Une image plus apaisée de Marine Le Pen | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mais vous ne vivez pas dans un appartement avec les portes et les fenêtres ouvertes.
Et vous proposez aux Français de vivre dans un appartement avec les portes et les fenêtres ouvertes. C'est cette manière que les Le Pen ont de prétendre défendre les pauvres en vivant dans des hôtels particuliers à Saint-Cloud et madame particulièrement choquante. J'habite toujours le village où je suis né dans la ferme de mon enfance. Mais je m'en moque de votre vie, je vais vous. Ce que je vois, monsieur, c'est que vous refusez de voir la réalité de France.
Et c'est mon rôle.
Parce que vous me dites que c'est inacceptable, parce que je mets en place le président de la République ?
Vous êtes son avocat ?
Excusez-moi de vous dire que l'insinuer que le sondage a été payé par Nicolas Sarkozy est absolument scandaleux.
Je dis France Inter, France 2, Nicolas Sarkozy. Et je dis ce que je veux. Et si j'ai envie de mettre en cause la collusion entre le service public et le président de la République, je le fais. Mais je peux éventuellement expliquer ici, profiter de cette invitation qui m'est faite, d'expliquer pourquoi vous êtes une imposture dans cette élection. Et je vous dis, vous m'avez invité aussi, non ? Mais je ne débattrai pas avec vous parce qu'il n'y a pas...
Vous n'êtes pas en état de contrôler le débat ?
Parce qu'il n'y a pas de débat républicain.
Peut-être, un, vous n'êtes pas obligé d'être agressif. Non, mais je vous dis... Deux, vous n'êtes pas obligé de donner des leçons. C'est vous qui êtes méprisant ? Ah bah ça, depuis tout à l'heure, c'est vous. C'est vous qui êtes méprisant ? C'est même d'autant plus facile à voir que vous parlez tout le temps et qu'on ne peut pas en place.
Je crois qu'en fait, vous êtes tout le temps méprisant. Vous n'en êtes même plus compte, en fait.
Oui, écoutez, vous êtes sans doute aveuglé par votre caractéristique permanente qui consiste à agresser les autres dès que vous vous envoyez. Non, non, je n'agresse personne. Moi, je suis une femme de conviction. Non, non, vous êtes une femme qui a... C'est ce que je dis.
Vous n'avez pas réussi, monsieur, parce que vous vous êtes couché. Vous vous couchez tout le temps.
De nous deux, c'est pas moi qui me couche.
Ici, là-bas, Bruxelles, vous vous couchez en permanence. Vous êtes à plat ventre en permanence devant l'Allemagne, devant le syndicat de la magistrature, devant l'UOIF, devant les communautaristes, devant les puissances d'argent, devant les banques. À plat ventre.
Mais madame Le Pen, moi, je suis debout. Mais pour être debout, je n'ai pas besoin de salir. Qu'est-ce qui vous a fait réagir ? C'est Strauss-Kahn ?
Oui, c'est devenu Strauss-Kahn. Parce qu'on s'est regardé après avec Arlette Chabot et on s'est dit, mais ce n'est pas possible, ce n'est pas ce qu'il a dit. Et en fait, si, c'est ce qu'il avait dit. Oui, bon, des années et des années de combat politique. C'est vrai, de prise de bec, de...
Mais cette Marine...
De conviction, de...
Cette Marine Le Pen, là, offensive et vindicative, on ne la voit plus. On ne l'entend plus comme ça. Elle appartient au passé ?
Non, mais ce n'est pas ça. C'est que je pense qu'on se lasse. Moi, je me lasse de... Je l'ai dit, je me lasse du bruit et de la fureur. Ce n'était pas facile. C'était d'ailleurs moins facile qu'aujourd'hui, il faut être honnête. On défendait des idées qui n'étaient pas à la mode à l'époque. Elles le sont devenues depuis. Mais je pense qu'on mûrit. Voilà, je n'ai plus 30 ans, je n'en ai plus 40. J'en ai aujourd'hui 53. Je suis à ma troisième campagne présidentielle. J'ai envie d'efficacité aujourd'hui. J'ai envie d'aller au fond des choses. Je ne sais pourras.
Je ne sais pourras.
Marine Le Pen