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interviewÉlysée· 25 avril 2026 58 min

Échanges du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre de Grèce Kyriákos Mitsotákis à Athènes.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ça va ? Κυριάκος μητσοτάκης bienvenue We are gathered at the Roman agora of Athens to reflect on the challenges that ahad Europe's future at a time that feels like a critical turning point in global history. What role will Europe play in the chapters to come in ancient Greece and later during the renance in France dialog was not merely a form of communication but a cornerstone of democratic public life today as democracy itself is being tested such dialog is more essential than ever it is therefore an honor to introduce the speakers of this evening discussion the leaders of two countries that have helped shape Europe's past and that continue to play a central role in its future.

Je prendre place ici la tribune pour un dialogue qui sera organisé modéré par le directeur de monsieur plaisir ici au nom du journal monsieur le premier ministre c'est un plaisir de vous voir ici monsieur président vous savez peut-être Peut-être dans ce pays, nous sommes rarement d'accord les uns avec les autres, mais bon, c'est quelque chose que l'on retrouve également ailleurs. Mais en revanche, là où nous sommes d'accord de manière générale, c'est la vision que nous avons de l'Europe. Nous sommes d'accord sur le fait que nous avons des défis à relever et puis nous voudrons, nous voudrions vous remercier car vous avez toujours été un ami de la Grèce et nous vous en nous vous en remercions.

Alors, il y a énormément de prédictions très sombres pour l'avenir de l'Europe. Est- Je voudrais savoir est-ce que vous avez le sentiment que l'Europe n'est plus tout à fait pertinente aujourd'hui avec tout ce qui se passe ? Est-ce que vous avez le sentiment que nous sommes devenus une espèce de creusé de réflexion, une espèce d'ONG anonyme ?

Alors merci merci beaucoup merci de vos paroles et merci de votre accueil. Merci monsieur le premier ministre cher Kir merci me donner l'occasion de d'être d'être ici aujourd'hui. Et bien je dois vous dire que je pense exactement le contraire.

Je pense que c'est ce moment pourrait être justement le moment de l'Europe et plusieurs égards. Tout d'abord, ce monde voit clairement que nous sommes dans un monde de désordre. Deuxème élément, tout le monde voit que la puissance numéro 1, les États-Unis pourrait être un allié pour certains pays, mais cet allié n'est plus tout à fait stable.

Union quelque chose qui compte lorsque nous avons des partenaires. Nous sommes vraiment à leur à leur côté. Et d'ailleurs la Grèce et la France ces derniers mois nous avons agi de concerts dès le premier moment, dès les premières attaques euh de l'Iran.

Nous nous sommes vu hier et nous avons dit que la Grèce, la France était justement reconnue, félicité par les autres pays de l'Union européenne parce que nous avons notre système de protection aérienne, nous avons nos rafales, nous avons de nouveaux systèmes de dernière génération et nous avons contribué concrètement de dès dès les premiers instants. leur défense et je pense que ça c'est quelque chose qu'il ne faut pas euh sous-estimer. Nous sommes prévisibles, nous sommes fiables et puis surtout lorsque vous prenez l'image globale, l'Europe lorsqu'on peut mutualiser toutes nos capacités, l'Europe représente une capacité de défense énorme.

Elle représente un elle est un un acteur qui compte pour une part immense du commerce international et nous sommes aussi une plateforme financière extrêmement importante et d'ailleurs nous sommes en train de d'améliorer les rapports entre la la France et la Grèce ces derniers mois avec la fusion sur la plateforme de Ronex. Et donc si l'on prend les différents domaines, les différentes catégories et bien euh nous y sommes. Maintenant ce que nous devons encore faire, c'est devenir une vraie grande puissance, donc utiliser notre poids dans l'ordre mondial, nous faire respecter beaucoup plus que ce qui est le cas aujourd'hui et contribuer à des solutions réelles.

Il ne s'agit pas simplement d'être un acteur, un négociateur de d'accord. Euh non, nous devons imposer certaines conditions, protéger notre industrie et nous devons être perçus comme un partenaire crédible à long terme. Et je dois vous dire que le sommes en ce moment et bien c'est le moment qui est la chance pour l'Union européenne.

C'est maintenant que l'Union européenne peut être perçue comme un partenaire prévisible et fiable. Merci. Merci monsieur le président.

Monsieur le premier ministre, est-ce pour être une grande puissance, il faut aussi avoir une économie très forte et lorsque l'on voit les chiffres, il y a tout de même des éléments inquiétants en terme de PIB, de technologie. Il y a une différence assez importante entre les États-Unis et l'Europe. Est-ce que l'Europe fait suffisamment pour justement rattraper son retard ?

Non, tout d'abord, monsieur Paparielas, je voudrais vous remercier de cette invitation et je voudrais vous remercier, monsieur Macron, d'avoir accepté justement cette cette invitation dans cet endroit unique et je dois dire que cette question est particulièrement pertinente à un moment où effectivement l'on s'interroge quant à la capacité de l'Union européenne à pouvoir réagir à ces changements quasiment tectoniques. Mais je suis d'accord, c'est une occasion pour l'Europée. N'oublions pas que l'Union européenne s'est forgé sur une série de crise.

Notre évolution n'a jamais été linéaire. il y avait des avancées et puis euh des périodes euh plus euh stagnantes. Donc c'est l'occasion justement de d'apporter davantage de substance à ce concept de coopération stratégique.

Je dois dire que la France et la Grèce sont véritablement meneurs de ce débat. Si l'on voit par exemple l'accord de 2021 et bien c'était une démonstration très claire de ce que l'on entend par une coopération d'échelle. Nous n'étions nous étions à deux à l'époque.

Nous allons renouveler cette cet accord demain mais je pense que ceci est très important pour la dépense. Cela cela signifie dépenser davantage mais aussi dépenser mieux. Il s'agit de d'encourager notre défense à mettre en place un écosystème qui va nous permettre de fleurir à un moment où la guerre est en train les guerres sont en train de changer la donne.

Mais nous avons également les aspects économiques. Le rapport Dragiy, nous l'avons tous lu et applaudi et je pense que ce rapport montre présente un diagnostic assez euh ciblé euh des différentes difficultés. Nous sommes un partenaire commercial immense.

Nous pouvons faire davantage à une grande échelle, mais nous devons aborder un certain nombre de questions par rapport au marché, à l'énergie. Nous avons un marché de l'énergie qui est très fragmenté. Lorsqu'il s'agit d'énergie, par exemple, nous devons passer des paroles aux actes lorsqu'il s'agira également d'avoir des des de mobiliser des capitaux pour investir dans notre économie.

Je dois dire qu'au niveau du conseil, on est assez d'accord sur ces principes. Maintenant, nous devons avancer. Nous sommes d'accord sur ce qui doit être fait.

Et bien maintenant, nous devons aller de l'avant et mettre en œuvre dans la pratique ces politiques. Et je pense que les années à venir seront véritablement critiques pour l'Europe. Nous en parlons déjà aujourd'hui puisque nous en parlons du budget.

Il s'agit de voir ce que nous pouvons engager pour travailler, atteindre ces objectifs. Nous aurons une tâche ardu pour convaincre nos amis de l'Union européenne qui sont un petit peu plus conservateurs. Il s'agira de mobiliser des ressources nationales mais également européennes.

Et je voudrais conclure ces premières remarques pour vous dire que nous avons mené les mêmes débats en 2020. Un grand nombre de de pays se souvient que Angela Merkel était contre Generation EU jusqu'au moment où elle a changé d'avis et je pense que nous devons justement mobiliser les ressources européennes pour relever ces ces défis. Je pense que le travail à faire dans les mois à venir est très clair, mais je reste optimiste.

Je pense que ce tournant dans ce tournant et bien l'Union européenne sera amenée à jouer un rôle beaucoup plus important et je pense que c'est quelque chose qui est très clair. Je pense que le conseil l'a compris, le Parlement également, la Commission aussi. Maintenant, l'Union européenne n'avance pas toujours au rythme où on pourrait le le souhaiter, mais lorsqu'elle décide d'agir, elle agit.

Et alors, il ne est-ce que nous nous estimons que il s'agit d'une espèce de euh sur réglementateur sur législateur et comment est-ce que l'on pourrait trouver une un équilibre ? Et bien, c'est justement cela le défi. Je pense que nous avons surréglementé certains secteurs.

Oui, comme Kirakos a dit, il est clair que nous avons un défi, des défis devant nous. Et il s'agit effectivement de mener à bien une simplification simplification d'échelle pour le marché unique par exemple. Alors, il est clair que nous sommes trop là.

La simplification, oui, nous devons euh retirer euh tous les toutes les entraves que nous nous sommes parfois mis nous-mêmes. Nous avons encore trop de réglementation nationale. Nous devons améliorer cela et c'est justement l'une des conclusions du rapport Dragiy et du rapport l'État. ce que c'est ce dont nous avons parlé avec la commission l'an dernier, il y a ce paquet Omnibus.

D'ailleurs, nous sommes nombreux à faire exactement le même exercice au niveau national, mais cela ne suffit pas. Cela ne suffit pas car euh on peut aussi avoir une réglementation intelligente et je voudrais insister là-dessus. Il nous faut une réglementation qui parfois va préserver notre industrie, notre capacité de production.

La Chine et les États-Unis disposent de réglementation, mais cette réglementation favorise les acteurs nationaux. La plupart du temps, nos réglementations représentent un point pour les sur les acteurs européens et nous sommes un peu trop naïfs vis-à-vis des autres. Et donc, nous devons préserver un terrain un terrain de jeu égalitaire.

Mais il faut bien entendu que ceux qui veulent travailler dans au sein de l'Union européenne et bien vont être soumis aux mêmes conditions. Or, ce n'est pas toujours le cas. Voilà pourquoi nous nous prenons ce concept de préférence européenne.

Et si l'on veut vraiment aller de l'avant avec ce programme, et bien nous devons être lucides et nous devons voir les choses en face. L'un des des défis de l'industrie aujourd'hui et bien cela concerne la Chine. La Chine aujourd'hui est en surcapacité.

Elle a des aides d'état dans pratiquement tous les secteurs et elle tue pratiquement les secteurs équivalents européens. Donc nous devons voir comment nous allons réagir par rapport à cela. Nous est-ce que nous nous sommes devant dans une dans un éboulement l'année dernière ?

La Chine a contribué à détruire des milliers d'emplois en Allemagne. Il faut réagir. Comment réagir ?

Et bien, il faut une réglementation pour protéger les secteurs clés. Il s'agira aussi de protéger nos démocraties. ce que nous voulons faire par exemple par rapport aux euh réseaux sociaux pour les jeunes, les enfants et les adolescents, ça c'est quelque chose que nous devons faire et ça c'est quelque chose qu'il faudra faire aussi pour euh la compétitivité.

Oui, il faut euh restaurer un terrain de jeu égal, il faut une concurrence loyale. À chaque fois que la concurrence devient déloyale, et bien à ce moment-là, il faut protéger notre économie. Et puis je dois dire que la protection ce n'est pas le protectionnisme.

Moi, je suis tout à fait en faveur du du libre échange, mais nous n'en nous n'en sommes plus là. Il y a d'un côté une surproduction, une surcapacité et une aide excep extrême du côté de la Chine. Nous avons un protectionnisme de du côté de des États-Unis.

Non, nous devons nous protéger. Voyons ce que font ce que fait la Chine sur les minéraux critiques par exemple et les terres rares. Il leur reprennent un grand nombre de ces de ses capacités.

Ils mettent à mal la la concurrence. Lorsqu'il y a encore des concurrents, il crée des conditions de dumping pour justement euh mettre à mal les concurrents. Et lorsque nous sommes très naïfs, et bien nos propres producteurs vont en Chine pour avoir de meilleures conditions.

Mais il faut un pourcentage minimal euh de d'entreprise européennes. Autrement, nous n'allons pas pouvoir protéger notre autonomie stratégique. Nous le voyons bien dans le domaine de la sécurité, mais c'est aussi l'industrie, l'agriculture, la technologie et les finances.

Pour clôturer cette partie sur l'économie, je voudrais vous poser cette question. Bon, nous avons parlé des marchés des capitaux, toutes ces réformes et bien pour euh certains ils ont le sentiment certains ont le sentiment que c'est quelque chose qui ne s'adresse qu'aux élites. Nous sommes dans un monde qui est très polarisé.

Comment allez-vous les convaincre pour dire que c'est ces objectifs que nous devons atteindre vont effectivement faire une différence dans leur vie quotidienne ? Alors, merci. Et je voudrais tout d'abord revenir sur ce que disait Emmanuel à propos de la réglementation parce que c'est aussi une réponse indirecte à la question que vous venez de poser, c'est différents régimes.

Le l'idée d'avoir un statut pour les start-ups qui pourrait s'appliquer à toute l'Europe. C'était une proposition de monsieur l'État. D'ailleurs, nous en sommes euh des fervants défenseurs.

Nous allons d'ailleurs agir là-dessus. Donc une des réglementations, oui, mais aussi une réglementation au niveau européen. Moi, je pense que nous devons choisir nos batailles réglementaires de manière intelligente par rapport à aux États-Unis.

Et je suis tout à fait d'accord avec Emmanuel, il y a deux domaines. Tout d'abord, la protection des enfants et des adolescents, des par rapport au réseaux sociaux et tout ce que cela implique. Nous allons construire quelque chose au niveau national et j'espère que cela pourra être transposé au niveau européen très rapidement.

Nous sommes également en contact avec les grandes entreprises technologiques. On on il doit être clair que ils ne peuvent pas faire que ces entreprises les les bigch ne peuvent pas tout simplement s'enrichir sur au dépend de la santé mentale des effants. Et puis nous avons aussi la question de l'information, la désinformation par le passé également cela existait.

Il y avait les défis du populisme, mais ce qui se passe aujourd'hui, c'est quelque chose qui est en train d'échapper à notre contrôle. donc avoir des règles très claires en terme de sphère publique, y compris les questions de l'anonyme, le problème de l'intelligence artificielle, les deep fakes que l'on retrouve partout, ça sera un véritable défi pour nous tous, surtout pour ceux qui auront des élections bientôt. Quant à votre question, je pense que nous devons être tout à fait lucides par rapport à ce que nous disent les gens.

Est-ce que la question c'est l'abordabilité, la question des prix élevés ? Et bien, nous devons cadrer le débat par le biais justement de cette optique et on doit leur expliquer qu'avec une meilleure compétitivité, cela signifie de meilleurs emplois, de meilleurs prix. Avoir un marché qui fonctionne correctement va promouvoir le bien-être au niveau européen qui va et ceci va nous permettre justement de continuer à financer notre État euh providence euh euh européenne européen qui est unique.

Alors, il ne s'agit pas d'utiliser le langage traditionnel de Bruxelles. Il faut expliquer aux gens pourquoi un accord de libre échange peut être bon pour nos producteurs d'huile d'olive. par exemple parce que nous ouvrons les marchés par exemple en Inde et cela permettrait de promouvoir les exportations.

Pourquoi soutenir les écosystèmes des start-ups ? Et bien cela va permettre de faire revenir des jeunes français ou Grecs des États-Unis qui vont pouvoir ensuite travailler investir en en Europe avec ce que cela implique en terme de meilleur salaire. Donc il faut expliquer ce que cela implique lorsque nous parlons d'une meilleure productivité.

Ce que cela signifie pour le quotidien des gens. Nous en avons parlé au conseil lorsque nous parlons de productivité. Cela ne veut rien dire.

Ce que les gens voient, c'est les prix qui augmentent et la solution pour eux c'est de faire baisser les impôts et de renforcer l'emploi. Monsieur le président, que voyez-vous par rapport à cela ? les marchés des capitaux par exemple, nous avons essayé de mettre en place une union bancaire depuis des des années, mais c'est très très important.

Pourquoi ? En tant qu'européen, nous avons davantage d'épargne que les Américains. C'est vrai.

Mais cet épargne en raison de nos réglementations, cela va financer les marchés des obligations. cela finance les dettes des États ou des entreprises ou alors cette épargne va aux États-Unis pour financer les entreprises là-bas parce qu'ils ont un bon marché de capitaux. Avoir un marché de capitaux fort en Europe, cela signifie avoir la capacité de mettre notre épargne au bon endroit pour financer l'innovation et la création d'activités.

C'est ceci que nous devons expliquer et nous voulons tous avoir la meilleure innovation du monde. Bien sûr, en même temps, nous voulons que ce soit abordable. Nous voulons que ceci fasse partie du monde.

Nous voulons avoir de l'innovation et nous voulons être libre et indépendant. Si on achète des produits de l'autre bout du monde parce qu'ils avaient la capacité d'investir dans cette innovation, et bien on perd quelque chose. Et très clairement, il n'y a pas de raison que par rapport à ces sommes d'épargne que nous avons, il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas les canaliser là où il le faut par rapport aux différents titres.

Voilà ce qu'est l'enjeu du marché des capitaux. Pour se faire, nous devons simplifier notre réglementation pour mettre en place euh pour devenir euh euh des pour mettre en place de de véritables acteurs européens. C'est la seule manière d'avancer et puis une fois de plus la simplification de la réglementation pour que cette épargne puisse être investi dans l'innovation et prendre des risques aussi.

Alors, nous avons nous avons une demi-heure pour couvrir différents sujets. Alors, inévitablement, nous allons parler de monsieur Trump. Trump dit que l'Europe est gâtée, qu'elle a sous-traité sa défense aux États-Unis.

Alors, nous l'avons vu à Hormous, l'Europe ne peut pas entreprendre d'action toute seule et même en Ukraine. S'il faut si s'il nous faut un engagement de la part de l'Europe, ceci ne peut pas se faire sans le soutien des États-Unis. Comment donc agir ?

Nous ne devons pas sous-estimer le le moment actuel. Nous avons nous avons en ce moment un président américain, un président russe et un président chinois qui sont tous contre l'Union européenne. Et donc c'est l'occasion.

Mais si nous ne si nous ne croyons pas en nous-mêmes, qui va dire "Mais vous êtes formidable !" Donc nous devons être un petit peu plus confiants. Et puis je dois dire que je ne suis pas d'accord avec vous sur l'Ukraine pour revenir sur cet exemple.

Lorsque la guerre a commencé en février 2022, il y a il y avait énormément de scepticisme sur notre capacité à réagir. Et quels sont les faits ? Au jour au premier jour, nous avons décidé de sanction contre la Russie.

À l'unanimité, nous avons adopté ce paquet et l'économie russe en souffre. Il ne faut pas croire les fake news justement. Donc déjà au premier jour, nous avons exprimé notre solidarité très claire vis-à-vis de l'Ukraine dans un cadre très clair.

Nous ne voulons pas être impliqué dans ce conflit parce que nous parlons aussi d'un pays d'une puissance nucléaire à nos portes, mais nous avons contribué à la résistance ukrainienne. Nous sommes l'investisseur le plus important. L'Ukraine résiste beaucoup mieux que ce que l'on attendait.

Et quant à la capacité des Européens, on nous disait voilà, il y a 6 mois, l'Ukraine va tout à fait s'effondrer pendant l'hiver et bien ils ont repris des territoires. Donc nous avons adopté des sanctions. Nous sommes restés unis.

Nous avons fourni beaucoup d'aide aux Ukrainiens sur les financements, les capacités dans d'autres domaines et pour la première fois, nous avons mis en place cette coalision cette coalition des pays volontaires et ce n'est pas quelque chose qui va à l'encontre du soutien américain. Et ce qu'il faut voir, c'est que cette coalition que nous avons lancé au mois de février de l'année dernière en tant que réaction à cette cet événement, cette cet incident euh à la Maison Blanche avec le président Zelenski. Et bien ce que nous disons c'est que nous voulons prendre nos décisions nous-mêmes.

Ça c'est quelque chose d'ailleurs que nous avons lancé avec le Royaume-Uni, mais nous avons également le Canada. l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon. Donc ce n'est pas uniquement l'Union européenne, il y a également donc la Norvège et le Royaume-Uni.

Et c'est une création qui est très puissante. En tant qu'européen, nous mettons en place un cadre qui nous permet de mettre en place cette réaction. Alors, bien entendu, les relations avec les États-Unis euh sont très importantes euh mais nous avons déjà décid euh nous avons décidé au niveau français par exemple ne va pas à l'encontre de ce que veulent faire les États-Unis.

Alors, par exemple, Airbus, c'est un véritable succès. Pourquoi ne pouvons ne pouvons-nous pas en Europe travailler sur la prochaine génération de R Fighter ? Je sais que c'est quelque chose qui vous qui qui vous frustre beaucoup, mais quel est le problème ?

Pourquoi il y a autant de retard, d'hésitation ? Il ne s'agit pas de les acheter. Nous voulons participer davantage à à cela.

Mais c'est un très bon exemple, un très bon exemple qui consiste à mieux organiser les marchés, les prix et je pense que il faut rationaliser les les normes, mettre en place des économies d'échelle. Vous avez mentionné l'exemple d'Airbus, mais vous avez tout à fait raison. Le problème, c'est que nos règles en terme de fusion va vont se pencher sur les règles du marché parce que nous ne voulons pas que des entreprises deviennent trop grandes, ce qui pourrait porter préjudice à d'autres entreprises européennes.

Bon, c'était la logique de l'époque mais qui est complètement dépassée désormais. Vous vous souvenez que la commission à l'époque estimait que ce type de fusion pourrait constituer une menace vis-à-vis du marché intérieur, mais nous avons devant nous par exemple la Chine qui euh investit énormément. Nous devons voir les choses très clairement.

La combinaison entre l'IA, la robotique et l'échelle qui est appliquée en en Chine et bien est un défi colossal vis-à-vis de nos secteurs économiques européens. Donc nous devons modifier les règles en matière de fusion. Nous devons être beaucoup plus généreux vis-à-vis des champions européens.

Bon, nous sommes un pays de taille moyenne. Lorsqu'il s'agissait de faire des achats sur la bourse, et bien nous estimons qu'il faut effectivement participer à de grandes entreprises. Alors, lorsque l'on parlera de la prochaine génération d'Europe Fighter, j'espère vraiment que vous trouverez un moyen de trouver un accord avec les Allemands parce que cela me semble inconcevable.

Nous voulons faire partie de ce projet, mais nous ne voulons pas être soumis au choix de de de devoir justement faire le choix entre différentes générations de R Fighter. Moi, je suis j'ai vraiment je fais confiance à Emmanuel et Frédéric. Je sais que vous prenez cela très très au sérieux.

Alors, il y a bien entendu les différentes entreprises françaises, allemandes, il y a d'assaut et cetera. C'est pas toujours facile, c'est clair, mais je pense que nous devons un petit peu forcer la main. Il nous faut vraiment un Fighter de 6e génération.

Qu'en pensez-vous, monsieur le président ? Et bien oui, nous devons dégager des résultats. Il d'ailleurs c'est quelque chose qui est tout à fait en cohérence par rapport à ce que nous disons depuis le début.

Si l'on voit euh la concurrence mondiale, l'ordre mondial et bien ce qu'il nous faut et bien c'est des normes communes et davantage de simplification. Donc on a 6 7 h fois plus de capacité lorsqu'on nous parlons de lorsque nous avons ces structures fragmentées et bien nous ne pourrons pas être compétitifs vis-à-vis des États-Unis. Donc, il faut des fusions, il faut des approches différentes, mais nous devons aller au-delà des intérêts nationaux et des intérêts des entreprises.

C'est un intérêt stratégique global et pour moi, la défense et la sécurité, c'est un très bon exemple qui va permettre justement d'illustrer ce dont nous parlions tout à l'heure, avoir une autonomie stratégique. C'est quoi cette autonomie stratégique ? c'est acheter européen, c'est produire européens.

C'est ce que nous avons fait avec les sous-marins. Vous avez décidé d'acheter des sous-marins français. Le kimone est une fierté partagée.

Nous allons voir cette frégate de prête. Mais là aussi, c'est une coopération parce que cela devrait progressivement être une production européenne et c'est au niveau européen que nous devons gérer cela. Il y a un grand de nombreux pays qui n'avaient pas d'industrie très forte, très puissante.

On doit leur dire au CO coréen par exemple ou à d'autres, nous devons leur dire vous devez acheter européens parce que cela vous vous permettra d'être plus indépendant, plus autonome parce que quels que soient les choix des États-Unis, vous pourrez être sûr que vous disposerez encore de vos armes, de vos munitions. Il faut créer aussi des possibilités industrielles et c'est précisément ce que nous sommes en train de faire. Et c'est cela justement la révolution que nous devons mener au niveau à l'échelle européenne parce que nous avons sous-estimé le fait qu'après la deuxème guerre mondiale, la défense et la sécurité n'était plus un sujet de préoccupation pour les Européens ou même c'était un sujet tabou.

Voilà. Euh c'était un sujet national, nous n'étions pas censés coopérer au niveau européen et euh le grand fournisseur c'était les États-Unis. Et ce qui est en train de changer progressivement, c'est que nous avons décidé d'avoir cette solidarité commune, ces programmes communs.

Et permettez-moi d'ajouter aussi ceci. Il y a aussi une dimension politique à cela. Je pense que le président Trump avait raison lorsqu'en 2017 disait euh que euh l'Europe ne fait pas suffisamment en terme de d'effort.

Bon, la Grèce est peut-être fait peut-être figure d'exception parce que nous avons des dépenses assez importantes en terme de défense pour des raisons euh de de voisinage, mais il faut aller au-delà de la de la coopération industrielle. Il faut aussi soutenir nos alliés européens en cas d'agression. C'est ce que nous avons fait à Chypre.

En fait, ce que nous avons fait, c'est que nous avons réagi à une demande d'un État membre qui a fait l'objet d'une attaque. Et au fond, qu'avons-nous fait ? Nous avons rendu opérationnel l'article 427 des traités dont personne ne parlait jusqu'à il y a quelques années.

Nous avons une clause d'assistance mutuelle dans nos traités. Ça c'est notre responsabilité européenne. Nous n'en parlons pas parce que nous pensions que l'OTAN ferait le travail à notre place et c'est vrai que cela peut effectivement aider.

Mais qu'en est-il des pays qui ne sont pas membres de l'OTAN ? Qu'en est-il de Chypre ? Et donc là aussi, c'est un signal très fort.

Nous devons prendre cela au sérieux, tirer les leçons, les enseignements des différents des différents événements, voir ce qu'il en est des différents exercices. Est-ce que nous si si nous sommes un jour amenés à devoir aider un un autre pays européen, nous ne devons pas euh nous en nous fier uniquement à à l'OTAN. Euh il y a une dimension européenne et c'est aussi une chose positive pour l'OTAN.

Je pense qu'il est bon de rééquilibrer les rapports avec les États-Unis et cela nous entraînera automatiquement vers une Europe plus forte. Autrement, nous allons être manipulés sans pouvoir défendre nos propres positions. Il est vrai que nous n'avons pas énormément de temps.

Vous avez dit que l'OTAN est mort au niveau cérébral. Est-ce que vous pensez qu'il pourrait y avoir un OTAN européen ? À quoi est-ce que cela va ressembler ?

Alors en 2022, le président Poutine nous a fait une piqûure de rappel si vous voulez. Il est clair que l'OTAN est soumis à dépression. Il est clair que les Européens devaient aussi assumer leur part du fardeau et effectivement nous dépensons plus.

Et puis il y a à l'article 5 euh ce qui a été proposé par le président américain, pas par les Européens qui affaiblit l'alliance. Nous nous sommes là pour l'interroporabilité de nos équipements, de nos armées et cetera et c'est la source justement de son efficacité et c'est une bonne alliance stratégique qui nous est utile à nous tous. Mais je dois dire que je crois euh beaucoup au pilier européen de l'OTAN.

Je l'ai déjà dit, je l'ai déjà défendu il y a des années comme votre premier ministre l'a dit, nous euh prenons justement nous prenons l'autonomie stratégique et voilà où nous en sommes. Et je pense que nous devons renforcer ce pilier européen. Nous ne devons pas affaiblir l'OTAN.

Nous devons bien entendu préserver l'OTAN et son interopéabilité. Mais les alliés européens doivent avoir une alliance plus forte et être prêt à agir par exemple en mer Baltique, dans l'Arctique vis-à-vis de la Russie sur certaines questions de sécurité en [grognement] Ukraine avec la coalition des pays volontaires et ailleurs par exemple dans les droits d'Ormous, ce ne sont pas des opérations de l'OTAN, ce sont des opérations des Européens qui travaillent ensemble et qui mettent en des solutions stratégiques communes. Donc je pense que ce que nous créons c'est nous sommes en train de créer c'est un c'est le pilier européen de l'OTAN et nous renforçons les capacités de défense de l'Europe.

Je pense que on aurait du mal à ne pas être d'accord avec vous. Alors je vais essayer d'aborder une autre question. la Chine.

On essaie de nous faire croire que l'Europe ne peut pas gérer la situation avec la Chine en dehors de les des États-Unis. Qu'en pensez-vous ? Moi, je suis en faveur d'une d'une réduction du risque.

Réduire le risque. Ceci consiste à dire lorsqu'il y a trop de dépendance et bien nous devons y remédier, euh changer les les modes de production, les lieux de production. Nous avons vis-à-vis de la Chine des dépendances énormes en ce moment par rapport à certaines terres matières critiques, par rapport à la technologie également.

Et je pense que euh le le programme que nous devrions avoir devant nous, c'est justement avoir une stratégie de réduction de risque. Nous avons les mêmes valeurs que les États-Unis, pas les mêmes valeurs que la Chine. Mais ce que nous devrions éviter, c'est de nous précipiter dans une politique de découplage vis-à-vis de de la Chine.

Sinon, nous avons nous allons donner l'impression que nous sommes un simple vasal des États-Unis et ce n'est absolument pas là que réside notre notre avenir. Voilà pourquoi je suis vraiment en faveur de cette stratégie pour l'Europe de réduction de risque. C'est une stratégie sur 10 ans.

Nous avons besoin des préférences européennes. Nous devons mettre en place euh des clauses euh par rapport à certains secteurs. Certains secteurs lorsqu'il y a euh trop d'aide d'État par exemple. euh les véhicules électriques, nous devons réengager le dialogue stratégique avec la Chine.

Donc leur dire "Nous ne croyons pas au système de tarif, nous pensons que c'est une mauvaise idée, mais nous devons résoudre les déséquilibres et il nous faut probablement davantage de transfert, d'avantage d'investissement pour les secteurs critiques dans lesquels nous pourrions travailler ensemble." Et donc je pense que le fait de rééquilibrer, de réduire les risques, c'est quelque chose qui est tout à fait au niveau européen. Nous allons rester bien entendu engagé par rapport au aux Américains, mais sans devenir leur vassale.

Moi, j'ai une approche légèrement nuancée. Enfin, nous en avons parlé au Conseil européen à plusieurs reprises puisque l'administration américaine actuelle est une continuation en fait, une poursuite euh des gouvernements précédents où leur euh approche déclaré très claire était qu'ils allaient euh donner la priorité à tous ce qui permettait de renforcer la des États-Unis, mais je pense que les liens historiques ont leur importance et je pense que la relation transatlantique a pu résister à un grand nombre de de crises. Elle a contribué à la mise en place de l'ordre mondial euh post 2e guerre mondiale.

Et je pense que la relation avec les États-Unis n'est pas quelque chose que nous pourrions tout simplement mettre de côté. et la capacité de la Chine à réagir très rapidement sur certains secteurs et qui met ainsi notre base industrielle sous une certaine menace très claire. Et bien ça c'est quelque chose dont il faudra tenir compte.

Alors, il est clair que cela n'est est loin d'être aisé avec le gouvernement américain actuel, mais je pense que nous devons décider euh déterminer les secteurs clés pour lesquels nous voulons vraiment engager un capital public pour préserver notre autonomie. Nous n'avons pas évoqué l'énergie. Moi, je pense que c'est un secteur tout à fait critique.

Voyons les prix de l'énergie aujourd'hui. Il impossible pour l'Europe et les entreprises européennes d'être compétitive. Alors bon, nous dépendions du gaz russe, c'était très pratique pour un grand nombre de pays, mais ce n'est plus le cas.

Nous devons faire preuve de réalisme, nous devons faire preuve de pragmatisme euh quant au aux investissements que nous devons réaliser. J'ai participé à une conférence organisée par Emmanuel sur le nucléaire. Il est inconcevable qu'un pays euh qui dispose de de capacités nucléaires civiles.

Moi, je vois une combinaison d'énergie renouvelable et de nucléaire. Si l'on veut s'éloigner justement du gaz naturel euh que nous ne pouvons pas produire, si nous voulons nous éloigner du charbon que nous avons déjà éliminé en Grèce, et bien la seule solution c'est le nucléaire. La France a construit des centrales nucléaires mais nous les avons arrêtés à un moment donné.

Donc voilà, ça c'est le genre de choix que nous devons euh réaliser et nous devons sélectionner euh euh les euh les les domaines dans lesquels nous allons prendre ces euh ces paris. Alors, il y a aussi les grandes technologies, euh LIA et cetera. Monsieur le premier ministre, désolé.

Nous allons en arriver à aux dernières questions. Monsieur président, la différence entre le gouvernement Trump 1 et le gouvernement Trump 2, vous avez euh vous semblez avoir une relation proche avec lui avec bien entendu des haut et des bas. Alors à quel point est-ce difficile pour vous ?

Mais écoutez, je prends ce que nos dirigeants donnent. C'est une philosophie que nous devons suivre. Bon, je connais monsieur Trump très bien.

C'est un caractère trompé. Mais comme vous l'avez dit, nous devons être lucide vis-à-vis de la stratégie américaine et cela ne dépend pas uniquement du caractère et du comportement de monsieur Trump. Et je dois dire que si les Américains ont décidé que leur priorité numéro 1 c'est c'est l'Amérique, l'Amérique d'abord, il a été élu pour cela.

Il a été élu pour apporter des résultats dans ce domaine. Ensuite, la deuxième priorité, c'est la c'est la Chine. Mais c'est monsieur Obama qui a dit que je serai le premier président pacifique.

Mais c'est assez cohérent. Voyons ce qui a été fait en Afghanistan ou les autres décisions qui ont été prise. Ce n'était pas une approche proe parfois monsieur Trump est plus explicite.

Il peut être plus agressif sur le plan verbal si vous voulez mais il ne mettent pas les intérêts européens dans leurs priorités. Voilà, c'est un fait. Mais nous en tant que dirigeants, nous ne sommes pas là pour commenter, réagir sur les tweet ou autres commentaires.

Nous, nous sommes là pour défendre nos pays, notre continent. Ce que nous devons faire, c'est agir. Il faut bien entendu aller plus vite, c'est clair, pour renforcer notre indépendance.

Ça, c'est vraiment mon obsession. Donc, plus prévisible. Et donc à ce moment-là, est-ce que Trump va reprendre les les affaires courantes ?

Moi je pense que c'est un un moment historique. Moi, je suis d'accord avec Ken Cross. On peut être en contact avec les États-Unis sur certains sujets parce que nous avons tout de même des liens historiques et certaines valeurs communes avec les États-Unis.

J'espère que nous allons pouvoir trouver des solutions au niveau du G7 sur les euh les matières critiques et les terreurs parce que nous avons des intérêts partager par rapport aux surcapacité chinoise et par rapport au fait qu'ils ont pratiquement le monopole là-dessus. [grognement] Et je pense véritablement que cette approche américaine et bien va durer tout simplement. Et au cours du premier mandat, un grand nombre de pays européens voyait le gouvernement américain et se disait "Bon, d'accord, cela va de toute manière un jour se terminer.

Donc essayons de résister et attendons patiemment. Mais nous voyons bien désormais que nous devons réagir. Nous devons réagir en tant qu'européens.

Nous devons être plus unis. Nous devons défendre nos nos intérêts et je pense que nous allons dans la bonne direction. Qu'en pensez-vous, monsieur Premier ministre ?

Oui, je suis d'accord et je pense que nous devons être tout à fait conscients du fait que le monde ce n'est pas uniquement l'Europe, les États-Unis et la Chine. Voyez ce qui se passe en terme de partenariat avec l'Inde. Voyons par exemple le rôle que nous pouvons jouer.

Emmanuel en a parlé dans ses propres liminaires. Le rôle que nous pouvons jouer dans la région du golfe. Nous pouvons être des partenaires critiques à un moment où ils ne peuvent plus faire confiance aux États-Unis comme ils le faisaient il y a peut-être encore de mois ou peut-être nous rapprocher de pays tels que le Canada, l'Australie ou les démocraties de l'Asie du Sud-Est.

Il y a là euh euh une une situation que nous devons voir et dans laquelle nous ne sommes pas juste isolés. Alors, bien entendu, tout cela se base aussi sur le libre échange, sur l'état de droit, sur la liberté de navigation. Ça, c'est quelque chose de de critique et c'est très important pour nous en tant que nation éminemment maritime et nous devons voir ce qui se passe au sein de l'Union européenne pour ensuite mettre en place des alliances plus fortes qui vont permettre de mettre en place un monde multipolaire. avec différentes puissances et nous devons agir.

Euh dans ce sens, je vais vous poser euh encore une question concrète pour ensuite essayer de vous poser euh des questions pour conclure euh si possible de manière optimiste. lycé les mémoires de monsieur Caromalis qui disait que il avait une rencontre avec monsieur Agiscardestin et qui lui disait "Voilà, nous avons un voisin qui pose problème et que feriez-vous si vous aviez un tel voisin ?" Et je vous pose donc la même question. et bien nous serions là si vous voyez ce que nous avons fait à l'été 2021, ce que nous avons fait avec Chypre il y a quelques semaines et pour moi c'est là on touche à la définition de l'amitié, l'alliance l'alliance franco-hélénique.

Voilà, nous y sommes. C'est cela l'alliance entre la Grèce et la France, c'est quelque chose de très simple. Lorsque vous allez vous coucher, vous n'allez pas vous demander ce que l'autre va faire le lendemain.

Vous le savez. Si votre souveraineté est mise en péril, et bien nous serons à vos côtés. Vous avez dit que les dirigeants doivent avoir un esprit pratique.

Et je voudrais vous adresser à vous deux la question suivante. S'il y avait quelque chose à changer au niveau institutionnel, au niveau de la défense ou autrees au niveau de l'Union européenne, quel serait le résultat concret que nous aimerions avoir d'ici 5 ans par exemple ? Monsieur Monsieur Dakis, je me concentrerai.

Cela ne doit pas sembler euh euh sembler trivial, mais je dois je dois dire que toutes les réponses sont dans le rapport Dragi. S'il fallait donner une seule réponse, bien je dirais l'énergie. Une donc l'énergie sécurité énergétique avec des prix bas, investir dans les renouvelables, dans les dans le nucléaire et être sûr que nous avons une véritable compétitivité.

Monsieur le président, euh bon, puisque vous allez agir là-dessus, moi je vais évoquer un autre sujet. Moi, je dirais L. Il y a et les contenus.

Parfois nous vous imaginons lorsque vous êtes dans les conseils avoir des réunion informelles et on a l'impression que parfois c'est presque une thérapie de groupe. Si vous êtes si nous imaginons que nous sommes en ce moment en thérapie de groupe, est-ce que vous pouvez nous donner un exemple de raison d'être optimiste pour l'Europe ? Et bien regardez-nous.

Non, mais honnêtement, regardez ce que nous sommes parvenus à faire au cours des années passées de la dernière décennie. Nous étions le continent où l'expertise c'était la guerre civile au pendant des des des siècles, nous avons toujours eu des guerres civiles. Et le projet initial, le projet initial c'est la paix et la prospérité.

Mais nous avons réussi cela. Nous nous n'aurons plus de guerre civile. Nous ne devons pas sous-estimer cela.

C'est une création qui est unique. C'est beaucoup plus compliqué. Alors, on a l'impression que c'est très lent, que c'est très compliqué, mais c'est une création dans laquelle 27 États travaillent ensemble sans hégémonie et nous avons préservé la paix sur notre continent, c'est quelque chose qui ne s'était jamais réalisé euh auparavant.

Nous avons décidé de mettre en place le marché unique pour garantir la prospérité. Nous l'avons fait et maintenant nous devons garantir notre existence géopolitique. Je dirais que c'est cela.

Et donc nous devons devenir une puissance, pas uniquement un un un endroit de paix et d'économie, mais une puissance géopolitique. Mais nous avons euh nous avons écrit les premiers chapitres. Il n'y a aucune raison pour que nous ne soyons pas capable d'écrire les chapitres suivants.

Nous devons être lucides. Notre continent, notre union est quelque chose d'extraordinaire en terme de civilisation, en terme de force, en terme de capacité de gérer nos propres complexité et nous pouvons aller de l'avant en utilisant l'État tel qu'il est organisé aujourd'hui. Je vais le dire avec tout le respect de notre amitié, bien vous l'avez fait dans votre pays avec énormément de courage il y a 15 ans.

Donc bien entendu, il faudra adopter des réformes qui seront peut-être douloureuses. Il faudra envisager d'autres réformes. Mais l'ampleur des réformes est quelque chose qui est tout à fait.

Notre défi, nous sommes des démocraties. Donc notre défi c'est de convaincre nos concitoyens que c'est quelque chose qui relève de nos nos intérêts partagés. Et donc ce cette traversée que de sur laquelle nous sommes engagés ensemble, c'est cela qui est important justement.

Merci. Si je devais vous dire voilà, vous prenez un avion, vous ne connaissez pas la destination et si vous atterrissez quelque part et bien vous comprendrez immédiatement que vous êtes en Europe. Il y a quelque chose dans notre mode de vie qui fait que l'Europe est attrayante.

Mais bien entendu, ce que nous devons faire, c'est garantir que notre mode de vie est soutenable, durable, soutenable. Nous avons euh nous avons moins d'inégalité que par le passé. Nous avons une couverture sociale.

Nous sommes heureux de ce que nous avons en Europe. C'est le le mode de vie européen nous plaît. Maintenant ce que nous devons faire, c'est garantir que ce mode de vie sera durable.

Nous avons nous avons tous les deux été au conseil depuis 7 et 9 ans respectivement. Nous avons pris des décisions massives. Il y a eu la pandémie.

Il y a eu l'Ukraine. S'il y avait pas eu l'Union européenne, l'Ukraine aurait perdu la guerre. Alors, nous avons pris des décisions extrêmement importantes.

Nous devons tirer les enseignements des événements et des grandes figures historiques. Et nous l'avons vu lorsque nous sommes devant une crise et lorsque nous comprenons que nous n'avons pas le temps, et bien nous avons bien vu que nous prenons les bonnes décisions. Et c'est ce qui va aussi être le cas dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel avec les l'agenda très ambitieux dont nous avons parlé.

Merci. Monsieur Trump disait que le peuple vénézuélien euh le l'adore. Euh si si si cela devait arriver et bien on pourrait vous dire que la Grèce serait là pour vous en tout état de cause.

Merci. Merci beaucoup. Oh non, touche Vous êtes invité à rester en place le temps du départ de monsieur le président Macron et monsieur ministre Mitotakis.

Merci. Minister της Ελλάδος

Échanges du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre de Grèce Kyriákos Mitsotákis à Athènes. — Emmanuel Macron · Pourquijevote