Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 14 décembre 2024 17 min

Note de la France revue à la baisse et nomination de François Bayrou à Matignon : le "8h30 franceinfo" de Stéphane Troussel

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Locuteur non identifié

Bonjour Stéphane Troussel, on en a parlé ce matin sur France Info, donc la note de la dette française a baissé cette nuit par l'agence américaine Moody's, vu effectivement les déficits, vu aussi la situation politique, est-ce que pour vous c'est un élément d'inquiétude ou est-ce que c'est au fond simplement une péripétie financière j'allais dire ?

0:24
Stéphane TROUSSEL

C'est quand même la suite de l'avertissement qui avait été lancé par la même agence il y a quelques semaines déjà qui indiquait qu'il y avait une perspective négative pour la France de ce point de vue et puis c'est quand même le résultat surtout de la politique économique et budgétaire menée par ceux qui se présentaient comme les rosards de la finance depuis 7 ans.

0:48
Locuteur non identifié

Quand même il y a le mot dans ce que dit Moody's, il y a le mot fragmentation politique, c'est aussi le contexte politique qui évoque ça, est-ce qu'il n'y a pas d'après vous quand même un peu de responsabilité de tous les bords politiques dans cette situation, dans l'incapacité d'avoir un budget, dans la censure, c'est pas que Emmanuel Macron ?

1:06
Stéphane TROUSSEL

Encore une fois, la situation budgétaire de notre pays, c'est les choix qui sont faits par Emmanuel Macron et son ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, depuis 7 ans, qui ont multiplié les cadeaux fiscaux, enfin c'est la Cour des comptes, en 2023, qui évaluait le manque à gagner à 62 milliards annuels.

1:27
Locuteur non identifié

Il n'y a pas de responsabilité politique ailleurs que chez Emmanuel Macron ?

1:30
Stéphane TROUSSEL

Encore une fois, nous en sommes là sur le plan budgétaire, en raison des choix qui ont été faits par le Président de la République. Qu'il y ait de l'incertitude politique, c'est aussi le résultat de la dissolution par le Président de la République.

1:43
Invité

Mais cette note qui baisse, c'est aussi le résultat d'une motion de censure qui, par une fragmentation politique, génère beaucoup d'inquiétude.

1:50
Stéphane TROUSSEL

On va certainement en parler, mais encore une fois, cette motion de censure, c'est le résultat et c'est l'échec de Michel Barnier et de la manière dont il a organisé son gouvernement et la politique qu'il a menée en trois mois.

2:03
Invité

Parce que concrètement, quand les notes baissent, les taux montent, c'est quasiment mécanique, la France va emprunter plus cher, mais ça veut dire faire des économies.

2:12
Stéphane TROUSSEL

En même temps, il ne faut pas sombrer non plus dans le catastrophisme. Il y a quelques jours, la France a lancé sur le marché obligataire 3 milliards et demi, je crois, d'emprunt. Ça s'est bien passé et d'autant plus que la Banque Centrale Européenne vient d'abaisser ses taux. Donc, il ne faut pas non plus tomber dans le catastrophisme.

2:34
Invité

Le catastrophisme, on entend ce que vous dites. Les entreprises ne l'entendent pas comme ça. On avait ce matin sur France Info le patron de l'IDEP, les entreprises de proximité. Elle, elle s'inquiète réellement.

2:44
Stéphane TROUSSEL

Mais bien évidemment, et c'est d'ailleurs pour ça qu'il faut que le nouveau gouvernement dise quel est le cap qu'il veut emprunter. Parce que je sens, je vois bien, effectivement, à la fois une forme de lassitude, d'inquiétude, voire même de colère de nos concitoyens. Mais je préfère le dire, ce n'est pas à l'agence de notation de dicter quelle doit être la politique qui doit être menée, ni les choix politiques qui sont devant le Parlement et devant l'exécutif.

3:11
Locuteur non identifié

En l'occurrence, Stéphane Troussel, Bérangère parlait des entreprises qui s'inquiètent, des ménages aussi d'ailleurs. Mais c'est vrai que les entreprises, on les a encore entendues ce matin, qui disent, voilà, nous, on a besoin de stabilité. Aujourd'hui, vous qui êtes dans l'opposition, Parti Socialiste, est-ce que vous pouvez dire, on va vous permettre d'avoir un peu de stabilité ? Est-ce que ça dépend de vous aussi, quand même ? Mais, certainement, je pense l'objet de notre échange.

3:34
Stéphane TROUSSEL

Mais, encore une fois, si nous en sommes là, c'est parce que le Président de la République, une nouvelle fois, y compris avec le choix qu'il vient de faire...

3:40
Locuteur non identifié

Mais ça, c'est les causes. Et après tout, j'ai envie de vous dire, les entrepreneurs, ils apportent les causes. Eux, ils veulent avancer.

3:47
Stéphane TROUSSEL

Il ne peut pas y avoir, dans la période qui commence avec ce nouveau gouvernement, il n'y aura pas non plus de stabilité s'il n'y a pas de justice. Il faut que le nouveau gouvernement entende ce qu'ont dit les Français au mois de juin et juillet dernier. Il faut qu'il y ait, donc, un changement de cap de la part de ce gouvernement et du Président de la République. Enfin, les Français se sont exprimés à trois reprises. À trois reprises, ils ont sanctionné la politique d'Emmanuel Macron.

Et donc, c'est d'ailleurs pour ça qu'à partir du moment où il a refusé de nommer un Premier ministre de gauche, ouvert à des compromis, comme nous l'avons proposé, eh bien, nous, le Parti Socialiste, oui, nous sommes dans l'opposition et nous ne participerons pas à ce gouvernement.

4:27
Invité

Alors, on va évoquer un peu les conditions, on peut dire ça comme ça, que le PS pose pour soutenir, ne pas censurer, vous nous direz comment vous voyez les choses, le nouveau Premier ministre. Quelques mots, d'abord, sur l'homme, François Bayrou. Lors de la passation de pouvoir, il dit qu'il veut rendre des chances à ceux qui n'en ont pas. Ça doit vous parler, ça, non ?

4:45
Stéphane TROUSSEL

Oui, bien sûr, mais l'expérience m'a appris que les mots ne suffisent pas. Ce qui compte, c'est les actes.

4:50
Invité

Mais déjà sur les mots ?

4:51
Stéphane TROUSSEL

Oui, oui, les mots sonnent forcément de manière agréable à mon oreille. Mais, encore une fois, moi, je ne connais pas personnellement François Bayrou. Vous savez, je ne l'ai pas rencontré dans des fonctions ministérielles. J'ai plutôt manifesté contre lui, il y a 30 ans, quand j'étais encore étudiant, et qu'il était ministre de l'Éducation nationale et qu'il voulait réformer la loi Fallou. Donc, on verra quelle est, encore une fois, l'action qu'il va mener, puisque son passage gouvernemental au début du quinquennat d'Emmanuel Macron a été de courte durée.

Donc, on verra maintenant ce qu'il est, est-ce qu'il est capable, encore une fois, de changer de cap par rapport à la politique qui est menée depuis 7 ans.

5:36
Invité

C'est aussi un Premier ministre très enraciné localement, maire de Pau. C'est l'un de vos grands combats de ces dernières semaines. Ne pas faire des collectivités territoriales un bouc émissaire. C'était même une tribune que vous avez publiée dans l'Humanité. Ça, ça devrait vous rassurer. En tout cas, ça en fait un interlocuteur qui devrait vous entendre.

5:50
Stéphane TROUSSEL

Encore une fois, avec quelles décisions économiques, budgétaires, financières...

5:53
Invité

Qu'est-ce que vous allez lui dire concernant cet aspect-là des choses ?

5:56
Stéphane TROUSSEL

D'abord, ce qu'on va lui dire, c'est... On va maintenant la baller dans son camp. C'est à lui de dire quelle réponse il veut apporter pour que son gouvernement ne soit pas censuré comme l'a été Michel Barnier. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire est-ce qu'il veut faire jouer au Parlement, comme nous l'avons proposé, le rôle qui doit être le sien dans ce moment un peu singulier que nous vivons ? Est-ce qu'il est ouvert à des compromis ? Première chose, c'est la condition pour nous, pour qu'il n'y ait pas de censure. La condition, c'est qu'il ne soit pas dans le passage en force systématique avec la répétition des 49-3. Deuxième sujet...

6:33
Invité

Donc, pas de 49-3. Ça, vous lui demandez un engagement ?

6:34
Stéphane TROUSSEL

Bien évidemment. Deuxième chose... Attendez, attendez, c'est intéressant parce que... Est-ce qu'il change de cap ? Surtout, le fond...

6:41
Invité

Attendez, juste sur le 49-3, une chose à la fois. Le 49-3, ne pas utiliser cet outil de la Constitution, a fortiori sans majorité, c'est le condamner à l'immobilisme.

6:50
Stéphane TROUSSEL

Non, c'est l'obliger à des compromis. C'est l'obliger à des compromis sur le fond. Et donc, oui, c'est pour ça que j'indiquais qu'il faut donc un changement de cap. Un changement de cap en termes d'orientation économique, sociale, politique. Sur les retraites, sur la justice fiscale, enfin, les députés du groupe de François Bayrou ont voté des amendements que nous avions proposés sur la justice fiscale, par exemple.

7:13
Locuteur non identifié

Justement, on va en parler du fond, de ce que vous demandez aussi à François Bayrou. D'abord, le fil info, 9h moins 20, Marine Klet.

7:22
Présentateur

Au lendemain de sa nomination au poste de Premier ministre, François Bayrou discerne ses futurs partenaires et adversaires. Nous sommes dans une volonté de dialogue, affirme ce matin sur France Info Thomas Ménager, député Rassemblement National du Loiret. Les Insoumis, eux, prévoient d'ores et déjà une motion de censure. Les écologistes, enfin, ont des requêtes et récusent Bruno Reteilleau au ministère de l'Intérieur. Les secours ont sauvé 112 personnes en difficulté dans la Manche très tôt hier matin. Au lendemain, déjà d'un autre sauvetage de 120 migrants, la préfecture estime que la mer calme favorise les tentatives de traversée des personnes secourues ont été ramenées à Boulang-sur-Mer.

La police sud-coréenne dit attendre au moins 200 000 manifestants à Séoul. Mobilisation contre le président Youn prévue cet après-midi. En ce moment, il y a le vote par les députés d'une motion de destitution une semaine et demie après la tentative ratée de coup d'État du président. Message de Donald Trump sur les réseaux sociaux. Le futur président des États-Unis annonce qu'il veut éliminer l'heure d'été pour éviter les changements d'heure qu'il estime trop onéreux. Et puis, c'est un club français qui fait tomber le pari basketball en Euroleague, prestigieuse compétition européenne. Après dix victoires historiques, le club de la capitale a perdu hier face à Lasvel.

Défaite à Villeurbanne, 98 à 93.

8:40
Invité

Et ce matin, Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis et porte-parole du Parti Socialiste. On évoquait le 49-3, ça c'est sur la méthode. Sur le fond, quelles conditions vous posez pour ne pas censurer ce gouvernement Bayrou ?

9:01
Stéphane TROUSSEL

Encore une fois, un changement de cap. Les Français veulent de la justice.

9:05
Invité

Parlons des retraites, vous avez commencé à l'évoquer.

9:07
Stéphane TROUSSEL

À la fois les retraites, à la fois le pouvoir d'achat.

9:09
Invité

Comment vous allez convaincre François Bayrou et le Modem, qui n'a pas voté l'abrogation des retraites, de la réforme, d'accepter un gel, puisque c'est ce que maintenant pousse le Parti Socialiste ?

9:21
Stéphane TROUSSEL

Mais écoutez, la balle est dans son camp. Est-ce qu'il veut que ce qui s'est passé avec Michel Barnier se reproduise avec lui ?

9:27
Locuteur non identifié

Vous savez que c'est un coût quand même de geler la réforme des retraites. C'est plusieurs milliards d'euros par an. Bien sûr, mais est-ce qu'il est capable... Et c'est un signal aussi, on parlait de la notation française, c'est un signal aussi envoyé au marché financier.

9:38
Stéphane TROUSSEL

Est-ce qu'il est capable de revenir sur un certain nombre de choix fiscaux qui ont été faits depuis 2017 par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ?

9:47
Locuteur non identifié

Il y avait par exemple la taxation sur les entreprises qui font plus d'un milliard de bénéfices.

9:50
Stéphane TROUSSEL

Très bien, mais vous savez bien que la mesure qui était proposée... Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? La mesure qui était proposée dans le projet de loi de finances n'était pas suffisante. Elle était très modeste et avait un effet tout à fait limité. Et donc, oui, nous pensons qu'il faut aller plus loin...

10:04
Invité

Vous, ce que vous souhaitez, c'est qu'on aille au-delà des entreprises d'un milliard ?

10:07
Stéphane TROUSSEL

Il faut aller beaucoup plus loin sur les mesures... D'ailleurs, on a fait des propositions, on a proposé un certain nombre d'amendements. Je rappelle que, encore une fois, les députés de son groupe, ils sont 36 au Parlement, ils ont voté des amendements, y compris sur la justice fiscale. Est-ce qu'ils vont se renier dès lors que maintenant, François Bayrou est Premier ministre ? Donc, sur les retraites, sur la justice fiscale, sur les questions de santé... Et je voudrais dire, une troisième condition... Est-ce que le gouvernement de François Bayrou se met d'emblée sous la tutelle du Rassemblement national ? Ça dépend de vous, ça aussi, Stéphane Troussel ?

Enfin, ça dépend de nous, non, ça dépend d'abord du choix...

10:46
Invité

Oui, mais mathématiquement, si vous n'êtes pas en soutien, entre guillemets, ou en non-censure du gouvernement Bayrou, mécaniquement, les députés du RN...

10:55
Stéphane TROUSSEL

Le premier signal qu'envoie François Bayrou, c'est hier soir d'engager une discussion apparemment privilégiée avec Bruno Retailleau.

11:03
Invité

Est-ce que c'est un mauvais signal pour vous ?

11:04
Stéphane TROUSSEL

Oui, parce que si c'est à nouveau en matière de politique d'immigration, par exemple aussi, s'agissant de l'aide médicale d'État, est-ce qu'il veut poursuivre les discours, les messages, les orientations...

11:17
Locuteur non identifié

Il ne peut pas rester Bruno Retailleau pour vous ?

11:18
Stéphane TROUSSEL

Mais, enfin, bien évidemment, si c'est nous qui faisions la composition du gouvernement, bien évidemment que nous pensons qu'il faut un autre ministre de l'Intérieur, mais on verra bien justement... Non, mais est-ce que ça peut être un motif de censure, la présence de Bruno Retailleau ? Ça indique quelque chose, à l'évidence. Est-ce que la feuille de route de Bruno Retailleau, ce sera de porter, de défendre, par exemple, la réforme de l'aide médicale d'État ? Par exemple, est-ce que... Oui, mais encore une fois, les mêmes causes vont produire les mêmes effets.

Si le nouveau Premier ministre se met sous la tutelle et cherche à obtenir la bienveillance, la neutralité bienveillante du Rassemblement national,

11:58
Locuteur non identifié

Mais là, en l'occurrence, Bruno Retailleau, ce n'est pas le Rassemblement national, c'est LR. Donc, si LR en fait une condition, peut-être qu'il faut la satisfaire. C'est à chacun de faire un pas, enfin.

12:07
Stéphane TROUSSEL

C'est la quadrature du cercle à laquelle il va être confronté. Est-ce que, encore une fois, il veut changer de cap ? Est-ce qu'il veut tenir compte de cette aspiration à la justice qu'ont exprimé à plusieurs reprises les Français ? Moi, je crois que les priorités des Français, non, ce n'est pas la réforme de l'aide médicale d'État. La priorité des Français, c'est d'avoir plus de pouvoir d'achat.

12:25
Locuteur non identifié

Vous avez dit deux ou trois fois le mot « pouvoir d'achat », ça se traduit comment ? Concrètement, c'est quelles mesures qu'il doit prendre, François Bayrou ? Je vais y arriver.

12:33
Stéphane TROUSSEL

L'indexation des retraites, la revalorisation des bas salaires.

12:41
Locuteur non identifié

Le SMIC, revaloriser le SMIC, par exemple ?

12:42
Stéphane TROUSSEL

Évidemment, convoquer une conférence salariale. Aujourd'hui, les salaires sont trop bas dans notre pays. Et en dépit d'une réduction de la faute...

12:53
Locuteur non identifié

Tout ça, c'est des motifs de censure possibles. S'il n'y a pas de conférence salariale, s'il n'y a pas d'augmentation du SMIC. Parce que c'est ça qu'on essaie d'explorer avec vous. Oui. Et ça fait beaucoup, quand même.

13:01
Stéphane TROUSSEL

Encore une fois, ça fait beaucoup. Mais c'est autant de propositions que nous mettons sur la table pour permettre qu'il n'y ait pas à la fois la censure et qu'il n'y ait pas, de la part du gouvernement, un 49-3. Qu'ils cherchent le compromis au Parlement. Vous savez, la Ve République, moi, je n'en suis pas un fan, mais elle a une forme de souplesse. C'est que soit elle est complètement présidentialiste, soit elle a une version parlementaire. C'est le moment. Nous y sommes. Et bien qu'il aille au Parlement trouver les majorités. Nous en avons trouvé. dans le débat sur le projet de loi de finances, il y a eu des amendements de voter sur toutes ces questions. Il y a des mesures très concrètes.

Nous, ce que nous souhaitons, c'est qu'il y ait des avancées concrètes, immédiates, utiles pour les Françaises et les Français.

13:44
Invité

Stéphane Troussel, il y a quand même eu une différence fondamentale entre vous et les Insoumises, c'est qu'eux ont, d'entrée de jeu, dit qu'ils déposeraient une motion de censure aussi vite que possible. Si vous concluez, quand même, on va imaginer que c'est possible, cet accord de non-censure avec François Bayrou, le nouveau Front populaire est mort.

13:59
Stéphane TROUSSEL

Non, je ne le crois pas. A l'évidence, il y a eu ces derniers jours, ces dernières semaines, une divergence stratégique. Ah, c'est fondamental. Nous, nous ne pensons pas que l'enjeu pour la gauche, c'est d'obtenir une présidentielle anticipée. Nous ne pensons pas qu'il faut organiser une forme de chaos. Nous, nous pensons que la justice...

14:21
Invité

C'est des différences fondamentales qui font que...

14:22
Stéphane TROUSSEL

Nous, nous pensons que pour faire de la justice, il faut qu'il y ait de la stabilité.

14:26
Invité

C'est pas possible, électoralement, c'est ça le problème ?

14:29
Stéphane TROUSSEL

C'est pas le sujet. C'est tout simplement que, moi, je crois au rassemblement à l'unité de la gauche. Et l'unité de la gauche, ça ne veut pas dire l'alignement sur la position d'un partenaire. C'est du débat, nous avons une divergence et ça ne va pas nous empêcher dans la période qui vient, comme nous l'avons fait dans la période précédente, eh bien, de nous mobiliser pour qu'au Parlement, il y ait des avancées concrètes immédiates. Nous avons voté ensemble de très nombreux amendements

14:52
Locuteur non identifié

pour améliorer ce budget. Quelques mots, Stéphane Troussel, si vous le voulez bien. Sur Paris 2024, votre département, la Seine-Saint-Denis, a été un des départements hautes. Paris 2024, les JO qui ont donc dégagé un excédent de 27 millions d'euros. Vous, vous voulez que ce soit réinvesti d'une certaine façon dans le sport, dans les collectivités qui ont accueilli. Hier, sur ce plateau, on avait Thomas Cazenave, qui disait, l'ancien ministre du budget d'Emmanuel Macron, qui disait, pourquoi pas tout simplement que ça contribue à rembourser le déficit public ? Il faut savoir ce qu'on veut.

15:24
Stéphane TROUSSEL

Nous avons tous dit que ces Jeux olympiques et paralympiques devaient être un moment qui permettent à la France de devenir enfin une grande nation sportive. Permettez-moi de remarquer que la question budgétaire, comme la question écologique, comme l'héritage, comme les festivités, l'organisation, la sécurité, c'était un point qui nous était, pendant toute cette période, reproché en nous disant, vous ne tiendrez pas vos engagements. Si, nous avons les uns et les autres ensemble tenu l'engagement d'un budget maîtrisé.

15:55
Invité

La question se pose, parce qu'il y a eu 200 millions d'euros de subventions publiques, donc peut-être qu'il y a une partie, la partie qui reste...

16:01
Stéphane TROUSSEL

Oui, mais en même temps, justement, dans le projet de budget, dans le projet de budget, il y avait 174 millions de moins pour le budget du sport. Est-ce que vraiment on va faire une nation sportive avec moins d'argent pour le sport ? Et donc, ce que nous disons, c'est qu'il faut que cet excédent, une grosse partie de cet excédent, alimente un fonds dédié à la poursuite des programmes de développement par le sport que nous avons mené pendant cette période. 10 000 gamins de la Seine-Saint-Denis qui ont appris à nager, moi, je souhaite que ça continue. Je m'y engage dans le budget du département, mais il faut qu'il y ait un accompagnement.

16:34
Locuteur non identifié

Merci Stéphane Troussel, président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, porte-parole du PS. Merci d'avoir été l'invité du 830 France Info.

Note de la France revue à la baisse et nomination de François Bayrou à Matignon : le "8h30 franceinfo" de Stéphane Troussel — Stéphane TROUSSEL · Pourquijevote