Benoist Apparu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:08OuverteRéponse directe
Comment financez-vous une augmentation de 10% des salaires des professeurs ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
Vous proposez plus d'autonomie pour les établissements. Les enseignants ne vont-ils pas descendre dans la rue ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Pourquoi l'autonomie des établissements bloquerait-elle moins que la réforme des collèges ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« priorité aux petites classes de la maternelle à la primaire »
- 1:12Locuteur non identifiéChiffre
« L'augmentation de 10% de salaire des professeurs, ça représente 1,1 à 1,2 milliard. »
- 1:58Locuteur non identifiéChiffre
« entre les options du bac et les options du lycée, 500 millions d'euros d'économies possibles. »
- 2:08Locuteur non identifiéFait
« le temps scolaire des jeunes collégiens et lycéens français est 10% supérieur aux moyennes de l'OCDE. »
- 2:18Locuteur non identifiéChiffre
« Les redoublements, c'est 1 milliard. »
- 2:23Locuteur non identifiéChiffre
« l'annualisation du temps de travail des enseignants, c'est autour de 1 milliard d'euros d'économies potentielles. »
- 2:49Locuteur non identifiéChiffre
« l'organisation actuelle du bac, c'est 1,5 à 2 milliards d'euros. »
- 2:55Locuteur non identifiéChiffre
« On propose sur ce 1,5 à 2 milliards d'euros d'économiser 250 millions d'euros d'organisation. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié71 %
- Benoist Apparu23 %
- Présentateur6 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est l'ancien ministre Benoît Apparu, souvent présenté comme le Monsieur Éducation Nationale d'Alain Juppé.
Oui, d'ailleurs vous êtes probablement pour beaucoup dans le projet pour l'école que présente Alain Juppé dans son livre qui sort aujourd'hui, « Mes chemins pour l'école », ça sort aux éditions Jean-Claude Lattès. Bonjour Benoît Apparu. Bonjour. Alors je lis un pêle-mêle dans le projet d'Alain Juppé, plus d'autonomie pour les établissements scolaires, plus de responsabilité pour les enseignants, priorité aux petites classes de la maternelle à la primaire, quitte à augmenter de 10% d'ailleurs au passage le salaire des professeurs. Vous savez que ça va en surprendre plus d'un, y compris dans votre propre camp.
Le but du jeu n'est pas de créer une surprise, mais de faire des choses qui nous paraissent efficaces et utiles. C'est le choix stratégique qu'a fait Alain Juppé, qui consiste à dire, part de réforme systémique de l'éducation nationale, parce que le grand soir on peut en rêver, mais on ne le fait jamais, mais identifions les 4-5 clés qui nous paraissent, dès lors qu'on les pousse à fond et qu'on va à fond dans la réforme, pouvoir transformer réellement l'éducation nationale avec un seul objectif, améliorer l'efficacité scolaire. Derrière que ça plaise, que ça ne plaise pas, que ça séduise, que ça ne séduise pas, que ça surprenne ou pas, c'est secondaire.
Mais comment faites-vous pour financer une augmentation de 10% de salaire des professeurs ? L'augmentation de 10% de salaire des professeurs, ça représente 1,1 à 1,2 milliard. Sur un budget, je vous le rappelle, de 65 milliards. On a une deuxième dépense importante, quand on dit mettre le paquet sur les maternelles, c'est pour notamment avoir des petits groupes en maternelle pour traiter le plus tôt possible, 3, 4 ans, la difficulté scolaire, parce que c'est là qu'on sera efficace. Sur le financement des 1,5 million, ça coûte, cette partie-là, 1,5 à 3 milliards de plus. Donc globalement, les dépenses qui sont les nôtres générées par ces propositions, c'est entre 3 et 4,5 milliards d'euros.
Comment on les finance ? Quatre propositions potentielles pour financer ces 4,5 milliards à l'intérieur du périmètre de l'éducation nationale. Un, nous avons, entre les options du bac et les options du lycée, 500 millions d'euros d'économies possibles. Et puis nous avons d'autres poches d'économies importantes. La première, aujourd'hui, le temps scolaire des jeunes collégiens et lycéens français est 10% supérieur aux moyennes de l'OCDE. Ça pèse 2 milliards d'euros. Les redoublements, c'est 1 milliard. Voilà déjà 4 milliards d'euros, 3 milliards d'euros proposés. Enfin, l'annualisation du temps de travail des enseignants, c'est autour de 1 milliard d'euros d'économies potentielles.
Voilà 4,5 milliards d'euros d'économies.
Réduire le coût du baccalauréat, ça veut dire réduire, vous l'avez dit, les options, réduire les épreuves. Najat Vallaud-Belkacem estime que ce n'est pas ce que veulent les Français qui sont très attachés, dit-elle, à toutes ces épreuves du bac, de la diversité des épreuves.
L'idée n'est pas de supprimer le baccalauréat, parce qu'on n'en fait vraiment pas une majeure des propositions qui sont les nôtres. On se dit simplement que l'organisation actuelle du bac, c'est 1,5 à 2 milliards d'euros. On propose sur ce 1,5 à 2 milliards d'euros d'économiser 250 millions d'euros d'organisation. Donc ce n'est pas de supprimer le bac, c'est de dire avoir au lycée français 272 options. Est-ce que c'est sérieux ? Est-ce que c'est crédible ? Est-ce que c'est lisible pour le système scolaire ? Non, on peut simplifier et générer de l'économie.
Et puis vous proposez d'aller plus loin encore sur l'autonomie des établissements. Là, vous êtes sûr de mettre tous les enseignants dans la rue ?
On n'est pas sûr pourquoi, parce qu'on a d'autres propositions.
Aujourd'hui, c'est une des raisons pour lesquelles la réforme des collèges bloque.
C'est une des raisons pour lesquelles la réforme des collèges bloque. Peut-être qu'on n'a pas expliqué la qualité de l'utilité de l'autonomie. L'autonomie n'est pas une fin en soi. L'autonomie, c'est dire quoi ? On a aujourd'hui un système qui marche sur la tête, qui est organisé depuis Paris, sans responsabilité pour les enseignants. Ce que l'on dit nous, c'est quoi ? On veut confier à une équipe enseignante qui dirigerait l'établissement, la gestion des moyens humains, non pas des ressources humaines, mais des moyens horaires dont dispose un établissement scolaire pour pouvoir individualiser la pédagogie.
C'est ce qu'on appelle dans le jargon éducation nationale la dotation horaire globale. C'est-à-dire les heures de maths, de français, etc. Que les enseignants puissent en disposer, globaliser, c'est-à-dire pouvoir rendre les choses fongibles entre les matières, et pouvoir ensuite l'annualiser, c'est-à-dire de dire cette semaine sera 5 heures de maths, et la semaine suivante sera 3 heures de maths.
Cela dit, c'est déjà un peu dans le projet de Najat Vallaud-Belkacem qui prévoit une autonomie de 20% des emplois du temps. Et nous, on va à 100%. Eh bien, merci Benoît Apparu, donc monsieur éducation nationale d'Alain Juppé, on rappelle. Vu son porte-parole. Et son porte-parole également, et vous êtes pour beaucoup dans le dernier livre. Donc, d'Alain Juppé, « Mes chemins pour l'école », c'est aux éditions Jean-Claude Lattès. Merci Benoît Apparu, bonne journée. Sous-titrage Société Radio-Canada
Benoist Apparu