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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 mai 2025 26 min

Marc-Philippe Daubresse : « Nous sommes dans un phénomène d’ensauvagement de la société »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Marc Philippe Dovres, vous êtes sénateur à l'air du Nord. On va regarder ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois et on disait il y a beaucoup de ce matin sur le conclave, le maine libre, l'attente commence au Vatican.

Le conclave qui doit élire le successeur du pape François débute aujourd'hui à Rome dans le secret le plus absolu. La deuxième une, c'est celle de la dépêche auto notre industrie en danger de mort. Les patrons de Cellantis et de Renault alert sur l'état du marché européen.

Il demande une simplification des réglementations pour pouvoir proposer des voitures électriques populaires face à la déferlante des modèles chinois moins chers. Et puis la dernière une, c'est celle de Sud-Ouest et l'agression d'un élu quatre gardes à vue après l'agression de ce conseiller municipal de Goria qui voulait mettre fin à un rodéo sauvage. Contre les violences envers les élus de proximité.

Des mesures de sécurité sont prises mais le phénomène inquiète. Quelle lune avez-vous envie de commenter ? J'aurais envie de vous dire les trois, mais je vais choisir celle du milieu, c'est-à-dire l'industrie automobile en danger de mort, parce que je pense que euh face aux problèmes que vivent nos compatriotes en ce moment, qui sont des problèmes énormes de pouvoir d'achat, on ne sait plus où se loger, on ne sait plus comment bouger, on ne sait plus comment se chauffer. la grave crise que traverse l'industrie automobile à laquelle vous pouvez ajouter et je vous en parlerai la très grave crise sans précédent que subit l'industrie du bâtiment, c'est-à-dire deux industries où la main d'œuvre locale est très importante.

On a connu ça en 2008 mais là on est en pire et très préoccupante. Et donc nous allons avoir une année 2025, année du chômage qui va s'ajouter aux difficultés des Français et l'industrie automobile est en crise de notre faute, enfin de la faute des instances européennes qui ont condamné notre savoir-faire en voiture thermique. Bien sûr, les Chines les Chinois ont pris 33 % du marché automobile en très peu de temps sur les voitures électriques, mais pas seulement.

Il continuent à produire des voitures thermiques. Donc c'est bien gentil de nous expliquer les problèmes des gaz à effet de serre. Je suis pour.

Quand j'étais maire, j'ai fait beaucoup de choses là-dessus. Mais euh euh on peut pas être seul dans le monde à être les très bons élèves. Pendant que les Américains et les Chinois font tout le contraire de ce qu'on fait.

Et donc attention à ne pas tuer les fleurons de nos industries. Le président parle de réindustrialisation périodiquement. L'industrie automobile est menacée de mort.

C'estant, c'est-à-dire Peugeot, Citroën, DS et Renault qui ensemble font une tribune pour dire attention, on est en danger de mort, c'est quand même sans précédent. Donc je on va d'ailleurs poser une question au gouvernement cet après-midi là-dessus. Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ?

Bah le j'attends du gouvernement qui bouge, qui ne reste pas immobile, qu'ilattend pas des décisions européennes de madame VERleyenne. Qu'on prenne quand quand Nicolas Sarkozy a vu arriver la crise de 2008 et qu'il a fait sa fameuse déclaration de Toulon où il expliquait que les banques pouvaient se casser la figure et qu'on avait des industries en grave péril, il y a eu des mesures immédiates de prise et des mesures de relance immédiate. et on peut relancer l'industrie automobile et ses sous-traitants et on peut relancer l'industrie du bâtiment et et c'est sous-traitant.

Voilà ce que j'attends du gouvernement. Puisqu'on parle de l'actualité européenne, on va parler de l'Allemagne. La surprise générale Fredir Schmerz a connu un revers lors de son élection hier au poste de chancelier.

Il a dû en passer par un deuxième tour. Est-ce que c'est un chancelier affaibli qui débute son mandat ? Bah, c'est jamais bon de passer au 2e tour quand euh la tradition allemande c'est que la coalition euh qui gère le pays et en l'occurrence c'est sont des chrétiens-démocrates et des socio-démocrates euh est mise en minorité au premier tour.

Bon, pour autant évidemment qu'il faut relancer le couple franco-allemand. Lui va contribuer à le relancer. Il aé.

Écoutez, on a malheureusement c'est ainsi le président français qui prend beaucoup d'initiatives individuelles est en position de faiblesse parce que de sa faute parce que la dissolution l'a mis en position de faiblesse et le chancelier allemand arrive aussi en position de faiblesse. Mais l'Europe va mal dans un monde particulièrement perturbé par les les inepties du du président Donald Trump et et les changements de pieds tous les 48 heures. On est dans un monde instable, dangereux, difficile.

Il faut renforcer le couple franco-allemand. C'est la seule solution. Quelles doivent être les priorités de ce couple ?

Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui de la rencontre Macron Merte ? Bah, j'attends que les nations représentées par leur président et leur gouvernement reprennent la main par rapport à madame VRen qui est à la tête de commissaire européen nommé et pas élu et qui elle aussi fait des politiques très individualistes qui ne correspondent pas aux attentes de nos habitants aujourd'hui. Les attendre nos habitants, c'est lutter contre le chômage, lutter contre la vie chère, renforcer le pouvoir d'achat avant toute chose parce que dans nos provinces et dans ma métropole lilloise, ça va mal.

On n'est pas loin, on est dans un climat, je vous le dis avec gravité, plus insurrectionnel qu'au moment des gilets jaunes. Et il faudrait peut-être que les élites parisiennes ici se rendent compte que ça chauffe beaucoup et que nos habitants n'en peuvent plus. n'arrive plus à joindre les Vous craignez que ça donne ça donne quoi ?

Comment vous craignez que ça donne quoi cette problème Moi je pense que il faut pas grandchose pour que l'étincelle s'allume et qu'on est pire que ce qu'on a connu au moment des gilets jaunes qui étaiit d'ailleurs fondé parce que c'était des classes moyennes travailleuses qui n'en pouvaient plus et là on est une colère dans la rune, colère dans les yeux et malgré tout ce qui s'est passé, les cahiers de doléance et cetera et cetera, rien n'a été fait et que les problèmes se sont accrus et que le monde est plus dangereux comme je viens de le dire qu'avant et que la planète est plus en danger qu'avant. Et donc pour l'ensemble des générations qui nous suivent, c'est un monde inquiétant qui c'est un monde improbable qui s'ouvre sous nos yeux. Et justement Emmanuel Mac prendra la parole sur ces sujets.

Ce sera mardi soir sur TF1. Est-ce que vous le souhaitez qu'il annonce des référendum ? Est-ce que c'est le bon moment pour redonner la parole au français ?

J'attends plus grand-chose du président de la République, je vais vous dire le la vérité. Il n'a plus la main. Faire des référendums.

Si c'est pour faire un référendum, comme le veut le Premier ministre sur le budget, c'est une inepsie. C'est le rôle du parlement de construire un budget. Et il y a du il y a des choses à faire notamment sur les dépenses de l'État.

La première priorité c'est de baisser les le train de vie de l'État plutôt que d'embêter les retraités ou d'embêter telle ou telle catégorie de population qui n'en peut plus. Je le redis. Et donc euh, j'attends pas grand-chose.

Le président de la République, si c'est pour nous ressortir des concertations citoyennes qui sont une démocratie euh euh je dirais de Potille, franchement, il peut il ferait mieux de pas s'exprimer. C'està dire, y compris celle qui veut lancer sur le temps scolaire pour vous. Écoutez, j'étais maire pendant 29 ans, on a fait trois réformes des rythmes scolaires.

Il y en a une qui a été faite par Guid Rut à l'époque, ministre de la jeunesse et des sports. Bon mais moi j'ai dû aller dans toutes les écoles de ma ville pour essayer de trouver le compromis entre les attentes des enseignants, les attentes des parents d'élèves et puis le le monde du tourisme qui est complètement perturbé par tout ça. Est-ce que je dis pas qu'il y a pas des choses à faire que les rythmes scolaires on a fait d'ailleurs, on a amélioré les rythmes scolaires, on a utilisé le temps du midi, on a fait de l'éducatif mais est-ce que c'est la priorité du moment ?

Non, la priorité du moment c'est chômage, emploi, pouvoir d'achat. Et vous le disiez François Bairou qui souhaite un référendum sur le budget. On va écouter ce qu'en pense le député Charles de Courson avec une référence qui va vous parler.

Qu'est-ce que ça veut dire de soumettre à référendum ? Et quel texte ? De quoi parle-t-on ?

Du budget, du projet de budget 2026. Mais excusez-moi, c'est pas constitutionnel. La constitution prévoit le déroulement, les dates de dépôt et cetera.

On est vraiment dans le flou. Mais tout est flou. Alors, vous savez ce que disait la grand-mère de Martine Aubri ?

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Voilà. Est-ce que là-dessus vous approuvez Martine ?

Oui, bien sûr. Moi Charles Amédé de Courson a été mon voisin. J'étais député 25 ans, vous savez, je suis un parlementaire à guuéri moi, 33e année de parlement et et Charles Amédé était mon voisin.

Donc je l'entendais parce que ça fait des années que qu'il a une ligne assez claire sur la rigueur budgétaire et notamment sur le train de vie et les économies de l'État. Et donc il a raison, il est il est rapporteur général du budget aujourd'hui. J'espère qu'il va contribuer à ce qu'on puisse baisser, je le redit priorité des priorités.

Ce n'est pas de faire des recettes supplémentaires avec des impôts, c'est de baisser les dépenses de l'État, des agences et des opérateurs de l'État. Et j'ai été président d'une agence pendant 2 ans, l'Agence nationale de l'habitat. Je peux vous dire qu'il y a il y a de quoi trouver déjà pas mal d'argent si on s'en prend la peine et si le monde des hauts fonctionnaires veut bien se regarder dans un miroir.

On va continuer à parler de l'actualité du parlement. Hier députés et sénateurs ont trouvé un accord sur le texte de Gabriel Atal pour durcir la justice des mineurs. Vous étiez évidemment dans cette commission mixte paritaire.

Alors que contient la version finale de ce texte ? On voit ça avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.

Bonjour Ran. Bonjour monsieur le sénateur. Bonjour.

Et Stevier députés sénateurs sont donc parvenus à un accord sur une proposition de loi pour renforcer la justice des mineurs. C'est un texte qui a été déposé par l'ancien premier ministre Gabriel Atal. Il fixe deux objectifs : responsabiliser davantage les parents et adapter la réponse de la justice aux actes des mineurs délinquant.

Pour Gabriel Atal, au moment du dépôt de cette PPL à l'automne, il s'agissait de répondre aux émeutes urbaines de 2023. Souvenez-vous, lui premier ministre, il promettait de remettre de l'autorité partout. Écoutez, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.

Alors que prévoit le texte issu de cette commission mixe par entre députés et sénateurs ? Il prévoit la comparition immédiate pour les mineurs de plus de 16 ans. Il instaure aussi une dérogation à l'excuse de minorité.

Ce principe qui permet d'atténuer les peines prononcées contre un mineur. Désormais, le juge devra justifier la mise en œuvre de cette atténuation de peine s'il souhaite l'appliquer. Et puis enfin, la proposition de loi étant le régime de responsabilité civile aux parents pour les dommages causés par leurs enfants mineurs.

La droite du Sénat applaudit. Écoutez, ce qui m'est apparu important ainsi que à l'Assemblée nationale, je pense puisque nous sommes tombés d'accord sur ce point, c'est d'offrir une palette de solutions au juges qui puisse s'adapter à chaque situation qu'il rencontrera. Et si ce texte, il ravive le clivage droite gauche.

On l'avait vu he lors de l'examen du texte en séance, la gauche a largement dénoncé un texte inefficace, très conservateur voire voire réactionnaire. au sortir euh de la commission mixte par terrière, la socialiste Laurence Haribé était très en colère. Écoutez, je trouve que finalement ce type de texte participe à une espèce de surenchère législative un peu que du style Café du commerce finalement où on cherche à répondre à une opinion sans résoudre les vrais problèmes de la justice des mineurs.

À noter qu'une saisine du Conseil constitutionnel est en préparation du côté des groupes de gauche du Sénat. Le texte devrait être adopté définitivement lundi prochain. Monsieur le sénateur, concrètement, ce texte, il va changer quoi ?

Bah écoutez, il faut bien sûr se garder des lois de circonstan quand se passe des événements tragiques, les fameuses émeutes qu'on a connu juin 2023 en en 2023 où beaucoup de de jeunes mineurs sont sortis de chez eux et ont cassé du mobilier urbain et ont fait pire des tir mortiers et ont mis en cause des élus locaux Vincent Jambrin et d'autres de manière très importante. Mais nous sommes dans un phénomène d'ensauvagement de la société comme disait chevainement très grave plus 350 % d'augmentation des cas de mineurs qui portent des actes de violence contre d'autres mineurs depuis 20 ans. Et nous avons alors la gauche bisouours nous explique que mais non il y a il y a moins d'actes qu'avant mais ils sont beaucoup plus violents et on le voit dans les quartiers nord de moins d'acte des actes plus violents.

On le voit dans les quartiers nord de Marseille et ils sont de plus en plus liés au narcotrafic sur lequel grâce à Bruno Taillot et Gérald Armada nous avons réussi à faire voter ici vous le savez un texte à l'unanimité. OK. Mais ce texte il est à la hauteur de des enjeux que vous découv le texte qui nous est arrivé de par Gabriel Atal était excusez-moi de le dire mais c'est un ancien député qui vous le dit mal écrit.

H pourquoi il était mal écrit ? Parce qu'il était plus euh dans tu tu casses, tu répares enfin dans la communication. que dans le l'acte juridique.

C'est vrai que depuis 1945, l'ordonnance des la fameuse ordonnance des mineurs après la guerre dans un climat d'euphorie et de liè post conflit euh disait primoté à l'éducatif quand on a affaire à des mineurs, on ne traite pas les mineurs comme des majeurs. C'est vrai, ça sont des principes. Mais nous nous nous attaquons non pas tous les mineurs.

Tous les mineurs sont pas des délinquants. Nous attaquons en en particulier au crimes et au multirécidivismes. C'est-à-dire les gens qui font des viols et des tentatives de viol.

Il y a de plus en plus de violement contre des jeunes filles en qu'on appelle ça en réunion, c'est-à-dire à plusieurs. Et il y a des des meurtres et des tentatives de meurtre. on le voit avec le trafic de drogue.

Donc sur ces sujets-là, quand il y a multiécidive et qu'on voit qu'on s'aperçoit que les mesures éducatives qu'il faut faire et qu'il faut continuer à faire n'ont pas produit leur effet, il faut des mesures plus fortes. Responsabiliser plus les parents. Donc on a prévu une mesure par exemple assurantielle.

Quand il y a destruction d'un d'abribus par exemple, et bien on fait appel aux parents avec un un système d'assurance. Bon euh euh des mesures qui impliquent plus les parents quand leurs enfants passent au tribunal parce que de dans un certain nombre de cas les parents ne viennent pas, on peut plus rien faire, on sait plus les éduquer, vous comprenez ? Bon et puis des mesures qui ça moi des mesures que j'avais proposé dans la lutte antiterroriste sur la lutte contre les stupéfiants et la bande organisée qui ont été adoptés.

Moi, j'ai proposé quatre ou cinq amendements très pragmatiques qui ont tous été adoptés, hein. Hier, hier à la commission que je présidais avec mon l'excellente présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, euh nous avons pris des mesures sur le couvre-feu. des choses quand on se rend compte que les mesures éducatives ne prennent plus, qu'est-ce qu'on fait d'autre pour empêcher euh parce que moi j'ai connu comme maire, j'ai connu un mineur de 15 ans à l'époque qui on était à son 32e rappel, alors tu le feras plus mon petit et qui faisait du trafic de drogue au vu au sud de tout le monde dans un quartier de ma ville.

Mes habitants n'en pouvaient plus et on a fini par c'est que ça va permettre de faire baisser les chiffres de la délinquence des mineurs. On va va faire baisser je le je le pense la violence de la délinquence des mineurs. C'est pas le chiffre qu'il faut faire baisser, c'est la gravité des actes commis notamment en cas de multirécidive.

Monsieur le sénateur, le Sénat demandait de la possibilité de prononcer des courtes peines pour les mineurs. Oui, ça on la retirait parce que les députés le voulaient pas. Pas seulement parce que attention au risque d'inconstitutionnalité, vous ne pouvez pas proposer des mesures où le régime des majeurs est est plus indulgent que le régime des mineurs.

Et comme on n pas travaillé pour l'instant sur les courtes peines, c'est une idée de Bruno Rotaillot qui est une bonne idée dans un certain nombre de cas, pas toujours. Il faut qu'on ait une proportionnalité entre ce que l'on a comme peine affligée au mineurs et au majeur et le texte qui avait été écrit par mon ami MarieClaire Carerg posait problème là-dessus. Mais Muriel Jourdain lance une mission d'information là-dessus.

On va voir ce qui se passe au Pays-Bas en particulier et il y a des choses à faire. Donc on abandonne pas le sujet mais on l'a pas mis dans la loi. Donc là vous êtes confiant sur le passage devant le Conseil constitutionnel puisqu'il y a une saisine en préparation.

On peut jamais savoir ce que va dire le Conseil constitutionnel. Moi, je dis juste à mes bisous nours que je respecte de de la commission des lois, madame Haribé pour qui j'ai beaucoup d'estime qui est une dame extrêmement compétente, je dis attention quoi, vous ne pouvez pas le monde le monde est de plus en plus violent, il y a de plus en plus de sauvagerie et donc quelque part vous ne pouvez pas rester uniquement avec des principes. Alors le conseil constitutionnel a sorti quelques jurisprudence là-dessus mais il a évolué dans ces jurisprudence.

On bien voir ce qu'il dit. Le problème majeur, c'est ce que je viens de dire, le principe de proportionnalité, c'est-à-dire que il faut que des sanctions soient proportionnelles à la gravité des faits. Évidemment que c'est pas pour tous les mineurs, c'est quand il y a multirécidive et et des cas de fortes violence et c'est à la main des juges.

C'està-dire que le juge avec ce qu'on a voté n'est pas obligé de de de prononcer ses sanctions. Il a une boîte à outil qu'utilise ou pas. Mais on a renforcé euh les problèmes de de la responsabilité parentale et on a renforcé ces outils en cas de récidif, je le redis, de multivence.

Merci Steve. À tout à l'heure. Oui, je vous donnerai le nom du pape, il est là.

Je tout à l'heure. Restez avec dans 30 minutes. Dans 30 minutes, on a le nom du pape.

Super. Merci beaucoup à tout à l'heure Steve. On va voir l'actualité du qui va vous surprendre.

Vous vous allez voir le nom du pape. Vous aussi vous l'avez. Ah moi j'ai une bulle quelque part.

Oui. On termine en allant chez vous à Lille dans le nord. On retrouve Anne-Charlotte du Vivier.

Bonjour Anne-Charlotte, merci beaucoup d'être avec nous. On est ravi de vous retrouver. Journaliste à Wo TV dans les Haut de France.

Anne-Charlotte, vous vouliez interroger vous Marc Philippe Dobrz sur un sujet qui est au cœur de la vie quotidienne de tous les Français, c'est la question du logement. Et oui, tout à fait. Bonjour Arian.

Bonjour monsieur le sénateur. Une question sur un sujet qui vous tient à cœur, monsieur le sénateur. Le logement euh 350000 personnes sont aujourd'hui sans domicile. 2,7 millions de personnes sont dans l'attente d'un logement social. sans parler tous les Français qui vivent dans des passoirs thermiques, dans des logements inadaptés.

L'offre de logement est en baisse, la construction s'est effondré, les rapports sur le mal logement se succèdent et sont de plus en plus alarmants. Bon, vous l'avez compris, le contexte est quand même assez catastrophique. Pourtant, on le sait, le toit est essentiel pour s'insérer dans la vie professionnelle, dans la vie sociale, dans la vie économique.

Alors, je vous pose la question, monsieur le sénateur. À quand une politique vraiment ambitieuse en matière de logement ? Bon, je vais vous dire euh parce que je peux parler de ce sujet.

Nous avons fait une politique vraiment ambitieuse, excusez euh de la date, il y a 20 ans avec mon ami Jean-Louis Borlot qui a qui s'est traduit par des effets. On a triplé le l'offre de logements sociaux. On a presque quadruplé l'accession à la propriété avec le prê zéro.

On a augmenté de 50 % la construction dans le pays là. On est à fré. C'est-à-dire ce que vous avez dit et juste c'est même plus grave que ce que vous avez dit.

Moi qui connais bien le sujet du logement en 1954, fameux appel de la baie pierre où il y a une crise, la crise n'était pas aussi grave. C'est un effondrement historique cataclysmique sur tous les segments du logement aujourd'hui. Et ça fait 3 ans que je tire la sonnette d'alarme avec d'autres ici Dominique Estros et d'autres au Sénat et que le gouver les gouvernements qui se sont succédés sous monsieur Macron ne font rien et qui se trompent d'ailleurs parce qu'il y a d'abord eu une crise de la demande.

Il y a plus assez de pouvoir d'achat pour acheter. les taux d'intérêt sont trop forts, les contraintes des banques sont trop rigides et ça c'est une crise de la demande. Et à côté vous avez une crise de l'offre, donc il faut relancer.

C'est un plan de relance qu'il faut maintenant. Et madame Létard qui est une excellente ministre du logement et Améline Monchana, ministre compte public et le ministre de l'économie viennent de me confier avec un député modem que je connais bien une mission pour proposer des solutions que nous travaillons activement. Bon, j'ai déjà beaucoup auditionné les tous les professionnels sont d'accord sur ce qu'il faut faire, notamment ce qu'on appelle un statut du bailleur privé locatif pour permettre à des particuliers de louer des logements dans de meilleures conditions.

Faut qu'on réforme les Airbnb aussi qui qui posent des problèmes sur le marché. Enfin bref, il y a une série de il faut qu'on simplifie l'urbanisme. On met 8 ans 7 à 8 ans pour sortir un lottissement.

J'ai été rélu sénateur, j'ai fait 300 communes. Tous les maires m'ont dit la même chose, quelle que soit leur tendance, ils ne peuvent plus sortir un projet, un petit projet de lottissement avec une quinzaine ou une vingtaine de logements et du logement social. C'est plus possible. 7 à 8 ans avec toutes les contraintes qu'on s'est autoinfligé.

Donc il y a tous ces sujets. On remettra notre rapport d'ici la fin du mois de juin. J'aurais beaucoup avancé d'ici la fin du mois de mai et j'espère que Berci parce que notre sujet c'est pas c'est pas la ministre du logement qui qui est très bonne et qui connaît tous ces sujets par cœur.

Notre sujet c'est que Bercy comprenne que c'est un investissement et que en mettant un certain nombre de fiscalités favorable pour le logement, on peut relancer. Vous savez, on a perdu 15 milliards de TVA par l'inertie des gouvernements depuis 3 ans. 15 milliards.

On en cherche une quarantaine en ce moment comme vous le savez. Anne-Charlotte, on va parler d'un autre sujet. C'est dans moins d'un an maintenant les municipales.

On va parler avec vous de la ville de Lille évidemment et des conséquences de la démission de Martin Aubri. Et oui, Martin Aubri, figure emblématique du socialisme qui démissionne, qui a laissé sa place à Arnaudlande. Alors, on sait que vous avez toujours mené une une politique d'opposition assez constructive à la mairie de Lille, votre parti et et je me posais la question de savoir si c'était une réelle opportunité pour votre partie et pour la droite cette mairie de Lille.

Euh monsieur le sénateur, écoutez, la démission de Martin Aubri, elle était attendue. Moi, je la rencontre souvent dans le TGV, on parle et elle m'avait dit euh puis elle il y a eu la mort de son père euh Jacques Delor qui était un grand monsieur. Tout ça fait que elle a elle est elle avait envie de souffler un peu, je la comprends, parce que elle a été maire, elle a été présidente de communauté urbaine, elle a fait une belle politique culturelle, je le reconnais.

Par contre, il y a beaucoup de choses à changer sur le logement, sur le social, euh sur le cadre de vie dans à Lille. Bon euh euh c'est compliqué l'île parce que la fois dernière Martin Aubri a failli être battu de quelques centaines de voie par les écologistes et que c'est le maire de l'homme, le député actuel Vico qui a réussi à sauver la mise. S'il y avait pas eu l'homme, elle était battue.

Et le le député Vico veut se présenter et le candidat de Martin Au c'est son ex-premier adjoint devenu maire Arnaud des donc il va y avoir du rififi à gauche. Bon est-ce que la droite peut en profiter ? Je suis raisonnable.

La droite peut faire un meilleur score que ce qu'on a fait jusqu'ici. Attention aussi à l'extrême droite parce que c'est un député européen qui est médiatique Mathieu Galet ex commissaire de police qui va être candidat. Donc la donne est compliquée.

Mais comment vous allez vous impliquer vous dans cette élection ? Vous étiez candidat. Moi, je m'applique déjà puisque j'ai choisi de présenter un jeune qui travaille beaucoup euh Louis Delmer qui est un jeune qui a travaillé avec moi comme dans mon cabinet parlementaire qui a travaillé avec Jean-René Lef quand il était à Lille et donc qui connaît par cœur les dossiers lillois et je pense qu'il a une équipe dynamique.

On va jouer la carte du renouvellement. Donc il y aura un candidat. Oui, bien sûr.

Pas d'alliance avec Renaissance. Aucune alliance avec Renaissance parce que Renaissance, je suis désolé madame Spelwood, c'est la parole jamais respectée et donc il n'y aura pas d'alliance. On aurait pu hein ça je suis pas contre il y a des on est au gouvernement on peut travailler ensemble sur certains sujets mais il y aura pas d'alliance à connaissance parce que la personne qui conduit la liste est une personne avec qui nous l'avons expérimenté et la parole donnée n'est pas la parole tenue.

Voilà ça c'est une chose. Pour autant la communauté urbaine de Lille communauté urbaine de Lille c'est un enjeu très important parce que ça peut basculer. Roubé risque de basculer aux insoumis.

Ville Neu d'Asque, ça peut changer aussi. Lille, c'est incertain. C'est à gauche, hein, que le que il y a beaucoup de troubles.

La plupart des mairies de droite et diverses centristes vont rester, je le pense, mais donc attention métropole lilloise, il y a un enjeu. Merci beaucoup Anne-Charlotte du Vivier. Merci.

On était ravi de vous retrouver dans cette émission journaliste à Wo TV Haut France. Merci Anne Charlotte et à très vite et merci beaucoup Mar Philippe Dobress d'avoir été notre invité pendant c reviendrai vous parler de logement si vous m'invitez avec grand plaisir. J'aurai des belles mesures à annoncer.

Avec grand plaisir. En juin la remise de votre rapport. Oui c'est ça.

On en parlera évidemment on en parlera dans 20 minutes dans le club. On reviendra sur le conclave qui débute aujourd'hui pour élire le successeur du pape François. Et d'abord on accueille notre prochaine invité.

Excellente télévision et vous faites bien de le dire. On accueille Hervé Marseille. Ah.

Marc-Philippe Daubresse : « Nous sommes dans un phénomène d’ensauvagement de la société » — Marc-philippe Daubresse · Pourquijevote