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interviewyoutube.com 38 min

Nicolas Dupont-Aignan débat face à Jean-Christophe Lagarde sur Sud Radio

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Les vraies voix sur Sud Radio avec notre partenaire, la chaîne YouTube Les Indécis et Alex Darman qui est avec nous pour ce débat des européennes sur Sud Radio. Europe, moi si tu peux, débat que vous allez pouvoir écouter donc sur Sud Radio et voir sur notre page Facebook ainsi que sur la chaîne YouTube Les Indécis. Face à face entre deux visions opposées de l'Europe, l'Europe des nations avec Nicolas Dupont-Aignan, président et tête de liste de Debout la France et Jean-Christophe Lagarde, président et tête de liste de l'UDI, plutôt favorable à une Europe progressiste, fédéraliste.

Europe, moi si tu peux, le grand débat des européennes dans les vraies voix sur Sud Radio avec la chaîne YouTube Les Indécis et on vous pose cette question européenne, êtes-vous favorable au retour des frontières nationales ? 0826 300 300 et bien sûr les réseaux sociaux, ma chère Trina Magdine.

0:45
Invité

Pendant la pub, on est passé de 87 à 86% mais c'est toujours non pour nos auditeurs votants, clairement.

0:50
Présentateur

Et la parole, c'est à Alex Darman. Merci Christophe Bordet, bonsoir Jean-Christophe Lagarde, bonsoir monsieur Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Je m'adresse à vous pour commencer ce débat, Nicolas Dupont-Aignan, j'ai vu votre affiche, le courage de défendre la France. Les Français. Les Français, mais de les défendre contre qui ?

1:06
Jean-christophe Lagarde

De les défendre contre une structure, l'Union Européenne, qui depuis 20 ans défigure la belle idée européenne. L'idée de la réconciliation, de la paix, de la prospérité, tout le monde est d'accord. Qui peut être contre ? L'idée qu'on a des choses en partage, avec nos amis allemands, italiens, britanniques, pourquoi pas. Mais on voit bien que la structure qui a été créée ne marche pas. Et il n'y a pas besoin d'être un... Et elle ne marche pas, et d'ailleurs elle est rejetée par les peuples.

1:36
Présentateur

Mais quand on défend, c'est qu'on est attaqué.

1:38
Jean-christophe Lagarde

Eh bien oui, mais quand on paye 11 milliards par an, une organisation qui favorise les délocalisations, les travailleurs détachés, l'immigration massive, et que ça ne marche pas, vous seriez dans une entreprise, vous seriez dans une radio, il n'y aurait pas d'audience. Il y a un moment, vous revoyez votre copie, vous vous dites, tiens, qu'est-ce que je peux changer ? Les Français avaient d'ailleurs voté non en 2005, on n'en a pas tiré les leçons. Et si on en avait tiré les leçons, je fais une parenthèse, on n'aurait pas eu le Brexit. Donc qu'est-ce que je propose ? Je ne propose pas de défendre simplement et d'être contre.

Je propose l'Europe qui me semble la seule qui peut marcher, et ce sera intéressant d'en parler avec Gérard-Christophe Lagarde, c'est l'Europe des nations, on renvoie vers les nations la plupart des compétences, et en revanche, et c'est ma différence avec ceux qui veulent sortir, moi je ne veux pas sortir, en revanche, on bâtit des projets comme Airbus, à 4 ou 5 pays, à géométrie variable, dans 10 domaines, pour peser, oui, face à la Chine et aux Etats-Unis, dans les domaines où on ne peut pas agir seul. Je prends l'exemple, la lutte contre le cancer, l'intelligence artificielle, le numérique, parce que le grand paradoxe, c'est que depuis 20 ans, il n'y a pas eu un grand projet qui a abouti.

2:42
Présentateur

Pour réagir, on est attaqué. La France est attaquée par le reste de l'Europe.

2:45
Jean-christophe Lagarde

Je veux voir ce que va dire Jean-Christophe, mais je ne pense pas qu'il soit en total désaccord sur le constat de ce qui ne marche pas. Après, on est en total désaccord sur le... Mais tous les candidats qu'on reçoit sur ce plateau sont en même constat.

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

Mais est-ce qu'on est attaqué ? Je vais écouter. Est-ce qu'on est attaqué ? Est-ce qu'on est attaqué ? Non, je ne suis pas d'accord. D'abord, je vous remercie de nous inviter tous les deux, parce que nous sommes les deux seuls chefs de parti à nous être engagés dans le combat européen, parce qu'on croit vraiment que c'est un sujet important. Et on a deux cohérences différentes, je le reconnais bien volontiers, mais au moins, celle-ci existe, ce n'est pas ce que j'observe dans le reste de la campagne. Ce que je veux dire, c'est que l'Union européenne, elle a effectivement d'abord mis en place des intérêts communs.

C'était la politique agricole commune, la politique du charbon, de l'acier, etc., pour que ces intérêts communs nous évitent de nous faire la guerre. Premier acquis de l'Union européenne, c'est quand même qu'on vient de vivre 75 ans de paix que nous n'avions jamais connues sur notre continent. La deuxième étape, et c'est là où nos chemins divergent, ça a été de construire une prospérité commune, c'est-à-dire un marché unique qui nous a permis de mieux échanger ensemble, de créer des richesses que nous ne créions pas avant. Un exemple, on échange autant avec la Belgique qu'avec les Etats-Unis. Reconnaissez que ce n'est pas la même taille de pays. Ça a permis.

Alors c'est vrai que la France n'en a pas toujours profité, mais parce qu'elle a commis des erreurs françaises. Si aujourd'hui on a du chômage en France et qu'il n'y en a pas en Allemagne, c'est parce que c'est la France qui est mal dirigée, ce n'est pas l'Europe. On est dans le même espace, dans le même marché, avec la même monnaie. Si on a des problèmes, par exemple en matière d'éducation, dont le niveau baisse en permanence, l'Europe n'a rien à y voir. Et il y a des dysfonctionnements européens que je concède volontiers, mais moi je ne veux pas pour le compte qu'on change la voiture. Aujourd'hui, l'Europe c'est une voiture qui n'est pas terminée.

On n'a pas mis les roues, on n'a pas mis le moteur. Forcément qu'elle ne peut pas marcher. Et quand on ne met pas les roues et le moteur, je vous prends l'exemple le plus criant, on a créé donc un même marché, avec une même monnaie, mais on n'a pas à harmoniser la fiscalité et à harmoniser les niveaux de protection sociale. Résultat, il y a du dumping social. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui trichent avec la règle commune. Nicolas Dupont-Aignan dit qu'on arrête de jouer avec ces gens-là, et puis on fait autrement. Moi je dis qu'on transforme l'Europe. On la loyalise, c'est-à-dire qu'on rend les échanges loyaux.

Et deuxième chose, on la recentre et on la concentre sur le point où elle nous est le plus utile et le plus légitime. Je veux juste dire un mot là-dessus. L'Europe, elle est légitime quand elle nous permet de faire ensemble mieux ce que nous ne savons pas faire tout seuls. Simplement, disons les choses, aujourd'hui elle s'occupe de tout un tas de détails pour lesquels on n'a pas besoin d'elle, et on doit la recentrer sur le rapport de force avec les grandes puissances continentales. Mais là vous êtes d'accord, vous êtes d'accord tous les deux là !

Oui, sauf que vous ne pouvez pas le faire, et c'est mon point de désaccord avec Nicolas Dupont-Aignan, vous ne pouvez pas le faire si vous n'avez pas un espace commun à défendre ensemble. C'est-à-dire que vous devez le défendre vis-à-vis des autres, vous devez mettre des règles de concurrence loyale à l'intérieur, sur le travail détaché par exemple.

5:26
Présentateur

Mais quand vous parlez d'une fiscalité commune par exemple, pardon mais ça paraît complètement utopique. Pas du tout. On est 27 pays, on n'y arrivera pas, vous le savez bien.

5:32
Nicolas Dupont-Aignan

Pas du tout, mais vous affirmez ça comme si... Écoutez, sinon il y a longtemps qu'on l'aurait fait. C'est faux, c'est faux. Il n'y a pas la possibilité de le faire. On a en mettant un minimum et un maximum de fiscalité sur les entreprises qui nécessitent aussi d'harmoniser l'assiette dont on ne parle jamais. Il n'y a pas que le taux dans un impôt, il y a son assiette. Et on les rapproche progressivement. Ça c'est parfaitement réalisable. De la même façon qu'il ne faut pas reprendre l'idée de Mme Loiseau du SMIC européen, qui n'a aucun sens, mais d'avoir un panier de protection sociale qu'on rapproche là aussi progressivement pour garantir un certain nombre de droits.

Je pense qu'en réalité, plutôt que de partir, entre guillemets, ou de dire on arrête avec ça, on essaye autre chose, on doit transformer ce qui existe. Et là, il y a des projets fédérateurs qui peuvent effectivement se mettre en place.

6:12
Jean-christophe Lagarde

Nicolas Dupont-Aignan ? Alors il y a beaucoup de choses. La première, c'est que ce discours qui paraît tout à fait rationnel, on l'entend depuis 20 ans, avant chaque élection européenne. Et ce sont ceux d'ailleurs qui ont voté ces traités, que moi j'ai refusé systématiquement, qui nous disent, ça ne marche pas tout à fait, mais vous allez voir, demain matin, ça va marcher. Le problème de fond, c'est que la voiture que vous avez bâtie, elle a un vice de construction. Elle ne peut pas marcher. Et que vous n'arriverez jamais à avoir à 28 pays, l'harmonisation fiscale, sociale, dont vous nous promettez des merveilles à chaque élection.

Et c'est pourquoi je pense que ce que je propose est beaucoup plus solide pour l'avenir, c'est que je pense qu'à 28, on n'y arrivera pas. On n'y arrivera pas parce que, même si on le voulait, les Bulgares ne pourraient pas soutenir le point. Donc moi je propose quelque chose. Je propose, donnant-donnant, je prends un exemple.

Plutôt que d'attendre l'accord mirifique, magnifique à 28, qui n'arrivera jamais, on sera déjà à la prochaine élection, je propose qu'on accepte le marché unique, que sous condition, donnant-donnant, je prends un exemple, le Luxembourg et l'Irlande sont des pays qui trichent, qui font ce qu'on appelle des rescrits, des taux d'impôt à 0% quasiment, en douce, pour des multinationales. Eh bien ces pays ne pourraient plus accéder au marché français. Il y a 67 millions d'habitants, c'est beaucoup pour le Luxembourg, les licences bancaires. C'est-à-dire qu'à un moment, si on ne tape pas du point sur la table, on continuera à subir. Et je pense qu'on doit faire du donnant-donnant.

D'ailleurs, si je remarque l'histoire de la construction européenne, le début, la PAC, très bien la PAC, mais c'est qui qui l'a fait la PAC ? C'est le général de Gaulle qui a tapé du point sur la table, qui a refusé la logique supranationale et qui a dit à ses partenaires allemands, maintenant ça suffit. La Grande-Bretagne a obtenu son chèque, quand Mme Thatcher a tapé du point sur la table. M. Kohl a fait l'unification allemande, il n'a pas demandé l'autorisation des autres, et heureusement pour lui. Donc, il y a un moment, je pense qu'il faut changer de fonctionnement. Il faut revenir à une logique nationale de négociation, donnant-donnant. Et si le marché unique est à 5 pays, ou à 6...

8:15
Présentateur

C'est protectionnisme, c'est actif. Vous voulez faire du protectionnisme ?

8:18
Jean-christophe Lagarde

Je veux faire du donnant-donnant. Je ne veux plus que la France soit le dindon de la farce, d'un système, elle a ses défauts. C'est vrai, Jean-Christophe Calagarde a raison, il y a des défauts français, mais il n'y a pas que ça. On ne peut pas éternellement donner des milliards d'euros chaque année, alors qu'on n'a pas d'argent pour nos retraités et nos smicards, et en même temps, que cet argent serve à délocaliser nos usines et à faire de la concurrence des voyages.

8:40
Présentateur

Il y a juste une chose que je ne comprends pas très bien. Vous êtes contre l'Europe actuelle ? Oui, l'Union européenne actuelle. Vous voulez en sortir ou pas en sortir au final ? Mais je refuse ce choix stupide. Non, vous dites que vous êtes pour l'Europe des nations,

8:51
Jean-christophe Lagarde

alors soyez clair une fois pour toutes. Mais je suis très clair. Renégociation. C'est pas en sortir, j'ai pas à fuir. C'est comme une copropriété. Je prends l'exemple toujours de la copropriété. On est dans un immeuble. Il y a un syndic d'immeubles qui a des pouvoirs exorbitants, qui nous envoie une facture exorbitante, qui a supprimé les portes de nos appartements, qui veut se mêler de la vie quotidienne de tout l'heure à laquelle on va manger, la couleur de la moquette, l'heure du départ en vacances. Ce syndic, est-ce que je vais déménager et vendre mon appartement ? Parce qu'il y a un syndic complètement dingue. Non.

Je vais virer le syndic, je vais reprendre en main la copropriété avec les partenaires. Il y a les voisins dans l'immeuble aussi ? Oui, mais c'est surprenant. Les voisins veulent changer aussi de syndic depuis un certain temps. Au début, on était tout seul en 2005 avec les Hollandais. Il y a les Italiens, il y a les Polonais, il y a les Hongrois, il y a les Autrichiens. Donc ça suffit. Vous êtes minoritaire ? Non, on n'est plus minoritaire. Si vous regardez l'ensemble des pays, c'est M. Macron qui est minoritaire. D'abord, vous pourrez agir à M. Lagarde.

Et donc il y a un moment où les copropriétaires doivent reprendre en main la copropriété, virer le syndic, et le fond du problème, c'est qu'on a laissé trop de pouvoir aux instances supranationales.

9:53
Nicolas Dupont-Aignan

On va écouter votre colloquaire, M. Lagarde. Commission, Banque centrale et Cour européenne. A accepter l'appartement voisin. D'abord, vous concèderez volontiers, M. Dupont-Aignan, que le seul parlementaire qui, en 2004, a voté contre l'élargissement de l'Union européenne aux dix nouveaux pays membres, c'est moi. J'étais le seul. Et j'étais le seul parce que je pensais que le problème n'allait pas être, comme vous venez de le dire, le trop fort pouvoir du syndic. Mais l'impuissance du syndic. Aujourd'hui, le drame de l'Europe, c'est qu'elle est paralysée. Parce qu'on a élargi sans transformer le mode de décision.

C'est-à-dire en conservant l'unanimité, qui est introuvable, où même quand on est d'accord à 10, à 15, on ne peut pas avancer parce que vous avez, et j'ai beaucoup de respect pour eux, l'État de Malte qui dit non. Moi, je pense que l'Europe, elle peut fonctionner si on est capable d'accepter l'idée de la fin de la règle de l'unanimité et qui permet, en l'occurrence, qu'à 4, à 6, à 8, à 12, on fait quelque chose de bien plutôt que de ne rien faire. Très rapidement, parce qu'après, avant la question, il a dit beaucoup de choses que je voudrais relever. Allez-y. La deuxième chose, c'est que ce que vous dites en réalité, c'est que je veux l'accès au marché en fonction de règles nationales.

C'est en réalité la fin du marché unique parce que ça veut dire qu'à chaque fois, et c'est dans votre programme, c'est respectable, mais je ne suis pas d'accord, à chaque fois que vous dites que la loi nationale va être supérieure à la loi européenne, ça veut dire que n'importe quel pays peut très bien dire « Écoutez, moi, je vais favoriser tel secteur d'activité au détriment de mon voisin. » Résultat des courses, il n'y a plus de marché unique parce que chacun va tirer à eux et à dia et on revient à des accords bilatéraux. Il n'y a pas de marché unique. Il peut y avoir des accords bilatéraux entre la France, la Grande-Bretagne, etc. Il n'y aura pas d'accord à 5 ou à 6.

Et la dernière chose quand même que je veux relever, on dit en permanence « L'Europe coûte de l'argent à la France. » Ce n'est pas exact. Ah si. Parce que si vous prenez ce que nous donnons budgétairement et ce que nous recevons, bien sûr, mais la croissance, l'échange que nous avons avec nos voisins et le gain que ça nous donne pour le compte en exportation au sein de l'Union européenne, il est réellement très supérieur au coût d'investissement si j'ose dire qu'on met dans le...

11:49
Jean-christophe Lagarde

Si je peux répondre là-dessus, on finance nos concurrents, délocalisation, 500 000 travailleurs détachés, faillite de nos artisans, les transporteurs routiers, il n'y a qu'à avoir les camions sur nos autoroutes. Alors si vous trouvez qu'il y a des gains, nous sommes les dindons de la farce. Deuxième point, vous parliez de l'unanimité, mais le drame, c'est qu'on est passé à la majorité dans quantité de domaines. Et je vais vous donner un exemple, les négociations commerciales internationales. Là, la Commission, avec une majorité d'États, viennent de lancer des négociations avec M. Trump, alors que M. Macron y est hostile. Ça veut dire qu'on a perdu le droit de veto.

Et si nos agriculteurs sont en faillite, si nos agriculteurs ont tant de difficultés, c'est parce que la France est devenue minoritaire, a accepté la loi de la majorité, alors que le général de Gaulle avait gardé l'idée du droit de veto. Quand nos intérêts supérieurs... Vous voulez un droit de veto, d'ailleurs. Vous voulez un droit de veto dans votre programme. Et je veux le réserver... Vous voyez, là, il y a un point d'accord. Je veux le réserver à 5 pays. Les 5 grandes puissances. Ensemble ou séparément ? Non, séparément. J'estime que France, Allemagne, Pologne, Italie doivent avoir un droit de veto...

Espagne, un droit de veto pour ne pas être paralysés par des petits pays qui représentent un demi-département français comme Malte ou Chypre ou le Luxembourg. Et j'estime que l'Europe ne sera sauvée que par un équilibre des négociations, une réelle politique entre les 5 grandes puissances européennes. Je voudrais revenir sur deux points très rapides. On va en parler dans un instant. Je voudrais revenir sur deux points très rapides de travailleur Jean-Christophe Lagarde

13:13
Présentateur

parce que malheureusement, il y a la pub et où heureusement, d'ailleurs... Pour vos salaires, c'est mieux. Mais en tout cas, voilà, effectivement. Mais en tout cas, on va continuer de débattre dans un instant. Europe, moi, si tu peux, sur Sud Radio, dans les vraies voix, avec notre partenaire, la chaîne YouTube, les Indécis. Et on vous pose cette question. Européennes, êtes-vous favorables au retour des frontières nationales ? 0826 300 300. Et bien sûr, les réseaux sociaux. Trina Magdine.

13:37
Invité

Eh bien, le nom gagne du terrain. Il passe de 13 à 18%. Donc, 82% de nos auditeurs votants, ils sont favorables.

13:43
Présentateur

Et on n'en a pas encore parlé. Et on n'en a pas encore parlé. Mais ça va venir. Ça va venir. Europe, moi, si tu peux, le débat. Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Christophe Lagarde. On se retrouve dans un instant, dans les vraies voix, sur Sud Radio, avec notre partenaire, la chaîne YouTube, les Indécis. A tout de suite. Europe, moi, si tu peux, sur Sud Radio, dans les vraies voix, avec notre partenaire, la chaîne YouTube, les Indécis. Et ce débat entre Nicolas Dupont-Aignan, président et tête de liste de Debout la France, et Jean-Christophe Lagarde, président et tête de liste de l'UDI. On vous pose cette question européenne. Êtes-vous favorables au retour des frontières nationales ? 0826 300 300.

Et les réseaux sociaux, ma chère Trina.

14:18
Invité

Eh bien, le nom remonte. Oui, pardon, remonte. Et passée à 84%.

14:22
Présentateur

84%. Et vous continuez de voter, bien sûr. Allez, on continue le débat, Alex. Sans transition, je m'adresse aux candidats aux élections européennes, mais aussi aux chefs de parti. Vous l'avez dit, vous êtes tous les deux chefs de parti. 33 listes vont se présenter aux élections européennes. 33, c'est quand même beaucoup. Et dans 33 listes, on trouve... C'est l'âge du Christ. Oui, ça, je n'en doute pas. On trouve tout et n'importe quoi. Deux listes, ouvertement anti-islam, vont se présenter. Notamment une, la reconquête portée par Vincent Vauclin, qui considère qu'en mettant en place une législation favorable aux Gaulois, les immigrés et leurs enfants repartiront dans leur pays d'origine.

Je m'adresse aux chefs de parti. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'on puisse enregistrer des listes comme ça, auprès du ministère de l'Intérieur ? Jean-Christophe Lagarde.

15:02
Nicolas Dupont-Aignan

Non, évidemment, et c'est la difficulté. Vous savez que c'est la première fois depuis 1999 qu'on a des élections nationales pour les élections européennes. Et quand il y a eu cette loi, il fallait mettre un verrou, comme on le fait pour la présidentielle. Si 10 députés ou 100 maires paraits une liste, pourquoi pas ? Mais là, vous avez dit, on a de tout et de n'importe quoi. On a surtout n'importe quoi. Et ça empêche le débat européen. Ça va même détourner l'attention des Français.

Or, ce débat, il est central, puisque, de notre point de vue, c'est la seule arme dont nous disposons pour ne pas subir le reste du monde, pour ne pas subir la puissance américaine, qui ne rêve que d'une chose, c'est de l'éclatement de l'Europe pour mieux asservir nos pays un par un. Des Chinois qui viennent proposer de racheter la dette grecque, c'est pas pour nous rendre service, etc. C'est la seule arme. Simplement, il faut la configurer pour ça. C'est pour ça que je veux sa transformation et sa reconfiguration. On parlait d'ailleurs tout à l'heure du besoin de loyauté à l'intérieur et de rapport de force à l'extérieur.

Le besoin de loyauté à l'intérieur, on va parler du travailleur détaché, c'est très simple. On ne peut pas accepter que des gens viennent, ils sont 516 000 aujourd'hui, dans notre pays, ou dans un autre d'ailleurs, travailler en étant moins protégés et moins payés que le salarié français. Si vous définissez qu'à minima, quelqu'un qui vient travailler en France doit être payé au même salaire et paye la même protection sociale que les Français, ça ne pose pas de problème. Vous avez besoin de compétences. D'ailleurs, on a aussi une centaine de milliers de Français qui travaillent à l'extérieur. C'est ça qu'il faut changer. Ça ne veut pas dire sortir de l'Europe ou casser le frais.

Mais ça, c'est extravagant ce que j'entends. Mais ce n'est pas extravagant.

16:27
Jean-christophe Lagarde

Parce que c'est vous qui avez signé ces traités qui aboutissent à vous. Je n'ai rien signé, M. Dupont-Aignan, je vous rappelle. Vous avez soutenu, non ? Non, mais vous avez soutenu quand même tous ces traités d'inspiration supranationale, tous ces traités qui ont donné la loi de la majorité et qui font que la France subit les travailleurs détachés, et maintenant vous vous plaignez de votre création. M. Dupont-Aignan, vous avez sans doute

16:46
Nicolas Dupont-Aignan

une mémoire défaillante en les cas de 16. Comme je l'ai expliqué, je suis le seul député, et je suis très pro-européen, à avoir voté contre l'ouverture du nouveau paiement. Je ne parle pas de ça, je parle de la directive de tout ce système de concurrence déloyale nourri par la commission de Bruxelles. J'ai voté contre le traité en 2005, où le problème qu'on appelait à l'époque du plombier polonais existait déjà, c'était la directive Wolkenstein. Je n'ai jamais voté favorablement à ça, tout simplement parce que je considère que la concurrence, elle est saine quand elle est loyale.

Et que l'Europe est un moyen, normalement, elle devrait être ça, et c'est le projet que je porte, elle est un moyen pour faire en sorte que la mondialisation dérégulée, nous la domestiquions, et certainement pas pour l'appliquer à l'intérieur, cette dérégulation. Si je peux répondre sur ce point,

17:25
Jean-christophe Lagarde

parce qu'on est au nœud gordien. Seul, on ne peut pas réguler la mondialisation. C'est pour ça qu'il faut le faire avec tous les Européens. Mais à 28, on essaye depuis 20 ans, et c'est pire que tout, parce qu'on a la concurrence déloyale en interne, et on a la faiblesse vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis. Parce que moi, j'entends toujours le même raisonnement. J'entends, oui, il faut faire l'Europe, parce qu'il y a les Etats-Unis et la Chine.

Mais ça fait 20 ans qu'on fait une Europe qui a démissionné face aux Etats-Unis et à la Chine, parce que la Commission européenne, d'ailleurs même Hervé Guémard l'appelait la Commission américaine, elle est complètement infiltrée par les lobbies, les multinationales, et les Etats sont impuissants. Mais pourquoi vous y allez, M. Dupont-Aignan ? Vous n'allez pas plus s'aider, si je peux me permettre, elle n'est pas infiltrée.

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

Elle est en dérive ultra-libérale depuis 20 ans, M. Barroso et M. Juncker.

18:14
Jean-christophe Lagarde

Si je peux finir mon raisonnement, parce qu'on lui a laissé les pouvoirs, parce que la démocratie a été sortie de l'Europe. La seule démocratie qui existe, c'est les démocraties nationales. C'est là où il y a des votes. Et c'est seulement des coopérations entre des nations libres, démocratiques, qui par un marchandage, un échange, des rapports de force, arriveront à peser dans le monde. Et comment ils le feront ? Si jamais à 28, ils le feront en décidant, par exemple, le numérique, à 3 ou 4 pays volontaires, volontaires, qui mettent l'argent volontairement. Vous voulez créer un géant du numérique, vous ? Je veux qu'on fasse ce qu'on a fait avec Airbus.

Il n'y avait pas la Commission de Bruxelles qui avait tant de pouvoir, il y avait des frontières. On a fait la paix avec l'Allemagne en ayant nos frontières. Donc ça prouve bien que c'est la dérive supranationale fédérale qui a abouti au chaos actuel. On peut très bien retrouver nos nations libres, nos frontières, notre argent, et bâtir sur la base du volontariat, comme on a fait avec Airbus, dans les dix domaines essentiels pour la hiérarchie des continents au XXIe siècle, des projets à la carte.

19:22
Nicolas Dupont-Aignan

Sur ce point, on est bien d'accord. Jamais à 28, ça ne marchera jamais. Sur ce point, nous sommes bien d'accord, sauf sur la dernière phrase que vous prononcez, parce que je pense que tout le monde a intérêt, par exemple, à construire le géant du numérique. Tout le monde a intérêt à avoir... Mais ça fait 20 ans qu'on essaye, on ne le fait pas. Non, non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas dans ces missions. Et quand je parle de dérive ultra-libérale, on vient d'en avoir un exemple il n'y a pas si longtemps que ça, quand il s'est agi de fusionner Alstom et Siemens, une entreprise européenne qui aurait pu faire 35 TGV par an.

Parce qu'on se regarde le nombril, dans cette dérive ultra-libérale, la Commission européenne, la Commissaire européenne a refusé cette fusion. Résultat des courses, c'est China Railway, un géant qui fait 450 TGV par an. Merci. Et donc, c'est bien à 28 qu'on pourrait le faire. Pardon, justement, je vais terminer. Attendez, attendez. C'est bien ce qu'on pourrait le faire. Attendez, attendez. Le faire à quoi qu'un...

20:09
Jean-christophe Lagarde

Le faire à quoi qu'un... Non, je dis... On a confié des pouvoirs. Je surréaliste à une commission. Non, on a trop de pouvoir.

20:14
Nicolas Dupont-Aignan

C'est le traité qu'il faut changer. Est-ce que ça veut dire ? Il a pour objet ce qu'ils appellent la concurrence libre et non faussée. Et la concurrence libre et non faussée, ça n'est pas une concurrence dérégulée. Et ce sont les dirigeants de l'Europe, principalement les dirigeants du PPE, c'est-à-dire de la droite européenne, c'est-à-dire de la droite de M. Wauquiez, qui ont laissé l'Europe délivrée ainsi pendant 20 ans. Est-ce que ça veut dire ? Ça ne veut pas dire qu'il faut jeter le bain à le bébé avec le dos du bain.

20:36
Présentateur

Est-ce que ça veut dire que la Commission européenne, aujourd'hui, de toute façon, a trop de pouvoir, qu'il faut lui enlever peut-être un certain nombre de pouvoirs et redonner du pouvoir aux députés européens ? Alors, il faut d'abord supprimer,

20:51
Jean-christophe Lagarde

en finir avec cette Commission de Bruxelles.

20:52
Présentateur

La garde fait le début des réponses et du point élevé en termes. Mais là, on n'est pas d'accord.

20:56
Jean-christophe Lagarde

Je veux qu'on supprime cette Commission européenne, on crée un secrétariat allégé qui gérera de l'intergouvernemental, des agences séparées projet par projet. Il faut concentrer l'action du syndic de l'immeuble sur les parties communes. Parce que le défi technologique avec la Chine et les Etats-Unis décidera de la richesse du continent. Pour gérer les légumes, les pommes, 19 pages de règlement sur les pommes, pour gérer tout ça, laissons les nations démocratiques. Entre nous, la Californie a plus de pouvoir aux Etats-Unis que la France. C'est-à-dire que l'État américain ne s'est pas immiscer dans tout. Laissons les nations se gouverner démocratiquement.

Laissons répondre Jean-Christophe Lagarde. Et attendez, concentrons l'action de l'Europe sur des projets ciblés.

21:42
Nicolas Dupont-Aignan

Quelques projets, vous l'avez dit ? Il y a une chose sur laquelle je veux répondre, c'était la question initiale, c'est-à-dire la Commission et les députés. Il y a déjà une chose qui n'est pas normale, c'est que le président de la Commission, qui est un peu le Premier ministre de l'Europe en vérité, il ne va pas être désigné par les députés européens que 390 millions d'électeurs vont élire. Il va être désigné par 27 chefs d'État et de gouvernement, c'est-à-dire l'Europe intergouvernementale dont parle M. Dupont-Aignan, et qui ils choisissent ? Ils choisissent toujours le plus mièvre, le plus pâleau, celui qui ne les embêtera pas, qui ne portera pas de projet.

Et on a au contraire besoin de quelqu'un qui puisse relancer l'Europe en la rassemblant autour de projets fédérateurs. Quand je propose par exemple la fin des contributions nationales, c'est-à-dire le chèque que les Français, que les Allemands font à l'Europe pour fonctionner, et le retour aux origines de l'Europe, c'est-à-dire qu'elle était financée par des contributions extérieures, taxes sur les produits carbonés que nous importons, taxes sur les transactions financières, impôts sur le tourisme européen. Alors, ça permet en l'occurrence de rendre 91 milliards à la France, et ça permet d'avoir tous un intérêt commun.

Parce que ce qui ne fonctionne pas dans le budget européen aujourd'hui, ce n'est pas de savoir combien on a mis, combien on va retourner. C'est que comme chacun fait le même raisonnement que M. Dupont-Aignan, je vais terminer, si vous permettez. Mais je voudrais... Je vais terminer rapidement. Je voudrais quand même... Comme chacun veut récupérer son chèque. Comme chacun veut récupérer son chèque. Il se trouve juste qu'il y a un détail, c'est qu'il n'y a plus de politique possible. Vous ne pouvez pas avoir de stratégie industrielle, de construction de géant de l'hiverie, de stratégie d'indépendance énergétique, comme on en a besoin. Puisque chacun veut...

Vous savez, c'est un peu comme si au municipal, vous allez voir le maire, et vous dites, je paye 1000 euros de taxes locales, mais je veux qu'elles soient dépensées dans ma rue et sur mon centoire.

23:14
Jean-christophe Lagarde

Deux choses très rapides sur cette question de l'argent. J'accepte tout à fait qu'il y ait une contribution de la France sous Jachira, qui avait 2 milliards par an. Je l'accepte. Et moi, je propose de la supprimer, de la remplacer par l'extérieur. Je ne l'accepte pas. Quant à prendre de l'extérieur, ça veut dire un impôt européen. Et les Français ont suffisamment d'impôts. Si, parce que ça veut dire à la fin un impôt européen qui sera décidé contre l'intérêt des différents peuples. Chaque pays doit maîtriser ses finances. Sinon, on va au drame.

23:41
Nicolas Dupont-Aignan

Faire payer l'Europe par les importations, c'est la faire payer par les Chinois. Et les Américains, c'est la faire payer par les Chinois,

23:48
Présentateur

les Américains, pas par les Européens. Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Christophe Lagarde avec Alex Darman. Nous sommes allés interroger les Français. Nous sommes allés demander aux Français ce qu'ils pensent des députés. À quoi servent les députés européens ? Est-ce qu'ils les connaissent ? On écoute. Vous allez voter pour les élections européennes ? Absolument pas. On a le droit de voter, il faut en marcheter. Je ne sais pas, parce qu'ils nous prennent trop pour des cons les uns comme les autres. Je n'ai pas l'impression que ça va changer grand-chose. Les députés européens,

24:13
Invité

n'ont pas assez parlé. Soit on n'en parle pas assez ou soit j'ai l'impression qu'on essaie de plonger ça dans le noir profond. Ils ne sont pas présents, je ne sais même pas. Je ne pourrais pas vous en cequer. Si je crois en le droit.

24:24
Locuteur non identifié

J'y crois parce que je suis très sensibilisée par les guerres qu'il y a eu avant. Je sais que rien ne peut être parfait et que ça devrait être plus social.

24:34
Invité

Vous vous sentez européen, vous ? Je me sens juste un être humain. Vous venez tous pareil. C'est tous dans le même bateau. Tout le monde connaît un peu la Bible. Et dans la Bible, il y a l'histoire de la tour de Babel. Vous savez, la tour de Babel avec tous les palpes qui se mettent enceint pour créer une tour pour atteindre Dieu. Au bout d'un moment, Dieu dit non mais attendez les gars, ça ne va pas le faire. Moi, je vous dis, vous pensez que vous pouvez atteindre le divin mais c'est mort, je vais tous vous casser la gueule. J'ai l'impression quelque part que pour moi, c'est ça qu'on essaie de faire avec l'Europe. Qu'on essaie de tous atteindre quelque chose d'utopique et d'extraordinaire.

Mais à mon avis, à un moment ou à un autre, on va s'engueuler, ça ne va pas marcher.

25:00
Présentateur

Au moins, les avis sont clairs et tranchés dans cette vidéo, dans ce micro-trottoir. Est-ce que finalement, le problème de l'Europe, ce n'est pas le fait qu'on n'en parle jamais à part quand il y a des élections européennes ? On ne parle jamais des programmes, on ne parle jamais de ce qu'est l'Europe. Les Français ne connaissent pas ça. C'est exactement le problème

25:13
Nicolas Dupont-Aignan

et parfois même pendant les élections européennes. Ça fait quand même trois mois qu'on est en campagne européenne les uns et les autres et qu'il n'y a pas de débat sur l'Europe. Donc, ce n'est pas le cas.

25:22
Jean-christophe Lagarde

Et je vais vous dire pourquoi ils ne veulent pas parler de l'Europe. parce que les socialistes et les républicains anciens UMP, à chaque élection, ne veulent pas qu'il y ait de débat parce qu'ils ont tout voté. Ils ont géré le Parlement ensemble. Ils se sont partagé les postes. Deux ans et demi les uns, deux ans et demi les autres. M. Bellamy nous explique aujourd'hui qu'il va tout changer, etc. Il dirige l'Europe en ce moment. M. Juncker, il est PPE, c'est-à-dire du parti de M. Bellamy. Ils ont gouverné avec les socialistes. Alors, s'il disait la vérité, s'il y avait une campagne européenne, je pourrais dire à M.

Bellamy qui refuse de débattre avec moi, je pourrais lui dire mais expliquez-moi, vous dites comme moi sur les frontières, vous voulez des frontières nationales, mais c'est vous qui avez voté la disparition des frontières ? C'est vous qui avez voté les crédits pour la préadhésion de la Turquie ? C'est vous qui avez voté l'extension à la Serbie ? Et je lui ai dit au débat de France 2. Et donc il y a un moment, on ne peut pas éternellement, et les socialistes c'est pareil, ils vous disent service public, social, machin, ils ont voté tout ce qu'a dérégulé. C'est pour ça qu'il n'y a pas de débat, figurez-vous. Ils ne veulent pas qu'on voit

26:25
Nicolas Dupont-Aignan

l'ampleur de leurs dégâts. Sur ce constat, je partage ce que dit Nicolas Dupont-Tégnan, c'est même pire que ça. M. Bellamy, lors du seul débat qui a été organisé avec tous les candidats, je lui ai posé la question, vous voulez le retour aux frontières puisque vous posez cette question à nos auditeurs ? Très bien, est-ce que vous allez mettre un douanier sur le pont de Kelle à Strasbourg que franchissent des Strasbourgeois et des Allemands tous les jours pour aller travailler les uns chez les autres ? Est-ce que vous allez le faire à la frontière de la Belgique quand les gens du Nord et du Pas-de-Calais vont travailler tous les jours ?

Ça n'a aucune efficacité parce que moi, je voudrais appeler... Alors, je répondrai là-dessus. Non, non, non. Je veux rappeler aux Français que nous avons déjà eu des frontières et que nous avions des clandestins et que nous avions aussi des terroristes. Deuxième chose, je veux juste dire la réponse de M. Bellamy, ça a été « Ah non, on n'en met pas sur le pont de Kelle à Strasbourg. » Ah bon, mais alors qui prend-on pour des imbéciles ?

Les Français qui ont dit qu'il y aura une frontière nationale alors qu'en fait, il dit qu'il ne mettra pas de douaniers et de policiers ou les terroristes et les clandestins qui vont passer là où il y a des douaniers mais qui ne vont pas passer là où il n'y en a pas. Je veux répondre à tous. Non, c'est le seul mot de Kelle.

27:18
Jean-christophe Lagarde

Si je peux répondre sur ce point des frontières, on a créé l'Union européenne, la construction européenne avec nos amis allemands, italiens. Il y avait des frontières qui permettaient de filtrer. Bien évidemment, il y a des systèmes aujourd'hui électroniques de portiques pour des frontaliers. Simplement, tous les pays du monde contrôlent leurs frontières. Tous les pays du monde évitent, ce n'est pas hermétique, mais permettent d'éviter trafic d'armes, trafic de drogue, traite d'êtres humains, immigration massive. La zone de Schengen est le fiasco intégral de la suppression des frontières. Contrôler ces frontières, ce n'est pas édifier un mur, c'est tout au contraire filtrer.

C'est se donner une possibilité supplémentaire. Ça ne rendra jamais hermétique, bien sûr, mais c'est une garantie supplémentaire. Moi, je me rappelle juste une chose. Je propose double contrôle. C'est-à-dire la frontière nationale que nous contrôlons davantage. Nous pourrons vérifier, par exemple, la qualité des produits alimentaires. Ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui. C'est le même programme

28:14
Présentateur

que l'LR. Double frontière, c'est ce qu'ils demandent. Mais eux, ils ne l'ont pas fait. C'est la différence. Et deuxième point, puisque ça fait deux minutes

28:20
Nicolas Dupont-Aignan

que j'écoute la conception de la frontière de M. Le Pondé, je voudrais quand même rappeler une chose. L'erreur qui a été commise, et nous qui sommes la famille politique de Simone Veil, en 1989, nous proposions, parce qu'on voyait qu'il y allait avoir suppression des frontières, on proposait déjà qu'il y ait une frontière extérieure protégée. Et elle est efficace quand on y met les moyens. Mais elle ne peut pas marcher. Vous me laissez terminer, parce que sinon, ça va être plus difficile. Rapidement. Elle ne peut pas. Aussi rapidement que M. Le Pondégnan. Non mais d'accord. Vous ne pouvez pas avoir une suppression des frontières en interne, et ne pas avoir construit une frontière en externe.

C'est là qu'est le problème. La preuve est faite en Italie d'ailleurs. M. Salvini, qui est un escroc politique, qui veut faire croire que c'est lui qui a arrêté l'immigration clandestine. En réalité, la diminution de 96% de l'immigration clandestine en Italie, elle a été faite par une petite opération, l'embryon de ce que nous demandons nous, ce qui s'appelle Frontex, la surveillance par les Européens des côtes européennes. Et il se trouve que ça a été un an avant l'arrivée de M. Salvini au pouvoir. Il s'en attribue le mérite, alors que c'est l'Europe, pour le compte, qui a permis aux Italiens de protéger leur front. Vous savez très bien. Je vais terminer sur un point là-dessus.

Je vais terminer sur un point là-dessus. Il se trouve, bien sûr qu'il pourra réagir, il se trouve que si nous construisons, comme nous le demandons, des gardes-côtes et une police des frontières à l'extérieur de l'Europe, on n'a pas besoin de contrôler nos frontières nous-mêmes. Je vais vous dire pourquoi. Parce que, comme je le disais, avant, on avait des douaniers, il y avait des clandestins, 600 000 régularisés par M. Mitterrand quand il arrive au pouvoir en 81. C'était efficace, dites donc. On avait des terroristes.

Moi, je préfère pour le compte avoir un FBI et un parquet européen dans la zone Schengen qui poursuit les terroristes à travers les frontières que de remettre des frontières qui aujourd'hui sont utiles à tout le monde sauf à l'État et à notre sécurité. Ça, ça n'arrivera jamais parce qu'il n'y a pas d'accord des 28 pays.

30:07
Jean-christophe Lagarde

Il n'y a aucun accord des 28 pays. Donc, c'est un rêve français. Mais déjà, Schengen, ce n'est pas 28. Mais si je peux finir, je le sais. Mais il n'y a aucun accord de l'ensemble des pays pour construire ça. Aucun accord. Donc, c'est un rêve français qui dit on va mettre une porte à l'immeuble. Rassurez-vous, il y aura des grilles et tout. Ça ne se fera pas. Donc, on restera dans l'entre-deux. Eh bien, en attendant que vous montiez ce magnifique projet, allez demander aux douaniers bulgares, aux douaniers grecs de contrôler leurs frontières. Moi, je préfère que ce soit des douaniers français qui contrôlent leurs frontières.

30:36
Nicolas Dupont-Aignan

Je parle bien de douaniers européens. Je termine juste un mot là-dessus. Qui va décider alors ? Un pouvoir extra... Puisqu'on est sur Sud Radio. Puisqu'on est sur Sud Radio, notamment. Un pouvoir extra... Je veux juste interpeller au-dessus de tout le monde. Je veux juste interpeller nos éditeurs. Dirigé par qui ? Quand quelqu'un a mis le pied sur une côte européenne, vous ne l'empêcherez jamais de franchir le Rhin, les Alpes ou les Pyrénées. La police nazie allemande n'y est pas parvenue. Je préfère qu'on contrôle nos côtes parce que là, vous avez effectivement... Mais bien sûr que si. Mais allez voir la Grèce. Vous ne pouvez pas les contrôler.

La preuve vit 96% de baisse avec à peine 600 hommes mobilisés. Vous ne pouvez pas le faire. Vous ne pouvez pas le faire. C'est une illusion.

31:08
Présentateur

Dans les vrais voix sur Sud Radio. Européennes, êtes-vous favorable au retour des frontières nationales ? Les réseaux sociaux, ma chère Trina McGuin. Ça donne quoi ?

31:17
Invité

Nos auditeurs votants, ils sont toujours largement favorables à 83%.

31:21
Présentateur

Allez, à tout de suite dans les vrais voix sur Sud Radio avec la chaîne YouTube Les Indécis pour la suite d'Europe. Moi, si tu peux, le grand débat des européennes entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Christophe Lagarde et les questions dans un instant du sage Philippe Binjet. Europe. Si tu peux, sur Sud Radio dans les vrais voix avec notre partenaire la chaîne YouTube Les Indécis. On vous pose cette question européenne. Êtes-vous favorable au retour des frontières nationales ? Les réseaux sociaux, Trina McGuin.

31:44
Invité

Mais c'est toujours oui à 83%.

31:46
Présentateur

Le face-à-face continue tout de suite avec Philippe Binjet.

31:50
Invité

Les vrais voix Sud Radio Les Indécis Europe. Moi, si tu peux. L'Europe de Binjet.

31:58
Locuteur non identifié

Jean-Christophe Lagarde, le président de la République, annonce qu'il va s'engager encore davantage dans la campagne européenne. Est-ce qu'à votre avis, ça n'est pas encore plus dissipé l'intérêt déjà faible des Français pour cette cause européenne en focalisant sur la politique nationale ? Bien sûr que si.

32:17
Nicolas Dupont-Aignan

Et malheureusement, c'est un jeu trouble entre lui et le Front National où ils veulent faire le match-retour de l'élection présidentielle. Moi, je m'adresse en l'occurrence à tous ceux qui croient que l'Europe est indispensable pour ne pas subir le reste du monde et qui, en même temps, pardon de le dire comme ça, n'approuvent pas la politique d'Emmanuel Macron. Finalement, voter pour la liste des Européens que je conduis, c'est pouvoir voter vraiment pour une Europe efficace et loyale sans donner un chèque en blanc à Emmanuel Macron. Ce qu'il demande aux Français alors qu'il n'a pas de projet à l'heure où je parle, c'est encore un chèque en blanc.

On a vu ce que ça donnait en 2017, ce n'est pas la peine de recommencer.

32:47
Locuteur non identifié

Nicolas Dupont-Aignan, vous avez à une certaine époque transgressé un tabou politique en vous alliant avec le Front National ou le Rassemblement National aujourd'hui. Est-ce que sur le plan politique, vous ne regrettez pas aujourd'hui de ne pas être avec lui ?

33:03
Jean-christophe Lagarde

Pas du tout, ce n'est pas du tout la même chose. C'était le second tour de l'élection présidentielle. J'ai choisi entre Macron et Le Pen. Comme d'ailleurs M. Bellamy a choisi M. Macron et n'a pas fait liste commune avec Mme Loiseau. Il y a un premier tour d'une élection européenne pour élire des députés à la proportionnelle. Les Français réclament la proportionnelle pour le Parlement National. Là, on l'a pour les Européennes. L'enjeu, ce n'est pas de savoir qui sera au second tour d'une éventuelle élection. Ni qui sera premier, ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens.

L'enjeu, c'est d'envoyer au Parlement de Strasbourg des hommes et des femmes compétents, honnêtes, et qui ont une vision de l'Europe. Après, les Français ont l'embarras du choix. Et je leur dis que l'abstention donne un chèque en blanc à Macron. Parce qu'en fait, il n'attend que ça, qu'il y ait une gigantesque abstention. Et imaginez un rêve, un rêve. 80% des Français vont voter. Eh bien, moi, je serai attentif au résultat. Et là, je pense qu'Emmanuel Macron aurait du souci à se faire. Donc, les Français qui disent « On les emmerde, on n'ira pas voter », eh bien, ils se trompent. C'est en allant voter qu'ils vont les emmerder.

Si je peux m'exprimer ainsi, je suis désolé d'employer ce gros mot.

34:12
Locuteur non identifié

J'ai noté que vous avez eu quelques convergences rares, mais que votre dénonciation principale s'est attachée à décrier la liste des Républicains et notamment sa tête de liste. Est-ce que ça veut dire que vous les craignez tellement ou non ? Non, absolument pas.

34:32
Nicolas Dupont-Aignan

Le drame, c'est qu'ils n'ont pas de cohérence et ils n'ont pas de projet européen. Nicolas Dupont-Aignan a cité des propositions qu'ils font aujourd'hui qui sont le contraire de leur vote d'hier. Pardon de vous dire que moi, j'avais été choqué quand j'ai entendu M. Bellamy dire qu'il avait des convictions, par exemple, contre l'avortement, mais qu'il ne les défendrait pas. Moi, je pense que quand on est candidat à une élection, c'est pour défendre ses convictions. Et ce sont aussi les sujets européens parce qu'il y a souvent au Parlement européen des votes sur ces sujets-là. Maintenant, pour dire les choses concrètement, ma conviction, notre conviction, c'est quoi ?

C'est que si nous ne construisons pas une puissance européenne face aux puissances continentales, face aux GAFA... Vous savez, on a eu le débat sur les GAFA il n'y a pas longtemps. Moi, je veux que les GAFA nous payent pour les données qu'ils nous volent, qu'ils vendent, sans nous rémunérer. Mais ça, vous ne pouvez pas le faire à l'échelle française. Vous ne pouvez pas le faire avec une simple coopération. Vous pouvez le faire dans un rapport de force parce qu'à ce moment-là, vous savez, le continent européen à 27, pas à 3, 4, 6. Mais c'est le seul... Pardon, je vais terminer ma phrase. C'est le seul espace... Enfin, c'est l'espace commercial le plus important au monde.

Ce qui veut dire que ces sociétés-là, comme nos concurrents chinois, américains, indiens et autres, ne peuvent pas nous éviter. Nous avons, en fixant des règles communes et en les imposant aux autres, la possibilité d'être prescripteurs, de leur imposer un certain nombre de choses,

35:42
Jean-christophe Lagarde

même sur les GAFA. Sauf que le problème de fond, c'est qu'à 28, dans le système que vous avez, la France est totalement isolée sur ce sujet et que les Allemands ont refusé la taxe. Et que si on était plus libres et plus indépendants... Mais je pense que ce n'est pas une taxe, si je peux... Je vous ai laissé parler. Si la France avait sa liberté, son indépendance nationale, elle pourrait à un moment dire stop, je donne en donnant, on ne va pas signer le traité d'Aix-la-Chapelle comme l'a fait M. Macron, alors même que vous nous avez envoyé maladie sur la taxe de GAFA.

36:11
Nicolas Dupont-Aignan

La liberté, elle l'a, puisqu'elle a fait une taxe. La liberté, elle l'a, puisqu'elle a fait une taxe, mais moi je ne propose pas une taxe. La liberté de servir de levier pour l'obtenir à plusieurs heures. J'ai une question à vous poser. Quel est le chef d'État et de gouvernement européen qui refuserait le projet fédérateur que je propose en disant les GAFA vont payer vos citoyens au nom de quoi et de tous ? Mais non, vous vous parlez d'une taxe. Moi je parle d'un salaire pour les Européens parce que la donnée que vous avez sur Internet, elle vous appartient. Ce que vous avez cherché comme hôtel, comme veillement ou comme restaurant, c'est à vous.

Ils vous le prennent, ils en font des milliards et ils ne vous le payent pas. Je veux qu'ils vous le prennent.

36:46
Présentateur

Merci Philippe Binger. Europe Moi si tu peux dans Les Vraies Voix sur Sud Radio avec la chaîne YouTube Les Indécis. Et c'est l'heure du Tacotac, Alex.

36:54
Invité

Les Vraies Voix Sud Radio. Europe Moi si tu peux. du Tacotac. Allez Alex, c'est parti.

37:01
Présentateur

Nicolas Dupont-Azagnon, est-ce que vous pouvez me donner la capitale de Chypre s'il vous plaît ? Nicosie. Jean-Christophe Lagarde, la capitale de la Lettonie ?

37:07
Nicolas Dupont-Aignan

Comme je le confonds toujours, la Léthonie et la Lettonie, je ne peux pas vous dire.

37:12
Présentateur

Regarde. Et qui a composé l'hymne européen ? Nicolas Dupont-Azagnon ? C'est l'hymne à la joie, non ? Oui, s'il a composé, vous savez, Jean-Christophe Lagarde ? Beethoven, non ? Beethoven, exactement. Est-ce que vous serez candidat en 2020 au municipal Jean-Christophe Lagarde ? Oui, comme conseiller municipal. Très bien, et vous ailleurs ? Comme conseiller municipal, je ne peux pas me détacher de ma ville que j'aime. Et surtout,

37:31
Nicolas Dupont-Aignan

la suppression du cumul des mandats est une absurdité, on a vu le résultat à l'Assemblée.

37:34
Présentateur

Jean-Christophe Lagarde, est-ce que vous avez été voir Avengers au cinéma ?

37:36
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je n'ai pas le temps d'aller au cinéma en ce moment. Nicolas Dupont-Azagnon non plus ?

37:39
Présentateur

Non, je ne l'ai pas vu malheureusement. Nicolas Dupont-Azagnon, vous allez faire combien aux européennes, selon vous ? Le maximum. Combien ? Un chiffre ? Je ne dis jamais de chiffre, c'est les Français qui décident.

37:47
Nicolas Dupont-Aignan

Jean-Christophe Lagarde, pareil. Je ne suis pas pronostiqueur, je suis un combattant, je combats pour mes valeurs et mon projet.

37:51
Présentateur

Le 9 mai prochain, ce sera la fête de l'Europe. Avec qui vous allez faire la fête ? Nicolas Dupont-Azagnon ?

37:56
Jean-christophe Lagarde

Avec mon équipe, ma liste, et nous allons faire des propositions pour lutter contre l'évasion fiscale.

38:03
Présentateur

Super fait. Jean-Christophe Lagarde,

38:04
Nicolas Dupont-Aignan

avec des personnes qui seront en Indre-et-Loire où je me déplace le 9 mai pour convaincre que l'Europe nous est indispensable et qu'on doit la transformer.

38:11
Présentateur

Merci à tous les deux. Europe Moins, c'est tout dans les vraies voix sur Sud Radio avec la chaîne YouTube Les Indécis, résultat définitif de notre question Trina Magdeen. Et la question, c'était êtes-vous favorable au retour des frontières nationales ?

38:24
Invité

Sans surprise, c'est oui. Ça a encore augmenté 84% de nos auditeurs.

38:28
Présentateur

C'est un bon début.