoïsmes, pour que nous puissions prendre notre part du fardeau et pour apporter des réponses efficaces. Sur les chaînes de production mondiale, on a vécu pendant cette crise un phénomène qu'on a tous vu, c'est que des choses qu'on pensait sans valeur et ne jamais manquer pouvaient nous manquer.

Les masques, il n'y en avait plus et on s'est aperçu de notre extraordinaire dépendance quand en quelque sorte des choses de la vie ou une partie de ce dont on a besoin pour innover, est à 100 % fait dans un autre pays. Ici, en Irlande, c'est une économie très ouverte. La France est aussi une économie ouverte, nous sommes tous des gens dont la philosophie est ouverte.

Et donc l'idée n'est pas de revenir à un nationalisme, ça serait ridicule, mais on a fait l'expérience de notre vulnérabilité économique parce qu'on s'est aperçu que ce monde qui fonctionnait de manière ouverte et libre, selon la théorie en quelque sorte de l'avantage comparatif et de la spécialisation du commerce international, avait créé des déséquilibres quand on était totalement dépendant d'une ou de quelques nations pour une partie de nos chaînes de valeurs. On avait commencé à comprendre ça avec la 5G, même si nous, Européens, nous avons, je le rappelle, deux fournisseurs qui permettent de le faire, Nokia et Ericsson. Les Américains n'en ont plus.

Et donc, si on parle d'autonomie et de souveraineté, on a tous à cœur de dire on veut décider pour nous-mêmes de nos vies. C'est ça, être citoyen. Et, quand on est à la fois à la tête d'un gouvernement ou d'un État et comme Européens, je pense que le premier devoir qu'on a à l'égard des citoyens, c'est de dire on va débattre démocratiquement de ce qu'on veut mais au moins doit-on pouvoir le décider.

Et moi, je pense que le défi qui est le nôtre et que la crise a renforcé, la pandémie et ses conséquences, c'est de dire on ne peut plus accepter de dépendre totalement de tel ou tel pays quel qu'il soit, parce que ça veut dire qu'à ce moment-là on ne décide plus pour nous-mêmes. Et donc oui à l'ouverture, oui à la coopération, non à la dépendance. C'est ça qu'il faut comprendre.

Or nous avons, dans nos chaînes de valeurs, des éléments, des briques de dépendances. Donc ce qu'il nous faut faire, et ça va prendre 10-15 ans, il faut réinvestir en termes de recherche et développement, en termes industriel, pour qu'en Européen on reconquiert ce qu'on a parfois laissé partir par naïveté, par erreur. À ce moment-là on s'est dit on n'a plus besoin de le faire chez nous parce qu'on pensait : un, que c'était de la coopération, on avait perdu de vue que c'était dépendre de quelqu'un d'autre et deux, parce qu'on pensait que le monde serait toujours de plus en plus ouvert.

Et cette pandémie nous a montré que d'un seul coup, en raison d'une crise de santé, le monde peut se refermer totalement. Mais demain, à cause d'une crise géopolitique, à cause d'une crise climatique, on peut tout à fait revivre ce qu'on a vécu au printemps 2020. Il ne faut pas qu'on soit dans la même situation et donc, ce qu'on est en train de faire avec la Commission européenne et les États membres, c'est d'identifier dans tous les secteurs les endroits où on a des dépendances avérées, souvent technologiques mais parfois aussi de ressources naturelles ou autres, et de voir comment faire pour, en se donnant 10-15 ans, régler ce sujet soit en sortant de la dépendance à telle ou telle matière ou tel ou tel produit, soit en retrouvant la compétence technologique pour le faire.

En ce moment, on est en train de le voir par exemple pour les smalls cells, les petites puces dont on a besoin aussi bien dans la voiture que dans les téléphones. Pourquoi on a plein d'usines de voitures qui n'arrivent pas à produire assez vite ? Parce qu'il y a deux pays en Asie qui produisent ces smalls cells dont on a besoin, nous on ne sait plus le faire.

On a une entreprise qui le fait encore mais pas assez, et donc il faut reconquérir cela. Donc c'est complètement la philosophie. C'est une part du plan de relance que nous avons décidé en Européens qui est dédiée à ça et on va continuer.

Moi je pense qu'on a besoin, nous en tant que gouvernement et l'Europe, d'assumer dans la durée cette stratégie qui est de dire il va nous falloir continuer à investir dans notre recherche, notre technologie, notre industrie dans la durée et complètement changer aussi une partie des concepts sur lesquels nous vivions. L'économie est redevenue géopolitique et la technologie aussi. Marcus ?

Bonjour Monsieur le Président, je m'appelle Marcus. Je suis un étudiant en études européennes et j'ai étudié le français et l'italien. Ma question concerne les taux d'imposition des sociétés en Irlande.

Ma question est qu'internationalement et dans l'Union européenne, les gouvernements essayent d'harmoniser les taux d'imposition des sociétés, " corporations taxes ". L'Irlande est une exception à cette règle et, depuis plusieurs décennies, les grandes entreprises multinationales en Irlande paient très peu d'impôts. Le gouvernement affirme que ceci est nécessaire pour assurer la création d'emplois en Irlande.

Comment l'Irlande peut-elle harmoniser ces taux d'imposition des sociétés sans subir des grandes pertes d'emplois ? Et Claudia ? Bonjour Monsieur le président, je m'appelle Claudia.

Je fais des études européennes à Dublin. Comme la France va prendre la présidence de l'Union européenne, quel sera le rôle, pour vous, des institutions européennes dans la protection de l'accord du Vendredi Saint et en matière de paix en Irlande du Nord ? Je m'appelle Vivian [INAUDIBLE].

Je viens de terminer mon doctorat ici, à Trinity College à Dublin, dans le domaine du handicap de l'enseignement supérieur, et je suis aussi président du groupe représentant les étudiants de cycle secondaire. Monsieur le président, ici en Irlande les personnes vivant en situation de handicap sont sous-représentées dans les processus décisionnels. Au Comité des Nations Unies sur le handicap, la France a aussi reconnu ce manque de représentation dans la sphère politique.

Dans l'ensemble de l'Europe, nous nous sentons sans pouvoir, impuissants pour ce qui est des prises de décisions et de la participation à la vie citoyenne et pour ce qui est de se faire entendre au niveau de l'Union européenne et lorsqu'il s'agit aussi d'avoir un sentiment d'appartenance. Pendant votre présidence de l'Union européenne, quelles seraient les mesures que vous comptez prendre pour garantir une bonne représentation des personnes vivant en situation de handicap dans tous les organes décisionnels de l'Union européenne ? Marcus, sur le taux d'imposition des sociétés.

D'abord il faut rendre hommage, je le disais tout à l'heure rapidement en conférence de presse, au modèle de croissance irlandais. L'Irlande a réussi un vrai miracle économique avant la crise financière puis après d'ailleurs, en réussissant à rebondir qui est que, en joignant l'Union européenne, c'était un des pays les plus pauvres du club et qui a eu vraiment une capacité à construire une croissance absolument unique reposant sur quelques secteurs, sur l'agriculture historique, sur la production industrielle, sur la santé et le digital mais en attirant aussi avec des taux d'imposition très bas, un taux facial de 12,5 % d'impôt sur les sociétés, beaucoup d'entreprises. Mais aussi en investissant sur l'enseignement supérieur et la recherche, en étant un hub d'intelligence, d'innovation.

Et quand on voit le résultat, il est là, l'Irlande a eu un taux de croissance formidable, elle a plus que rattrapé. Cela plus les politiques européennes, et l'Europe a été bonne pour l'Irlande, elle a été bonne pour le vaccin là aujourd'hui mais elle a été bonne aussi à travers les fonds structurels pour aider à rattraper. Bilan des courses, je parle sous le contrôle de votre Taoiseach, si on prend le produit intérieur brut complet, l'Irlande fait partie des pays qui ont le PIB par habitant le plus élevé, si on le corrige de certains effets, on est dans la moyenne européenne, même un peu au-dessus.

Ce qui veut dire que ça a marché, c'est le premier point. Ensuite moi je pense, ça c'est ma conviction personnelle, que le temps dans lequel nous sommes sur le plan européen, j'ai beaucoup plaidé ça dans d'autres fonctions pendant la crise financière de 2008-2010 et sa résolution, est un modèle qui doit retrouver la convergence. Et donc je pense qu'on ne peut plus, en Europe, construire la réussite d'un pays sur de la divergence, qu'elle soit sociale, qu'elle soit fiscale ou qu'elle soit climatique.

D'ailleurs, sur le climat, vous voyez qu'on ne fait pas ça. On fait sur le climat une méthode qui n'est pas du tout celle qu'on a eue historiquement avec les éléments sociaux ou fiscaux. Maintenant, on ne va pas le faire du jour au lendemain parce que ça crée beaucoup d'inquiétudes légitimement.

La réussite économique ici a été liée à un taux d'imposition bas mais à une culture aussi de la visibilité et de la stabilité. Donc un, pour l'Europe, en tant qu'Européens je pense qu'on doit tous repenser nos modèles économiques avec une stratégie commune de faire le plus de convergence économique, sociale, fiscale, environnementale et de se dire l'Europe qui diverge est une Europe qui s'affaiblira. Et ça, c'est vraiment une des petites révolutions qu'on doit réussir tous ensemble parce que, si on veut une Europe forte, il n'y a que comme ça que ça tiendra.

Ensuite, tous les pays développés ont été confrontés à une injustice qui est que des géants de l'internet ne payent quasiment pas d'impôts quand votre libraire, votre pharmacien ou des gens qui sont dans les mêmes secteurs qu'eux les payent et sont dans le pays, y contribuent. C'est ce qui nous a fait, en tant qu'Européens, mettre en place à un moment cette taxe numérique qui devait être une ressource propre. Je pense que ce qu'on est en train de trouver à l'OCDE, va remplacer ce qu'on a fait d'ailleurs, ça doit le remplacer mais c'est une formidable révolution avec deux piliers dont un impôt minimum.

Et donc, sur ça, on est en train de travailler ensemble avec le Taoiseach. Et moi, je pense que sur ce sujet on va y arriver et je pense qu'y arriver ça veut dire réussir à faire un changement sans que ça fasse perdre des emplois et sans que ça atteigne la croissance. Et donc la culture de votre pays et de votre Taoiseach qui est une culture de coopération et de travail ensemble, c'est moi aussi l'esprit que j'ai.

Et donc je pense que les questions qui sont posées et qui sont d'ailleurs au cœur d'un débat public que vous avez organisé dans le pays, il faut qu'elles soient levées au sein de l'OCDE pour qu'il y ait des réponses qui soient apportées, des garanties, une visibilité et qu'on trouve un chemin ensemble. Et c'est un énorme défi mais on est tous devant ces défis-là. Moi, en France, je dois trouver un nouveau modèle de croissance pour qu'on fasse face au chômage de masse, qui est la maladie française qu'on n'a pas réussi à gérer depuis des années et à une croissance potentielle qui est trop faible.

Plusieurs pays d'Europe doivent réussir à construire une trajectoire climatique qui soit compatible avec leur modèle économique, la Pologne par exemple. Vous, vous avez un vrai choix qui est de réussir à refaire de la convergence européenne sans détruire des emplois. C'est un défi et chacun doit respecter les défis de l'autre.

Et le sujet, c'est qu'on vient d'endroits différents mais notre histoire c'est de réussir à converger. Ça ne veut pas dire se ressembler, converger. On n'est pas les mêmes sociétés, les mêmes cultures, les mêmes systèmes politiques et tant mieux, c'est notre richesse, mais on doit réussir à avoir en quelque sorte, je le dis toujours, une forme de corridor dans lequel on évolue mais ça ne peut pas être trop divergent.

Moi, je pense que c'est possible mais le rendre possible, c'est permettre une convergence qui ne soit pas destructrice d'emplois et de croissance pour l'Irlande. Et donc c'est possible si c'est bon pour l'Irlande et l'Europe, je pense qu'il y a un chemin. À propos de la présidence française, je veux être très clair là-dessus, je ne vais d'ailleurs pas attendre le début de la présidence pour le dire clairement, nous avons un objectif dans notre groupe européen qui est de protéger et de préserver l'accord du Vendredi Saint.

Et cela veut dire que la situation politique de votre pays et la paix de votre pays est la priorité. Et je pense que, dans votre histoire passée, peut-être que votre pays a eu le sentiment que l'Europe était un peu trop lente, un peu égoïste, pendant la crise financière par exemple. D'autres pays ont pu avoir la même perception et c'est vrai que nous n'avons sans doute pas réagi comme nous aurions dû le faire à l'époque.

Mais je voudrais vous dire que, pendant les négociations sur le Brexit, dès le premier jour, il n'y a pas eu de discussion entre les États membres sur d'autres options. Il n'était pas question de faire autre chose que d'être solidaires avec l'Irlande. Ça n'a jamais été abordé et c'était vraiment la ligne rouge dans les négociations et c'est la ligne rouge pour l'avenir aussi parce que, pour moi, il s'agit d'une question existentielle. l'Union européenne est un organe, une ambition politique et nous ne pouvons pas faire de compromis lorsqu'il s'agit de paix et de stabilité, ça n'est pas possible.

Vous ne pouvez pas jouer avec ces valeurs, faire de provocations dans ce domaine. Il s'agit de problématiques bien trop graves. Je respecte toutes les familles qui ont perdu un fils, une sœur, un frère pendant la guerre civile à cause de ce problème et notre devoir est de préserver cette paix et cette stabilité, quelles que soient les provocations et les discussions en cours.

Je peux vous assurer que ce sera toujours ce qui me guidera pendant notre présidence et je peux vous dire que ce n'est pas une question de personne. Les institutions européennes, les États membres et l'Union européenne feront de même. Vivian, je partage votre analyse et je fais de mon mieux pour améliorer la situation dans mon pays à moi.

Nous avons fait beaucoup pour améliorer les choses à l'école, pour permettre à plus d'élèves avec un handicap d'aller à l'école, d'être équipés, en donnant aussi le droit de vote à des personnes vivant en situation de handicap parce que certaines n'en jouissaient pas encore. Nous avons amélioré la situation dans le domaine de l'emploi, l'accès à l'emploi mais le processus est trop lent encore pour ce qui est de l'accès par exemple aux bâtiments publics. C'est très difficile et la situation qui est la nôtre est exactement ce que vous avez décrit dans le domaine de la représentation, dans la vie publique, les décisions dans ce domaine.

Je suis tout à fait prêt à prévoir un agenda au niveau de l'Union européenne pour répéter ce que nous avons fait en France mais je me tourne vers vous maintenant. Que me conseillez-vous de faire ? Qu'est-ce qui pour vous est le plus important ?

Sur quoi il faut insister au niveau européen pour poursuivre un agenda européen commun dans ce domaine ? Merci Monsieur le président. Je pense qu'il faut nommer des personnes en situation de handicap à des postes pendant votre mandat, des postes importants.

En raison des obstacles qui sont supportés Il est quasiment impossible d'avoir accès aux processus décisionnels. par les personnes handicapées dans la vie de tous les jours, Il faudrait donc envisager plus d'inclusion. Je vous donne un exemple.

Lors de la conférence sur l'Europe de l'avenir, on pourrait avoir une discussion essentielle dans ce forum et veiller à inclure les personnes vivent en situation de handicap, des décisions en plus sur l'organisation des choses en incluant leurs voix, en élargissant l'ordre du jour et en généralisant leur participation et leur représentation. Cela leur donnerait un sentiment d'identité parce que, quand on ne peut pas voir quelque chose, on ne peut pas non plus s'y rallier mais cela crée ce sentiment d'appartenance dont je parlais et qui vous est cher, je le sais. Et je crois qu'il faut œuvrer dans ce sens-là.

Voici les petits pas que vous pourriez envisager dans le cadre de votre mandat, de votre présidence de l'Union européenne. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Montrer l'exemple, avoir des modèles, c'est un moyen d'améliorer les choses et une manière de le faire consiste à nommer effectivement des personnes.

Quand je vous écoute, je me dis que l'on pourrait aussi avoir une sorte d'indice de bonne pratique qui permettrait de faire pression et de favoriser la transparence auprès des organes politiques et publiques. Mais je suis d'accord, je vous remercie Vivian. Nous avons encore énormément de questions mais je crois que le temps va vous manquer à vous et il va falloir conclure malheureusement.

Je peux peut-être écouter deux dernières questions et je serai beaucoup plus rapide dans mes réponses. Merci. Bonsoir Monsieur le président.

Je m'appelle [INAUDIBLE]. J'ai fait mon doctorat à l'Institut de technologie Carlaw sur les microplastiques dans l'environnement des eaux douces, ici en Irlande. Comme vous le savez, les microplastiques sont des problèmes sérieux non seulement ici en Europe mais aussi en Afrique et le reste des continents.

Ma question est la suivante : pensez-vous, Monsieur le président, que l'Union européenne peut vraiment prendre la tête d'un travail de législation visant à réduire la pollution par le plastique en exigeant que les produits en plastique vendus à partir de l'Union européenne soient produits à partir de 100 % de plastique biodégradable ? Merci. Bonjour Monsieur le président.

Je m'appelle [INAUDIBLE]. Je suis en deuxième année [INAUDIBLE]. J'ai fait un module sur Zoom l'année dernière et j'ai eu la chance d'avoir un ordinateur portable mais je ne sais pas si tous les étudiants ont eu la même chance.

Est-ce qu'il serait possible que le gouvernement prenne en charge des ordinateurs portables pour tous les étudiants ? Concernant les microplastiques, je suis d'accord. Nous avons adopté une législation dans ce sens en France, comme vous le savez peut-être, et je crois qu'il faut faire deux choses à cet égard.

D'une part, faire remonter ce genre de loi au niveau européen parce que ce serait beaucoup plus puissant avec un marché de plus grande envergure mais je peux vous dire qu'il faut du temps pour faire cette transition. Mais quand elle est [INAUDIBLE], elle est très efficace. Je suis en faveur de cela.

Deuxième point, comment aider les autres à faire un bond en avant en allant plus vite et en évitant les productions de plastiques autres que ceux-là ? Vous avez parlé de l'Afrique, par exemple. Il faut des politiques de préservation, de conservation et de prévention.

La semaine prochaine, nous aurons le Congrès Mondial de la la nature à Marseille, ça fait partie de la stratégie poursuivie et les institutions européennes vont présenter leur programme concernant les océans et les océans sans plastique, avec des investissements pour aider les producteurs de ces pays à mettre en place beaucoup plus dans ce domaine. Je partage votre point de vue et je pense donc que la législation joue un rôle essentiel mais aussi des investissements pour aider les autres. Et le plastique c'est un nouveau continent, en soi, un nouvel océan.

La mer Méditerranée est très impactée mais les autres océans également. Et je suis en faveur d'un agenda, d'ailleurs la commission y travaille déjà. [INAUDIBLE] Une étude récente a repéré un million de [INAUDIBLE] chez les nouveaux-nés nourris au biberon.

Les microplastiques entraînent une réduction des spermatozoïdes chez l'humain également. On en a par ailleurs trouvé dans le riz, dans l'eau potable. C'est vraiment un problème énorme actuellement et j'espère donc que nous trouverons une solution pour les générations suivantes.

Voilà, merci. Votre question concernait les ordinateurs portables pour les étudiants. Nous avons lancé cette initiative dans différents pays.

Nous essayons de l'améliorer encore et vous avez raison parce que la crise nous a montré que les ordinateurs portables représentent un équipement essentiel pour les étudiants. Mais je ne veux pas pour autant vous faire un cadeau avec l'argent d'autrui mais nous devons améliorer les conditions dont jouissent les étudiants, l'hébergement aussi. Nous y travaillons d'arrache-pied parce que chez nous ça n'est pas satisfaisant, par exemple.

Nous souhaitons établir de meilleures normes pour ce qui est d'accompagner les jeunes de manière plus efficace dans nos sociétés, pendant leurs études ou leurs apprentissages parce que c'est une période tout à fait critique dans leur existence. Votre idée est une bonne idée. Certaines universités ont fait ce que vous avez préconisé, certaines circonscriptions communes avaient ce genre de programme.

Mais avoir au niveau de l'Union européenne une décision d'équiper les jeunes d'ordinateurs, c'est logique je trouve. Nous parlions d'Erasmus, et beaucoup d'entre vous ici ont sans doute bénéficié de ce programme. Le programme Erasmus est l'un des plus puissants, des plus efficaces jamais mis en place par l'Union européenne.

Si vous aviez un ordinateur européen [INAUDIBLE], je pense que ce serait bien. Nous allons y réfléchir. Merci.

Monsieur le président, merci infiniment d'avoir été présent aujourd'hui et de nous avoir donné de votre temps de manière si généreuse. Nous avons suivi avec grand intérêt cette conversation. En Irlande, nous avons désormais un ministère qui se consacre à l'enseignement supérieur et la recherche et innovation, grâce à notre Taoiseach, et ce que nous pensons c'est que notre futur dépendra de l'investissement dans les capacités humaines et [INAUDIBLE]