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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 juin 2026 9 min

Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Nasrou. Alors d'abord un mot sur l'interview hier soir du chef de l'État sur France 2, notamment sur l'affaire Liana. Emmanuel Macron a reconnu que des choses avaient été mal faites, qu'il fallait pas jeter les magistrats et les policiers à la vindicte populaire.

C'est un changement de ton par rapport à sa première réaction après la découverte du corps de Liana. Qu'est-ce que vous pensez de ce changement de ton ? Je pense que c'est salutaire.

Je pense que reconnaître qu'il y a eu des erreurs qui révèlent un dysfonctionnement structurel, c'est bien la moindre des choses. Et si on veut éviter la vindicte populaire, il faut répondre à cette demande légitime de nos concitoyens que l'État, que la justice protège avant tout. Et aujourd'hui ce qu'on voit c'est qu'on a une justice qui est embolisée.

C'est qu'on a des décisions de justice qui parfois ne sont pas toujours comprises et qu'on a en tout cas et bien un état de droit auquel nous sommes tous attachés mais qui doit être réformé pour mieux protéger. C'est ce que nous défendons et je pense que c'est important que chacun se rende compte qu'on ne pourra pas régler ces situations-là en faisant et bien une politique euh de consensus mou. Et donc, il est bon que le chef de l'État le reconnaisse.

Enfin, c'est différent de ces déclarations précédentes. Maintenant, il va falloir que l'an prochain, à l'occasion de l'élection présidentielle, nous tranchions sérieusement ces questions-là aujourd'hui qui préoccupent beaucoup de nos concitoyens. Alors, une autre un autre sujet préoccupe les concitoyens aujourd'hui, c'est la canicule.

La France suffoque une deuxième canicule en moins de 3 semaines. C'est du jamais vu. Les températures pourraient atteindre les 40°gr déplacer.

Certains parlent même d'une calicule type 2003 qui avait été un traumatisme pour les et pour les Français qui et pour le gouvernement. Ça avait fait plus de 15000 morts à l'époque. La droite avait été traumatisée par cette canicule.

Je pense que le pays avait été marqué par cet épisode et nous voyons que nous sommes rentrés aujourd'hui dans une époque où le climat, les changements climatiques nous amènent à nous adapter. et vous me parliez à l'instant de la droite, je il y a bien sûr la lutte contre le changement climatique. Il y a désormais, c'est une réalité, l'adaptation au changement climatique avec ces épisodes qui se multiplient.

Ce sont des élus de droite qui dans les communes, dans les collectivités mènent des politiques d'investissement, de renaturation, de végétalisation pour lutter contre les effets de ce changement climatique. Oui, pourtant 23 ans plus tard, on le voit, il y a des écoles qui ne sont pas en capacité d'ouvrir, qui vont fermer, des examens qui sont reportés. Euh on en est toujours les des appartements qui ne qui sont mal isolés.

On a des euh bouilloirs thermiques l'été. Euh qu'est-ce que 23 ans plus tard, on en est euh toujours à peu près au même point, qu'est-ce que euh vous euh vous proposez ? On parle euh d'un plan marchal.

C'est quoi ce plan Marchal ? Mais d'abord euh on a quand même évolué sur un certain nombre de sujets. Je prends l'exemple de la région Île-de-Fance où avec Valérie PC, nous avons par exemple climatisé beaucoup les transports en commun où euh nos prédécesseurs d'ailleurs écologistes, c'est intéressant, avaient refusé la climatisation par exemple dans les bus.

Aujourd'hui, la très grande majorité 2/3/4 de la flotte de matériel roulant, train, métro et bien sûr bus est aujourd'hui étramo à 100 % et climatisé ou réfrigéré. C'est important puisque nous allons avoir des des épisodes caniculaires avec une des personnes vulnérables qui ne peuvent plus se déplacer quand nous sommes dans ces pics de forte chaleur. Mais c'est quoi ce plan marchal que vous voulez proposer éventuellement ?

Écoutez, moi ce que je je veux mentionner ici, c'est que nous ne lutterons pas contre les effets du changement climatique si nous n'investissons pas bien davantage sur le nucléaire. Et je regrette infiniment les choix énergétiques qui ont été faits ces 15 dernières années qui nous auront coûté extrêmement cher quand il a fallu démanteler la filière nucléaire. Et aujourd'hui, nous mettons encore beaucoup de temps à remonter la pente parce que nous avions la chance d'avoir une énergie décarbonée abondante et nous en avons besoin pour électrifier les usages et donc nous devons absolument aujourd'hui mettre la priorité sur le nucléaire et l'assumer pleinement.

Je vois que le le consensus politique a évolué sur cette question mais j'appartiens à la seule famille politique, la droite qui n'a jamais varié sur ce point. Alors un autre sujet hier le Parlement européen a adopté un texte important qu'on appelle le règlement retour. C'était mercredi.

C'est un texte qui durcit drastiquement la politique migratoire de l'Union européenne. L'odéputé François Xavier Bellami a non seulement voter pour ce texte, mais il a participé à le durcir en faisant une alliance avec l'extrême droite. Il parle d'une étape historique pour l'Europe.

L'Union des droites est donc actée en tout cas au niveau du Parlement européen. Il n'y a pas d'alliance avec l'extrême droite. Il y a eu un vote pour les intérêts des Français et des Européens.

Et moi je suis fier que François Xavier Fré est quand même allé négocier avec l'extrême droite pour ce règlement. François Xavier Bellami est celui qui a permis à ce texte d'être adopté et ce texte était une absolue nécessité. Je vous signale d'ailleurs que le gouvernement français a fini par soutenir ce texte contre j'ai envie de dire de toute attente parce que en réalité ce texte était une absolue nécessité.

Si vous me parliez au début de cet échange de la vindicte populaire, si nous ne sommes pas en capacité de maîtriser les flux migratoires, de décider qui nous voulons accueillir et qui nous voulons reconduire en France et en Europe, alors les peuples auront raison d'être en colère. Et la réalité aujourd'hui c'est que ce texte, ce règlement retour qui était aussi initié par Bruno Rotailleux quand il était ministre de l'intérieur avec la quasi-totalité de ses homologue européens, il est porté d'abord par la droite européenne par le PPE et François Xavier Béami a réussi à faire adopter ce texte et c'est un grand succès. Alors justement, est-ce que François Xavier Bellami ne devient quand même pas un caillou dans la chaussure de Bruno Rotaillot qui fait son premier grand meeting demain au parc floral de Paris ?

Non, je crois je ne crois pas. Je crois que je crois que c'est un atout majeur pour la droite française. Je crois qu'avoir François Xavier Béami au parlement décrit quand même au sein de des Républicains.

François Xavier Béami, il le trouve peut-être un petit peu trop à droite. Moi, je vois bien dans notre pays aujourd'hui les tenants tous ceux qui sont pour une forme d'immobilisme, qui ne veulent que rien ne change, qui pensent qu'on peut continuer la politique à l'ancienne simplement avec des rustines, avec de l'eau tiède. La réalité c'est que nous allons avoir besoin de solutions drastiques.

Et c'est ça qui est intéressant avec l'élection présidentielle qui arrive. Où nous sommes en capacité de porter un projet de rupture comme celui que défend Bruno Rotaillot ou alors nous allons au devant de grandes difficultés. Et l'an prochain, je vous le dis au-delà de ces commentaires qui n'intéressent que le microcosme sur les uns ou sur les autres, il y a une volonté de renverser la table.

L'an prochain, les Français renverseront la table. La question est de savoir de quel côté veut-on le saut dans la démagogie, le populisme ? sa dans l'inconnu du Rassemblement national ou veux-on un vrai projet de rupture porté par Bruno Rotaillot d'une droite de gouvernement mais qui veut réellement changer les choses et c'est ce que nous sommes déjà en train de faire au Parlement européen.

C'est ce qu'il veut faire demain Bruno Retaillot. Il veut faire une démonstration de force de ce de ce premier meeting puisque il y aura des grands absents. Xavier Bertrand sera pas là, Jean-François Copé et Laurent Voquet qui est pourtant le patron des députés à l'Assemblée nationale.

Est-ce que vous regrettez ces absences ? Je vous l'ai dit, chacun est libre et ça n'a pas d'importance de savoir qui est là, qui n'est pas là au regard des enjeux qui nous attendent. Les enjeux aujourd'hui, c'est comment on sort la France de cette spirale du déclin dans laquelle nous sommes enfoncés.

Comment on protège mieux les Français ? Comment on renou avec la prospérité ? Comment on fait que le travail est revalorisé dans notre pays où nous avons désormais 12 % des Français qui vont à rendez-vous compte ?

Faire les poubelles la sortie des supermarchés. 12 % des Français nous sommes aujourd'hui en train de sortir de l'histoire. Voilà les vrais enjeux.

C'est pas de savoir la liste des présents à un meeting qui sera effectivement un très grand moment, un moment de mobilisation, un moment fort mais un moment où Bruine Retaillo dira au français que nous ne sommes pas condamnés à cette fatalité-là. Boem Saint-Sal sera à ce meeting. Vous l'avez il est invité, il a pas donné sa réponse encore.

Il sera là. Je je ne peux pas vous le dire. Tous les Français sont invités et la réalité c'est que Boem Sansal dont l'amitié est connue avec Bruno Rotaillot, il incarne en effet notre capacité aussi à faire entendre notre voix, à ne pas céder à ceux qui veulent faire de la France à marche plutôt une serpilière en l'occurrence en terme de relation internationale dans un monde où le rapport de force est devenu la règle.

Donc je ne sais pas s'il sera là mais je sais que Bruno Rota lui porte aujourd'hui cette voie d'indépendance de la France dont on a besoin. Alors la campagne présidentielle a commencé. beaucoup plide euh pour un candidat unique parce qu'il n'y aura qu'une seule place au 2e tour face au rassemblement national.

Euh la primaire vous ne la souhaitez pas. Laurent Voquier oui. Mais comment vous vous départagez ?

Parce que il y a plort de candidat donc à la fin il ne doit en rester qu'un. Comment est-ce que vous allez choisir celui qui restera ? Parce que vous êtes nombreux.

Il y a du bloc central, il y a Édouard Philippe, il y a Gabriel Atal, il y a aussi Xavier Bertrand et Bruno Retaillot entre autres. Écoutez d'abord ceux qui défendent la primaire la défendent au nom de participants qui ne souhaitent pas participer parce qu'à ma connaissance par exemple Édouard Philippe ne souhaite pas participer auour la propose toujours. Oui mais c'est très variable comme souvent chez Gabriel Atal.

Ce que je veux vous dire là-dessus en des termes extrêmement clairs, c'est qu' s'agit pas simplement de se mettre d'accord sur un candidat que là aussi cette politique de tambour où il suffit arithmétiquement de se mettre d'accord d'en avoir qu'un suffira à gagner l'élection présidentielle. Je n'y crois pas au regard de l'État du pays. Là, ce qu'on ce que on est en train de nous préparer, ce n'est pas un candidat unique, c'est un perdant unique.

Moi, ce que je veux, c'est que demain on puisse redresser le pays. Et pour ça, il faut pas simplement un candidat unique, il faut une offre politique suffisamment courageuse pour régler les problèmes du pays. C'est ça qui fera que cette élection présidentielle sera gagnée ou perdue.

Ce n'est pas et bien les accords d'arrière boutique entre les uns et les autres. Merci beaucoup. Hm.

C'est moi qui vous remercie. M.