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Conférence de presseRenaissance (sur YouTube)· 3 avril 2017 64 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéÉducation & recherche

Grand Oral du MEDEF | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 9 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Quelles positions la France doit-elle prendre face à la montée du populisme et du protectionnisme ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Quels sont vos projets pour réformer l'éducation nationale et la formation professionnelle ?

  • 30:01RelanceRéponse directe

    Pourquoi maintenir les 35h et la loi pénibilité tout en prônant l'esprit d'entreprise ?

  • 45:01ComplaisanteRéponse partielle

    Comment allez-vous concrètement mettre en œuvre vos réformes économiques ?

  • 1:00:01OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour décloisonner le système de santé public-privé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « L'investissement productif n'est pas l'ennemi de l'emploi. »
  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « au-delà de 2 % il faudrait rendre l'argent je ne sais pas comment c'est possible je ne sais pas comment c'est crédible »
  • 2:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a un objectif national de dépenses d'assurance maladie je l'ai fixé à 2,3 sur le quinquena »
  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « je m'y engage et ça fait partie de l'action que je veux mener dès été 2017 et en enclenchant aussi une trajectoire de finances publiques qui est crédible et que je sais pouvoir délivrer à 60 milliards d'économies »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « il n'y aura pas de vraie relance on ne changera pas le taux de croissance qui est quand même la donnée derrière fondamentale s'il y a pas une politique de relance européenne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Emmanuel Macron merci d'être avec nous de venir à la à la rencontre des des chefs d'entreprise quatre thématiques avec nos nos trois entrepreneurs qui vont être rejoints par par la 4e dans quelques secondes mondialisation Europe éducation formation la sphère sociale le financement de l'économie et puis une ou un représentant d'une fédération vous posera ensuite une question depuis la salle je salue inè de dchin CIA dor d'Oro et Samuel Tual qui nous ont déjà rejoint alors on a cinq séquences qui vont se succéder la première ce sera votre pitch de présentation donc 4 minutes pour nous dire pourquoi vous et pas un autre ensuite rencontre avec les chefs d'entreprise je vous l'ai dit ensuite un cas pratique on affichera une photo que vous ne connaissez pas à priori et vous réagirez vous nous direz ce qu'elle évoque pour vous et et quelle serait votre méthode pour ce cas pratique et puis on terminera notre échange avec un pitch de conclusion hein s'il fallait retenir quelque chose du candidat Emmanuel Macron face aux entrepreneurs qu'est-ce que ce serait on va commencer avec un portrait en chiffre venez venez venez près de moi parce que j'ai mené mon enquête des chiffres à la fois sur votre programme et sur la personnalité que vous êtes premier chiffre 15 milliards chiffre compéten c'est votre objectif d'investissement pour les compétences et les qualifications avec un focus sur les jeunes et les demandeurs d'emploi on va y revenir le deuxème chiffre c'est 25 % un chiffre qui va nous plaire ici avec tous les entrepreneurs un chiffre proentreprise vous proposez de baisser l'impôt sur les sociétés pour le faire passer à 25 % et rejoindre ainsi la moyenne européenne et puis troisième chiffre perso là j'ai mes informateurs Emmanuel Macron euh c'est 65 c'est c'est un chiffre détente c'est le département des Hautes Pyrénées c'est la station de La Mongie où vous aimez aller faire du ski et puis aussi de l'aprèsski hein puisque vous appréciez paraî-il le restaurant l'étape du berger savez tout ouais je sa tout fondu ou raclette non mais là-bas c'est pas du tout ça c'est pas du tout ça l haut de pyrénée pour ceux qui connaissent c'est plutôt l'agneau de berger et des choses comme ça parfait impeccable alors au menu les chefs d'entreprise voilà bon appétit à vous Emmanuel Macron on peut l'applaudir et le remerci d'être d'être avec nous votre pitch 4 minutes vous voulez que je me mette là ou comme vous voulez en proximité avec les entrepeneurs tout à fait le faire devant vous en quelques minutes bonjour à toutes et tous d'abord je suis très heureux pour ma part d'être ce matin avec vous non je pense que c'était important qu'on ait cet échange et vous l'avez dit il y a quelques instants on parle trop peu de l'entreprise dans cette campagne or la création d'emploi la transformation du modèle économique et social vers une économie plus numérique et environnementale dont nous avons besoin elle se fera elles se feront par l'entreprise et donc la question qui est aujourd'hui posée on en parlera c'est de savoir comment justement on donne la possibilité aux entreprises d'être les acteurs de cette transformation la première chose c'est en leur donnant le le cadre macro-économique qui permet d'y arriver en France et en Europe c'est j'y reviendrai tout à l'heure la bonne politique réglementaire la simplification du droit du travail que je prône une politique de baisse des dépenses publiques avec justement des objectifs qui sont atteignables une politique d'investissement public privé qui permet d'y arriver un cadre macroéconomique européen de relance la deuxième chose c'est de les laisser faire et donc de donner plus de liberté et visibilité et donc avec quelques principes simple le premier la non rétroactivité absolue ce qui a cassé la confiance avec les entreprises durant les dernières années ce sont les politiques de rétroactivité c'est le retour en arrière c'est justement ce qui ne permet pas à l'entreprise d'agir de manière normale dans un cycle la deuxième chose c'est de donner de la visibilité c'est pour ça que moi je veux une stratégie quinquenale c'est ce qui s'est fait avec le PACT de responsabilité dans dans ce qu'inquena mais en deuxième partie la visibilité c'est ce qui vous permet de construire un cycle d'investissement et c'est pour ça que c'est d'une part une stratégie quinquenale et d'autre part un principe simple qui va simple qui va avec c'est en même temps la visibilité et donc pour moi la la visibilité et la stabilité qui sont les deux les deux éléments clés c'est dire queune fois qu'on a touché un droit un impôt dans un mandat on ne le retouche pas et donc on ne fait pas des chirurgies multiples sur une disposition fiscale sur une disposition législative c'est indispensable ensuite une fois qu'on a dit ça le cœur de la politique que je veux conduire c'est une politique d'investissement d'emploi et de compétence le cœur de la bataille c'est l'investissement privé et donc ça suppose de poursuivre de donner de la stabilité à une politique de baisse des charges parce que s'il n'y a pas de marge des entreprises il n'y a pas d'investissement or dans le contexte macro économique qui est le nôtre l'investissement des entreprises il est indispensable il est indispensable pour réussir la modernisation de notre économie sa numérisation la transformation du modèle économique il est indispensable pour mener la bataille de la compétitivité hors coût qui est la vraie bataille qu'on doit conduire il est indispensable pour robotiser là où nos voisins allemands ont aujourd'hui quatre fois plus de robots que nous il est indispensable pour numériser avoir des vrais gains d'efficience et en même temps je voudrais moi continuer à défendre cette idée que j'ai porté en tant que ministre avec plusieurs d'entre vous d'ailleurs qui étaient là que ce soit dans le digital ou dans l'industrie du futur l'investissement productif n'est pas l'ennemi de l'emploi et donc la deuxième bataille qu'on a à conduire ensemble c'est celle de la montée en compétence celle de la formation c'est-à-dire et c'est celle qui permettra l'embauche c'est pour ça que vous avez cité ce plan de 15 milliards d'euros en effet d'investissement je pense qu'en même temps qu'on porte des réformes structurelles on a besoin d'investir dans les personnes dans leur formation initiale et leur formation continue dans l'apprentissage sa simplification et sa mobilisation pour réussir justement cette transformation économique bon cadre macro-économique lisibilité stabilité simplicité du droit mobilisation pour l'investissement et l'emploi voilà les pour moi les ligne de force avec évidemment derrière tout ça des réformes macro-économiques la réforme du droit du travail du chômage et de la formation professionnelle les éléments de simplification et l'investissement public merci Emmanuel Macron merci si vous pouvez l'applaudir merci de nous rejoindre pour le deuxème temps de cette matinée en l'occurrence les échanges avec les chefs d'entreprise nous en avons trois qui sont là avec pour commencer la présidente du directoire d'Aviva investos France ines de dcha on parle mondialisation avec vous et je vous donne le micro on écoute votre question merci bonjour monsieur Macron j'ai effectivement je suis ici en tant que représentante d'entreprise et Progrès j'ai deux questions pour vous la la première nous faisons face actuellement à une montée du populisme avec un repli sur soi et des comportements protectionnistes dans de nombreux pays et c'est notamment le cas pour un de nos grands partenaires historiques que sont les États-Unis et quels sont selon vous du coup les positions que doivent prendre la France face à cela alors il y a de en effet deux phénomènes complémentaires la montée des extrêmes dans de nombreuses démocraties qui est lié à quoi qui est lié à un doute qui s'installe sur la mondialisation et le le système dans lequel nous vivons qui est lié à des tensions très fortes qui sont à la fois économiques sociales mais aussi identitaires ou migratoires qui existe dans nombre de ces démocraties et de l'autre une tentation croissante parce que souvent ce sont justement ces extrêmes qui portent aussi ces valeurs au repli et donc un protectionnisme je pense très profondément que puisque vous évoquez les États-Unis Donald Trump n'arrivera pas à appliquer le programme qu'il s'est donné pourquoi parce que si ça a pu séduire un temps les classes moyenes américaine c'est un programme qui n'est pas bon pour les États-Unis et pour les classes populaires il n'est pas bon en terme de pouvoir d'achat en réalité parce que le protectionnisme américain ça veut dire augmenter le prix d'énormément de biens quotidiens et de la chaîne productive parce que beaucoup de choses sont en fait made globally et pas simplement assemblé aux États-Unis mais fait ailleurs exactement et donc ils ont besoin d'une chaîne productive qui est véritablement internationale le deuxième élément c'est que je pour tout le tous les milieux d'affaires américains il y a aussi un besoin une très forte dépendance et d'ailleurs son prédécesseur avait construit toute la stratégie américaine dans une capacité des États-Unis à encercler la Chine sur le plan commercial qui était plutôt une bonne stratégie et nous-même c'est une opportunité que Donald Trump a dénoncé l'accord avec le Pacifique qui était en fait extrêmement déstabilisant pour la France et l'Europe qu pédagogie pour la France pour les Français qui qui se disent il vaut mieux se recroocviller parce que les temps sont durs alors la même chose moi c'est c'est le discours que je porte constamment avec Madame Le Pen qui je crois me succédera sur cette estrade c'est qu'il faut expliquer aux gens dans quel monde on vit on peut dire en effet et promettre aux Français tout ira mieux parce qu'on va se couper de la mondialisation c'est vrai qu'on on retrouve en quelque sorte une capacité politique à agir on pourra à ce momentlà dire je vous interdis de délocaliser je ferme les frontières ça peut paraître très sympathique surtout à quiconque concourt pour la fonction présidentielle simplement le jour d'après on ira expliquer à Toulouse que un tiers des Airbus sont faits pour le marché chinois il y a peu honnêtement je crois assez peu au fait que les Chinois si nous leur fermons la porte continueront à nous acheter des Airbus du vin dans faire tourner la la chaîne de montage là-bas en Chine aussi exactement il nous tailleront des croupières dans l'agriculture de la même façon 40 à 50 % du lait qui est produit dans l'ouest de la France il l' est exporté donc il faut aussi faire la pédagogie du fait que nous sommes dans la mondialisation et tous les grands pays sont dans la mondialisation la vraie difficulté ce que nous avons échoué à faire durant les 15 dernières années c'est apporter une régulation intelligente de cette mondialisation et à savoir l'expliquer justement à nos concitoyens et donc moi je pense qu'il faut porter le faire et ceux qui ont un discours de raison d'intérêt économique de rationalité économique doivent absolument porter le fer et ne pas céder là-dessus aux démagogues par contre derrière on doit retrouver des capacités à agir la meilleure réponse à la mondialisation c'est d'abord avoir une vraie politique de compétitivité prix et hors prix quand on est compétitif y compris et attractif c'est pour ça que je propose ce que vous évoquez sur l'Impôt sur les société une vraie modernisation du droit du travail une politique de de de de relance par la réforme à ce moment-là on maintient une base productive on attire des investissements étrangers et on peut ne pas craindre l'ouverture au monde la deuxième chose c'est qu'il faut des éléments de protection moi c'est tout le discours de pédagogie que j'essaie de porter sur l'Europe je crois dans l'Europe j'ai un projet profondément européen mais l'Europe ça ne veut pas dire un continent ouvert à tous les vents et d'ailleurs avant même monsieur Trump les États-Unis vous êtes beaucoup dans cette salle à opérer aux États-Unis ça n'est pas un pays très facile c'est un pays qui a des régulations et des protections mais la protection avec les normes en particulier la protection ça n'est pas le protectionnisme c'est des normes c'est une vraie politique antidumping et donc c'est de savoir protéger sa base industrielle en même temps qu'on la modernise typiquement lorsque j'ai été ministre je me suis battu pour qu'on protège mieux nos entreprises comme nos travailleurs face au dumping de l'acier chinois et indien l'Europe n'a pas ce réflexe et donc voyez c'est aussi ça qui affaiblit nos démocraties nos entreprises et donc moi je pense qu'il faut tomber ni dans l'extrême du tout ouvert tout libéralisé ou ultra libéralisé parce qu'à ce moment-là c'est la loi du plus fort qui prévaut et on se retrouve dans des démocraties où de toute façon on doit financer des systèmes de solidarité que n'ont pas les pays en voie développement et les pays très peu développés et on se fait tailler des croupièr ni tomber dans l'extrême que certains aujourd'hui partis prôent qui est celui de la fermeture parce que ça ça détruit beaucoup de valeurs ça détruit l'intérêt des classes moyennes et des entreprises et ça nous plonge dans le malheur économique et social et donc moi je prendne une politique réaliste de compétitivité de volontarisme économique et de juste protection ouverture vigilante donc je peux rebondir là-dessus puisque c'est l'objet de ma seconde question c'est dans dans cette même approche comme vous le savez Tha va activer l'article 50 cette semaine euh du traité européen actant le brexit euh du côté du secteur financier Frankfort a beaucoup peuvré ces derniers mois euh pour être bien positionné et il semblerait qu'aujourd'hui euh il soit en tête en terme de compétitivité avec Dublin euh pour les entreprises qui seraient amenées à relocaliser en Europe une partie de leurs activités tout d'abord pensez-vous que le brexit est puisse être une opportunité économique et financière pour l'Europe et si oui comment faut-il négocier avec l'Angleterre pour obtenir des résultats concrets dans ce sens et deuxièmement une fois arrivé au pouvoir comptez-vous agir à court terme pour donner à la place de Paris toutes ces chances de devenir un pôle financier majeur en zone euro premier point le brexit c'est pas une chance malheureusement c'est d'abord une mauvaise nouvelle mais nous devons faire avec ça a été voté il y a une volonté forte des pouvoirs publics euh de le mettre en œuvre donc dans ce contextelà ce qu'il faut faire c'est d'abord privilégier les intérêts de l'Union européenne et le faire de manière coordonnée je l'ai dit moi je ne partirai pas face au brexit dans une politique de négociation court-termiste secteur par secteur ou de négociation purement française les Britanniques vont essayer de nous attirer dans une telle stratégie je pense que c'est collectivement une erreur donc il faut d'abord protéger les intérêts européens qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire pour être très direct l'accès au marché unique en particulier financier et donc au Passeport financier il doit dépendre d'une part d'une contribution au budget européen et d'autre part d'une soumission aux juridictions européennes on ne peut pas accepter d'avoir un pays tiers qui n'a pas les mêmes contraintes qui ne contribue pas au budget et qui opère avec une régulation juridique ce qu'ils veulent aujourd'hui hein et on le voit bieni j'étais à Londres il y a quelques semaines tout le milieu des affaires pouvoir politique vous en parle très peu mais tout le milieu des affaires a parfaitement compris quel était l'objectif même une contribution symbolique mais ils veulent opérer avec leur propre juridiction dans le milieu de la banque de l'assurance ce serait une catastrhe parce qu'on se retrouvait avec une situation indébrouillable où il y aurait des opérateurs hors zone euro hors UE qui interviendrai comme un vrai hub financiers dans nos économies avec une capacité à dépendre de juridiction qui ne serait pas les nôtres place de Paris le deuxème point donc donc ça c'est le premier point j'aur une négociation là ferme pour maintenir les intérêts de l'Union européenne alors c'est pas une chance mais c'est une opportunité quand même donc ça peut être une opportunité derrière moi je seraiis plus prudent sur les intér allemands je pense que l'opération structurante qui aurait fait du mal à la place de par entre deut BSE et la bourse anglaise il nira vraisemblement pas à son terme ce qui peut là aussi rebattre les cartes et ensuite en effet on doit être attractif la première chose c'est la visibilité ce qui fait le plus peur aux investisseurs internationaux c'est des règles qui changent en permanence et donc c'est l'engagement par pour les règles fiscales tout à l'heure c'est l'engagement que je prends moi dès le début du quinquena c'est sur la fiscalité et le droit du travail de dire on donne la couleur tout de suite on ne le change pas dans quinquena et d'ailleurs mon souhait c'est de faire passer une loi organique qui liit les mains en quelque sorte du législateur sur ces sujets-là et qui fixe ce principe ce qui est très important la de on sera sur du temps un peu plus long du coup exactement c'estàd il y a un dispositif mais ils disent pas l'année prochaine ça bouge la deuxième chose c'est l'élément d'attractivité financière il y a deux deux choses importantes dans les propositions qui sont les miennes la première c'est l'impose sur les sociétés à 25 % en conservant les mécanismes type crédit d'impôt recherche ou déductibilité des charges financières ce qui nous met dans une situation à ce moment-là de grande compétitivité parce qu'on a un taux moyen qui est aligné sur la moyenne européenne avec des mécanismes qui restent des mécanismes très attractifs qui sont les spécificités françaises en terme de recherche et en terme de structuration financière et la deuxième chose c'est le prélèvement fiscal unique sur tous les revenus du capital à 30 % social inclus ce qui est vraiment quelque chose qui permet de relocaliser des intérêts là où aujourd'hui pourquoi nous ne sommes pas attractifs c'est que la fiscalité du capital en particulier des dividendes elle est totalement décalée par rapport à la moyenne de l'Union européenne enfin la troisième chose c'est d'avoir des mécanismes ça on est en train d'y travailler pour justement les opérateurs les talents de de ces places lorsqu'ils viennent en France en terme de fiscalité on a une fiscalité des impatriés qui s'est amélioré ces dernières années dont on a pu un peu augmenter les règles et et adapter aussi quelques quelques éléments on a une fiscalité qui reste un peu moins attractif que ce que les Britanniques qui avait réussi à faire juste avant la réforme Cameron Osborne sur ce qu'ils appelai les nom ça c'est un élément du paquet qui objectivement en term d'attractivité est important donc vous allez aller plus loin oui deuxème question merci beaucoup inè dech pour pour cette question concernant la mondialisation 2è point Emmanuel Macron éducation formation sujet important pour vous aussi et c'est céia Doro qui est présidente de Key people on est dans la dans la formation et on vous écoute bonjour monsieur Macron j'ai été chargé donc de vous de vous V sur les questions d'éducation et de formation professionnelle j'ai longuement réfléchi à cette question et j'ai eu envie au départ en tant que parent et en tant que chef d'entreprise de vous parler de mes questionnements vis-à-vis de la progressive dégradation de l'éducation nationale vis-à-vis des milliards qui sont gâchés chaque année en formation professionnelle de l'écart qui se creuse entre le public et le privé sur le sujet des recrutements qui nous prennent tellement de temps parce que les compétences qui sont diplômées aujourd'hui ne sont pas là et que le savoir-être des jeunes n'a pas été consolidé par leurs études mais en fait j'ai plutôt eu envie de vous projeter dans nos perspectives parce que finalement il s'agit des C prochaines années et dans nos perspectives moi ce que je vois c'est un monde en rupture un nouveau monde qui naî sous nos yeux avec l'air du numérique il renverse complètement les paradigmes que nous connaissons et ça se passe à une vitesse qui me semble complètement invraisemblable et du coup on voit de l'obsolescence partout même la base la plus ancestrale de notre éducation la bonne vieille punition semble totalement obsolète aujourd'hui ça me donne envie de vous poser une question vous êtes pour ou contre la fessée monsieur Macron ça va être très très rapide sur ce point je je pense c'est pas la méthode je pense que c'est pas la méthode pédagogique la plus adapté mais je je suis en tout cas pour un rapport à l'autorité construit à l'école c'est ça et donc n'est plus là visiblement non mais si en deux mots pour répondre à votre point sur l'école c'est le premier chantier que j'ai justement dans ma stratégie dans mon programme mis en place parce que on ne reconstruit pas si on n pas une école qui fonctionne et vous avez raison il y a un rapport à l'autorité qui s'est dégradé d'une part mais un rapport au savoirs fondamentaux on a aujourd'hui en France on le voit dans tous les tests internationaux des positions qui reculent les tests PISA les tests teams et cetera ce qui est un problème fondamental parce que derrière nous sommes dans un monde en rupture vous l'avez dit et donc un jeune qui ne sait pas bien lire ou écrire ou compter est totalement perdu et donc aujourd'hui on a 20 % des jeunes en CM2 qui ne savent pas proprement lire ou écrire ou compter ils sont perdus dans le collège unique ils sont évidemment perdus pour la suite c'est les mêmes que vous retrouvez dans ces jeunes qui n'ont ni emploi ni formation entre 100 et 150000 par an qui tombent dans dans une trappe à obli ce sont les mêmes que vous allez retrouver dans dans le chômage de longue durée et ce sont les mêmes que vous n'avez vous n'arrivez pas à reformer on prend la question à quel moment école primaire alors il faut il faut prendre la question pour la génération qui commence à l'école primaire mais il faut avoir une stratégie de rattrapage à tous les niveaux école primairei je l'ai dit c'est pour ça le cœur de ce problème il se concentrent dans les zones d'éducation prioritaire où on a entre 50 et 60 % des jeunes qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux en CM2 c'est pour ça que d'une part je ramène à 12 le nombre d'élèves par classe en cpce1 dans ces écoles c'est environ 6000 CP 6000 CE1 en France parce que là on a des des résultats catastrophiques je réintroduis le test de fin d'année tout au long du primaire pour évaluer les compétences et leur et et leur leur évolution parce que si on névalue pas ces compétences on laisse arriver dans le collège unique des jeunes qui ne maîtrisent pas ces dernières et donner plus d'autonomie pédagogique au au collectif justement d'enseignants parce qu'on nenseigne pas de la même manière dans un dans une école école primaire du quartier dans une école primaire de la Réunion où j'étais hier ou même de courbeevie il faut regarder les choses en face et l'égalité républicaine telle que on l'a érigé en principe ne permet plus aujourd'hui d'avoir des méthodes d'enseignement qui sont adaptées au terrain l'excellence c'est un gros mot ah je pense que c'est tout sauf un gros mot c'est d'ailleurs pour ça que moi je veux réintroduire les classes bilang et les humanités parce que l'école de la République c'est ce qui permet quand quelqu'un a de la motivation du talent quel que soit son milieu d'origine d'accéder je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui sent l'école publique et l'excellence française serait pas là il y en a beaucoup et donc vouloir baisser le niveau en disant il y a justement le niveau moyen baisse il faut que tout le monde ait sa place c'est une fausse idée parce que tout le monde n'aura pas sa place après et donc ça ne permet plus de sélectionner les meilleurs tantz si bien que qu'est-ce qui se passe si on regarde les choses en face les classes les classes moyennes supérieures ou les classes ais françaises ne mettent plus ou de moins en moins leurs enfants dans l'école publique et du coup elles vont le mettre dans l'école privée donc l'excellence dans l'école publique c'est la vraie méritocratie républicaine donc ça c'est l'élément de base avec deux trois choses quand même de plus moi je suis pour mettre plus d'orientation dès la fin du collège et tout au long du lycée parce qu'on a un problème aujourd'hui c'est que les jeunes ne savent pas où s'orienter postback et donc on a on réussi des performances extraordinaires on a des résultats au baccalauréat formidables je vous recommande d'aller les uns et les autres sur la plateforme dit APB mise en place par l'Éducation nationale ou si vous avez accompagné vos enfants sur cette plateforme quand bien même vous savez où vous voulez vous n'arrivez pas à reconnaître le nom de la formation visibilité décryptage donc les inégalités se recréent là parce que quand vous êtes quand vos parents ont fait eux même des études ont réussi ils peuvent vous guider vers la bonne formation universitaire la bonne école d'ingénieur ou le bon déboucher mais lorsque vous venez d'une famille modeste ou que d'une famille éclatée vous êtes fichu dans notre système donc on a besoin de remettre la présence des entreprises et du postback très tôt dès la dès la fin du collège et tout au long du lycée pour expliquer pour avoir un échange pour faciliter les stages beaucoup plus qu'on ne le fait aujourd'hui et pour faire ce pon entre l'éducation et l'entreprise et alors d'une part avec l'entreprise d'autre part avec l'université ce qui est un que moi je souhaite développer les filières d'apprentissage y compris d'ailleurs pour les formations les plus qualifié et les plus qualifiantes on a nous cantonné l'apprentissage dans les filières les plus techniques les plus manuelles c'est une erreur si on veut réussir et je sais que ça c'est quelque chose que vous portez beaucoup si on veut réussir cette transformation conceptuelle sur l'apprentissage regardons comment on fait les Allemands c'est beaucoup plus simple beaucoup mieux financé mais c'est aussi beaucoup plus valorisé c'est que dans tous les métiers tous les types de qualification les gens font de l'apprentissage y compris dans les niveaux de formation supérieure donc ça faut le remettre et sur le postback moi je suis favorable à ce qu'on demande à ce qu'on impose aux universités une visibilité sur le débouché de leur formation c'est-à-dire on a besoin de savoir quand on va s'inscrire dans telle matière à telle université et bien que deviennent les élèves à l'issue de la première année combien abandonnent combien passent en 2è année et à la fin du diplôme combien ont un emploi ou combien Contin continu et estce que les entreprises ont vraiment besoin de ces compétences deè question auà de ça il me semble que le monde dans lequel on rentre c'est un monde coocréatif c'est un monde agile c'est un monde qui demande de la coopération c'est un monde qui demande de savoir agir dans un cadre de façon autonome comment allez-vous projeter notre éducation nationale notre formation professionnell qui sont aujourd'hui complètement sclérosé qui ne permettent pas du tout de rentrer dans ce paradigme dans ce nouveau paradigme qui est le monde qui change je suis totalement d'accord avec vous sur la cocréation et cette dynamique dans laquelle nous vivons elle est formidable du coup pour les gens bien équipés elle est mortelle pour des gens mal formés parce que quelqu'un qui est moyennement formé qui avait une qualification moyenne ou ou basse il sait survivre dans un monde taaylorisé parce qu'il est dans une tâche répétitive qui peut être très déplaisante et cetera mais il y a des repères un monde coocréatif il faut o avoir le tempér ou avoir l'autonomie dont on a été doté donc ça ça veut dire évidemment dans la formation ouvrir cet esprit là ça c'est un changement culturel français où on a malgré tout dès le niveau de l'éducation une culture antiprise de risque et antiéchec moi je l'ai beaucoup dit mais je crois que c'est ça c'est un problème français de notre système et de notre culture on stigmatise l'échec et on est pas dans le test and learn and fail et puis voilà donc c'est très mauvais dans une économie de l'innovation et de la rupture c'était c'est pas mortel dans une économie cycle long mais donc on a besoin dans notre école dans notre société dans notre vie politique dans notre vie économique et sociale et cetera de valoriser beaucoup plus la prise de risque de de dédramatiser l'échec et d'aimer la réussite si on arrive à faire ces trois choses-là les choses iront beaucoup mieux c'est culturel mais de dire aux gens essayez tentez vous avez d'autres compétences et cetera de les reconnaître et de leur donner une place de dire si tu échoues c'est pas un drame tu es pas stigmatisé et pour qui réussit de le mettre en valeur voilà ça c'est culturel pour après moi je crois beaucoup en même temps que c ce changement culturel et ce changement de méthode à plus de transparence vous disiez on est dans un environnement où on a besoin que les gens justement puissent avoir accès à des savoirs qui sont adaptés au changement ou à ce qu'ils vont vivre notre problème aujourd'hui c'est qu'on a une structure en silo et ce qui vaut pour l'université vaut pour la formation professionnelle la formation continue on forme plutôt davantage les gens qui sont déjà bien formés et on forme plutôt les gens en silo on les on on n' pas une formation qui permet d'abord d'avoir une vraie visibilité sur les choses de d'accompagner la transformation de notre économie et d'évaluer nous sommes dans une économie de rupture le numérique va être va nous conduire dans dans dans un monde super chumpetterrien nous le sommes déjà je dis souvent en prendant cet exemple pour le monde financier où tout va bien les services financiers peu ou moyennement qualifiés nous ont permis d'absorber une partie de la désindustrialisation dans les années à venir on aura un choc de transformation dans ces méti m dans les métiers de front office par exemple de la banque ou de l'assurance le numérique les robots les algorithmes vont remplacer des emplois on le sait c'est pas la peine de faut pas faire comme on fait toujours c'est dire essayer de bloquer cette transformation donc vous allez avoir j'ai bien noté he vous remplacer les emplois et pas les tuer hein moi je dis toujours faut protéger les personnes mais pas les jobs parce que c'est c'est pas un gouvernement un président un ministre ou autes qui protège des des des des des emplois c'est pas vrai l'entreprise c'est si les emplois ont encore un sens ou pas par contre il faut protéger les personnes par la formation mais donc vous allez avir accompagner dans cette transformation exactement vous allez avoir des centaines de milliers de Françaises et de Français qui sont dans ces métiers qui vont faire face à ce choc aujourd'hui si je regarde mon système de formation il est très bon dans ce secteur mais il vous permet d'évoluer dans le secteur or il faut les accompagner pour changer de secteur pour aller peut-être vers du service à la personne vers de des économies renouvelables ou du service énergétique qui eux vont se développer davantage vers d'autres qualifications si je laisse le système de formation tel qu'il est aujourd'hui rien n'est fait pour cela on va y revenir tout ils tomberont dans dans le chômage pour un chômage plus généreux que beaucoup de pays européens mais on ne va pas les reformer les équipers pour changer et ça dans l'économie que vous décrivez c'est une transformation qu'on doit conduire voilà offrir des perspectives merci Emmanuel Macron pour cette question sur l'éducation et la formation et merci céia d'Oro je me tourne vers vous Samuel Tual c'est la troisème thématique c'est la sphère sociale avec vous euh le groupe actualel vous en êtes le Président on est dans le recrutement dans le travail temporaire donc là encore on est dans les compétences et on vous écoute bonjour monsieur Macron j'ai j'ai levé une une relevé une contradiction dans votre dans votre programme en réalité j'ai j'ai l'impression qu'il y a deux camps qui s'opposent lors de cette campagne il y a ceux qui sont contre le travail et ceux qui sont pour le travail ceux qui sont contre le travail bien sûr nous disent que le travail va disparaître à cause de du progrès que que le travail se partage et que pour cette raison-là il faut bien sûr maintenir les les 35 heures le travail est une souffrance il est pénible il faut maintenir la la loi pénibilité et puis il y a ceux qui qui sont pour le travail euh benah qui pensent au contraire que de travailler plus ça peut permettre de créer la croissance de créer plus de travail et puis euh que le travail est aussi source d'épanouissement euh et permet de de s'intégrer et peut répondre aussi à un certain nombre de mots dans la société et donc et bien sûr ceux-là sont plutôt contre les 35h sont pour l'abrogation des 35h et pour l'abrobation l'abogation de de la loi pébilité et donc vous je crois que vous êtes vous l'avez dit en préambule pour le travail vous êtes pour l'esprit entreprise et pour autant vous maintenez et les 35 heur et la loi pébilité pourquoi d'abord sur le premier point sur les 35 heur j'ai toujours tenu la même position je pense que je suis le seul à avoir maintenu toujours la même position sur le sujet j'ai été nommé ministre le premier jour dans le point il y avait la position qui est la mienne aujourd'hui j'ai dit les 35 heur je pense que ce n'est pas un horizon je crois d'ailleurs l'avoir dit quelques mois plus tard au MDEF qui m'avait valu beaucoup d'ennui je ne crois pas à la doctrine qui consiste à faire travailler moins les gens parce que c'est pas un gâteau fini qu'on partage pour autant je je l'ai dit aussi vrai que les 35 he dans la loi était une bêtise supprimer les 35 he par la loi n'a aucun sens et d'ailleurs au passage vous noterez que l'un de mes adversaires qui proposait de le suprimé par la loi tout de suite pour le renvoyer à 48 he ou autrees ne le propose plus depuis 15 jours il propose d'abord de négocier puis de voir à la fin des négociations parce qu'il a vu aussi que c'était pas possible prenez l'industrie automobile là où il y a du travail posté les gens demandent pas la suppression des 35 he si demain vous dites par la loi je ramène à 39h vous allez créer dans des tas de secteurs industriels ou autres des vrais désorganisations vous allez créer les mêmes problèmes que la loi sur les 35 he parce que c'était une loi ACC cré donc moi je suis cohérent je crois au dialogue social pourquoi parce que je dis la réalité de notre économie ce sont des secteurs dont les logiques sont profondément différentes qu'est-ce qui a de commun entre l'industrie automobile le secteur des services l'industrie bancaire le numérique entre une PME et un grand groupe international très peu de choses la réalité c'est ça donc négociation à quel niveau donc moi je dis il faut laisser une référence dans la loi parce que si je le bouge dans la loi je déstabilise des tas de secteurs qui vivent très bien avec les 35h et c'est plutôt une majorité on est quand même dans dans une société où le monde bouge et donc je suis pour je suis pour laisser aux gens la possibilité de bouger qu'est-ce qui va pas aujourd'hui dans un monde qui bouge une start-up elle vit pas avec les 35 heur et les gens ne veulent pas avec il faut qu'il puisse déroger par un accord j'y suis favorable c'est ce que je propose donc au niveau de l'entreprise accord majoritaire d'entreprise au premier chef accord majoritaire de branche sinon parce qu'il y a des TPE pour lesquels l'accord majoritaire d'entreprise c'est très compliqué et je suis contre le mandatement automatique donc moi je suis pour que l'accord d'entreprise débloque les choses avec des vrais éléments de Simp donc privilég l'entreise sinon des accypes au niveau de la branche pour les TPE mais je suis cohérent làdessus je ne crois pas au changement par la loi vous ne trouverez pas la bonne référence dans le monde qui est le nôre l'entreprise est unique et par nature de fait avoir une en ça qui un peu de contradiction parce que comme l'entreprise est unique avoir une même loi une même norme qui s'impose à tous paraî aujourd'hui ne plus avoir de sens notamment et notamment pour le déclenchement des supplémentaires où là pour le coup ça crée distorsion suivant activités alors c'est pour ça que je propose d'exonérer sur le plan patronnal et salarial les heures supplémentaires je reprends quelque chose qui avait été fait en 2007 et qui permet de lisser beaucoup quand même la chose et qui est positif à ce titre tout à fait et d'autre part je propose de donner beaucoup plus de souplesse à l'accord majoritaire et et honnêtement noté aussi quiconque le proposer tout de suite de le bouger par la loi est revenu dessus parce que ça ne marche pas parce que vous allez déstabiliser plus de secteurs que vous ne créz d'emplois ou de dynamique dans l'économie vous avez dit vous avez dit dialogue social pardon de vous couper comment vous faites si les gens descendent dans la rue on parle de trè tour là al non là moi avant ça comme je crois au dialogue social je je suis aussi contre l'obstruction en terme de dialogue social et ça c'est un point important moi je l'avais porté aussi quand j'avais défendu le travail du dimanche avec des compensations beaucoup de gens me disaient fallait tout supprimer par la loi un peu dans l'esprit ce que vous me doniez honnêtement on aurait tout supprimé par la loi en terme de protection tout ouvert on n aurait jamais réussi ouvrir un magasin parce que là on aurait eu une vraie France insurrectionnelle de l'autre côté les gens ne voulaient ilutr qui ne voulaient pas bouger j'ai fait confiance au dialogue social avec vraiment des éléments pour débloquer ça a mis un an et demi mais on a ouvert des magasins et des quartiers qui n'avaient jamais été ouverts et avec des éléments de progrès social d'accompagnement de stabilité qui n'était pas attendu donc ce que je veux moi c'est qu'on aille dans ce sens-là avec un élément important pour vous enfin deux éléments de simplification le premier je suis favorable à ce que de toute façon indépendamment des seuils qui peuvent être négociés dans les accords de branche ou d'entreprise on est maintenant une instance unique de représentation c'estàd qu'on simplifie les choses parce que ça on le sait bien il y a aujourd'hui cette cette limite de l'effet de seuil qui est extrêmement contraignante instance unique on enlève pas de pouvoir mais on simplifie on enlève du formalisme avec le ce le cssct et cetera instance unie et la deuxième chose c'est le pouvoir de référendum donné à ceux qui ont signé l'accord minoritaire ou aux chefs d'entreprise en cas de blocage là aussi il faut sortir de l'hypocrisie tout le monde appelle à la démocratie en permanence dans la société on est contre la démocratie dans l'entreprise donc il faut qu'il y ait d'abord un dialogue social qui soit organisé si on narrive pas à avoir un accord majoritaire à ce moment-là et bien ou le ou le syndicat minoritaire ou l'employeur peuvent déclencher un référendum pour faire bouger les VI d'accord ça un mot sur le le sujet de la pénibilité euh cette usine à gaz administrative qui qui est aujourd'hui inapplicable dans nos entreprises comment fait-on alors oui et puis je voudrais revenir sur ce que vous disiez c'est-à-dire qu'on considère le travail comme comme un fardeau et non pas comme un moyen de s'accomplir vous connaissez la fameuse formule bon courage de deux choses d'abord je l'ai dit je je l'ai dit vous savez y compris quand j'ai été euh euh parler devant la CFDT donc moi je dis la même chose à tout le monde je n'aime pas le terme de pénibilité donc je supprimerai le le terme lui-même induit que le travail est une douleur et et ne correspond pas à ce dont nous avons besoin parce que le travail c'est l'émancipation c'est ce qui vous donne une place après il y a des tâches qui sont pénibl mais il faut pas tout écraser derrière ça donc le le le terme moi ne me va pas ensuite de la même façon c'est juste l'idée de pénibilité d'ailleurs tout le monde a essayé de le faire Xavier Bertrand quand il était ministre il a essayé de faire un peu près l'équivalent parce est-ce que vous reconnaîtrez que des un métier de couvreur un métier quand vous êtes dans des entreprises qui justement se sont peu modernisé où le travail industriel demeure difficile n'est pas le même que celui que pour ma part je fais ou que fait un cadre qui est derrière son bureau ou même un salarié posté qui est dans une entreprise hyper modernisée alors ce dispositif comment on fait pour passer C d'usine à gaz à start-up donc je l'ai dit moi je suspends son application par la loi univoque parce que elle ne marche pas et là aussi je renvoie à un dialogue social par branche qui en définira les modalités pour un premier temps parce que on doit pouvoir adapter les choses les les les différences sectorielles sont profondément sont profondément importantes sur ce sujet par contre de manière plus large la réalité si on ne veut pas recréer des régimes spéciaux parce que c'est bien ça le risque qu'il y a derrière c'est de pouvoir individualiser les choses c'est de se dire tel individu il a passé 20 ans dans une entreprise où les où les situations sont très difficiles il a acquis on voit bien une forme de prime ça ça ça vaau campagne comme on dirait dans l'armée bon et donc ça pour moi ça s'accroche ensuite à la réforme plus profonde que je veux faire du système de retraite en allant vers un système de retraite par point qui est beaucoup plus individualisé et visible ou quand vous êtes dans une entreprise et c'est suivi à ce moment-là par la médecine du travail et vous pouvez voir les situations de difficulté vous avez une forme de majoration de vos droits à la retraite mais en aucun cas je veux qu'on le gère en silo par branche pour recréer des des régimes spéciaux de retraite une dernière question et une réponse courte vous savez on est en négociation sur le l'assurance chômage euh en l'occurrence euh si le la négociation abouti vous avez annoncé une une réforme très innovante puisque vous prévoyez de nationaliser l'assurance chômage le financé par la par la CAG dans le cas où il y aurait aboutissement sur la négociation qu'est-ce que vous ferez d'accord et puis la deuxième chose et vous prévoyez aussi intégrer un bonus malus sur euh pour taxer en réalité les les contrats courts et c'estàd que vous souhaitez taxer la flexibilité en France la flexibilité est en un un outil et un argument fort pour pour la compétitivité de nos entreprises et puis surtout c'est un peu le modèle social européen qui nous est donné donc est-ce que avec le bonus malus vous n'allez pas freiner la flexibilité dans le pays ce que je veux faire sur l'assurance chômage j'aime pas le terme de nationalisation parce qu'il est impropre c'est la transformer comme on l'a fait pour l'assurance maladie c'est c'est que le chômage ça n'est plus un risque individuel sur lequel on s'assure à titre personnel c'était vrai dans une économie où il y avait 4 ou 5 % de taux de chômage c'est plus le cas aujourd'hui c'est un vrai risque social avec des transformations qui nous dépassent et la deuxième chose je suis cohérent on n'arrête pas de dire qu'il faut le financer différemment faut pas que ça pèse sur le travail donc le système où il est financé par des cotisations sur le travail et géré par les partenaires sociaux n'est plus le bon le chômage est un risque qui est devenu un risque social qui touche tout le monde et qui doit être financé par l'impôt comme on l'a fait avec l'Assurance Maladie deè don et donc ça veut dire que je suis pour un système tripartite comme l'assurance maladie où l'État prend ses responsabilités parce qu'aujourd'hui on est très hypocrite on garantit l'état il a garanti plus de 30 milliards de déficit cumulés de de l'Unedic mais il dit c'est pas moi qui m'en occupe c'est les partenaires sociaux c'est du paritarisme non ça n'est plus du vrai paritarisme donc ça c'est le premier point sur la philosophie ce qui me permet de là pour le coup à très court terme d'enlever 3,1 POS de cotisation sociale salariale et les transférer vers la CSG et de d'enclencher ce mouvement comme on l'a fait sur la maladie de changer la gouvernance et d'élargir justement le champ de l'assurance chômage à tous les individus ce qui est beaucoup plus juste et beaucoup plus transparent dans notre société un agriculteur un artisan un commerçant un entrepreneur il est normal qu'il est ce risque mais avec un système de droits et devoirs et donc de contrôle par rapport à l'accord qui est en train sil s'il est finalisé de ce que j'ai vu de cet accord il est très cohérent avec la philosophie qui est la mienne aller vers une plus grande responsabilité des seniors et cont le régime senior ouvrir d'ailleurs des pistes qui sont assez cohérentes avec ce que je viens de dire sur les indépendants ou autres donc je suis PL favorable à cette dynamique d'accord et je la prendrai en si je suis élu en arrivant comme tel parce que elle contribue à améliorer le système pour autant elle n'épuise pas le champ que j'ouvre par ailleurs et donc ce que je souhaite faire plus largement les contrat cours rapidement alors sur le bonus malus et le contracours entendons-nous bien l'idée n'est pas de faire là une mesure économique mais de responsabiliser moi je suis pour donner plus de de flexibilité c'est la réforme du droit du travail que je porte et de simplification je suis pour aller au bout de la réforme sur les prud d'hommes que j'avais lancé comme ministre et donc avoir un plafond et donc je suis pour donner plus de flexibilité à l'économie la flexibilité la liberté va avec de la responsabilité le bonus malus existe aux États-Unis je ne suis pas pour un bonus malus par la loi qui taxerait de manière inconsidérée je suis mais vous pouvez considérer que c'est quand même perçu comme punitif alors que les entreprises ont besoin d'ibité je suis je suis les entreprises ont besoin de visibilité d'agilité c'est pour ça qu'on fait un plafond sur les dommages et intérêts au prudommes c'est pour ça qu'on fait toutes les forme que j'évoque par ailleurs je porterai mais en même temps dans un même secteur dans les mêmes conditions macro-économiques il est normal qu'on récompense ce qui agissent bien et qui est plutôt un malus pour ceux qui agissent mal donc l'idée c'est plutôt comportementale ça n'est pas budgétaire on le définit par branche mais dans une branche où vous avez une entreprise qui forme les gens qui Innov qui valorise qui les prend en CDI et une entreprise voisine qui est donc dans le même secteur dans le même cycle économique qui elle ne prend que des contrat courours et bien je trouve normal dans le système où nous sommes que la première elle un bonus et la seconde elle est un malus donc ça n'est pas contre ça n'est pas du tout contre le contrat courour mais c'est secteur par secteur pour valoriser les bons comportements et mettre un malus au mauvais comportement merci Samuel Tual pour votre contribution et vos questions dernier angle celui du financement de l'économie c'est Sophie de Menton qui vous interroge Emmanuel Macron oui monsieur le ministre en fait financement de l'économie j'ai envie de poser une autre question quand je vous écoute je suis à la fois enchantée et désespérée alors je suis enchanté parce que vous allez dans la bonne direction parce que on a envie de ça on a envie de de de cet univers que vous décrivez vous avez bien compris les choses et désespéré parce que vous ne dites jamais comment on va faire et alors moi qui suis une chef d'entreprise basique j'ai l'impression de représenter des chefs d'entreprise basique nous nous battons tous les matins avec des des des obstacles insurmontables et ridicules et je ne comprends pas comment vous allez faire alors je suis en train de penser allezy sur quoi tout d'abord la première mesure que vous allez les prendre en tant que président de la République si vous êtes élu concrètement à quelle date ça va être quoi pour nos entreprises ben la première mesure ce sera la réforme du droit du travail et donc concrètement c'est la généralisation des accords de maintien non mais la réforme du droit du travail mais ça va vous prendre un temps infini c'est vider un étant avec une petite cuillère dire pourquoi vousz dire si vous avez quand vous restructurez une entreprise c'est je vous dis c'est la c'est la chose la plus importante et la plus d'cord je suis d'accord avec vous comment personne n'a réussi vous parlez du dialogue social vous y croyez moi pas il y a un moment où en France aujourd'hui je ne crois pas au dialogue social mais alors comment vous proposez de réguler les choses ben c'est ce que je vous demande c'est vous qui vous présentez mais moi justement mais moi je vous dis si on reste mais non mais moi je vous dis très sincèrement si on reste dans le face- à face avec les uns qui disent moi je suis pour tout supprimer je on est dans un pays on n pas dans une entreprise alors il faut commencer par changer le le le le système syndical qui bloque mais la la conséquence de ce que je propose sur le dialogue social sur le tripartisme sur la formation professionnelle c'est bien derrière de changer le financement des des organisations des organisations d'ailleurs syndicales et patronales parce que la formation temps combien de temps ça prend je suis pour le faire l'été automne sur les trois chantiers que je viens de déclarer parce que les principes doivent être don là où il faut pas confondre les choses c'est que gouverner un pays c'est un peu différent de diriger une entreprise parce que vous avez le temps de la loi puis le temps du management public on oublie à chaque fois le temps du management public donc moi je ne veux pas tarder sur les mesures que je prends donc dès le début je prendrai ces textes de loi qui permettent justement ces réformes la réforme du droit du travail je propose pas de faire un texte à 300 pages he c'est un principe fondamental ça a été préparé d'ailleurs à la fois par banater et combrexel 7 et bartheléi on a on a trop de gens qui ont travaillé sur le sujet pour pas l'avoir fait donc il faut surtout pas rentrer dans la risière de changer la loi on garde les principes dans la loi on renvoie la négociation par ailleurs mais ce ces textes sont prêts il faut les porter il faut les porter au moment où on a un momentum politique c'est-à-dire après une élection ça c'est le premier point le deuxième point c'est sur la formation professionnelle de redonner de la transparence et de l'évaluation du système de formation professionnelle ce qui aura une conséquence sur le financement de certaines branches côté patronal et de des syndicats c'est fait parti des premières mesures ça c'est dans les premières mesures et ensuite un mot sur la simplification oui et ensuite vous avez le management public ensuite il faut aller branche par branche suivre justement s'assurer du suivi et de l'application et on pense que état ce sont que des déclarations Destrade et des lois mais c'est faux c'est faux moi je vous dis sur le travail du dimanche simplification la simplification sur le travail du dimanche que j'ai porté je nous a baladé pendant 5 ans sur la simplification d'abord la simplification il y a des choses qui ont été faites et qui ont été portées par plusieurs d'entre vous François Zolder Guillaume Poitrinal ont fait un travail remarquable il a essayé non ils ont fait un vrai travail il y a des choses qui ont été faites le problème de la simplification c'est c'est cisif c'est qu'en même temps qu'on simplifie on remet des chosescord comment on arrête ça bah en ayant une autre gouvernance législative c'est aussi dans mon programme ça veut dire du temps du général de Gaulle on légiférait 3 mois par an je ne vais pas proposer de faire siéger 3 mois par an les parlementaires je crains que dans le le contexte politique qui est notre aujourd'hui ce soit peu populaire par contre ce que je vais proposer c'est que audelà des lois de finances et à l'exception de la première année où on a un agenda très fort il y est en effet uniquement deux à 3 mois où on légifère et le reste o on évalue et c'est vous parlez de l'entreprise tout n'est pas comparable mais dans la sphère publique le problème que nous avons c'est que on est toujours à vouloir tout changer tout déclarer tout proposer en terme législatif comme si une entreprise changeit de stratégie tous les 6 mois et derrière on ne s'occupe jamais de l'exécution c'est le rôle de ministre de regarder l'exécution et donc les textes votés c'est au début et c'est pour ça d'ailleurs ensuite que je veux une vraie stabilité mais derrière ils doivent être impliqués dans l'exécution et compris pour le droit du travail c'est une transformation transformer un pays on le fera ensemble mais on le fera si on a un autre management collectif et donc plus de temps d'évaluation moins de temps de pour légiférer plus de temps pour manager la transformation de manière partenariale pour l'accompagner pour la faire vivre parce que les les comportements collectif ont besoin de temps et c'est pour ça qu'il faut prendre ces décisions dès le début autre question sophine menton constructive pour ça ça fonctionne ça fonctionne FNE pour ça nous travaillons le régulièrement il y a un principe droit à expérientation on sait ce qu'il faut faire on a l'impression très souvent de vraiment savoir ce qu'il faut faire de ce qui marchera pas jamais nous n'avons été écoutés les travaux que nous faisons on traîne dans les couloirs des ministères pour essayer d'arrêter les catastrophes mais on n'est pas écouté là-dessus alors sur ce sujet très important ça me permet de vous faire une annonce ce matin je souhaite qu'on change en effet le cadre légal du droit à l'expérimentation en France j'ai lancé comme ministre quelque chose qui s'appelle France expérimentation pour aller dans ce sens dans la sphère de l'action publique c'est-à-dire dire là où il y a de l'innovation laissons les gens innover essayer et on regarde ensuite pour généraliser le problème pour que vous qu'on partage la contrainte collectivement le problème en France sur le droit à l'expérimentation c'est que quand vous expérimenter vous êtes réputé devoir généraliser c'est-à-dire qu'on peut pas expérimenter quelque chose qui n'a pas vocation à être généralisé en vertu du principe d'égalité c'est aberrant c'est comme si je vous demandz dans votre entreprise quand vous testez quelque chose de dire vous ne savez pas encore le résultat mais si je vous donne le droit de l'expérimenter et bien vous allez devoir ensuite le généraliser ben non c'est aussi le droit de pouvoir l'arrêter et en même temps quand ça réussit de récupérer la bonne pratique et l'élargir et donc moi je suis à la fois dans l'état et avec la sphère privée pour décontraindre le cadre de l'expérimentation qu'est-ce que ça veut dire donner aux collectivités la possibilité d'innover sur le plan normatif donner plus de marge de manœuvre à l'état sur le territoire au niveau dé concentrés et donner la possibilité à certains secteurs d'entreprise en particulier dans le dans le très innovant on a besoin sur l'Oti on a besoin dans l'énergie on a besoin sur énormément de secteurs de pouvoir justement expérimenter sans le cadre actuel c'està dire sans être sûr de généraliser voilà alors oui sophine menton prenez prenez le micro ministre des finan sera droite ou gauche alors ça je vais vous dire ça presque pardon je suis aussi direct que vous on se connaît suffisamment ça n'a aucun sens la question c'est la politique qui va mener ce soit vous oui mais c'est une bonne illustration du fait que ça n'a pas grand sens donc et à l'inverse vous avez eu des ministres des Finances et du Budget résolument de droite qui ont plutôt augmenté les impôts et le premier choc fiscal de 2011 c'est pas un ministre de gauche qui l'a mis en place donc ce qui compte c'est la politique est-ce que vous avez une politique pragmatique de croissance cette transformation ou pas moi le programme que je porte et ce que je développe c'est cela il y aura derrière les personnes qui le mettront en œuvre et n'auront aucun doute et aucun décalage par rapport à cette politique c'est ça qui m'importe et il y aura surtout dans le gouvernement que je présenterai entre un tiers et la moitié de personnes qui viennent de la société civile c'est-à-dire des gens qui connaissent le secteur et qui ont des compét aussi oui merci beaucoup Emmanuel Macron merci à vous qu chef d'entreprise avec une question dans la salle qui quimane d'une des fédérations en l'occurrence la fédération de l'hospitalisation privée c'estamine garb qui a sa présidente vous la représentez président non je suis président ée alors vous êtes dans le noir il est connu des servicesors vous écoute monsieur je peux venir devant sinon si je dans-y voilà comme ça je mets en face de vous effectivement plus convidal monsieur Macron merci d'être présent aujourd'hui je voulais vous dire que je représente les 1000 cliniques hôpitauxx privés 200000 salariés 80000 médecins libéraux et nous sortons d'un quinquen difficile voire effroyable même si j'pporte pas forcément lesestigmat j'ai été victime de maltraitance de maltraitance parce que cette politique de santé qui a été menée pendant 5 années a visé à exclure la médecine libérale les cliniques hôpitaux privés des missions de services public de la formation de innovation des mesures vexatoires comme la dégressivité tarifaire comme si la 101e prothèse de hanche devait avoir un tarif différents des mesures totalement ineptes comme la notion de bénéfice raisonnable c'est-à-dire que au-delà d'un certain pourcentage de bénéfice notre secteur c'est 2 % 30 % sont en déficite au-delà de 2 % il faudrait rendre l'argent je ne sais pas comment c'est possible je ne sais pas comment c'est crédible alors aujourd'hui nous sommes en attente forcément attente de confiance attente de respect de dialogue et surtout d'équité de transparence demain nouvelle période nouvelle ère comment allez-vous faire en sorte que l'ensemble de la profession pas uniquement les cliniques plutôt privé le public l'associatif et le privé que je représente aujourd'hui puisse travailler ensemble en en complémentarité et dans la confiance et le respect et surtout dans l'équité merci merci à vous merci à vous alors de manière simple premier point moi je suis vous savez pour décloisonner justement le public et le privé l'offre de soins c'est un continuum si on n'associe pas le secteur privé la médecine libérale sous toutes ses formes y compris celle qui participe d'ailleurs au service public comme vous l'avez rappelé en creux à l'offre de soins de manière beaucoup plus souple beaucoup plus transparente on navancera pas donc c'est aussi pour ça que je suis pour ma part pour déconcentrer beaucoup plus les organisations ouvrir les groupements hospitaliers euh les groupements de santé public et privés et donc d'avoir une vraie stratégie au sens large aujourd'hui quand les agences régionales de santé vous savez beaucoup mieux que moi gère les choses elles les gèent en silo et donc parfois il est utile de fermer un service hospitalier ou un hôpital de proximité mais parce que on va aider à développer la clinique d'à côté à l'équiper d'une IRM à aider à développer un service de néphrologie avec de l'Hospital à domicile peut-être même que parfois le l'immobilier qui est libéré par l'hôpital de proximité des professionnels de santé privé en ont besoin aujourd'hui nous n'avons pas ces souplesses dans le système donc moi je suis pour décloisonner le système entre public et privé premier point en terme de gouvernance sur le terrain et au niveau national on a un objectif national de dépenses d'assurance maladie je l'ai fixé à 2,3 sur le quinquena ce qui met moins de contrainte malgré tout que ces dernières années où il y a une régulation très annuelle et qui a été très dure sur le système en partie particulier de la médecine libérale là je donne une visibilité quinquenal mais avec ce décloisonnement la deuxième chose c'est que je pense qu'on doit réviser en profondeur nos méthodes de tarification à l'hôpital dans les cliniques et avec les professionnels de santé aujourd'hui on a une tarification à l'activité qui n'est plus adaptée à l'hôpital qui est en fait inflationniste et qui ne prend pas en compte la réalité de la nature des soins et des services et donc je suis pour limiter à 40 50 % du budget complet cette tarif ation et l'activité et prendre en compte d'autres objectifs de santé publique pour les cliniques comme les professionnels je souhaite compte tenu de cette association et de ce déclaisonnement les associés à la définition d'une enveloppe de financement où on rémunérera aussi leurs actions de prévention avec des objectifs de santé publique parce que ce que j'attends de vos médecins c'est pas qu'il fasse le maximum d'actes or aujourd'hui on ne le régule que par l'acte en souspayant les actes pour les les libéraux c'est que j'attende qu'il participe à un bon objectif de santé publique qui fasse plus de prévention et qu'ils ai plutôt moins de malade rien dans mon système aujourd'hui n indique comme on a poupérisé ces professions come on a réduit la tarification de l'acte elle doit faire de plus en plus d'actes qui sont au final de plus en plus coûteux pour l'Assurance Maladie pour pouvoir vivre décemment je pense c'est pas la bonne politique la bonne politique c'est qu'on partage des contraintes d'objectifs de santé publique qu'on évalue et donc ce qui suppose dans la gouvernance d'associer totalement le secteur privé mais derrière d'avoir une partie de la rémunération sur les cliniques sur les professionnels de médecine libérale qui ne soit pas lié uniquement à l'acte merci beaucoup merci à Emmanuel Macron merci à laamine Garby pour cette question voilà c'était la fin des des échanges avec les entrepreneurs il y a une 4è séquence Emmanuel Macron c'est la la séquence photo il y a une photo qui va apparaître derrière sur l'écran que je vous propose de voir là sur ce petit papier voilà et l'idée c'est que vous réagissiez à chaud sur ce que vous inspire cette photo qu'est-ce que ça revit comme importance pour vous on a évoqué ces sujets là c'est une main tendue c'est une main tendue c'est un geste de confiance et c'est une perche que je vous lance et d'amitié et et et et c'est une main donc de robot c'est un beau symbole parce que vous l'avez compris dans mon propos introductif moi je crois en effet à la robotisation de l'économie à sa modernisation n'ayons pas peur des robots donc n'ayons pas peur des robots ne cherchons pas à les taxer trop vite euh et laissons-les se développer pourquoi en Allemagne il y a 4 à 5 fois plus de robots il y a de point moins de chômeur donc c'est pas les robots qui détruitent les emplois les robots c'est c'est faux alors ça va transformer le travail mais c'est aussi aussi vrai que si on avait dit que les lampadaires détruiraient les emplois au moment où il y avait en effet des milliers de gens dans Paris qui allumaient des bougies c'est de la transformation profonde de notre système comment on accompagne les compétences parce que justement bah tout le monde vous vous commenciez à en parler tout à l'heure n'est pas au niveau on peut avoir peur du coup c'est l'investissement productif et l'investissement dans le capital humain c'est ce double investissement si on en fait qu'un on crée on détruit de la valeur socialement si on dit on investit uniquement dans dans l'entreprise mais on ninvestit pas dans les gens un ça fait très vite peur c'est le débat qu'on a perdu dans les années 90 où on a dit robotisé va détruire de l'emploi Robo robotiser permet de garder de l'emploi et de résister au pays à très bas coût pourquoi mais parce que sinon c'est de la délocalisation complète et donc regardez les entreprises allemandes qui ont robotisé elles ont gardé du tissu industriel qui sinon se réparti dans des pays à très bas coût du coup on gagne en compétitivité et en agilité puisquon produit sur place du coup exactement alors en plus cette main c'est presque les robots d'hier parce que la réalité c'est cette main avec une imprimante 3D et cetera c'estàdire que la transformation aujourd'hui de la robotique et de l'industrie du futur c'est de pouvoir faire des volume très réduit de produire très vite au plus près du terrain et donc moi je suis convaincu que cette nouvelle génération de transformation numérique industrielle et de robotisation numérique elle est bonne pour notre industrie parce qu'elle va permettre de relocaliser si on a un double phénomène dont on ne parle jamais dans nos débats et qui est fondamental on va de plus en plus prendre en compte le coût carbone des bien et donc on va profondément revoir la logistique mondiale on a développé ces 30 dernières années le commerce international en disant on fait venir des des pièces à l'autre bout du monde des pays à Bakou on les ramène sur leur marché final c'est faux parce que maintenant ça va coûter de plus en plus cher parce qu'on va taxer ses flux parce que ça n'a plus de sens deuxième transformation on va pouvoir reproduire y compris des biens industriel par l'impression 3D sur place avec des volumes très courts dans le textile ou autre aussi avec de l'innovation embarquée donc on va pouvoir relocaliser l'industrie si on fait ces investissements et donc il faut voir ce changement le deuxième investissement c'est le capital humain quelqu'un je dis souvent qui découpait il y a encore 4 5 ans une pièce d'avion dans une entreprise française c'était une tâche pour laquelle il avait été formé qui qui était assez manuelle qui était une tâche d'ouvrier qualifi aut avec un vrai savoir-faire aujourd'hui des robots le font très bien vous allez chez Airbus chez Da chez d'assoviation et cetera vousoulez chez Safran le même salarié s'il n'a pas été formé et c'est en une formation de 6 à 8 mois pour organiser les choses programmer le logiciel cont contrôler la pièce il est fichu simplement on aura besoin de recruter quelqu'un de toute façon pour faire le contrôle qualité la programmation et donc vous voyez bien que c'est l'accompagnement des personnes dans l'entreprise c'est pour ça d'ailleurs que quand j'ai l'honneur de lancer avec plusieurs d'entre vous dans la salle ce programme industrie du futur il y a eu tout un volet énormément travaillé d'ailleurs avec les organisations patronnales et syndicales de formation parce que ça ça se gère dans le temps c'est c'est du management du changement et de la transformation comme vous le faites dans l'entreprise mais à l'échelle du pays et d'ailleurs on doit aussi le faire à l'échelle européen c'est pour ça que moi j'avais signé à Hambourg l'année dernière un partenariat avec les Allemands dans ce cadre là parce qu'on doit former des gens des deux côtés du RIN et c'est de dire bah voilà vous avez 6 mois pour changer vos pratiques on vous aide à vous adapter à la machine vous allez justement garder une place dans l'entreprise mais le robot et c'est pour ça pour revenir sur la question de Monsieur cette main elle enlève beaucoup beaucoup de pénibilité parce que ça ce sont des troubles musculosquelettique sur lesquels on s'ennuie aujourd'hui avec des critères bon passez-moi l'expression le jour où on développe ça et on sait donner à ce salarié qui a la main humaine un vrai rôle la pénibilité n'est plus la même vous enlevez de la pénibilité au travail manuel parce que vous avez équipé l'entreprise et donc la clé de tout ça derrière c'est d'avoir justement un financement de votre économie qui permet cette modernisation et donc démarch des entreprises un taux d'impôt sur les sociétés un accompagnement au changement avec les pratiques de suramortissement fiscal qui sont nécessaires pour ces transformation et de l'excellence aussi pour les compétences parce qu'il faut qu'ell suivent justement exactement parfait on peut applaudir Emmanuel Macron le remercier pour ses échanges on va terminer avec lanière S et pas la dernière séance bien que nous soyons dans une salle de cinéma c'est votre pitch de conclusion et les mots que vous aimeriez que que nous retenions euh debout au pupitre ou ici comme vous le souz continuer là on va pas faire de choses artificielles écoutez on s'est dit beaucoup de choses et et on a parlé de beaucoup de sujets moi je pense que la clé pour notre réussite collective parce que nous sommes embarqués dans la même galère ou nous sommes plutôt dans le même magnifique pays la clé c'est la confiance il y a rien qui se fait s'il y a pas de confiance donc la confiance dans l'état et ça c'est si je suis élu ce dont je suis le dépositaire en donnant de la visibilité dès le début en étant crédible c'est-à-dire en prenant les textes de loi et en enclenchant tout dès le début je pense qu'il ne faut pas attendre et à chaque fois que dans des quinenas le choix étaé fait d'attendre on perd de la confiance avec les acteurs donc moi je m'y engage et ça fait partie de l'action que je veux mener dès été 2017 et en enclenchant aussi une trajectoire de finances publiques qui est crédible et que je sais pouvoir délivrer à 60 milliards d'économies on en a peu parler on pouvait pas parler de tout ce matin mais la contrepartie de ce qu'on s'est dit sur le plan social sur le plan fiscal et je vous remercie d'ailleurs d'avoir passé beaucoup de temps sur les réformes structurelles qui sont à mes yeux encore plus importantes mais c'est d'avoir un état qui sait enclencher durablement une stratégie de baisse des dépenses publiques et en même temps d'investissement donc ça c'est le premier point FA redonner de la confiance dans l'état ensuite faut rebâtir la confiance entre les acteurs et la confiance entre les acteurs pour moi c'est vous donner confiance pour pouvoir investir et embaucher ça ne se décrète pas je fais pas partie des gens qui prônent vous le savez la conditionnalité parce que l'économie du piston ça n'existe pas par contre je sais ce que peut créer un cadre politique économique où la confiance s'installe et un écosystème favor voilà et donc ça moi c'est ce que j'espère qu'on pourra créer ensemble où l'État prend ses responsabilités sur les grands sujets de politique publique c'est-à-dire justement les réformes de structure sur l'emploi sur la for faon professionnelle où il reprend un peu plus de responsabilité en particulier sur le chômage parce que honnêtement c'est son c'est son job d'intérêt général et où il donne beaucoup plus de marge de manœuvre justement aux forces vives économiques dans le dialogue social du quotidien l'état il intervient trop dans la régulation des branches et des entreprise dans la réalité quotidienne que ce soit celle de la pénibilité du temps de travail de l'organisation et donc ça c'est ce que j'attends aussi de vous c'est de faire vivre cette organisation économique et sociale par le dialogue de branche d'entreprise sa modernisation et son impulsion et puis enfin on en a parlé un peu au début je veux finir là-dessus c'est la confiance européenne moi j'y crois pour notre pays à ce que je vous dis réforme économique dès le début une trajectoire fiscale et budgétaire crédible portée dès le début mais c'est aussi nécessaire pour redonner une dynamique européenne la France elle porte en elle la clé de cette dynamique il n'y aura pas de vraie relance on ne changera pas le taux de croissance qui est quand même la donnée derrière fondamentale s'il y a pas une politique de relance européenne la France elle-même ne peut pas faire une politique de relance intelligente ce n'est pas vrai compte tenu de nos contraintes partagées et je ne vous proposerai pas quant à moi de sortir de la zone euro ou de l'Union européenne pour les raisons rapidement évoquées tout à l'heure par contre si on sait recréer de la confiance entre parttenaires Européens alors on peut avoir une vraie politique économique beaucoup plus adaptée c'estàdire une politique de lance par l'investissement public et privé et un vrai environnement économique beaucoup plus favorable à l'Europe ce qui nous a bloqué durant ces dernières années depuis la crise c'est le manque de confiance entre les partenaires les Allemands attendent que nous rénovions beaucoup plus rapidement et drastiquement notre économie et les Allemands aujourd'hui eux-mêmes font trop de consolidation budgétaire et se sont crispés si nous voulons relancer le couple franco-allemand et derrière la zone euro et l'Union européenne la clé c'est de rétablir la confiance entre les partenaires et en particulier la confiance à l'égard de la France donc voilà pour moi le fil rouge qui a derrière c'est cette confiance elle va avec les valeurs que j'évoqué au début donc il faut pas faire de propos destrad il faut pas promettre des choses qui sont intenables il faut pas promettre des grands clashes et autres mais il faut promettre des choses rigoureuses qu'on sait pouvoir tenir en partageant la confiance et les responsabilités entre nous merci d'avoir partagé avec nous ce matin Emmanuel Macron et merci à vous mesdames monsieurs

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