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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2025 11 minComplaisantActualité / polémiqueSantéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Sébastien Chenu - "Les Français n'ont pas envie de revoir les LR au pouvoir !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment vous abordez ce débat sur la fin de vie ?

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Et vous quand vous voyez le texte pour l'instant proposé par le gouvernement, comment vous allez vous positionner personnellement ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Au Rassemblement National, ça penche plutôt de quel côté parmi les députés ?

  • 1:57FerméeRéponse directe

    Pour finir sur ce thème, il n'y aura pas de consigne de vote au RN, aucune liberté ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Comment vous regardez ce débat à droite ? Vous trouvez ça intéressant ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Mais regardez Laurent Wauquiez, par exemple, qui dit hier qu'il n'y a pas de différence substantielle sur les questions de sécurité et d'immigration entre lui et le RN, contrairement au sujet économique, dit-il. Mais vous dites quand même qu'on a beaucoup de points communs.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « nous avons une liberté de vote sur le texte qui vient que nous allons nous déterminer justement en fonction d'une capacité à limiter un certain nombre de dérives, notamment poussées par une extrême gauche qui en veut toujours plus. »
  • 0:50Invité politiquePromesse
    « moi j'ai envie de voter un texte. Je souhaite voter un texte facilitant en tous les cas la fin de la vie dans un contexte choisi »
  • 0:59Invité politiquePromesse
    « je ne voterai pas un texte dans lequel les mineurs pourraient avoir recours à l'euthanasie. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « il y a la gauche qui pousse à cela. »
  • 1:17Invité politiquePromesse
    « je ne voterai pas un texte qui comporterait un délit d'entrave. Je pense que ce n'est pas une bonne approche du texte. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Je crois qu'il y a une majorité de députés qui ne souhaitent pas voter ce texte, qui considèrent qu'il est susceptible de dérives trop importantes. »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « Je connais bien les Républicains. Je viens de cette famille politique et je les regarde toujours de la même façon. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « ils sont même capables de copier le discours et le programme du RN dans toutes les périodes où ils sont en campagne, justement, en campagne interne. »
  • 2:46Invité politiqueFait
    « Bruno Taillot, il est dans le gouvernement Macron. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « Et on voit bien d'ailleurs qu'il a du mal à voir des vrais résultats. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Les Français n'ont pas envie de les revoir au pouvoir. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Ils ont concouru à abîmer le pays. »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Non, non, on a une grande différence. C'est le courage et l'absence de renvoi d'ascenseurs. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « C'est d'ailleurs pour ça que ses électeurs se sont sauvés. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Mais dans ces cas-là, il ne faut pas faire voter pour les candidats d'extrême-gauche, ou profiter du retrait des candidats d'extrême-gauche lorsqu'ils sont aux élections. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Donc les discours des Républicains sont marqués par le saut de l'insincérité. »
  • 4:59Invité politiqueFait
    « Probablement qu'il a entendu à travers les électeurs la voix du Rassemblement national »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « ça fait huit ans que les équipes macronistes, M. Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice, ça fait huit ans qu'ils nous font des constats, ça fait huit ans que ça patauge »
  • 5:50Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est obsédé par l'idée d'envoyer des troupes, il le répète matin, midi et soir. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Des troupes pour maintenir la paix, ce sont des troupes de maintien de la paix. »
  • 7:21Invité politiqueChiffre
    « Enfin, 43-42, on peut considérer qu'on est dans la marge d'erreur. »
  • 8:06Invité politiqueFait
    « Bien sûr que c'est une épée de Damoclès. »
  • 8:08Invité politiqueFait
    « Bien sûr que c'est un handicap. »
  • 8:08Invité politiqueFait
    « Ce harcèlement judiciaire, doublé d'un harcèlement financier, en plus du harcèlement politique que nous combattons depuis des années. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Quand j'entends le Premier ministre qui ne sait pas comment parler des rodéos urbains, qui parle de malédiction. »
  • 8:50Invité politiqueFait
    « Mais on préférerait que ce soit sur des sujets sérieux qui permettent de changer la donne. »
  • 9:01Invité politiqueFait
    « les gens me disent, ne me parlent pas beaucoup de référendum d'abord, mais ce qui les intéresserait, ce sera un référendum sur l'immigration ou éventuellement sur la réforme des retraites. »
  • 10:05Invité politiquePromesse
    « Nous on ne ferme jamais une porte si on peut soutenir une filière qui est nécessaire. »
  • 11:05Invité politiqueFait
    « Non mais c'est des dingues, donc je pense que voilà, on a compris, les écolos sont des dingues, ils veulent punir, interdire, c'est l'inverse de la liberté. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu72 %
  • Présentateur28 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu, bienvenue dans les 4 V, d'abord l'Assemblée Nationale qui s'apprête à examiner à partir d'aujourd'hui ce texte sur la fin de vie dans l'hémicycle. Il y a une interview dans Le Parisien ce matin de la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, qui précise que ce texte, cette aide à mourir, sera strictement encadrée par le gouvernement et donc par le texte où s'apprêtent à examiner les députés. Comment vous vous abordez ce débat ?

0:19
Sébastien Chenu

Oui c'est bien d'ailleurs l'un des enjeux fondamentaux. Nous au Rassemblement National nous abordons ce débat avec gravité et liberté. gravité parce qu'il s'agit évidemment de sujets sérieux qui font appel à la conscience de chacun et c'est pour cela que nous avons une liberté de vote sur le texte qui vient que nous allons nous déterminer justement en fonction d'une capacité à limiter un certain nombre de dérives, notamment poussées par une extrême gauche qui en veut toujours plus. Et vous quand vous voyez le texte pour l'instant proposé par le gouvernement, comment vous allez vous positionner personnellement ? Alors moi à titre personnel, moi j'ai envie de voter un texte.

Je souhaite voter un texte facilitant en tous les cas la fin de la vie dans un contexte choisi, mais je ne voterai pas n'importe quel texte. Je ne voterai pas un texte dans lequel les mineurs pourraient avoir recours à l'euthanasie. Ça n'est pas le cas pour l'instant dans le texte proposé. Non, ce n'est pas le cas, mais il y a la gauche qui pousse à cela. Je ne voterai pas un texte qui comporterait un délit d'entrave. Je pense que ce n'est pas une bonne approche du texte.

Donc je ne voterai pas n'importe quel texte, même si je considère que, et c'est ma liberté de parlementaire de le considérer, cette liberté je suis content de l'avoir au Rassemblement National, je considère que nous avons besoin probablement d'un texte.

1:28
Présentateur

Au Rassemblement National, ça penche plutôt de quel côté parmi les députés ?

1:31
Sébastien Chenu

Je crois qu'il y a une majorité de députés qui ne souhaitent pas voter ce texte, qui considèrent qu'il est susceptible de dérives trop importantes. Et j'entends aussi la voix de mes collègues qui ont des réserves. Elles peuvent être d'ordre personnel, liées à un vécu, liées à une approche personnelle. Mais c'est vrai que les dérives qu'on ne voit pas toujours dans un texte de société immédiatement en ouvrant les débats et qu'on voit les années suivantes, elles existent de façon importante.

1:57
Présentateur

Pour finir sur ce thème, il n'y aura pas de consigne de vote au RN, aucune liberté ?

2:01
Sébastien Chenu

Parce que nous sommes respectueux des sensibilités de chacun sur les sujets de société. Et Marine Le Pen laisse à ses députés cette liberté.

2:09
Présentateur

Autre partie sous le feu des projecteurs cette semaine, ce sont les Républicains qui vont élire dimanche prochain leur nouveau président. Les positions des deux candidats se sont durcies ces derniers jours, notamment sur les questions d'immigration, de sécurité. Comment vous regardez ce débat à droite ? Vous trouvez ça intéressant ?

2:22
Sébastien Chenu

Écoutez, je connais bien les Républicains. Je viens de cette famille politique et je les regarde toujours de la même façon. Je sais qu'ils parlent fort. Je sais qu'ils sont même capables de copier le discours et le programme du RN dans toutes les périodes où ils sont en campagne, justement, en campagne interne. Et dès qu'ils ont les leviers en main, ils font l'inverse. Ils les ont payé plus longtemps, les leviers en main ? Ils y sont, ils sont au gouvernement. Bruno Taillot, il est dans le gouvernement Macron. Et on voit bien d'ailleurs qu'il a du mal à voir des vrais résultats. Donc je regarde ça en les rassurant. Enfin, les Français n'ont pas envie de les revoir au pouvoir.

Qu'ils ne se fassent aucune illusion. Ils ont concouru à abîmer le pays. On n'a pas du tout envie de les revoir au pouvoir.

3:00
Présentateur

Mais regardez Laurent Wauquiez, par exemple, qui dit hier, effectivement, dans une interview aux Parisiens, qu'il n'y a pas de différence substantielle sur les questions de sécurité et d'immigration entre lui et le RN, contrairement au sujet économique, dit-il. Mais vous dites quand même qu'on a beaucoup de points communs.

3:14
Sébastien Chenu

Non, non, on a une grande différence. C'est le courage et l'absence de renvoi d'ascenseurs. Laurent Wauquiez, c'est une vie entière à renvoyer des ascenseurs, une vie entière d'inaction politique lorsqu'il a été au pouvoir. C'est d'ailleurs pour ça que ses électeurs se sont sauvés. Donc s'il y a une différence fondamentale, c'est l'approche que nous avons de ces sujets-là. Et le fait que nous, nous soyons jugés sur ce que nous disons depuis longtemps, notre capacité d'analyse, nos solutions, alors qu'eux sont jugés sur ce qu'on a vu d'eux au pouvoir.

Il a peut-être changé aussi, Laurent Wauquiez, il a peut-être durci son discours, changé son discours, pour vous plaire aussi, pour plaire à votre électorat ? Ah mais il est capable effectivement de s'adapter, il est capable de prendre des tas d'habits différents. Mais donc vous ne mettez aucun crédit à cette parole-là ? Je l'ai vu européiste, je l'ai vu centriste, je le vois aujourd'hui plus à droite. Oui, ce n'est pas la sincérité qui le caractérise.

3:59
Présentateur

Pour gagner, vous ne vous dites pas, quand vous l'entendez par exemple dire, moi je suis pour un rassemblement de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, la vice-présidente du parti Reconquête d'Éric Zemmour, vous ne vous dites pas, bon, il y a peut-être une union à faire avec cette droite-là ?

4:10
Sébastien Chenu

Mais dans ces cas-là, il ne faut pas faire voter pour les candidats d'extrême-gauche, ou profiter du retrait des candidats d'extrême-gauche lorsqu'ils sont aux élections. Dans ces cas-là, moi je le vois à la région des Hauts-de-France, c'est une alliance permanente entre la gauche et Xavier Bertrand. Donc les discours des Républicains sont marqués par le saut de l'insincérité. Moi j'entends ce qu'ils disent, parfois je peux retrouver des propositions qui peuvent m'intéresser, mais je ne leur fais évidemment aucune confiance, et de toute façon, cette insincérité, elle est le fruit de leur histoire, c'est-à-dire aujourd'hui leur élection de président de parti qui les obsède.

4:45
Présentateur

Dernière question sur Bruno Retailleau, vous voyez quand il dit par exemple que la politique pénale doit, je cite, assumer la sanction, qui milite notamment pour des courtes peines de prison, y compris pour les petits délits, et pour certains mineurs, vous ne vous dites pas, il nous a entendu, il écoute nos propositions, celles du Rassemblement national ?

4:59
Sébastien Chenu

Probablement qu'il a entendu à travers les électeurs la voix du Rassemblement national, mais je lui ai dit, on veut des résultats maintenant. Enfin, ça fait huit mois que M. Retailleau est aux responsabilités, ça fait huit ans que les équipes macronistes, M. Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice, ça fait huit ans qu'ils nous font des constats, ça fait huit ans que ça patauge, Donc vous ne leur donnez aucun crédit ? Non, je ne les crois absolument incapables, parce qu'absolument pas déterminés à faire changer les choses.

5:24
Présentateur

Un mot sur l'Ukraine. Cet espoir de paix avec Volodymyr Zelensky, qui pourrait rencontrer Vladimir Poutine jeudi en Turquie, il se dit prêt en tout cas à l'attendre, date proposée par le dirigeant russe pour ses négociations. Marine Le Pen, elle était en Italie ce week-end, elle ne semble pas croire en tout cas à la bonne volonté des dirigeants européens qui étaient à Kiev ce week-end. Elle dit, Marine Le Pen, je ne sais pas si Emmanuel Macron veut véritablement la paix, j'ai l'impression, dit-elle, qu'il prépare plutôt la guerre. Vous avez vraiment l'impression qu'Emmanuel Macron prépare la guerre ?

5:50
Sébastien Chenu

En tous les cas, le camp de la guerre, il est à l'Elysée. Emmanuel Macron est obsédé par l'idée d'envoyer des troupes, il le répète matin, midi et soir. En cela, il ne rend pas service à la paix. Des troupes pour maintenir la paix, ce sont des troupes de maintien de la paix. Il a longtemps expliqué qu'il faudrait masser des gens aux frontières, etc., des militaires français. Pour faire respecter le traiteur impossible, cesser le feu. Pas toujours, il voulait aller au-delà, rappelez-vous, de ses discours, de ses internoiements. Emmanuel Macron, en tous les cas, ne prend pas les initiatives de paix qu'on était en droit d'attendre de lui.

La France aurait dû parler, mobiliser différents pays qui peuvent aider à rassembler autour de la table, parce qu'à la fin, c'est bien ça, c'est mettre autour d'une table des gens qui aujourd'hui se font la guerre. C'est-à-dire l'Ukraine et la Russie. Oui, mais l'Union européenne et Emmanuel Macron ont été des spectateurs. Là, ils ont été à Kiev, demandés, réclamés ce que c'est le feu. Mais enfin, on est à la fin de cette démarche-là. On aurait attendu une mobilisation il y a bien longtemps. Chaque jour qui passe, fait des victimes. Emmanuel Macron, vous voyez, c'est l'hubris, c'est l'idée de ramener les choses à lui-même, alors qu'en réalité, il regarde passer les trains.

6:53
Présentateur

C'est pas ça, on revient à la politique en France, cette étude IFOP fiduciale dans le Figaro et Sud Radio. Sur les souhaits et les pronostics des candidats pour l'élection présidentielle de 2027, et on voit que le souhait de candidature de Marine Le Pen est en baisse au profit de celle de Jordan Bardella. Alors oui, ils sont très hauts tous les deux, 43% pour Jordan Bardella, 42% pour Marine Le Pen. Mais malgré tout, on a l'impression que les choses sont en train de s'inverser. C'est Jordan Bardella qui est vu davantage, souhaité peut-être davantage comme candidat ?

7:18
Sébastien Chenu

Enfin, 43-42, on peut considérer qu'on est dans la marge d'erreur. Et on peut se féliciter d'avoir au Rassemblement National une candidate qui se prépare pour l'élection présidentielle depuis très longtemps. Dont le destin n'est pas complètement aujourd'hui, évidemment, entre ses mains. Elle pourrait subir une décision d'ordre politique, une décision judiciaire qui soit... Oui, mais qui ait une coloration politique et des conséquences politiques. Et donc, pour porter nos idées, nous, nous savons qu'il faudra évidemment un candidat. Ce sera le président de notre parti si tel était le cas. Ils sont très hauts. Ça veut dire que nos idées sont très hautes.

Ça veut dire que les Français aspirent au changement. C'est ça que je retiens un an et demi avant la prochaine élection présidentielle.

7:53
Présentateur

Ce procès en appel qui se terminera au mieux d'ici un an, c'est quoi ? C'est une épée de Damoclès qui va continuer comme ça de vous handicaper, de vous pourrir la vie, pardon pour le mot, pendant des mois ?

8:02
Sébastien Chenu

Oui, bien sûr. Bien sûr que c'est une épée de Damoclès. Bien sûr que c'est un handicap. Bien sûr que c'est une guerre qu'on nous mène. Ce harcèlement judiciaire, doublé d'un harcèlement financier, en plus du harcèlement politique que nous combattons depuis des années. Mais nous sommes des combattants. Nous, nous mettons l'intérêt supérieur de la France au-dessus de tout. Ce que ne font pas visiblement nos adversaires englués dans leurs histoires. Quand j'entends le Premier ministre qui ne sait pas comment parler des rodéos urbains, qui parle de malédiction. Bien nous, nous avons des solutions face à ce qui n'est pas une malédiction.

8:33
Présentateur

Sébastien Chenu, le président de la République sera demain soir à la télévision pour faire des propositions, peut-être sur la question du référendum, qu'il évoque déjà depuis ses voeux en décembre dernier. C'est un mot qui est très régulièrement employé par Marine Le Pen, celui de référendum. Là aussi, vous évoquiez peut-être un changement de discours ?

8:47
Sébastien Chenu

Non, mais nous, on n'est jamais contre donner la parole aux Français. Mais on préférerait que ce soit sur des sujets sérieux qui permettent de changer la donne. Moi, j'étais dans ma circonscription ce week-end, comme toutes les semaines, à Douchy-Lémin, et les gens me disent, ne me parlent pas beaucoup de référendum d'abord, mais ce qui les intéresserait, ce sera un référendum sur l'immigration ou éventuellement sur la réforme des retraites.

Si c'est pour faire un référendum sur les écrans, l'utilisation des écrans ou l'organisation peut-être des collectivités locales, je ne suis pas persuadé que ce soit le centre d'intérêt des Français qui se lèvent le matin, qui cherchent à savoir si leur pouvoir d'achat ne va pas être entamé par les décisions du gouvernement, qui cherchent à se préserver de l'insécurité, comme on l'a vu encore avec ce pompier qui est entre la vie et la mort. Je pense qu'il faut prendre les Français au sérieux. Et un référendum, pourquoi pas ? Des référendums, pourquoi pas ? Mais sur des sujets qui changent la vie.

9:34
Présentateur

– Savoir comment on organise la France, il faut regarder les départements, les régions, les communes, c'est peut-être une question aussi intéressante qui peut en tout cas solliciter l'intérêt des Français.

9:43
Sébastien Chenu

– Intéressante certainement, mais probablement de seconde zone par rapport à l'immigration ou par rapport à la réforme des retraites.

9:49
Présentateur

– Un mot d'ArcelorMittal, les salariés qui sont en grève demain, ça vous concerne directement, puisque c'est en partie dans votre région Dunkerque, le site est menacé de 295 suppressions de postes. Vous soutenez les demandes des salariés, est-ce qu'il faudrait aller jusqu'à nationaliser l'entreprise ?

10:03
Sébastien Chenu

– Mais on n'en est pas encore là, je veux dire, pourquoi pas ? Nous on ne ferme jamais une porte si on peut soutenir une filière qui est nécessaire. Moi j'ai rencontré le président d'ArcelorMittal, pour les salariés de Dunkerque, pour les salariés de Denain, il faut investir structurellement, notamment sur la décarbonation, il faut retraiter les sites de façon à ramener un avenir sur ces sites et ramener de l'emploi, assurer évidemment que les salariés aujourd'hui ne resteront pas le bec dans l'eau, mais fondamentalement c'est la filière en elle-même qu'il faut soutenir. – Mais nationaliser, comme le demandent les syndicats notamment, ce n'est pas la bonne solution ?

– En tous les cas, ce n'est pas la première des solutions, il y a d'autres voies avant. ArcelorMittal, c'est un groupe européen, international, donc regardons ce que nous pouvons faire d'abord premièrement ici pour le maintien de l'emploi, l'ouverture d'un nouveau four électrique à Dunkerque, c'est ce que j'ai demandé au président d'ArcelorMittal.

10:49
Présentateur

– Dernière question Sébastien Chenu, je ne sais pas si vous aimez le fromage, le comté, il y a un militant écologiste de la région de Montbéliard qui voudrait interdire le comté parce que dit-il les déjections des vaches Montbéliard, dont le lait est exclusivement destiné à confectionner ce fromage, pollurer les sols et les cours d'eau de la région, il faut interdire le comté ?

11:05
Sébastien Chenu

– Non mais c'est des dingues, donc je pense que voilà, on a compris, les écolos sont des dingues, ils veulent punir, interdire, c'est l'inverse de la liberté. Il aura d'ailleurs sur le dos la députée RN Géraldine Grangier, qui est députée du coin, je lui souhaite bon courage. – Les écologistes, c'est votre tête de tueur, vous ne les épargnez jamais ? – Non mais je viens de vous le dire, je pense que c'est totalement ahurissant, interdire, bannir, emmerder les Français du matin au soir, il y a d'autres priorités pour le pays.

11:26
Présentateur

– Merci Sébastien Chenu pour votre venue dans les 4V, bonne journée !