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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 3 mars 2026 3 minDivertissementDéfense

Attention les méchants, la France est prête ! Le billet de Bertrand Chameroy

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Catherine Votreur, restez avec nous encore trois minutes. Et oui, parce que Bertrand Chameroy a un message pour vous. Oui, madame la ministre des Armées, chère Catherine, Catou, permettez que je vous appelle Catou. Non, mais j'ai besoin d'être rassuré, j'ai besoin d'être rassuré. Je suis fébrile, j'ai regardé les chaînes info toute la nuit, je flippe. Si ça dégénère, faites sans moi. Je ne pourrais pas y aller, j'ai un mot de mon médecin, j'ai les pieds plats, je ralentirai le groupe. Donc voilà, c'est fini cette époque-là. Je suis sûr que ça marche encore, je n'ai pas signé pour ça.

Moi, je devrais faire des vannes sur les remaniements ou sur les pulls de Lecornu, pas sur une troisième guerre mondiale qui va nous tomber sur le coin de la gueule. Pareil pour vous, on se connaît peu, mais j'imagine que depuis le week-end dernier, il y a bien un moment où vous vous êtes dit « Ah, tout compte fait, j'étais pas si mal au ministère du Travail et des Solidarités. » Vous savez, la santé, il y a un truc tous les jours. Oui, c'est pas faux. 96 heures, que Donald Trump a décidé de faire la guerre dans son coin avec son opération Epic Fury pendant que l'ONU et l'Europe étaient en slip. Eh bien alors Donald, on n'attend pas Patrick.

Heureusement, hier, Emmanuel Macron a montré les muscles avec son discours crucial sur la dissuasion nucléaire depuis la base secrète de l'île longue. Attention les méchants, on est prêts et on n'est pas contents. Vous pensiez qu'on n'avait que le Charles de Gaulle, trois kayaks et une bouée flamand rose jiffy ? Non, on a aussi des sous-marins nucléaires, le triomphant, le téméraire, le vigilant et le terrible. Et bientôt en nouveau, l'invincible. Il ne manque plus que le grincheux et le hachou, mais on aura nos sept nains vers son guerre. Donc mollo les gars, ne nous cherchez pas trop. Je ne sais pas qui s'est occupé de la mise en scène, mais le discours avait de la gueule.

Le président debout, déterminé, au pupitre, devant un garage à sous-marins. Pour ceux qui n'ont pas vu l'image, derrière lui il y avait un trou de plusieurs mètres de profondeur. C'est ça la France. Quand on est au bord du gouffre, on tourne le dos au gouffre et on regarde devant. Voilà, voyant tout ça, j'étais à deux doigts de m'engager. J'imaginais les édits tétanisés par cette démonstration de force. Puis la séquence gros bras s'est envolé à deux moments précis. D'abord quand le réalisateur a fait un plan de coupe sur Jean-Yves Le Drian en doudou de moelleuse dans le public, les yeux mi-clos. Puis quand le président a rappelé le nom du programme européen.

Pour ce qui est de la frappe dans la profondeur, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Dans le cadre de notre initiative dite ELSA. Oh non, mais qu'est-ce qu'ils ont foutu à la cellule non-programme ? Les Américains sont Epic Fury, Rugissement du Lion, ça fait blockbuster et nous on a ELSA. Ça fait playlist nostalgie, on l'adore, mais on n'imagine pas Trump dire, oui c'est tout l'enjeu de notre... Et là c'est juste un acronyme sur la frappe dans la profondeur. Mais comme le Corinne Charbi, mais c'est trop long à vous. Bref, le président a fini par se reprendre et nous filer la pêche. Le demi-siècle qui vient sera un âge d'armes nucléaires.

Et bien un bon demi-siècle à venir et surtout n'oubliez pas de faire des gosses. Bertrand Chameroy, merci beaucoup, à demain. Et bien un bon demi-siècle.