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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 10 septembre 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfenseNumérique

Conquête spatiale : L’Europe a-t-elle les moyens de rattraper SpaceX ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:54Chiffre
    « Arian est capable d'emporter dans l'espace 22 tonnes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Alors Nicolas Châonov, c'est ballot ou pas un sommet franco-allemand et il y a pas les enfin il y a pas le chancelier allemand qui dit-il a des soucis avec son extrême droite ? Alors on peut le comprendre mais ou vous savez c'est un peu quand comme quand on invite quelqu'un à danser une vals et que vous voyez bien dans le regard de l'autre que je sais pas si j'y vais, je sais pas si j'y vais pas. En tout cas, ce qui est évident, c'est que de la part des Français, il y a clairement une volonté et ça depuis déjà pas mal de temps, de coop coopérer avec les Allemands et d'aller plus d'ailleurs vers la coopération que vers la compétition brute. Euh le message qui a été envoyé depuis 4 ans à peu près 3 4 ans par les Allemands, c'est plutôt bon, on il y en a marre, on va faire de la

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compétition et le meilleur l'emportera. et et s'il faut passer par nos entreprises nationales allemandes notamment pour les Allemands et ben on fera ça. Et donc c'est vrai qu'aujourd'hui on sent que la coopération elle fonctionne très bien sur dans plein de domaines mais sur les lanceurs notamment et sur ce qu'on appelle le new space c'est la la nouvelle génération et le nouvel écosystème puisque en Europe ça bouge beaucoup en réaction à ce qui se passe aux États-Unis et bien c'est vrai que les Allemands ont plutôt tendance à dire voilà on va faire on que le meilleur gagne et puis si les Français perdent et ben tant pis pour eux voilà parce qu'on va la regarder dans quelques instants. Les Allemands misent plus sur des petites sociétés privées façon Elon Musk hein qui développent

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dans leur garage des petites fusées très performantes. Il y en a une qui a parfaitement fonctionné le weekend dernier alors que la France elle c'est la fusée ariane c'est du lourd. Et d'ailleurs dans ce salon quand Emmanuel Macron parle Olivier Lascar c'est très frappant de voir que trône en majesté on va le voir la fusée Ariane. Comme si les Allemands on les faisait venir à un salon où on disait "Attendez pas de blague le l'Europe spatiale c'est quoi ? C'est la fusée ariane qui est une fusée, on va pas se mentir, qui est quand même très très française. Elle décolle depuis la Guyane française. Elle est vu comme d'ailleurs une fusée française depuis Berlin. Il y a peut-être un petit peu de ça. Pas pas complètement. C'est c'est un programme européen. C'est un programme

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européen qui marche quand même hein. Les lancements d'Arian 6 depuis un peu plus d'un an maintenant sont couronnés de succès. C'est de la belle ouvrage mais c'est vrai que ça reste du lourd quoi. Il y a un côté un petit peu C'est pas dans la bonne chronologie Arian quoi. On n'est pas dans le temp dans le timing. Arian 6 cette année 8 lancements. SpaceX 170 lancements. Donc ça là là là ça dépotte hein. Il y en a une c'est deux lancements par semaine, l'autre c'est deux lancements par mois. Et puis ISAR Aerospace et pourquoi je parle d'elle ? Elle prévoit de faire elle 40 lancements par an. ISAR Aerospace, c'est cette start-up allemande qui euh le

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samedi dernier a réussi à mettre en orbite pour la première fois depuis le sol européen, depuis la Norvège, euh une fusée qui a parfaitement fonctionné, qui a mis sur orbite cinq satellites. Je vous propose de regarder cette première en Europe, une fusée, une start-up allemande de Munich euh qui entend donc c'est la question rivaliser avec Arian. On regarde en tous les cas euh cette petite start-up allemande.

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Voilà. Et on voit derrière le beau paysage. Tu me dis voilà Nicolas Nicolas Châtonové derrière le beau paysage norvégien. C'est vrai qu'elle décolle depuis la Norvège. C'est vrai. Euh même Emmanuel Macron qui défend plutôt Arian, beau joueur, a dit "Une pressesse pour l'Allemagne, une victoire pour toute l'Europe." Oui. Non, c'est vrai, il est bon joueur là-dessus. Mais c'est vrai que nous, on est dans le camp d'Arian quand même face à cette petite insolent là. Vous vous parliez d'Arian, comment elle est euh en fait c'est une fusée européenne, mais c'est évident que euh on va dire l'industrie des lanceurs lourds, des grosses fusées en Europe, elle est historiquement française. Pourquoi ? parce que c'est c'est nous qui avons lancé les premières fusées

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Arian 2 3 4 5 6 et cetera. Donc c'est c'est évident qu'on a un savoir-faire là dedans et on a été leader pendant bah plus de 50 ans. Et en fait euh aujourd'hui Arian et Arian Groupe notamment c'est un mélange vous savez d'abord c'est un programme européen mais c'est aussi un capital qui est partagé entre Safran et Airbus. Airbus, il y a aussi des Allemands dedans. Donc c'est beaucoup plus européen que qu'auparavant maintenant. Euh ce qui est sûr, c'est que Arian répond à des besoins européens qui sont finalement en lanceurs lourds ou mondiaux puisque on vend aussi euh alors lourd parce que on va donner les chiffres, Arian est capable d'emporter dans l'espace 22 tonnes. C'est ça. Là où cette sympathique fusée allemande emporte dans l'espace une tonne.

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Exactement. Donc c'est on n'est pas dans la même catégorie. Tout à fait. Et jusqu'à maintenant, c'est vrai qu'on avait on avait besoin à la fois d'un très gros lanceur. On a eu du retard avec Arian 6. euh beaucoup de retard et euh on avait une on a une fusée intermédiaire qui s'appelle Vegascé qui est plutôt italienne si on si on on garde cette voà si on met des petits drapeaux. Et en fait euh les Allemands aujourd'hui voient ce qui se passe aux États-Unis euh et puis se disent "Bah attendez, euh nous aussi on a notre carte à jouer. Euh et il y a tout un segment, ils veulent s'inspirer du modèle Elon Musk, hein, ils veulent s'inspirer en fait, ils veulent ils veulent réinjecter un peu de d'innovation, de dynamisme et parce qu'en fait, ils ont vu qu'on avait pris

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du retard dans notre modèle très vous savez voilà, on on prend notre temps, on vérifie tout et cetera. Bon, ça fonctionne he ! Arian 6 c'est remarquable. rien de 5, c'était encore plus remarquable même si le premier vol, ce sont des fusés qui n'explosent jamais. D'ailleurs, on voit bien la prudence européenne. C'est tellement parfait que ça. Alors que de l'autre côté, vous avez des fusées qui explosent dans tous les sens au début, mais après vous avez bah ça fonctionne et c'est essai, échec, on recommence, on apprend et cetera et cetera. Mais eux, ils ont des besoins gigantesques en aux États-Unis. Elon Musk lance ses propres satellites Starlink et puis il a des commandes de l'armée, il a des commandes des institutionnels, il a des commandes de partout. euh de la NASA et cetera. Et en

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fait euh en Europe, on a moins de besoins, mais on a quand même on commence à avoir des besoins sur des lancements un peu plus euh intermédiaire, on va dire, sur des des des petites charges et cetera. Et ça ça c'est en fait, il faut démocratiser l'accès à l'espace. Et les Allemands là-dessus se disent "On a une carte à jouer, euh on va pas euh continuer rond rond plan avec les Français. Excusez-moi parce que je caricature évidemment." Mais oui, non mais c'est pour qu'on comprenne ce qui se trampe parce que je je vous livre euh les articles de presse en ce moment et qu'on a du mal à décrypter l'offensive allemande contre le leadership spatial français comme si les Allemands voulaient euh secouer le cocotier du spatial européen. Ils ont plus d'argent d'abord que nous

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au niveau étatique en tout cas au niveau de l'État et donc ils sont aujourd'hui les premiers contributeurs et de loin au budget de l'agence spatiale européenne et ça c'est une nouveauté. Euh jusqu'à maintenant on était à peu près dans les mêmes eaux. Aujourd'hui, ils sont loin devant nous et nous, on a égalité avec les Italiens. Donc déjà, ça change les choses et ils vont avoir un retour aussi sur investissement industriel puisque c'est la règle qui sera un peu plus important que le nôtre. Donc nous, on a encore beaucoup de savoir-faire mais les Allemands aujourd'hui affichent leurs ambitions et leurs ambitions c'est voilà, on relance, on lance des concours, que le meilleur gagne. Si c'est un français et ben ce sera un français. Si c'est des Allemands, on

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espère bien que ce seront des Allemands. Ce sont des des entreprises allemandes qui le qui remporteront. Olivier Lascar. Avant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne était à la pointe de l'innovation en aérospatiale. Euh c'est vrai qu'elle avait laissé un peu cette expertise aux Français et là on a l'impression d'Allemands qui ont de l'argent et qui ont envie de bah de redevenir ce qu'ils étaient autrefois une grande nation spatiale euh peut-être dans le domaine des fusées, on le voit même dans le domaine de l'avion de combat. Les Français voulaient embarquer les Allemands pour faire le fameux avion de combat franco-allemand. Finalement les Allemands disent "Vous savez quoi ? On va le faire tout seul notre avion de combat. en a aucune envie d'être la 8e

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roue du carros de ce monsieur d'assaut. Est-ce que je caricature un peu la position des uns et des autres ? Non, il y a a il y a du il y a du vrai dans ce que vous décrivez, mais on peut voir le verre à moitié plein, le verre à moitié vide. D'un côté, il y a effectivement l'expression d'une surcapacité allemande qui s'exprime avec l'exploit de la la fusée spectrum de la société. Voilà, aospace. Mais le le côté positif de l'affaire, c'est de voir qui est en train de se constituer sous nos yeux ce fameux newspace à l'européenne. Et si on peut c'est des acteurs privés qui font des petites fusées dans leur garage, je crois qu'ils la font avec une imprimante 3D là la partie hein. Alors il y a de l'imprimante 3D. L'imprimante 3D qu'on a pu voir comme quelque chose d'un petit peu exotique au

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moment où elle a émergé est devenu quelque chose qui est rentré dans les mœurs et qui permet de fabriquer des pièces industrielles de fort belle taille. Il y a des il y a des il y a des tuyères de de fusée qui sont fabriquées en imprimante 3D. Donc la petite fusée allemande, elle est à l'avant-garde d'un mouvement qui s'exprime aussi dans d'autres nations européennes et la France est en retard parce qu'elle a pas son petit lanceur privé qui a encore décollé mais il y en a dans les tiroirs qui arrivent. On peut citer par exemple une société qui s'appelle Maya Space qui est en train de développer avec une autre start-up française qui s'appelle. Maya Space fait le lanceur, c'est-à-dire la fusée. Uspace fait les satellites.

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Ils sont en train de développer un programme pour la défense nationale qui s'appelle Toutatis. un clin d'œil au premier satellite français Astérix lancé il y a 60 ans par notre pays et toutalist tout c'est un programme pour la défense nationale qui consiste à mettre sur orbite basse c'est-à-dire à peu près à 500 km d'altitude deux satellites qui vont travailler ensemble l'un sera un satellite d'observation qui pourra avoir une agression spatiale. Alors, je parle pas d'extraterrestre mais je parle d'un satellite hostile mu par une un pays mal intentionné. Donc le satellite qui va repérer la cible et le satellite son binome qui va lui tirer dessus. Alors on sait pas encore, il y a du secret défense, on parle de laser

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aveuglant, des choses comme ça. Mais donc ça c'est un programme qui va être développé par des startup. Les start-ups français sont aussi constitutifes de cette volonté de d'insuler un peu de privé et d'innovation disruptive dans ce qui ronronne un peu qui est ce beau succès d'Arian. J'ai paru enterré Arian. On va quand même donner la bonne nouvelle qu'on a apprise hier. C'est Jeff Bezos, le patron d'Amazon qui veut faire une grande constellation euh de satellite comme Starlink d'Elon Musk. Et qui a-t-il choisi ? Qui choisit-il ? pour lancer ses satellites dans l'espace et ben il choisit Arian. Il vient à nouveau de commander à notre fusée européenne six lancements. Alors,

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elle est tellement puissante la fusée aériane que dans chaque lancement, elle emporte quoi Nicolas Châtonov ? Une trentaine de satellites hein. La la en fait, elle peut faire plein de choses différentes en fait hein. Elle peut lancer 22 22 tonnes ou elle peut Exactement. Ça peut être des plusieurs satellites ou un très gros satellite comme les satellites Sentinel et cetera. Euh un peu comme le fait d'ailleurs la Falcon 9 de de de Elon Musk qui peut envoyer des plusieurs Sterling en même temps. On a regardé la petite fusée allemande très sympathique et disruptive qui emporte une tonne dans l'espace. On est quand même en France. On va regarder notre grande fusée Arian 6. Le décollage c'était quand ? C'était le 27 août dernier. Elle a emporté 20 une vingtaine de tonnes dans l'espace.

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C'était la version très lourde. Vous allez voir ça déménage. 3 2 1 top ! Allumage des aiss et décollage.

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La production est nominale. Pardon mais moi je suis comme un enfant devant un décollage de fusée. Je me tais et j'écoute la puissance à l'état brut. Ah puis quand vous y êtes, je peux vous dire ça remue. Oui oui, j'ai déjà vu des des décollages de fusée de 5. Oui, on est enfin oui, on est beaucoup plus loin que par exemple par rapport au lancement russe mais euh mais même de loin, vous pouvez vraiment le sentir dans vos tripes hein. C'est c'est assez assez impressionnant. Mais juste une chose, c'est c'était très juste que disait Olivier. Euh il faut absolument pas enterrir Arian euh et Arian Group euh parce que non seulement Arian Group euh et Arian Espace et bien a des filiales parce que Arian Group est un est un et voilà, il a un mode de fonctionnement qui est euh conditionné

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par toute euh énormément de règles de cah des charges et cetera mais ils ont bien compris que il fallait aussi trouver un autre mode de fonctionnement et Maya Space notamment est une filiale d'Ariad donc en fait ils savent très bien que exactement et en plus il travaille travaille aussi sur le les le successeur d'Arian avec notamment la la un projet qui s'appelle Temis qui est une une fusée un prototype de fusée réutilisable qui va bientôt faire son premier test en Suède notamment à Kiruna et et donc on est en train de travailler dessus et après est-ce que nous en Europe on a besoin de fusé réutilisable et cetera, ça c'est une autre question mais il vraiment il travaille là-dessus également Yeah.