[Dossier Falcone : portrait Arcadi Gaydamak]
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« Gedamac a commencé comme coursier dans un institut de recherche à Moscou. »
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Et parmi les nombreux noms cités dans cette affaire de vente d'armes, celui d'Arcadi Gedamac intrigue particulièrement les enquêteurs. Ce milliardaire d'origine russe, c'est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, mais aujourd'hui en Israël, il n'est pas pressé du tout d'affronter la justice française. Serge Faubert retrace l'itinéraire de cet homme qui a b bat bâti sa fortune sur les décombres de l'empire soviétique et dont les nombreuses relations en France lui ont ouvert beaucoup de portes.
Décembre 95, les deux pilotes français prisonniers des Serbes de Bosnie rentrent au pays. Jean-Charles Marquiani, ancien des services secret, proche de Charles Pasquis, est l'artisan de cette libération. Il s'est fait aider par un homme d'affaires d'origine russe, Arcadi Gedammaak.
Quelques mois plus tard, ils sont récompensés. Marcani devient préfet, et il décore ensuite Arcadi Gedamac de l'ordre national du mérite. Pourtant, depuis 2 ans, le ministère de l'intérieur détient un document beaucoup moins élogieux sur Gadamac.
Ce tx adressé à Paris en janvier 94 par le bureau d'Interpol Moscou, Arcadigamac est soupçonné de trafic illégal d'armes. Qui est donc cet homme qui interdit d'utiliser son image ? Ce milliardaire russe de 48 ans détenteur de quatre passeports français, angolais, israélien et canadiens.
Gedamac a commencé comme coursier dans un institut de recherche à Moscou. son patron de l'époque Vladimir Chernin se souvient de lui. Il était simple coursier mais je ne sais pas pourquoi euh tout le monde le prenait un peu avec des gants.
Il avait déjà je sais pas c'est c'est peut-être j'ai idéalise un peu mais il avait ce sentiment de supériorité une petite étincelle dans les yeux comme quoi je sais quelque chose que vous connaissez pas. Arcadigamac émigrent en Israël puis s'installe à Paris. Ici au 50 avenues des Champs-Élysées, il monte une société de traduction.
Vladimir Don a travaillé pour lui au milieu des années 80. Il en garde un mauvais souvenir. J'ai pas eu l'impression d'avoir quelqu'un qui m'est traité comme un être humain et que j'ai et que j'ai moi-même regardé véritablement comme un être humain.
C'est quelqu'un de qui est complètement blindé. il était prêt à faire assez ouvertement un certain nombre de ce queon peut alors après c'est des règles éthiques qui font dicté de savoir ce qu'on peut dire mais mais des choses qui étaient proches de la bassesse pour pour gagner un marché il avait aucune aucun scrupule et on se rendait compte qu'il quittait peu à peu la traduction qui était le son premier business et qui qui qu' qu'il avait qui s'en était servi pour se lancer dans dans le marché des affaires et entrer en contact avec tous les industriels de la place de Paris finalement parce que en étant traducteur on est un intermédiaire extraordinaire un intermédiaire extraordinaire qui veut maintenant brasser des millions. Début 90, la Russie brade son arsenal militaire.
Gedamac devient alors marchand d'armes. Il surprend même les vieux renards comme l'homme d'affaires André Gelfi, bien introduit en Russie, à qui il propose des hélicoptères moins chers que ce qu'en demandait le gouvernement russe. Il s'est rapproché de moi et c'est là qu'il m'a dit combien ils font les hélicoptères ?
J'ai dit le prix, je me rappelle plus. Il m'a dit "Moi, je te fais 1 million de dollars moins cher." J'ai dis "Bon ben, je vais passer avec toi." Mais c'est il fait comme tout le monde euh pour avoir ses ses conditions, il est obligé d'arroser les les firmes russes qui lui font ces conditions.
Mais c'est avec l'Angola que Guedamac fait son plus gros coup. Le pays est en pleine guerre civile. Le gouvernement angolais cherche des armes et s'adresse à un spécialiste, l'homme d'affaires Pierre Falcon.
Falcon se tourne à son tour vers Gedamac. Ensemble, les deux hommes vont équiper l'armée angolaise. Voici les deux contrats signés en 93 entre les Angolais et la société de Falcon.
Il porte sur des blindés légers de l'artillerie, des fusils. Le premier s'élève à 47 millions de dollars, le second à 463 millions de dollars. Grâce à Gedamac, une troisème livraison a lieu un an plus tard.
Des hélicoptères d'attaque russe comme le prouve cette lettre de Falcon adressée au ministre de la défense angolais. S'il vous plaît, monsieur le ministre, faites un certificat de non réexportation pour deux hélicoptères 2425 adressés à monsieur le ministre de la défense de la Fédération de Russie Pavel Grchf. Sur le champ de bataille, ces livraisons sont décisives.
Le président angolais de Santos repousse les guerrias. Le régime est sauvé. Mais ces ventes d'armes sont illégales.
Le contrat a été signé à Paris et pour exporter les armes vers l'Angola, Gedam et Falcon auraient dû avoir une autorisation du gouvernement français. Pierre Falcon, l'un des deux organisateurs du marché d'armes, est sous les verrou. L'autre, Arcadi Gedamac, court encore.
Actuellement en Israël, il ne peut être extradé. Malgré le mandat d'arrêt international lancé contre lui, la justice française n'est pas prête de l'entendre. M.