DIRECT - Vœux 2026 du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace
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- 12:06Invité politiqueChiffre
« Pour la seule année 2025, nous avons attribué quatre bourses une bourse liée à la fondation de la mémoire de l'esclavage, six bourses se complémentaires dans le cadre d'un partenariat avec une fondation qui est la fondation Martin Oblé pour l'éducation avec laquelle nous associons également pour un prix de thèse, ce qui nous permet de distribuer 10 bourses de master. »
- 16:57Invité politiqueFait
« Les conséquences de ce choix brutal sont déjà dévastatrices. C'est vrai dans certains secteurs du spatial, dans la santé, dans les sciences humaines et sociales, dans l'observation de la terre, pour le climat, même dans les sciences et les technologies, les financements en recherche fondamentales se sont effondrés »
- 18:19Invité politiqueFait
« We prefer science to conspiracy theories, rules of flow. »
- 19:02Invité politiqueChiffre
« Un appel projet de l'ANR, un appel flash sera lancé. Il sera doté d'un million d'euros pour couvrir des besoins de recherche complémentaires sur ce territoire »
- 21:50Invité politiqueChiffre
« Le budget de la MIRES, vous savez la MIRES c'est cette grande mission qui regroupe tous les tous les crédits de l'enseignement supérieur et de la recherche que du ministère plus quelques autres qui sont qui sont aussi en dehors. Le budget de la MIRS représente plus de 31 milliards d'euros. Ça correspond à un peu plus de 1000 € par foyer. »
- 23:17Invité politiqueChiffre
« Nous avons compté deux prix Nobels, deux nouveaux prix Nobels parmi nos chercheurs en économie et en physique, ce qui est une grande fierté pour nous tous. »
- 24:01Invité politiqueFait
« À plusieurs reprises, Arian 6 s'est élevé dans le ciel avec une montée en cadence des lancements absolument inédites dans le secteur spatial. »
- 24:41Invité politiqueFait
« Dans le champ de la médecine, nous avons progressé par exemple dans la compréhension des mécanismes de rechute dans le cas de certains cancers du sein, ce qui ouvre des perspectives de traitement plus personnalisé, plus efficaces. »
- 26:45Invité politiqueFait
« La France court le risque d'un décrochage scientifique majeur si elle ne réagit pas. »
- 27:26Invité politiqueFait
« Depuis 20 ans, notre pays est le grand pays scientifique qui a connu, je je le regret de le dire, mais qui a connu la plus grande perte d'audience après le Japon. »
- 28:05Invité politiqueChiffre
« Nous investissons aujourd'hui moins de 2,2 % de notre produit intérieur brut en RD alors que l'objectif fixé au début des années 2000 était de 3 %. »
- 28:46Invité politiqueChiffre
« En 2010, en Chine, les dépenses d'investissement en RED augmentent de 10 % par an depuis plusieurs années. »
- 34:16Invité politiqueChiffre
« Au total, la France consacrera plus de 16 milliards d'euros d'ici 2030 pour le spatial civil, ce qui fait de notre pays le premier acteur européen dans ce domaine. »
- 1:06:27Invité politiquePromesse
« Dès le mois de mai de cette année, la loi sera donc pleinement appliquée. »
- 1:07:50Invité politiqueFait
« Le rapport commandé par France Université à Stéphanie Balm sur les libertés académiques a d'ailleurs bien mis en avant l'importance de cette ingérence. »
- 1:10:37Invité politiqueChiffre
« Santé psi étudiant a connu l'an dernier un doublement des consultations et une augmentation significative très significative du nombre d'étudiants bénéficiaire. »
- 1:11:19Invité politiquePromesse
« Un numéro unique à quatre chiffres sera mis en place à ma demande afin que tous les étudiants puissent avoir un interlocuteur simplement à tout moment du jour et de la nuit. »
- 1:13:26Invité politiquePromesse
« Un travail de fond a été réalisé depuis un an pour atteindre l'objectif des 45000 logements abordables en 3 ans. »
Temps de parole
- Philippe Baptiste100 %
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Bien monsieur le ministre, madame la ministre, chère Sylvie Retaillot que j'aurai le plaisir de retrouver bientôt comme collègue en tant que chef d'établissement, madame le sénateur. Mesdames et messieurs, chers amis, bienvenue au musée du Kbran Jacques Chirac. Nous sommes très heureux de vous accueillir, monsieur le ministre, pour ces vœux annuels. Nous sommes ici au théâtre Claude Lévistros, un nom qui dit déjà beaucoup de la place de la recherche et de l'érudition dans les activités de notre musée. Le musée du Kibron Jacques Chirac est une cité culturelle où la recherche et l'enseignement occupent une place à part.
où sciences et culture se conjuguent, du moins nous tentons de le faire de manière la plus harmonieuse. C'est pourquoi nous savons d'ailleurs cette double tutelle du ministère de la culture et du ministère de l'enseignement et de la recherche. De ce fait, nous sommes dotés d'un département de la recherche et de l'enseignement dont la mission est claire : soutenir et développer des recherches scientifiques liées à nos collections, mais aussi aux enjeux contemporains qu'elles soulève. Concrètement, cela se traduit par l'accueil de doctorantes, post-doctorant, professeurs invités, d'anthropologues, de d'archéologues, d'historiens ou encore d'historiens de l'art.
Cette dimension interdisciplinaire est indispensable pour comprendre un patrimoine, un héritage extrêmement riche, complexe et porteur de multiples enseignements et de multiples questions. Le musée du Québrak est également une cité de transmission. À ce titre, notre soutien à la recherche et par veut se se porte sur principalement des bourses.
Pour la seule année 2025, nous avons attribué quatre bourses une bourse liée à la fondation de la mémoire de l'esclavage, six bourses se complémentaires dans le cadre d'un partenariat avec une fondation qui est la fondation Martin Oblé pour l'éducation avec laquelle nous associons également pour un prix de thèse, ce qui nous permet de distribuer 10 bourses de master. À cela s'ajoute cinq autres contrats post-doctorat postdoctoraux.
Ces chiffres confirment le musée dans son rôle d'acteur dans le champ de la recherche et la vitalité de l'activité scientifique de ce musée à laquelle nous essayons de de prendre part souvent en alliance avec d'autres d'autres acteurs beaucoup plus importants que nous avec lesquels nous travaillons. C'est aussi le sens d'initiative comme le weekend de l' de l'anthropologie qui s'appelle l'anthropologie va vous surprendre qui est une une grande réunion, une grande une grande action publique en direction de l'anthropologie pour la rendre accessible, vivante et partagée bien au-delà des cercles académiques auprès de tout notre public.
Cette année, à l'occasion des 20 ans de ce musée, ce weekend aura pour thème temps et rythme. Vous y êtes d'ailleurs tous évidemment convié. Le musée tient aussi une place dans la vie universitaire en France comme à l'international. Notre partenariat avec le CNRS se renforce et je le remercie. Je remercie les ses représentants présents ce soir. Il se traduit notamment par un dispositif de soutien à la recherche à hauteur de deux projets par an.
à l'international, nous poursuivons et nous renforçons nos liens avec les établissements d'enseignement supérieur en France évidemment, mais aussi à l'international, je pense notamment la coopération que nous avons avec l'université de Saint Paolo au Brésil et bien d'autres. Voilà simplement quelques éléments, monsieur le ministre, que je souhaitais partager avec vous et avec l'assistance dans un moment où le monde de la recherche la multiplicé des des points de vue et la nécessité du recul critique sans plus que jamais menacé. et je vous remercie encore de votre présence. Je vous cède avec grand plaisir ce micro. Merci. [applaudissements]
[applaudissements]
Monsieur Monsieur le président, cher Emmanuel, merci de nous accueillir au Québranli pour la deuxème fois consécutive. Euh madame la ministre, chère Sylvie, euh monsieur l'ambassadeur, euh mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les recteurs, mesdames et messieurs les présidents de l'université, les directeurs d'organismes, chers amis, chers collègues, je suis vraiment très heureux de vous retrouver ici au Québranl, un lieu qui nous invite à interroger notre lien à notre passé, à notre relation au monde et à ce qu'elle peut nous apprendre pour le présent.
Un lieu qui nous rappelle que la France et l'Europe ont su interroger leur fantasme de puissance au miroir des cultures du monde. C'est la deuxième fois que je me présente devant vous, devant ses vœux à la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche. Après un an de travail en commun, je souhaite revenir avec vous sur ce que nous avons accompli, ce que nous avons vécu ensemble, mais aussi sur les nombreux chantiers qui restent devant nous. Présenter des vœux de bonne année en janvier 2026 n'a rien d'évident. Dès les premières heures de cette nouvelle année, nous avons été projetés dans un monde qui nous semblait difficile à concevoir.
Comment regarder véritablement de l'avant, espérer une année de succès et de réussite quand les piliers de notre monde commun se dérobent, quand la force brute paraît l'emporter sur le droit, la vocifération sur le dialogue, l'affirmation péremptoire sur la dispute et sur la recherche patiente de la vérité. Ces dernières années, des évolutions majeures se sont imposées sur la scène internationale. La Russie renoue avec le fantasme d'une puissance impériale affranchie du droit.
Depuis un an, un de nos plus grands alliés politiques, militaires, scientifiques, économiqu se détourne de ce qui a fait sa force ou l'une de ses forces du moins, une confiance résolue dans la recherche dans les universités, dans l'ouverture aux étudiants et aux chercheurs venus du monde entier, dans le libre débat, dans la défense des valeurs académiques qui sont au cœur de nos enjeux démocratiques. Les conséquences de ce choix brutal sont déjà dévastatrices.
C'est vrai dans certains secteurs du spatial, dans la santé, dans les sciences humaines et sociales, dans l'observation de la terre, pour le climat, même dans les sciences et les technologies, les financements en recherche fondamentales se sont effondrés et nous savons, nous savons depuis Condoré que toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes et je rajouterai par des scientifiques est trompé par des charlatins. Nous voyons aussi à quel point le refus de la science est concomitant d'un discours de puissance, de brutalité qui fait fi de toutes les alliances au premier au point de menacer aujourd'hui par exemple le Greenland.
L'Europe entière s'est mobilisée pour refuser cette doctrine de la force. Le président de la République a réaffirmé l'engagement de la France à tous les niveaux, au côté du Danemark, au côté du Grenland. Il l'a dit sans équivoque à Davos il y a quelques heures. We prefer science to conspiracy theories, rules of flow. Nous avons aussi comme scientifique, comme enseignant dans le monde du supérieur, nous avons aussi notre rôle à jouer et je tiens à annoncer dès maintenant que nous œuvrons à un renforcement de nos coopérations scientifiques avec le Danemark et avec le Groenland.
Elles s'appuyeront sur la prospective scientifique polaire menée depuis un an par le CNRS et l'agence de programme climat biodiversité société durable qui regroupe l'ensemble de de toute la communauté scientifique et académique et permettront d'emporter avec elle des équipes scientifiques grenlandaises ou des populations autochtones. Un appel projet de l'ANR, un appel flash sera lancé. Il sera doté d'un million d'euros pour couvrir des besoins de recherche complémentaires sur ce territoire, ce qui permettra à la fois d'amorcer de nouvelles coopérations et de conforter des coopérations scientifiques plus anciennes.
Alors que nous avons tourné la page du premier quart de ce siècle, cette année nouvelle se présente avec des défis qui restent intacts. Ces défis, nous pouvons les relever ensemble, pas face- à face. Mesdames et messieurs, pour rester sur la carte de l'excellence scientifique, pour rester attractif dans un monde de compétition accru, nous devons poursuivre la transformation de notre de nos organisations. Je n'ignore pas les difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans les établissements, dans les laboratoires aussi dans le secteur spatial. Ces difficultés, elles sont réelles. Je les connais.
Je voudrais rappeler que depuis 2017, des efforts significatifs ont été engagés pour renforcer notre système d'enseignement supérieur et de recherche. Je pense bien sûr à la loi de la programmation de la recherche que j'ai porté initialement avec Frédéric Vidal bien sûr et puis que après Sylvie Retaillot, cher Sylvie, vous avez soutenu avec vigueur et et mis en et mis en œuvre avec beaucoup de vigueur. Je pense aussi au moyens mobilisés par le SGPI pour soutenir la recherche notamment au travers des PEPR. Pour autant, nous connaissons tous la situation budgétaire du pays. Elle n'est pas bonne, c'est une litote. Avec Sébastien Lecornu, nous avons une mission, une mission simple.
réussir à nous doter d'un budget et dans un contexte parlementaire d'extrême tension et de contradictions permanente. Je veux cependant vous dire que le premier ministre Amélieine de Monchalin, la ministre en charge du budget et tous nos partenaires parlementaires qui ont choisi de s'engager sur un compromis ont conscience que la réussite de notre communauté, de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace représente un enjeu stratégique essentiel. pour le pays.
Un courrier a été adressé hier soir par le Premier ministre à tous les parlementaires et d'ici à la fin de la semaine, nous disposerons d'un texte budgétaire sur lequel bien entendu le Parlement devra aussi donner un avis. Mais dès ce soir, je peux vous annoncer que les discussions que nous avons eu depuis plusieurs semaines ont permis d'inscrire dans le budget la compensation intégrale de la protection sociale complémentaire qui entrera en vigueur dès le 1er mai. J'ai confiance aussi dans notre capacité à trouver les moyens pour porter une progression très significative de la compensation du cas pension. Mais en matière budgétaire, en matière budgétaire, pas plus que pour tout autre sujet.
Je ne suis pas le ministre des présidents d'université, je ne suis pas le ministre des directeurs d'organisme, je ne suis pas le ministre d'une agence, je ne suis pas le ministre des industriel. Je crois profondément que pour continuer d'emporter la conviction, pour persuader tout le monde de la nécessité de de continuer d'investir dans l'enseignement supérieur et dans la recherche, nous avons besoin j'ai besoin de vous pour montrer que nous faisons le meilleur usage possible des moyens qui nous sont consentis.
Le budget de la MIRES, vous savez la MIRES c'est cette grande mission qui regroupe tous les tous les crédits de l'enseignement supérieur et de la recherche que du ministère plus quelques autres qui sont qui sont aussi en dehors. Le budget de la MIRS représente plus de 31 milliards d'euros. Ça correspond à un peu plus de 1000 € par foyer. Ces moyens sont une responsabilité qui nous incombe à tous. En tant que ministre, je suis garant d'argent public pour former nos étudiants à être des citoyens qui demain tiendront leur place dans la cité.
chaque euro pour que nos laboratoires puissent nourrir l'intelligence du présent et explorer notre avenir pour préparer le futur des lanceurs, des constellations, pour simplement préparer les technologies de demain pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Je veux agir et je sais pouvoir compter sur vous pour que chaque euro dépensé, chaque projet lancé le soit dans l'intérêt de notre pays et de nos concitoyens. Dans ce monde en changement très rapide, nous devons tout faire pour préserver la place de la France dans la compétition scientifique mondiale. C'est la condition incontournable pour porter notre voix singulière en terme de recherche, de formation et d'attractivité.
Vous savez, l'année 2025 a été riche en succès pour la recherche et la science française. Et je vais commencer par là. Nous avons compté deux prix Nobels, deux nouveaux prix Nobels parmi nos chercheurs en économie et en physique, ce qui est une grande fierté pour nous tous. Bravo évidemment à Philippe Aguillon et à Michel Dévoré pour leur réussite et leur engagement dans la vie de la cité. À plusieurs reprises, Arian 6 s'est élevé dans le ciel avec une montée en cadence des lancements absolument inédites dans le secteur spatial. Nous avons inauguré un nouveau processeur quantique qui bridait un calculateur haute performance qui ouvre de nouvelles perspectives en terme de calcul.
Dans le domaine de la recherche sur la fusion, un nouveau record mondial a été établi avec le maintien d'un plasma pendant 22 minutes dans l'autamacest. Au début de l'année, nous avons pu confirmer la découverte d'un neutrino, une réussite technique exceptionnelle qui ouvre des perspectives pour mieux comprendre l'univers. Après 10 ans de recherche, les agriculteurs français ont eu accès pour le semi de l'automne 2025 à une des premières variétés de bléendre considéré comme agroécologique.
Dans le champ de la médecine, nous avons progressé par exemple dans la compréhension des mécanismes de rechute dans le cas de certains cancers du sein, ce qui ouvre des perspectives de traitement plus personnalisé, plus efficaces. Au même moment, une IRM à 7 Tesla a permis pour la première fois en France d'obtenir des images cérébrales extraordinairement précises d'un enfant ouvrant de nouvelles pistes pour l'étude du développement du cerveau. Un essai clinique a montré l'efficacité d'un implant rétinien pour rendre partiellement la vue à des personnes atteintes de dégénérescence maculaire.
Enfin, face à la l'émergence de la dermatose nodulaire contagieuse, la DNC, nous avons su réagir en lien avec Annie Jeunev que je tiens à saluer et le ministère de l'agriculture pour répondre à l'urgence en proposant à la fois de l'expertise en appui de la décision publique et ce point est quand même absolument fondamental.
la décision publique doit reposer sur de l'expertise scientifique et et pas sur l'avis pas sur des des avis qui sont des avis peu informé euh et euh donc décisions publiques et sur la recherche qui ont été le support des décisions publiques qui ont été qui ont été qui ont été prises et nous avons aussi mobilisé pour préparer le futur les outils existants et en particulier le PEPR élevage durable en proposant là aussi un appel flash de la NR pour venir le compléter. Donc c'est une mobilisation extrêmement rapide à la fois des décideurs publics en terme dans dans le domaine de la de la recherche mais aussi de la communauté.
Et je tiens vraiment à remercier très chaleureusement le SIRAD en particulier l'ANS LINRAE et tous les acteurs qui se sont mobilisés autour de ça pour réagir aussi rapidement sur cette question. Ce matin encore, nous avons appris que six français figurent dans le classement annuel de Claribate des 100 premiers innovateurs globaux mondiaux. ces réussites qui ne sont que quelques-unes que j'ai prise volontairement à la fois un peu au hasard, mais aussi pour couvrir assez largement les champs des des des différents grands sujets scientifiques, ces réussites, ce sont évidemment notre fierté, mais nous devons aussi regarder la situation en face. Nous pouvons et nous devons faire mieux.
La France court le risque d'un décrochage scientifique majeur si elle ne réagit pas. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Je crois que nous gardons des points forts car nous partons d'une position solide. Les copublications, la science ouverte font partie de notre identité scientifique. Sans compter les dépôts de brevet qui sont toujours extrêmement élevés et très internationalisés. Mais en la matière, une place n'est jamais acquise. Et il suffit de regarder aujourd'hui le croisement spectaculaire des trajectoires de la Chine et des États-Unis. Dans cet univers extraordinairement mouvant, la France court le risque de rester sur la touche.
Depuis 20 ans, notre pays est le grand pays scientifique qui a connu, je je le regret de le dire, mais qui a connu la plus grande perte d'audience après le Japon. Notre positionnement bibliométrique montre un recul du volume de publication sans augmentation très forte de l'impact. Et dans le même temps, des pays comme l'Espagne ou comme l'Italie ont su au contraire maintenir des trajectoires plus dynamiques. Notre place est particulièrement challengée, pour le dire, pour dire le moins dans les sciences physiques et les sciences de l'ingénieur dont le rôle est pourtant déterminant pour notre. Nous ne pouvons pas nous ne pouvons pas nous résigner à ce repli.
Vous le savez, j'ai longtemps été chercheur et je le dis souvent, mais c'est aussi parce que c'est probablement une partie de ma carrière que j'ai particulièrement aimé. Euh ma conviction comme ministre est la même que celle qui, je le sais vous anime tous et toutes. Notre avenir se joue dans la recherche, dans la science et dans la transmission de ces valeurs scientifiques. Nous n'avons pas investi suffisamment dans la recherche et quand je dis nous, je veux parler de tous les acteurs économiques de notre pays, État comme entreprise et je vais vous rappeler les chiffres que vous connaissez sans doute.
Nous investissons aujourd'hui moins de 2,2 % de notre produit intérieur brut en RD alors que l'objectif fixé au début des années 2000 était de 3 %. Euh en 2010, en Chine, les dépenses d'investissement en RED augmentent de 10 % par an depuis plusieurs années. Investir dans la recherche, investir dans l'innovation, c'est le levier de notre croissance de demain. Ce n'est pas simplement pour booster la recherche académique. C'est déjà un très bel objectif et c'est très bien. Mais c'est aussi simplement parce que derrière nous avons des enjeux de croissance, d'innovation, de produits nouveaux dans nos entreprises. et il est fondamental de maintenir cet effort d'investissement dans la recherche.
C'est d'ailleurs précisément ce que nous ont enseigné les travaux de Philippe Agon et de ses collègues, laat du Nobel d'économie cette année. C'est aussi le message qui est donné, qui est martelé par Mario Dragui au niveau européen et c'est tout simplement la leçon que nous pouvons tirer de la trajectoire scientifique corrélée à la à la dynamique économique des pays qui réussissent le mieux aujourd'hui. Je sais que nous partageons ce constat.
Je crois qu'il fait peu à peu son chemin et durant plusieurs mois, un travail de fond a été mené par tous les ministères pour, vous le savez, élaborer une revue nationale stratégique, une RNS destinée à identifier les leviers de notre indépendance stratégique de moyens et de long terme. La recherche figure au premier rang priorités de cette revue nationale stratégique. C'est pour prendre acte de son rôle depuis 1 an que j'ai voulu que nous progressions dans la structuration de la recherche, en particulier en donnant toutes leur place aux agences de programme qui avaient été annoncé par le président de la République en 2023. Bien sûr, les agences ne résument pas toute notre recherche.
Elles ont vocation à porter une recherche qui est une recherche dirigée vers des grandes verticales stratégiques indispensables pour le pays. Mais elle ne remplace pas évidemment les établissements, les universités, les organismes qui jouent un rôle indispensable pour porter un socle, une recherche libre, une recherche de base désintéressée et ouverte. À commencé évidemment par le CNR. Depuis un an, comme je l'avais annoncé, les agences de programmes se sont structurées et ont consolidé leur gouvernance. Elles ont lancé 15 programmes de recherche dont j'ai annoncé récemment le financement pour un montant global de 300 millions d'euros et supervise l'ensemble des PEPR lancés depuis 2022.
Elles ont donc cette vision globale sur l'ensemble des programmes stratégiques de recherche lanché depuis 4 ans pour une somme totale, si je me permets de faire l'intégrale, de plus de 3 milliards d'euros. Cette structuration, elle devra se poursuivre cette année et dès le mois prochain, une nouvelle lettre de mission permettra d'ancrer encore davantage leur place dans l'organisation de la recherche de notre pays. Ce travail doit nous permettre de renforcer les secteurs essentiels à notre souveraineté technique, scientifique et industrielle à commencer par le spatial.
Il ne vous a pas échappé que le sigle de notre ministère a gagné une nouvelle lettre et que nous sommes de nouveau le ministère de l'espace. La stratégie nationale spatiale dévoilée par le président de la République porte un objectif qui est simple, la survie de la puissance spatiale française et européenne. Les quatre premiers lancements d'Arian 6 réussis, parfaitement réussis, sont une réussite technique, scientifique et industrielle.
Je sais ce qu'elle doit à Arian Groupe et aussi au Kness, c'est tout simplement la montée en cadence comme je le disais dans l'introduction, c'estàdire le rythme de lancement pour la montée en cadence la plus rapide de l'histoire du spatial mondial qu'il faudra réussir à poursuivre en 2026 et je nous souhaite évidemment les mêmes succès. Mais au-delà de ça, c'est une condition pour que nous soyons capables demain comme français et comme européens de garder un accès autonome à l'espace. Qui peut douter de l'importance de cet accès aujourd'hui ?
Qui ne voit pas les conséquences dans les économies et sur les champs de bataille des questions stratégiques autour du spatial et d' l'idée d'avoir une indépendance, une autonomie stratégique européenne sur le sujet. La France en a fait une priorité depuis des décennies parfois un peu isolé. Je dois dire qu'aujourd'hui même si l'unanimité reste encore à bâtir sur ce sujet en Europe, les choses ont heureusement ou malheureusement significativement progressé dans les deux dernières années. 2026 sera une année charnière avec la poursuite de la montée en cadence et le déploiement d'une constellation de satellite pour pour de positionnement.
Et tout cela doit permettre derrière par Arian 6 d'être de s'inscrire dans la durée et dans la puissance comme une alternative crédible aux acteurs américains. Pour continuer à avancer, nous devons agir de manière concertée en européen. Je vais revenir un instant sur la conférence ministérielle de l'ESA en novembre qui a démontré un intérêt inédit des États européens pour le spatial.
Nous sommes les deuxè contributeurs aujourd'hui de l'Agence spatiale européenne et contrairement à tous les autres Étatsmembres ou quasiment tous les autres Étatsmembres, nous avons aussi en parallèle des investissements que nous mettons à l'ESA des investissements nationaux notamment via le KNES sur des coopérations bilatérales ou des coopérations stratégiques spécifiques. Au total, la France consacrera plus de 16 milliards d'euros d'ici 2030 pour le spatial civil, ce qui fait de notre pays le premier acteur européen dans ce domaine. Nous continuerons nous continuerons ainsi à occuper une place centrale dans le projet spatial européen auquel nous croyons résolument.
Mais nous devons être lucides. L'effort historique des Européens les atteint aujourd'hui 25 milliards d'euros sur plusieurs années puisqu'on parle d'un investissement qui ces 25 milliards vont s'échelonner sur plusieurs années. Tandis que les Américains disent investissent aujourd'hui plus de 70 milliards de dollars dans le spatial par an. L'organisation de la puissance spatiale européenne avec le concept de retour géographique de l'agence spatiale européenne et la superposition des intérêts nationaux des Européens conduit aujourd'hui à une dispersion des ressources et à parfois une certaine inefficacité que nous ne pouvons plus nous permettre.
Nous devons agir de manière stratégique et politique. Et je demande notamment aussi aux industriels de poursuivre leurs efforts pour maîtriser les coûts et améliorer le respect des délais. Nous devons être compétitifs pour rester souverain et pour rester européen. Le projet Bromo de fusion des deux grands trois grands industriels du spatial aujourd'hui en Europe en constituant un champion européen à partir d'acteur établi doit nous aider sur cette voie. Mais pour être compétitif et innovant, nous avons besoin aussi des plus petits acteurs ainsi que des acteurs émergents.
Je me félicite des succès de par exemple d'Exotrail, de Z Exploration Company, de USpace, de Skynopi, dein Labs ou encore de Maya Space et de nombreux autres. et je veux souligner l'engagement à la fois de la de la direction générale des entreprises, du SGPI, du KNES qui contribue tant au succès de cet écosystème stratégique. Ces enjeux seront au cœur du sommet spatial international qui sera qui aura lieu en juillet et qui en France et qui est piloté aujourd'hui par deux envoyés spéciaux que je tiens à saluer. Hélè Uy d'une part et Thomas Pesquier de l'autre. Nous avons enfin la fierté de voir une spaute française Sophie Adna dans l'espace.
Je lui souhaite évidemment le même succès que Thomas tout en espérant aussi avec vigueur voir ce dernier fouler bientôt le sol lunaire. Le spatial, c'est une illustration évidente des liens qui existent entre recherche, innovation et souveraineté. Nous ne pourrons assurer notre souveraineté que parce que nous investissons dans une recherche qui elle-même a parti lié à l'innovation. La recherche publique française compte parmi les premiers déposants européens de brevet. Pourtant, nous ne parvenons pas toujours ou toujours pas à faire de cette formidable réserve d'invention de recherche un levier très fort de croissance.
Nous devons donc faciliter le transfert et permettre l'innovation de rupture. En 2025, j'ai demandé à Nathalie Dractemam et à Patrice Ken d'identifier les leviers d'accélération du transfert technologique, en particulier en matière de propriété intellectuelle. Leur rapport propose un ensemble de mesures de lisibilité et de simplification du partenariat entre un laboratoire et une entreprise. Il n'est pas possible que les mêmes questions se reposent à chaque nouvelle collaboration. Les premiers contrat-types seront publiés en mars, j'espérais un peu plus tôt, mais enfin sera en mars avec un guide d'accompagnement destiné notamment au PME.
Nous avons aussi accru la structuration du paysage du transfert avec la montée en puissance des pôles universitaires d'innovation, les PUI. Ils sont le pendant territorial d'une approche qui reste aussi une approche nationale portée par les agences. Nous entrons désormais dans une phase d'évaluation de leurs actions. Le comité d'évaluation rendra ses conclusions début juillet, permettra de disposer d'une évaluation à la fois quantitative et qualitative de ce qui a été fait au sein de chaque pôle et cela permettra de poursuivre la logique d'intégration en particulier des SAT au sein des pôles universitaires d'innovation. Un mot enfin sur les carneaux. Il en a été beaucoup question en 2025.
C'est un dispositif qui a fait la preuve de son efficacité pour développer et surtout pour professionnaliser la recherche partenariale. Il était devenu nécessaire de moderniser un dispositif mis en place il y a 20 ans dans un contexte radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. C'est ce qui nous a poussé à proposer une organisation qui permette de garder, je le crois, le meilleur de l'ancien système tout en faisant levier sur les réforme du paysage, du transfert et en intégrant en particulier justement bah ces PUI et puis toutes ces initiatives locales qui bouillonnent.
Aujourd'hui, l'appel à candidature sur cette nouvelle mouture a été lancée le 28 novembre et le système proposé a eu, ça c'est le miracle de notre fonctionnement propre, le miracle de voilà le système a eu des effets de bord un peu inattendus en créant en fait de fait une rivalité entre nationale et locale et là il faut être modeste parce que si l'innovation nous apprend une chose, c'est qu'il faut savoir être agile et écouter les les utilisateurs. J'ai donc demandé au service en lien avec les représentants de l'écosystème de me proposer une version modifiée qui préserve l'impératif de proximité entre la recherche et le monde économique.
Et dans ce contexte, je vous demande à tous les acteurs de me faire des propositions dans les jours qui viennent, dans les 15 prochains jours pour faire évoluer ce dispositif. Et dans l'attente de votre retour, la NR suspend le dispositif qui reprendra. Je pas question de l'oublier ou de quoi que ce soit, il reprendra. Je vais être très très clair sur ce surge-là dès que nous aurons apporté les ajustements nécessaires. Au-delà des carnaux, en ce qui concerne plus spécifiquement la recherche clinique, un travail interministériel a été lancé avec les ministères de la santé et le ministère en charge de l'industrie.
Il permettra de proposer très prochainement un ensemble de mesures concrètes pour améliorer la compétitivité de la recherche clinique en France, tant sur le plan académique que pour les start-ups et les industries. Au-delà du transfert, nous devons continuer à soutenir le développement des start-up d'IPTECH qui portent des innovations de rupture. Nous avons de belles réussites en la matière puisque on compte aujourd'hui près de 4600 start-up issus de l'enseignement supérieur et de la recherche académique. Je souhaite que cette année nous allions plus loin dans le passage du laboratoire à l'usine et dans l'industrialisation de ces innovations. C'est bien là l'un de mes vœux.
Notre capacité à innover, elle repose sur notre organisation mais avant tout sur des femmes et sur des hommes qui s'engagent dans cette voie. Pour répondre au défis scientifiques de notre temps, nous devons agir dès l'amont, dès la formation, en particulier dans le domaine des sciences et des techniques. Je voudrais reprendre cette fois-ci un exemple, l'exemple chinois. La Chine forme chaque année 1,3 million d'ingénieurs, c'est-à-dire un peu plus que le nombre total d'ingénieurs que nous avons aujourd'hui en France. Mais c'est aussi 10 fois plus que les ingénieurs formés chaque année aux États-Unis.
Là encore, nous devons regarder en face un monde où nous risquons de nous retrouver sur le côté faute de capacité à réagir. C'est notamment vrai en ce qui concerne les jeunes femmes. Nous ne pouvons pas continuer à plafonner à 20 ou 25 % de femmes dans les formations scientifiques et techniques. C'est pourquoi nous devons cette année, dès cette année avec le ministre de l'éducation nationale Édouard Geffray, nous allons mettre en œuvre le plan fille et math qui avait été lancé par la première ministre Ellisabeth Born enfin première ministre quand elle ét ministre d'éducation nationale pardon vous m' m'avez compris par Ellisabeth B.
Il est indispensable de continuer à valoriser les rôles modèles féminin, à commencer par les étudiantes et les chercheuses. Car une rencontre, le récit d'un parcours, un échange concret, ça change les représentations et c'est simple, l'exposition a des rôles modèles féminin. Ça a été démontré à travers un certain nombre d'études scientifiques diverses. L'exposition à des rôles modèles féminin, ça augmente de 20 à 30 % les choix d'études scientifiques. C'est un travail que je souhaite engager avec les branches professionnelles en 2026 pour faire connaître les métiers scientifiques et techniques. Nous devons aussi faire progresser progresser dans l'offre de formation.
Les formations hybrides qui croissent ingénierie et santé, numérique et sciences sociales, mathématiques et design attirent davantage de femmes. Non pas parce qu'elles serait plus facile comme j'ai pu l'entendre une fois mais parce qu'elle donne du sens. Elle montre l'impact concret aussi sur la société des études de sciences. Et c'est cette direction que nous devons prendre dans le supérieur. Je souhaite vraiment travailler avec les conférences, avec les associations de professeurs de classe préparatoire et tous les acteurs des prochain ceux dès les prochaines semaines.
Cette ambition aussi, elle suppose également de consolider les acteurs de la culture scientifique car le choix des sciences commence avec le goût des sciences et il ne pénètre que par la familiarité avec la démarche scientifique dès l'âge scolaire.
La nomination cher Sylvie Rota votre nomination à la tête d'univers Science je suis convaincu qu'elle permettra d'accompagner la transformation de l'établissement vers un nouveau modèle culturel scientifique et économique à la hauteur des défis auquels il fait fait face avec ma collègue Rachida Dati nous avons travaillé pour que le palais de la découverte rouvre ses portes au premier trimestre 2027 tant attendu marque le renouveau d'un lieu emblématique dédié à la diffusion de la culture scientifique et à l'émerveillement de tous les publics.
Grâce à un engagement collectif et un travail interministériel déterminé, nous avons obtenu la conservation intégrale des superficies dédiées à la culture scientifique avant les travaux du grand palais. Et le palais de la découverte reste ainsi un lieu vivant, un espace de dialogue entre la science et la société, un pont un pont entre les découverte d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Merci à tous les chercheurs, aux académiciens, aux industriels, aux enseignants qui vous êtes intéressés sans relâche à ce sujet pour défendre avec vigueur le palais de la découverte. Votre engagement est important.
Nous avons aussi besoin d'une stratégie interministérielle lisible, cohérente et efficace en terme de culture scientifique. C'est pourquoi avec mes collègues de l'éducation nationale et de la culture, nous avions confié nous avons confié une mission à ce sujet à Adrienne Breton, à François Germineret et à Éric Grosse. Ils rendront leur conclusion dans les prochaines semaines. De manière plus générale, notre attractivité repose sur la qualité de nos formations et leur pertinence. Je ne vais pas dresser un panorama complet de nos formations. Je suis déjà très long, j'en suis conscience mais je suis bien conscient mais je là il faudrait peut-être des journées.
Mais j'aimerais aborder quelques aspects avec vous. Nous devons, je crois faire plus et mieux ensemble. université, classe prépa, école, toutes toutes ont un rôle à jouer. Les établissements publics expérimentaux ont permis de rapprocher universités et grandes écoles. Les cordés de la réussite ont permis de rapprocher établissement du secondaire et enseignement supérieur. À chaque fois, il a fallu rassembler sans diluer. Je souhaite ici rappeler la place des classes préparatoires et leur importance dans notre modèle. Les classes prépa proposent une formation d'excellence en lettre par exemple ou en science qui fait partie de l'identité française.
Je crois qu'il faut préserver ce qui en fait la force. sans craindre évidemment de l'adapter aux évolutions du monde et aux étudiants d'aujourd'hui. Et surtout l'excellence de nos formations, elle est aussi dans les universités, dans les bachelors, dans les doubles licences, dans les licences, dans les CPES en lien avec les meilleurs lycées de notre pays dans toute l'inventivité qu'on a pu voir ces dernières années dans vos dans nos établissements aujourd'hui. Et je crois que cette excellence qui a des facettes multiples et bien elle donne à chacun sa place pour répondre aux besoins et aux spécificité de tous les jeunes.
Chacun doit contribuer à relever le défi de la formation avec un goût de l'excellence qui est qui doit être je crois au cœur de nos préoccupations. Cette année qui commence devra en particulier permettre d'aboutir sur la réforme de la première année des études de santé. J'ai une conviction profonde, c'est qu'il n'est pas question de revenir à la passesse. Ce système était devenu une machine à broyer de jeunes étudiants. Elle était à la fois injuste et inefficace. Ça fait beaucoup. Le système actuel passelass, il a aussi ses limites.
Il a donné lieu à une créativité un peu inattendue des établissements qui s'est traduite parfois par une multiplicité de parcours dont la cohérence n'est pas toujours évidente et qui perd parfois les familles et les étudiants. C'est pourquoi j'ai réuni avec la ministre de la santé Stéphanie Rist les représentants de toutes les parties prenantes. Leur concertation inédite permettra de proposer une évolution dès la rentrée 2027. Il est clair pour moi que chaque étudiant en première année doit pouvoir poursuivre son parcours même s'il n'est pas admis en L2. Je ne reculerai pas sur ce sujet-là. Je fais pleinement confiance au président. Enfin à condition évidemment qu'il est validé.
Je je fais pleinement confiance au président et aux doyens pour aller au bout de l'esprit de la réforme portée en 2019. Je remercie en particulier tous les doyens de santé ainsi que les directeurs et directrices d'école de Maillotique, mais aussi aux doyens des autres formations, président et vice-président de l'université pour leur implication dans ces discussions qui sont pas simples, qui sont parfois compliquées et je je crois vraiment que c'est un enjeu essentiel et que nous devons poursuivre cet esprit de réforme pour les jeunes étudiants.
Au-delà de cette réforme, de nouveaux sites délocalisés dans des départements dépourvus de première année sont appelés à se déployer selon un plan d'action piloté par les recteurs, les préfets, les ARS et les collectivités pour couvrir progressivement tout le territoire. Et là aussi, je remercie les universités de se mobiliser sur ce sujet qui est à la fois compliqué, parfois coûteux, mais là aussi c'est un enjeu essentiel en terme d'égalité d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur, mais aussi pour avoir de plus en plus de médecins dans les territoires qui en sont privés aujourd'hui. Vous le savez, l'enseignement privé soutenant le supérieur joue un rôle croissant dans le pays.
Il accueille plus d'un quart des étudiants français aujourd'hui. L'immense majorité de ces formations est de très bonne qualité. Elle contribue pleinement à répondre aux besoins de notre pays. Elle répond aussi à des impératifs budgétaires dans lequel je vais pas rentrer. Et par contre, une petite minorité pose ou a poser des problèmes parfois graves avec des pratiques parfois franchement frauduleuses. Ces cas sont rares mais ils existent. Depuis un an, un travail considérable a été mené pour produire un projet de loi sur la régulation de l'enseignement supérieur privé.
Il a fait l'objet d'une très large adoption transpartisane parce qu'il répond, je crois, aux demandes des familles, des étudiants, des territoires, des entreprises, des établissements et aussi des universités. Mais il répond aussi mais aussi des étudiants internationaux qui souhaitent étudier en France et je continuerai à le défendre évidemment afin qu'il puisse discuter au Parlement au plus vite. Le HCRS comme autorité publique indépendante tient une place importante dans ce projet de loi.
Je salue d'ailleurs les parlementaires qui ont décidé finalement de ne pas supprimer le HCRS et comme je l'ai indiqué, le HCRS doit devenir la pierre angulaire de la régulation de l'enseignement supérieur privé. J'avais annoncé en mars dernier les travaux pour faire évoluer le label Caliopie qui permet d'accéder au fond d'apprentissage en lien avec le ministère du travail. Et je peux vous annoncer ce soir que la copie est prête, que les ministères du travail et de l'enseignement supérieur vont pouvoir lancer les concertations finales. C'est je crois une avancée majeure pour contraindre les financements de l'apprentissage à des critères objectifs de qualité.
Le projet de loi prévoit également des évolutions s'agissant des établissements publics expérimentaux et notamment de la prorogation pour 3 ans du dispositif qui permet une en pour les EPE qui qui doit permettre une maturation plus longue pour des expérimentations. C'est dans ce contexte que j'ai confié une mission à Jean-Pierre Kolitsky sur l'évolution des EPE dont les préconisations me seront rendues fin février. L'année dernière enfin, j'ai porté avec le ministère de l'éducation nationale la réforme de la formation initiale des enseignants. C'est une réforme fondamentale.
Les enseignants du premier et du second degré sont les garants de la promesse républicaine qui a mis l'éducation au fournement de notre identité commune. Il prépare la jeunesse de demain à prendre sa place dans la société. Là aussi, je veux remercier les universités qui se sont mobilisées pour mettre en temps record pour mettre en place en temps record des maquettes de formation. avec un temps très contraint, des discussions qui sont pas toujours simples, mais qui là aussi ont permis quand même d'avancer très rapidement et tout sera prêt en temps et en heure.
Nous devons former les talents de notre pays mais nous devons, je l'ai dit, tenir notre place dans la compétition qui dépasse les frontières nationales. Les talents scientifiques sont plus mobiles que jamais. La France doit affirmer sa place comme destination pour ses talents. Il y a 1 an, presque jour pour jour, l'administration américaine actuelle entrait en fonction. Depuis, vous avez vu comme moi la rapidité avec laquelle la puissance académique des États-Unis a été mise à mal. Des pan entiers, des pan entiers de la recherche mondiale ont été mis en péril.
Des sciences sociales à l'observation de la terre et de l'océan depuis l'espace ou depuis l'océan de la santé des femmes aux sciences du climat. Le 5 mai dernier, le président de la République et la présidente de la Commission européenne ont lancé Choose France et Choose Europe for Science. Par ce par ces programmes, nous avons redit au monde que la France se tiendra toujours du côté des chercheurs. Que ceux qui veulent poursuivre leurs travaux dans notre pays en s'intégrant dans les équipes et les laboratoires de très haut niveau sont les bienvenus. Le processus de sélection est particulièrement exigeant. Il suppose pour les chercheurs qui s'y engagent un changement complet de vie.
C'est un choix scientifique et personnel considérable. C'était un paris. Bien, c'est un succès. Nous avons reçu des milliers de marques d'intérêt de chercheurs du plus haut niveau de toutes les nationalités. Les plus grandes institutions américaines sont représentées. Harvard, Princeton, Yale, Colombia et j'en passe. Aujourd'hui, 45 dossiers ont déjà été validés par le jury pour des projets dans des domaines qui vont des études spatiales, des sciences du climat, aux neurosciences et aux mathématiques. Je veux remercier les établissements et les organismes qui ont joué le jeu pour monter des projets d'accueil cohérents avec leur identité scientifique et le profil des candidats.
Nous devons poursuivre ce mouvement. Nous devons rester attractifs pour les meilleurs talents où qu'ils soient. Et c'est d'autant plus important que la compétition mondiale ne fait que se renforcer. Je veux que cette année marque une nouvelle étape dans notre politique d'attractivité, en particulier à l'égard aussi des étudiants internationaux. En 2027, nous arriverons au terme de la stratégie Bienvenue en France. Nous sommes en passe d'atteindre l'objectif de 500000 étudiants internationaux accueillis en France. Nous pouvons, nous devons regarder plus loin et adopter une approche plus qualitative aussi pour accueillir mieux les étudiants qui choisissent la France.
Ce sera l'objet de la stratégie d'attractivité que je porterai au printemps, choisir la France, choisir la science. Une stratégie qui prendra acte du continuum des étudiants aux chercheurs pour conserver à notre pays sa place dans la compétition mondiale pour l'État. Ma ligne est claire, nous devons tout faire pour rester dans la course mondiale pour l'excellence. Cela suppose de revoir sans tabou sans tabou notre fonctionnement collectif y copri en ce qui concerne notre financement. forcé de constater que le modèle actuel de financement des établissements interroge de regarder les débats dans la presse et que l'hétérogénéité des situations pose question.
Il faut que nous disposions d'un diagnostic partagé, chiffré pour simplement faire les constats et pour faire évoluer notre système. Les assises du financement de l'université nous donneront le temps nécessaire. Avec la ministre de l'action et des comptes publics, j'en ai confié le pilotage binôme, tandem, Jérôme Fournel d'un côté et Gill Rousell de l'autre. Ces assises permettront de poser la question des ressources des universités, de leurs charges, des contraintes structurel auxquelles elles font face et plus largement de leur modèle économique. En même temps, elles devront permettre d'objectiver l'effort des pouvoirs publics et les réalités concrètes de la gestion des établissements.
La professionnalisation de cette gestion est un jalon incontournable de l'amélioration de la situation et notamment en ce qui concerne la charge administrative que vous êtes nombreux à déplorer. Ces assises devront intégrer à ce tableau qu'il ne peut être que dynamique l'accès au financement européen, la formation continue, les questions foncières et patrimoniales ou encore le financement des collectivités territoriales. J'attends beaucoup de ces rencontres comme l'écrivait Mark Block qui entrera au Panthéon le 16 juin prochain. Que chacun dise franchement ce qu'il a à dire. La vérité naîtra de ses sincérités convergantes.
Je nécessa lieu à quelques polémiques, mais nous devons notamment progresser dans les succès aux ERC. Ils sont non seulement une source de financement mais tout simplement un signe d'excellence mondiale dans la recherche. C'est une demande que j'ai faite dès mon arrivée. Mais je dois dire que je ne suis pas le premier. Je suis pas fait toute l'archéologie mais Frédéric Vidal l'avait fait en 2019 en demandant un plan d'action à plusieurs acteurs. L'effet semble de ce plan semble aujourd'hui plus que limité pour ne pas dire inexistant. Si des étapes ont été franchies et une première étape a été franchie avec l'augmentation des dépôts, mais les taux de succès eux ne progressent pas.
Ce n'est pas une fatalité. Nos chercheurs ne sont pas moins bons qu'ailleurs. Bien au contraire. Cela signifie que collectivement notre organisation ne les aide pas suffisamment à réussir et c'est je crois un manque pour tout l'écosystème. Je demande donc à chaque acteur d'en faire une priorité et de se donner tous les moyens pour que nous en n'en soyons pas au même point dans 1 anou, dans 5 ans ou dans 7 ans. Les premiers appels 2027 de l'ERC seront ouverts en juin. Il faut que la mobilisation porte ses fruits d'ici là. C'est d'autant plus important que la commission a annoncé le déploiement des ERC+ et des ERC SuperGS dont l'appel sera ouvert en mai prochain. Soyons au rendez-vous.
Soyons au rendez-vous dès le premier appel. Par ailleurs, nous continuerons à porter une politique proactive au-delà des ERC de financement dans certaines des grandes infrastructures de recherche au niveau européen et d'amplification du financement des alliances en particulier pour les universités. Mais ces nouveaux enjeux que nous portons avec vigueur à Bruxelles pour avoir des financements dédiés sur les infrastructures comme sur les alliances d'université n'occulte pas le sujet précédent autour des ERC. C'est bien donc sur l'ensemble qu'il faut que nous nous mobilisions.
Nous devons à la fois soutenir la trajectoire budgétaire des programmes que j'ai mentionné et faire en sorte que les outils de financement répondent aux besoins des communautés scientifiques. C'est bien pour ça qu'on s'est mobilisé sur ces sujets. L'année dernière, j'ai souhaité engager les travaux de revoyure de la LPR, la loi de programmation de la recherche et je voudrais remercier tous ceux qui ont participé aux travaux internes au ministère pour identifier les priorités de cette nouvelle étape à venir. Vous le savez, les péripéties des derniers mois et je pense en particulier évidemment aux péripéties budgétaires n'ont pas permis d'inscrire ce sujet à l'agenda du Parlement.
Mais je crois qu'il y a un intérêt réel notamment au Sénat et je tiens d'ailleurs à remercier le président Lafond, les sénateurs et tous les députés aussi sur tous les banques qui portent la question d'enseignement supérieur et de la recherche et je me tiens à disposition évidemment des parlementaires pour la prochaine étape de cette revoyure qui me semble être indispensable. Je connais aussi votre attente légitime à l'égard de l'ouverture de l'agenda sociale. En l'absence d'arbitrage budgétaire définitif, nous n'avons pas pu échanger avec les organisations syndicales et les organisations représentatives des étudiants sur les sujets prioritaires.
Dès que le vote du budget sera effectif, je les rencontrerai pour travailler avec eux sur cette base. Alors, au-delà du financement, ce qui doit changer aussi, c'est la manière de vivre et de travailler au quotidien, dans les laboratoires, dans les bureaux des établissements, dans les amphithéâtres. C'est une condition d'attractivité, d'efficacité. C'est une condition pour que nous restions dans la course. Notre système a construit des règles parfois redondantes, parfois contre-productive, qui parfois surtransposent les instructions, les lois, les règlements et qui pèse sur ceux et celles qui font tourner nos établissements.
Qui pèse aussi sur les chercheurs qui sont candidats à des projets français européens qui sont qui pèsent sur les enseignants qui veulent matériel ou qui pèsent sur les étudiants. Il suffit de penser à la question des missions et des déplacements. Tout le monde ici, je pense de quoi je veux parler. Les on a beau faire évoluer le système ou tenter de le faire évoluer, les plaintes des chercheurs, des enseignants chercheurs sont toujours quotidiennes sur ces questions. Notre système est complexe, c'est normal, compte tenu de la taille du pays, de notre organisation, mais cette complexité ne doit pas peser autant sur chacun d'entre vous et sur les usagers de notre ministère.
Depuis 1 an, j'écoute et j'attends les j'entends les attentes et les frustrations à ce sujet. C'est un constat qui est souvent partagé, mais rien n'est aussi compliqué que de simplifier. Il y a de vraies avancées dans la recherche. La NR a fait des annonces fortes, hein, les dispositifs et et et je et je cher clair, je je vous remercie. Des dispositifs qui passent au forfait, un allègement massif des justificatifs de dépenses, une logique de dites-le-nous une fois. tout cela va dans la bonne direction. Je crois qu'il faut essayer d'aller plus loin, y compris dans la délégation générale de gestion.
C'est pour moi un sujet de frustration personnelle de voir qu'on parle de ce sujet-là depuis une vingtaine d'années euh avec les progressions fulgurantes qu'on connaît. On ne peut pas envisager une bonne gestion de l'argent public avec quatre comptabilités différentes pour une même structure. Je vous demande à tous de faire preuve de bonne volonté sur ce sujet pour sortir de ce cass-têetê qui nous empoisonne, qui nous décrédibilise depuis des dizaines d'années. La réalité, c'est que au quotidien, il est difficile de porter le sujet de la simplification comme la première des priorités.
C'est pourquoi je souhaite que ce portage soit assuré de manière constante et au plus haut niveau en lien avec les deux directions générales du ministère. Je nommerai donc dans les semaines qui viennent un délégué ministériel en charge de porter cette mission. Alors, il va pas s'attaquer à toutes les simplification et à tous les tous les sujets de simplification de le SR, ce qui est probablement le meilleur moyen de s'y perdre. Mais on identifiera quelques sujets, un nombre très limité de sujets sur lesquels je souhaiterais qu'on avance de manière résolue.
Par ailleurs, nous devons donner toute sa place à l'IA évidemment et il y a dans la recherche, ça j'en pense que vous en êtes tous convaincus, mais il y a aussi dans notre quotidien, ce n'est pas un remède de miracle mais c'est un outil puissant qui peut nous faire gagner en efficacité à la fois évidemment dans la recherche, dans dans le fonctionnement de la recherche et je sais que beaucoup de laboratoires l'utilisent beaucoup mais aussi pour alléger les tâches administratives des enseignants chercheurs et des chercheurs. Nous ne pouvons passer à côté de cela. C'est un enjeu majeur qui est pas spécifique à notre organisation mais nous devons le porter.
Notre effort de réforme, il doit aussi se poursuivre dans l'organisation des rapports entre les différentes strates de notre ministère. Là encore, il s'agit d'un enjeu de simplification autant que d'efficacité. Depuis un an, je porte la mise en place des nouveaux contrats d'objectif, de moyens et de performance, les comptes. Je vous avais annoncé leur mise en place ici même devant vous l'année l'année passée et lorsque j'ai lancé la préfiguration dans deux académies, je dois dire que j'ai ressenti un certain doute sur notre capacité à bien me donner bien cette transformation. Je crois que nous avons beaucoup progressé.
La préfiguration, elle a eu lieu, elle a fait ses preuves, non sans son lot de difficulté. Et je tiens à remercier sincèrement euh recteurs, président d'université qui ont joué le jeu de cette première étape. En 2026, ces nouveaux contrats sont déployés sur tout le territoire, dans tous les rectorats avec un soutien constant des directions de notre ministère et une task force dédiée pour vous aider dans la réalisation de ces contrats. Ces nouveaux comptes, c'est un levier de transformation de notre action. Ils sont négociés avec les recteurs mais au plus près du terrain. Ils portent sur l'ensemble de la stratégie de l'établissement que les que vous portez comme directeur d'établissement.
Il permettent de mettre autour de la table les acteurs locaux aussi à commencer par les collectivités quand elles le souhaitent et si elles le souhaitent. Ces compes incarn en fait, je crois une partie de ce qu'est la logique d'autonomie des universités. Et il me semble que nous n'avions pas tiré complètement les conséquences de cette autonomie en terme de déconcentration en particulier. Et les nouveaux compes, c'est une étape décisive dans cette direction car la déconcentration de l'action publique en terme d'enseignement supérieur et de recherche et je crois une forme de réciproque à l'autonomie des établissements.
Mesdames et messieurs, ces transformations, je crois qu'elles sont indispensables pour rester dans la course. Elles sont inséparables. inséparable de la défense de ce qui fait le cœur de notre attractivité, de nos missions, notre valeur, nos valeurs et notre modèle social d'enseignement supérieur et de recherche. L'enseignement supérieur français doit être irréprochable, inattaquable dans la défense de ces valeurs. C'était vrai hier, ça allait plus encore aujourd'hui et demain alors qu'elles sont battues en brèche à travers le monde.
Cela signifie que nous resterons intraitables face à toutes les atteintes à la dignité dans nos établissements, toute expression d'une quelconque discrimination. En 2025 encore, c'est un imbécile poison de l'antisémitisme que dénonçait Zola a montré ses ravages. Et je voudrais remercier ici toutes celles et tous ceux parmi vous, recteurs, présidents d'université, enseignant, chercheurs, enseignants, chercheurs qui vous êtes mobilisé pour faire face à ces situations déplorables. J'ai soutenu avec vigueur dans les deux assemblées la proposition de loi Lév Fialer qui a été votée et dont les décrets sont en cours de finalisation de publication dans quelques dans quelques jours maintenant.
C'est notamment le cas en ce qui concerne les sections disciplinaires dont l'évolution était demandée depuis longtemps. Merci aux parlementaires qui ont porté le texte et à tous ceux qui se sont mobilisés pour permettre son application. Dès le mois de mai de cette année, la loi sera donc pleinement appliquée. Nous devons aussi être intraitable dans la défense des libertés académiques. Alors que les ingérences étrangères, les procédures billons contre des chercheurs, les pressions économiques ou encore les controverses médiatiques absurdes susceptibles d'entraver le travail scientifique se multiplie, je continuerai mon combat pour les défendre.
Je suivrai avec attention les travaux législatifs à ce sujet dans les mois qui viennent et je soutiendrai toute mesure qui permettra une meilleure protection des libertés académique dans notre pays. L'année dernière, nous avons, je voudrais le signaler, nous avons augmenté de 2 millions d'euros le soutien au programme pause de soutien aux chercheurs en danger. Je continuerai à porter cet engagement en étant aussi attentif à l'efficacité réelle des dispositifs mis en place. Dans ce contexte international brutal et changeant que j'ai évoqué, nous ne pouvons pas nous permettre non plus de naïveté.
Nous devons protéger notre patrimoine et notre excellence scientifique face aux tentatives d'ingérence qui se multiplie. Le rapport commandé par France Université à Stéphanie Balm sur les libertés académiques a d'ailleurs bien mis en avant l'importance de cette ingérence. Parmi bien d'autres exemples, je voudrais citer celui d'un chercheur en mathématiques mis en examen pour avoir fait entrer une délégation chinoise dans un laboratoire ZDR. Ces cas existent et nous devons nous donner les moyens d'y répondre. C'est un point essentiel de la revue nationale stratégique dont je parlais tout à l'heure.
Nous sommes sur une ligne de crête car la réalité du monde scientifique est bien entendu celle de la mobilité de la coopération y compris internationale, celle de la coopération, de la circulation des personnes, de la circulation des idées. Mais nous devons donc trouver et défendre un équilibre qui permett la vitalité de la recherche sans nous exposer aux ingérences. C'est pas toujours simple, mais je veux y travailler avec vous dans les prochains mois. Et dans le désordre du monde, nous devons pouvoir aussi nous appuyer sur l'élucidation que nous permettent les sciences humaines et sociales.
C'est leur vocation depuis que Guiso ou Michelet ont rendu son histoire à la France, depuis que Durkheim a donné à la société les outils pour comprendre le nouveau monde né de la révolution industrielle ou que Listros nous a rappelé que la diversité des cultures était un bien insurpassable. Plus que jamais, plus que jamais, nous avons besoin de ce dialogue pour éclairer notre intelligence et nourrir notre action. Pour intensifier cette dynamique, j'ai d'ailleurs confié à Marie Gaille la mission de renforcer les interactions entre expertise scientifique des SHS et action publique.
L'AMIHS a permis de faire naître des projets ambitieux qui portent des projets concrets comme le soutien à l'action publique ou comme le programme décrit. Les SHs françaises doitent aussi poursuivre leurs efforts d'internationalisation en particulier avec une participation plus grande au projet européen. C'est pas nouveau. Comme vous le savez, la contribution des SHs eu égard à leur qualité aujourd'hui mais reste encore limité. Pour voir promouvoir la place de la science, lutter contre la désinformation et protéger les libertés académiques constitue aujourd'hui, je crois un même impératif pour nous tous.
Dans ce contexte, renforcer la culture scientifique, préserver les libertés académiques sont des leviers essentiels de la résilience démocratique, former des citoyens éclairés, défendre l'intégrité scientifique et rétablir la confiance dans la science s'inscrivent dans une même stratégie souveraineté cognitive indispensable à la solidité de nos institutions et à la protection aussi de nos processus élect. Je n'oublie pas l'engagement de notre écosystème en faveur du développement durable. La mobilisation a été très forte cette année, notamment pour l'élaboration des schémas directeurs développement durable et responsabilité sociétale.
Elle devra se poursuivre cette année avec la construction de notre nouveau plan climat, biodiversité et transition écologique. Défendre notre modèle, enfin, c'est aussi défendre notre jeunesse en préservant notre modèle social. Elle est exposée au désordre du monde, aux doutes qui ont qui sont aujourd'hui d'une violence inouie sur notre avenir collectif, sur son avenir. Et nous devons ensemble lui donner les moyens et les raisons de s'engager dans l'âge adulte avec lucidité et avec confiance. Cette année, vous le savez, nous mettrons en place le repas à 1 € pour tous les étudiants.
C'est une mesure de compromis avec une forte portée symbolique mais aussi concrète pour soulager le pouvoir d'achat des jeunes et de leurs familles. Les personnels des Crues font déjà face à une demande gigantesque. Il réalise un travail exceptionnel et je voudrais les saluer pour servir chaque année 43 millions de repas à des prix abordables. la mise en œuvre de cette mesure est donc un défi, un nouveau défi dans le défi qui existe déjà aujourd'hui et je tiens à remercier ceux qui la porteront sur le terrain à commencer évidemment par Benéte Duran, la présidente du Knous avec le soutien opérationnel des services du ministère.
Notre priorité reste de garantir à chaque étudiant, où qu'il soit et quels que soient ses moyens, un accès à une alimentation abordable et de qualité. La santé mentale a été aussi à nouveau choisie comme grande cause nationale en 26. Nos jeunes sont particulièrement concernés car leur santé mentale se dégrade sans cesse depuis des années. Pour les accompagner, le ministère a mis en place des outils dédiés. Santé psi étudiant a connu l'an dernier un doublement des consultations et une augmentation significative très significative du nombre d'étudiants bénéficiaire notamment grâce au passage de 8 à 12 séances prises en charge.
L'année prochaine nous ferons en sorte de faciliter encore l'accès à un suivi pour tous ceux qui sont en ont besoin. Un numéro unique à quatre chiffres sera mis en place à ma demande afin que tous les étudiants puissent avoir un interlocuteur simplement à tout moment du jour et de la nuit. Il ne suffit pas de défendre les droits, il faut aussi se donner les moyens pour que notre jeunesse les exerce. Depuis février dernier, l'outil K permet à l'administration d'aller vers l'étudiant et de lui proposer les aides auxquelles il a droit directement sur son smartphone. 50000 étudiants en bénéficié aujourd'hui.
En 2026, le nouveau système d'information du CNO permettra d'automatiser l'accès à certaines aides et de supprimer le non recoup. Enfin, une conférence nationale du handicap est prévue en 26. Elle sera l'occasion de renouveler son engagement en faveur des étudiants en situation de handicap. Nous pouvons nous appuyer sur les démarches structurantes qui ont été déjà initiées depuis 3 ans et qui ont conduit à un triplement du budget consacré à l'accompagnement des étudiants en situation de handicap entre 22 et 24 ou encore au lancement de l'appel à projet université inclusive. L'expérimentation euh enfin tout ça continuera évidemment à se développer. cette année.
Un mot enfin sur le logement pour vous dire que cette année le déploiement de la plateforme Mon logement étudiant en phase expérimentale depuis 25 permettra de donner de la visibilité sur l'ensemble des logements existants, y compris en dehors du Cru. Et par ailleurs, un travail de fond a été réalisé depuis un an pour atteindre l'objectif des 45000 logements abordables en 3 ans qui avait été qui avait été annoncé il y a un peu plus d'un an par le premier ministre d'alorse.
Pour la première fois, ces objectifs ont été traduits dans une circulaire du premier ministre avec des objectifs précis déclinés pour chaque région où chaque fois le recteur et le préfet travaillent main dans la main pour avancer sur ces logements. C'est un élément central du dispositif de lutte contre la précarité étudiante. Les premiers résultats sont là et je dois dire que nous arrivons à suivre et que nous sommes nous arrivons à suivre la trajectoire et les objectifs. Il faut poursuivre cet effort. Et je remercie encore une fois les préfets et les recteurs de travailler efficacement sur cette priorité absolue.
Cette dernière année, enfin nous poursuivrons l'effort pour améliorer la trajectoire des étudiants ultramarins dans les outresemes comme dans l'hexagone. Le mois prochain, j'organise un séminaire dédié à cette question qui permettra de donner aussi une impulsion nationale à la coordination interministérielle sur ce sujet qui nous engage tous. Et à cette occasion, des annonces concrètes seront formulées car la République doit accompagner tous ces jeunes, même ceux évidemment qui vivent à des milliers de kilomètres de l'ex. Je voudrais pour conclure vous remercier tous pour votre engagement, pour votre travail au quotidien, souvent loin des regards. Merci à vous tous au sein du ministère.
enseignant chercheurs aussi chercheurs enseignants personnel non enseignant. Je pense évidemment aux ingénieurs, aux techniciens, aux bibliothécaires, à tous les agents qui sont aujourd'hui au quotidien dans les laboratoires et dans les amphithéâtres, au doctorants, au post-doctorant aussi évidemment président d'université et dirigeant d'organisme. Merci aussi aux représentants des classes préparatoires et aux représentants des grandes écoles. Merci aux représentants de l'enseignement supérieur privé qui accueillait un nombre significatif de nos étudiants.
Merci aussi enfin aux représentants de l'industrie du spatial et des entreprises innovantes qui avaient un rôle si crucial pour mettre notre pays au niveau en terme d'innovation. J'ai voulu étendre ce remerciement à tous ceux et celles que j'ai souhaité qu'on vit à ses vœux car il participe à notre ambition partagée pour l'enseignement supérieur et la recherche. Car la réalité du terrain, c'est un travail commun dans les territoires, dans les établissements, entre les laboratoires, entre recherche publique et recherche privée, entre classe prépa, école et universités. Nous avons besoin de tous, nous avons besoin de chacun pour relever les défis de l'année à venir.
Mesdames et messieurs, l'année 2026 a commencé dans un certain chaos. Nous pouvons être tentés de nous accrocher à l'existant, de contempler le rivage de loin en espérant que le changement du monde nous laissera intact. Mais comme l'écrivait Julien Grac, le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour tout faire bouger. Les tornades de notre temps nous interdisent de faire le pari que rien ne bougera. Chers collègues, chers amis, que cette année 2026 soit pour nous tous l'occasion d'agir ensemble pour garder vivant l'invincible espoir au milieu des grandes tâches qui sont les nôtres.
Je vous remercie et je vous souhaite une excellente année. [applaudissements]
[applaudissements] [applaudissements]
Il a pas discours. Je je vous je vous remercie de votre patience pour ce long discours.
Philippe Baptiste