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AutreSud Radio (sur YouTube)· 31 août 2026 90 minMixte

Le duel Le Pen/Mélenchon - La France dans tous ses états du 31 août

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Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États. Pericoléas. Bonjour et bienvenue sur Sud Radio.

Mais quel bonheur, quel plaisir de vous retrouver après ces deux longs mois d'absence. Je ne sais pas comment on a pu faire sans la France aux États, mais la France dans tous ces États est bien là aujourd'hui. Autour de moi, la fine équipe avec une nouvelle venue, Anissa Arfaoui.

Ceux qui ne peuvent pas la voir, elle a le sourire de l'ange de la cathédrale [rires] de reince. Voilà. Anissa Anissa va elle va m'accompagner, elle va elle va me supporter, elle va me soutenir dans ces dans ces 8 mois 10 mois des 10 mois de d'information dans la France aux États.

Nous allons partager avec vous qui allez nous appeler plus que jamais justement ces émotions et ces humeurs, ces humeurs de la France. Et puis Julien Delma est là bien entendu pour réaliser cette excellente émission. Et à la place d'Emmanuel Galassou qui va nous rejoindre l'excellent l'excellent Jérémy qui va recevoir vos appels.

Je rappelle 0 08 126 300 300 la France dans c dans tous ces états. C'est reparti. Elvin est là avec l'équipe du web et nous allons passer ensemble de grands moments à Alissa.

Je vous sens un tout petit peu ému. Je le rassurez-vous. Voilà mais le track c'est ce qui fait comme disait Sarah Bermard à quelqu'un qui é géné le track.

Vous verrez, ça viendra avec le talent. La France dans tous ces États aujourd'hui et bien nous allons évidemment par les rentrées scolaires, nous allons recevoir une éminence de l'éducation nationale qui est Christophe Querero qui a été recteur de l'Académie de Paris, directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale qui a été inspecteur général de l'éducation nationale. Il l'avait écrit, on l'avait reçu l'an dernier.

L'école n'a pas dit son dernier mot. Et bien, on va voir justement où en est cette école. cette rentrée qui s'annonce quand même extrêmement douloureuse.

Il sera là à partir de des 13h. Mais avant avant on aura Étienne Blanc, sénateur les républicains de du Rône et Étienne Blanc va nous dire un peu sa consternation de voir cette droite qu'on qualifie la plus nulle du monde qui est en train de tout faire pour que ben pour nous imposer un deuxième tour Mélenchon Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen. On verra ça avec lui parce que c'est un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche.

C'est pour ça que nous aimons bien l' voir sur ce jeu de radio. Et puis et puis à 12h45 nouveauté de cette année, le grand des Berkov que l'on retrouve toujours le vendredi, génération Berkov depuis depuis tant d'années sur Sud Radio et bien il a accepté de venir pour nous et bien nous livrer son humeur, son état d'âme un coup de gueule, un coup de cœur tous les jours à 12h45 le grand André Berkov nous donnera son avis et et à partir de 12h50 vous pourrez donner vous-même votre impression réagir à ce qu'il a dit. Est-ce que vous êtes d'accord, pas d'accord avec André Berkov et sur le reste de l'actualité.

D'ailleurs, voilà le voilà le programme de ce nouveau la France dans tous les États édition 2026-2027 avec Anissa Arfaoui. Sud [musique] Radio, la France dans tous ces États, l'humeur de Périco. Et bien, j'ai vu la France dans tous ces états.

Les de mois de on me dit de vacances, un journaliste n'est jamais en vacances. C'est de moi j'en j'en ai profité pour arpenter ce pays, ce que je fais tous les ans. Mais là, je l'ai fait avec l'œil du journaliste de Sud Radio, justement animateur de la France dans tous ces États.

Et je suis allé à la rencontre de ces hommes, de ces femmes, de ces Françaises, de ces Français, de ces territoires qui ben souvent nous appellent pour dire leur désarrois. J'ai ai rencontré des gens dans la souffrance, dans la détresse, certains dans le désespoir, dans le médecement bien sûr, mais tous habités par une envie de s'en sortir, par un espoir que les que la situation s'améliore. Ce qu'il me disait essentiellement, c'était que cette campagne électorale les attristé parce que il ne voyait pas dans les candidatures actuelles des gens qui proposaient des nouveautés si ce nit de dire on va refire la même chose mais comme c'est moi qui le ferait, ça serait mieux.

Ou alors l'hypothèse évidemment du 2e tour Mélenchon euh Le Pen dont on va discuter avec le sénateur Etil Blanc tout à l'heure. J'ai vu des gens qui étaient malgré tout habité par la volonté de s'en sortir, par ce courage, cette abnégation sur les territoires des artisans, des agriculteurs, des enseignants, des Françaises, des Français, j'allais dire des gens de qui ont qui ont confronté une vie quotidienne tous les jours avec le pouvoir d'achat bien entendu, des gens qui étaient pas partis en vacances, des gens qui se battaient, qui ont subi les canicules, qui ont subi les chaleurs. Et pourtant, je sentais une forte une forte ferveur et une pulsion dans ce preup incroyable.

La France la France ne pourra jamais tel que je les ai vu malgré leur désespoir. Et j'ai envie de leur dire à ces gens-là, vous n'êtes pas seul. Si vous ne croyez plus dans le bulletin de vote que vous estimez que le fait de voter ne sert plus à grand-chose, vous avez encore la possibilité de vous exprimer. et un des médias qui vous attend pour raconter ce que vous avez à dire, pour vous exprimer, pour partager avec nous vos émissions, vos colères, vos joies, vos craintes, elle s'appelle Suud Radio et en particulier dans Sud Radio cet espace qui est la France dans tous ces États.

Alors, appelez-nous vous que j'ai rencontré, française, français, artisans, paysans, euh j'allais dire ceux qui qui avaient la la France au cœur et qui êtes inquiet de son avenir. Exprimez-vous, faites savoir ce que vous avez envie de dire. Partagez avec nous ses émotions, ses émois au 0826 300300.

C'est un numéro fétiche, on ne se lassera jamais de vous le pardonner, de le de vous le le partager. Anisarfa la prendre par cœur. Elle elle vous don aussi.

Ça y est, je le connais. 0826 300. On va passer 10 mois avec vous une boucle, voilà, une expérience année année présidentielle année électorale.

Il va se passer des choses, on va se dire [grognement] des choses et je pense qu'une partie de l'actualité pour ne pas dire de la vie politique de ce pays se passera ici sur Sud Radio. À tout de suite. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.

Périco Leggas. et merci de rester avec nous tout de suite le fait du jour avec un invité exceptionnel, le sénateur LR Étienne Blanc avec une thématique assez particulière puisqueaujourd'hui il va nous expliquer comment est-ce que la droite nulle nous impos un deuxème tour Jean Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. J'ai failli inverser les prénoms Périco.

Voilà c'est monsieur Étienne Blanc. Oui bonjour Pogas. Comment allez-vous ?

Écoutez très bien. L'été s'est bien passé sous cette canicule mais on s'en est protégé. Monsieur le sénateur, on on fait appine à vous parce que nous connaissons votre franc parler, hein.

Vous êtes un homme libre, vous dites ce que vous avez envie de dire de en assumant et en assumant vos propos. Euh lorsqu'on a préparé cette émission et que je vous ai contacté, on était effectivement, vous et moi, assez étonné de du spectacle que nous découvrions à la fois euh à la REF quand le MEDDF a reçu les candidats à la présidentielle et puis là récemment également euh à sens. Euh monsieur le sénateur, est-ce que la droite est en train de faire en sorte bon gré malgré que finalement n nous retrouvie avec un deuxième tour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?

Bien sûr, parce que je crois que la droite n'est plus à droite et elle a peur et elle n'avance plus un véritable projet de rupture. Il y en a qu'un qui avance ce projet et c'est David Lissard. Il a d'ailleurs eu ce weekend un très très beau succès à Cann.

Mais enfin ce spectacle du MEDF, c'était effrayant. Nous avions d'un côté ceux qui ont aplati la France et qui l'ont écrasé et qui l'ont mis en difficulté et de l'autre ceux qui avec toute certitude la mettront aussi en difficulté parce qu'ils n'ont pas les remèdes qu'il faut dans le monde contemporain. Ce débat a laissé une véritable impression de malaise.

Et puis on a eu ce weekend ce ce spectacle. Enfin, je veux dire comme vous prétendez à la présidence de la République, c'est pas très judicieux de se présenter euh en train de de préparer des frites. G la la la France est au bord du gouffre et on a vraiment le sentiment qu'un monde ancien se cramponne à des mandats qu'il dé les tiennent depuis des années et que malheureusement ils ne veulent pas lâcher alors qu'ils ne sont plus à la hauteur des enjeux. plus plus le retour de le retour sur scène de François Hollande face à Édouard Philippe à à sens au congrès de Jean-Michel Blanquer.

Tout ça donne une image. Vous sentez j'ai senti cet été les aspirations de des Françaises et des Français qui n disaient mais c'est ça qu'on nous propose pour 2027, c'est-à-dire des gens qui vont nous confirmer que ce qui a été fait était bien mais parce que c'est eux qui vont le faire, ça sera mieux. Ou alors évidemment Caribessa, Le Pen est est est mél.

Comment fait-il Étienne Blanc, vous qui connaissez les appareils politiques depuis si longtemps, que la droite, le centre droit, même la macronie avec les républicains face au danger de l'hypothèse du duel Le Pen Mélenchon qui ait pas eu à un moment donné avant en coulisse le moyen de se mettre d'accord pour trouver un candidat unique ? Parce que chaque écurie de course a ses petites structures qu'elles veulent maintenir. Et moi je vais partir parler des républicains.

Je connais bien. Et ils ont un siège à Paris. Dans ce siège, il y a des collaborateurs.

Ils ont une organisation euh qui permet de faire de la promotion, de contacter les adhérents, de faire de la communication. Ils ont un groupe, un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai été membre du groupe du Sénat qui fait un bon travail. sous l'autorité de Rotaillour, on a fait des choses qui avaient du sens.

Mais quand on approche de l'élection, l'objectif c'est de maintenir ces structures. On veut pas se fondre, on veut pas disparaître, on veut pas changer. Voilà.

Et le problème de la droite aujourd'hui, c'est que il est quasiment impossible de fusionner ces structures. Vous avez un très bel exemple. Le Parti Radical.

Parti radical, il a fait la 3e République jusqu'en 1940. C'est le parti dominant. Il s'écrase en 1940.

Ensuite, sous la 4e et sous la 5e République, il disparaît. Mais il existe toujours hein, il existe toujours, il a ses moyens de financement, il a ses élus locaux. Voilà.

Donc ces avantages acquis comme on dit en matière de droit social, ben il semble primé dans l'esprit des responsables politiques sur l'intérêt de la nation. Et ça devient très très désagréable et les Français le ressentent profondément. Et Étienne Blanc, vous qui avez de l'expérience, qui connaissez le le système politique français, vous pensez sincèrement ou sérieusement qu'à un moment donné, pour éviter le chaos euh que suppose un deuxième tour évidemment catastrophique, il y aura une synthèse entre le centre droit, la Macronie, les Républicains euh pour éviter que ce PIN soit confronté à la tragédie ou vous pensez que chacun continuera bien en tête à foncer pour à rouler pour sa gueule.

Passez-moi l'expression. Je pense qu'ils iront le plus loin possible pour pour essayer de l'emporter. Vous savez ce qui compte c'est pas tellement ces ententes d'appareil.

Moi je n'y crois pas. Vous les mettrez dans une pièce et puis il sortira une fumée blanche avec un un candidat unique. Si c'est pour maintenir le système et qui a qui a précipité la France dans la situation dramatique dans laquelle elle se trouve, ça ne marchera pas.

Il faut changer de de système. La France est est un, on le dit souvent avec humour ce dernier pays communiste après Cuba et cetera. C'est un système social étatiste qui ne peut plus fonctionner.

La France ne produit plus assez. La France ne travaille plus assez. La France est placée sous des contraintes qui n'arrêtent pas d'empêcher ceux qui ont des initiatives et qui veulent la développer.

C'est autour d'un projet de cette nature qu'on pourrait arriver à se rassembler. Ouais. Mais se rassembler sur un espèce de catalogue de mesurettes chacun y allant de la sienne.

Bon tout vois j'ai j'écoutais moi je vais augmenter les enseignants de 100 € puis l'autre qui dit bah non finalement moi ça sera 200 € et cetera. Tout cela ça a été essayé ça a été développé ça n'a pas marché. Donc je pense la première des choses, c'est au sein des partis politiques d'éveiller un courant nouveau qui est sur une véritable rupture de la politique classique qui a précipité la France dans le gouffre.

Et je crois que c'est ça. À partir de ce moment-là, on peut espérer que finalement les responsables politiques c'est ça ou le chaos. Voilà.

Mais il y en a un certain nombre qui joue le chaos. Est-ce que vous pensez que les rivalités historiques qui ont porté un préjudice terrible à la droite, c'était la haine Giscar contre Chirak. Ici là aujourd'hui, nous sommes confrontés à une rivalité entre monsieur Retaillot et monsieur Voquier.

Euh David Lisnard essayé de tirer ses les marrons du feu. Monsieur d'Armanin qui était ancien LR est allé du côté d'Édouard Philippe. On a de Vilpa, monsieur Vilpin, l'ancien prémistre de de Jacques Chirac qui fait surface.

Vous pensez qu'à un moment donné ces hommes sont capables de se réunir autour d'une table et de dire voilà c'est où on trouve une solution pour avoir une voie cohérente puisqu'on a à peu près une même vision de la France ou sans ça on va au chaos. Vous pensez pas que les les électeurs le tiendront euh extrêmement rigueur si cette union ne pas bien sûr bien sûr. Mais moi ce que je redoute c'est qu'on cherche un consensus mou un consensus d'appareil sur le maintien de politiques qui n'ont pas fonctionné.

Il faut une rupture avec le socialtatisme. S'il n'y a pas cette rupture et la France continuera. C'est enfin écoutez, il faut pas sortir de Sainir.

Et cette année, on va avoir un budget qui sera déficit de l'ordre 250 milliards, peut-être beaucoup plus on regarde l'évolution des taux d'intérêts. Cette année, nous nous allons avoir une dette qui va continuer à augmenter. Il y a pas d'autres solutions, il faut emprunter pour faire nos dépenses courantes.

Voilà. Donc si nous n'avons pas une vision claire de politiques nouvelles qui sont, je le redis, des politiques de rupture, moi je trouve que David Lissenard les porte très bien. C'est c'est mon avis.

Mais évidemment, on peut changer avec entre toutes les formations politiques. Ce que je crains c'est qu' se passe ce qui s'est passé avec l'UMP. Je sais pas si vous souvenez, c'est Jacques Chirac.

C'est c'est c'est Jacques Chirac qui avait décidé ça. Il avait failli être éliminé auprès toi. Il dit il faut absolument se rassembler pour être sûr d'être présent au second tour.

Mais on s'est rassemblé sur quoi ? On s'est rassemblé sur des politiques molles, sur des politiques insipides, sur des politiques qui n'avaient pas de sens. On a perdu le sens de la politique donc on a cherché ces consensus de personnes, ces protections de postes, c'est protection de situation acquise.

Donc moi, je ne le souhaite pas. J'entends bien ce que vous me dites. Il y a un risque.

Mais si pour lutter contre ce risque, il faut continuer sur des politiques qui depuis un demi siècle n'ont pas fait de la France une véritable puissance à la dimension de ce qui est en train de se passer dans le monde, ça n'a aucun sens. Étien Blanc. Je pense que et Étienne Blanc, un moment venu, le moment venu, on aura l'occasion d'en discuter d'ici là.

Si on a un deuxème tour Jean-Marie Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen, il faudra bien que cette droite se positionne et elle sera obligée de le faire dans des conditions douloureuses. Je suppose. On va pas donner de pronostic tout de suite mais vous imaginez la situation.

Ça sera évidemment déchirant. Bien sûr. Alors, ce qui peut se produire, c'est que soit élu un président de la République, une présidente de la République du rassemblement national et qu'ensuite elle n'est pas de majorité à l'Assemblée nationale et qu'à ce moment-là les partis de droite puissent avoir le choix et de participer à une politique nouvelle qui serait bien sûr placée sous l'auteuil qui parle de la République mais mais ça sera extrêmement compliqué.

Donc moi je ne le souhaite pas. Je souhaite que ma famille politique candidat au second tour. C'est le scénario que nous redoutons tous.

Étienne Blanc, nous voulions aussi avec vous évoquer également ce sujet qui a interpellé les Français et les consciences évidemment la classe politique lorsque le Conseil constitutionnel a censuré la loi qui prévoyait que les adolescents ne pouvaient pas accéder aux réseaux sociaux. Quelle a été votre réaction ? Je crois que vous étiez très en colère.

Non, j'étais pas très en colère parce que finalement à la réflexion, je me suis dit que ce texte inspiré par le président de la République constituait lui aussi une véritable rupture sur une liberté qui est une liberté absolument essentielle qui est la liberté de communication. Ce texte a été mal préparé. Il n'était ni fait ni à faire.

Bien sûr qu'il faut lutter Bien sûr qu'il faut lutter contre l'addiction des jeunes, des mineurs aux réseaux sociaux. C'est quelque chose qui est épouvantable, qui détruit le cerveau, on le sait mais l'interdiction, les pays qui ont essayé, ça n'a pas fonctionné. Donc la République là sur cette affaire là a voulu faire de la com, le conseil constitutionnel a protégé la liberté de communication.

Il a dit c'est excessif, c'est pas suffisamment encadré. Moi je pense qu'il faut remettre un texte sur le métier mais le travailler beaucoup plus sérieusement que celui-ci. Alors, on va rappeler les faits.

On va rappeler les faits. Effectivement, c'était l'une desarf. Oui, vous vous a préparé un petit focus pour pour faire le point sur cette disposition.

L'idée évidemment étant de se rappeler de quoi on parle précisément puisque c'était l'une des mesures phardes de cette rentrée, protéger les enfants des réseaux sociaux en les interdisant au moins de 15 ans. Rappelez-vous he l'été battait son plein les jittistes soufflaient. Certains se prélassaient en bord de plage, d'autres faisaient de leur mieux pour occuper les enfants.

Mais le gouvernement lui- n'a pas lâché sa copie. Et le 21 juillet dernier, le parlement adoptait définitivement une loi visant à protéger les mineurs des dangers des réseaux sociaux. Son article 1er est radical.

À partir du 1er septembre, l'accès aux réseaux sociaux doit être interdit à tous les moins de 15 ans. Sauf que pour faire respecter cette interdiction, et bien il fallait évidemment être capable de savoir qui avait moins de 15 ans. Et c'est là que les choses se compliquent.

Le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel censure entièrement cet article 1er. Le premier problème évoqué périco, la liberté d'expression et de communication des mineurs. Les sages reconnaissent qu'il est parfaitement légitime de vouloir protéger les enfants, mais interdire indistinctement tous les réseaux sociaux à tous les moins de 15 ans constitue une atteinte qui n'est ni adaptée, ni nécessaire et d'ailleurs ni proportionnée.

Le deuxième problème et je finirai là-dessus qui est celui de tous, de vous tous qui nous écoutez, de moi, de vous Per Étienne Blanc et que pour savoir si on a moins de 15 ans ou pas, ben il va falloir vérifier en partageant des données personnelles et cela pose un énorme problème. Étienne Blanc, vous parliez des pays où cela n'a pas marché. Effectivement, jusqu'ici c'était l'Australie et a priori a priori en Australie, on fait face à un échec.

Étienne Blanc, il faut pourtant prendre une mesure. Vous êtes d'accord ? Bien sûr qu'il faut prendre des mesures, il faut s'inspirer de ce qui s'est passé à l'étranger.

L'échec australien, il est très très révélateur. La reconnaissance faciale, hein. Vous prenez votre téléphone, vous mettez votre visage et ça peut-être une solution, mais on sait qu'à partir de ce moment-là et bien vos données, tout ce que l'on sait sur vous va circuler, c'est extrêmement dangereux.

Donc le conseil constitutionnel qui protège des libertés fondamentales n'a pas eu tort. Je pense que c'est le législateur en tout cas c'est le président de la République a eu tort de présenter un texte qui était une véritable censure. Vous savez dans le monde actuel liberté d'expression, la liberté de communication ce sont de véritables trésors.

Quand vous regardez la planète partout où ils sont mis en cause. L'Europe, la France ont la chance d'en bénéficier. Quand on travaille sur ces sujets-là, il faut travailler avec une main tremblante, hein.

Euh pas d'excès et et attention euh de ne pas tomber dans le dans le [grognement] euh une censure excessive. Le président de la République a demandé à Sébastien le Cornu de revoir ce copie. Vous pensez qu'on peut revoir une copie conforme à la Constitution qui permet quand même d'avoir quelque chose d'efficace ?

Je pense que c'est possible. c'est très complexe mais techniquement on a des moyens qui qui peuvent protéger les mineurs. En revanche allons à partir de la semaine prochaine rentrer dans une séquence extrêmement complexe qui est celle du budget et le premier ministre va se concentrer là-dessus plus que sur ce texte-là.

Je ne crois pas que rapidement on a une nouvelle législation sur cette question épineuse. Les portables sont déjà interdits à partir d'aujourd'hui dans les lycée pour les écoliers. Est-ce que vous pensez que c'est une mesure qui était nécessaire également ?

Ah oui, bien sûr que pendant le temps scolaire les jeunes se concentrent. Les colliers comme les lycéens se concentrent sur la transmission du savoir. À mon avis, c'est absolument essentiel.

Oui, c'est une très très bonne mesure. Là aussi, ça sera extrêmement difficile de la faire appliquer, hein. Comment les choses vont-elles se passer lorsque dans le coin d'une cours de récration, dans une salle qui n'est pas surveillée et le téléphone être utilisé, la question va se poser du filtrage à l'entrée de ces établissements.

Non, ce sont des sujets lourds et je le redis, des sujets qu'il faut manier avec beaucoup de prudence parce qu'il y a un risque d'atteinte excessive [raclement de gorge] à nos libertés. Merci. Merci Étienne Blanc d'avoir été avec nous sur Sud Radio.

Je n'hésiterai pas à vous rappeler parce que nous sommes toujours très très sensibles à votre franc parler, à votre franchise. À très bientôt sur Sud Radio. Vous restez avec nous.

Restez avec nous. Effectivement, appelé réagissez composer le 026 300 avec dans quelques instants un sujet annoncé en fanfare par le président de la République, un parc à plusieurs milliards d'euros mais qui jette l' froid dans le cœur des riverins. Midi 14h [musique] Sud Radio la France dans tous ces états.

Legas sud [musique] radio. [musique] Alors ce weekend s'est déroulé le festival de musique rock en scène à Saint-Cloup. Un rendez-vous musical peut-être mais qui s'est invité dans l'actualité politique également.

Ah, c'est le moins qu'on puisse dire, une polémique au festival Rock en scène samedi dernier, un festival particulièrement apprécié des amateurs de musique et qui afficha une programmation remarquable en cette année, il faut quand même le préciser. Mais au milieu de toutes les têtes d'affiches, un groupe a créé la polémique. Il s'agit des Lambrini Girls, un groupe de punk britannique qui a eu l'idée d'afficher fuck Marine Le Pen en grand sur l'écran de la scène.

Ce groupe est en l'occurrence connu pour ses positions politiques classées d'extrême gauche. Alors, on a entendu ici et là des voix s'élevées pour dénoncer l'acte de ce groupe dont l'idée est d'insulter une femme candidate à l'élection. Certains ont dit que c'était assez sexiste qui est un argument assez marrant lorsqu'on sait qu'il s'agit d'un groupe féministe.

Ceci étant dit, elles n'ont pas non plus particulièrement innové, si vous me le permettez, des insultes de ce type, des insultes envers des politiques. Et puis c'est vrai que Marine Le Pen en a été quand même grassement la cible. Je vais vous rappeler dans les années 80, certains d'entre vous peut-être les connaissent, les berérers noirs qui avaient fait naître un slogan sur scène "La jeunesse emmerde le Front National".

Le slogan était devenu un hymne des manifestations anti FN. D'autres connaissent peut-être le groupe NTM qui avait également une longue histoire d'opposition frontale au Front National avec des morceaux comme plus jamais ça blanc et noir parmi les morceaux dirigés contre le parti. Puis Diams pour ceux qui connaissent qui avaient sorti Marine.

Ce qu'on peut dire effectivement c'est que Marine Le Pen inspire fortement les artistes ce weekend. Bon ben voilà, ce groupe Lambrini Girls de funk punk rock britannique et féministe s'en est encore donné à cœur joie. Est-ce que il est décent de se permettre ce genre d'insulte ?

Je laisse les personnes qui nous écoutent en décidé. ce que ces crétins, je les appelle comme ça, sous-estime, c'est le contreffet que cela suppose et que cela et l'impact que cela constitue. Quand Indochine avait refusé d'aller d'aller se se mettre en spectacle à Perpignan parce que la ville était dirigée par un élu du Rassemblement national, hein, c'est Louis Alliot et là de mec fuck marine et ben on a envie de leur dire mes chéries, vous ne faites que rajouter un peu plus de voix.

L'indignation des gens est telle parce que c'est pas du combat politique, ce n'est pas quelque chose de raisonnable, c'est de l'insulte, c'est la victive dans un contexte qui est un contexte culturel, ça n'a rien à faire là. Et bien et Marine Le Pen vous dit merci, vous avez certainement apporté 15 ou 30000 ou 100000 voix de plus. En fait, ce que je veux dire, c'est que c'est pas nouveau.

Si vous voulez évidemment, c'est sûr que c'est c'est ralête hein. On va pas on va pas leur inventer, c'est nul mais c'est pas nouveau. Elles n'ont même pas surtout c'est surtout contreproductif.

Absolument. Et puis on va enchaîner quand même Périco puisque on va parler de François Fillon qui reparle enfin à la presse pour se plaindre de ce qui lui est arrivé. Il dit il dit interview au parisien bon qui a été repris parce qu'il il s'est exprimé sur YouTube hein.

Il dit cette affaire m'a coûté l'élection présidentielle. Il parle surtout des des costumes. Alors l'ex-candidat LR à la présidentielle 2017 malheureux bien sûr revient depuis longtemps.

Je me souviens, je l'avais invité au début de Sud Radio de mon arrivée à Sud Radio. Il pour l'instant je ne veux pas parler là. Il a déigné parlé.

Euh et on va surtout écouter ce qu'il disait le soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2017. L'extrémisme ne peut qu'apporter malheur et division à la France. Dès lors, il n'y a pas d'autre choix que de voter contre l'extrême droite.

Je voterai donc en faveur d'Emmanuel Macron. Alors aujourd'hui, il semble regretter cette phrase. Alors on comprend dans le contexte de l'époque en plus surtout vu l'humiliation qu'il venait de subir.

Il a fait 20 20,20 mais monsieur Macron était était de était devant lui. Il avait donc eu la sensation qu'il était obligé de se rallier, j'allais dire par sens de la raison face au danger le péniste. Et aujourd'hui, il nous explique et bien effectivement j'ai été victime d'une attaque, j'ai commis des erreurs.

Effectivement, j'ai été pourtant blanchi sur une partie des accusations qui ont été il ont été blanchi parce qu'il y a eu faute de preuve. Et là, ils disent évidemment je ne recommencerai pas ce genre d'erreur. Pour autant, pour autant pour ce qui est du vote d'Emmanuel Macron, vu l'état dans lequel il a laissé la France, vu le le déficit qu'il a creusé, il a l'air de dire que c'est le pire du président.

Et bien, je n'appellerai pas à vos dépô. Bon, l'affaire ne se présentera pas. Euh Fillon ne sera pas peut-être peut-être plus jamais candidat à président de la République et en tout cas Emmanuel Macron ne le sera pas en 2027.

Euh il y a une forme de malaise parce que on sent que l'homme règle ses comptes tout en connaissant qu'il a commis des erreurs énormes et qu'il regrette. Effectivement, il dit "J'aurais pu être président de la République, c'est peut-être vrai, il aurait peut-être pu être élu s'il y avait pas eu ses affaires et aujourd'hui on a le le dépit d'un homme qui est dans la bara." Je signale malgré tout et on le sait que François Fillon est souvent l'objet d'appel de haute personnalité de la République, je vais pas citer les noms, qu'il appelle parce que ça reste quand même un stratège quelqu'un qui s'y connaît, qui connaît beaucoup de gens, qui a une vision et on le consulte souvent pour savoir ce que faut faire, quelle décision il faut prendre et vers où il faut conduire le destin de la France.

Et ben moi tout de suite, je voulais enchaîner sur un parc, en tout cas une grande annonce, un grand chantier. Notre président, souvenez-vous, était fier et enthousiaste. Il y a très peu encore de présenter l'immense projet franco-saoudien, un projet à 6 milliards d'investissements et c'est 22000 emplois annoncés pour la création de trois parcs d'attraction dans le Valdoise dont un consacré à Dragon Ball.

Vous aurez reconnu le petit son que vous venez d'entendre sur le papier. Le projet a de quoi faire rêver. Mais sur le terrain, les Rivrins ont déjà la boule au ventre.

À court dimanche, certains habitants s'interrogent sur ce qu'ils vont y perdre et oui, on aime bien, enfin en tout cas tous ceux qui se souviennent apprécient cette musique. Donc à court dimanche, je vous disais, certains habitants s'interrogent sur ce qu'ils vont y perdre et l'adition s'annonce salée. D'abord, il y a ceux qui vivent sur le site.

Entre 300 et 400 personnes sont installées sur les anciens parkings de Marapolis. certains depuis des années et aujourd'hui et bien ces familles ne savent tout simplement pas où elles iront si le projet se réalise. La mairie elle-même, je le précise, reconnaît que leur situation n'a pas été évoquée dans l'annonce et réclame des solutions d'accueil durables.

Ensuite, il y en a d'autres et qu'on aime tout particulièrement les agriculteurs. Le méga projet pourrait s'étendre sur plus de 200 hectares et donc déborder largement de l'ancien parc sur les terres agricoles voisines. On compte parmi ces agriculteurs et ces terres des exploitations familiales transmises de génération en génération et qui pourraient voir jusqu'à la moitié de leur champ transformés en hôtel, en parking.

Et ceci étant dit, nous allons apporter une petite précision, c'est qu'à ce stade finalement ben on ne sait pas grand-chose. Il y a une annonce he qui a été faite donc en fanfare, je vous l'ai déjà dit, mais aucune date officielle de début des travaux n'a été annoncée. Aucune durée de chantier non plus.

Le projet n'est à ce jour qu'un simple accord signé le 24 août dernier. Néanmoins, les Rivrins ont quand même raison de manifester leurs craintes, de les partager. Comme ça, quand ça avancera et bien peut-être qu'on en prendra compte.

Anisa, je peux vous dire que ça sent l'Azad parce que je [raclement de gorge] alors vous savez, il y a d'autres sites en France qui sont menacés avec des mouvements de de river qui qui ont testé. Le plus étonnant, c'est que les le wahabisme, l'Arabie Saoudite, le wahabisme, c'est un islam un peu intégriste. On n'aime pas les représentations, on n'aime pas les fêtes.

Chez eux, ils en ont quelques-unes. Donc faites faites ce que je fais et faites pas ce que je dis. Voilà la la leçon qu'il faut tirer.

Je pense qu'il y aura une suite à cette à cet événement. Allez, et on va continuer avec vous maintenant. Vous avez une petite histoire à nous raconter, une histoire incroyable d'ailleurs.

Trois enfants, une histoire hallucinante. Trois enfants 1984 euh Ramon, Ricard et Elvira abandonn sur la gare Sanfranc de Barcelone. Un monsieur qui un ami de la famille s'appelle Denis.

Les dépôts sur le qu de la garde dit "J'arrive, je vais chercher des bonbons" et ensuite plus rien. Donc ces enfants évidemment ont été recueillis par un couple qui les a adopté. C'est une histoire très belle.

En plus, ils ont grandi ensemble et depuis 40 ans, ils sont à la recherche de l'identité de leurs parents et par des études biologiques, ils ont pu avoir des liens de parenté avec des gens qui sont en Catalogne. De là, ils sont montés. On a su que leurs parents étaient en France à Toulouse.

C'est pour ça qu'on est concerné l'enquête séparée en France. Et ces enfants recherchent tout simplement l'identité de leurs parents. Ils sont orphelins.

Ça a donné une série sur Disney Channel qui aujourd'hui est diffusé et on voit comment en 1984 en pleine Europe, garde de Barcelone, on abandonne trois enfants de 2 4 et 6 ans, ils sont adoptés et 40 ans après, ces enfants continuent toujours à chercher leur parent. Alors, on sait que les parents étaient des malfrains. Le papa Ramon était un spécialiste de la cambriole.

La maman a disparu aussi. Elle était complice de son mari. Aucune trace.

On est presque dans l'affaire ligonnaise, voyez. Et et là aujourd'hui ils sont là, on les voit, on a la photo d'eux dans dans le Parisien, ils ont ben vousz ils ont0, ils ont 42 44 ans. Ils sont toujours à la recherche de papa et maman.

C'est une affaire très émotion, très émouvante. On verra s'ils arrivent et très touchante retrouver le leurs parents touz. Vous entendez cette trompette ?

Alors, vous allez nous parler à mon avis, vous allez nous parler chasse voir renard éventuellement. Exactement, vous avez tout compris. Vous avez vu juste le 25 août dernier, la mairie de Verfeille en Haute Garonne publie un message, un message simple pour prévenir les habitants qu'une battue administrative au renard serait organisée quelques jours après sur des parcelles privées.

L'objectif simple et naïve finalement de cette mairie était d'éviter que les promeneurs et riverins se retrouvent sur la zone pendant l'opération. Sauf que le résultat Péico est explosif, les réseaux sociaux s'enflamment. Le maire reçoit des milliers de commentaires parmi eux.

On a pu lire des termes comme assassin, meurtrier. Et ceci a lancé un un un autre débat avec un maire finalement qui tentait de se défendre. Le la mairie n'avait, dit-elle, ni décidé ni autorisé la battue euh et essaie de se défendre contre toutes ces insulte en expliquant qu'il s'agit a priori d'un acte administratif et que l'idée est également la protection de ces mêmes rivers.

Alors, il faut réguler les populations cinégétiques. Les sangliers font des ravages, les renards, ceux qui ont des poules savent à quel point. Mais il faut quand même conjuguer respect de la nature et de l'environnement et nécessité de préserver également les élevages et les et et les campagnes que quand les quand ces animaux sont trop nombreux, ils finissent par commettre des dégâts.

Vous restez avec nous parce que nous allons avoir, c'est une nouveauté dans la France, tous ces États, nous allons avoir, vous allez reconnaître les mots, la parole d'André Berkov. Berkov dans tous ces états, tous les jours à 12h45 et là c'est le référendum des Islandais qui ont refusé d'entrer dans l'Union européenne qui a inspiré notre entrée préférée. Vous pouvez réagir, vous pouvez dire tout ce que vous pensez en appelant le 0826 300.

Restez avec nous. [musique] Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États Pericolas. Il est 12h44, vous êtes sur Sud Radio.

Vous allez nous appeler au 0826 300300 parce que nous avons besoin d'avoir votre avis, votre réaction. Et là maintenant, vous allez reconnaître une voix qui est chère à Sud Radio, c'est André Berkov qui est dans tous ses États et qui va nous parler du référendum islandais sur l'entrée dans l'Union européenne. [musique] Sud Radio Berkov dans tous ces États.

Bonjour, merci de vous retrouver en cette rentrée, en cette rentrée pour euh pour effectivement regardez, je suis non seulement dans tous mes états, mais regardez derrière, c'est moi, vous voyez là derrière, voyez, c'est ça. Voilà. Voilà ce qu'on est quand on est dans l'ordinateur, quand on est dans le c'est et oui, et oui, c'est devenu terrifiant.

Alors, on ne va pas parler, on va pas parler des chiffres du chômage, on ne va pas parler des gaspillages, on ne va pas parler de l'état. Tout ça, nous en parlerons tous les jours ensemble à 1245 tous les jours avec euh une radio que je suis heureux de retrouver à Xud Radio. Et on va parler de quoi alors aujourd'hui ?

On va parler de quelque chose qui est quand même très très [grognement] parlant vraiment et qui est arrivé et ben pas plus tard qu'avant-hier. Il s'agit de quoi ? Il s'agit de l'Europe.

Écoutez [musique] d'abord notre [musique] [musique] et oui le merveilleux hyne à la joie de Bethoven magnifique adapté sonorisé polarisé et déformé par la non moins merveilleuse oursoula vleyenne notre présidence à tout notre présidente celle qui dirige absolument tout le monde et nous sommes nombreux à lui souhaiter bonne santé bien sûr bonne santé tout va bien tout va bien dans le meilleur des mondes entre Schengen entre l'immigration dont parlait ce matin Jacques Cardose sur cette antenne entre tous les débats qu'on a actuellement et bien là-dedans qu'est-ce qu'il y a après avec Stéphanie de Muru avec Perigo les gaz et là qu'est-ce qui se passe et bien petit pays On pensait pas que ça pourlait un problème qui avait postulé pour rentrer dans notre merveilleuse Union européenne, l'Islande. Et bien patatrace de chez pat à trace, les Islandais ont dit non. Comment non ?

Vous ne pouvez vous ne voulez pas rentrer dans ce dans ce paradis dans ce paradis européen où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes où vraiment on aimerait savoir aussi où sont les milliers de milliards ? Où va-t-on ? parce qu'on parle beaucoup de où va l'argent des Français mais enfin on pourrait parler de façon beaucoup plus forte où va l'argent des Européens. magnifique les milliers de milliers de milliards entre le Bercossour hein qu'on négocie avec les Brésiliens et les Argentins entre effectivement l'Ukraine la guerre d'Ukraine entre ce qui se passe au Moyen-Orient entre russe-Américains avec l'OTAN tout ça et bien nous assistons merveilleusement mués à les aux tractations à ceci à cela et nous ne sommes pas là vous voyez ce qui se passe en Iran Aujourd'hui avec le DO, regardez ce qui se passe au Moyen-Orient entre Israël, le Liban, la Syrie et cetera.

Ce qui se passe en Russie, ce qui passe ce qui en Russie et en Ukraine, ce qui se passe dans les grandes manœuvres entre la Chine, Taiwan et Donald Trump. Et ne parlons pas du Canada, tout est en train de se reformer, tout est en train de se recomposer. Et où est l'Europe ?

Et ben l'Europe, elle se lave les mains comme fait Ursoua en chantant l'hymne à la joie. Oui ben on aimerait que l'hymne à la joie ne devienne pas l'hyne à la faillite. S'il vous plaît, au secours !

Au secours ! On entre en année présidentielle au secours. À demain.

C'était Berkov dans tous ses États. Il n'a pas la langue dans sa poche non plus. Anissa les Islandais et on fait un choix.

Pourtant, Dieu sait, si on nous dit que l'Europe c'est le paradis, c'est génial, c'est la solution, ça nous apporté le bonheur. Les Islandais, c'est un peuple responsable. Les pays nordiques sont des grandes démocraties.

Alors, parce que vous savez, au moment de du Brexit et puis de du traité constitutionnel, on avait dit "Oui, mais ce sont des populations peut-être les moins éduquées, les moins initiées, les moins formés. Ce sont des gens qui sont dans dans le mécontentement." Oui, mais enfin c'est aussi un pays qui s'en sort quand même économiquement bien mieux que nous, hein.

On faut pas non plus l'oublier. Pourquoi les Islandais ont refuser ce de participer, de recommencer les négociations d'adhésion ? parce qu'en fait ils veulent garder la souveraineté sur les éléments forts et importants de leur économie en l'occurrence la pêche parce qu'en fait en fait après on sait très bien que ça va être dérégulé qu'ils n'auront plus la main et que là pour le moment tout va très bien économiquement et ils ont si vous voulez le meilleur de l'Europe puisqu'ils font déjà partie des accords économiques de certains accords en fait ils ont le meilleur de l'Europe pourquoi voulez-vous qu'ils en aient plus alors justement nous avons Ludenvic qui nous appelle d'obenas bonjour Ludovic bonjour Bonjour, bonjour à tous.

Que vous inspire ce résultat du référendum des Islandais qui n'ont pas voulu rentrer dans l'Union européenne ? Et ben écoutez, pour moi c'est un échec cuisant de l'Union européenne, une grosse déconvenue hein parce qu'il y a eu pas mal de de d'ingérences européennes pour favoriser ce ce référendum. Et en fait le peuple islandais comme peuple souverain s'était s'est opposé à ça d'une courte majorité mais on peut constater de plus 80 % de participation ce qui est énorme et je pense en effet je rejoins madame juste avant deissoui pardon excusez-moi qu'il y a en fait la volonté de garder une souveraineté on peut comprendre aujourd'hui la pêche est un facteur mais ils ont aussi une grosse économie d'agriculture et le mercure leur a fait très très peur.

Donc je crois aujourd'hui qu'ils sont dans une situation où comme beaucoup de pays en fait s'ils veulent garder les rennes de leur pouvoir, c'est garder leur leur leur souveraineté. Vous vous souvenez ce qu'on n' pas dit des Français lorsque le traité constitutionnel de 2005 a été rejeté, hein, les unes des journaux qui traitaient de xénophobe, de racistes, les Français qui avaient voté non au TCE, le Brexit, les anglais sont fait traiter tous les noms. Euh à tel point que il a fallu reconfirmer ce vote avec l'élection de Premier ministre Johnson et les anglais ont confirmé en tout point qu'il voulait sortir de l'Union européenne, même si ça n'a pas apporté de solutions, qu'ils ont toujours des problèmes qui sont pas forcément liés à ça.

D'ailleurs aujourd'hui, vous estimez que les Islandais sont des gens lucides des conscients ? Je pense qu'ils ont pris conscience, il y a aussi un retour d'expérience de l'Union européenne et qu'ils ont pris conscience des difficultés et euh quand on voit des des madames vanerleriennes qui s'insurgent dans dans énormément de domaines qui même la concernent pas, j'ai pas trop compris pour donner un exemple, sa présence euh au MEDEF pour le débat des sept candidats présidentiels. Je ces choses-là en fait, je crois qu'on arrive dans une situation où les gens comprennent que l'Europe n'est pas si intéressante que ça.

On voit même la Pologne qui dernièrement au mois de juillet défendait qui défendamment l'Europe a décidé de repousser le l'entrée de de l'euro de l'orem de mon en fait je rebondis sur ce que vous venez d'expliquer c'est qu'effectivement l'Europe la présence de Van Derleyen c'est que par moment on a l'impression que finalement l'Europe prend littéralement la main sur la politique des États-ntions. Il n'y a plus de limite et c'est effectivement peut-être un peu cette forme de rejet, ce que l'Islande vient de rejeter, c'est gardons un peu de souveraineté. Évitons évidemment d'avoir peut-être Ursel Vlen qui viendrait décider des prochains quotas de pêche à vendre ou ou à ne pas vendre.

Et c'est effectivement un un problème capital que vous venez de soulever et que de très nombreuses personnes remarquent aujourd'hui. Une perte d'indépendance totale. C'est exactement le cas.

Je suis complètement d'accord avec vous. Aujourd'hui, la problématique de tout cela, c'est que malheureusement euh les États n'ont plus le pouvoir de décision quand vous dites "Il y a un problème d'agérence". Mais on a tout, toutes les la plupart de nos aujourd'hui, on a que quelques pouvoirs régaliens qui nous sont encore propres, nous qui sommes très bien intégrés dans l'Union européenne, mais aujourd'hui la plupart des décisions sont euh à chaque fois dirigées par le le le principe des grandes orientations, des politiques économiques, les GOP de l'Union européenne, hein.

Donc aujourd'hui, ce sont des obligations qu'on est obligé de redescendre systématiquement aux États qui entravent de l'agriculture à l'éducation et toutes les décisions. Si on garde pas notre pouvoir de décision, souvent je prends cet exemple là parce que moi personnellement, bon je pense que vous l'aurez compris, je suis pas un grand fan de l'Union européenne mais en fait je prends l'exemple de d'une maison individuelle et d'une et d'une et de le cadre d'un bâtiment d'un immeuble. Quand vous êtes diffuseur, c'est sûr que ça coûte moins cher et vous êtes plus fort pour investir, mais il y a des moyens des fois que vous avez pas forcément besoin.

La personne qui est chaussé a pas besoin d'un ascenseur contrario. La personne dernière à la différence de quand vous avez être propriétaire, vous prenez vos décisions et moi je suis euh on est dans la propriété, on a on aime bien être propriétaire et je crois qu'on a besoin aussi de prendre nos décisions et même la France devrait retrouver une form souveraineté nationale. C'est le problème de la copropriété effectivement avec l'Union européenne, il y a des peuples qui se sentent plus chez eux et qui se font imposés par des gens qui ne sont pas élus des décisions dont ils ne veulent pas.

Merci Ludovic pour votre témoignage. On se retrouve très bientôt et et à Auenas, je pense qu'il a je pense qu'à Benas, on est conscient qu'il faut préserver les j'allais dire les les j'allais dire les prérogatives qu'il y a dans ce département de l'Ardèche, ce beau département. Nous sommes avec Xavier qui nous appelle de Bordeaux.

Bonjour Xavier. Bonjour Pico, bonjour Sud Radio. Alors les Islandais, ils ont dit non, ils ont tapé du point sur la table, même si c'est pas une grosse majorité.

Vous pensez qu'ils ont fait un acte de courage ou qu'ils ont pris un risque ? Bah, je pense qu'ils ont exprimé de manière assez pondérée le le rejet par rapport à l'Union européenne parce que c'est un résultat quand même qui est mitigé. Il y a 52 % des Islandais qui ont refusé de poursu négociation, 48 % qui étaient pour réentamer les négociations.

Donc on voit quand même un clivage assez important au sein de la population islandaise et on voit que ce référendum, enfin ce cette décision, elle elle traduit aussi peut-être une volonté effectivement de souveraineté des des différents états partout sur la planète en Islande et aussi peut-être un manque d'attractivité de l'Union européenne. On a vu que à plusieurs reprises l'Union européenne a échoué tant sur le plan économique que militaire récemment. Donc ça donne pas forcément envie à tout le monde.

Après, il faut aussi comment dire faire preuve de nuance. C'est-à-dire que l'Union européenne, elle a ses défauts. C'est un compromis entre 27 États avec des intérêts divergents.

Donc oui, c'est difficile de faire du compromis et forcément, il y a des avantages et des inconvénients. Donc, je pense que cette décision nous rappelle que oui, l'Union européenne c'est pas la panassée. Les Islandais l'ont dit, mais attention, l'Union européenne c'est aussi une possibilité politique pour des États de se rassembler, de trouver une manière de travailler ensemble main dans la main.

Et ça a été fondé dans le but de à la base à l'origine, ça a été fondé dans le but de faciliter la paix au sein de du du de l'Union européenne. Je terminerai sur un point. Je pense que si l'Islande a refusé, c'est parce qu'elle aussi elle fait déjà partie de de l'espace économique européen, elle fait partie de l'espace Schengen et elle fait partie de l'OTAN.

Donc elle a déjà tous les avantages entre guillemets, elle a une bonne partie des avantages de l'intégration européenne. Elle voulait simplement pas que des gens puissent décider à leur place et on sait à quel point le rêve européen était basé sur la préférence communautaire. se protéger des concurrences internationales.

Aujourd'hui, les islandais ont bien vu que l'Europe ne protège pas l'économie des pays européens et que les concurrences des loyal peuvent venir évidemment s'installer, détruire des industries, détruire des emplois et affaiblir l'économie. Donc c'est vraiment un problème de souveraineté. Les peuples veulent rester souverains et maître de leur destin.

Merci Xavier pour votre pour votre témoignage. Vous restez avec nous parce que je vais recevoir une personnalité d'éducation nationale qui est Christophe Querero qui a été recteur de l'Améie [musique] de Paris, directeur de cabinet du ministre Jean-Michel Blanquer, inspecteur général éducation nationale. Je le recevais l'an dernier pour un livre qui l'école n'a pas dit son dernier mot.

Et bien là, l'école est en train de continuer à s'effondrer. Je vais voir à Christophe Guerrer si elle peut encore dire est-ce qu'il est encore temps qu'elle puisse dire un dernier mot. Vous restez avec nous.

Vous nous appellerez également au 0826 300300. Aujourd'hui, c'est la rentrée, enfin demain la rentrée aujourd'hui pour les profs et vous nous direz si vous êtes vous aussi très inquiet par la situation de l'éducation nationale. À tout de suite sur Sud Radio. [musique] Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États.

Périco Les gas, vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h3 et je reçois parce qu'aujourd'hui c'est la veille de la rentrée, c'est la rentrée des profs et évidemment tous les parents mais même tous les Français sont quand même soucieux de ce que de ce que devient l'école. Est-ce que l'école continue à s'effondrer ? Alors, je reçois en studio une sommité de l'éducation nationale, quelqu'un d'une autorité, si je puis dire moral et professionnelle qui Christophe Guerrero.

Christophe Querrero a été bien dans bien des fonctions recteur de l'Académie de Paris, directeur de cabinet de Jean-Michel Blanc ministre de l'éducation nationale. Il a même été inspecteur général de l'éducation nationale. C'est un homme qui connaît l'éducation nationale française, j'allais dire par cœur dans ses très fonds, dans ses subtilités, dans ses secrets, dans ses mystères.

Christophe Kou, bonjour. Merci d'être sur ce radio. Je vous recevais il y a 11 mois à peu près, je regardais la date, c'était au mois au mois d'octobre, vous veniez de publier un livre qui était "L'école n'a pas dit son dernier mot".

Je vous pose la question solennellement. L'école a-t-elle dit son dernier mot ? Où continue-t-elle à s'effondrer ?

Alors pour commencer, une petite note positive parce que la rentrée des classes, c'est toujours une émotion, une émotion populaire. sont les rires, les cris des enfants dans les cours de récréation, souvent encore sous le soleil. Euh et donc d'abord, je salue l'ensemble des cadres des professeurs qui rentrent aujourd'hui et puis demain les parents et les élèves.

Alors une fois qu'on a fait ce constat, euh c'est vrai qu'il faut rester lucide sur la situation, pas alarmiste mais lucide. Je pense que l'école, il faut pas la prendre comme la seule institution qui a des difficultés. Certes, c'est l'ensemble de la société essentielle parce qu'elle est euh la mère de toutes les autres politiques publiques.

Voilà. Et que nous attendons euh de l'école euh plus de souveraineté euh euh c'est aussi le fondement de la République. Tout à fait.

Donc elle est essentielle, c'est pas moi qui dirait le contraire, mais elle n'est jamais que le reflet de la société. Donc c'est une c'est une question qui nous touche tous. Et moi, je vois plutôt d'un bon œil en cette rentrée, en cette prérent que l'ensemble des forces politiques, publique, associatif commence à dire que c'est un sujet essentiel parce que c'est à cette condition seule que nous pourrons retrousser les manches et avoir le courage nécessaire pour affronter toute il était temps quand même.

Je vous signale que Michel Roard en 1991 disait déjà "Ne nous en sortirons que lorsque le Premier ministre sera sera le ministre de l'éducation nationale." C'est un enjeu national. Le recul quand même, le retard qui a été pris est immense aujourd'hui par rapport à cette à cette période.

Vous le savez, dans quelques jours, nous aurons les résultats les fameux résultats bizarres qui s'annoncent pas très bon par-il. Moi, je n'en sais rien. Je ne suis pas dans le secret de la de la direction de la perspective et de la prospective de l'éducation nationale.

Euh il n'y a pas de raison en effet qu'il y ait de très gros changements par rapport à ce que nous connaissons. Euh mais tout simplement parce que il faut revoir l'ensemble du modèle. On a multiplié les réformes au cours des années écoulées, des mesures, mais tout cela ne forme pas une vision collective de l'école.

En fait, la vraie question, c'est qu'attendons-nous collectivement de notre école ? Je pense qu'il faudrait déjà clarifier les choses là-dessus. Euh qu'attendent les parents, qu'attend la société et comment ensuite on met en musique les choses avec les professionnels de l'éducation nationale, les professeurs, les cadres, mais aussi le monde associatif, les collectivités.

Donc considér que c'est aux parents qu'il faut s'adresser pour savoir c'est pas c'est pas à l'État de savoir quels sont les programmes. C'est l'ensemble de la société qui doit définir ce qu'elle attend. Il y a beaucoup de confusion dans les esprits.

Euh souvent on reproche à l'école de ne pas faire si mais on dit parfois elle fait trop ça. Clarifions les choses. Qu'est-ce qu'on attend les uns des autres ?

Et dans une société extraordinairement complexe comme la nôtre je pense qu'il faut poser les choses raisonnablement posément. Euh ça ne veut pas dire qu'on arrête tout, mais ça veut dire simplement qu'on se met d'accord sur ce qu'on attend les uns des autres. Fait pas aujourd'hui.

Je ne vais pas vous faire l'inventaire des tragédies auxquelles nous sommes confrontés. Euh on parle de quasiment du préanalphabétisme pour certaines classes, des enfants qui ne savent pas écrire le français. L'autre jour, je rencontré un professeur de droit qui faisait passer son examen à quelqu'un qui allait devenir avocat et cette jeune fille de 24 ans ne savait pas qui était François.

Donc on est quand même dans une situation absolument. C'est une exception bien entendu. Voilà.

Et on sait que le niveau scolaire s'effondre. Comment expliquez-vous qu'en temps tant d'années alors et vous êtes de ceux qui avaient tiré les signaux d'alarme et Jean-Michel Blanquier n'est pas, j'allais dire le plus incompétent des ministres de l'éducation nationale, il y en a eu d'autres avant depuis le temps que la classe politique, que la société, que les parents, que les enseignants hurlent, on va dans le mur, on est en train de s'effondrer. Comment se fait-il qu'aucun gouvernement n'ait eu le courage de prendre les mesures nécessaires, efficaces et courageuses pour redresser la barre ? [raclement de gorge] Alors, vous le soulignez hein, on a un drame français notamment autour des 25 à 30 % d'élèves qui ne maîtrisent pas la langue française et donc qui auront un problème dans le raisonnement.

Euh c'est c'est la se concentrer sur la langue, la maîtrise de la langue est la priorité absolue. Mais encore une fois euh on a aussi demandé à l'école de l'extérieur de s'occuper de beaucoup d'autres choses. Et donc c'est pourquoi je pense qu'il faut redéfinir collectivement les priorités, c'est-à-dire qu'on ne peut pas tout faire.

Euh encore une fois, historiquement, la France, elle s'est d'abord occupée du lycée, vous le savez. Euh enfin historiquement sur surtout la 5e République a beaucoup privilégié le lycée, la 3e République, l'école primaire. Euh aujourd'hui euh ben il faut remettre des moyens considérables sur l'école primaire bien entendu, mais on ne peut pas dire qu'on ne l'a pas commencé hein depuis quels que soient les gouvernements.

D'ailleurs, on a baissé le nombre d'élèves par classe dans le premier degré, c'est un c'est un mieux. Ensuite, il ne faut pas nier euh qu'il y a eu un certain nombre de dérives parfois un peu trop teinté d'idéologie qui nous ont fait perdre la boussole en terme d'apprentissage notamment des savoirs fondamentaux. Mais je pense que cette errance est derrière nous et que maintenant l'enjeu c'est de former les professeurs, notamment les professeurs des écoles aux méthodes qui fonctionnent pour que tous nos enfants sachent lire, écrire et compter.

Alors, je voudrais qu'Anissa nous fasse un petit point justement sur l'état dans lequel est l'éducation nationale aujourd'hui. Anissaui. Ben en fait, je vais simplement rebondir sur le terme que vous venez d'utiliser en parlant d'érance et vous imaginez que cette errance est derrière nous.

Je vais juste me permettre de rappeler à toutes les personnes qui nous écoutent le nombre de ministres de l'éducation nationale que nous avons eu depuis le premier quinquena d'Emmanuel Macron. Je vais citer les noms également parce que peut-être qu'on certains ne se souviennent pas de tous. Jean-Michel Blanqu, Papenda, Gabriel Atal, Amélie Weda, Castera, Nicole Boubé, Anne Jeunet, Ellisabeth Borne, Édouard Gefy.

Ça fait beaucoup quand même de ministres et si on fait le calcul, ils font à peu près moins de 2 ans et encore on sait que c'est pas ça mais ça fait une moyenne de moins de 2 ans de de de gouvernance par ministre. En sachant que si on fait des petites observations un peu plus précises, on voit qu'il y avait même pour Nicole Belloubet qui a été ministre de l'éducation nationale du 8 février 2024 au 21 septembre 2024 225 jours dont 66 jours en tant que ministre démissionnaire. C'est pas comment on fait pour avancer ?

C'est une vraie question que l'on se pose. On sait que ce sont ces ministres qui ont le dernier mot sur l'organisation des programmes scolaires. C'est eux qui décide de l'évolution du contenu de nos chers élèves étudiants collégiens.

Est-ce que c'est pas ça finalement qui justifie la déchéance aujourd'hui ? Je [grognement] pense qu'on ne peut pas résumer la la les difficultés à à ce que vous énoncé. Je disais tout à l'heure l'école non mais je disais tout à l'heure l'école c'est le reflet de la société.

Il vous a pas échappé que nous avons une situation politique complexe depuis quelques années et donc l'école en a été d'une certaine façon victime avec les multiplications de gouvernement que vous énonciez. Mais il faut surtout se projeter dans l'avenir dans les mois qui viennent. Euh cette situation, elle va euh nous souhaitons tous être clarifiée et il faut œuvrer à ce que euh à l'issue des échéances majeures qui sont devant nous et bien précisément nous puissions nous donner un cap non pas sur 6 mois, non pas sur 1 an, non pas sur 5 ans, mais sur 10 voire 20 ans. et et se mettre d'accord.

C'est pourquoi un peu j'appelle toujours la Scandinavie au secours, c'est pourquoi dans certains pays on n'est pas capable de dépasser un certain nombre de clivages partisans pour se mettre d'accord sur des choses somme toutes assez élémentaires, c'est-à-dire apprendre à lire, apprendre à penser, c'est quelque chose qui est partagé, je crois, par l'ensemble des femmes et des hommes politiques de ce pays. Et les Français, ils n'attendent que cela. C'était d'ailleurs le mantra de de Jean-Michel Blanquaire.

Il y a eu beaucoup de succès quand il avait fait son fameux lire, écrire, compté, respecter autrui parce que c'est ce qui est attendu. Et donc il faut que enfin nous sommes une démocratie. Il faut donc que le peuple tape du point sur la table et dise voilà nous nous ne voulons plus de querelles de chapelle sur la question éducative.

Nous voulons nous projeter à 10 15 ou 20 ans parce que on parle de l'avenir de la nation. Jean-Michel Blanquire aujourd'hui se relance en politique. Est-ce que vous pensez qu'on aura quand même dans le personnel politique des gens qui seront avec compétences et courage taqu de On en parle dans on continue en parler dans quelques instants.

Voilà, je reçois Christophe Querero qui a été recteur de l'Académie de Paris, directeur du cabinet de Jean-Michel Blanquer, auteur de l'école n'a pas dit son dernier mot aux éditions Robert Lafon. Je pense que l'ouvrage est toujours d'actualité. pour continuer.

Voilà et puis on voilà on continue avec vous dans quelques instants à discerter sur l'avenir de cette école qui continue à s'effondrer et on aura le témoignage d'une professeur qui nous appellera de Normandie. À tout de suite sur Sud Radio. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États Pericol Legas.

Merci d'être avec nous, merci de nous écouter. Vous êtes sur Sud Radio. Appelez-nous, réagissez.

Euh dites tout ce que vous avez envie de dire et puis tout de suite en fait avec nous, il y a Sarah. Sarah OS qui est là pour dire ce qu'elle pense. Sarah, vous êtes professeur de français dans un collège dans la région du gare.

Oui, tout à fait. Je suis agrégé de lettre moderne et par choix j'enseigne en collège parce que pour moi le collège c'est vraiment le là où tout se joue. Alors monsieur Kerro a raison sur le fait qu'il faut reprendre le primaire.

Il a tout à fait raison. Mais euh beaucoup de choses ont été faites sous monsieur Blanquire notamment sur le primaire et sur le lycée mais pas du tout sur le collège. Et j'ai l'occasion d'en parler avec monsieur Blanquer qui en est convenu hein, c'est un homme de grande honnêteté intellectuelle.

Mais si vous voulez euh l'éducation, moi je vais vous dire sans embage, elle est en dessous du niveau de la mer. Monsieur Querero a dit que le niveau d'analphabétisation était jusqu'à 30 %. Non, il est à 70 %.

Moi je vous le dis les enfants et il y en a peut-être qui savent pas déchiffrer, mais dans ceux qui déchiffrent, ils ne comprennent plus sur quoi vous vous basez Sarah pour euh pour euh pour euh annoncer 70 % euh de problèmes d'alpha. Je vous donner un exemple, je vais vous donner un exemple très précis. Il y a un petit texte que je fais depuis 17 ans qui est un texte de 19e très facile.

C'est deux répliques de théâtre avec un petit résumé qui explique une situation de Kip Proco. Un domestique doit venir, il vient pas. Donc il y a un invité qui vient à sa place.

C'est trois lignes he et après il y a quatre répliques et ben depuis 4 ans les 3/4 de mes élèves ne comprennent pas ce texte alors qu'il y avait jamais eu de problème jusque là sur ce texte là. Donc je veux bien que ce soit pas des évaluations comme elle comme l'éducation aime les faire avec des petits points et des croix mais moi je le vois mais vraiment c'est gros comme une maison il ne comprennent pas ce qu'on on laisse réagir Christopheer à cette affirmation qui est qui est qui est qui est très vraie hein Sarah je je moi je je ne me fie bonjour madame je je ne me fie évidemment qu'à qu'aux publications de l'ADEP et j'ai la fait baisse de croire qu'elles sont pas complètement fausses puisqu'elles rejoignent malgré tout les évaluations internationales mais cela dit 25 à 30 d'élèves qui maîtrisent pas en 6e, c'est considérable. C'est considérable et c'est encore une fois une moyenne.

Il peut y avoir des endroits notamment dans les les les endroits très très difficiles, en grande difficulté sociale où ça va plus loin. Euh alors bon, il faut malgré tout poursuivre le travail à l'école. Il y a eu beaucoup d'efforts, vous le conseilliez madame, il faut aller plus loin sur la formation.

Je crois que notre grande faiblesse, c'est la formation des professeurs, la formation initiale et la formation continue. Moi, j'ai l'habitude de dire en tout cas ma génération c'était comme cela et je crains que ça n'a pas beaucoup évolué, qu'on nous met dans le grand bain sans savoir nager. Vous vou dire qu'on paye encore les faits UFM ou il était bah les faits manquent de formation.

Enfin la 3è République c'était donner les moyens de former ces institutrices et ses instituteurs dans ce qu'on appelait les école normal la 5e République ne s'est pas donné les moyens de former les professeurs alors qu'on lançait une massification considérable et une démocratisation du second de jusqu'à 1968 si mais c'est après c'est malgré tout je crois quand même que même sous le gaulisme on n' pas fait ce qu'il fallait sur la massification et d'ailleurs mais 68 d'une certaine façon, c'est la révélation de cela, hein. Euh donc, il est temps de réagir là-dessus. Les pays qui réussissent bien, il y a parfois jusqu'à 100 heures de formation continue obligatoire pour les professeurs.

Quand on cite Singapour, alors évidemment une autre société, il y a 100 heur de formation. C'est pas seulement la société qui est très dure avec ses enfants, c'est aussi une professionnalisation extrême des professeurs. Alors, ça ne veut pas dire que les professeurs ne connaissent pas bien leur discipline naturellement, mais euh c'est une base cela.

Ce n'est pas le métier et ce métier, il s'apprend. Sarah, la formation que vous avez eu vous ne correspond pas du tout à cette aujourd'hui. Ah, je suis pas pardon monsieur Querero, je suis pas du tout d'accord avec vous.

On a tendance à rejeter sur la formation. Bon, moi je suis peut-être un contreexemple parce que j'ai bac plus 12, j'ai un DEA, j'ai fait ma thèse aussi. Donc je dire je j'estime que je suis ultra formée et qu'on me déforme régulièrement.

Par exemple, on parle des problèmes de français mais je suis désolée, on est passé de 6h de français à 4h30 de français. C'est pas de la faute des enseignants ça. Et ça c'est pas il y a pas très longtemps, c'est 2016.

Quant à la formation des enseignants en primaire effectivement on leur a fait faire n'importe quoi depuis une dizaine d'années triformation des déchets. Moi, ils me le disent he les institutes, ils me disent "On n'a pas été formé", ça je suis d'accord. Mais les enseignants de collège et de lycée qui sont certifiés ou agrégés comme moi, il y en a beaucoup.

On est ultra formé et on est totalement désespéré. Monsieur Kirero, moi je suis au bout de me tirer une balle dans la tête et j'ai 60 ans. C'est pas mon problème, c'est pas ma formation, c'est euh vous avez raison sur la société mais le manque de moyens qu'on a pour aider les enfants, on a on a Madame Belcassem a enlevé toutes les heures supplémentaires et monsieur Blancaire ne les a jamais remis.

La suppression du latin et du grec n'a pas été remise et tout ça, monsieur Blanquire aurait pu le faire et et toutes ces chosesl ça finit par faire. Vous parliez des quartiers difficiles. Moi je suis pas dans un quartier difficile.

Je suis dans un petit collège de campagne où j'ai un peu de tout. Toutes les nationalités, beaucoup de petits français fils de cultivateur, ils ne savent plus lire, ils ne savent plus écrire et c'est pas un problème de de future. Christophe Carrero, vous avez été directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer.

Pourquoi n'avez-vous pas rétabli les heures supplémentaires ? Vous pensez ? Alors pourquoi nous n'avons pas retouché au collège ? tout simplement parce que il venait d'y avoir une réforme du collège et c'était tout de même très difficile de revenir complètement sur ce qui venait d'être bâti parce que malgré tout une réforme c'est très perturbant pour pour les personnels même s'il y avait des erreurs dans cette réforme on touche pas la réforme essay on a essayé de corriger les choses on a parié sur le premier degré je ne dis pas que nous avons tout fait bien ça c'est pas du tout ce que je dis peut-être aurait-il fallu mais à l'époque souvenez-vous he c'était déjà très difficile d'agir sur le premier degré.

Il y avait pas de consensus. Je pense qu'au cours des 10 dernières années, ce qu'on a acquis, c'est une sorte de consensus sur l'idée qu'il faut mettre le paquet sur les premières années. Et je pense que ça c'est essentiel.

Donc le primaire, le premier degré et ensuite bien entendu, si vous avez une hausse du niveau de l'ensemble d'une classe d'âge à la fin du primaire, ça aura des conséquences très bénéfiques sur le le collège. Ça veut pas dire qu'il faut rien faire au collège. C'est bien là que l'analphabétisme commence au primaire.

Si on rate apprentissage de la langue, c'est perdu. vais aller plus loin encore. Mon regret, c'est de ne pas être plus loin dans les 1000 premiers jours.

La différence essentielle, la la l'inégalité première sur le langage, c'est le nombre de mots acquis pour l'enfant. pour l'enfant et il peut y avoir une différence de 1 à 6 selon les classes sociales. Donc il faut que là aussi alors il y a eu des expérimentations intéressantes, il faut que tous les enfants aient le niveau de vocabulaire, le nombre de mots requis pour entrer dans la lecture, sinon ils ne le peuvent pas.

Donc vous voyez, il faut qu'on qu'on travaille vraiment le plus en amont possible. C'est des choses très simples he comme je dis là. Interdiction du portable dans les lycées, c'est une mesure que vous approuvez, je suppose.

Alors oui, enfin bien entendu, je je veux dire, on est tous là aussi collectivement, il faut qu'on s'interroge avec nos portables, je veux dire, les adultes ne sont pas toujours exemplaires sur ce sujet. Donc, c'est normal qu'à l'école, on apprenne pas à supprimer l'usage du téléphone portable ou des réseaux sociaux ou des écrans mais leur bon usage. Ça ça fait partie de l'éducation et ça doit être partagé entre les familles et l'école. et on sort un peu du sujet.

Euh les réseaux sociaux au moins de 15 ans retchés par le Conseil constitutionnel, c'était quand même une mesure qu'il faut envisager à un moment donné là-dessus. Je c moi vous savez je suis très modeste. J'ai comme madame bientôt 60 ans.

Je suis humble et je me fie à ce que nous dit l'état de la science aujourd'hui. Et vous avez sans doute lu le rapport sur les écrans à la recherche du temps perdu avec Marie-Caroline Missir, Grégoire Borst. Bon, ils nous disent que il faut pas tout supprimer, il faut un usage intelligent.

On va pas se déconnecter complètement ni de l'intelligence artificielle ni des réseaux sociaux. On va l'utiliser raisonnablement et on va aider bien sûr Ah mais considérable mais la première chose c'est à mon avis c'est pas de pas de pas de d'écran de toute façon au primaire pas de téléphone avant 15 ans des choses comme ça mais il faut se mettre d'accord là aussi collectivement et si je veux dire si l'école le fait mais que les parents ne le font pas ça ne va pas non plus fonctionner. Or, on le sait, on a tous des amis qui nous disent "C'est difficile he de sevrer les enfants en matière d'écran et et derrière il y a la question du sommeil qui est tout à fait essentiel." Enfin, c'est toutes ces questionsl faut poser en fait.

Tout à fait. Sarah, vous êtes évidemment vous approuvez l'interdiction du portable dans les lycées, je suppose. Je vais vous surprendre mais non.

D'ailleurs, l'intervention de monsieur Querero comme toujours que j'estime beaucoup est très modérée. Il a raison. Et le problème c'est l'éducation euh nous on travaille sur deux fronts.

Nous on instruit et les enfants doivent et les parents doivent éduquer. Quand les parents n'éduquent plus, c'est là qu'on a un problème. Vous rentrez à la maison, le portable il est enfermé.

Déjà les problèmes de harcèlement, ça vient de ceux qui font le soir dans leur lit, les parents sont pas au courant. Moi, j'autorise mes élèves à utiliser le téléphone, par exemple, pour prendre des photos d'un livre, pour être sûr qu'ils achètent le bon livre et cetera pour prendre des photos de la leçon quand ils sont en difficulté. Je trouve que il faut pas tuer prendre le marteau pour tuer une mouche.

Il faut un usage raisonné, intelligent au lieu d'interdire, ça servira à rien. Et les parents, comme disait monsieur Quero, les parents sont demandeurs aussi parce qu'ils veulent suivre leur enfant. Donc ça ça marchera pas ça.

Moi, je crois que il faut euh ne pas tout mélanger. L'école est là pour instruire avec un contenu et l'éducation c'est les parents et on a tout mélangé. Alors, nous demanderons au prochain ou à la prochaine présidente de la République de redonner le nom de ministère de l'instruction publique et non pas de l'éducation nationale qui fut inspiré par Mussolini.

C'est lui qui avait qui avait mis éducation nationale et de Anatole de Bier avait dit "Mais c'est une très bonne idée éducation nationale 1932. 1932. Voilà.

Merci Sarah pour votre témoignage et et bonne rentrée quand même pour vous et vos élèves ou bonne rentrée. Voilà. [grognement] Euh vous restez au revoir vous restez avec nous.

Vous restez avec nous. Nous sommes avec Christophe Querero à Nissa, bien sûr, si vous êtes parents, vous êtes grands-parents, vous êtes professeur et vous avez envie de réagir au propos de Christophe Querrero, nous parlons d'école, nous parlons de chute du système éducatif, l'école sombreelle ? Vous avez votre mot à dire, dites-le 0826 300.

À tout de suite. [musique] Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États. Pericolégas, [musique] vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h30.

Je reçois Christophe Guerrer avec Anissa Arfaoui et vous nous appelez parce que vous avez vous aussi vous êtes soit enseignant soit parents d'élèv. Vous avez forcément une idée de cette rentrée 2026 le ministre de l'éducation nationale a annoncé ce matin. Je n'ai pas fait de réforme cette année parce que je consolide les réformes précédentes.

Jean-Christophe KO va nous en dire un mot. Et là nous avons Brigitte qui nous appelle de l'avort. Bonjour Brigitte.

Bonjour messieurs, merci de me recevoir. Alors écoutez, moi je suis une grand-mère et une mère qui vous appelle. Voilà donc voyez, j'ai de l'expérience en vous avez la double casquette.

Tout à fait et je c'est vrai que je vois l'école s'effondrer depuis pas mal d'années. Quand on quand on parle à notre niveau à de notre à notre âge et le leur c'est une catastrophe. Bref, ceci dit, je voulais interpeller monsieur Guerrero pour savoir s'il connaissait le rôle des AESH.

Bien sûr. AH. Alors qu'est-ce qu' alors ?

D'abord, dit que ce sont les AVS Christophe Kerro. Alors, ce sont les les aides qu'on a mis en place pour les enfants en situation de handicap. Ce sont des ce sont des des des femmes, des hommes euh euh plus ou moins jeunes euh qui sont placés auprès d'enfants en situation de handicap dans le milieu scolaire pour réaliser euh ce qu'on appelle l'école inclusive hein qui est un résultat de la loi de 2005 voté sous Jacques Chirac.

Alors Brigitte, ça vous inspire quoi ? Votre présentation est très belle mais dans la réalité monsieur, ce sont des gens qui sont absolument invisibles, qui ont beaucoup de soucis à à gérer les enfants parce qu'il y a des parfois parmi eux des gros handicapés. Ils doivent refaire avec eux les cours parce que pour qu'ils soient comment intéress que l'enfant soit bien suivi, il faut qu'il ait compris.

Donc il faut qu'elle reprenne très souvent avec eux tout ce que le professeur a dit. L'enfant est parfois très agressif ou inattentif à tout une problématique d'un enfant handicapé. Savez-vous que le salaire ont ces personnes ?

Oui. [grognement] Oui, je c'est c'est le le SMIG et le problème c'est qu'ils ne sont pas à 100 %. Voilà.

Alors, un SMig à moins de 100 % c'était combien d'après vous ? Mais c'est trop peu bien sûr pour vivre. Oui.

Alors, elles ont en fait un travail lourd, psychologiquement fatiguant et elles sont complètement mal connues et en plus c'est des c'est des éléments dans les établissements qu'on envoie des fois à droite à gauche. Bon, c'est vrai, parfois elles sont très souvent de leur de leur domicile mais parfois en cours d'année, on les envoie à 30 km peu importe si son si ça arrange ou pas, elles sont si vous voulez corvébles à tous les niveaux. Alors quand même, moi je veux bien mais elles font quand même leur utilité.

Ah mais bien entendu madame, c'est même essentiel. Vous vous posez, je vous remercie de cette question parce qu'elle est est tout à fait essentielle. Euh vous savez, nous sommes un pays euh un pays de la hiérarchie euh et à l'éducation nationale, voyez, tout en haut, vous avez le Collège de France, les grands professeurs d'université, puis tout en bas, vous avez les professeurs des écoles.

Et puis à l'intérieur même des systèmes, vous avez ce qu'on appelle les professeurs, lesion intellectuelles et puis de l'autre les l'administration avec un grand et puis des auxiliaires, des assistants d'éducation, des assistants à SH et et vous avez raison, ils sont trop invisibles et c'est une c'est une des raisons des difficultés françaises à mon avis. C'est-à-dire que en France, on ne regarde pas les personnes de la même façon selon leur diplôme, selon leur statut. C'est un un sujet énorme dans la société française.

Euh vous êtes conseiller d'État, vous êtes inspecteur des finances, quel que soit votre parcours professionnel, vous aurez un parcours professionnel d'excellence. Vous êtes manœuvre, vous êtes chauffeur livreur, vous êtes assistant. et bien vous avez peu de perspective.

Euh cette espèce d'aristocratie d'ancien régime, elle est indigne d'une République moderne comme la nôtre. Et donc nous devons bien entendu modifier le regard parce que c'est précisément parce que nous sommes trop dans des silos dans des petite case dans une logique cartésienne, c'est-à-dire le professeur d'un côté qui fait son cours, de l'autre l'assistant d'éducation qui s'occupe de vie scolaire, l'assistant en charge du de l'élève en situation de handicap qui va s'occuper de sa propre tâche. C'est toutes ces barrières là qui nous empêchent d'avancer collectivement sur ce qu'est l'éducation.

Parce que l'éducation précisément, c'est quelque chose comme le dit Anna Arent qui doit concerner tous les adultes. Nous sommes tous responsable de l'éducation des enfants avec évidemment des spécificités, mais si nous ne parvenons pas à l'intérieur de la société à nous regarder dignement et à considérer que l'un et l'autre vont apprendre quelque chose, je prends aussi par exemple les ASèmes, c'estàdire les les assistantes maternelles. vous avez utilisé elle, j'ai entendu madame parce que majoritairement ce profession féminine, mais les assistantes en maternel là c'est pratiquement 100 % de femmes.

Elles elles ont un rôle immense dans l'éducation, immense dans l'éducation, dans la dans la le le le fait de construire la société avec les petits-enfants. Et on ne leur donne pas, on ne les rend pas là encore suffisamment visibles. On ne leur dit pas mais vous êtes aussi en charge du vocabulaire des enfants.

Quand vous allez échanger avec eux, vous allez vous allez participer à l'éducation cognitive de l'enfant. Et et à l'inverse, un professeur des écoles, il n'est pas seulement dans des tâches uniquement académiques. Donc vous voyez, c'est tout ce carcan social euh issu de la société cartésienne pour faire court qu'il nous faut euh dépasser considérablement. et et les sociétés qui réussissent aujourd'hui, c'est celles qui font justement les ponts, qui abattent les cloisons et les murs entre tous ces métiers pour se retrouver autour de l'essentiel, c'est-à-dire des enfants qui euh bien entendu maîtrisent les fondamentaux, bien entendu maîtrisent le langage, mais savent vivre aussi en société en se respectant.

Euh moi je je prends toujours l'exemple, excuse-moi, je suis un peu bavard. Non non non, au contraire [raclement de gorge] très important. Je c'est vraiment quelque chose qui me tient qui me tient à cœur.

On le voit bien. Euh regardez, on dit souvent la ville de Paris c'est une ville très sale, les villes françaises sont sales et cetera. Mais ça c'est pas parce qu'il y a pas assez de gens qui balayent, c'est parce que nous ne sommes pas collectivement assez responsables des déchets.

Au Japon, chacun prend un déchet, un papier quand il le voit par terre. Ça, voyez, on doit l'entrer euh dans l'attitude éducative très tôt. C'est très tôt que ça doit être une responsabilité.

Alors, bien entendu, les parents, c'est du civisme très forme de civisme. Vous êtes d'accord ? Bien entendu, il y avait de l'instruction civique civisme, c'est de l'éducation.

C'est de l'éducation. Dis bonjour à la dame, ramasse le papier, tiens la porte. Et bien à la fin d'une à la fin d'un cours, la classe est impeccable, aussi impeccable que quand on y est entré.

Et tout ça, ce sont des règles. Si on les fait rentrer très tôt dans la dans la vie des enfants, ça devient facile. Évident.

À Paris, on avait mis en place une expérimentation qui s'appelait CAP maternel. On voyait les petits, on avait mis les les les dames de service à la cantine en situation d'être des éducatrices et non plus des dames de service. C'est-à-dire que on leur disait "Ben oui, vous n'allez pas servir les enfants.

On est des seuls pays où on sert les gosses. Il faut qu'ils apprennent à se servir." Et le geste de servir, c'est un geste fin qui est digne du geste d'écriture scripteur.

Il faut le il y a la précision. Et bien vous savez qu'on avait diminué par deux le bruit dans les réfectoires avec cette seule mesure qui est une mesure simple, ça ne coûte rien. Et ça c'est une est-ce que nous avons cette volonté collective de travailler ensemble ?

Voyez là, je vous donne des choses concrètes, c'est pas abstrait, c'est simple, c'est facile. On se décide oui ou non. Mais ça veut dire que chacun on se dit, on se met aussi à la place de l'autre, de son travail.

On on respecte le travail. Tous les travaux autour de l'enfant dans l'école sont essentiels. Mais même avec les on a on a un nombre de personnels absolument incroyable euh dans dans les lycées, dans les collèges, on a des des gens qui s'occupent des espaces verts.

On a l'occasion de faire découvrir aux enfants d'une autre façon de la nature. Enfin, il y a plein de choses très simples à mettre en place. Il faudrait libérer les énergies et se dire bah voilà, qu'est-ce qu'on veut collectivement pour nos enfants ?

S'il y a un ministre compétent à la tête du ministère, c'est sûr que ça simplifie beaucoup les choses. Merci Brigitte pour votre témoignage. Nous avons Marc qui nous appelle de Bordeaux.

Bonjour Marc. Oui, bonjour. Alors vous vous êtes un grand vous êtes un grand-père heureux ou pas très heureux vous de ce que vous avez ce qu' av vos petits enfants ?

Non pas pas très heureux. Bon, j'écoute votre émission et monsieur Quero, mais bon euh bon, j'ai plus de 60 ans, moi, même s'il a 60 ans depuis plusieurs années. Donc il est au fonctionnaire de l'éducation nationale, ancien recteur de bon d'académie euh et je pense qu'il fait de bons constats à aujourd'hui euh sur votre antenne.

Par contre, je trouve ça bizarre qu'ils n'appliquent pas ce qu'ils disent. Pourquoi l'éducation depuis 30 ans rencontre autant de difficultés ? Rappelez-vous monsieur François Mitteran ou son ministre euh le ministère de l'éducation euh c'était un mammouth et aujourd'hui CL avait dit ça.

Voilà, c'était c'était ce c'était ce Josepin. C'était pas voilà. par pardon euh non mais Jéran aussi, il y a eu les mêmes problématiques qui sont posées.

Voilà, aujourd'hui on on recule on recule malgré euh et je j'écoute cette émission, je le connaissais pas fonctionnaire, mais pourquoi l'État français euh dans le ministère de l'éducation nationale, on a les solutions on applique pas. C'est quoi le problème ? Le syndicalisme, c'est quoi le problème ?

S'il a des bonnes idées, pourquoi ne les appique pas ? Faut-il écrire un livre ? Très bien.

Mais pourquoi ce ne ces mesures connues ne sont pas appliquées ? Christophe n'est plus en responsabilité mais il l'a été. Euh et ce qu'il nous a expliqué tout à l'heure, c'est qu'effectivement, il y avait une résolution collective à avoir, mais quand même Christophe Croot au niveau du gouvernement, le chef du gouvernement, le président de la République conscient de tout ce que vous avez évoqué parce qu'ils le savent aussi, ils ne découvraent pas aujourd'hui.

Et et que fait pourquoi est-ce que est-ce que vraiment le mammouth, c'est-à-dire le poids du syndicalisme et de l'administration au ministère fait que lorsque l'on veut réformer en profondeur et dans le bon sens, on se heurte à un mur, on se heurte à un obstacle. Encore une fois, moi je je suis j'entends très bien ce que vous dites, monsieur. Je suis vraiment humble.

On essae quand on est aux affaires de faire au mieux. On a essayé de faire quand moi je suis responsable de du petit bilan qui est le mien, j'ai essayé de faire, je suis convaincu d'une chose, c'est que l'on peut agir. On peut agir, on peut avoir des résultats.

Ensuite, il faut du temps long. Il il faut pas qu'on [rires] depuis le temps que le problème est posé. Je vais aller dire depuis 40 ou 50 ans, je parle même pas 68.

Ça fait 40 ans qu'on a la base. Pourquoi Roard dit en 91 on ne s'en sortira que si le l'éducation nationale devient est aux mains du premier ministre que c'est un enjeu national. Pourquoi-il dit ça ?

Ça fait ça fait seulement 10 ou 15 ans que il y a et qu'on converge vers un constat plus consensuel. Il y avait euh enfin l'éducation, elle été prisonnière vraiment de de guerre idéologique euh longtemps euh notamment les querelles de lecture. Enfin, souvenez-vous euh sous Rien, c'était quand même pratiquement euh sanglant.

On a beaucoup progressé. Euh alors, on peut regretter hein qu'on soit aussi aussi lent mais c'est aussi euh le la grandeur des démocraties que d'arriver à un débat consensuel au bout de de plusieurs années. Euh ensuite, bon je moi je préfère me tourner vers l'avenir.

Euh bon, c'est vrai que on n pas tout fait bien, qu'il y a eu des erreurs, que bon mais là on est à un moment clé. Je pense que tout le monde sent, tous nos concitoyens sentent que on est à un moment clé où va se jouer le destin de la nation. Vous vous sentez les épaules.

Si le prochain président vous demande, le prochain gouvernement, celui de 2027 vous demande de prendre vos responsabilités et vous laisse les moyens de mettre en place ce que vous suggérez, vous auriez le courage d'y aller. Vous vous quelqu'un d'autre expérience, je veux dire, c'est il faut que ce soit professionnel quand vous êtes d'accord. C'est pas un politicien simple.

Ce n'est pas d'actualité. Il faut se mettre d'accord sur une vision. Il faut se mettre d'accord sur une vision et il faut derrière les moyens.

Enfin, ce que je vous dis là, c'est très simple. C'est ce que les militaires appliquent et c'est ce qu'il nous faut. Moi, je pense qu'il faut une loi pluriannuelle qui garantisse des moyens constants, pérennes et une vision claire.

Et ensuite, je crois qu'il faut laisser beaucoup plus de responsabilité au terrain. Vous savez, moi je suis un grand lecteur de l'écrivain de Gaulle. Ah oui euh je relisais euh avant l'été le le fil de l'épée euh voyez nos nos concitoyens qui vont massivement voir écrit surtout qu'est-ce que c'est bien dit l'écrivain de Gaulle. [rires] Je pèse mes et la la question du caractère en fait ce qu'il nous faut ce sont des gens de caractère.

Il y en a partout, il faut les repérer. Il faut former les décideurs à prendre des décision, à ne pas être des exécutants. On attend trop des gens de l'exécution.

Il faut responsabiliter responsabiliser pardon et il faut qu'il puisse décider. Voilà. Et là on changera d'échelle.

Merci Christophe Kéo d'avoir été avec nous. Vous pouvez rester à l'antenne. Anisa, nous allons nous allons effectivement continuer.

Déjà, on appelle toutes les personnes qui nous écoutent à nous téléphoner au 0826 300. Vous avez des réactions, des choses à être dire, vous ne savez ni où ni comment les partager. Nous sommes présents sur Sud Radio. [musique] Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États.

Pericolo, Leggas. Sud Radio, vous écoutez Périco dans la France, dans tous ces États et tout de suite, nous avons Richard de Montaban avec nous. Oui, bonjour.

Bonjour. Bonjour. Bonjour à vous.

H Et oui, moi je voula je voulais réagir au vote des Islandais. Hm hm. Et en les Islandais en fait, on entend peu dans les médias la vraie raison qui fait que les Islandais ont voté non à l'Europe.

C'est en 2008, les Islandais ont ont trois banques privées qui ont fait faillite et le gouvernement qui était en place avec le Parlement a décidé de nationaliser la dette de ces banques sur pression des États européens parce que des banques privées européennes avaient des billes dedans. Ils avaient joué, ils avaient spéculé parce que les impôts sont moins chers en Islande et donc ils avaient mis beaucoup d'argent à spéculer. Quand ça s'est effondré, ben les ces placements spéculatifs, ça faisait 100 milliards à rembourser.

L'Islande pourrait être aujourd'hui le pays le plus pauvre de la terre avec cette dette. Mais heureusement, le peuple a réagi et donc comme ils étaient pas dans l'Europe, ils ont pu s'affranchir de ça grâce au peuple et en référendum qui a décidé de laisser faire fight à ses banques et de laisser les pertes aux banques européennes qui avaient joué à l'intérieur hein. C'était du privé.

Vous êtes très bien informé Richard, c'est exact. Il faut je voilà, j'invite des gens un point essentiel. C'est un point, c'est-à-dire c'est une question de souveraineté.

Euh à l'époque Nicolas Sarkozi était allé voir en avion madame Merkel pour lui dire est-ce queon peut soutenir un peu ? C'était le scandale des sur prime. Euh il y avait la première crise, vraiment la première crise économique, une des plus violentes après 29.

Euh et il s'agissait de savoir si les fonds publics pouvaient soutenir les banques privées. L'Allemagne évidemment qui était sacrointement attachée au no européens dit surtout pas. Et et là euh les Islandais se sont rendus compte que s'ils avaient été dans l'Union européenne à l'époque, leur gouvernement et les pouvoirs publics n'auraient pas pu soutenir leur système bancaire.

Donc ça se serait effondré. Donc voilà, vous soulevez le problème de la souveraineté. Est-ce qu'un peuple et un gouvernement, un état peut décider quand il est confronté à une situation intérieure tragique de prendre la responsabilité de sauver son système bancaire ou pas ?

Avec l'Union européenne, ça n'aurait pas été possible. Et cet argument a joué évidemment dans le vote des Islandais contre l'Union contre l'Union européenne. Je fais je fais réagir juste Christophe Kroot.

La souveraineté même en éducation, la souveraineté nationale c'est quelque chose d'important. Je pense que c'est ce qu'appelle de leur vœux tous nos concitoyens la souveraineté. Ouais.

Tout simplement. Euh je ça me fait penser en fait à l'exemple grec en fait tout simplement où effectivement l'Islande a fait le meilleur choix au regard de ce qui s'est passé en Grèce. Ben, les Grecs avaient voté par majorité à 61 % un référendum qui les sorti du système européen.

Dans la nuit, il y a eu un une forme de coup d'état entre Bruxelles, Paris, bonne, Berlin, Athènes, monsieur Typras, ça a été forcé. son ministre de la de des finances, monsieur monsieur Varoufis, a dû démissionner et finalement la Grèce s'est allongée, s'est couché et puis euh les commissaires européens sont arrivés et on a mis ce pays en coupe réglé et on avait quelques mois après des soins qui n'étaient pas remboursés, des fonctionnaires qui étaient pas payés, des retraités qui ne touchaient pas leur pension parce que la Grèce avait été acceptée dans des conditions qui n'étaient pas conformes. CR sociale et économique.

Voilà. Donc effectivement, il y a de bonnes raisons. Il y a de bonnes raisons ce Oui, c'est de la dette publique en Grèce, c'est la grosse différence, ce qui était pas le cas en Islande.

Donc la Grèce a a a usé