Législatives : une victoire de la gauche ? - C à Vous - 08/07/2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous pouvez dire d'ailleurs à Marine Le Pen et à Jordan Bardella que leur victoire n'est que différée. Ils ont raison de ce point de vue-là.
Évidemment, et le rappel de 1978 doit être notre fil à plomb. On n'est passé pas loin et il faut considérer qu'aujourd'hui on est au mieux dans un répit ou dans une forme de sursis. Et donc l'interprétation des résultats, avec les réserves que Patrick Cohen vient de mentionner, quand même oblige chacun. La première chose, c'est que, vous l'avez dit, le refus du Rassemblement national. Ça c'est clair. La deuxième chose, pas de reconduction de l'ancienne majorité présidentielle relative.
Troisième chose, une préférence, et je dis bien une préférence, pas une majorité donnée à la gauche avec ce message subliminal où chacun l'interprètera pour dire c'est à vous qu'on confie la responsabilité de voir si vous pouvez organiser une réponse aux attentes et aux colères qui se sont exprimées dans ce scrutin. Le quatrième élément, vous l'avez rappelé qu'il ne faut vraiment pas enjamber, parce que je pense qu'il nous oblige tous, c'est qu'il y a eu un front républicain. Et la responsabilité oblige à ne pas l'enjamber, à ne pas le taire, à ne pas l'oublier aussi rapidement qu'il s'est prononcé. Parce que si on l'oublie là, alors plus jamais il ne se réactivera.
Moi aujourd'hui, j'ai été élu dans ma circonscription, 74%. Je sais que parmi eux, il y a des électeurs de gauche, dans leur diversité, mais il y a aussi des électeurs du centre et des électeurs de la droite républicaine qui ont voté pour moi.
Donc il faut être fidèle au front républicain ?
Il faut en tous les cas ne pas reproduire. C'est pour ça que moi je ne crois pas à l'argument, et même je le condamne, qui consiste à dire, nous sommes arrivés en tête, et donc nous appliquons la totalité du programme pour lequel nous sommes arrivés en tête.
C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon hier soir à 20h05.
C'est une hérésie. Pour quelle raison ? Olivier Faure aussi. Je vais vous dire, c'est une erreur. Pour quelle raison ? Dans les deux dernières années, qu'avons-nous dit et qu'avons-nous fait face à Emmanuel Macron ? Nous avons fait barrage en 2022 à la présidentielle pour empêcher l'arrivée de Marine Le Pen. Et derrière, Emmanuel Macron a considéré que ce vote de barrage était un vote d'adhésion à son programme, raison pour laquelle il présente la réforme de retraite sans la négocier, sans la concerter, et en la faisant passer par 49-3. Donc moi j'essaie d'être cohérent, je suis un républicain qui essaye d'être conséquent, et je ne peux pas demain faire ce que j'ai reproché hier.
Et donc ce serait en effet une erreur que de dire, parce que nous sommes en tête, nous appliquons seuls et contre tous le programme. Donc le front républicain nous oblige, mais il faut avoir la lucidité aussi. Dans la période, il ne faut que des gens lucides qui ne sont pas dans le déni. Il y a une orientation préférentielle qui est donnée à la gauche, à charge pour elle, de prendre la responsabilité. Donc moi je fais partie de ceux qui disent, nous devons prendre nos responsabilités dans un contexte, et je termine par là, particulier. Quoi qu'il advienne, on le voit avec vos graphiques, ce sera un gouvernement minoritaire demain, qui sera aux responsabilités.
Et minoritaire comme jamais on en a connu dans la Ve République. Mais ce gouvernement minoritaire ne pourra tenir que s'il est capable, dans la durée, de répondre aux aspirations majoritaires qu'ont exprimé les Français, moi celles que j'ai vues dans la campagne électorale. Le pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat, les services publics, la question de la sécurité, la question du logement, la question des déserts médicaux, tous ces sujets du quotidien qui étaient sous les radars malheureusement trop longtemps.
Et donc ces aspirations majoritaires, à partir de l'orientation portée par le programme des gauches, mais pas de manière exclusive, eh bien il faut mettre chacun devant ses responsabilités et de dire, est-ce que vous êtes en capacité de soutenir telle proposition, ou, et j'insiste sur ce point, vous abstenir de vous opposer. C'est ça qui va être nouveau dans ce qu'on va vivre. Certains vont devoir prendre leurs responsabilités en disant, ok, je ne peux pas aller jusqu'à soutenir la mesure, mais je m'abstiens de renverser tous les quatre matins et de tomber dans la quatrième république et de provoquer le chaos que certains appellent de leur vœu.
Et la responsabilité, c'est de pêtre dans le chaos. Moi je considère que quand Jean-Luc Pélenchon fait à 20h02 la déclaration qu'il fait hier, il n'est pas dans une logique de prise de conscience de cette responsabilité. Il peut dire, il aurait dû dire, la gauche est devant, elle a donc une responsabilité éminente, mais elle ne peut pas remplacer, enfin être une nouvelle hégémonie mimétique de celle qu'on a connue dans la période précédente. Et quoi ? Qui va gouverner à coup de 49-3 ? On a condamné le 49-3 dans la période précédente, ce n'est pas pour l'appliquer dans la période qui s'ouvre.
Dominique Régnier, alors pour reprendre les sujets dans l'ordre, d'abord sur le pourcentage des votes exprimés pour le Rassemblement national, qui reste en tête ?
Qui reste en tête, ça a été dit à l'instant par Patrick Coed, si on regarde simplement les extrêmes droites au sens du ministère de l'Intérieur, c'est effectivement un peu plus de 37%, et si on regarde toutes les gauches, c'est 27%, toutes les gauches, sans en oublier une seule, toutes les gauches. Et si je fais un total de toutes les droites, je suis à 47%. Et donc on a une droite électorale qui est de 20 points de plus que la gauche électorale, je ne compte pas les centres, je les laisse à part, et qui débouche sur, entre guillemets, la victoire du nouveau franc populaire.
Donc là, il va y avoir, je pense, dans l'opinion, avec les jours qui vont passer, une sorte de réveil lent, comme d'une, j'en ai dit, je ne sais pas si c'est la bonne métaphore, mais en tout cas, un réveil qui sera plus lent. Un ressentiment. Qui peut être un ressentiment si les conditions dans lesquelles se met en place un gouvernement et des politiques publiques, parce qu'un gouvernement, ce sont des politiques publiques, sont de nature à les décevoir ou à ne pas les satisfaire. Et moi, j'ai été très impressionné par la puissance et l'efficacité du barrage républicain.
Qui a fonctionné alors qu'on faisait gagner ?
Qui a fonctionné, mais ça m'effraie. Pourquoi ? Parce qu'il faut qu'on mette de côté des tas de choses que l'on peut penser et se dire que notre système politique s'est organisé, toutes forces confondues à l'exception d'une force, celle qui est d'ailleurs la première en termes de parti, pour l'empêcher de gagner. Ce n'est pas quelque chose de durable. Ce n'est pas possible.
La fameuse victoire différée.
C'est-à-dire que si, par exemple, mais Jérôme Gage le disait à l'instant en partie, en tout cas, si, par exemple, sur les sujets qui font depuis des années la progression... Qui nourrissent la colère. Qui nourrissent la colère. Si on n'apporte pas de réponse, en effet, la victoire sera différée. On dit qu'on ne fait toujours rien, mais quand ils sont très hauts, on fait barrage. Ça devient un système illibéral, antidémocratique, où on ne pourra pas se plaindre de certains manquements de la politique publique parce qu'il y aura une organisation de ceux qui n'ont pas réussi à les régler.
Donc ça, c'est un problème absolument fondamental qui pourrait même faire que, finalement, à un moment donné, on assimilerait le vote RN à un vote démocratique. Contre les élites qui nous empêchent, etc. C'est quand même une situation très périlleuse qui ne termine rien, qui commence tout, et il faudra beaucoup d'habileté, de sens de la mesure et des responsabilités. Je ne sais pas si on l'aura, excusez-moi de dire ça, à deux ans de la présidentielle. Pardon, corrigez. Le système majoritaire a beaucoup de défauts. Mais dans notre système, pour que quelqu'un accède au pouvoir, il faut qu'il y ait une majorité de citoyens qui consente. Qui consente ou qui s'abstienne, etc.
Ce ne sera pas le cas, là. Ce ne sera pas le cas parce que le RN échoue à arriver à franchir cette barre des 50%. Oui, d'accord. C'est tout. Oui, mais sauf qu'il y a plus de consentement, y compris par abstention pour la gauche, que pour le RN. Il y a 87% d'électeurs inscrits qui n'ont pas voté pour la gauche. Il y a 17%. La gauche, elle fait 17% aux inscrits, toute la gauche. Vous voyez l'immense désert. Et c'est un peu le problème de tout le monde, ça. Mais l'immense désert. On ne fait pas une politique avec 17% d'inscrits.
Donc il va falloir trouver une façon de faire venir des personnes qui n'ont pas simplement voulu venir pour le Front Républicain, mais qui sont capables d'être convertis sur la base de décisions qui seront prises. Sinon, ça va relâcher aussitôt. Et ça se transformera, je pense, en ressentiment, en effet.
Voilà. Ne pas brutaliser, c'est exactement le message qu'a fait passer hier François Ruffin, réélu avec presque 53% des voix.
Ce soir, c'est avec gravité, malgré la victoire, que je parle. Ce soir, mon sentiment, c'est que les électeurs nous laissent une dernière chance pour la France. À nous de transformer la colère en espérance. À nous de réunir la France des bourgs et la France des tours. À nous de parler à la France toute entière. Nous devons apaiser et non brutaliser. Et si nous gouvernons, nous ne devons pas le faire comme Emmanuel Macron. Nous devons le faire avec conscience que dans l'hémicycle, nous n'aurons qu'une majorité très, très relative et une minorité dans le pays. Nous devons gouverner avec respect, avec tendresse pour les Françaises et pour les Français.
Gouverner avec tendresse et respect, mais avec qui ?
D'abord, moi, je suis très content que François Ruffin soit dans l'hémicycle. Voilà. Comme Clémentine Autain, Alexis Corbière et d'autres.
C'est un assiste dissident.
Oui, mais c'est bien l'illustration du fait que... Insoumis, insoumis. Oui, mais c'est l'illustration parce que, vous voyez, moi, j'ai assumé une divergence principielle au nom de Valeurs avec la direction de la France insoumise dont eux-mêmes, d'une certaine manière, ont été les victimes par une forme de brutalisation démocratique quand ils demandaient plus des démocraties au sein de leur formation politique. Et oui, François a raison de dire qu'il faut réintroduire cette notion de respect. Voyez-vous, moi, je suis... Je l'ai dit tout à l'heure, j'essaye d'incarner cette gauche républicaine, universaliste, laïque. Je suis socialiste, je suis écologiste, féministe, européen.
Et cette gauche que parfois on qualifie de responsable, j'aime pas le terme parce que ça voudrait dire que d'autres sont irresponsables, mais en tous les cas, elle doit demeurer désirable. Elle doit concilier la radicalité au sens de venir aux racines des mots de la société et apporter des réponses qui parfois peuvent être des réponses de transformation profonde sur les questions écologiques, sur les questions sociales, mais elle doit aussi concilier la solennité et la gravité du moment. Autant de choses qu'on a ratées dans la période précédente et qui a tiré et qui a abîmé le rassemblement de la gauche et des écologistes.
Donc, aujourd'hui, c'est cette cohérence-là qu'on met au pot commun et qu'on propose à l'ensemble des autres au nom de quelque chose qui n'est pas un gros mot qui s'appelle l'intérêt général du pays. Quand on aime son pays, quand on aime la France, dans un moment comme ça, on ne se dit pas qu'on va la laisser sans gouvernement, on va la laisser avec la gestion des affaires courantes. Et dire ça, ce n'est pas un renoncement à ses convictions. Je pense même qu'on a besoin d'avoir des convictions bien trempées pour pouvoir entraîner et convaincre d'autres à ce moment-là.
Mais on le fait, vous l'avez dit, pas dans la brutalisation, pas dans l'hystérisation du débat, dans la dispute apaisée qui fait la noblesse du débat politique, de la concorde républicaine qu'on doit rechercher, et je le redis, sans renoncement, sans compromission. Et le compromis, qui n'est pas la compromission, ce n'est pas un gros mot en politique. Et c'est vrai que...
– Ce n'est pas la culture française de vous.
– Oui, mais il va bien falloir qu'on apprenne à le faire. Encore une fois, on parlait tout à l'heure, je vous disais, c'est quoi les aspirations majoritaires dans le pays ? Il y a un an, tout juste, des Français, très largement, s'opposaient à la réforme des retraites. Et il y avait un hiatus entre les sondages, ce qui nous disait le rejet des Français, et ce qui se passait à l'Assemblée nationale, où à la fin, c'est à coup de 40 oeufs-trois. Est-ce qu'aujourd'hui, si on est capable de dire cette aspiration majoritaire des Français, de ne pas avoir deux années de travail supplémentaires, on peut la proposer dans un débat parlementaire ?
Elle peut être votée par certains, ou ne pas être refusée par d'autres. Eh bien, si on envoie ce signal-là, qui est « on a entendu une aspiration majoritaire », alors peut-être qu'on retissera des liens très facturés dans le rapport à la politique.
– Là, il y a des discussions qui ont commencé entre les leaders du Nouveau Front Populaire.
– Oui, je ne sais pas.
– Désigner s'il y a un potentiel Premier ministre, Amatignon, Emmanuel Bompardouc. – Mais on prend les choses par le mot vous. – Exactement, il faut s'entendre d'abord sur les mesures avant de proposer un casting.
– Exactement. – Parce qu'on voit beaucoup d'additions et de listes de noms maintenant, et c'est naturel. Les additions, on a bien compris que ça ne marcherait pas. De toute façon, on arrivera à des niveaux qui seront maximaux. Mais moi, ce qui me frappe, c'est comme ça, on est tous dans ce mécanisme maintenant. Ça doit modifier la culture politique de chacun des partis et de chacune des parties prenantes. Par exemple, il n'y a plus place pour des réformes en profondeur. Vous ne faites pas une réforme en profondeur avec 17% des inscrits, plus quelques amabilités à des élus modérés de l'autre bord qui ne vont pas vous embêter. Ça ne passera pas.
Pourtant, nous avons des rendez-vous que chacun connaît. Moi, je prends juste un chiffre comme ça. On le connaît, 154 milliards de déficit. Qu'est-ce qu'on fait ? – La dette. – On ne fait rien ou on réduit les dépenses ? Ou on se contente d'imaginer qu'on peut augmenter les impôts et répondre à ce déficit. 154 milliards, c'est à peu près deux fois l'impôt sur le revenu. Donc, il faut y aller en imposition pour le combler comme ça. Et donc, la question, elle est quand même de… – Il suffit, pardon, de revenir sur une toute ou partie des allègements d'impôts décidés depuis 2017 dont l'effet sur l'économie, le fameux ruissellement n'a pas été… – Ça ne fait pas 154 milliards.
– Non, c'est 50 milliards d'euros. – Non, non. – La somme, c'est d'aller en parler d'une politique déjà envisée par François Hollande. – Oui, mais je pense qu'il faut remettre à plat toute une série de choses et que les allègements, moi j'ai travaillé sur les allègements de cotisations au-dessus d'un certain niveau, dont on a fait la démonstration, c'est presque un milliard et demi d'euros, alors les petits ruisseaux font les grandes rivières, ça n'a aucun impact sur l'emploi. Donc, il faut aussi sortir, y compris d'une forme de doxa qui s'imposait à tous. Moi, je suis pour la conciliation d'une politique de l'offre et d'une politique de la demande.
Moi, je suis pour qu'en justice fiscale, le patron de PME, TPE, pardon Dominique Reynier, le patron de PME, TPE, qui paye lui 25% d'impôts, et qu'en face, le Starbucks ne paye que 6 ou 7%, il puisse, il puisse, mais non, parce que c'est maintenant qu'il faut élargir le champ des gens. – Parce que ça, c'est le prélèvement obligatoire en France. – Oui, mais il y a l'injustice de ce prélèvement.
Je vous reprends cet exemple, quand les GAFAM, des grandes multinationales, des grands acteurs sont capables par l'optimisation fiscale d'échapper à cette juste contribution, et je reprends l'exemple du patron de PME qui, lui, va payer 25% d'impôts et que le Starbucks en face va payer 3 à 5% parce qu'il aura localisé ses bénéfices aux Pays-Bas ou en Irlande. Ça, ce n'est pas la justice fiscale. Et il y a des masses d'argent qui ne sont pas ceux qu'on va aller prélever sur les ménages, qui sont ceux qu'on doit mieux répartir dans l'ensemble du pays. Et franchement, c'est à portée de main.
Et ne diabolisons pas un programme de partage, de redistribution, et de justice sociale et fiscale qui répartit des colères que les Français ont exprimées hier. – Je vous parle de dédiabolisation, celle du Rassemblement national, qui a obtenu 143 sièges, dont ceux l'alliance LRN, et il reste parmi eux au moins 25 brebis galeux. C'est comme ça, en tout cas, que Jordan Bardella les appelle. Juste quelques exemples. En Côte d'Or, René Lioré a élu contesté le réchauffement climatique. Il avait affirmé que le vaccin contre le Covid provoquait des cancers, des maladies auto-immunes mortelles.
Daniel Grenon d'Anlion, qui déclarait qu'un Maghrébin binational n'avait pas de place dans les hauts lieux. Que va faire le RN de ses députés ? Jordan Bardella a répondu cet après-midi à Benjamin Delmas. – Non, mais je pense qu'il y a des efforts à faire, à la fois sur la professionnalisation de notre implantation locale, peut-être sur le choix d'un certain nombre de candidats. Je le dis clairement, sur quelques circonscriptions, les choix que nous avons faits n'étaient pas les bons. Et je prends ma part de responsabilité aussi.
Les gens qui ont tenu des propos qui ne sont pas conformes à ma vision et à ce que nous défendons, et à la ligne politique que je porte, ne siègeront pas dans le groupe du Rassemblement national. – C'est vrai que la plupart ont été battus, n'ont pas été réélus, mais il en reste 25. Dominique Rény, est-ce que quand on entend Jordan Bardella, c'est une manière de commencer, poursuivre le ménage ? – Oui, je pense que c'est sa perspective maintenant. Maintenant, si je peux me permettre, au risque de choquer, je trouve que les phénomènes agrégés sont de nature différente parce que contester le réchauffement climatique, ce n'est pas un délit, on peut tout à fait penser que ça n'existe pas.
Ceux qui travaillent là-dessus vont vous dire que vous vous trompez. Mais ce n'est pas comme, par exemple, un propos raciste, un comportement raciste ou des préjugés racistes. Là, je pense qu'il y a des choses plus dures, même les vaccins. Moi, je trouve ça stupide, personnellement, de contester ça. Enfin, ça dépend de ce qui se passe après, mais on peut tout à fait admettre que ça fait partie de la liberté d'opinion. – Je vous trouve bien indulgent avec ce qui était révélateur d'un degré d'impréparation. On nous avait expliqué qu'il y avait un plan Matignon et que tout était déguerre et qu'ils étaient prêts à gouverner demain matin.
– Jérôme Gage, vous savez parfaitement, d'abord, l'impréparation, on l'a trouvé partout, parce que tous les programmes ont manifesté un niveau d'impréparation qui était stupéfiant, et c'est le résultat de la dissolution. – Aussi, mais eux nous disaient qu'il y avait un plan Matignon depuis plusieurs mois. – Merci.
Jérôme Guedj