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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 novembre 2025 32 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Pour créer de l’emploi, il faut moins d’impôts pour les entreprises !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02FerméeRéponse partielle

    Pour vous, c'est sûr qu'il n'y aura pas de budget voté ?

  • 0:21FerméeRéponse directe

    Vous votez aussi, le RN ?

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Ce contre-budget, il dit quoi ?

  • 0:49RelanceÉludée

    Vous avez voté des hausses d'impôts. C'est quoi ?

  • 1:02FerméeRéponse partielle

    C'est le « en même temps RN », c'est ça ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on appelle la fortune improductive ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Locuteur 9Chiffre
    « 19 milliards d'impôts supplémentaires, 28 milliards de dépenses publiques en plus. »
  • 0:24Locuteur 9Chiffre
    « Si c'est la France insoumise, c'est 183 milliards d'impôts supplémentaires. »
  • 0:39Locuteur 9Chiffre
    « 50 milliards de dépenses en moins dans les mauvaises dépenses de l'État. »
  • 0:44Locuteur 9Chiffre
    « 14 milliards d'impôts en moins, au total. »
  • 1:16Locuteur 9Fait
    « Ceux qui, à travers une holding, s'achètent un avion personnel ou un yacht, eux, clairement, il y a un abus fiscal. »
  • 1:53Locuteur 9Fait
    « Les Français qui ont plus de 1,3 million d'euros en assurance-vie, moi, je n'en connais pas beaucoup. »
  • 2:35Locuteur 9Chiffre
    « Il est au milieu, il est 250e. »
  • 2:54Locuteur 9Fait
    « Ce que j'ai, je l'ai créé, donc je suis parti de rien pour avoir ce que j'ai aujourd'hui. »
  • 5:39Locuteur 9Chiffre
    « C'est 12 millions d'euros par an, tous les ans ? »
  • 5:51Locuteur 9Chiffre
    « Si vous faites 2%, rapidement, si vous faites 2% aujourd'hui et d'une valeur estimée de 600 millions, ça fait 10 millions. »
  • 6:19Locuteur 9Chiffre
    « Il n'y en a que 40%. »
  • 6:25Locuteur 9Chiffre
    « Ceux qui gagnent le plus aujourd'hui, c'est 80% de la collecte de l'impôt sur le revenu. »
  • 6:54Locuteur 9Fait
    « Les grandes entreprises dont vous êtes, manifestement, il y a un chiffre d'affaires, un résultat assez consolidé, important, échappent à cet impôt-là à 30%, l'IS, par le mécanisme de holding. »
  • 7:36Locuteur 9Fait
    « Les résultats remontés dans la holding ne sont pas les mêmes, ils sont exonérés jusqu'à 95%. »

Temps de parole

  • Locuteur 987 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 82 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 9

Laurent Jacobili, tout ça pour ça ? Ah oui, tout ça pour ça. Pour vous, c'est sûr qu'il n'y aura pas de budget voté ? Oui, c'est sûr, parce qu'on a le choix contre de mauvaises solutions aujourd'hui. Soit effectivement, ce sera par ordonnance, et donc c'est grosso modo le budget qui nous est proposé aujourd'hui, le budget Bérou, avec une petite pointe de fort dedans, donc entre le centrisme et le socialisme, il n'y a pas grand-chose à attendre. Et c'est 19 milliards d'impôts supplémentaires, 28 milliards de dépenses publiques en plus. Vous votez aussi, le RN1 ? Je vais terminer. Si c'est la France insoumise, c'est 183 milliards d'impôts supplémentaires.

Alors, on ne sait pas pour quoi faire, probablement pour l'immigration, probablement pour rester chez soi, à jouer à la PlayStation et exercer son droit à la paresse, mais probablement pas dans l'essor de la France. Nous, on a fait un contre-budget. Ce contre-budget, il dit quoi ? 50 milliards de dépenses en moins dans les mauvaises dépenses de l'État. C'est-à-dire que Macron, il faut bien comprendre. L'immigration, l'Union européenne, les agences qui ne servent à rien, et 14 milliards d'impôts en moins, au total. Alors, vous allez me dire, vous avez voté des hausses d'impôts.

Je suis très étonné, parce que j'entends votre président, Jordan Bardella, d'énoncer sur tous les plateaux de télé l'enfer fiscal que représente la France. Et à l'Assemblée, vous votez avec la gauche de nouveaux impôts. Alors, c'est quoi ? C'est le « en même temps RN », c'est ça ? Non, pas du tout. Pour nous, c'est très simple. Pas d'impôts supplémentaires sur les classes moyennes, les Français défavorisés, les TPE, les PME.

En revanche, ceux qui contournent la loi fiscale aujourd'hui, comme ceux qui, par exemple, font fuir leurs bénéfices faits en France dans des filiales à l'étranger, ceux qui, à travers une holding, s'achètent un avion personnel ou un yacht, eux, clairement, il y a un abus fiscal. – Est-ce qu'on appelle la fortune improductive ? – Exactement. – Il y a les assurances-vie dedans. – Non, mais les assurances-vie, nous, nous sommes contre la taxation. – Oui, mais c'est dedans. – Mais c'est dedans. – Oui, mais c'est dedans. – Une fois encore, le process n'est pas terminé aujourd'hui. Donc, on va bien voir ce qu'il y a à l'heure. On a des amendements qui arrivent. On a des amendements qui arrivent.

– Voilà, vous avez voté un nouvel impôt qui concerne les assurances-vie des Français. – Non, non, une fois encore. – Ah oui ? – Attendez, les Français qui ont plus de 1,3 million d'euros en assurance-vie, moi, je n'en connais pas beaucoup. – C'est l'ensemble des actifs. – Non, c'est l'ensemble des actifs. – Parce que, mais je vous le dis, on va présenter des amendements. – Vous avez voté, vous avez créé un nouvel impôt. – Oh, oh, s'il vous plaît, je vais terminer. – Non, mais l'enfer fiscal ne vous empêche pas de créer un nouvel impôt. – L'enfer fiscal sera amendé, une fois encore.

Nous, dans notre vision des choses, il y a 14 milliards de recettes fiscales en moins et 50 milliards de dépenses en moins. Une fois encore, une fois encore, ce que vous appelez impôts, on appelle, nous, ça, rétablissement d'une espèce d'actif fiscal qui contourne la loi. – Si vous le permettez, avant de reprendre la discussion politique, on voudrait demander son avis à Philippe Véran. Philippe Véran, il est avec nous, il est cofondateur de Biotech Dantol. C'est une entreprise française, elle a 2 000 employés et vous savez qu'en sort le classement des 500 grandes fortunes françaises, il est au milieu, il est 250e. Bonjour M. Véran, merci d'être avec nous.

Qu'est-ce que vous pensez du débat sur la fiscalité et de ce qui a été voté, M. Véran ? – Écoutez, moi, je suis intervenu pour que la taxe Zuckman ne soit pas votée, au moins pour expliquer, pas que ne soit pas votée, mais chacun fera un peu ce qu'il voudra après, mais au moins pour expliquer pourquoi, ça me semble être une aberration. Voilà, après, j'ai écouté un peu les débats depuis une dizaine de minutes. Voilà, c'est un vrai problème politique, un vrai problème de société aujourd'hui, donc de savoir qui doit payer. Donc forcément, ceux qui ont de l'argent, on va leur demander de payer plus. Pour ceux qui n'en ont pas, jusque-là, c'est extraordinairement louable.

Et effectivement, aller expliquer que des gens n'ont plus pouvoir se soigner parce que nous, on est trop riches, ben voilà, c'est un peu ça la conclusion ultra rapide qu'on essaie de faire. Donc on essaie de monter les gens les uns contre les autres, et je trouve ça très dommage. Donc moi, je suis dans mon entreprise, enfin dans mes entreprises. Là, je suis sorti de Réunion pour pouvoir parler avec vous. M. Béron, vous avez l'impression qu'aujourd'hui, les chefs d'entreprise et ceux qui réussissent beaucoup, bien, sont devenus les nouveaux boucs émissaires ? Ben là, d'après ce que j'ai entendu, oui, forcément. Mais c'est fait beaucoup dans mon cas, et quand je dis beaucoup, c'est la plupart.

Nous, on est là que pour bosser, que pour penser à nos entreprises, penser à nos salariés, penser à ce qu'on fait, penser à ce que sera demain. Et aujourd'hui, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais quand vous dirigez, comme moi, une entreprise avec beaucoup de salariés, quand vous avez donc la responsabilité de ces gens-là avec vous, avec toute cette incertitude, toutes ces difficultés qu'on vient nous rajouter dans notre quotidien, qui l'est pourtant déjà beaucoup comme ça, ben, ça devient quasiment ingérable.

Mais Philippe Véran, pardon, quand on regarde le classement, excusez-moi, je vous interromps, mais quand on regarde le classement, votre patrimoine, votre fortune, qui est aussi professionnelle, elle s'établit à 600 millions d'euros. Donc, il y a bon nombre de Français qui vont dire avec 600 millions d'euros, on peut peut-être vous demander encore un petit effort, quoi. Voilà, il peut y avoir une surtaque. Qu'est-ce que vous répondez, M. Véran ? D'abord, les classements, ce n'est pas moi qui l'ai fait, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'on confond un peu tout. Moi, je l'ai déjà dit, ce que j'ai, je l'ai créé, donc je suis parti de rien pour avoir ce que j'ai aujourd'hui.

Tout ce que j'ai bâti, je l'ai fait à la sueur de mon front, avec mon travail et avec mes équipes. Et aujourd'hui... Mais là, ce qu'on vous demande, ce n'est pas un reproche sur ce que vous avez bâti, mais ce qu'on vous demande, c'est un petit effort supplémentaire en des temps budgétaires difficiles, quoi, en fait. – Mais c'est quoi le petit effort ? – C'est ce que les députés qui vous le demandent, les députés de gauche. – Non, mais c'est quoi les petits efforts ? C'est 12 millions d'euros par an, tous les ans ? – Vous avez fait le calcul, ça vous croit, 12 millions d'euros, c'est ça ? – Attendez, il n'existe plus.

– Si vous faites 2%, rapidement, si vous faites 2% aujourd'hui et d'une valeur estimée de 600 millions, ça fait 10 millions. – L'attaque du Fman, de toute façon, elle n'est pas passée. Moi, je voudrais savoir, parce que j'entends beaucoup, notamment dans la bouche des députés insoumis, que les grandes fortunes payent moins d'impôts proportionnellement que la classe moyenne. – Proportionnellement de quoi ? – Proportionnellement du revenu. – Pas tous les Français payent l'impôt sur le revenu aujourd'hui, je crois qu'on n'est pas beaucoup à le payer. – Il n'y en a que 40%.

– Et je crois que dans les statistiques, ceux qui gagnent le plus aujourd'hui, c'est 80% de la collecte de l'impôt sur le revenu. Donc moi, personnellement, je ne suis pas du tout… – Vous êtes taxé à combien, M. Vérance, justement ? – Pardon, oui. – Vous êtes taxé à combien ? – Je paye à la contribution sur les revenus. Si c'est ça que vous voulez me faire dire, je peux vous le dire. – Pardon, mais moi, je trouve ça… – Oui, oui. – Attendez, parce que le député… – Attendez, le député Calfon, socialiste… – Je vais vous poser une question très simple.

Le problème, là, je parle de la fiscalité des entreprises, c'est que les PME payent un IS à 30% environ, et les grandes entreprises dont vous êtes, manifestement, il y a un chiffre d'affaires, un résultat assez consolidé, important, échappent à cet impôt-là à 30%, l'IS, par le mécanisme de holding. Est-ce que votre entreprise dispose d'une holding dans laquelle vous remontez du résultat, et de ce fait, vous payez moins de 30% d'IS ? C'est une question très précise. – Non mais, pour répondre à une question très précise, il faudrait que la question le soit.

– Est-ce que votre cas, c'est très simple, vous ne faites pas semblant de ne pas comprendre, ou alors, vous ne dirigez pas votre entreprise, est-ce que vous avez une holding qui championne votre entreprise ? – Non seulement j'ai une holding, mais ce que je peux vous dire, c'est que le taux de taxation est le même partout. – Non, non, non, les résultats remontés dans la holding ne sont pas les mêmes, ils sont exonérés jusqu'à 95%, donc vous ne pouvez pas dire ça, monsieur. Donc, on vient de faire une démission. – Attends, attendez, attendez, deux secondes, vous êtes en train de parler des dividendes qui sont remontés à nos sociétés holding, ok ? – Est-ce que vous le faites ?

– Non mais ce n'est pas la même chose que dire aujourd'hui, taxer, bien sûr que je le fais, mais quand vous le faites… – Ah ben voilà, donc vous n'êtes pas à 30%, très clairement, vous ne payez pas 30% d'IS comme les entreprises moyennes qui ne disposent pas de holding. – Il finit de vous de répondre, allez-y. – Alors, si aujourd'hui, l'entreprise lambda paye sur son résultat un impôt, donc quel qu'il soit, donc les petites entreprises vont payer un impôt réduit, les entreprises un peu plus grandes paieront un impôt donc à 30%, parfaitement. Là-dessus, cet impôt, vous l'avez payé, ensuite c'est les bénéfices, donc vous, ce dont vous me parlez, ce sont les bénéfices.

– Oui, l'impôt sur les sociétés, ça s'appelle, oui. – Non. – Mais non, mais vous racontez n'importe quoi. – Est-ce que vous avez une holding ? Est-ce que vous remontez vos résultats dans votre holding ? C'est simple, c'est pas la même chose. – Non, je ne remonte pas les résultats, je remonte les dividendes ou les bénéfices que je veux bien distribuer, c'est deux choses complètement différentes. Donc sur les bénéfices aujourd'hui qu'on distribue, donc qui s'appellent dividendes, si moi aujourd'hui j'ai une société holding, ils arrivent dans ma holding par le régime des sociétés maires, dont je rappelle que ce régime est européen. – Qui est un outil d'optimisation fiscale.

– Peu importe, c'est un outil qui est européen aujourd'hui et qui permet effectivement, si les dividendes sont remontés dans la société maire, donc d'être taxés avec un abattement qui est aujourd'hui important. – Voilà, on comprend bien la même chose, M. Véron. – Oui, mais c'est pas illégal, c'est un dispositif. – Non, non, mais je n'ai jamais dit que M. Véron se conforme à la loi. – Mais ce que nous disons, parce que la question était posée sur le plateau, oui, les petites entreprises payent plus d'impôts. – Pourquoi vous ne baissez pas l'impôt des petites entreprises alors ? – Ça a été fait, il y en a un niveau. – Attendez, M.

Véron, il y a un amendement de brin qui permet précisément de baisser l'impôt. – Allez-y, M. Véron. – Est-ce que vous pensez aujourd'hui qu'il n'y a que les entreprises comme la mienne par exemple, ou comme les très grandes entreprises qui ont des sociétés holding ? N'importe quel entrepreneur aujourd'hui, lambda, qui a une petite PME qui fait 5 millions d'euros de chiffre d'affaires, a une société holding, et donc qui bénéficiera de la même façon d'un impôt qui sera réduit sur les dividendes qu'il se versera. – Mais c'est ce qu'on peut dire, monsieur. – Donc aujourd'hui ce dont vous parlez, mais c'est ce que tout le monde fait, monsieur.

Donc simplement, aujourd'hui, les gens qui se distribuent des dividendes, soit ils se les distribuent à l'actionnaire, qui est ou personne physique, et à ce moment-là vous avez la flat tax, ok, ou vous avez le choix, si vous êtes en dessous des 30%, donc d'être imposé sur votre revenu, votre impôt sur le revenu classique, ou alors vous avez des sociétés holding et tout le monde est taxé de la même façon. – Alors, les petits et les grands. – Mais attendez, attendez, monsieur Calford. – Mais attendez, attendez, attendez, attendez. – Non, parce qu'il y a une question pour vous de nos députés. – C'est un deuxième problème.

– Le problème, c'est de savoir ce qu'on fait avec cet argent, si c'est là-dessus que vous voulez m'amener. Alors ça, c'est un deuxième problème, parce que moi cet argent, il n'est toujours pas arrivé dans ma poche. Si maintenant je veux disposer de cet argent, je redistribue les dividendes, et là je paye, donc alors il y a une flat tax aujourd'hui qui est à 30%, ou 32%, ou 33%, peu importe. C'est ça que vous souhaitez, et moi je l'ai dit, j'ai dit si sur ce que je dois gagner, je dois payer, mais bien sûr que je veux payer plus au titre de la contribution nationale, je n'ai aucun problème avec ça.

Ce que je ne veux pas, c'est qu'on me taxe forfaitairement aujourd'hui sur une valeur de mon patrimoine, qui m'obligerait à vendre mes entreprises. – Il y a une question pour vous, monsieur Véran, il y a une question du député insoumis Léoman. – D'abord, une remarque quand même. Moi j'aimerais bien qu'on entende les salariés, plutôt que le multimillionnaire qui défend le fait qu'il soit moins taxé, parce que là les discussions, les échanges qu'on a… – Attendez, je vous ai laissé très tranquillement parler, mais là les échanges… – Monsieur, je ne vous ai pas insulté, je ne vous ai pas insulté, vous avez parlé de vos salariés.

– Vous n'avez pas à me parler de multimillionnaire, parce que je ne suis pas… – Vous êtes multimillionnaire, on vient de dire que votre patrimoine c'est 600 millions d'euros. – Je fais une réponse au superbe, c'est samedi avec mes salariés, donc n'allez pas me casser mon coche, c'est très intéressant tout ça. – C'est très intéressant tout ça, mais admettez qu'une fois de temps en temps, on dise que la richesse c'est les salariés qui la produisent et pas les très intelligents qui font mieux que tout le monde. Parce que s'il n'y avait pas la sécurité sociale, je crois monsieur que vous travaillez dans le secteur de la santé. Je crois monsieur que vous travaillez dans le secteur de la santé.

Je pense que s'il n'y avait pas la sécurité sociale pour vous faire du revenu à vous à la fin, et bien vous ne seriez pas dans la même situation. Donc quand on est en train de parler du budget de l'État, je pense qu'il y a une grande part du budget de l'État qui à la fin finit en partie dans votre poche et dans la poche de votre entreprise. – Ça commence à bien faire, ça commence à bien faire. – Attendez, attendez, on va laisser la réponse, vous l'attaquez. – Ça commence à bien faire. – M. Léomar, très bien, vous l'avez attaqué. – Ben j'ai pas fini la réponse. – Si, si, vous allez écouter la réponse.

– Non, non, je veux bien attendre la réponse, mais comme il m'a coupé au milieu, ça commence à bien faire. Je vais vous dire les choses très clairement. Ça commence à bien faire l'aristocratie de l'argent qui ne veut pas payer sa juste part d'impôt, qui est défendue par un certain nombre de personnes ici autour de la table. – Vous avez dit qu'il payait, heureusement qu'on crée des richesses en France, sinon vous ne seriez pas payé vous-même. – Écoutez bien, on va écouter M. Véran. – Non, non, non, je voudrais finir, je suis désolé. – Non, non, mais vous l'avez attaqué, il faut en vous répondre.

– J'ai entendu quelqu'un qui dit « Moi, je ne veux pas payer la taxe Juckmann, pardon, sur un patrimoine de 600 millions d'euros, vous n'êtes pas prêt à payer 12 millions. » – Non, parce qu'il ne l'a pas, parce qu'il ne l'a pas. – Oh, pauvre monsieur, il n'a pas. – Désolé, il y a 600 millions d'euros. – Non, non, il a pas 600 millions. – La science, on pourra en parler, tiens, les 7,7 milliards d'euros que vous voulez faire d'économie sur les agences, j'aimerais bien voir la liste d'économie. – On va laisser M. Véran vous répondre. – Moi, ce que j'aimerais bien, c'est qu'à un moment donné, on parle de où, d'où vient l'argent. L'argent est produit par le travail de vos 2000 salariés.

Ce n'est pas votre magie de l'esprit qui produit la richesse, c'est les 2000 salariés de l'argent. – Alors M. Véran, répondez. Vous profitez finalement de la sécu. – Je suis le leader français des implants dentaires, donc remboursement de sécurité sociale égale zéro. Le leader français des traitements orthodontiques pour adultes, sécurité sociale égale zéro. Et en gros, sur les prothèses dentaires, où là, j'aimerais tellement, tellement, puisque moi, je fabrique en France, et 50% de la prothèse dentaire est partie en Chine, avec un truc très simple, c'est qu'on a plafonné effectivement le remboursement des prothèses pour que tout le monde a bénéficié, je trouve ça extraordinaire.

Et évidemment, les gens sont allés acheter, donc les dentistes et surtout les centres et les mutuels. – Donc vous touchez de l'argent de la sécu ? – Non, il a dit non. – Les prothèses dentaires pour ça ? – Non, il a dit non. – Non, mais c'est pas moi qui les touche. – Non, mais c'est pas moi qui les touche. – C'est pas moi qui les touche. – 50%, ça laisse quand même une belle moitié, non ? – Non, mais attendez, vous avez entendu ce que j'ai dit ? – Oui, j'ai entendu, vous avez dit que 50% du marché était parti en Chine, et ça, par ailleurs, je ne suis pas d'accord avec. – C'est ce qu'on reprend, j'ai à M. Aguilent, qui est un bel d'économie, et qui est député sur l'aiseurien de l'économie.

– Attendez, s'il vous plaît, on ne comprend plus. – On protège l'économie française de la concurrence chinoise, hein ? – On revient dans un instant, justement, continuer cette discussion, voyez que les débats sont enflammés, toujours à propos du budget, vous allez avoir la parole, M. Jacques Kobéli. Voilà, restez avec nous, à tout de suite. – Votre rendez-vous avec les Sibèles, domaine inoubliable. – Votre rendez-vous avec la gamme d'outils Amatrice Steel. Steel, tous les outils pour entretenir votre jardin. – Le saviez-vous ? Épi de maïs, le marchand phénicien, est de retour. Pour atteindre la Lusitanie, Astérix et Obélix vont devoir prendre la mer.

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16:15
Locuteur 3

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Locuteur 7

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17:04
Locuteur 4

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17:06
Locuteur 9

« Ah, et pour la couleur, taupe, évidemment. »

17:08
Locuteur 10

« Ouais, mais il faut que ça pète. »

17:10
Locuteur 9

« Ça sera dérangement en hauteur. »

17:11
Locuteur 10

« Moyen haut. »

17:12
Locuteur 9

« Nous, ce qu'on voudrait, c'est un îlot central. » « Sur le côté. » « Enfin, sur le côté, au milieu. » « Sur le côté. » « Va bien. »

17:18
Locuteur 5

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17:48
Locuteur 10

« La salade César. » « Sans salade, c'est possible. » « Et la sauce à part. » « Évidemment. »

17:55
Locuteur 9

« Je veux quelque chose de plus court. » « Ouais. » « Mais en gardant toute ma longueur. »

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Locuteur 10

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« Donc à gauche. » « Les pros répondent toujours à l'exigence de leurs clients. » « Bien sûr. » « Alors, chez SFR Pro, on s'engage à répondre à leurs exigences avec nos conseillers pros en magasin. » « SFR Pro, on s'engage pour vous. » « Cofidis présente projet numéro 42, l'isolation. »

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Locuteur 3

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Locuteur 4

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18:34
Locuteur 7

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Locuteur 4

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Locuteur 9

« Dans la vie, on peut ouvrir sa fenêtre pour observer, arroser,

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Locuteur 7

pour aimer,

18:54
Locuteur 9

ou pour célébrer. Mais on peut aussi le faire pour protéger sa santé et celle de son entourage.

19:00
Locuteur 8

Certains virus peuvent avoir des conséquences graves. Alors ouvrons régulièrement nos fenêtres pour aérer et assainir nos pièces. Retrouvons le réflexe des gestes barrières.

19:12
Locuteur 9

« Ta pompe à chaleur, t'as mis combien de temps pour te la payer déjà ? »

19:14
Locuteur 10

« En fait, c'est un prêt. » « On t'a prêté une pompe à chaleur ? »

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Locuteur 6

« Mais non, on m'a prêté de l'argent. » « Le mec de la pompe à chaleur t'a prêté de l'argent ? » « Mais c'est qui ce type ? » « C'est pas un type, c'est Sofinko. » « En ce moment, bénéficiez d'un prêt de 15 000 euros

19:28
Locuteur 10

au taux exceptionnel de 4,5 %. » « Sofinko, vous donnez de l'avance. »

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Locuteur 8

« Pour être franc, je suis totalement désorienté. »

19:35
Locuteur 5

« En donnant l'évidence, Edouard, il n'y a que 5 modèles en 55 pouces. »

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Locuteur 8

« Quelle étrangeté. »

19:39
Locuteur 5

« En même temps, ils sont tous très bien lotés et ça évite de s'entiquiner. »

19:42
Locuteur 8

« Bérangère. » « Où est-elle ? »

19:45
Locuteur 6

« Vous prenez Racine, Edouard. »

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« Chez Electro-Dépôt, si nos sélections de produits sont réduites, c'est pour vous garantir la qualité à prix bas. »

19:51
Locuteur 3

« C'est une dinguerie, Edouard. »

19:53
Locuteur 2

« Les gens sont sympas ici ou pas ? » « Au niveau de l'équipe, ça va ? » « Le personnel est gentil comme tous les résidents sont très gentils. » « T'es rassuré. » « Je suis tout à fait rassuré. » « Je suis tout à fait serein de te voir ici. »

20:06
Locuteur 1

« Vous aussi, choisissez la maison de retraite Corian où vous serez bien entouré. » « Corian, maison de soins et de vie. »

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Locuteur 9

« Les amis, regardez tout ça, c'est ce que contient un colis comme j'aime. » « Le mot est lancé, c'est énorme. » « Les petits-déj' avec les céréales au chocolat. » « Vos plats préférés, vous connaissez par cœur. » « La blanquette de veau, le poulet tandoori, mon best. » « Le chili con carne. » « Les encas de 17h avec les barres aux fruits, les barres au chocolat. » « Oui, tout ça dans un colis. » « Et surtout, vous allez perdre du poids. » « Ah, j'ai oublié le prix. » « Le prix, c'est seulement à partir de 3,92 euros par repas. » « Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » « On prend son téléphone, 0800 37 37 37. » « Ou sinon, le classique, comme j'aimerais faire.

» « C'est important, vous pouvez faire. »

20:43
Locuteur 6

« Franchement, Sophie, je t'admire. » « Avec l'éducation de tes trois enfants, ton boulot. » « Je sais pas comment tu fais, t'es une extraterrestre. » « T'as un seul salaire, moi je dis, t'es une reine. »

20:55
Locuteur 4

« Votre altesse. »

21:01
Locuteur 8

« Pour aider les parents solo à faire des économies, Caisse d'épargne propose un forfait bancaire adapté à leurs besoins. » « Caisse d'épargne, vous êtes utile. »

21:09
Locuteur 4

« Tu fais quoi ? »

21:10
Locuteur 8

« Prescendo, nouveau jeu FDJ. » « Le samedi, un tirage par heure. » « Si personne ne gagne, ça augmente. » « Il a validé une grille ! »

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Locuteur 10

« Il a perdu, donc c'est fini, non ? » « Non, il reste encore des tirages possibles. »

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Locuteur 9

« T'arrêtes pas. » « J'ai gagné ! »

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Locuteur 5

« Le samedi, 7 tirages pour des gains jusqu'à 700 000 euros. »

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Locuteur 9

« Votre rendez-vous avec les Cibels, domaine inoubliable. » « Votre rendez-vous avec la gamme d'outils à Patrice Steele. » « Steele, tous les outils pour entretenir votre jardin. » – À la suite, on va reprendre nos discussions à propos du débat sur le budget. On était il y a quelques minutes avec Philippe Véran de Biotech d'Intel pour parler de la taxation des plus riches. Et dans le débat, voilà, M. Jacobelli, vous vouliez intervenir juste avant qu'on ne fasse la pause publicitaire. – Oui, je ne sais pas si M. Véran est toujours avec nous. – Non, il n'y est plus. Il n'y a plus. Il y a un rendez-vous professionnel.

– Je voulais vous dire que j'étais terrifié par la teneur du débat que je viens d'entendre parce que vous êtes chef d'entreprise, vous créez des emplois, 2000 si j'ai bien compris, et vous avez été finalement accusé devant deux procureurs qui vous ont dit « vous êtes le mal incarné, vous êtes un chef d'entreprise, vous êtes quelqu'un qui a de l'argent. » Mais c'est terrible parce que M. Leomand disait tout à l'heure que la richesse venait des salariés, elle vient aussi des créateurs d'entreprises et nous, nous refusons de séparer les uns avec des autres. Nous refusons de dire les méchants riches et les gentils pauvres. Nous refusons de dire le capital et le travail. Tout ça, ça va ensemble.

Et donc si l'impôt demain asphyxie les entreprises, vous aurez des chefs d'entreprise soit qui partiront à l'étranger, c'est dommage pour la France, soit qui ne créeront plus d'emplois. Or créer des emplois, ça veut dire quoi ? Ça veut dire créer des cotisations et donc préserver le système social. En fait, le problème, il est complètement inverse. C'est qu'aujourd'hui, pour quelques chefs d'entreprise qui abusent, et d'ailleurs on a voté les amendements qui faisaient en sorte que ces abus devaient être condamnés. Mais pour ça, vous avez des milliers de chefs d'entreprise qui ont envie d'augmenter leurs salariés, qui ont envie de créer du business et donc créer de l'emploi.

Il faut au contraire, moins de normes et moins d'impôts. C'est pour ça que nous voulons moins d'impôts de production. J'ai fait de la peine pour les électeurs, M. Jacobelli. Pour les entreprises. Non, parce qu'on veut créer de l'emploi pour eux. Ça peut être un débat. Avec grand plaisir. Vous êtes élu par les catégories populaires et au lieu de les défendre. Je le fais. Maintenant, vous avez voté contre la taxe Zuckman, par exemple. Bien sûr. Donc, c'est le peuple contre les riches. C'est ça que vous proposez ? C'est sûr que j'ai voté. Pour une raison purement électronique. C'est la lutte des classes, quoi. Et en même temps, du rassemblement national. C'est pas en même temps.

Ils veulent être élus par les gilets jaunes et défendre le MEDEF. Mais vous vous trouvez ? Et on a un représentant du MEDEF RN sur ce plateau. Voilà la réalité. Depuis tout à l'heure, vous n'êtes que dans l'administration. On dirait qu'on a un représentant de la FEP sur ce plateau. Mais je vais vous répondre. On a bien compris. Votre ma liste est élevé. Arrêtez, c'est pas honteux de représenter les entreprises. D'abord, vous êtes le docteur Le Sache. Les déjecteurs... Non, mais vous êtes dans la lutte des classes. C'est même un peu caricatural. Mettez une casquette rouge, un couteau entre les dents, et chantez caline, caline, cacala. Mais vous serez une caricature de vous-même.

C'est tellement mauvais comme réponse. C'est bien acculé. J'ai répondu sur le fond, quand même. Au lieu de dire le couteau entre les dents. Je trouve ça assez minable. Je vous dis que j'ai le couteau entre les dents, répondez sur le fond. C'est votre petit mariage contre nature. Répondez sur le fond, c'est plus intéressant. Vous dépendez les gilets jaunes ou le MEDEF. Dites-nous. Mais la France, c'est pas, tu choisis A ou B. Moi, je défends tout le monde. Tous les Français se disent. Vos électeurs, voilà, ça, seront contentes de le savoir. Mais il y a... Attendez, je vais répondre à M. Calfon, si ça ne vous ennuie pas. Allez-y.

Moi, une taxe qui vient taxer des chefs d'entreprise ou des gens riches qui se comportent mal par rapport à la fiscalité. Ça veut dire ? Par exemple, qui, à travers une holding, achètent un yacht qui va leur servir pour leurs vacances d'été. Les méchants riches, quoi. Non, ce qui détourne notre système fiscal. Bien sûr, il faut y aller. En revanche, la taxe Zuckman, c'est quoi ? Potentiellement, elle n'a pas été votée, mais on me reproche de ne pas l'avoir votée. Potentiellement, vous avez d'argent. Et on vous taxe sur cet argent potentiel. Eh bien, croyez-moi, tout le monde va d'étaler. Et donc, demain, il n'y aura plus d'investissement dans les entreprises.

Et plus de la façon d'entreprise. Et donc, vous voulez une France de chômeurs. Moi, je veux une France d'actifs. Des gens qui bossent, qui gagnent leur vie et qui n'est pas pour leurs enfants. Justement, il y a une personnalité qui s'est immissée de manière ouverte dans le débat. C'est Philippe Aguillon. C'est l'économiste qui est prix Nobel d'économie. Et dans toute cette agitation politique, voilà les remarques qu'il avait adressées à la classe politique. Philippe Aguillon, à la gauche en particulier. Je suis passé en commission économique à l'Assemblée nationale. Certains m'ont atterré. J'étais atterré par le niveau de certains. D'autres, au contraire, m'ont agréablement surpris.

Donc, j'ai eu des bonnes et des mauvaises surprises. Mais c'est vrai que j'étais atterré par le niveau intellectuel et économique de certains députés. Vraiment, ne comprennent absolument rien à l'économie. Et ne s'informent pas et ne lisent pas. Et ne regardent pas. Ils vous parlent sans être informés. Ça pose question. C'est-à-dire qu'on confie notre argent à des gens, à des députés. Je ne sais pas si vous en faites partie, mais qui ne connaissent rien à l'économie. Non, mais vous avez une responsabilité. On peut rigoler un petit peu. Non, non, on ne rigole pas. Mais c'est comme Philippe Aguillon. C'est l'économiste qui a conseillé Emmanuel Macron. Au début.

Oui, prix Nobel, qui a super bien conseillé Emmanuel Macron. Au début, maintenant, il est plus critique. Oui, il est plus critique. Mais enfin bon, le résultat est quand même le même. C'est-à-dire que la situation de la France de Macron, c'est une France dans laquelle les travailleurs payent davantage et dans laquelle les milliardaires sont récits. Donc son prix Nobel d'économie ne vaut rien. Je rappelle quand même que... Non, mais son prix Nobel d'économie ne vaut rien. Non, mais je ne vous dis pas ça. Je vous dis qu'il est très gentil de nous faire la leçon, mais que l'état concret de la France, après avoir suivi ses conseils, c'est que c'est pire qu'avant.

Donc c'est sans doute un très très bon économiste en matière de prix Nobel. Mais moi, je me permets de dire que ce qui s'est passé avec ses conseils, c'est que les plus riches avaient 600 milliards d'euros en 2017. Aujourd'hui, ils ont 1200 milliards et on est en train d'aller gratter l'argent dans les poches des plus pauvres. Moi, je trouve que ce n'est pas un système économique qui fonctionne. Mais ce qui est bizarre, moi, je trouve, dans vos discussions du maire général, depuis, ça fait maintenant plus de 20 minutes, c'est que vous parlez beaucoup de taxer, d'imposer. Non, mais justement. Et vous ne me dites pas comment on va créer des richesses.

Non, mais c'est ce que disait d'ailleurs le... Je termine, je termine moi aussi. Le disait que le patron de Michelin, avant de taxer des richesses, vous les créez. Et c'est bizarre, c'est que dans tout ce que vous racontez, il n'y a aucun moment de solution pour créer plus de richesses, à nos enfants, de bosser. Parce que vous ne nous parlez que de taxer des gens riches qui sont assez loin des Français, d'ailleurs. Oui, mais justement, et je vais donner une réponse à M. Jacobelli. Parce que vous dites, on oppose les gens entre les plus riches et les plus pauvres. On a senti votre hargne contre ce que vous ne connaissiez pas, M. Jacobelli.

Parce que les riches, Jacobelli, ce que vous faites, vous, c'est que vous opposez les travailleurs entre eux. Vous opposez les travailleurs français aux travailleurs immigrés. C'est ce que vous faites en permanence. Non, étrangers, pas immigrés. Oui, étrangers, mais c'est pareil. Ah non, c'est pas pareil. Donc vous reconnaissez que chacun a son bouc émissaire. D'accord, c'est pas pareil. Je vais vous dire pourquoi c'est pas pareil. Ils sont pas français. Ah oula ! Alors là, M. Jacobelli, il y a une petite erreur dans votre raisonnement. Les étrangers ne sont pas français, c'est assez logique.

Les étrangers ne sont pas français, mais 2,5 millions d'immigrés sont aujourd'hui non compatriotes par nature. Mais je ne parle pas des immigrés. Mais là, vous ne répondez pas à la question. Non, mais attendez, j'aimerais bien qu'on aille jusqu'au fond du détail. Parce que précisément, par exemple, en Ile-de-France, vous avez 22% des emplois qui sont occupés par des personnes étrangères. Vous ne le savez même pas, à mon avis, vous ne le savez même pas. Non, pas par des personnes étrangères. Si, par des personnes étrangères. Par 22%. Si, M. Jacobelli, 22% chiffre de l'INSEE. Vous voulez venir où ?

Mais je veux en venir au fait qu'il y a une personne ici qui passe son temps à opposer les Français, les étrangers, les Français... Vous faites la même chose avec les riches. Non, précisément. Vous vous opposez les Français en cru. Vous êtes élu des Français, pas des étrangers. Non, non, non. Il va falloir que quelqu'un vous le dise. Vous n'êtes pas élu de Gaza, vous n'êtes pas élu de la terre en pierre. Vous voyez ce que vous faites, M. Jacobelli ? Vous opposez. Moi, ce que je dis, c'est qu'il y a des gens qui ont gagné beaucoup d'argent. Occupez-vous des Français. Mais c'est ce que je fais, M. Jacobelli. Occupez-vous des Français à longueur de temps à l'Assemblée nationale.

Vous défendez les soins pour les étrangers. Vous défendez un bon pour Gaza. Occupez-vous des Français. M. Jacobelli, je vous ai dit... Vous n'avez pas ma question. Vous n'avez pas répondu à ma question. Mais si, vous n'avez pas le temps à me faire taire. Comment on crée des richesses dans ce pays ? C'est justement ce qui existe à l'heure actuelle. Puisque notre pays n'a jamais été aussi riche de son histoire. On n'a jamais autant produit dans notre pays. Le problème, c'est qu'il y a eu une transformation de la production vers le secteur des services et pas vers le secteur industriel. Le problème qui est posé, c'est dans l'industrie, notamment.

Et sur ce sujet-là, nous, on a des propositions très concrètes. C'est une responsabilité de la gauche et de la droite, ailleurs. Moi, je n'ai jamais été au pouvoir. Les Français arrivaient au pouvoir. Il y a plusieurs choses à faire. D'abord, il faut augmenter les salaires. Parce que si vous augmentez les salaires, vous avez un volant d'entraînement de l'économie par la consommation populaire. 53% de la richesse de notre pays, elle est produite d'abord par la consommation populaire. Donc si vous augmentez les salaires, les gens, quand on augmente les salaires, vous pensez qu'ils font des holdings ou je ne sais pas quoi ? Non, ils achètent des meilleurs produits, produits localement.

Ils vont chez le coiffeur, ils vont chez le boulanger. Ils font tourner l'économie. Et ensuite, je vais juste finir, parce que si on ne peut pas faire le modèle économique... François Calfon, c'est bon, c'est bon. Ensuite, ce qu'il faut faire, c'est moins imposer les petites entreprises et imposer davantage les grandes entreprises. C'est parce que vous faites, c'est faire l'impôt progressif. Je le dis au passage, on a quand même voté un amendement, on a fait voter, on a réussi à avoir un amendement pour la baisse de la fiscalité sur les entreprises, les PME, vous ne l'avez pas voté. Donc ça, je ferme la parenthèse. Non, ce n'est pas vrai ça.

Au lieu de vous opposer l'un, les patrons, l'autre, les immigrés, M. Aguil, on pose une question que tous les Français se posent. Bien évidemment, il faut augmenter le volume de travail et la création de valeurs. Ça, ça veut dire qu'il faut miser sur le made in France et le made in Europe. Mais ça vous fait rire. – Oui, parce que vous qui dites ça, vous êtes socialiste, vous avez voté tous les accords de libre-échange. – Je comprends, j'étais un peu sérieux deux secondes. – Mais oui, c'est sérieux. – Je comprends que ça vous fasse rire. – Mais oui, parce que vous dites ça, c'est ce que vous avez fait.

– C'est une barrière de quelques euros en commission des finances qu'une taxe Chine, vous avez voté contre. Et ce jour, ce jour, monsieur, où on voit que Chine fait entrer la pédoprégionalité en ce pays, qu'on voit que Chine propose… – Vous avez vraiment à bout d'argument, c'est triste. – Mais non, mais je ne suis pas à bout d'argument. – Ah si, je vous ai connu meilleur. – Comment vous pouvez justifier… – Je vous ai connu meilleur. – Mais ça, c'est le commentaire. Moi, je vous pose une question sur le… – Je vais vous répondre. – Arrêtez de faire le commentaire sur François Calfon, ça n'intéresse pas les Français.

Comment vous pouvez justifier que quand on a mis une taxe pour protéger nos entreprises, nos commerces, nos enfants de ce monstre qu'est Chine, vous avez refusé de la voter au nom du pouvoir d'achat ? Moi, je vous pose une question très précise, je vous demande une réponse très précise. – Moi, je vais vous répondre de manière générale. – Ah ben voilà, ça c'est sûr, il s'échappe. – Et vous aurez, comme vous êtes très fin, la réponse à l'intérieur. – Réponse rapide, s'il vous plaît, parce qu'il nous reste 4 minutes de discussion. – Pour s'en sortir, il faut créer de l'emploi. Pour créer de l'emploi, il faut libérer l'énergie, c'est-à-dire moins d'impôts et moins de normes pour les entreprises.

Il faut libérer aussi… – Et sur Chine, on fait quoi ? – Il faut aussi les taux fiscales sur les particuliers pour qu'ils puissent en effet consommer. Il faut donner aux patrons la possibilité d'augmenter les salariés. Si vous augmentez le 10%, ces 10% sont exonérés de change patronale. Et en même temps, revenir sur la mondialisation. Les produits qui arrivent de l'étranger, tous les produits, pas que de la Chine, pas que de la Chine, qui arrivent de l'étranger, ne respectent pas nos normes fiscales, environnementales et sociales, doivent être taxés à hauteur de récupération pour qu'il y ait une libre concrète. – Pourquoi vous avez pas voté cette taxe ?

– Parce qu'il faut une taxe générale, et pas par le petit bout de la laurière. – Sous-titrage Société Radio-Canada