L'invité politique Sud Radio - Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer est notre invitée politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:23OuverteRéponse directe
Est-ce que vous entendez ces critiques ? Et que répondez-vous, que ce soit à LFI ou au RN notamment ?
- 1:51RelanceÉludée
Ce sont des polémiques, ce ne sont pas des critiques constructives ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Donc, LSI, le RN, vous le dites, prospère sur cette crise, sur ces incendies ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement va convoquer une réunion de crise avec tous les partis politiques et les groupes parlementaires ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à cette colère ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Est-ce que ces mesures, ce dispositif sera prolongé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueChiffre
« Nous avons chaque jour entre 30 et 40 départs de feu. »
- 0:51Invité politiqueChiffre
« On en comptabilise plus de 13 000 depuis le début de la saison des incendies. »
- 0:56Invité politiqueChiffre
« Près de 120 000 hectares qui ont été brûlés. »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« Bien sûr, il y a des Canadaires, mais il y a aussi 8 dash supplémentaires qui ont d'ailleurs des capacités d'action plus importantes que les Canadaires. »
- 2:21Invité politiqueChiffre
« Ça fait en tout et pour tout 67 véhicules aériens qui sont mobilisables, en plus de la capacité terrestre. »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« 2500 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés, 1500 militaires déforestés, des agents de l'État. »
- 5:16Invité politiquePromesse
« Il le sera. »
- 5:35Invité politiquePromesse
« Ces dispositifs économiques dont bénéficient les territoires ultramarins, l'Odéum et le Rafip, pour ne pas les citer, qui sont des acronymiques, qui sont en fait des dispositifs de soutien à l'emploi, à l'attractivité, à la création d'investissements, seront préservés. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Je dirais que les Outre-mer sont aux avant-postes de la lutte contre le narcotrafic, effectivement, parce que la cocaïne, elle vient d'Amérique du Sud et elle transite par les frontières des territoires ultramarins, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Le narcotrafic, ce n'est pas juste la vente de stupéfiants aujourd'hui. Dans des territoires comme ceux que je viens de vous citer, le narcotrafic, il arme, il tue, il recrute des enfants, il corrompt. »
- 7:37Invité politiqueFait
« Vous savez, les narcotrafiquants, ils s'adaptent. Vous avez aujourd'hui des organisations criminelles avec des moyens colossaux qui arrivent à infiltrer, y compris les systèmes. »
- 8:07Invité politiqueFait
« On crée une brigade nautique au Grand Port de Fort-de-France. On crée un tribunal judiciaire à Saint-Martin. »
- 8:24Invité politiqueFait
« Reconnaissance faciale ou intelligence artificielle. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Oui, parce que d'abord, nous avons commencé à le faire. Je suis bien passé pour vous en parler. J'ai porté un texte en 2018, le premier texte, qui visait à lutter contre les fake news, précisément, qui permettait de saisir un juge, notamment en période électorale, quand il y a une fausse information diffusée sur un candidat. »
Temps de parole
- Naïma Moutchou68 %
- Présentateur32 %
≈ 3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze. Il est 8h13, vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique ce matin. C'est une ministre, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer. Naïma Moutchou, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous. La France confrontée à une année tristement historique sur le front des incendies. Emmanuel Macron s'est rendu en Gironde hier en début de soirée aux côtés des sapeurs-pompiers. Il se devait d'être là-bas, le chef de l'État.
Oui, absolument. Il a souhaité être au plus près de la population pour entendre les inquiétudes, les craintes, les angoisses. C'est légitime et pour répondre aussi à un certain nombre de sujets et pour réexprimer l'idée que l'État est présent. L'État est bien présent face à ce qui est une situation exceptionnelle, hors normes. C'est quelque chose que nous n'avions pas connu depuis très très longtemps. Nous avons chaque jour entre 30 et 40 départs de feu. On en comptabilise plus de 13 000 depuis le début de la saison des incendies. Près de 120 000 hectares qui ont été brûlés. C'est une situation exceptionnelle qui nécessite une réponse exceptionnelle.
En tout cas, les critiques sont nombreuses. Je le disais tout à l'heure à l'égard du gouvernement. Jordan Bardella qui dénonce le manque de réactivité du gouvernement, notamment sur l'utilisation de l'Airbus A400M. Trop tardif, selon lui, sur le manque de moyens accordés à la sécurité civile. Du côté d'LFI aussi, on vous accuse notamment, Manon Aubry, d'avoir fait le choix d'abandonner la lutte contre les incendies. Est-ce que vous entendez ces critiques ? Et que répondez-vous, que ce soit à LFI ou au RN notamment ?
Je ne suis pas étonnée puisque ceux que vous venez de citer ont l'habitude de prospérer sur les crises. Malheureusement, je vais vous dire, les Français attendent des résultats. Ils veulent qu'on garde notre sang-froid et qu'on puisse répondre à la situation. L'État est au rendez-vous. D'abord, il faut le savoir, ce sont des polémiques qui sont totalement inutiles et qui ne correspondent pas à la réalité opérationnelle.
Ce sont des polémiques, ce ne sont pas des critiques constructives ?
Absolument pas. Ça ne correspond pas à ce qui se passe sur le terrain. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la réalité des choses. D'abord, la flotte aérienne dont nous disposons, elle ne se limite pas à des Canadaires. Bien sûr, il y a des Canadaires, mais il y a aussi 8 dash supplémentaires qui ont d'ailleurs des capacités d'action plus importantes que les Canadaires. Vous y ajoutez tous les moyens que nous avons l'habitude de louer chaque année pour ce type d'incendie. Donc, il y a des avions, il y a des hélicoptères, et puis il y a tous les moyens des SDIZ. Ça fait en tout et pour tout 67 véhicules aériens qui sont mobilisables, en plus de la capacité terrestre.
Parce que la lutte contre l'incendie, dans l'immense majorité des cas, ça se passe sur le terrain, sur le sol. 2500 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés, 1500 militaires déforestés, des agents de l'État.
Donc, LSI, le RN, vous le dites, prospère sur cette crise, sur ces incendies ? Ils en profitent, finalement ?
Évidemment, comme ils ont l'habitude de le faire. La situation que vivent nos compatriotes, des centaines de milliers de Français, aujourd'hui, qui sont obligés d'évacuer, de quitter leur foyer, des hectares brûlés, la biodiversité qui est atteinte, tout ça devrait nous amener à beaucoup de responsabilités, et je crois un peu de pudeur, pour agir, pour obtenir des résultats, pour faire en sorte qu'il y ait une réponse opérationnelle immédiate, qu'on puisse fixer ces feux, que les Français puissent rentrer chez eux.
Au-delà des critiques, on a Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, qui réclament en urgence une réunion de crise avec tous les partis politiques et les groupes parlementaires. Est-ce que le gouvernement va en convoquer une ?
Il y aura le temps du bilan, si c'est ce que cherche Marine Tondelier. La priorité aujourd'hui, c'est de sauver des vies. La priorité aujourd'hui, c'est de sauver des vies. Sauver des vies. Sauver la vie des Français qui sont aujourd'hui menacés, et il y en a encore, puisque la situation, vous le savez, n'est pas réglée. C'est un long combat que nous devons mener. Moi, je veux d'abord avoir une pensée pour ceux qui sont sur le terrain, pour tous ces sapeurs-pompiers mobilisés. Un jeune sapeur-pompier de 38 ans qui est encore mort cette nuit dans les bouches du Rhône. Je veux dire toute ma reconnaissance, ma solidarité à ceux qui sont sur le terrain.
Je pense aux proches, aux familles, à tous les collègues qui prennent des risques tous les jours.
Donc, on est clair, pas de réunion pour le moment prévu avec les chefs de parti et de groupes parlementaires du côté du gouvernement.
Je n'en suis pas informée. Je dis que la priorité, c'est l'action, l'action de terrain.
J'entends. On a beaucoup de colère exprimée, notamment du côté du Porche. Les habitants du Porche, commune qui a été martyr, qui a été totalement dévastée par les flammes. On a une auditrice hier matin qui nous disait que sa commune avait été sacrifiée pour sauver le Cap Ferret. Elle n'est pas la seule à le dire. On a un autre qui dit qu'on n'a pas sauvé le Porche parce qu'il n'y a pas de star. Qu'est-ce que vous répondez à cette colère ? Ça rejoint un petit peu ce qu'un député insoumis avait écrit sur Twitter avant de supprimer son message. Il parlait des bourgeois du Cap Ferret.
Non, l'État ne trie pas en fonction des statuts. Notre responsabilité, c'est de protéger tous nos compatriotes. Et donc, nous déployons des moyens aériens et des moyens terrestres partout où nous le pouvons. À la fois la flotte aérienne que je vous ai décrite, à la fois la flotte terrestre, les appuis avec nos partenaires européens. Nous agissons partout où nous pouvons agir.
Naïma Mouchou, vous êtes ministre des Outre-mer. Parlons-en des Outre-mer. Un mot sur cette loi pour le développement économique des Outre-mer. Elle a été mise en place avec un dispositif d'allègement de charges pour les employeurs. Son avenir a été en suspens. Est-ce que ces mesures, ce dispositif sera prolongé ?
Il le sera. Et ça, c'est une bonne nouvelle pour les territoires et pour les Outre-mer. Vous savez la situation de contrainte budgétaire dans laquelle la France se trouve aujourd'hui. Nous allons devoir faire des économies sur le budget qui est actuellement en préparation. Mais pas n'importe quelles économies, pas de mauvaises économies. Et ces dispositifs économiques dont bénéficient les territoires ultramarins, l'Odéum et le Rafip, pour ne pas les citer, qui sont des acronymiques, qui sont en fait des dispositifs de soutien à l'emploi, à l'attractivité, à la création d'investissements, seront préservés. Nous aurions pu les supprimer. L'idée était sur la table.
Plusieurs centaines de millions d'euros d'économies. Mais ce sont des économies qui auraient affaiblit les territoires. Le Premier ministre a une vigilance toute particulière pour les Outre-mer, qu'il connaît bien. Il ne veut pas les affaiblir. Et donc, dans le cadre des discussions budgétaires que nous avons menées, j'ai pu obtenir le maintien, avec le soutien du Premier ministre, le maintien de ces dispositifs essentiels aux Outre-mer.
Les Outre-mer qui sont victimes du narcotrafic, et principalement la Guyane, les Antilles, vous avez fait un déplacement là-bas pour lancer un plan anti-Guyane pour lutter contre le narcotrafic. C'est quoi la réalité de ce narcotrafic aux Antilles, en Guyane ? Est-ce que c'est aujourd'hui le premier point de deal de cocaïne de France, la première plaque tournante du pays ?
Je dirais que les Outre-mer sont aux avant-postes de la lutte contre le narcotrafic, effectivement, parce que la cocaïne, elle vient d'Amérique du Sud et elle transite par les frontières des territoires ultramarins, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe. Et donc, avant qu'elle arrive en France ou en Europe, elle transite par les ports, par les aéroports de certains territoires ultramarins. C'est pour ça que la réponse doit être à la hauteur. Le narcotrafic, ce n'est pas juste la vente de stupéfiants aujourd'hui. Dans des territoires comme ceux que je viens de vous citer, le narcotrafic, il arme, il tue, il recrute des enfants, il corrompt. Ça va très très loin.
Comment on fait pour lutter contre ce narcotrafic qui gangrène, on n'en parle pas assez, effectivement, notamment la Guyane, les Antis ? Ce plan anti-Guyane, c'est quoi ? C'est des moyens humains et financiers supplémentaires ?
Ce plan, effectivement, c'est une contre-offensive qui dit qu'on amplifie la guerre contre le narcotrafic. Et pour ça, il faut des moyens matériels.
C'est une communication où vraiment il y a une évolution là-dessus ?
Absolument, on change de dimension. Vous savez, les narcotrafiquants, ils s'adaptent. Vous avez aujourd'hui des organisations criminelles avec des moyens colossaux qui arrivent à infiltrer, y compris les systèmes. Il faut que la réponse, elle soit à la hauteur. Donc on adapte, nous aussi, notre réponse. On donne des moyens humains et matériels supplémentaires. On va davantage contrôler en mer les bateaux qui arrivent et qui transportent de la cocaïne. Il y aura des radars, par exemple, pour permettre un travail plus efficient des forces de sécurité. On va doter les aéroports de scanners, là aussi, pour pouvoir détecter les colis qui transportent des stupéfiants.
On crée une brigade nautique au Grand Port de Fort-de-France. On crée un tribunal judiciaire à Saint-Martin. Le garde des Sceaux l'a annoncé parce qu'il faut aussi que la réponse pénale soit au rendez-vous. Bref, on agit sur toutes les chaînes de l'action.
De la reconnaissance faciale aussi pour lutter contre le narcotrafic. C'est envisagé ou pas ?
Absolument. Reconnaissance faciale ou intelligence artificielle. On va doter notamment la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane de vidéoprotection, de vidéosurveillance avec des moyens notamment d'intelligence artificielle pourraient être beaucoup plus efficaces pour que les enquêteurs puissent voir leur travail facilité.
Naïma Moutchou, vous êtes ministre. Vous êtes également soutien à Edouard Philippe pour la présidentielle. Vous faites partie d'Horizon. Edouard Philippe, premier candidat pour cette présidentielle à avoir été visée par une opération de désinformation, en l'occurrence une campagne pro-russe à propos de son état de santé. Comment est-ce qu'il a vécu cette opération de désinformation, l'ancien Premier ministre ?
Alors, d'abord Edouard Philippe va bien, il mène campagne, il continue à sillonner le territoire. Il est la première victime de cette campagne de désinformation, vous l'avez dit, sans grand étonnement. C'est-à-dire ? Il alerte. Nous alertons depuis très longtemps sur ce qui est en train de se passer. Nous savons que les grands rendez-vous nationaux, les grandes campagnes, notamment nationales, type présidentielle, législative...
Ça ne vous étonne pas qu'Edouard Philippe soit le premier visé par une campagne de désinformation dans le cadre de cette campagne ?
Nous savons depuis longtemps que ces grandes campagnes nationales seront le grand théâtre de la manipulation. Et Edouard Philippe est une cible de choix. Pourquoi ? Notamment pour ses réseaux pro-russes. Il est le candidat le mieux placé pour l'emporter. Il est donc une cible. Ça veut dire qu'il est une menace pour Vladimir Poutine ?
Il fait peur à Vladimir Poutine, Edouard Philippe ?
Mais de quoi on parle ? On parle d'ingérence étrangère. Vous avez aujourd'hui un certain nombre d'États ou d'organisations qui veulent déstabiliser les scrutins, qui veulent influencer le vote des Français et qui diffusent massivement de fausses informations pour semer le doute et pour essayer de faire pencher la décision. Il se trouve qu'Edouard Philippe est effectivement une menace pour un certain nombre d'entre eux. Edouard Philippe, il incarne la démocratie, le respect des règles, l'état de droit et il est donc une menace pour un certain nombre de ces pays.
Le gouvernement, en tout cas, souhaite durcir les peines pour les personnes diffusant de fausses informations dans un contexte électoral. Nous y sommes. Que peut-on faire, notamment pour les personnes qui agissent depuis l'étranger ? Est-ce qu'on peut vraiment faire quelque chose ?
Oui, parce que d'abord, nous avons commencé à le faire. Je suis bien passé pour vous en parler. J'ai porté un texte en 2018, le premier texte, qui visait à lutter contre les fake news, précisément, qui permettait de saisir un juge, notamment en période électorale, quand il y a une fausse information diffusée sur un candidat. À l'époque, je peux vous dire qu'il y avait une levée de bouclier de tous les partis d'opposition qui criaient à la censure. Vous voyez que quelques années après, plus personne ne fait le constat inverse. Il y a une menace qui pèse sur la démocratie. Il faut aller plus loin.
C'est ce que fait le texte qui a été présenté par Laurent Nunez, qui donnera des moyens supplémentaires pour agir contre les fake news, pour les supprimer en temps réel et pour aggraver les peines.
Sur cette question de la censure, il y a des inquiétudes tout de même. On a notamment un sénateur centriste, Laurent Laffont, qui a parlé d'ingérence intérieure. Est-ce que vous craignez vous-même une forme de désinformation de l'intérieur ?
Absolument pas. Je veux dire, ce dont on doit se méfier, ce qui doit nous inquiéter, c'est ce qui vient de l'extérieur. Le cadre interne, il est réglé. La liberté d'expression en France, elle est large, ce qui fait de nous d'ailleurs un grand pays. On peut avoir des débats d'idées, des débats d'opinion, dans le respect, bien évidemment, des troubles à l'ordre public ou des limites liées au racisme, aux discriminations. Le cadre, il est clair. Ce qui doit aujourd'hui nous rassembler et qui doit rassembler notre énergie, c'est la lutte contre les fake news qui vont venir d'ailleurs.
Concrètement, ça veut dire, je ne sais pas, un internaute, un tweetos français qui relaie, par exemple, cette campagne de désinformation dont a été victime Édouard Philippe. Ça veut dire qu'il doit être condamné, interpellé ? Pour avoir une idée, justement sur un cas très concret ici, vous l'avez vécu.
Oui, vous voyez bien la difficulté aujourd'hui qui est la nôtre. Et c'est pour ça qu'il faut en amont se doter de moyens qui permettent de stopper net ces fausses informations parce qu'elles circulent très très vite. Une fausse information circule six fois plus vite qu'une vraie information. À partir de là, je crois que les choses sont dites.
Naïma Mouchou, ministre des Outre-mer, soutient également d'Édouard Philippe dans cette campagne présidentielle. Je le rappelle, il est l'un des candidats du Bloc central avec Gabriel Attal. Lequel se désistera et lequel sera finalement le candidat pour 2027 ?
Ça, c'est une rencontre avec les Français. C'est les Français qui choisiront. Ce que je peux vous dire, c'est que... Ce sont les Français qui choisiront. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire quoi ?
C'est une rencontre. La présidentielle...
C'est des sondages qui vont décider ou pas ?
La présidentielle, en tout cas, ça n'est pas un concours de réseaux sociaux, de petites phrases ou de slogans. La présidentielle, c'est une question simple. C'est à qui vous voulez confier le pays pendant 5 ans pour faire face à des défis qui sont immenses. Crise internationale, défis de la dette, poids de l'immigration. Bon. Donc, c'est quelque chose de sérieux. Et Edouard Philippe, il incarne ça. Il a cette stature. D'abord, il a cette expérience. Il a été Premier ministre.
Il a plus d'expérience que Gabriel Attal.
Il a été dans la gestion de crise. Il a une histoire personnelle aussi, je crois qu'il parle au français, dans laquelle il s'identifie. Son grand-père était au cœur. Ses parents étaient instituteurs. Il vient d'un milieu modeste. Il a réussi par l'école. Il a été maire, au contact des Français. Vous voyez, ça fait un certain nombre de qualités ou d'atouts qui font qu'il est connecté à la population. Pour certains,
on rattache Edouard Philippe aussi au gilet jaune.
Et sa volonté, oui.
Ça va lui peser, ça.
On aura l'occasion largement dans le cadre des débats de revenir sur ce qu'a été le vrai bilan d'Edouard Philippe et là aussi de lutter contre une forme de désinformation politique qui s'annonce. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il est le seul en capacité de rassembler parce qu'Edouard Philippe parle à la France et aux Français. Il ne parle pas à un camp politique ou à une famille politique. Ça ne l'intéresse pas.
Il peut parler au gilet jaune, par exemple.
Mais il parle à tout le monde. Il doit parler à tout le monde. Ce qui l'intéresse, c'est un projet commun. C'est essayer de dessiner un avenir et un destin pour tous les Français et pas composé avec une addition de partis politiques.
Quand est-ce qu'il faudra décider qui de Gabriel Attal ou d'Edouard Philippe sera candidat pour 2027 ? C'est la question qui se pose. Ça va aller vite. On est dans la dernière ligne droite à moins de neuf mois. Quand ? À quel moment il faudra décider entre les deux ?
Alors à mon avis, à mon goût en tout cas, le plus vite possible. Le plus vite possible. Ça veut dire concrètement ça veut dire quoi ?
Dès cet été ? Dès la rentrée ?
Il y a une bataille qui s'annonce contre le Rassemblement National et contre la France Insoumise. Donc j'espère que l'énergie qui sera déployée par les candidats du Bloc Central très vite, elle pourra trouver une réponse dans un candidat commun. C'est-à-dire qu'il faut qu'on se rassemble, il faut qu'on rassemble nos idées, il faut qu'on rassemble notre énergie justement dans la lutte aussi contre les extrêmes.
Gabriel Attal doit se désister au profit d'Edouard Philippe compte tenu de ce qu'on observe aujourd'hui ?
Je suis soutien d'Edouard Philippe mais je ne vous dirais pas l'inverse. Pour moi, il est le seul candidat qui est en capacité de l'emporter et donc raisonnablement en responsabilité. J'appelle effectivement les autres candidats à se rallier à la candidature d'Edouard Philippe.
Merci beaucoup les autres candidats, Bruno Le Maire notamment. Alors il n'est pas encore candidat mais vous avez vu, il a accordé une longue interview à la tribune d'Imoche. Vous l'appelez à ne pas être candidat ?
Vous venez de dire qu'il n'est pas candidat mais Bruno Le Maire qui a des idées, qui fait des propositions est le bienvenu aussi dans cette grande équipe au service de la France.
Naïma Mouchou, je rappelle, vous êtes ministre des Outre-mer. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je vous souhaite une très belle journée. Il est 8h28 sur Sud Radio. Assoyez les infos.
Naïma Moutchou