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interviewHugoDécrypte - Actus du jour· 5 décembre 2024 62 min

Le discours d'Emmanuel Macron en intégralité (puis réponse à vos questions)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Dans un instant, Emmanuel Macron va prendre la parole, vous allez donc pouvoir suivre tout ça directement en live ici. Bonjour à toutes, bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, on est en direct, il est quasiment 20h, il est même 20h, mais dans un instant donc, Emmanuel Macron va prendre la parole et on va donc pouvoir suivre tout ça.

Je vais diffuser donc dans quelques instants, dès que ça commence, on va diffuser le discours d'Emmanuel Macron, un discours qui va être court, il devrait durer environ une dizaine de minutes, et juste après, dans la foulée, donc on va pouvoir débriefer tout ça, je vais pouvoir répondre à un maximum de vos questions, voilà, je finis d'allumer le studio ou les quelques lumières qu'on a pour pouvoir être prêt. Ça démarre effectivement à 20h, c'est-à-dire que ça démarre dans un instant, pour l'instant pas de début de discours, je regarde pour être sûr, je m'assure que tout est bon, hop, si ça va débuter tout de suite, on va écouter le discours du président de la République.

Je le mets tout de suite.

0:53
Emmanuel Macron

Françaises, Français, mes chers compatriotes, hier, l'Assemblée nationale a voté à la majorité absolue le rejet du budget de la sécurité sociale et ce faisant la censure du gouvernement de Michel Barnier. Aujourd'hui, le Premier ministre m'a remis sa démission et celle de son gouvernement, et j'en ai pris acte. Je veux ici remercier Michel Barnier pour le travail qu'il a accompli pour notre pays, pour son dévouement et pour sa pugnacité. Lui, comme ses ministres, se sont montrés à la hauteur du moment, quand tant d'autres ne l'ont pas été. Le 9 juin dernier, je me suis adressé à vous pour annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale. Cette décision était à mes yeux en effet inéluctable.

D'abord, car le vote aux élections européennes avait donné une large avance au Rassemblement national et placé les extrêmes en tête. Ensuite, car de nombreux responsables politiques annonçaient déjà la censure pour cet automne. Cependant, je dois bien le reconnaître, cette décision n'a pas été comprise. Beaucoup me l'ont reproché, et je sais, beaucoup continuent de me le reprocher. C'est un fait, et c'est ma responsabilité. Est-ce qu'il va y avoir un méa culpa ? Nul ne peut dire qu'en faisant cela, je ne vous ai pas redonné la parole. Je crois que c'était nécessaire.

Vous avez pris vous-même votre responsabilité en allant massivement voter aux élections législatives en juin et juillet dernier. Et ce vote, ainsi que les désistements réciproques décidés par plusieurs partis, ont composé une Assemblée nationale sans majorité. Aucun parti, aucune coalition présentée aux électeurs, en effet, ne peut prétendre avoir seule la majorité. Et cette situation exige une nouvelle organisation politique. C'est inédit, mais c'est ainsi.

Alors, durant cet été, j'ai largement consulté, d'abord pour tenter de convaincre les forces politiques de travailler ensemble, comme cela se fait chez beaucoup de nos voisins, puis pour choisir un Premier ministre qui ne soit pas censuré dès sa nomination. C'est pourquoi, en septembre, mon choix s'est porté sur Michel Barnier, un responsable d'expérience, jusqu'alors dans l'opposition, parce qu'il était en effet susceptible de rassembler la majorité la plus large à l'Assemblée et au Sénat, de la droite républicaine au centre, en passant par les radicaux et les forces indépendantes et des territoires.

J'ai laissé le Premier ministre gouverner, le Parlement légiféré, et hier donc, le gouvernement a été censuré. Et cela, malgré les concessions faites par Michel Barnier à l'ensemble des groupes parlementaires. Il a été censuré, ce qui est inédit depuis 60 ans, parce que l'extrême droite et l'extrême gauche se sont unis dans un front anti-républicain et parce que des forces qui, hier encore, gouvernaient la France ont choisi de les aider. Je sais bien que certains sont tentés de me rendre responsable de cette situation. C'est beaucoup plus confortable.

Mais si j'ai toujours assumé toutes mes responsabilités, les bonnes choses comme parfois les erreurs que j'ai pu faire, je n'assumerai jamais les responsabilités des autres. Et notamment des parlementaires qui ont choisi en conscience de faire tomber le budget et le gouvernement de la France à quelques jours des fêtes de Noël. Les députés du Rassemblement national ont choisi de voter une motion de censure qui disait le contraire de leur programme, qui insultait leurs propres électeurs. Ce faisant, ils ont simplement choisi le désordre, qui est le seul projet qui les unit à l'extrême gauche. Et cela avec la complicité du reste du nouveau front populaire.

Non pas pour faire, mais pour défaire, pour créer le désordre. Pourquoi ces députés ont-ils agi ainsi ? Ils ne pensent pas à vous, à vos vies, à vos difficultés, à vos fins de mois, à vos projets, soyons honnêtes. Ils ne pensent qu'à une seule chose, à l'élection présidentielle. Pour la préparer, pour la provoquer, pour la précipiter. Et cela avec le cynisme, si c'est nécessaire, et un certain sens du chaos. Mais ce faisant, d'abord, il se garde bien de vous rappeler la réalité de notre Constitution. Quoi qu'il advienne, il ne peut pas y avoir de nouvelles élections législatives avant dix mois. Et dans ces conditions, l'Assemblée a le devoir de faire ce pour quoi vous l'avez élu.

Travailler ensemble au service de la France et des Français. Ensuite, personne ne peut en fait se permettre d'attendre pour agir, pour être utile. Le monde, l'Europe avance et nous avons besoin d'un gouvernement qui puisse décider, trancher. Et enfin, le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de cinq ans. Et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme. Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l'État, au bon fonctionnement de nos institutions, à l'indépendance de notre pays et à votre protection à tous. Je le fais depuis le début, à vos côtés.

À travers les crises sociales, l'épidémie de Covid-19, le retour de la guerre, l'inflation et tant d'épreuves que nous avons partagées. À partir d'aujourd'hui, c'est une époque nouvelle qui doit commencer. Où tous devront agir pour la France et où il faudra bâtir des compromis nouveaux. Parce que la planète avance, parce que les défis sont nombreux et parce que nous devons être ambitieux pour la France. Nous ne pouvons nous permettre ni les divisions, ni l'immobilisme. C'est pourquoi je nommerai dans les prochains jours un Premier ministre.

Je le chargerai de former un gouvernement d'intérêt général, représentant toutes les forces politiques d'un arc de gouvernement qui puisse y participer ou à tout le moins qui s'engage à ne pas le censurer. Le Premier ministre aura à mener ses consultations et former un gouvernement resserré à votre service. Sa priorité sera le budget. Une loi spéciale sera à déposer avant la mi-décembre au Parlement et cette loi temporaire permettra, comme c'est prévu d'ailleurs par notre Constitution, la continuité des services publics et de la vie du pays. Elle appliquera pour 2025 les choix de 2024. Et je compte bien qu'une majorité puisse se dégager pour l'adopter au Parlement.

Les services publics fonctionneront, les entreprises pourront travailler, nos obligations seront tenues, nos maires pourront évidemment, là aussi, continuer de fonctionner. Je les remercie encore de leur dévouement pour la nation. Puis, en début d'année, ce gouvernement préparera un nouveau budget. C'est nécessaire pour en effet protéger les Français des hausses d'impôts mécaniques liées à l'inflation parce que je refuse que les Français paient la facture de cette censure.

Et c'est aussi nécessaire d'avoir ce budget en tout début d'année prochaine pour permettre aux pays d'investir, comme cela a été prévu, pour nos armées, notre justice, nos forces de l'ordre, mais aussi aider nos agriculteurs en difficulté qui attendaient le budget ou venir en soutien à la Nouvelle-Calédonie. Vous le savez, je ne pourrais pas me représenter en 2027. C'est pourquoi le seul calendrier qui m'importe n'est pas celui des ambitions, c'est celui de notre nation. Au fond, celui qui compte pour vous, pour nous. Nous avons devant nous 30 mois. 30 mois jusqu'au terme du mandat que vous m'avez confié. 30 mois pour que le gouvernement puisse agir.

Agir pour faire de la France un pays plus fort et plus juste. Innover, produire, investir dans les transitions technologiques et environnementales, instruire nos enfants et nos jeunes, prévenir et soigner, protéger. Au moment où les guerres en Europe et au Moyen-Orient nous déstabilisent, continuer de préparer nos armées, mais aussi toute la société. Et agir pour la paix. Avoir une France plus forte dans une Europe plus forte, plus indépendante. Indépendante et prête peut-être à de nouveaux conflits et à résister à toutes les pressions. Oui, les 30 mois que nous avons devant nous doivent être 30 mois d'action utile pour le pays.

Et pour cela, le gouvernement devra partir du réel et non pas des fantasmes ou des contre-vérités. Je ne crois pas pour ma part que l'avenir de la France puisse se faire avec plus d'impôts, plus de normes, ou avec quelques laxismes face au narcotrafic, ou dans la multiplication des divisions, ou dans l'abandon de notre ambition climatique. Il faudra que le gouvernement rassemble pour agir concrètement au cours de ces 30 mois pour nous et nos enfants. Regardez, samedi, devant le monde entier, nous allons célébrer la réouverture au public de Notre-Dame de Paris. La cathédrale sera rendue aux parisiennes et aux parisiens, à nous tous, aux catholiques du monde entier et aux cultes.

Et ce chantier qu'on croyait impossible, rappelez-vous, nous tous, ce soir d'avril 2019, eh bien, nous l'avons fait, comme nous avons aussi réussi nos Jeux Olympiques et Paralympiques. Nous l'avons fait parce qu'il y a eu un cap clair, une volonté, et parce que chaque femme et chaque homme a travaillé dur, responsable public, fonctionnaire, salarié, compagnon, bénévole, chacun a eu un rôle essentiel pour une cause plus grande que nous tous. C'est la preuve que nous savons faire de grandes choses, que nous savons faire l'impossible. Et d'ailleurs, le monde entier, à deux reprises cette année, nous admire pour cela. Eh bien, c'est la même chose qu'il nous faut faire pour la nation.

Avoir un cap clair pour ces 30 mois. L'école, la santé, la sécurité, le travail, le progrès, le climat, l'Europe. Des actes clairs qu'un gouvernement devra prendre au service du pays. Un Parlement qui saura trouver les compromis. Un sens des responsabilités et du respect. Partout où elle est fragilisée, rebâtir la nation. Partout où il y a des emportements, de l'insulte, remettre de la sagesse. Et partout où il y a de la division, vouloir l'unité. Partout où les uns cèdent à l'angoisse, vouloir l'espérance. Nous l'avons fait. Nous allons le montrer au monde entier. Nous sommes donc capables. Nous allons donc le faire pour notre pays et notre République. Vive la République. Vive la France.

11:29
Présentateur

On va débriefer ce qui a été dit à l'instant par Emmanuel Macron. Bienvenue au passage à tous les nouveaux qui nous rejoignent et qui s'abonnent. On va débriefer tout ça ensemble. Bon, mini récap en deux secondes. Déjà, dites-moi dans le chat ce que vous en avez pensé. J'essaie de vous résumer ça en deux secondes. Il dénonce, je cite, une alliance de l'extrême gauche et de l'extrême droite avec la complicité du nouveau front populaire avec cette motion de censure. C'est la première chose qu'il a évoquée ici. Mais le son est bon là, vous m'entendez ou pas ? Mais là, le son il est bon. Ah, c'est bon. Là, ça a l'air d'aller. Vous me faites peur maintenant. Pas de son.

Mais si, mais là, vous lavez le son. Attendez, là, vous me faites douter maintenant. J'ai l'impression que le micro il module quand même. Ce serait quand même terrible que ça... Si, le son il fonctionne. Très bien. Bon, il y a juste un petit décalage entre le moment où vous me le dites et tout ça. Donc, voilà la première chose qu'il a déclarée. Deuxième chose qu'il a déclarée, dont on va pouvoir parler ensemble. Il a dit qu'il allait vouloir nommer un Premier ministre d'intérêt général pour un gouvernement d'intérêt général. Et attention, il y a une nuance intéressante parce qu'on voit un petit peu sa stratégie aussi derrière ça.

Il évoque un Premier ministre à un gouvernement qui ne sera pas censuré. Ce que ça veut dire, c'est qu'il n'y aura pas forcément une majorité qui va voter pour tous les textes qui ressortent de ce gouvernement, mais simplement une majorité qui ne souhaite pas forcément censurer immédiatement le gouvernement qui serait nommé. Alors, quel nom pourrait apparaître ? On va en parler juste après. Il y a pas mal de noms qui sont sortis aujourd'hui. On va prendre aussi vos pronostics. Qu'est-ce qu'on peut noter d'autre ? Il a évoqué 30 mois d'action pour le pays. 30 mois, c'est quoi ? C'est jusqu'à la fin de son mandat. Ce que ça veut dire.

Et il a redit ici, il avait déjà dit il y a deux jours, c'est qu'il souhaite rester président de la République jusqu'à la fin. Il n'envisage pas de démissionner alors que c'était un appel, on l'a dit, un appel de la France Insoumise ces derniers jours. Du côté du Rassemblement National, c'était pas forcément appelé tel quel par Marine Le Pen, même si certains députés ou certains élus du RN le disaient plus clairement. Du côté de Marine Le Pen, on a eu l'occasion de le suivre déjà hier en direct, il y a ce discours qui consiste à dire, bon écoutez, le président de la République, quelle option est-ce qu'il a ? Il peut faire ça, il peut faire ça. Ou alors il peut démissionner, c'est une option.

Je n'appelle pas à ça, mais c'est une option alors qu'il est désavoué, etc. Donc sans le dire formellement, il l'évoque tout de même un petit peu. Elle, pardon, elle l'évoque tout de même un petit peu. Donc lui en tout cas exclut toute démission. Il dit qu'il faut un cap clair, ce qui a fait beaucoup rire visiblement certains d'entre vous dans le chat. Et c'était donc la fin de ce discours qui a duré environ 10 minutes. Et voilà ce qu'on peut en retenir pour l'instant. Qu'est-ce que vous en avez pensé de votre côté ? Bienvenue au passage à tous les nouveaux. Si vous découvrez cette chaîne, on suit l'actualité au quotidien dans différents formats, notamment ce format d'actu du jour.

Je prends vos retours. C'est peut-être un des éléments qui est intéressant ici, c'est cette question de ce gouvernement d'intérêt général qu'il évoque. Il n'est pas dans l'idée de nommer ce que l'on appelle un gouvernement technique. Qu'est-ce que c'est un gouvernement technique ou un gouvernement de technicien ? Ce sera un gouvernement sans couleur politique en quelque sorte, qui serait là juste pour gérer les affaires courantes, gérer les éléments les plus importants, les plus essentiels, qui ne seraient pas forcément politiques, même si tout est politique, mais voilà, jusqu'à les prochaines élections légitatives au mois de juillet.

D'ailleurs, vous l'avez peut-être remarqué, il n'a pas évoqué l'élection légitative au mois de juillet. Évidemment, c'est une option, évidemment, c'est quelque chose qu'il a en tête et auquel il pense, mais il ne l'a pas évoqué aussi clairement. C'est un élément qu'on peut noter. Il est revenu aussi, et ça, je vais essayer de vous retrouver la citation. Alors attendez, parce qu'il y a un son dans le casque, mais c'est important que je l'ai aussi. Il a évoqué lors de son discours la dissolution de l'Assemblée nationale en disant que beaucoup de personnes lui avaient reproché cette dissolution de l'Assemblée nationale.

Je vais essayer de retrouver la citation telle qu'elle est, mais effectivement, c'est quelque chose qu'il a mis en avant, mais qu'il a tout de même assumé d'une certaine façon, c'est-à-dire que là où certains médias disaient qu'il allait faire un mea culpa, qu'il allait revenir un petit peu là-dessus, il est revenu sur cette dissolution, mais davantage en disant, écoutez, j'ai pris mes responsabilités, j'ai amené une dissolution de l'Assemblée, de votre côté, vous avez pris vos responsabilités, vous avez voté.

Il a, je ne sais pas s'il reprochait le bon terme, mais il y avait une formulation quand même assez étonnante où il a dit, du fait de circonstances et d'alliances qu'il y a eu, je ne veux pas dire de bêtises, mais il évoque des alliances au second tour, etc., le résultat a donné ça.

Les alliances en question dont il parle, alors je vais essayer de retrouver le discours exact pour vous ressortir la phrase, mais c'est aussi cette alliance donc entre le camp présidentiel et le nouveau fond populaire qui visait à faire barrage au Rassemblement national lors des dernières élections léchiatives, et ce, alors que, évidemment, entre le camp présidentiel autrement et le NFP, il y a des différences de vision, et sur le fond, qui sont très importantes, mais ils étaient raccords en quelque sorte sur cette idée de faire barrage au Rassemblement national. Voilà en tout cas parmi les premiers éléments que l'on peut noter.

Pour ceux qui nous rejoignent, du coup, le discours est déjà passé. Vous pouvez revenir au début de ce live, parce qu'au tout début de ce live, il y a le discours en question. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, mais c'est parmi les premiers éléments qui me paraissent importants, on va dire, à noter de ce discours. Il a appelé aussi à la sagesse, à l'unité et à l'espérance. Il a aussi évoqué, donc, une loi de finances qui serait déposée au Parlement avant la mi-décembre pour la continuité des services publics et de la vie du pays. En fait, c'est quoi ?

C'est ce qu'on évoquait, c'est l'idée de se dire un budget qui sera voté d'ici la fin de l'année, qui va se baser sur le budget de l'État de 2024 et qui sera utilisé, donc, ce budget de 2024, pour 2025. Donc, l'objectif affiché d'Emmanuel Macron en faisant ça, c'est d'assurer la continuité de l'État. Je vous le disais hier, c'était le scénario le plus probable qui, d'ailleurs, je pense, fait plutôt consensus, je ne veux pas dire de bêtises, mais j'ai l'impression qu'il fait plutôt consensus au sein de l'Assemblée nationale avec des députés.

Alors, certains, le NFP qui veut la nomination de Lucie Castel ou, en tout cas, d'une personnalité issue de son côté, le RN qui n'espère pas être nommé parce que ce n'est pas le groupe arrivé en tête contrairement au NFP, ils savent qu'ils n'auront pas une majorité à l'Assemblée tout seul, mais qui est, en tout cas, là, et qui a amené la démission du gouvernement. Et du côté du camp présidentiel, on va voir à quoi ça ressemble. Vous l'avez peut-être vu, est-ce que vous avez vu passer des noms dans les médias ces derniers jours ? Quels noms est-ce que vous avez vu passer depuis hier dans les médias ? Parmi les noms qui ressortent, attention, c'est ni un pronostic, ni un...

Je veux dire, c'est uniquement des noms qui ressortent dans une discussion médiatique et ça vaut, entre guillemets, ça vaut ce que ça vaut. C'est-à-dire qu'en vrai, ça se trouve, ce ne sera rien de tout ça. Mais ça permet de montrer un peu les hypothèses qui sont évoquées dans le débat, mais qui sont éventuellement envisagées, peut-être, par le président de la République. Il y a le nom, effectivement, de Sébastien Lecornu, qui est donc ministre des Armées. C'est un des noms qui est ressorti. Il y a le nom, vous le dites, vous êtes nombreux à le dire ici, de François Béroux, qui est à la tête.

Je ne sais plus si il est président du Modem encore, mais fondateur, leader du Modem, qui est un parti historique centriste. François Béroux, il a été candidat à la présidentielle plus d'une fois. Je ne vais pas vous dire combien, je crois au moins deux fois. Deux ou trois fois, d'ailleurs. Historiquement, très proche d'Emmanuel Macron, François Béroux. Qu'est-ce qui fait que certains pensent que, éventuellement, ça pourrait fonctionner et, éventuellement, un gouvernement de François Béroux pourrait résister, on va dire, à une motion de censure ?

C'est, tout simplement, le fait que certains estiment que, notamment au sein du Parti Socialiste et dans la configuration actuelle, certains députés socialistes, par exemple, pourraient se dire, « Ok, là, on a voté la motion de censure, mais la situation est compliquée et on souhaite que François Béroux, sans forcément le soutenir, puisse essayer de gouverner sur des choses consensuelles, etc. » L'objectif, de toute façon, là, pour Emmanuel Macron, pour l'instant, et c'est pour ça qu'il y a ces dons qui ressortent, l'objectif, pour l'instant, d'Emmanuel Macron, c'est de trouver une situation où il a tout de même, au gouvernement, quelqu'un qui est proche de lui.

Michel Barnier, alors, n'était pas proche de lui, mais politiquement, évidemment, qu'il y avait des liens tout de même, des rapprochements, et même s'il lui disait que ce n'est pas quelqu'un qui était de son bord, effectivement, ils ne sont pas du même parti, mais en soi, évidemment, le gouvernement, il y avait énormément de ministres qui sont du camp présidentiel, du camp macroniste, qui étaient au sein du gouvernement de Michel Barnier. François Béroux, évidemment, ce serait pareil.

Donc, l'objectif pour Emmanuel Macron, c'est de se dire, « Ok, peut-être que je peux nommer François Béroux, si c'est François Béroux, ça se trouve, ce n'est pas du tout une hypothèse, mais dans le cas où c'est quelque chose qu'il ferait, ce serait pour se dire, « Ok, je nomme François Béroux en espérant qu'il y ait une forme d'éclatement du nouveau Front populaire, ce qui n'est pas garanti du tout, pour l'instant, le nouveau Front populaire, malgré des grosses tensions, quand même, on le voit ces derniers jours, mais sur cette question, globalement, cet été, tu es resté sur la position de « C'est Lucie Castel, notre candidate pour la première ministre, et autrement, ce sera motion de censure ».

La preuve étant, là, ils ont voté la motion de censure de Michel Barnier, contre Michel Barnier. Mais l'objectif serait de se dire, « Ok, peut-être que François Béroux peut aller gratter quelques soutiens, ou en tout cas, neutralité, on va dire une forme de neutralité de certains députés socialistes, pour en fait s'en sortir politiquement.

» Et preuve, la preuve de tout ça, je voyais notamment passer dans le journal Le Monde ce matin, je vais essayer de vous la retrouver, c'était une tribune signée notamment par Raphaël Glucksmann, alors qu'il n'est pas membre du PS, mais qui est quand même très proche du Parti Socialiste, des élus socialistes, ou de Place Publique, qui est donc le parti de Glucksmann, qui disait, alors attendez, j'essaie de vous retrouver, où est-ce que j'ai trouvé ça ? C'était, je vais taper Glucksmann Le Monde, je pense que je vais le trouver. Voilà.

« Raphaël Glucksmann, Aurore Laluc et Aurélien Rousseau, après la censure du gouvernement Barnier, les forces politiques du Front Républicain doivent se réunir pour définir les convergences possibles. » Donc vous voyez ici ce discours ? Pour sortir de la crise, les eurodéputés et le député Place Publique appellent toutes les forces opposées au RN à travailler ensemble à un accord de non-censure ou à la production d'une plateforme de gouvernement provisoire. Je pense que la stratégie du côté...

Enfin, je suis pas dans sa tête, je dis ça, mais je suppose que la stratégie d'Emmanuel Macron, plutôt que de nommer Lucie Castet, on l'a vu, moi je vous ai dit hier, je crois pas à une nomination, par exemple, de Lucie Castet aujourd'hui, c'est purement mon pronostic, ça engage personne ni rien, mais étant donné qu'il s'y opposait avant, qu'il a jugé que c'était pas... En gros, qu'il a reconnu peut-être que le NFP était arrivé en tête comme groupe, mais il a pas reconnu le fait que obligatoirement, le NFP avait sa chance, entre guillemets, et pouvait au moins essayer de former un gouvernement qui allait tenir.

À partir du moment où Emmanuel Macron a tenu ce discours cet été, c'est vrai que personnellement, je l'imagine pas forcément d'un coup changer d'avis et dire « Oh bah, finalement, vous aviez raison, je vais vous nommer au gouvernement. » Je dis ça, si ça se trouve, ça arrivera, mais il faut croire que c'est pas trop l'hypothèse aujourd'hui. Donc ouais, ce sera assez intéressant à aller observer. Pour tous ceux qui nous rejoignent, bonjour, bonsoir à vous. On est en train de débriefer le discours à l'instant d'Emmanuel Macron, voir un peu ce qui s'est passé, voir ce qui pourrait se passer dans les prochains jours. Et je dis dans les prochains jours parce que ce sera pas forcément demain.

Vous l'avez vu, il y avait des hypothèses, il y avait des médias là qui... Je crois que c'est le Parisien notamment qui disait que... Je crois que c'est le Parisien qui disait qu'il allait faire une nomination dès demain ou sous 24 heures. Finalement, il y a un discours, mais il a dit là dans tout ça qu'il prendrait quelques jours pour nommer, ou il a dit dans les prochains jours pour nommer un prochain Premier ministre. Sachant que le gouvernement sud peut prendre plus de temps. Ça a été le cas avec Michel Barnier, vous l'aviez vu. Il y avait d'abord la nomination de Michel Barnier et quelques jours après, la nomination du gouvernement entier et de tous les ministres.

Donc voilà, pas de démission d'Emmanuel Macron. Ça fallait s'y attendre. Enfin, je veux dire, ça aurait été... Je pense qu'on l'aurait su... Ça aurait fuité s'il avait souhaité annoncer sa démission. Je pense qu'on l'aurait su un petit peu plus tôt. Ça aurait forcément fuité dans la presse. Mais voilà. Je me souviens des questions, n'hésitez pas, c'est le moment. Je vais prendre toutes vos questions. On est d'accord, vous n'avez pas eu de pub pendant le discours. J'ai fait en sorte de désactiver le truc. J'ai eu un petit moment de panique en me disant « Putain, il ne faut pas qu'il y ait une pub qui s'affiche pendant le discours. » Mais normalement, c'est bon, c'est désactivé pour ce soir.

Bref. Je prends vos questions. N'hésitez pas du coup. Et puis on... Oh, pardon. Il y a mon verre qui a failli se renverser. On va pouvoir suivre tout ça dans les autres noms. J'ai vu qu'il y a Deville-Pin qui est sorti. Je ne suis pas sûr que ce soit une hypothèse d'Emmanuel Macron quand on sait que Deville-Pin a été très critique du président de la République ces derniers jours. Je n'y crois pas trop. Qu'est-ce que vous aviez vu d'autre ? Comment expliquer les dissolutions de l'Assemblée à la lumière de la situation actuelle ? C'est-à-dire ? Comment l'expliquer ? À l'époque, Emmanuel Macron, encore une fois, lui justifie ça en disant « Le pays était bloqué.

» Alors je ne saurais même plus vous dire à l'époque comment est-ce qu'il le justifiait. Mais je crois que c'était ça. C'était l'idée de dire « Mon camp n'est pas arrivé en tête. Le RN est arrivé largement en tête. » Sans qu'il le formule comme ça. Mais il y avait un peu de ça. Donc, dissolution de l'Assemblée et on va voir s'il y a une nouvelle majorité qui se dégage. Ce qui avait surpris voire choqué beaucoup de monde. Y compris au sein du camp présidentiel. Je ne vais pas réussir à vous le mettre là mais il y a plein de récits maintenant qui sont sortis de la façon dont cette décision a été prise par le président de la République.

C'est assez fascinant à voir pour dire la moindre des choses parce que effectivement, visiblement, en tout cas, tel que ça a été raconté par certains journalistes qui ont pu en parler avec des membres parfois de son cabinet, des personnes assez proches de lui, ça a été une décision prise avec relativement peu de personnes. Certains d'ailleurs qui étaient qualifiés quasiment d'apprentis sorciers dans cette prise de décision qui était assez étonnante et même au sein du camp présidentiel beaucoup ont vraiment douté de cette question.

Gabriel Attal par exemple, il me semble, alors peut-être pas publiquement mais en tout cas dans les échos qui avaient été faits dans certaines interviews, il avait pris une forme de distance vis-à-vis de cette décision. Ah, alors il y a beaucoup de questions sur effectivement cette qualification d'extrême-gauche qui avait été employée par Emmanuel Macron à l'instant. Sur ce discours précis, il n'a pas cité expressément qui il mettait dans cette case d'extrême-gauche. Lors des dernières campagnes, enfin en tout cas cet été, il mettait dans ce camp-là la France insoumise, il classait la France insoumise d'extrême-gauche.

Sur les écologistes, j'ai un petit doute, il faudrait regarder le détail de ces déclarations et aussi du côté aussi du camp présidentiel. Mais voilà ce qu'il met dedans et lui, ce qu'il voulait être entendu, il parle donc d'une alliance de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite avec, comment est-ce qu'il le formulait, la complicité du nouveau front populaire. C'était la formulation de sa part aujourd'hui. Il me semble qu'il n'a pas évoqué expressément la France insoumise dans son discours. Mais quand on voit, et ça avait fait d'ailleurs vivement réagir à l'époque, c'était clairement LFI qui était visé. Ce n'est pas la première fois qu'il cible la France insoumise là-dessus.

C'est à quelle heure ? Son discours, il est déjà passé pour ceux qui nous rejoignent maintenant. Il faut remonter au début du live, vous avez le discours et après si vous voulez, vous pouvez nous rejoindre dans la discussion. Hugo n'a jamais eu autant de taf que cette année. Ouais, après il y a des tafs pires que ça. Moi j'ai la chance de faire un truc que j'aime beaucoup faire mais par contre oui, ça fait des journées chargées mais je ne m'en plains pas. C'est important de le suivre, important de le couvrir donc voilà. Donc oui, effectivement, je reprends vos questions. Pourquoi parler de la cathédrale Notre-Dame ? Très bonne question.

Qu'est-ce que vous en avez pensé d'ailleurs de cette allusion ? Je pense que du côté, alors déjà on voit qu'Emmanuel Macron évoque beaucoup la question de la cathédrale Notre-Dame. C'est l'une de ses fiertés très clairement. Il l'évoque beaucoup, il en parle beaucoup et samedi, c'est samedi, je crois qu'il y a l'inauguration donc la réouverture. D'ailleurs, Donald Trump sera présent pour ceux qui n'ont pas suivi. Parmi les personnalités et les chefs d'État qui sont présents, il y aura Donald Trump qui n'est pas encore chef d'État mais qui est futur évidemment président des États-Unis puisqu'il arrivera en janvier. Donc pourquoi est-ce qu'il l'a évoqué ?

Parce que pour lui, c'est un des succès de la France, un des succès du pays ces dernières années. Il a évoqué aussi les Jeux Olympiques, vous l'avez vu cet été. Voilà, donc évidemment, c'est pour se... pas s'attribuer, mais je pense qu'il a essayé en plus de l'attribuer collectivement, mais un mérite, on va dire, à des choses qui fonctionnent en France. C'est remettre, disons, un ton positif plutôt qu'un ton seulement grave, on va dire, à la situation actuelle. Voilà, donc c'est un pur enjeu évidemment de communication, ce qui n'enlève rien à ce qui a été fait et aux travaux qui ont été faits par toutes les personnes qui ont travaillé sur la reconstruction de Notre-Dame.

Mais évidemment, de son côté, c'est une pure utilisation politique de tout ça. Je suis très curieux d'abord de savoir dans quelle mesure c'est quelque chose qui... Enfin, je suis très curieux de savoir dans quelle mesure dans un discours comme ça c'est perçu et c'est vu comme effectivement une réussite. Alors peut-être que samedi sera plus le cas. Je ne sais pas en fait, ça indiffère les gens, l'immense majorité des gens à l'inverse sont très émus et très touchés par la reconstruction. S'il y a une indifférence d'une partie de la population, si c'est... Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Je n'ai aucune idée sur la façon dont c'est perçu.

Enfin, je pense que tout le monde est content. Il n'y a pas de raison de ne pas l'être évidemment. Ça me paraît assez évident. Mais de là, est-ce que ça ait un impact ou qu'on puisse en faire une utilisation politique à ce point-là ? Je comprends que symboliquement ce soit une chose très forte, une forme de reconstruction dans des monuments français, bien entendu. Mais je ne sais pas, je suis curieux de voir dans quelle mesure ça a réellement un impact. Alors que je vois qu'il y a un séisme de magnitude 7 ressenti près de San Francisco avec une alerte de tsunami déclenchée. Oula. Oula, oula. on va suivre ça. Attendez, je vois juste ça. Je réponds à vos questions en attendant.

Attendez, laissez-moi un instant. Je regarde juste ce qui s'est passé. Ça vient de tomber. Bon, je vais regarder dès qu'on a un peu plus d'informations. Ça arrivait tout à l'heure. Le 5 décembre. Ok. Il était dégoûté que le pape aille en Corse plutôt que d'aller à la réouverture de Notre-Dame. Il ne l'a pas dit, mais je suppose qu'il aurait apprécié que le pape François soit présent. Oui, effectivement, le pape François qui sera bientôt, je n'ai plus la date, mais en Corse pour un déplacement. Ça a été annoncé il y a quelques jours. Donc, qu'est-ce que vous avez pensé de tout ça ? On parlait de Notre-Dame à l'instant.

Et puis après, les Jeux Olympiques, typiquement, c'est mon pronostic à deux balles, mais peut-être que c'est... Je ne sais pas. J'ai le sentiment que éventuellement, les Jeux Olympiques, effectivement, il y a eu ce... Il y a eu quand même un truc très collectif qui s'est passé pendant les JO. Il y a eu ce truc de quelque chose se passe bien. Alors, malgré toutes les critiques, évidemment, qui sont réelles, qu'il y a eu sur l'organisation des JO, la façon dont ça a pu se faire avec tout un tas d'enjeux qui se sont posés, le jour J et pendant le déroulé des JO, c'est vrai qu'il y a eu une forme d'adhésion populaire qui était assez impressionnante et assez s'hésitante à voir.

Donc ça, je peux comprendre que d'un point de vue politique et dans le discours, c'est intéressant pour lui de se rattacher à ça. Pour Notre-Dame, je suis plus curieux, mais on verra peut-être samedi à quoi ça ressemble. Donc, je prends vos questions en attendant. Par contre, effectivement, si c'était un François Béroux par rapport à Michel Barnier, je pense que François Béroux, il a... Enfin, c'est pareil, c'est mon hypothèse à deux balles, mais Michel Barnier, il est issu des Républicains. Donc il a quand même, et on l'a vu dans les nominations, c'est aussi dans l'objectif de reposer sur, de fait, le Rassemblement National.

Le Rassemblement National avait un droit de vie ou de mort sur le gouvernement. Avec la nomination de certaines personnalités, Bruno Retailleau, etc., c'était l'idée de se dire on va faire en sorte de tenir et de faire en sorte qu'il n'y ait pas de censure avec un vote à l'extrême droite. Là, dans le cas de François Béroux, l'hypothèse, c'est que potentiellement, il y a une volonté de leur part d'arriver à avoir un soutien qui viendrait davantage de la gauche. En tout cas, c'est l'hypothèse. Mais là aussi, c'est pas forcément...

Ça fonctionnera pas forcément parce que même s'il récupère quelques dizaines de députés, je dis n'importe quoi, mais du Parti Socialiste qui sont prêts à dire « Ok, on vote pas de motion de censure tant qu'on est écouté sur tel ou tel sujet. » Rien n'empêche le Rassemblement National de son côté de voter une motion de censure avec une nouvelle fois peut-être la France insoumise, peut-être les communistes par exemple qui rejoindraient pas ça, peut-être les écologistes. Enfin, il faudrait voir vraiment le rapport de force. Il y a des bons simulateurs d'ailleurs en ligne qui permettent de voir tout ça et de voir un peu à quoi ça peut ressembler. mais il y a quand même beaucoup d'incertitudes.

Y a-t-il une chance pour une nouvelle tentative de législative après dissolution de l'Assemblée après le délai minimum ? Ouais, enfin oui. Donc en gros, ta question c'est est-ce qu'il y a moyen qu'il y ait une nouvelle dissolution de l'Assemblée Nationale au mois de juillet prochain ? Parce qu'on peut pas avoir d'élection avant. Pareil, c'est mon hypothèse à deux balles. Vous voyez sur les lives, je suis un peu plus dans les... Enfin, pas dans les pronostics mais à donner moi ma façon dont je perçois les choses. en tout cas dont j'analyse ou je perçois très modestement la situation que sur des vidéos où effectivement c'est peut-être moins le lieu pour le faire.

Ça me paraît relativement plausible et possible d'avoir, oui, des nouvelles élections. Surtout que là, il peut y avoir un nouveau gouvernement de nommer. Rien ne dit que ce gouvernement va tenir. Et si une deuxième fois il y a un gouvernement qui tombe, on peut imaginer que là, il y ait une dissolution de l'Assemblée et des nouvelles élections, l'initiative qui soit organisée. A voir après, je sais pas si ça aboutit à quelque chose. C'est là où c'est compliqué, c'est que il peut y avoir des nouvelles initiatives dans un an, enfin en juillet prochain et dans un an on peut se retrouver à nouveau.

Le résultat de l'élection, l'initiative, pardon, de juillet prochain peut être le même résultat que l'initiative de juillet 2024, de juin 2024 ou de mai, je sais plus quand est-ce que c'était. Rien n'empêche tout ça. C'est ce qui fait que beaucoup estiment qu'il n'y a pas vraiment d'issue. L'une des issues évidemment à un moment ce sera une présidentielle. Pour Emmanuel Macron ce sera en 2027. Lui estime qu'il veut aller jusqu'au bout. Enfin, c'est pas il estime, c'est il dit vouloir aller jusqu'au bout. Donc voilà. Et puis, du coup pour l'instant c'est ça la situation.

Ce qui est assez, ce qui rend la situation très difficile à cerner c'est que même une élection présidentielle en soi, alors évidemment il y a beaucoup plus de chances que ça clarifie le paysage politique et qu'il y a un enchaînement en fait avec une élection présidentielle qui amène à des initiatives et qu'en fait il y a quelque chose d'autre qui se dégage d'une façon ou d'une autre avec l'un des camps, l'un des trois blocs qu'on observe globalement aujourd'hui qui l'emportent et qui arrivent vraiment à être présents parce que je pense que les Français sûrement seraient à la recherche d'une clarification mais le problème c'est que tout le monde enfin c'est pas le problème mais c'est normal c'est la vie politique tout le monde ne veut pas la même bord politique et la même clarification donc il y a même un monde où ces trois blocs qu'on observe aujourd'hui en gros RN bloc présidentiel aujourd'hui et NFP la gauche globalement sont présents sans forcément se départager et si c'est le cas et si effectivement pendant longtemps ça dure comme ça c'est qu'il y a des questions plus profondes qui vont alors se poser enfin qui se posent déjà vous l'avez déjà vu dans le débat mais sur est-ce que du coup notre système technicité fonctionne pour une vie politique où il y a trois blocs qui sont ainsi et qui essaient de se départager le pouvoir sauf que le pouvoir vous le voyez il est dur à départager donc ça ce sera à voir Jean-Luc Mélenchon en 20h ça regarde pas Hugo bah j'ai pas les droits de diffusion de la télé tout simplement donc en fait je ne peux pas diffuser les interventions d'un tel ou d'un tel on achète les droits télé lors des soirées électorales parfois pour pouvoir s'assurer lors des initiatives on l'avait fait pour avoir les résultats le système des résultats etc mais sinon juste je peux pas enfin je vais me faire ban quoi je peux pas la diffuser le discours du président de la république on peut le faire parce que c'est diffusé sur sa chaîne youtube c'est de toute façon c'est le genre de choses qui est libre de droit alors je sais pas si le terme est bon mais en tout cas c'est des choses qui peuvent être dans le cadre du droit à l'information diffusées librement et donc on peut le diffuser juste une interview sur une chaîne de télé on n'a pas le droit de le faire alors certaines chaînes le font mais elles prennent ce risque là de se faire bannir mais on peut pas prendre ce risque là aujourd'hui donc voilà par contre effectivement tu soulèves un point intéressant qui est qu'on va voir les réactions donc ouais effectivement alerte au tsunami pardon je vois ça en même temps alerte au tsunami à San Francisco je vous lis ça c'est l'institut américain géophysique qui dit que les côtes situées dans les 300 km de l'épicentre du tremblement de terre peuvent être frappées par des tsunamis on va suivre on va suivre ça donc par contre t'as raison tu soulèves un point important on va prendre quelques instants quand même pour suivre les réactions à ce à ce discours je vais essayer de voir les premières que je vois apparaître là Lucie Castel donc ça c'était au micro de BFM TV il me semble à l'instant qui estime qu'Emmanuel Macron est chef de tout mais responsable de rien voilà elle a qualifié de cocasse et d'absolument désolant et révoltant qu'Emmanuel Macron en appelle à un front républicain pour créer un gouvernement d'intérêt général alors même que le camp présidentiel avait menacé de censurer un gouvernement NFP dès sa nomination avec l'aide du RN voilà dans les autres réactions que je peux vous lire vous me disiez qu'il y avait Mélenchon je sais pas si Marine Le Pen aussi a fait d'autres déclarations vous m'avez dit que Mélenchon aussi a pris la parole ou est l'invité du JT je sais pas lequel d'ailleurs France 2 donc on va regarder ça hop je regarde tout ça est-ce qu'on a d'autres réactions je vais envoyer Jean-Luc Mélenchon qu'est-ce qu'il nous dit si vous voyez d'autres déclarations vous me dites on va les regarder ensemble on va prendre quelques instants pour suivre ça je les ai pas vus pour l'instant ces réactions hop on va voir tout ça donc voilà nous devons remettre en question tous notre constitution notre pays est ingouvernable on en parlait hier c'est une des choses qui sont portées par certaines personnalités politiques peut-être au centre à gauche en tout cas il y en a un certain nombre je me demande si c'était pas dans une partie du programme du nouveau Front Populaire cette idée de changer la constitution et de passer à à une sixième république qui donnerait notamment plus de pouvoir au parlement peut-être moins de pouvoir au président de la république il y a toujours les questions qui reviennent de scrutin à la proportionnelle qu'est-ce que c'est un scrutin à la proportionnelle pour ceux qui demandent c'est donc l'idée de aujourd'hui les élections législatives c'est en deux tours donc c'est premier tour second tour à l'échelle locale donc de chaque circonscription de chaque territoire un scrutin proportionnel en tout cas si on parle d'une proportionnelle intégrale c'est un scrutin un peu similaire à ce qu'on a eu aux élections européennes où en fait globalement on dit aux français il y a un seul tour vous allez tous voter pour le parti de votre choix ou l'alliance de votre choix enfin bref et chaque alliance chaque parti importe aura une liste de candidats et lors du vote on vote pour une des listes et le soir de l'élection on a les résultats et si pour schématiser vraiment très grossièrement le nouveau front populaire a 30% des voix et bien ils ont 30% des sièges de députés si le RN a 20% des voix ils ont 20% et ainsi de suite plutôt que d'avoir quelque chose où c'est par circonscription certains estiment que ça pourrait amener plus de clarification dans le débat politique et dans la vie politique mais c'est pas un constat qui est partagé par tous d'autres estiment que ça amènerait finalement peut-être la même situation qu'aujourd'hui voilà c'est des choses qu'on aura l'occasion d'analyser dans les prochains jours et de voir un peu quelles sont les positions on va dire de chacun sur ça je reprends une petite question sur la question du budget donc pour ceux qui demandent là ce qui va a priori se passer dans les prochains jours je pense qu'il y aura quand même une majorité à l'assemblée pour voter ça c'est l'adoption du budget de 2024 donc qu'on a utilisé cette année donc le budget c'est les recettes les dépenses etc.

de l'état pour l'année 2025 donc ce que ça veut dire c'est que en termes de tout de fiscalité d'imposition de je ne sais quoi tout ce qui la façon dont ça s'est passé en 2024 sera en quelque sorte appliqué en 2025 sachant que vous avez peut-être entendu ces derniers jours qu'il y avait un risque que du coup l'impôt des français soit plus important parce que très dur à expliquer mais le barème les tranches d'imposition sur le revenu sont basées sur sont basées sur l'inflation sont indexées sur l'inflation donc en fait il aurait fallu ça c'est mis à jour lors du vote du budget là le risque c'est que vu qu'on prend le budget 2024 ce ne soit pas mis à jour qu'est-ce que je voulais redire là-dessus bah il y a oui dans les solutions potentielles pour faire face à ça et faire face au risque que certaines personnes payent plus d'impôts que prévu ou que cette année notamment il y a l'idée potentiellement simplement de voter une loi aussi qui permette d'ajuster ça et dire ok on garde le même budget que 2024 en 2025 mais on fait en sorte d'y ajouter simplement un ajustement du barème des tranches d'imposition voilà sans toucher au reste du budget parce qu'on sait que sur ce point en moins a priori tout le monde est d'accord on peut être d'accord je pense écoutez les amis je pense qu'on a plus ou moins fait le tour de pas mal de sujets je prends peut-être une ou deux questions pour terminer mais sinon on sera je pense qu'on sera on sera bon je prends certaines de vos questions est-ce que ça vous plaît d'ailleurs de faire des lives comme ça de temps en temps là c'est vrai que j'ai tendance plutôt à le faire à l'occasion d'événements importants ça peut être des discours importants ça peut être des événements de ce type donc profitez après pour répondre un peu à vos questions idéalement c'est vrai que j'aimerais bien le faire de façon plus régulière c'est à dire je sais pas une fois par semaine ou autre factuellement il y a aussi beaucoup de tables donc je sais que je sais pas si je serais capable de le faire pour l'instant chaque semaine ou quoi vraiment d'avoir un rythme mais c'est vrai que dans l'idée ça me ferait kiffer ça m'intéresserait de le faire il faut juste voir si réellement c'est jouable voilà c'est un peu la question en tout cas bienvenue parce que je sais que vous êtes nombreux à avoir le live donc merci pour ça et puis bienvenue à tous ceux qui s'abonnent aussi à cette chaîne je sais pas d'ailleurs si les prochains lives on les fera sur cette chaîne YouTube ou sur celle dédiée au grand format notre autre chaîne YouTube qui est en description peut-être qu'on le fera sur l'autre chaîne je vous préviens donc pensez à la suivre aussi au cas où on verra sur quoi sur quoi on l'a fait bon en tout cas ça a l'air de vous plaire au moins les lives comme ça c'est une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle le premier ministre qui va être nommé ne sera-t-il pas un homme de paille sans réelle possibilité d'action ça dépend enfin je alors il y a une part de moi qui a envie de te dire oui parce qu'on a vu que Michel Barnier sur le texte le plus important à savoir le budget qui est aussi le texte le plus sensible bon bah il n'a pas réussi à le faire passer il n'y a pas réussi à avoir une majorité donc oui c'est difficile c'est le meilleur exemple est-ce que est-ce que pour autant c'est un homme de paille qui a aucune possibilité d'action je ne sais pas dans un monde où il y a un accord avec certains partis qui disent non on ne va pas censurer effectivement votre gouvernement je ne sais pas peut-être que ça peut tenir il faudra voir je ne suis pas en train de vous dire que je suis optimiste entre guillemets sur la situation telle qu'elle est parce qu'on est dans une situation de crise politique quoi qu'on pense enfin pas de la situation mais du fait de voter ou non la motion de censure des positions politiques de chacun bref je suis sûr qu'il y a des gens de tout bord politique qui regardent là c'est une situation de crise politique là-dessus il n'y a aucun doute certains parlent même d'une crise institutionnelle vraiment d'une crise des institutions et du fonctionnement de notre république ça rejoint ce qu'on disait à l'instance sur le risque qu'il n'y ait pas trop d'issues à cette histoire mais voilà Hugo pas assez clair ton explication sur le budget merde qu'est-ce qui n'est pas clair précise parce que désolé pour ça écoute je fais du mieux que je peux Cazeneuve en premier ministre c'est possible bah c'est ce que techniquement c'est possible oui qu'est-ce qui a fait que ça n'a pas été adopté que ça n'a pas été un choix adopté par Emmanuel Macron je ne veux pas dire de bêtises parmi les éléments qui ressortaient il y avait le fait que François Hollande soutenait publiquement Bernard Cazeneuve et alors pareil c'était l'analyse de certains je ne sais pas ce que ça vaut je n'ai pas forcément d'avis tranché dessus mais certains disaient que potentiellement en fait Emmanuel Macron refusait de suivre on va dire quasiment la consigne de François Hollande quand on sait que François Hollande et Emmanuel Macron n'ont pas la meilleure des relations aujourd'hui mais c'est lié au passif on va dire à l'historique de Macron qui était ministre sous Hollande et qui s'est barré pour être candidat ce qui a empêché à Hollande de se représenter mais mais ouais j'ai pas compris ce que c'était le projet de loi de finance que Macron parlait dans son discours c'est très simple à expliquer le projet de loi de finance en fait c'est le budget de l'état pour dire une chose vraiment très grossièrement c'est en fait une partie très importante du budget de l'état donc c'est ce qui permet de définir pour l'année qui vient la façon dont l'état gère son argent en gros où est-ce qu'on met de l'argent où est-ce qu'on récolte de l'argent où est-ce qu'on en dépense etc etc et donc lui ce qu'il disait c'est globalement l'hypothèse qu'on évoquait hier nous dans les actus du jour c'est de dire on va on va faire en sorte d'avoir un budget de l'état qui est le même que celui de 2024 mais pour 2025 et pourquoi est-ce qu'il dit ça parce que le risque autrement ce serait de se dire qu'on n'a pas de budget de l'état enfin qu'il n'y a pas de budget qui est voté et que du coup comment on fait on peut payer personne on peut pas collecter d'impôts je ne sais quoi pour éviter d'avoir cette situation qu'il y a un risque qui existe par exemple aux Etats-Unis on parle de risque de shutdown lors des votes de budget ou autre en France il y a ces solutions et cette solution là notamment qui permet de dire on va appliquer le budget 2024 en 2025 et puis en janvier en février quand on aura pas le temps mais quand on aura un gouvernement et qu'il y aura eu un débat à l'assemblée on votera la version 2025 de ce budget voilà les comptables la matinée ça va être un sacré taf au ministère de l'économie aussi je pense que c'est un sacré boulet un sacré bouleau est-ce que Macron a parlé pour ceux qui nous rejoignent oui Macron a déjà parlé et pour voir le discours vous pouvez remonter au début de ce live pour pouvoir suivre tout ça est-ce qu'une nouvelle mesure de destitution c'est possible c'est un peu la question qui vient toujours est-ce qu'Emmanuel Macron de son côté a envie de quitter le pouvoir ça paraît assez peu probable on est en train de le voir ici et puis on le voyait on le voyait à l'instant je vous remets juste la définition d'une procédure de destitution parce que c'était on en avait parlé c'était quand c'était il y a quelques mois que la France Insoumise portait ce projet là je vous donne juste ce qui permet entre guillemets la destitution du président de la république il peut être désitué je cite en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat et donc je vous ressors juste hop les éléments sur ça la France Insoumise avait essayé d'initier une procédure de destitution sauf que ça avait été rejeté c'était en octobre putain c'était il y a deux mois ouais c'est ça ça avait été rejeté par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale qui s'y était opposé voilà mais enfin de la même façon aujourd'hui ça paraît peu probable on a vu déjà que je veux dire sur la dissolution pardon sur la démission du gouvernement avec le vote de la motion de censure c'est très récent une destitution de le président de la république c'est encore une autre posture enfin une autre position on va dire qui est adoptée donc on l'a vu ici par la France Insoumise qui n'est pas adoptée par toutes les personnalités politiques du nouveau fond populaire il faut typiquement un truc où il y a un désaccord qu'il n'y avait pas sur la question de la motion de censure et du côté du rassemblement national je n'ai pas l'impression que ce soit à l'ordre du jour donc voilà

49:30
Auditeur

merci pour ton live

49:33
Présentateur

c'est top d'avoir une analyse en temps réel de la situation merci à toi merci à vous ouais je ne sais pas dans l'idée c'est vrai que oh j'ai failli renverser mon verre ça c'est joué c'est vrai que dans l'idée j'aimerais rien faire de ce genre de choses assez régulièrement mais factuellement le temps le temps manque un petit peu le temps manque un petit peu quelle est la probabilité d'utilisation de l'article 16 par Emmanuel Macron on en a parlé hier c'est très peu probable enfin on l'a vu il ne l'a pas évoqué aujourd'hui voilà article 16 donc qui permet article 16 de la constitution qui permet au président de la République d'avoir des pouvoirs étendus mais enfin voilà j'y crois pas trop j'y crois pas trop enfin simplement j'ai pas l'impression que ce soit envisagé ni par le président de la République ni d'ailleurs placé dans les hypothèses probables par ceux qui suivent de très près tout ce qui se passe donc voilà voilà voilà voilà désolé ça se ressent peut-être je suis complètement crevé j'ai très grosse journée pareil hier donc ça se ressent peut-être mais c'est intéressant de répondre aussi à vos questions est-ce que je pourrais annoncer tes lives au préalable je vais essayer après dites-vous dès qu'il se passe un événement politique très important je pense que je ferai un live que ce soit ici ou alors peut-être encore une fois qu'on basculera sur notre chaîne YouTube dédiée au grand format on verra mais mais partie du principe qu'il y aura en général un live dès qu'il se passe quelque chose de gros donc oui ça se voit oui ça se voit sur ma fatigue parfait génial génial génial

51:11
Auditeur

quel intérêt

51:14
Présentateur

d'avoir une séparation des pouvoirs quand l'exécutif a tant d'outils pour outrepasser le légitiatif les outils sont surtout du côté du président de la république effectivement mais ce qu'on voit c'est que dans la config actuelle enfin je veux dire la cinquième république en soi c'est un régime politique qui fait que effectivement le président de la république a un pouvoir qui est très important bon là on le voit tous on le sait suffit de voir à quel point d'ailleurs il est au centre des discussions au centre du débat au centre de tout en France c'est le président de la république qui est vraiment à le pouvoir sauf que depuis la dissolution de l'assemblée nationale on l'a bien vu le gouvernement n'est pas je veux dire n'est pas forcément tout à fait aligné avec le camp présidentiel alors là il s'avère qu'il y a beaucoup évidemment de membres du camp présidentiel au sein du gouvernement on va pas non plus déformer la réalité ce qu'il y a là mais factuellement on voit que l'assemblée nationale en tant que telle n'est pas complètement du bord du même bord politique que le président le camp présidentiel est minoritaire en soi à l'assemblée il n'a pas de majorité à l'assemblée il n'est pas arrivé en tête voilà donc qu'est-ce que je voulais dire là-dessus simplement on le voit là Emmanuel Macron oui il a tout de même des pouvoirs importants ça reste le chef d'état c'est le chef des armées il a il a tout un certains parlent de chasse gardée de domaines réservés de thématiques notamment sur l'international qui sont quand même son rôle même si on a vu que Michel Barnier ces derniers mois avait essayé quand même d'aller aussi sur ce terrain-là et notamment sur le Mercosur sur les sujets ces derniers jours en disant je veux un débat à l'assemblée etc il ramenait on va dire autour de lui ou en tout cas de l'assemblée ou de lui et du gouvernement ces sujets-là mais qu'est-ce que je voulais vous dire là-dessus dans la config actuelle le président de la République il a quand même moins de pouvoir dans le sens où il n'y a pas une assemblée qui obéit tout à fait à ses ordres et lui permet de faire passer tout ce qu'il voudrait faire passer mais c'est lié maintenant au décalage qu'on a entre l'élection présidentielle et l'élection législative les élections législatives depuis 2002 il me semble enfin depuis en gros début des années 2000 les deux s'enchaînent la présidentielle est juste avant les élections législatives ce qui fait que effectivement dans une config comme ça le président il peut être plutôt serein quand Sarkozy a été élu il avait une majorité à l'assemblée quand Hollande a été élu il avait une majorité à l'assemblée quand Macron a été élu en 2017 il avait une majorité à l'assemblée à l'époque il me semble absolu quasi absolu aujourd'hui enfin ensuite relative et maintenant il n'en a plus mais ce qui a fait entraîner tout ça c'est la recomposition du paysage politique c'est des décisions politiques aussi c'est la décision d'Emmanuel Macron notamment évidemment de dissoudre l'assemblée nationale donc voilà quoi voilà pour la pour tout ça ça me semblait assez intéressant de faire un point là dessus il y a quand même pas mal d'informations là sur sur le tsunami en ce moment en Californie comme je vous disais donc je vais pas peut-être pas tarder à regarder juste ça attendez j'ai envie juste un message aussi pour parler à mon équipe laissez-moi un instant hop je reprends quelques questions en plus dans le discours du président je ne vois pas l'intérêt de parler de Notre-Dame on en parlait tout à l'heure c'est cette idée éventuellement de montrer des réussites des choses qui avancent bon bon bon écoutez les amis je pense qu'on va on va pas tarder de toute façon à clôturer le live je pense que c'était un bon débrief on a parlé quasiment quasiment une heure c'était bien d'ailleurs je pense de parler de tout ça ensemble tu mises sur qui premier ministre franchement j'en sais rien franchement je suis pas forcément bon en pronostics on a vu aussi dans le passé que je sais pas Michel Barnier t'es pas la personnalité attendue et qui était cité en boucle dans les chaînes d'info au début finalement c'est le nom qui est ressorti donc je voilà donc voilà j'ai pas trop compris la situation en Corée du Sud tu peux expliquer alors ça effectivement c'était assez fou à suivre donc en Corée du Sud le président le président sud-coréen a déclenché et a fait passer la loi martiale la loi martiale c'est quoi c'est l'armée qui bloque l'accès au parlement c'est l'armée et le gouvernement qui bloquent ou restreint la diffusion par les médias c'est bref une situation de guerre qui avait été avancée par le président sud-coréen parce qu'il estimait qu'il y avait une menace j'ai plus la formulation mais d'opposants nord-coréens et d'agitateurs anti-étatiques notamment au sein du parlement et en fait il a fait ça parce qu'il s'opposait alors il peut y avoir des parallèles avec la France il s'opposait au budget au débat à l'assemblée nationale et il me semble que c'est des débats qui portaient sur le budget en plus là-bas aussi attendez Corée du Sud il me semble que c'était sur le budget quand je tape Corée du Sud budget ça me sort des budgets vacances pour aller en Corée du Sud mais oui c'est autour du budget bon voilà donc on est vraiment dans tous les pays du monde en ce moment ça vote des budgets et donc le président sud-coréen a fait passer ça suite à ça il y a eu donc une vague d'inquiétudes parce qu'en fait certains avaient craigné que ce pays vire à une forme de dictature avec une loi martiale instaurée contrôle des médias contrôle du parlement etc etc et suite à ça le parlement a tout de même réussi à se réunir à voter une motion je sais pas si on parle d'une motion mais un si je crois que c'est une motion en plus à voter un texte en tout cas qui rejette cette instauration de la loi martiale et suite à ça et bien maintenant on se retrouve dans une situation où le président sud-coréen est menacé par une destitution donc les prochaines heures et les prochains jours vont être intéressants à suivre mais ça a été une soirée agitée c'était il y a 3 jours je crois 2-3 jours c'était une soirée assez agitée effectivement tsunami warning cancelled apparemment alors quelqu'un nous dit dans le chat que l'alerte de tsunami est annulée on va voir ce qu'il en est je ferais peut-être mieux de vérifier les infos avant de les relire avant d'autre mais ah effectivement tsunami warning has been cancelled alors attendez intéressant j'ai juste prévu l'équipe aussi merci très bien vu l'info parce que là je suis même pas sûr que des médias français les ah merde attendez j'ai pas hop tac tac tac effectivement only small ways were recorded ça c'est quoi BNO News un média local effectivement effectivement attendez je vais afficher la source ouais non non c'est des météorologistes qui effectivement confirment le fait que c'est annulé et bah le chat est réactif le chat est très réactif très bien vu coucou est-ce que le discours arrive bientôt ah oui alors si t'arrives maintenant le discours arrive arrive il y a une heure pour retourner au début du live pour voir sur le discours là on débriefer et puis on on s'informait sur 2-3 sujets pour terminer mais je pense qu'on on va clôturer le live dans un instant mais donc donc voilà écoutez les amis un petit live hebdomadaire pour débriefer de toutes les actus dont tu as pu parler et répondre à des questions des abonnés pour être top ce serait dans l'idée moi ça me ferait trop kiffer dans l'idée ça me ferait kiffer dans les faits est-ce que je peux le faire je sais pas c'est pas gagné et je sais pas c'est mieux en matinée en soirée parce que c'est peut-être trop de choses à faire en soirée aussi je sais pas on va voir on va voir on va voir en tout cas ce qui est sûr c'est que dans l'immédiat je vais dormir dans pas longtemps et essayer de rattraper du sommeil ça c'est sûr donc donc voilà je voulais juste vous remercier d'avoir suivi ce live d'avoir suivi l'interview l'interview n'importe quoi le discours d'Emmanuel Macron et et de pouvoir échanger un peu avec vous ensuite je suis effectivement très crevé donc désolé je me suis ressenti un petit peu mais c'est quand même bien de pouvoir échanger avec vous aujourd'hui prochain live du coup je sais pas quand ça dépendra beaucoup je pense de l'actualité on continuera en tout cas à faire des lives dès qu'il se passe des choses comme ça bienvenue à tous les nouveaux qui s'abonnent à cette chaîne je le dis quand même parce que vous êtes de plus en plus nombreux merci d'être là que ce soit sur Youtube d'ailleurs ou en podcast mais vous êtes de plus en plus nombreux donc donc merci est-ce que tu peux répéter tout ce que tu as dit depuis une heure non écoute je vais dormir et je t'invite à mater le replay de ce live si tu veux tout regarder ce sera plus simple et puis on se reparle très vite les actus du jour ne vont pas tarder à sortir peut-être même qu'elles sont déjà sorties je n'ai même pas regardé on l'avait tourné tout à l'heure donc ça ne devrait pas tarder à sortir non c'est pas encore sorti mais ça ne devrait pas tarder prenez soin de vous rendez-vous juste abonnez-vous à la chaîne des grands formats tous ceux qui sont là qui ne sont pas encore abonnés la chaîne Youtube des grands formats parce que c'est sûrement là qu'on fera les prochains lives aussi je ne sais pas encore mais donc donc voilà n'hésitez pas le lien est en description vous cliquez vous abonnez et en plus il y a plein d'interviews qui arrivent aussi sur cette chaîne dans les prochains jours en plus des autres vidéos que vous avez pu voir dessus donc voilà prenez soin de vous prenez soin de vos proches merci pour votre confiance merci pour tout et puis on se on se tient au courant dans les dans les prochaines heures excellente soirée et puis à très vite merci encore pour tous vos messages merci beaucoup