THOMAS MÉNAGÉ : « Il faut baisser la TVA sur les énergies ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
Question sur la règle d'or budgétaire du gouvernement concernant les prix des carburants et la redistribution de la TVA.
- 1:30RelanceÉludée
Croyez-vous aux chiffres de l'État qui dit avoir perdu en recettes fiscales sur les carburants ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Le gouvernement annonce des aides ciblées aujourd'hui. Est-ce suffisant pour vous ?
- 3:50RelanceRéponse partielle
Les 12 à 15 milliards de baisse de TVA seraient-ils compensés par l'activité économique ? Où trouvez-vous ces fonds ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Soutenez-vous l'initiative de Macron sur la sécurisation des sites pétroliers en Arabie Saoudite ?
- 7:10OuverteRéponse directe
Pourquoi Marine Le Pen n'a-t-elle pas assisté à la réunion présidentielle sur l'international ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Locuteur 2Fait
« depuis des mois il y a David Amiel et tout le gouvernement qui fait le tour des plateaux qui viennent vous dire qu'il n'y a aucun gain de TVA et qu'au final même l'État s'appauvrit quand les carburants augmentent »
- 0:44Locuteur 2Chiffre
« il y a près de 60% de taxes, notamment de TVA »
- 0:56Locuteur 2Promesse
« il faut baisser la TVA au Rassemblement National parce que c'est l'État qui s'enrichit et les Français qui s'appauvrissent »
- 2:43Locuteur 6Promesse
« baisser la fiscalité, la TVA à 5,5 sur le carburant »
- 2:51Locuteur 6Chiffre
« Le gouvernement dit que cette mesure coûterait 12 à 15 milliards d'euros par an »
- 4:44Locuteur 2Chiffre
« cette contribution, elle a augmenté de 8 milliards entre 2025 et 2027 »
- 4:56Locuteur 2Chiffre
« il y a même maintenant des projets sur le prochain projet de financement de l'Union européenne d'une augmentation de 60% »
- 5:17Locuteur 2Chiffre
« l'année dernière, on avait fait un budget, un contre-budget avec 50 milliards d'économies »
- 5:29Locuteur 2Promesse
« On peut supprimer le CESE, on peut supprimer les régions »
- 12:20Locuteur 2Chiffre
« 15 milliards de prêts non garantis, dans le cas du prêt de 90 milliards, la part de la France c'est 15 milliards »
- 20:24Locuteur 2Chiffre
« Ça, c'est un gain de 15 milliards si on réservait avec ces 5 ans, on les réservait aux Français ou ceux avec 5 ans »
- 20:55Locuteur 2Chiffre
« Vous le chiffrez à combien ? »
- 21:00Locuteur 2Chiffre
« Ça, c'est un gain de 15 milliards si on réservait avec ces 5 ans, on les réservait aux Français ou ceux avec 5 ans »
Temps de parole
- Locuteur 259 %
- Présentateur15 %
- Locuteur 615 %
- ?6 %
- Locuteur 55 %
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Bonjour Thomas Ménager. Bonjour Thomas Ménager.
Merci à vous de votre
invitation. Merci à vous d'être avec nous. Question d'abord sur cette piste envisagée par le gouvernement dans le prochain budget sur les prix des carburants. Cette règle d'or qui empêcherait à l'État de faire de nouveaux profits en cas de nouvelle montée du prix des carburants et donc de redistribuer le surplus de TVA généré par la hausse des prix à la pompe. Est-ce que c'est une bonne mesure d'après vous ? Est-ce que vous la prouverez et le cas échéant,
est
-ce que vous la voterez ?
Alors
ce que je ne comprends pas c'est que depuis des mois il y a David Amiel et tout le gouvernement qui fait le tour des plateaux
qui viennent vous
dire qu'il n'y a aucun gain de TVA et qu'au final même l'État s'appauvrit quand les carburants augmentent alors même qu'il y a près de 60% de taxes, notamment de TVA. Ça fait des mois qu'on dit qu'il faut baisser la TVA au Rassemblement National parce que c'est l'État qui s'enrichit et les Français qui s'appauvrissent et là on vient nous dire qu'au final il y
a
un surplus de TVA qu'il va falloir redistribuer.
Non,
s'il y
avait
surplus de TVA.
Alors soit ils pensent qu
'il
n'y
en
a pas et donc ils prennent les Français pour des idiots en sous-entendant qu'ils pourraient leur en redonner soit au final il y en a un et nous nous pensons qu'il y en a et il faut baisser la TVA plutôt que recréer une usine à gaz. Nous on est favorable à une règle d'or globale sur les finances publiques, c'est-à
-dire
pour éviter que l'on dépense et que l'on endette encore plus notre pays et Marine Le Pen la présentera dans quelques jours au moment de la présentation de notre budget global et notre stratégie et notre trajectoire d'économie de 125 milliards. Mais cette règle d'or ça a l'air d'être totalement guidon.
Vous ne croyez pas
aux chiffres de l'État qui dit qu'il aurait plutôt perdu en recettes fiscales parce que les Français achètent moins de carburant ?
Mais alors moi je crois aux données qui ont été sorties par le ministre, je ne vois pas mentir, mais ce que je ne comprends pas,
alors
ça veut
dire que quand il
annonce... Non mais excusez-moi d'avoir un petit peu un trouble ce matin, c'est-à
-dire
qu'il sous-entend qu'il y aurait possiblement à un moment où qu'il y a eu, où qu'il pourrait y avoir un surplus et qu
'on
va pouvoir le redonner aux Français.
Après nous avoir dit tout l'inverse
depuis des
semaines.
Le gouvernement explique effectivement que les recettes de TVA ont baissé, ont augmenté, pardon, de 300 millions d'euros depuis mars, mais il
y a
à peu près l'équivalent qui a baissé parce qu'une autre taxe laxise sur le carburant du fait de la baisse de la consommation a baissé et donc au final il n
'y a
pas de cagnotte, il y a même moins de 10 millions depuis
le début de la crise. Pour les
finances publiques, ce n'est pas bon la situation dans laquelle nous sommes, où les Français ne consomment plus, ne peuvent plus se déplacer, où certains parfois se posent la question de se mettre en arrêt maladie parce que prendre la voiture et faire 20 kilomètres et payer le carburant, ça coûte plus cher que de rester à la maison malheureusement, qu'il y a des entreprises dans le BTP, des artisans qui ne se déplacent plus, donc c'est vrai que ce n'est pas un bon calcul. Il faut baisser la
fiscalité,
tous les pays
européens le font autour de nous. C'est ce que vous proposez,
baisser la fiscalité, la TVA à 5,5 sur le carburant. Le gouvernement dit que cette mesure coûterait 12 à 15 milliards d'euros par an. On ne peut pas se le permettre. En revanche, le gouvernement doit annoncer de nouvelles aides ciblées aujourd'hui à 17 heures. C'est toujours trop peu pour vous, même si on augmente pour ceux qui en ont le plus besoin et pas pour tout le monde ?
Tout
ce qui pourra être fait pour les Français qu'on en a besoin, on n'y sera pas défavorable. Mais quand les autres pays, que ce soit l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie, baissent la fiscalité, soit la TVA, soit les assises qu'il y a sur le carburant dans chacun de ces pays... Ils
ne sont pas dans la même
situation économique
que nous. Oui, mais
enfin, ils voient une chose, c'est que s'ils veulent de la croissance, si on veut que les gens se déplacent, consomment, et après qu'il y
ait
d'autres recettes fiscales, c'est-à
-dire
qu'il ne
faut
pas avoir que les recettes fiscales liées à la baisse et à la perte de la TVA, il faut voir la vision globale. Quand vous avez un pays qui est à l'arrêt, quand les Français n'arrivent plus, je vous dis, à se déplacer, à consommer, à aller dans les restaurants, à aller avoir des activités de loisirs, ils sont aussi dans une situation très anxiogène où, en fait, les Français thésorisent, ils mettent sur leur compte épargne, ils n'investissent plus parce qu'en fait, on se rend bien compte qu
'on
va peut-être arriver à 3 euros sans que le gouvernement
n'en avise. Ça veut dire
que, si je vous comprends bien, les 12 à 15 milliards que coûterait la baisse de la TVA sur les prix des carburants que vous réclamez, de 20% à 5,5, ces 12 à 15 milliards, ils seraient automatiquement compensés par cette
activité ? Vous les trouvez
où ?
Déjà, il faut des économies.
C
'est-à
-dire
que nous, nous l'avons dit, il faut faire des économies structurelles sur le budget. On a, par exemple,
le budget de l'Union... Mais sont où les économies ?
Les
12 à 15 milliards par an ?
Emmanuel Macron a écrit à Ursula von der Leyen pour demander des assouplissements sur la question du raffinage. Et ça, c'est une
bonne
chose ? Mais ça peut être une bonne chose. Je pense que ça ne sera pas suffisant. Ça pose des questions environnementales. Ça ne sera pas forcément suffisant parce qu'il y aura un temps avant que ça puisse avoir un impact et que le problème, il est dans le détroit d'Ormouz, il est aussi avant même le raffinage sur le prix du baril en tant que tel. Mais plutôt que de demander cela, il aurait mieux fait de demander un rabais sur la contribution de l'Union européenne, la contribution nette de la France à l'Union européenne. C'est aussi l'une des pistes dans le budget.
On espère
parce que cette contribution, elle
a
augmenté de 8 milliards entre 2025 et 2027. Il y a même maintenant des projets sur le prochain projet de financement de l'Union européenne d'une augmentation de 60% avec des pays comme les Pays-Bas et l'Allemagne qui ont dit stop, qui dit stop et que ça ne sera pas possible. Donc si on cherche ces 10, 12, 15 milliards en fonction du niveau que l'on mettra de baisse de la TVA, aujourd'hui, il faut plutôt les récupérer sur cette contribution et sur d'autres économies structurelles,
sur la fraude fiscale. Les 12, 15
milliards, vous les trouvez sur la contribution au
budget de l'Union européenne ?
Nous, on est ouverts. Nous,
on
a une liste d'économies structurelles.
L'année dernière, on
avait fait un budget, un contre-budget avec 50 milliards d'économies. Ça va du coup de l'immigration, au budget de
l
'Union européenne, à l'aide publique au développement, à la fraude fiscale et sociale, au train de vie de l'État, aux agences. On peut supprimer
le CESE, on peut supprimer les régions. Non, c
'est la baisse de la TVA, la réforme
des retraites. Bien sûr, mais c
'est un budget global avec, bien entendu, certains retours de fiscalité, c'est-à-dire des retours d'argent dans la poche des Français, avec, bien entendu, des baisses de fiscalité et, en même temps, des économies structurelles. Et c'est un package global. Et cette stratégie, sur plusieurs années, elle sera présentée dans quelques jours en plus par Marine Le Pen, au-delà du contre-budget qu'on peut retrouver en ligne déjà de l'année dernière, où là,
il
y avait 50 milliards d'économies.
Emmanuel
Macron a été reçu par Donald Trump hier, à son arrivée à New York, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Ils ont parlé de la situation en Mer Rouge, de la guerre en Ukraine. Et le président s'est dit prêt à œuvrer à la sécurisation des sites pétroliers en Arabie Saoudite, visés par les outils du Yémen. Est-ce que vous soutenez cette initiative du président ? Est-ce que vous lui faites confiance pour résoudre cette crise qui pèse sur les prix des carburants ?
Alors, ce qui est certain, c'est qu
'il
y
ait
des échanges avec Donald Trump, avec tout le monde, parce qu'on sait bien que le nerf de la guerre et le sujet, c'est le choix et la vision de Donald Trump et la manière dont il va traiter ce conflit. Sur cette question, on a toujours dit qu'il fallait protéger nos alliés, nos alliés dans la zone et aussi nos intérêts stratégiques, personnels. Après, sur cette question d'envoi en tant que tel, d'après ce que je comprends, des premiers éléments qui ont été donnés de troupes, moi je laisserai Marine Le Pen, Jordan Bardella s'exprimer. C'est des sujets très précis, on est dans une situation très complexe, mais qui
est la protection de nos intérêts. Il ne s'agit pas de prendre part au conflit, en tout
cas, explique la France. Il ne
s
'agit pas de prendre part au conflit, mais d'aider
à... C'est toujours quelque
chose, on sait très bien que ce sont des éléments qui doivent être regardés avec précision, et toute la diplomatie,
c
'est quelque chose qui est sérieuse et qui doit être traité directement par
Marine Le Pen. Justement,
Marine Le Pen n'était pas, on va en parler, à la réunion proposée par le chef de l'État vendredi à l'Élysée pour informer les chefs de parti de la situation internationale.
Elle était conviée. C'était pour informer les
candidats à la
présidentielle.
Les candidats et les chefs de
parti. On
va
regarder la
représenter. Elle a, non seulement elle ne s'est pas rendue à l'Élysée, mais elle a aussi raillé, lors d'un déplacement dans la foulée, cette réunion présidentielle.
Oui, alors ça, n'importe qui est capable de le faire, vous allez dans les rues, là vous demandez à quelqu'un, il est capable de vous dire, oulala, il y a un problème à l'international, et donc c'est catastrophique pour les intérêts de la France. Mais, et ?
Mais, dit donc Marine Le Pen, et coup de théâtre, le lendemain, elle signe un communiqué avec Jordan Bardella sur la détérioration de la situation sécuritaire en Europe, et parle d'une situation d'une extrême gravité. Alors on a un peu de mal à comprendre, si la situation est si grave, pourquoi ne s'est-elle pas rendue à cette réunion proposée par le chef de l'État
? On a la chance d'avoir deux têtes,
deux
leaders, un qui sera Premier ministre, l'autre qui sera Président de la République, et donc, en fonction de leur agenda, ils se répartissent la charge de travail pour représenter les millions de Français qui les soutiennent au Rassemblement National. Sauf
que,
là, on vient de l'entendre, elle avait l'air de dire que le Président en faisait trop, et puis finalement,
l'on a essayé à communiquer sur la gravité de la situation. On a
réuni tout le monde pour dire ce que l'on sait globalement, déjà. On est dans une situation géopolitique
jamais
vue,
une
situation très complexe, où aujourd
'hui... Le
lendemain,
elle
-même fait un communiqué pour dire que la situation est très grave. Donc en fait, elle reproche
au
Président ce qu'elle fait elle
-même le lendemain.
C
'était pour se rattraper de son absence. On n'a pas
entendu le même son.
Je
veux dire, elle dit juste qu
'il dit...
Elle
dit « Ouh là là, le Président,
tout le monde
est capable de dire « Ouh là là, il y
a
un problème
international ». En fait,
excepté de réunir pour dire que la situation est grave, nous, on est dans une situation très complexe aujourd'hui, que c'est explosif, même pour les intérêts de la France, et qu'on voit bien que la pression ne fait que monter, à la fois en Iran et à la fois de la part de Vladimir Poutine, à la fois en menaçant continuellement ses attaques contre l'Ukraine, et petit à petit en menaçant un certain nombre de pays européens, de manière directe ou indirecte. Elle n'a juste constaté qu'Emmanuel Macron, notamment sur la question des carburants, c'est ce qu'on avait reproché après, à l'issue de cette rencontre, n'apporte aucune solution, si ce n'est de faire un constat, constat partagé, une
situation complète. – Et c'est ce qu'elle fait le
lendemain dans un communiqué
de l'Université ? Est-ce que c'est
sérieux une candidate qui, le vendredi, dit « Ouh là là, c'est ridicule de faire une réunion sur l'international » et qui, le samedi, publie un communiqué pour dire
la situation internationale est très grave ? – Ce n'est
pas de faire une réunion sur l'international, c'est de faire une réunion où on n'apporte rien, où on ne dit rien. – Ce n
'est pas ce qu'ont dit les participants à la sortie, ils
ont été informés quand même par les plus hautes têtes du renseignement.
– Sans donner aucune réponse,
ce qu'on attendait aussi du président de
la
République, c'est d'avoir une vision et des réponses pour
les Français. – C'est une réunion d'information, ça ne l'intéresse pas en tant que peut-être, elle souhaite être présidente de la République dans cette fois. – Vous cherchez la
polémique là où il n
'y en
a pas, il y a Jordan Bardella qui y était, elle considère qu'Emmanuel Macron n'a apporté aucune solution, notamment aux problématiques et à l'impact de ces crises géopolitiques sur la France et sur le quotidien des Français, voilà tout ce qui a été dit par Marine Le Pen.
– Thomas Ménage, vous haussez le ton dans ce communiqué contre Moscou, vous n'avez jamais eu un ton aussi dur contre Moscou. Vous avez aussi un député, Laurent Jacobelli, qui est en Ukraine en ce moment en tant que rapporteur de la mission parlementaire sur l'avenir de l'industrie de défense terrestre en Europe. C'est la première fois depuis le début de la guerre, depuis 2022, qu'un député Rassemblement National se rentre en Ukraine. Vous avez attendu 4 ans et demi,
vous
êtes les soutiens de la
25e... – Enfin, il
y avait mon collègue Alexandre Sabatou qui était
allé aussi dans le
cadre député de l'Oise, qui était allé je crois il
y
a un an et demi ou deux ans, et qui s'était rendu, donc nous il n
'y
a aucun...
– Au bout de 3
ans.
–
Oui,
non
mais attendez, on est
rendu à
plusieurs reprises. Là il y a Laurent Jacobelli. Vous savez, faire du cinéma, c'est-à-dire faire de la communication comme tous les candidats du bloc central ont fait en allant en Ukraine, n'apporte rien forcément à la crise. La crise, elle va se régler avec ce qu'on appelle nos voeux depuis maintenant un certain nombre d'années, depuis le début de cette crise, depuis le premier jour où on a dénoncé l'invasion de l'Ukraine par la Russie. C'est une conférence internationale pour la paix. Il y a eu 2 millions de pertes civiles et militaires, donc il faut continuer à soutenir l'Ukraine, mais il faut surtout trouver
une... – Mais vous dites qu'il faut
arrêter d'aider l'Ukraine en même temps.
– Non, non, non. – Il faut reprendre
les éléments tels que nous les disons, et je sais que c
'est
quelque chose de très précis sur cette question de l'Ukraine. C'est-à
-dire
que nous avons dit que nous tiendrons des engagements qui ont été pris, qu'il fallait continuer à soutenir l'Ukraine d'un point de vue humanitaire, dans des armes défensives, dans les sanctions qui sont faites contre la Russie, mais des sanctions qui n'ont pas d'impact contre les intérêts de la France. – Où est la vérité, Tom Aménager,
entre votre vice-président ? – Mais à un moment qu'on ne pourrait pas envoyer
indéfiniment des milliards quand on n'arrive pas aujourd'hui à boucler notre budget, et que la France est au bord de la faillite.
–
Votre vice-président Louis Alliot dit qu'il faut couper le robinet des aides à l'Ukraine. Vous parlez des milliards, l'aide financière directe de la France à l'Ukraine, hors matériel, hors contribution à l'Union européenne, l'aide financière directe sur les quatre dernières années, c'est quoi ? –
C
'est
8 milliards.
–
C'est 800 millions,
aide financière directe. – Ah, au
total, moi je pensais que
vous parliez au
total.
–
Avec le matériel militaire,
c
'est 8 milliards sur 4 ans et demi. –
Alors attendez, vous oubliez
quelque
chose,
M. Levan ?
–
Est-ce que c'est avec ça qu
'on souvient les finances de la France ?
– 15 milliards de prêts non garantis, dans le cas du prêt de 90 milliards, la part de la France c'est 15 milliards. –
C'est un prêt. – 15 milliards
dont l'hypothétique remboursement de ces 15 milliards pour le budget de la France dépendra du bon vouloir de la Russie. Donc ce n
'est
pas uniquement ces 8 milliards dont ces 800 millions, c'est aussi 15 milliards. Donc à un moment, il y a quand même une question qui doit se poser, c'est de ne pas envoyer indéfiniment de l'argent sans apporter les réponses et sans chercher une issue pacifique. C'est tout ce que nous disons au Rassemblement national.
– Un mot, Thomas Ménager, vous dites que vous continuez à livrer des armes défensives à l'Ukraine et donc pas offensives, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, est-ce que vous continuez à livrer par exemple des canons César ?
– Oui, parce que c
'est
hybride et ça c'est considéré. –
Et les missiles à longue portée ? –
On a toujours fixé une règle précise sur cette question, c'est de se dire qu'il ne faut pas non plus que ça remette en cause notre capacité de réarmement si demain la France était menacée. Le sujet, il est là.
– On entend ce que
vous dites, mais les missiles à longue portée, ceux qui peuvent viser
le territoire russe ? – Moi je ne
suis pas un spécialiste de savoir dans quel cas ces missiles peuvent être utilisés de manière défensive ou offensive.
– C'est
vous qui dites
distinction
défensive. – Oui, je veux dire, je ne suis pas membre de la commission de la défense. Sur cette distinction, je ne pourrais pas vous apporter de réponse. Ce qui est certain, c'est qu'on veut aujourd'hui que l'Ukraine puisse se protéger et que la guerre s'arrête et qu'il faut donner les moyens bien sûr à l'Ukraine de se défendre, de se protéger, d'arriver toujours à la table des négociations la plus forte possible vis-à-vis de Vladimir Poutine, mais qu'à un moment, nous n'avons plus les moyens indéfiniment et qu'on peut s'interroger du niveau financier qu'on pourra donner à l'Ukraine dans les prochains mois.
– Thomas Ménager, député du Loiré, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. Vous restez avec nous bien sûr. Et on vous retrouve juste après l'info en une minute à 8h48. Maureen Suignard. –
Les
annonces sont attendues à partir de 17h et seront à suivre sur France Info. Plusieurs ministres vont détailler les aides que l'État veut poursuivre ou mettre en place pour aider les entreprises et les Français en général pour faire face à la hausse des prix des carburants élevés. Le gouvernement va aussi proposer aux parlementaires une règle d'or dans le budget 2027 pour redistribuer le possible surplus de TVA généré par la hausse des prix des carburants. Et pour empêcher de nouvelles flambées des prix, Emmanuel Macron a fait une proposition à Donald Trump que la France protège des sites énergétiques en Arabie Saoudite. Il veut aussi une trêve énergétique dans le conflit en Ukraine.
Les présidents français et américains se sont entretenus pendant 45 minutes à New York avant le début de l'Assemblée générale de l'ONU. Une attaque par balle en Turquie près d'Izmir. Devant un établissement scolaire, il y a des blessés, au moins cinq blessés selon les médias locaux. La police et des équipes médicales sont déployées sur place. L'auteur n'a pas encore été identifié. Alors que des produits hyper protéinés ont envahi les rayons des supermarchés ces dernières années, l'association Foodwatch alerte ce matin. Ils sont souvent ultra transformés et mauvais pour la santé.
Avec
Thomas Ménager, député porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. On n'en sait plus sur le projet de budget du gouvernement. Je vous cite quelques mesures. Baisse des subventions aux énergies renouvelables. Délai de carence avant que les étrangers touchent des allocations qui ne dépendent pas du travail, comme les aides au logement ou les allocations familiales. Ou encore tentative de diminuer, justement, on en parlait, la contribution de la France au budget de l'Union européenne. C'est quoi ?
C
'est carton plein pour le RN ? Tout ce que vous proposiez se retrouve dedans
?
On attendra de voir parce que certaines de ces mesures ont déjà parfois été envoyées comme des ballons d'essai et ne se sont pas réellement retrouvées, concrétisées lors du budget. Donc on va voir le budget
qui sera présenté. Est
-ce que vous voyez que le gouvernement vous tend la main ?
Nous, on a une ligne assez claire.
C
'est que nous, nous ne sommes pas la France insoumise. On n'est pas pour une censure automatique. Donc on attendra de voir le budget qui nous sera présenté. On cherche la stabilité, notamment parce que quelques mois après ce vote du budget, il y aura la possibilité, lors de l'élection présidentielle, d'une nouvelle majorité de faire un projet de loi de finances rectificative. Donc nous l'avons dit, on va chercher un équilibre, mais on n'est pas prêt à tout accepter au détriment des Français de leur pouvoir d'achat. Alors qu
'est-ce que vous n'acceptez pas ? Ces mesures-là
peuvent peut-être participer à une volonté de la part du gouvernement, mais il ne faudra pas cela si derrière ça ne suffira pas, si derrière, je vous dis, rien n'est fait sur les carburants, si les retraités sont sacrifiés et si la situation n'est pas prise en compte en matière de pouvoir d
'achat.
Vous dites qu
'il
y
a
des choses
qu
'on
ne pourra pas accepter. C'est quoi par exemple ? Sur les retraités, geler les pensions au-dessus de 2034 euros, pour être tout à fait précis, ça c'est une ligne rouge pour vous ? Surtout
que c'est pire que ça, c'est que ce qui est proposé, c'est geler, mais sous-indexer ceux à partir de 1260 euros. C'est-à-dire que le seuil de pauvreté est autour de 1300 euros en France, et on va considérer qu'on va pouvoir appauvrir des gens, déjà des gens, qui sont sous le seuil de pauvreté. Donc ça, non, sachant
que ces personnes-là subissent la hausse
de l'alimentation, de l'énergie et notamment des carburants dont
on ne vient pas. Pour
être tout à fait précis pour les gens qui nous écoutent, on en parle mais il faut toujours le rappeler, en dessous de 1260, donc les toutes petites pensions, ou les plus petites pensions, elles continueront à augmenter au même rythme que l'inflation. Entre 1260 et 2034, ce sera moins vite que l'inflation, et je l'ai au-dessus de 2034. Voilà, ça pour vous, si c'est dans le budget,
vous votez compte, vous censurez ?
Et
ça,
c
'est un impôt déguisé, c'est
-à
-dire que c'est reprendre de l'argent dans la poche des Français, puisque ces retraités qui ont travaillé toute leur vie,
et notamment des retraités
qui, je vous le dis,
sont au niveau du seuil de pauvreté. Mais est-ce que ça vaut la
censure
? On se posera la question de l'ensemble et de la globalité du budget, parce que si
derrière... Ah donc c'est pas
forcément une ligne rouge, parce que non, mais... 2034, Thomas Ménager, vous aviez mis en avant pour censurer Michel Barnier, malgré tous les gestes qu'il avait eus à votre écart, notamment sur le recul sur le déremboursement des médicaments ou sur la taxe sur l'électricité, vous l'aviez quand même censuré à la dernière minute sur ce sujet de la sous-indexation des retraites. Donc est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez nous dire, si on touche aux retraités, on censure ?
Ou vous ne le savez pas encore
? Parce qu'en fait, je sais que ça peut paraître étrange quand on écoute, mais il faut que les Français comprennent qu'un budget, c'est un global. C'est-à
-dire
que si, d'un autre côté, il y a cette sous-indexation, mais qu
'il
y a une baisse massive des prix des carburants, de l'électricité, du gaz, parce qu'il y a la baisse de la TVA, donc ça veut dire que ces retraités, certains sous-indexés, s'en sortent bien mieux, on se posera la question, c'est un équilibre. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, on ne s'oriente rien sur les carburants, rien sur le pouvoir d'achat, une sous-indexation des retraites, voire une désindexation pour certains retraités qui ne sont pas des retraités riches, c'est-à
-dire
au-delà de 2 000 euros, et que là, on s'oriente, si le gouvernement ne change pas sa copie, mais ce n
'est
pas encore la copie, donc on attendra de voir, c'est quelque chose sur lequel on pourrait, bien entendu, censurer.
Donc vous êtes ouvert et vous pourriez être la planche de salut du gouvernement ?
Ce n
'est
pas la planche de salut, c'est
qu'aujourd'hui, on est dans une situation
catastrophique où les taux d'intérêt sont à 4,5, que si le budget est un budget équilibré, il ne sera jamais le budget du Rassemblement national, nous n'avons à l'heure actuelle pas la majorité. Donc si les Français ne sont pas sacrifiés, qu'il y a vraiment des économies structurelles, qu'il n'y a pas au global de hausse de fiscalité, de hausse d'impôts et donc de détérioration de leur pouvoir d'achat,
on
refera un budget quelques mois après pour améliorer ce qui était mauvais dans ce budget, faire le budget du Rassemblement national, mais on ne cherche pas à faire en sorte que le pays
passe
dans une situation où les taux d'intérêt exploseraient.
Et
une
loi spéciale qui coûterait potentiellement
15 milliards d'euros et qui pourrait handicaper le nouvel exécutif. Vous voulez éviter ça si vous arrivez au pouvoir ?
C'est ça, il faut éviter dans tous les cas. Déjà parce que quand on arrivera au pouvoir, si les Français nous font confiance, on ne souhaite pas que la situation soit pire qu'elle est actuellement et surtout parce que dans l'intérêt de la France et des Français, une situation financière avec des taux d'intérêt qui explosent ne serait pas une bonne chose pour eux.
Il y a une autre mesure qui est proposée par Sébastien Lecornu dans ce projet de budget, un délai de carence pour le versement. Agathe en parlait de certaines allocations aux étrangers. Marine Le Pen parle d'une victoire idéologique. Vous savez combien ça pourrait rapporter
?
Alors ça, ça dépend du délai de carence. Nous, ce que l'on propose, c'est qu'il y a deux types de prestations, pour qu
'on
soit clair. Il y
a
des prestations contributives, celles que vous payez comme un système assurantiel, l'assurance chauvage, que vous soyez étranger ou français, vous y avez le droit directement. Celles qui sont non contributives, vous avez cité
les APF, le
RSA, celles qui ne nécessitent pas d'avoir cotisé un seul euro pour en bénéficier. Celles-ci, nous nous proposons de les réserver aux Français et à des étrangers qui ont déjà travaillé 5 ans d'équivalent temps plein sur le sol au SMIC. Vous le
chiffrez à combien ?
Ça, c'est un gain de 15 milliards si on réservait avec ces 5 ans, on les réservait aux Français ou ceux avec 5 ans. Là, le délai de carence, s'il est d'un mois, s'il est de 6 mois, s'il est de 2 ans, s'il est de 5 ans, c'est absolument pas la même économie pour le budget. Vous
dites avant tout symbolique ce que propose le
gouvernement
? Je ne
vais
pas taper le gouvernement, ça ne connaît pas aujourd'hui précisément la mesure. Ce qui est certain, et Marine Le Pen l
'a
dit, c'est qu'on nous a dit depuis des années que c'était honteux, que ce n'était pas possible, qu'on était inhumains de dire que, comme dans beaucoup de pays du monde, pour obtenir un certain nombre de prestations, il faut être soit français, soit avoir fait preuve de participation à la solidarité nationale, en participant à l'état de providence, en versant des cotisations, en versant de la fiscalité, avant d'avoir les mêmes droits, aujourd'hui on se rend compte que c'est possible, et ça c'est déjà une belle victoire pour le Rassemblement National.
Thomas Ménager, on a vu ces dernières semaines plusieurs divergences de fond au sein du Rassemblement National, notamment sur le voile, sur les retraites. Est-ce que vous êtes sûr que le ticket que vous présentez aux Français, le tandem Bardella-Le Pen, ne va pas exploser en plein vol ?
J'en suis certain, pour connaître les deux, pour connaître Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour les voir en privé, c'est-à
-dire
au-delà des propos balancés, déformés, d'échanges internes qu'il peut y avoir, des fois sur le fond, on est bas, on n'est pas en dictature au Rassemblement National, on apporte chacun nos arguments, et Marine Le Pen, Jordan Bardella, les écoutent, et après ils tranchent, et après on tranche
une ligne, et on le défend
tous.
Sauf qu'ils n'ont pas les mêmes,
manifestement. –
Si, aujourd'hui Marine Le Pen et Jordan Bardella défendent exactement le même programme, qui sera le programme qui va être dévoilé progressivement tout au long de cette campagne.
– Il sera bien Premier ministre Jordan Bardella ?
– Oui, aucun doute sur le fait
que Jordan
Bardella, on aura cette majorité qui permettra que Jordan Bardella soit Premier ministre, mais il faudra d'abord gagner les présidentielles, et après les Français nous fassent confiance en donnant cette majorité.
– Un mot des sénatoriales, dimanche, élection sénatoriale, vous espérez pour la première fois former un groupe au Sénat, donc 10 sénateurs, ce serait un pas important pour vous dans la course vers l'Elysée ?
–
Tout ce qui permet au final que les électeurs du Rassemblement National, les Français qui sont aujourd'hui derrière, ce qui est le premier parti selon tous les sondages, soient aussi représentés au Sénat, dans cette deuxième chambre, qui a un rôle aussi important et que leur parole puisse être portée, qu'on ait ce groupe, bien entendu ça peut être qu'une étape supplémentaire. – Est-ce
que ça ne souligne pas en creux votre manque d'implantation locale, puisqu'on le dit que ce serait une première ? Vous avez aussi un groupe à l'Assemblée Nationale de moins de 90 députés qui est important, mais qui est très loin de la majorité, évidemment. Est-ce que ce sera un handicap pour gouverner ? – On a le premier groupe à
l'Assemblée Nationale, on en a plus, on a avec nos alliés de l'UDR 120 députés, donc aujourd'hui on a une première étape qui a été l'arrivée à l'Assemblée Nationale il y a moins de 4 ans.
– Vous n'avez pas d'inquiétude sur votre
capacité à gouverner ?
–
Ah non, aucune inquiétude. Après, aujourd'hui, oui, on avait historiquement un retard sur le nombre de maires, mais on a fait des élections municipales qui ont été une réussite avec plus de maires, plus de conseillers municipaux, et petit à petit, puisqu'on le sait, c'est une élection qui est indirecte au Sénat, il faut aller dans les territoires, ce qu'on a fait, et on progresse chaque jour en travaillant aux côtés des Français. – Merci beaucoup
Thomas
Ménager, porte-parole des députés du Rassemblement National. Merci à vous de nous avoir suivis et merci Agathe,
je
vous dis à demain. –
À demain.
– Au revoir. – Sous-titrage ST' 501