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Discours / meetingyoutube.com· 9 février 2010 15 minAutoproduitDivertissementNumériqueInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Discours des voeux - Jérôme GUEDJ - Président de Téléssonne

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  • 1:15PrésentateurFait
    « Télésonne, en fait, a commencé à émettre le 9 septembre 1989. »
  • 4:57PrésentateurChiffre
    « Télésonne, ce sont 400 000 Essoniens qui ont la faculté de voir cette chaîne dans 13 villes câblées. »
  • 8:05PrésentateurChiffre
    « Un seul chiffre, ces deux dernières années, plus de 3000 Essoniens responsables associatifs, acteurs de la vie locale, sont passés sur le plateau de Télé-Sonne pour parler des débats qui traversent leur ville et leur département. »
  • 8:29PrésentateurChiffre
    « le Conseil général de l'Essonne porte 55% du capital de cette chaîne »
  • 8:33PrésentateurChiffre
    « les villes fondatrices 25%, le câble opérateur numérique câble 14% »
  • 8:38PrésentateurChiffre
    « et récemment la chambre de commerce et d'industrie à 6%. »
  • 8:55PrésentateurChiffre
    « une redevance qui est d'un euro par habitant dans le département de l'Essonne »
  • 9:10PrésentateurChiffre
    « en 20 ans, ce sont 28 000 reportages sur la vie essonienne. »

Temps de parole

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Présentateur

Madame la Secrétaire d'Etat, chère Nathalie, Monsieur le Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, chers amis, au nom des membres du Conseil d'administration de Télésonne, de son directeur Frédéric Louis, de son rédacteur en chef Patrice Ardisti, et de l'ensemble de l'équipe de Télésonne, je veux d'abord vous souhaiter à toutes et à tous une belle et heureuse nouvelle année.

Pour nous, elle débute sous les meilleurs auspices, car notre fierté est très grande, de vous accueillir, vous tous ici, à Longjumeau, en Essonne, à l'occasion des traditionnels voeux de cette chaîne, voeux qui revêtent cette année une dimension particulière, puisque nous fêtons aujourd'hui les 20 ans d'une aventure extraordinaire.

Je veux donc d'abord remercier Madame le maire, sa complicité, donc il y a 20 ans, toujours, dans son cœur et son esprit, et la complicité qu'elle a manifestée à l'occasion de l'organisation de ses voeux, qui nous a permis, autant le dire, Monsieur le Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, de vous accueillir, et nous en sommes très, très, très, très heureux. Nous en sommes très heureux parce que le CSA a fêté l'année dernière ses 20 ans. Et je vais vous faire une confidence, Télésonne, en fait, a commencé à émettre le 9 septembre 1989. Donc Télésonne et le CSA ont le même âge.

Et j'ai le souvenir, lors de votre cérémonie pour célébrer les 20 ans du CSA, que vous aviez, Monsieur le Président, souhaité rendre hommage à l'ensemble de l'audiovisuel français. Et donc, par un mécanisme de transitivité, par votre présence ici, nous avons le sentiment, peut-être immodeste, de voir reconnu notre petite, mais opiniâtre, tenace, volontaire et enthousiaste contribution à ce paysage audiovisuel français et à sa diversité. Je le disais il y a un instant, le CSA et Télésonne ont leur âge en commun. Nous avons un autre point commun. Vous êtes le quatrième président du CSA. Je suis le quatrième président de Télésonne.

J'arrêterai la comparaison parce qu'elle est très irrespectueuse. Mais c'est l'occasion pour moi de saluer mes trois prédécesseurs qui ont contribué à construire cette chaîne et à l'amener là où elle est aujourd'hui. Je pense naturellement à Paul Lauridan, qui doit être dans la salle, qui était le président fondateur de Télésonne en tant que sénateur maire des Ulysse. Je pense à Vincent Delahé, que j'ai vu dans la salle, maire de Massy et aujourd'hui président de la communauté d'agglomération Europe-Essonne. Je pense à François Lamy, qui a lui aussi dû arriver ou qui va nous rejoindre dans quelques instants en tant que député maire de Palaiso. Avec eux, M.

le Président, dans cette salle, c'est toute l'Essonne qui vous accueille. C'est toute l'Essonne qui est heureuse de célébrer les 20 ans de cette chaîne, de porter un regard rétrospectif et en même temps de se projeter dans l'avenir. Alors l'exercice est forcément périlleux, mais en même temps, je veux saluer toutes celles et tous ceux qui, dans leur diversité, traduisent leur attachement à cette chaîne. J'ai vu le sous-prévé de Palaiso, M. Barnier. J'ai vu de nombreux parlementaires, la sénatrice Claire-Lys Campion, la sénatrice Marie-Agnès Labarre et d'autres parlementaires probablement. Je crois que Guy Malherbe va nous rejoindre dans quelques instants.

Je veux naturellement saluer la présence importante du Président du Conseil Général de l'Essonne, Michel Berson, et avec lui de nombreux conseillers généraux, Francis Choua, Premier Vice-président, Jean-Louis Anglandère, Marianne Duranton, Michel Pouzol, Gérard Funès. J'ai vu aussi des conseillers régionaux comme Olivier Thomas. Je veux saluer l'ensemble des maires et notamment ceux qui étaient à l'origine de la création de cette chaîne. Ils sont nombreux présents dans la salle, mais aussi tous les maires du département. J'ai vu Jean-François Vigier, le maire de Bursurivette, Romain Collat, le maire de Boussy-Saint-Antoine.

J'ai vu le maire de Jean-Vry, Christian Schuttel, le maire de Bretigny, M. Decaux. J'ai vu Olivier Léonard, le maire de Saint-Geneviève-des-Bois. Et je me rends compte d'ores et déjà que l'exercice est forcément un peu dangereux. Je veux saluer l'ensemble des élus, le civique et son président, François Lambert. Je veux saluer l'ensemble des acteurs de la vie économique et sociale de notre département qui sont présents ici. Gérard Huot, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne, qui est actionnaire de Télésonne. Les organisations syndicales et patronales, les acteurs de la vie associative, sportive, culturelle, sociale de notre département.

Du rugby, de Massy, aux associations de soutien aux personnes en situation de handicap. Bref, l'Essonne dans sa diversité est présente. Télésonne est née il y a 20 ans, je le disais, d'un rêve un peu fou dans six communes. Massy, Palaiso, Les Ulysse, Bièvres, Inis, Chili-Mazarin, sur le câble au démarrage. Aujourd'hui, Télésonne, ce sont 400 000 Essoniens qui ont la faculté de voir cette chaîne dans 13 villes câblées. Et depuis un an aujourd'hui, aussi à travers notre présence sur les réseaux ADSL.

Depuis cette date, Télésonne a donné à voir et à comprendre notre département, ses changements, ses atouts, ses talents, ses projets, sa diversité, les défis aussi innombrables auxquels il est amené à être confronté. Du nord urbain au sud rural, là où s'innovent, se crée le monde de demain, là où se nouent un certain nombre d'enjeux importants pour notre société. Dans les petits villages et dans les villes plus grandes, l'Essonne est diverse. Et Télésonne a cherché à traduire cette diversité. Portons un regard rétrospectif.

Quand le président Mitterrand inaugurait la gare TGV de Massy, quand le pape Jean-Paul II consacrait la cathédrale d'Evry, quand le premier ministre Lionel Jospin posait la première pierre du centre national du rugby de Marcoussi, quand le chercheur d'Orsay Albert Fert a reçu le prix Nobel de physique, quand le président Chirac participait à l'inauguration du synchrotron soleil sur le plateau de Saclay, ou quand Nicolas Sarkozy a prononcé son important discours sur la diversité et l'égalité des chances à l'école polytechnique.

Bref, quand l'Essonne était au cœur de l'actualité nationale ou internationale, Télésonne était là et donnait à comprendre à l'ensemble des Essoniens l'importance de ce qui se passait, de ce qui se nouait sur le territoire essonien. Mais aussi et surtout, Télésonne est présente. Quand la Chambre de commerce et d'industrie organise un job dating pour favoriser l'emploi des personnes en situation de handicap. Quand, on l'a vu tout à l'heure sur les images, le jeune Thierry Henry, alors footballeur poussin au club des Ulysse, marque son premier but devant une caméra de télévision. Quand certains quartiers de notre département se sont embrasés en novembre 2005.

Quand le lavoir de l'affaire Théalé est restauré ou que des grandes orgues sont installées à la basilique de Lompont-sur-Orge. Quand des classes de collèges Essoniens taquinent la caméra et réalisent de prometteurs courts-métrages. Quand la chanteuse Diams fait ses débuts devant une caméra de télévision. Quand l'association Alzheimer & Sonne explique ses cafés mémoires. Quand les débats télévisés sont organisés entre candidats pour éclairer nos concitoyens lors des élections locales. A chacun de ces moments de proximité, de vie citoyenne, de vie sociale, de la vie de notre département. Télé et Sonne étaient présentes. Télé et Sonne étaient présentes pour expliquer et donner à comprendre.

En préparant mon propos, j'ai cherché une citation sur la télévision qui ne soit pas trop méprisante. Qui ne soit pas trop dure à l'endroit de la télévision. Et c'est dur parce qu'on écrit beaucoup pour dire du mal de la télévision. Et j'en ai trouvé une chez Malraux qui a prononcé cette phrase. Il y a une télévision pour passer le temps et une télévision pour comprendre le temps. C'est là aussi très immodestement l'ambition de Télé-Sonne que de participer à cette compréhension du temps, du moment dans lequel nous vivons. C'est le sens d'une télévision citoyenne qui chaque année par exemple coproduit 40 documentaires sur la vie de l'Essonne.

Mais au-delà et qui sont diffusées sur Télé-Sonne mais sur les chaînes partenaires avec lesquelles nous sommes associés. C'est une chaîne qui accueille les Essoniens. C'est pour ça que notre slogan c'est les Essoniens passent à la télé. Un seul chiffre, ces deux dernières années, plus de 3000 Essoniens responsables associatifs, acteurs de la vie locale, sont passés sur le plateau de Télé-Sonne pour parler des débats qui traversent leur ville et leur département. C'est aussi une télévision de service public et nous sommes très attachés à cette notion. Qui repose d'ailleurs sur un modèle original.

Nous sommes une société d'économie mixte qui, à partir du soutien des collectivités locales, le Conseil général de l'Essonne porte 55% du capital de cette chaîne, les villes fondatrices 25%, le câble opérateur numérique câble 14% et récemment la chambre de commerce et d'industrie à 6%.

Une chaîne de service public avec un contrat d'objectifs et de moyens qui nous lie au Conseil général de l'Essonne qui, saluons-le, avait pris la décision de manière unanime en 2003 que de venir soutenir le développement de cette chaîne avec l'institution, et nous en sommes fiers, d'une redevance qui est d'un euro par habitant dans le département de l'Essonne et qui permet de financer le développement de cette chaîne. Une télévision de proximité, je l'ai dit, qui donne à voir l'Essonne comme par exemple le programme 196 communes qui fait qu'on couvre l'Essonne dans toute sa diversité. Rendez-vous compte, en 20 ans, ce sont 28 000 reportages sur la vie essonienne.

C'est un patrimoine d'archives et de connaissances de cet département qui est important. C'est enfin aussi une télévision professionnelle et indépendante. Une dernière comparaison, M. le Président du CSA. Dans vos voeux, vous disiez que la force du CSA, c'est la collégialité et l'indépendance. À notre niveau... Je n'ai aucune ambition, M. le Président, à la destination. Je ne vise pas la présidence du CSA. Collégialité et l'indépendance, c'est aussi ce qui a permis de faire vivre cette chaîne, de lui faire traverser le temps et les alternances politiques.

Une équipe journalistique indépendante, il faut vraiment être un paranoïaque pathologique pour douter de l'indépendance des équipes de Téléson. Nous sommes aujourd'hui aussi fiers d'avoir contribué à former des dizaines de journalistes, des professionnels et techniciens de l'audiovisuel qu'on retrouve dans d'autres chaînes aujourd'hui, sur les chaînes RTN ou sur les chaînes du câble. C'est enfin une chaîne ouverte, partenariale. Et je veux, à cet instant, saluer l'ensemble des chaînes locales d'Île-de-France avec lesquelles nous avons appris à travailler, avec lesquelles nous avons appris à mutualiser un certain nombre de moyens.

C'est le cas des chaînes locales qui sont regroupées dans le groupe Francilienne TV avec Rony TV, TVM en Seine-Saint-Denis, Roy TV dans les Hauts-de-Seine, TV Fil 78 dans les Yvelines, Canal Coquelicot en Seine-et-Marne et VO TV dans le Val-d'Oise. Leurs présidents ou leurs directeurs sont présents parmi nous et je les en remercie. Nous avons souhaité participer à cette aventure collective de la télévision en Île-de-France. Nous le faisons aussi avec notre partenaire Énergie Paris, présent sur la TNT en Île-de-France.

Je salue Gérald Brice Viré, le directeur du pôle audiovisuel d'Énergie Paris et du groupe Énergie qui est présent parmi nous et qui est très content et nous aussi avec parce que les chiffres d'audience d'Énergie Paris qui sont tombés hier sont très bons. On est content parce qu'on a contribué aussi à donner à voir par la diversité de notre partenariat cette situation. Et demain, me direz-vous, regardons l'avenir. Nous connaissons, M. le Président du CSA, l'attachement du CSA aux télévisions locales et votre attachement personnel.

Vous ne manquez pas une occasion d'insister sur la nécessaire diversité du paysage audiovisuel et de soutenir partout dans le pays le développement des télévisions locales. Il nous faut aujourd'hui préparer l'avenir, préparer les 20 prochaines années. Le soutien aux télévisions locales passe par un fonds de soutien. C'est une vieille revendication des télévisions locales mais là, il est du ressort du législateur et du gouvernement peut-être de venir nous épauler. Mais il passe aussi par une visibilité accrue pour dégager de nouveaux partenaires. C'est le sens de notre demande récurrente, insistante et amicale auprès du CSA. Et je dois saluer, M.

le Président, la qualité de la collaboration qui nous lie avec le CSA, avec ses services techniques, avec notre interlocutrice privilégiée qui est Sylvie Genevoix que nous rencontrons régulièrement. Je vous fais une confidence. Comme le hasard professionnel fait que mon bureau se trouve tour Mirabeau au 16e étage quand le CSA est au 18e étage. Parce que c'est une activité professionnelle. Et donc, je suis souvent dans les ascenseurs, à la cafétéria ou à Grenouillers pour essayer de faire un peu pression ou en tous les cas de prendre des nouvelles. Et nous avons toujours eu un travail d'écoute et de collaboration extrêmement fort.

Des chantiers importants ont mobilisé le CSA ces dernières années. Le lancement de la TNT, grand succès, auquel nous sommes heureux de pouvoir constater son déploiement partout avec le lancement de ces nouvelles chaînes. Puis la TNT régionale, j'en ai parlé. Et aujourd'hui, le basculement au tout numérique. A chacun de ces moments, Télésonne a attendu, a espéré pouvoir s'inscrire dans ce calendrier. Aujourd'hui, notre ligne de mire, c'est 2011 et le basculement du tout numérique en Ile-de-France. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons résolument s'inscrire dans ce calendrier. Et nous ne doutons pas de l'attention que vous porterez à notre requête.

C'est juste pour que tous les Essoniens puissent bénéficier de cette chaîne. C'est pertinent pour l'identité de notre territoire. C'est nécessaire pour conforter notre modèle économique. Car nous savons que les financements publics importants à l'endroit de cette chaîne ne pourront pas être pérennisés dans le contexte difficile que nous connaissons. Et nous souhaitons accompagner ce basculement vers le tout numérique et la réussite de la TNT. C'est le sens des voeux que nous formulons en ce début d'année. Et c'est le sens fort que nous portons à votre présence aujourd'hui, M.

le Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Mme la ministre, Mesdames et Messieurs les élus, l'ensemble des conseillers généraux qui sont présents. J'ai d'ailleurs vu arriver M. Châtel tout à l'heure, autre conseiller général. Et je veux, là aussi, marquer l'importance du soutien que les collectivités ont pu et su apporter à cette chaîne. Je termine, M. le Président. On a une chaîne de télévision. On a fait un petit clip. On a réussi une prouesse. Réunir des gens qui n'ont pas forcément l'habitude de parler tous de la même voix. Et comme c'est l'union sacrée à Télésonne, la chose pour nous est importante. Alors, on ne les a pas fait chanter. Ce n'est pas un lip-dub. C'est dommage.

On aurait pu, mais peut-être que la prochaine fois. Mais en tous les cas, on a un casting de rêve. Et c'est pour nous l'occasion, là aussi, de se tourner vers l'avenir en vous remerciant toutes et tous de contribuer à faire vivre Télésonne. Je vous remercie.

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