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InterviewLCI (sur YouTube)· 28 mars 2026 66 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Guerre en Iran : Alain Bauer et le général Jean-Paul Paloméros invités de Margot Haddad|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 43 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un changement de stratégie à Washington ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Les États-Unis affirment pouvoir atteindre leurs objectifs sans troupes au sol ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réaction iranienne après les frappes ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les Israéliens veulent-ils l'effondrement du régime iranien ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Marco Rubio a-t-il raison sur le détroit d'Ormuz ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Marco RubioChiffre
    « Nous atteignons tous ces objectifs. Pour la plupart d'entre eux, nous sommes en avance sur le calendrier et nous pouvons les atteindre sans aucune troupe au sol, sans aucune. »
  • 6:30général Jean-Paul PalomérosFait
    « Une opération terrestre, si Donald Trump le décide, il le fera. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Y a-t-il un changement de stratégie à Washington ? Les États-Unis affirment désormais pouvoir atteindre leurs objectifs en Iran sans engager les troupes au sol ? Écoutez, nous atteignons tous ces objectifs.

Pour la plupart d'entre eux, nous sommes en avance sur le calendrier et nous pouvons les atteindre sans aucune troupe au sol, sans aucune. Maintenant, pour ce qui est de la raison de ces déploiements, le président doit être préparé à de multiples imprévus dont je vais vous parler ici. Et encore une fois, je vous renvoie au département de la guerre qui vous dira probablement exactement la même chose.

Nous pouvons atteindre tous nos objectifs avec nos troupes au sol, mais nous serons toujours prêts à offrir au président un maximum d'options et de possibilités pour s'adapter aux imprévus s'il devait survenir. S'adapter aux imprévus. Bonsoir Alain Boer.

Bonsoir. Professeur émérite de criminologie au KNAM, fondateur du pôle sécurité défense renseignement, auteur de laisser Trump le pouvoir des mots qu'on voit à l'écran aux éditions First qui vient de paraître. Bonsoir à vous général Palomeros, ancien commandement suprême allié transformation à l'OTAN.

Vous avez entendu les mots de Marco Rubio ce soir et puis regardez tout de même ces images de l'autre côté du côté de l'Iran avec d'une nouvelle vague de frappe sur des sites stratégiques aujourd'hui. Une usine de traitement d'uranium, une centrale nucléaire mais aussi deux complexes chirurgiques qui ont été frappés dans le centre du pays. Le nucléaire et l'économie qui sont désormais directement visées.

Écoutez les informations de notre correspondant sur place. Merci à V Gazi. Écoutez, il y a une série de cibles qui ont été visé notamment deux deux usines de sidérorgurgie, une usine de production de Yellow Cakeek dans la ville de Yaz dans le sud de l'Iran et puis euh une une usine de production d'eau lourde donc à Arak dans le centre du pays.

Donc ce sont les à la fois des des usines chirurgiques et aussi des usines dans le dans le processus de de production de l'uranium qui ont été visées. et il y a une réaction très très dure de la part des responsables à la fois politique et militaires de l'Iran puisque le commandant donc de la force aérofatiale des gardiens de la révolution a affirmé que désormais ça ne sera plus oil pour œil et dans pour d il y aura une réaction très dure de la part de teran. Il a demandé euh donc aux employés de toutes les euh les usines de euh dans lesquelles euh les États-Unis ont départ euh de quitter leurs usines parce qu'il y aura des frappes, a-t-il dit, contre ces usines dans toute la région.

En ce qui concerne les usines de sidérurgie, euh un autre responsable a affirmé que non seulement l'usine de sidérurgie en Israël, mais aussi dans cinq pays de de la région seront désormais visés euh donc en représaille. Euh donc, on peut s'attendre dans les heures qui viennent à des réactions euh très importantes de la part de Tran euh contre les de ces installations euh d'infrastructure à la fois en Israël mais aussi dans les monarchies arabes du G classique. Les frappes comme vous le voyez continuent encore cet après-midi et ce soir à l'in du côté de l'Iran, des sites stratégiques, notamment cette centrale nucléaire d'Arak qui a été frappée.

Oui. qui est arrêté depuis très longtemps parce que une des contreparties des accords nucléaires, c'était que la centrale s'arrête. Alors, je rappelle que c'est une centrale à uranium peu enrichi.

L'eau lourde, c'est juste un élément, on va dire, de refroidissement, même si le terme est inexact là-dessus. Et d'ailleurs, les les Iraniens avaient même coulé du béton dans la cuve de la centrale pour marquer leur bonne volonté, ce qui n'est pas le cas de l'usine d'eau lourde qui elle continuer à fonctionner et qui peut évidemment servir pour d'autres activités nucléaires. Donc c'est pas la première fois, les Israéliens ont détruit de manière systémique la plupart des équipements nucléaires iraakiens puis la future vraie fausse centrale syrienne enfin en cours de développement.

Donc c'est un acte qui a toujours un axe pardon qui a toujours été mis en place. Mais pour revenir à à l'interprétation que qui est faite des déclarations de Marco Rubio, moi je n'ai pas entendu ce que on dit qu'il a dit. Qui dit sans troupe au sol, mais vous vous êtes pas d'accord avec ça.

Non, il a une phrase complète qui dit sans troupe au sol, sauf si faut voir et si et ça dépend. C'est à peu près la ligne habituelle de communication euh de l'équipe de l'administration Trump. Oui, peut-être.

Mais il y a rien de nouveau. Non, mais on peut se rattraper à tout ce qu'on veut entendre mais il faut lire ce qui est véritablement dit. Et vous savez que la version écrite de ce que l'oreille choisit, le biais cognitif qui nous évite de penser à ce qui nous déplaît pour nous concentrer uniquement sur ce qui nous arrange.

Voilà, Marco Roubio n'a pas dit ça. Il n'a pas dit ça. Général Paul Homéros, vous croyez encore à des troupes au sol ?

Alors, c'est c'est vrai, je je rejoins là. Je veux dire euh on part, c'est déjà assez compliqué comme ça. Donc il faut être extrêmement rigoureux dans l'analyse des des règles frappes phrase.

Vous avez posé une question sur changement de stratégie. Pour changer de stratégie, il faudrait-il encore qu'il y en ait une ? Or, elle est indéchiffrable.

Enf si en a une, elle est elle nous dépasse. Enfin moi en tout cas, non, il y a il y a il y a pas de stratégie. Il y a pas de stratégie parce qu'il y a pas clairement un objectif établi.

Ça peut se gérer hein, c'est mais euh c'est quand même assez désorganisé d'envoyer euh des troupes sur l'eau euh en particulier les marines, de préparer des troupes à droite à gauche dont on voit d'ailleurs qu'il sera très difficile de les protéger euh parce que les bases sur lesquelles ils vont être déployées seront à risque euh quand on il y a quelque chose qui qui sonne pas très bien militaire hôtel. J'ai fait ça aussi dans mon passé que parfois ça c'est c'est bien, ça permet aux troupes de se reposer, sauf que là, il y a quand même la menace des missile balistiques et des drones et de donc en terme de sécurité des troupes, c'est assez moyen. Et de toute façon, on sent bien qu'on est dans un pilotage de court terme.

C'est tout. dans de semaines, tout le monde personne se souviendra de ce qu'a dit Rubio aujourd'hui et on sera sur un autre un autre thème. Ça permet de faire attendre le le l'américain moyen dire bon ça va ça va pas durer et de laisser sous sous-entendre que peut-être mais quand même euh vous savez si on fait la comparaison elle est un peu hasardeuse mais les marines qui débarquent qui pourraient débarquer c'est c'est c'est les petits petits petits enfants de ceux qui ont débarqué sur nos plages à l'époque ils savaient pourquoi ils étaient là ils savaient que qu'il y avait un débarquement ils savaient ce que serait le si joueur ils imaginaient peut-être pas que ça serait aussi mortel est aussi difficile.

Mais là, je me mets à la place de de ces troupes-là et de leur chef. Ça doit être extrêmement compliqué de le de leur expliquer qu'ils sont dans l'attente en attendant de savoir s'il fallait attendre un peu plus ou un peu moins. Ain Boer, vous êtes d'accord sur cette idée du pilotage à vue ?

Alors, c'est je suis comme le général dubitatif sur la lisibilité de la stratégie, mais ces derniers jours, un brave correspondant américain m'a dit "Oui, mais tu as loupé quelque chose ? Donc je suis toujours à l'écoute quand j'ai loupé quelque chose. De la même manière quand on dit une bêtise, faut la rectifier.

Alors là, je n'ai pas eu le temps de dire la bêtise puisque je n'avais pas lu. Mais en le 30 mai 2024, un obscur centre de recherche américain a publié un document qui s'appelle Restoring Deterrence Destabilizing the Iranian Regime. Rétablir la dissuasion déstabiliser le régime iranien.

C'est signé par monsieur Barack M. Sinner. Et alors quand on le lit, ça ressemble étonnamment à la stratégie illisible mais visiblement pensée et écrite le 30 mai 2024 par le centre de recherche s'appelle Henry Jackson Institute.

Ce qui veut dire que quelque part dans l'administration américaine, on va trouver un jour un document que quelqu'un a lu et qui a dit "Ah, c'est une bonne idée." Et à partir de "Ah, c'est une bonne idée." C'estàd que quand on demande pas aux militaires d'établir une stratégie, mais quand les politiques disent aux militaires applique-moi cette stratégie, ce qui est très différent, et bien on va découvrir que quelqu'un avait pensé à ça comme Stéphane Miller avait pensé à la stratégie immigration comme il y avait eu le l'extraordinaire document sur comment assécher l'intégralité des finances mondiales pour payer le l'immense déficit américain qui ne fait que grandir et garantir la pression du dollar.

Donc chaque fois, on trouve un document de référence euh de la même manière que il y a quelques dizaines d'années, Big New Brezinski avait à la fois pensé euh l'affaire afghane et euh l'affaire euh soviétique et avec les effets qu'on connaît maintenant, c'est-à-dire une victoire immédiate et un désastre euh structurel. Euh voilà, on a toujours un penseur qui dit "J'ai une bonne idée" et euh des euh militaires euh à qui on ne demande pas leur avis, mais d'appliquer l'idée parce que le chef a donné l'idée. Alors, soit on est un militaire qui dit "C'est peut-être pas une bonne idée, avec Donald Trump, ça marche assez, ça marche mal." Euh ça, ça il y a même quelques chefs d'État français qui ont une relation avec les militaires un peu compliquées, hein, notamment quand ils les virent parce qu'ils ont osé dire la vérité.

Non mais je pense au général de Villier. Moi je salue le Oui, on avait compris de qui vous parliez cher Alin. Il faut le dire et le rappeler parce que cet homme a dit la vérité et a été puni pour l'avoir dit.

Voilà, au nom de des armées dans leur ensemble, pas seulement de sa carrière à lui. Il était déjà au sommet. Donc la question centrale aujourd'hui, c'est il y a probablement une stratégie, je ne suis pas sûr qu'elle est celle des militaires et je pense que les pauvres euh chef d'étatmajor et autres opérateurs des armées américaines essayent d'adapter à l'idée du chef des éléments stratégiques qui évoluent comme ils peuvent.

Voilà, c'est pour poursuivre le ce qui est frappant, c'est le cas de le dire là, on a parlé des frappes israéliennes, c'est qu'on sent bien que bon, les Israéliens, on voit ce qu'ils veulent, ils vont aller le plus loin possible, le plus fort possible et et essayer de de profiter de cette opportunité. On pourrait appeler ça comme ça parce qu'ils disent que leur survie est en jeu historique. Mais ce dont je suis à peu près certain, c'est que ce qu'ils ont fait aujourd'hui et en particulier ces attaques dont il faut voir les effets sur des des installations nucléaires, ça ça me semble pas du tout coordonné avec les Américains.

Ça correspond pas du tout au plan américain. Donc on a une stratégie qui est celle des Israéliens. On a une pseudo comme ça ça vient d'être pour ça ressemble pas aux Américains ?

Ben parce que ils veulent ils veulent jouer avec ces menaces. Donc euh pour eux ça va trop vite. Les Israéliens ils vont au but.

Vous vous imaginez pas ? Non, l'administration Trump, ça marche pas du tout comme ça. On va on fait un peu en avant, on regarde où on est, on fait un peu en arrière, personne ne comprend rien mais tout le monde s'y retrouve à la fin parce que il faudra bien que Mr Trump trouve une sortie de une sortie de crise.

Donc et c'est ça qu'on va guetter en disant à quel moment il va il va ouvrir cette voie. et il s'est mis quand même dans une sacrée impasse mine de rien, y compris dans le D3 d'Ormous qui est aussi une impasse alors que les Israélien eux bah ils s'embêtent pas, ils ont pas demandé l'autorisation pour aller faire ce qu'ils ont fait. La crainte, c'est que les Iraniens recréent du stock.

On a l'impression qu'ils arrivent à tenir sur le long terme, à déstabiliser la région, déstabiliser Israël. Alors, le dome de fer ou le système ARO a-t-il réellement bien fonctionné ou pas ? Il y a une enquête en cours du côté israélien pour savoir ce qu'il s'est passé dans la ville de Dimona et dans la ville de Harad.

Et puis il y a ces déclarations aussi sur le renforcement de la société notamment sur les enfants qui pourraient être recrutés. Écoutez, cela s'est produit lors des contrôles d'identité organisés par le bassiche dans les villes. Nous avons reçu de nombreuses demandes d'adolescents et de jeunes adultes souhaitant participer à ces visites.

Compte tenu de l'âge des participants et de leur demande, nous avons relevé l'âge minimum à 12 ans. Désormais, des jeunes de 12 et 13 ans souhaitent participer à ces activités. L'objectif est de soutenir les combattants afin que chaque proche puisse les soutenir comme il le peut en participant à ses activités et en s'inscrivant.

Alain Boer, propagande ou réalité ? Ah non, réalité, mais Vladimir Poutine fait ça depuis une dizaine d'années déjà. Le le retour aux adolescents dans des camps d'endoctrinement, de de sport et de suivre la ligne officielle du parti est une pratique de toute organisation dictatoriale, quelle qu'elle soit au nom de Dieu, au nom du parti, au nom du chef, au nom de la patrie, au nom de ce qu'on veut.

Il y a pas de nouveauté particulière. Ce qui est intéressant, c'est qu'il le proclame. Mais je précise que avant c'était à 14 ans.

Le 12 13 ans n'est pas un élément structurant particulier. Ça montre aussi les besoins. Ça montre le besoin aussi de récupérer des gens qui visiblement ne sont plus là.

Ce que ce que les Iraniens eux-mêmes de des oppositions appellent les craquelures dans le système parce qu'il est attaqué et par le haut et par le bas. Ça c'est la seule chose qu'ils ont appris de du contournement du processus de de défense mosaïque euh et particulièrement euh présent et je voudrais compléter euh expliquer à nos téléspectateurs mosaïque, c'est le plan qui a été inventé par Alice Jafari en 2007 pour dire nous serons attaqués, ils voudront nous couper la tête, ça n'a aucune importance, nous aurions plusieurs têtes, quatre au moins par poste essentiel et nous allons les diviser en 31, c'est-à-dire le nombre de provinces iraniennes. Donc chacune a quatre dirigeants dont le niveau de coordination est beaucoup allégé, le niveau de décentralisation beaucoup et en fait l'Iran a a pratiquer avant l'Ukraine la guerre d'Ukraine contre la Russie.

Sauf que dans le rôle de la Russie, il y a Israël et les États-Unis. Dans le rôle de l'Ukraine, il y a l'Iran. C'est tout est à front renversé.

Et en fait, on voit très bien sur les 31 sites par exemple, 27 disposent d'usines de fabrication, de missiles et de drones. usine souterraine avec des farmes, des fermes à missiles qui ne sont plus obligés d'être lancé par des camions lancem-il parce que avant le camion lance missile lancer un missile, il se faisait détruire immédiatement par la chasse israélienne, américaine. Voilà, ça allait très bien.

Une fois qu'on avait tapé le camion, il y avit pouvait plus lancer de missile. Là maintenant, il les cache directement sous le sable. Il se lève un peu comme un un lance-roquette mais plat au lieu d'être sur un camion et les missiles partent. il en part une demi-douzaine euh et puis ensuite on trouve que du sable, ce qui est assez compliqué parce que c'est c'est très grand l'Iran, c'est très sableux.

Donc il y a il y a un élément comme ça. La même chose existe sur les montagnes en granit très difficile d'accès. C'est pour ça que les Américains ont épuisé à peu près un/ers de leur stock de GBU 57, je vais pas dire de bêtises, euh pour taper les installations nucléaires, sauf une qui n'a toujours pas été attaquée, celle de la montagne de la pioche et une qui vient d'être découverte, ce qui prouve que les Iraniens mentaient comme des arracheurs dedans.

Alors c'est à la fois le poker menteur et les échecs menteurs. tout le monde m dans cette affaire qui s'appelait minjidai qui était atérant. Là, ils ont frappé à RAC dont on voit pas bien ce que c'est et dont le les effets secondaires sont très limités.

L'usine d'eau lourde, ça c'est une autre paire de manches mais comme les Iraniens ont frappé ont essayé de frapper Dimona, là c'est une réponse du berger à la bergère dans l'autre sens. Euh, on sent bien que il y a un équilibre de la terreur marqué par des cibles extrêmement précises. Mais pour prendre un exemple d'imona dont tout le monde dit que c'est la première fois que c'était frappé, ce n'est pas vrai.

En juin euh de l'année dernière, le centre de recherche sur le nucléaire israen, il a été attaqué directement de même que la base de France 5 arrive, qui protège la base de Dimona et qui a fait l'objet d'une attaque de neuf missiles qui étaient les seuls missiles iraniens importants qui avaient traversé les trois niveaux du dô de fer. dô de fer front de David et Aro 3 désormais parce que ils étaient d'une nature un peu particulière et qu'on a une quel une millise pour l'intercepter au moment où il rentre dans l'atmosphère. Là ce qui est nouveau avec les Iraniens, c'est d'abord qu'ils ont continué à travailler sur leur missiles et surtout qu'ils ont désormais des missiles avec des têtes à sous-munition.

Ce qui fait que même quand on intercepte le missile, avant on avait des morceaux de missiles qui tombaient. C'était désagréable, ça faisait des dégâts mais c'était pas terrible. Là, toutes les têtes tombent malgré tout et explosent euh comme des dizaines de de de grosses grenades, on va dire.

Je elles explos forcément euh c'est bon à son pas forcément mais enfin ça fait beaucoup hein. On on on voit des films assez extraordinaires. Là, ça fait c'est un feu d'artifice sauf qu'en dessous c'est des kilos de ex tout explose.

C'est comme si le feu d'artifice au lieu d'être juste en l'air, il explose au sol. Et donc parfois ça tombe dans le désert, parfois ça tombe chville. Limona c'est exactement ça qui s'est passé avec un défaut d'organisation. d'interception parce que ça se joue à un temps très limité.

Deuxièmement, vous l'avez pas encore indiqué mais c'est un sujet, il y a plus de munition. Le stock des munitions pour les missiles lourds est à un niveau extraordinairement les Américains sont en train de récupérer en Corée du Sud aux États-Unis une partie des stocks qui était censé envoyer en en Ukraine, payé par les Européens, donc pas des des stocks déjà achetés. Euh et donc il y a des problèmes et nos propres avions volent avec à peu près la moitié euh du stock disponible.

Oui, ils sont euh euh c'est c'est très intéressant parce que quand cette guerre a commencé euh et même d'ailleurs dans le cadre de l'Ukraine, les États-Unis euh et là il y a un parallèle avec nous finalement ne sont pas rentrés vraiment en économie de guerre ou en économie de préparation à la guerre. Ils ont vécu parce comme ils sont pas accélérés particulièrement. Il y a pas eu un signal pour leur dire et les gars attention alors que du côté de l'Arabie Saoudite, c'est action réaction.

Ils ont fait un contrat sur les drones là avec les Ukrainiens aujourd'hui. Ou c'est pas sur c'est pas sur l'antimicile. Ils sont dans le même état que tous les États du golf.

Ils n'ont pas de stock. Vous savez le Je crois que on parle beaucoup aujourd'hui de la masse de la masse de la précision et moi j'y rajoute l'efficience volet de ce qu'on fait. Ça c'est une des grandes leçons de ce qui est en train de se passer.

Il faut qu'on travaille. On on a été un peu les uns et les autres hein, on a construit Alain le sait bien des capacités parce qu'on les a construit et cetera et on a si et on a ça même des outils très lourds et très coûteux. Euh mais euh mais la guerre elle est en train de changer de nature.

On le voit bien quand vous pouvez produire la masse et la précision déjà vous désorientez n'importe quel adversaire. Regardez les Ukrainiens aujourd'hui l'inventivité. 70 % à peu près des des drones sont interceptés par des drones intercepteurs.

Et vous trouvez que les Ianiens ont cette inventivité, général Palomeros ? Non, je pense pas qu'il est ils inventivité. C'est un mot dur à dire, je peux vous dire, je conçois.

Oui, exactement. Mais mais ils ont créé l'a parfaitement expliqué une résilience partagée, c'est-à-dire une résilience diluée sur le territoire. Et ça c'est extrêmement intelligent parce que ça ça le mérite effectivement de disperser et mais aussi de faire fonctionner euh quelque part l'industrie.

C'est c'est des idées qui nous faut euh sur lesquelles il nous faut capitaliser. Le le choc au sein de la population israélienne après ces images qu'on a vu qui nous parviennent encore aujourd'hui, regardez ces images de frappe qui frappent au centre même de certaines villes. Pour l'instant, beaucoup de blessés, pas de morts du côté d'Israël.

Mais ce n'est pas une situation habituelle. Surtout qu'Israël promet d'intensifier ses frappes et d'élargir ses cibles en Iran après les frappes que vous voyez sur ces images. Et Teran payera le prix lourd.

Ce sont les mots du ministre de la défense Israël Katz qui dit très fortement qu'il y aura une réponse sanglante. Ce que disent également les Iraniens ce soir en disant qu'à partir de maintenant, il pourrai frapper de manière lourde Israël. Vous pensez à quoi quand vous entendez ça ber ?

Alors d'abord je pense à rien parce que je commande pas la propagande militaire en période de guerre parce qu'elle est fait pourrait faire de la propagande militaire en période de guerre. Deuxièmement, Israël est en guerre avec quelques périodes rares de paix depuis 80 ans. Euh, ils sont pas à sa près.

Ce qui est problématique pour eux, mais il l'avait découvert lors de la garde dite des 12 jours, c'est que leur ensemble anti missile, antirquet, antidrone et cetera fonctionne à légèrement plus de 95 % mais les 5 % qui passent font beaucoup de dégâts. Le problème c'est que les Iraniens ont continué à travailler et que la nouvelle formule du Coramchar 4 ou de la liste invraisemblable des missiles qui sont en développement qui sont plus nombreux que l'ensemble des missiles en développement des États-Unis d'Amérique en quantité de missiles opérationnels de la diversité dont certains peuvent aller très loin et très lourd mais avec des charges faibles et d'autres peuvent aller relativement près avec des charges lourdes ou des charges à sousmunition amènent plus de dégâts que d'habitude en Israël. Mais vous aviez les mêmes images en 2025.

Je me rappelle de l'Institut Veiseman qui est un immense centre de recherche euh très humaniste. Il y a très il y a pas de recherche militaire dedans. Intégralement détruit.

Euh donc il y a quand même quelques euh effets euh secondaires. La résilience de la population israélienne est plus forte sans doute que d'autres. Donc je crois pas que ça c'est ça le problème.

Le problème c'est ce que le chef d'étatmajor israélien a dit qui est dans en disant il n'a pas les moyens de tenir ces sep fronts quand ils vont tous être vivants. Parce que pour l'instant Gaza, il ne se passe pas grand-chose mais on ne sait jamais. Le Esbola c'est reparti pour un tour au Liban.

Euh, il a évidemment un front outil qui ne s'est pas encore éveillé mais dont l'Iran indique qu'il pourrait réaliser euh dans le euh sur le canal de Suèse, donc au Yémen, ce qu'il est en train de réaliser euh dans le D3 d'Ormous, ce qui aurait là un effet cataclysmique euh sur l'ensemble du de la production et de la distribution mondiale d'à peu près tout, les engrais, les précurseurs pharmaceutiques, les plastiques, le pétrole, le gaz et Puis vous avez évidemment la problématique qu'il a avec l'Iran et des sujets en 6 Jordanie ailleurs. Donc on se rend bien compte que là il a un problème humain humain qui se traduit par d'abord l'épuisement d'une partie de ces troupes qui viennent à peine de sortir de Gaza qui gère difficilement la 6 Jordanie entre les colons qui sont pas leurs grands amis et les militants résiduels du Hamas ou manipulés par l'Iran. Il y a un vrai sujet aujourd'hui d'épuisement sur le temps long.

Et quand le général Burcart très justement l'ancien chef d'état parlait de la guerre de haute intensité, euh je me rappelle avoir eu un débat avec lui en disant oui et de longue intensité parce que la haute intensité on peut tenir la longue intensité c'est tout le problème du stock, de la munition, de l'épuisement de l'économie de guerre, de la préparation au temps long. Et alors ça euh les chefs d'étatmajor européens qui sont réunis hier a dit "On est un peu impréparé légèrement légèrement." L'armée israélienne a relevé jusqu'à 40000 réservistes.

Euh c'est beaucoup plus. On était à 23000 je crois aller jusqu'à 1200. Et là euh ils ont relevé la barre jusqu'à 40000 pour en tous les cas sans préavis de ces réservistes israéliens.

Et puis il y a aussi ces mots de forcer les ultraorthodoxes à rentrer dans l'armée, ce qui serait vraiment une loi. Ça c'est Oui, effectivement c'est dans la loi mais encore faut-il la faire appliquer. Ce que ce qu'on remarque quand même de de remarques complémentaires, c'est que là aussi le politique, alors vous allez me dire c'est normal, le politique prend le pas sur le militaire jusqu'à ce qu'il comprennent que quand le militaire lui dit que c'est peut-être trop monsieur Netaniaou d'ouvrir ce frontlà maintenant en même temps, et bien à force de faire vous la faire en même temps, si vous voulez ce que je veux dire, on le fait mal.

Enfin, on a du mal à le faire. Ils font pas mal, ils ont du mal à le faire. Et les réservistes, ils font partie, vous le savez, vous savez bien, de la population, ils font partie de de l'économie.

On peut pas piocher comme ça et Dieu sait si je défends la réserve et il en faut et d'excellents réservistes citoyens opérationnels. Ça c'est très riche et on en fait pas assez. C'est pas assez stable et c'est vraiment après en Israël, ils ont leur service militaire.

Mais si vous écoutez là aussi il faut écouter les gens ils disent moi je veux servir mon pays mais il faut que je continue mes études et regardez c'est tout le débat de Zelenski ça aussi moi je veux continuer mes études je veux apporter quelque chose à mon pays plus tard je veux avoir des ambitions je veux regarder au-delà on se bat oui pour pour nous pour nos enfants, pour nos parents, mais on se bat aussi pour conserver la liberté la liberté de vivre la liberté d'entreprendre la liberté de procréer la la liberté de d'être heureux et et C'est c'est ça l'équilibre subtil que les Israéliens doivent offert. Mais le chef des armées, il est responsable de ça et je me mets à sa place aujourd'hui. Ça doit être compliqué de l'expliquer à monsieur Netaniau.

Surtout qu'il y a ces énumérations de Donald Trump. Ultimatum repoussé, frappe suspendue. Donald Trump accorde un surcis à l'Iran jusqu'au 6 avril.

Les Iraniens m'ont dit très gentiment : "Pourrions-nous avoir plus de temps ? Ils ont demandé 7 jours." J'ai répondu, "Je vous en donne 10.

Prenons tout de suite la direction de Washington pour vous retrouver Justine Jankowski et Mathieu Derrien. Est-ce que vous êtes comme nous Justine ? Est-ce que vous n'arrivez pas très bien à comprendre la stratégie du président américain ?

Oui, nous aussi on a du mal à suivre. On est balloté entre les déclarations contradictoires, mais on essaie de se rappeler que c'est aussi ça la méthode Trump, hein, c'est de semer la confusion pour parfois créer la surprise. On va essayer de décortiquer les dernières déclarations.

On a d'un côté tout à l'heure Marco Rubio qui dit que l'administration américaine s'apprête à avoir des discussions sérieuses, des négociations sérieuses avec les Iraniens et ça ça va dans le sens de ce que disait Donald Trump hier sur son réseau social. Il disait euh que les discussions avançaient très bien avec les Iraniens, mais par contre ça contredit complètement euh ce que disait hier son négociateur en chef Steve Witkoff, lors de la réunion euh de cabinet de Donald Trump. Il disait que c'était très compliqué de négocier avec les Iraniens parce qu'il n'accédait quasiment à aucune demande des États-Unis.

À côté de ça, on a appris aussi que le Pentagone hésitait à envoyer 10000 soldats supplémentaires pour mettre la pression en plus. à l'Iran. Enfin, c'est en tout cas ce qu'on se dit que c'est peut-être une stratégie de la part de Donald Trump pour mettre la pression à l'Iran pendant qu'il laisse justement ce délai à Taneran pour parvenir à un accord de paix.

Donald Trump qui va s'exprimer depuis Miami tout à l'heure à à 17h30 heure des États-Unis. Donc à peu près ça fait 22h30 chez vous. Et à cette occasion, on sait qu'il va parler de questions économiques, mais à cette occasion bien sûr, on espère qu'il parlera aussi de l'Iran.

Merci beaucoup Justine Jankowski et à Mathieu Derrien qui vous accompagne en direct de Washington à Bower. Pourtant il y a cet armada de 10000 soldats qui sont toujours prévus par le Pentagone. B oui, ça donne toutes les options au président.

Le problème c'est que tout dans cette affaire a eu lieu plus tôt qu'à prévu. La révolte des Iraniens, elle n'a pas été organisée ni par les Américains ni par les Israéliens. Elle est partie toute seule d'un effondrement bancaire et financier d'une banque des gardiens de la révolution qui a volé 10 milliards de dollars à l'intégralité de la population iranienne.

Ça a provoqué un explosion. Comme les révoltes arabes n'ont été préparées par personne parce que le pauvre jeune homme qui s'est immolé par le feu parce qu'on lui avait volé son kiosque à glace ou à eau a déclenché quelque chose qui couvait. Du coup, les États-Unis disent "On arrive." Et le président des États-Unis appelle son chef d'étatmajor qui dit "Oui, dans un mois, un mois et demi parce qu'on a rien et parce qu'il n'y avait rien.

Aucune force américaine disponible, pas de quoi faire coucou, on arrive." 2 mois plus tard, la révolte est matée dans le sang des dizaines de milliers de morts, des dizaines de milliers d'interpellés. Il n'y a aucun leader de la révolte disponible.

Ils se sont tous montrés. Ils ont tous été tués ou arrêtés. Fin de l'épisode 1.

Épisode 2, l'armada arrive. Mais pendant ce temps-là, l'idée générale est d'avoir des négociations. Négociation commence.

Les homés sont très contents des négociations. Ils se quittent un vendredi en se disant on se retrouve dimanche. Patatra, Donald Trump et Netaniaahu appuie sur le bouton alors que on était au bord de la dilution du fameux stock des 400 kg d'uranium enrichi.

Sujet qui relève plus de de de du test. Frankenstein, autre chose, mais au moins, il y avait une proposition sur la table. Tout le monde très content.

Les Ianiens disant chouette, on s'en est sorti. Les homanais disant chouette, on a maintenu la paix. Et les Américains pouvant dire chouette, j'ai gagné.

Ça ne marche pas. L'opération est lancée. À la suite de quoi la guerre recommence ?

Et on repart sur des circuits de négociation qui chaque fois s'interrompent au moment où une sorte d'accord semble apparaître. C'est la deuxième fois. On est dans le 3e cycle de négociation sur exactement les mêmes sujets 5, 12 8 11 n'a plus aucune importance.

Ce qu'il faut comprendre et c'est exactement ce que disait le général Paloméros tout à l'heure, c'est que les Israéliens veulent l'effondrement du régime, les Américains veulent le désarmement du régime. Ça ressemble à peu près à la même chose pendant 3 semaines. On tape à peu près la même chose pour avoir le même résultat.

Mais à la fin, il y a une distorsion parce que le président des États comme au Venezuela, rêve d'un régime change juste à la tête en se disant je vais trouver une vice-présidente vénézuélienne iranienne, donc plutôt un vice-président dans ce cas précis qui pourra me donner ce que je veux. Ça n'existe pas. À tel point même que dans la même semaine, on a eu quatre nouveaux patrons du régime à part l'ayatola dont on sait pas, on sait toujours pas ce qu'il y en est.

On a monsieur Vaidi, celui dont personne ne parle, qui est le vrai patron du régime, qui est le vrai patron des gardiens de la révolution, qui est celui qui a accompagné à l'IREN euh en Corée du Nord pour récupérer la technologie euh nucléaire qui a été le premier commandant de la force Alcôte. On a soi-disant monsieur Galibaf, le président du parlement qui lui dit "Moi, je veux bien négocier mais on va il faut pas le dire." Monsieur Zolgadre qui a remplacé monsieur Larij comme patron du conseil de sécurité nationale.

Mais 3 jours avant, il y avait un nouveau conseil patron du conseil de sécurité nationale qui s'appelait monsieur Hossè Dégan qui a fait 3 jours et qui est reparti. Est-ce que en fait tout ça n'est pas un grand rneau de fumée avec derrière un monsieur qui s'appelle Ashgar Ijazi qui lui patron des Mola ? Donc celui qui maintient la structure officielle du régime qui est un régime théocratique.

Plus personne ne sait qui négocie avec qui et en fait tout le monde négocie avec tout le monde. Il y a ceux qui disent "On négocie pas". Il y a ceux qui disent on pourrait discuter et il y a ceux qui disent nous sommes prêts à la négociation.

Et en fait les Américains sont pris à un piège extrêmement impressionnant qui est celui des échecs menteurs. Parce que dans les échecs menteurs, il y a plusieurs joueurs et tous mentent. Alors, il y a un homme qui est ressorti du placard, si je puis dire, c'est Jens, le vice-président américain qu'on avait pas trop entendu sur cette affaire.

Il est sorti du bois et puis il nous parle ce soir avec ses révélations d'Axios qui dirait qu'il aurait échangé de manière assez dure avec Benjamin Netaniaou. regarder ces mots. Vens a indiqué que plusieurs prédictions de Netaniaahu concernant la guerre s'était révélé beaucoup trop optimiste, notamment en ce qui concerne les perspectives d'un soulèvement populaire pour renverser le régime.

Est-ce que ça ça n'existe que dans la tête de Netaniaou à la ? Non non, c'est dans la tête du patron du Mossade qui lui-même a fait fuiter le fait que ce qu'il avait dit à Netaniaou n'est pas ce que Netaniaou aurait dit au président Trump. C'est-à-dire que lui était beaucoup plus modéré.

Alors pas sur le fait qu'il y aura un soulèvement. Le patron du Mossade explique quelque chose d'assez intéressant. Il dit "En fait, l'Iran c'est une poutre, nous sommes en train de la termiter.

Extérieurement la poutre est toujours aussi solide et on ne sait pas à quel moment elle va craquer. Mais ça craquera d'un coup sec." La question c'est le temps du craquement parce que nous la tapons du dessus et du dessous, les thermites se répandent partout.

Nous recevons beaucoup d'informations directement des gens qui disent "Il y a un commandant en dessous de chez moi, tapez-le. Ici, il y a une usine secrète, détruisez-la et cetera." Mais il dit, je n'ai jamais dit que ça allait se faire en 15 jours 3 semaines.

J'ai dit la phase 1 durait au moins 5 semaines sur quoi il était en accord avec le chef d'étatmajor de l'armée israélienne. C'était aussi le point de vue du chef d'étatmajor interarme américain phase 1 pas la fin de la guerre. Et donc la question qui est posée, c'est comment est-ce que éventuellement le premier ministre Netaniaou a-t-il vendu au président Trump la rapidité d'exécution de cette opération ?

Sachant que lui a un problème domestique, c'est-à-dire les élections et les électeurs magar. Alors que le premier ministre Netaniau a une solidité des Israéliens qui pensent que c'est un sujet existentiel et qu'il faut vraiment s'en débarrasser une fois une bonne fois pour toutes quoi qu'il en coûte laisser pour laisser dans les l'opposition. vient de se réveiller ce matin.

Ouais, il y a la pide qui a dit euh dommage sécuritaire, c'est catastrophique. Oui, mais c'est parce que ce matin il a trouvé enfin et surtout il s'est rendu compte que les sondages ne donnaient pas un gain électoral au Lioud donc il s'est engouffré. Mais ça c'est de la petite popole américaine.

La politique politicienne général Palomerus. Non, mais vous parliez de J Vivement, il est fortement embarrassé parce que lui c'est quand même très clairement un idéologue mais comme tout idéologue, il a de la suite dans les idées et malgré tout on aime ça ou on aime pas ça mais au moins il présente une forme de cohérence quoi. il dit globalement ce qu'il pense et il pense être dans la ligne du de Donald Trump mais je pense que en fait ils sont pas sur la même ligne et en permanence il est en train de chercher équilibre dans un couple qui n'est pas équilibré parce que il a introduit cette idéologie qui n'existait pas en tant que telle au sein du parti de Trump et maintenant il est en train de voir que tout ce que fait Trump est en train de démolir pierre par pierre cette idéologie.

Donc évidemment, il est pas très à l'aise. Il y a cette question du D3 d'Ormous qui remonte à la surface parce que certains pays notamment de l'OTAN ont refusé de se joindre aux Américains pour les aider et Marco Rubio dit clairement "Ne vous inquiétez pas, en fait on n pas besoin de vous. Écoutez, le président a été clair.

Nous ne demandons à personne de rejoindre la guerre. Nous ne demandons à personne de s'impliquer dans cette opération. Nous ne demandons pas cela.

Nous ne le demandons à aucun pays. Nous n'en avons pas besoin. Nous faisons le travail et nous sommes en avance sur le calendrier.

Donc ce n'est pas le sujet. Nous sommes en train de parler de paix là. Dans le régime iranien, il y en a certains qui veulent instaurer un péage au D3 d'Ormouse.

Ils veulent le rendre permanent. C'est inacceptable. Le monde entier devrait en être indigné.

Nous sommes un peu impactés par cela, mais le reste du monde est beaucoup plus impacté, y compris de nombreux pays représentés aujourd'hui ici au G7. Et donc si ces pays sont profondément impactés par cela, c'est que vous devez faire quelque chose à ce sujet. Nous allons vous aider mais vous devez être prêt à faire quelque chose.

Le jeu un peu de manipulation, vous n'y allez pas mais vous allez avoir besoin de ce D3 d'Ormouse. Alain Bower, est-ce qu'il a vraiment tant tort que ça Marco Rubio ? Alors d'abord ceux qui en ont le plus besoin négocient directement avec les iraniens.

Alors bateau passe gratuitement pour les pour les Européens. Non mais les Européens ne sont pas directement concernés. Et oui, ça concerne les asiatiques, les Philippins qui sont en restriction, les Japonais qui piochent pour la deuxième fois dans leur stock, c'est l'essentiellement l'Asie pacifique qui est directement concernant.

Alors, ce sont nos alliés, on va pas le passer directement par-dessous la jambe. Mais la question n'est pas celle-là. Les plus impactés chinois, indiens ou pakistanais obtiennent des conditions exceptionnelles gratuites pour les Chinois.

Don je rappelle qu'ils ont livré 2000 tonnes de perchlorade de sodium, ce qui permet aux missiles iraniens de fonctionner au properg solide. Donc les plus lourds, les plus compliqués et les plus destructeurs qui ont fourni les batteries antiaériennes qui sont relativement peu efficaces et une partie de des éléments radar et qui sont les alliés réels des iraniens qui ont signé un pacte d'amitié de 25 ans, les Pakistanais qui sont des intermédiaires qui sont multicarte on va dire et puis les Indiens qui eux payent le droit de passage mais qui récupèrent ce dont ils ont besoin. Le deuxième problème c'est qu'il n'y a pas de solution de protection de navire au des trois d'ormous.

Il n'y en a pas même en on peut pas l'inventer. Ça n'existe pas. Si vous voulez le seul conseil que on pourrait donner modestement au aux Européens c'est c'est de faire comme eux c'est de faire semblant.

C'est-à-dire d'aller planter une frégate ou mais très au large voulez très loin. Mais on contribue évidemment on contribue à rien mais comme de toute façon comme tu le dis il y a rien à faire mais au moins on est dans un un théâtre d'ombre là parce que j'avais prédit la bataille d'ormouse. J'avais pas prédit que ça serait difficile et on pouvait prédire assez facilement qu'elle serait même pas lancée parce qu'elle est tellement complexe que personne ne veut y aller.

Est-ce qu'il y a pas une forme de frilosité aussi ? Non, il y a une forme de responsabilité. Qui va envoyer euh des marins euh et des soldats se faire tuer juste pour se faire tuer ?

Il y a il y a aucun objectif, hein. Ça ne marche pas de l'autre côté, Babel Mandel, ça n'a jamais marché. Il ça ne fonctionne que parce qu'on a payé les outils pour qu'ils s'arrêtent.

Point. Il n'y a aucune efficacité à ce dispositif. On n'est pas dans l'Atlantique en train de faire d'immenses convois durant la deuxième guerre mondiale.

Et même dans l'Atlantique durant cette période, ça coulait beaucoup. Les dégâts étaient considérables mais il y avait des milliers de bateaux et on avait des moyens des forces et cetera. Le D3 d'Ormous comme le Babel Mandel sont tellement restreint, tellement réduit, tellement petit, tellement proche des côtes et avec des moyens qui sont extraordinairement efficaces et nouveaux.

Le drone, le drone sous-marin, le missile, la roquette, le bateau Kamikaz. Bref, vous vous choisissez ce que vous voulez. Il n'est juste pas possible de Et le jour où il y en a deux ou trois qui coulent, alors là c'est fini.

Donc la question, elle est simple, c'est jusqu'où les Iraniens veulent-ils aller ? En fait, eux disent "Ah non, mais le D3 il est ouvert. Il est ouvert pour nos amis et pas pour nos ennemis.

Et il est ouvert pour nos amis s'ils vont pas dans les ports des ennemis." Ça c'est la nouveauté de la journée. Mais en fait, il y a des dizaines de bateaux qui passent.

Notre problème, c'est d'arriver à débloquer ce qui n'arrive pas à sortir et qui nous concerne directement parce que ça permet aux Indiens de faire des procurseurs chimiques. Ça permet d'avoir du gaz naturel liquifié. Mais même pas nous.

Le Qatar nous livre très peu de de gaz. L'intérêt des États-Unis, c'est que ça continue. Sauf que le prix du marché est le même quel que soit le lieu de production.

Les prix américains augmentent alors même qu'ils produisent presque ce qu'ils consomment. La difficulté, elle est de déconnecter l'ensemble. C'est ça le problème de Donald Trump.

Et c'est vrai que quand Marco Rubio dit bah c'est votre problème aussi parce que les prix augmentent même si vous n'achetez pas de pétrole venant d'Iran et que c'est les Chinois qui sont directement les plus impactés. Ben, il a raison. Mais on n'y peut rien.

On n'y peut rien parce que la la réponse à la question n'est pas dans le déblocage du D3 d'Ormous par la force. Elle est dans une solution négociée et diplomatique. Et pour une fois, c'est plutôt la diplomatie qui aurait le pas sur les armes.

Merci Alain Ber, je précise votre livre, votre dernier ouvrage, Trump, le pouvoir des mots aux éditions First qui vient de paraître. Merci d'avoir été avec nous. On va se poser la question.

Y a-t-il un changement de stratégie du côté de Washington puisque Marco Rubio parle potentiellement de troupe au sol qui n'irait pas finalement au sol. Écoutez, ces mots. Nous atteignons tous ces objectifs.

Pour la plupart d'entre eux, nous sommes en avance sur le calendrier et nous pouvons les atteindre sans aucune troupe au sol, sans aucune. Maintenant, pour ce qui est de la raison de ces déploiements, le président doit être préparé à de multiples imprévus dont je vais vous parler ici. Et encore une fois, je vous renvoie au département de la guerre qui vous dira probablement exactement la même chose.

Nous pouvons atteindre tous nos objectifs avec nos troupes au sol, mais nous serons toujours prêts à offrir au président un maximum d'options et de possibilités pour s'adapter aux imprévus s'il devait survenir. Et puis regardez ces images. Nouvelle vague de frappe en Iran. une usine de traitement d'uranium qui a été frappée ce soir, une centrale nucléaire mais aussi deux complexes hydérurgiques majeurs ont été touchés dans le centre du pays.

Le nucléaire et l'économie qui sont directement visées. On va prendre tout de suite la direction de Teran pour vous retrouver si Gazi. Quelles sont vos informations sur ces dernières frappes ?

Écoutez, il y a une série de cibles qui ont été visés, notamment deux deux usines de sidérorgurgie, euh une usine de production de Yellowek euh dans la ville de Yaz dans le sud de l'Iran et puis euh une une usine de production d'eau lourde donc à Arak dans le centre du pays. que ce sont les à la fois des euh des usines chirurgiques et aussi des usines dans le dans le processus de de production de l'uranium qui ont été visées. et il y a une réaction très très dure de la part des responsables à la fois politique et militaires de l'Iran puisque le commandant donc de la force aérofatiale des gardiens de la révolution a affirmé que désormais ça ne sera plus oil pour œil et dans pour d il y aura une réaction très dure de la part de teran.

Il a demandé euh donc aux employés de toutes les euh les usines de euh dans lesquelles euh les États-Unis ont départ euh de quitter leurs usines parce qu'il y aura des frappes, a-t-il dit, contre ces usines dans toute la région. En ce qui concerne les usines de sidérurgie, euh un autre responsable a affirmé que non seulement l'usine de sidérurgie en Israël, mais aussi dans cinq pays de de la région seront désormais visés euh donc en représaille. Euh donc on peut s'attendre dans les heures qui viennent à des réactions euh très importantes de la part de Tran euh contre les de ces installations euh d'infrastructure à la fois en Israël mais aussi dans les monarchies arabes du Glasque.

Et pour en parler en plateau, Ellisabeth Cheppertam, bonsoir. Bonsoir. Adelle Bakacawan bonsoir à vous.

Lucas Manger, bonsoir. Et Général Palomeros, bonsoir. Vous êtes resté avec nous en plateau.

Vous avez entendu ces précisions de Savage Gazi qui se trouve sur le terrain en Iran. des cibles qui ressemblent à quoi réellement Elizabeth Chepper Selam ? Est-ce que il y a une logique dans ces cibles qui ont été frappées aujourd'hui ?

Alors, je pense qu'il y a il y a il y a une logique surtout derrière les Israéliens notamment euh continuent de frapper et et augmentent les frappes parce qu'il y a cette inquiétude, on parle beaucoup du timing, mais il y a cette inquiétude que euh les Américains vont donner euh un peu la sonner la fin à des euh activités et du coup, je pense que les les Isralliens essayent de frapper un maximum de cibles en même temps, ce qui peut aussi donner un certain idée de de peut-être de chaos ou peut-être de pas de stratégie. derrière parce qu'ils essayent de frapper que ça soit des sites nucléaires ou ou autres en même temps pour vraiment mettre à un terme au régime ou en tout cas faire un maximum de dégâts avant de finir. Lucas Manger, est-ce que vous comprenez cette stratégie ?

Pas totalement et je suis rentré d'Israël cet après-midi et je pense que beaucoup d'Israéliens commencent à douter vraiment de cette de cette stratégie. C'est-à-dire qu'il y a une sorte de course en avant de la part de des autorités israéliennes. Euh pour aller totalement dans le sens d'Élizabeth, il y a la crainte que les Américains cessent ou interrompent ou en tout cas mettent sur pause cette guerre et ses frappes.

Et du coup, il y a une volonté de Benjamin Netaniaou et de son entourage d'aller de plus en plus vite, de plus en plus fort. Je ne crois pas que ça remporte l'adhésion totale de l'État major israélien sans parler de la population israélienne qui commence à avoir de sérieux doutes parce que tous les jours dans plusieurs villes israéliennes encore ce matin, hier matin, les nuits précédentes, il y a énormément de tirs iraniens contre les contre contre le contre Israël et et les Israéliens donnent l'impression qu'ils n'arrivent pas à mettre fin à la capacité de Ripost iranienne. Donc il y a un espèce de moment je de flottement, je dirais pas plus loin que ça, mais de flottement où chacun s'interroge sur voilà Israël frappe des sites nucléaires, c'est un acte très grave mais du coup qui inquiète aussi en Israël sur qu'est-ce que vont faire les Iraniens en réplique.

La dernière fois, la semaine dernière, le weekend dernier dernier, les Israéliens ont frappé Nathans. Dans les 24 heures, les Iran les Iraniens et j'étais sur place ont frappé Dimona et Harad. Ils ont raté les cibles essentielles mais le message symbolique était très fort, c'est on a la capacité de le faire et on a la capacité de réporter que vont faire maintenant les Iraniens.

Je pense que le le Benjamin Etagiaou joue une carte un peu délicate ces jours-ci et pourtant ça ne va pas s'arrêter de si tôt puisque le ministre de la défense israélien parle d'intensifier les frappes prenant tout de suite la direction d'Israël pour vous retrouver Betsabé Salem. Que disent les Israéliens ce soir ? ement Alors, ce sont des informations qui circulent ici dans les médias israéliens et qui sont en fait reprises de rapports qui viennent dire donc rien d'officiel pour l'instant mais je peux vous dire que tous les médias ici en tout cas sont sérieusement sur ces actualités toutes récentes des dernières minutes avec un premier réacteur nucléaire à Holourde à Arax au sud-ouest de Tréran qui avait déjà été frappé lors de la guerre des 12 jours en juin 2025 qui a donc été frappé apparemment dans cette dernière heure.

Et puis une autre installation nucléaire cette fois-ci euh dans le centre près de la ville de Yaz. C'est une usine de production de poudre d'uranium donc qui fait partie he de ce mécanisme pour produire de l'uranium enrichi. Deux cibles qui pourraient avoir été frappées conjointement par les armées israéliennes et américaines.

On n pas plus de détails pour l'instant. Je voudrais souligner aussi euh que euh avant un peu plus tôt et bien apparemment l'armée de l'air israélienne a attaqué les deux plus grandes assiées euh en Iran. C'est-à-dire que euh Tsal a décidé euh sous la val avec la val du gouvernement de viser euh l'industrie sidérurgique pour handicaper au maximum les gardiens de la révolution.

Et ça aussi, on peut considérer que c'est une nouvelle étape qui a été franchie. Il va y avoir certainement d'énormes dommages infligés à l'économie iranienne à cause de ces attaques. Puisque regardez ces images, les dégâts sont tout de même notable du côté d'Israël, général Palomeros, on a l'impression que l'Iran peut tenir sur la durée.

Bah ça c'est la durée qu'il dira. C'est euh oui en tout cas et finalement sans surprise 47 ans après sa création après une guerre dévastatrice et meurtrière centaines de milliers de morts contre l'Irak euh et et avec toute l'attitude de développer son son système de défense et en particulier ce que j'appelle sa composante de dissuasion conventionnelle, c'est-à-dire les les missiles balistiques avec qui avec lequel il était il était terrorise l'ensemble du monde. La preuve, ils ont en face d'eux des des cibles qui sont pas très compliquées.

Je parle pas d'Israël mais je parle des pays du golfe avec des véritables faiblesses. C'est ainsi hein. Pas construire ça comme ça.

Non, il y a un point qui qui m'interpelle un peu là ce stade, c'est euh les Israéliens qui frappent effectivement nucléaire. Ça ça a pas beaucoup de sens parce que ça correspond pas vraiment ni même à la rupture du cycle du nucléaire. Mais euh en revanche, moi j'aurais pensé qu'il laisserait ça à Donald Trump comme étant une monnaie d'échange en quelque sorte dans la graduation.

Et c'est pour ça que il avait dit Trump avait dit "Moi, je m'attaquerai au système électrique." Il avait il avait mis ça au moins en balance et puis là ils y vont. Alors, ça rejoint ce que vous avez dit, c'est qu'il y a peut-être pas de l'affolement mais une accélération pour différentes raisons.

La crainte peut-être que ça s'arrête trop tôt parce que évidemment et puis peut-être aussi cette impatience qui peut gagner en particulier le politique qui doit se dire non quand même j'ai vécu ça quand quand on est allé en Libye Ça va pas assez vite. Non, ça allait pas assez vite au bout de semaines me demander combien de temps ça allait prendre. J'ai dit 6 mois on m'a dit c'est pas terrible truc.

Mais on va bien faire le boulot et 6 mois après ça s'est terminé comme on le sait. Bon peu importe pour les conséquences direct j'en étais pas responsable. Ce que je veux dire c'est que cette excitation au niveau politique elle existe réellement.

Et là je sais pas le couple Trump Netaniao il doit être un petit peu quand même sur la corde de raide. Adel Bakawan. L'Iran a promis une réponse sanglante dès ce soir de la frappe de ces sites stratégiques.

Est-ce qu'on peut réellement croire à une réponse forte de la part de l'Iran ou sont-ils à bout de souffle ? L'Iran a parfaitement répondu aux attentes de Benjamin Nathaniao. Benyamin Nataniao est cohérent.

Moi, je pense personnellement, il est parfaitement cohérent avec son objectif, avec sa perspective, avec sa vision de cette guerre qui ne correspond pas avec celle de Donald Trump. Il sait très bien si la guerre s'arrête là, c'est un c'est un échec pour Israël, c'est un échec pour lui-même autant que premier ministre israélien. Pourquoi ?

Parce que aucun des objectifs fixés euh ou relativement fixés n'est à temp. Aucun, zéro. Et on sait très bien aussi que Donald Trump souhaite par tous les moyens arrêter cette guerre rapidement, même si bien évidemment il monte en puissance en fixant une fois cinq conditions impossibles et après il monte à 15.

Les passes d'alan répond répondent par cinq exigences impossibles. Mais euh cela ne convient absolument pas à Benyamin Nathano. Benamin Nathan souhaite un que la guerre s'arrête pas là de euh faire entrer des pays au moins des pays du golf des pays arabes dans cette guerre là.

Et pour cela, il faut sortir d'où cet impasse là en ce moment. La guerre on est dans l'impasse. L'impasse c'est quoi ? c'est que les Américains, les Israéliens frappent eux aussi, les Passaran, ils frappent à leur tour.

Alors donc, il y a pas un événement euh euh qui euh qui permet sortir de cet impasse là en frappant lourd de mois là. déjà les phases d'aran, j'ai j'ai reçu une alerte il y a 5 minutes qui disent on avait préparé une réponse à aux conditions les 15 conditions les 15 exigences du Donald Trump demain matin, demain après-midi à fournir notre réponse. Mais là on arrête, on fournit pas notre réponse là on arrête là et ensuite les pays arabes notamment les pays du Golf et Israël doivent se préparer pour des attaques massives.

Ça c'est le deuxème élément. Et le 3e élément, ils nous disent là j'attends j'attends demain une nouvelle génération des missiles qui n'a jamais été utilisé jusqu'à maintenant et en cours de préparation et préparez-vous. Mais est-ce que c'est pas de la propagande ça ?

Ah non parce que les Russes l'ont fait par exemple en disant on a toujours des nouveaux missiles et cetera. C'est très bien à chaque on sait très bien quantitativement le nombre de drones et le nombre de missiles baisse d'une manière incroyable. Mais qualitativement à chaque jour enfin j'exagère de dire chaque jour on a des des nouvelles générations.

On a des missiles à à multimunition, on a des missiles multi à multitête, je sais pas comment on le dit, une sousmunition, multitête. Et ensuite là, on parle des missiles hypersoniques, supersoniques. Et là, apparemment, il y a une nouvelle génération des missiles préparé pour en tout cas ce n'est pas ça la chose la plus importante.

La chose la plus importante, c'est que Benjamin Nathano est en train de préparer les conditions objectives dans lesquelles certains pays se voient dans l'obligation entrer dans cette guerre. Imaginez demain les gardiens les pass attaquent frappent lourdement des usines ou des salement d'eau dans les pays du golf. Dans le meilleur des cas, ils peuvent résister 5 jours.

Au-delà de 5 jours, c'est la catastrophe humaine dans ces pays-là. En fait, au-delà même de des capacités, enfin, je veux dire, de l'innovation dont sont capables les les Iraniens, ce qui est intéressant, c'est le leur adaptabilité. C'est-à-dire que je donne un exemple très concret, mercredi matin, il y a une alerte de de missile à à Tel Aviv.

Non, le la la population israélienne est très disciplinée et très habituée. Donc tout le monde se met dans les abris. Mais ce qui a énormément surpris, c'est que euh depuis ça faisait plusieurs jours que les Iraniens tirent des missiles avec 8 10 sous munition qui se dispersait et qui faisait beaucoup de dégâts.

Et puis là euh moi je suis allé voir les résultats de de cette frappe. Il y avait pas h sous-munitions mais seulement quatre mais quatre beaucoup plus importantes. C'est que en l'occurrence donc les intercepteurs israéliens avaient réussi à en arrêter trois sur les quatre mais la 4rième qui était tombée c'était était de 120 kg et avait littéralement détruit un immeuble.

Et ce qui est ce qui est frappant dans le dans dans les capacités iraniennes, c'est l'adaptabilité plus que l'innovation technologique. C'est de se dire "OK, ils interceptent beaucoup de nomiciles, donc on va être un peu plus malin et essayer de faire des dégâts massifs avec des avec des des sous-missions." Donc, ils ont au-delà de de je veux dire des capacités balistiques surtout une réflexion sur qu'est-ce qui va frapper psychologiquement le plus possible.

Et de fait ça fonctionne parce que un quartier du centre de Tel Aviv était en état de choc parce que une seule des quatre sous-munition n'avait pas pu être intercepté avait fait des dégâts majeurs. Et ça joue beaucoup dans la aussi dans la population israélienne qui se dit mais en fait on bien sûr qu' on arrête 90 % les Israéliens arrêtent 90 % des missiles mais les 10 % qui passent ils font beaucoup de dégâts. Trump repousse à nouveau l'ultimatum donné à l'Iran.

Il parle d'une nouvelle date du 6 avril. Désormais, les Iraniens m'ont dit très gentiment, "Pourrions-nous avoir plus de temps ?" Ils ont demandé 7 jours, je leur en je leur en ai donné 10.

Voilà Trump qui fait donc un cadeau aux Ianiens selon lui. Justine Jankovski, on va prendre tout de suite la direction de Washington pour vous retrouver avec Mathieu Derrien puisque tous nos correspondants sont mobilisés dans la région mais également aux États-Unis. Justine, est-ce que vous arrivez à comprendre ce que nous dit Donald Trump ce soir ?

Bien, la dernière déclaration que l'on a, c'est celle de Steve Witkoff de fait qui s'exprime lors d'une conférence économique à Miami et qui dit "Nous négocions avec les Iraniens. Notre définition des négociations diffèrent peut-être de la leure, mais nous dialoguons avec eux et nous leur avons proposé une rencontre." Et ça va ça vient en contradiction avec ce qu'il disait hier pendant la réunion de cabinet de Donald Trump.

Il disait qu'au contraire, c'était très compliqué de négocier avec les Iraniens, qu'ils n'accédait à aucune de leurs demandes. Mais on a plus l'impression qu'aujourd'hui aujourd'hui que l'administration Trump est en train d'accorder ces violons. Puisque Marco Rubio lui-même a affirmé que les États-Unis allaient bientôt avoir des des négociations sérieuses avec l'Iran.

Donald Trump lui-même qui dit que les discussions se passent bien. Donald Trump qui effectivement donne aussi à corord d'un délai aux Iraniens, un délai qui euh on l'imagine lui permettra de conclure un accord. À côté de ça, euh on entend parler d'un éventuel renfort décidé par le Pentagone, un renfort de 10000 soldats.

Donc effectivement toutes ces déclarations euh sont contradictoires. On est un petit peu perdu, mais on se dit que potentiellement euh pour Donald Trump, c'est une manière de mettre la pression un maximum sur l'Iran. euh Donald Trump qui euh a rejoint euh Miami aussi et qui devrait euh tenir un discours tout à l'heure sur euh des questions économique mais qui va certainement s'exprimer sur l'Iran aussi.

En tout cas, on va surveiller ça de près. Merci à Justine Jankowski, à Mathieu Derrien qui euh vous accompagne puisque Donald Trump promet toujours avec le Pentagone d'envoyer l'Armada du côté de la région. Vous nous avez rejoint Pierre Olivier.

Pierre Olivier, on parle de renforcer les moyens militaires au Moyen-Orient. Oui, Margot. 10000 soldats supplémentaires que la Maison Blanche et le Pentagone envisagent d'envoyer au Moyen-Orient dans les prochains jours.

C'est un haut responsable du département de la défense américaine qui a révélé l'information au Wall Street Journal et à Axos. On y apprend notamment que ce renfort militaire, il pourrait comprendre de l'infanterie et des véhicules blindés et il pourrait surtout servir à offrir davantage d'options militaires à Donald Trump. Parmi ces options, évidemment, on en parle déjà depuis plusieurs jours, celle d'une intervention au sol.

Regardez ce que dit AIOS à ce sujet, c'est intéressant, c'est un signe supplémentaire qu'une opération terrestre américaine en Iran est sérieusement en préparation. Est-ce qu'on sait où pourrait intervenir ces renforts Pierre Olivier ? Alors Margaot, pour l'heure, c'est difficile encore de déterminer où précisément ces 10000 soldats il pourraient être déployés.

Très vraisemblablement à porté de frappes de l'Iran et de l'île de Car. Vous le savez, cette île essentielle au bon fonctionnement de l'économie iranienne. Autre option possible, on en a beaucoup parlé aussi du côté de la région de Tschaud de l'Iran, beaucoup plus accessible pour une force expéditionnaire positionnée en mer d'Arabie ici. 10000 soldats supplémentaires donc je vous le disais qui viennent s'ajouter, rappelez-vous, aux 5000 marines déjà envoyés par la Maison Blanche à bord de l'USS Tripoli et du USS Boxer.

Ajouter à cela les 2000 parachutistes de la 82e division aéroporté, on a fait le calcul, ça porterait à 17000 soldats le nombre total de renforts américains dans la région. Merci Pierre Olivier, général Palomeros. Est-ce que vous croyez toujours à une possibilité d'opération terrestre quand vous voyez ça ?

Une opération terrestre, si Donald Trump le décide, il le fera. Mais c'était les cartes, elles ne ment pas. Vous avez vu, il y a d'un côté carg pour reparler mais ça paraît quand même très complexe et il y a le D3 d'Ormous et au sud il y a éventuellement endroit où on pourrait il pas débarquer mais pourquoi faire ?

Bon, c'est une tête de pont et ensuite on va faire comme le 6 juin 44, ils vont faire comme ils vont ils vont débouler sur l'Iran à à 20000 300 40000. Ils ont prévu la 82e airborne. J'ai envie de vous dire, général Valomeros.

Voilà. Donc ça ça c'est au moins ça ça nous rapproche. Mais je veux dire il y a pas on voit bien que derrière il y a pas d'objectif.

C'est pas les boots on the ground, c'est des boots qui sont à proximité mais ça va pas du tout infléchir la la position iranienne qu'il le sait parfaitement qui à la limite les attend. Si carg les attend euh ça sera pas une surprise de loin de là. Et et en plus on on voit pas bien même en essayant d'être imaginatif, on voit pas bien comment ça s'organiserait tout simplement avec le soutien logistique indispensable.

On va pas les laisser, ils vont pas les laisser mourir sur place ces gens-là. Et donc pour l'instant ça a aucun sens à mon avis. Bon, c'est parti, c'est c'est comme des idées comme ça qui partent.

Euh, j'ai peur qu'il fasse des ronds dans l'eau avec les les Marines que l'airband ben continue à s'entraîner et puis euh où est-ce où est-ce qu'on va les mettre les autres les autres ? Euh on a parlé des soldats américains qui étaient dans des hôtels dans les pays, c'est pas le meilleur abri possible. Donc c'est ça la menace dans dans sur les Américains dans les hôtels.

Bien sûr, bien sûr. C'est trop facile. Adawen, écoutez, lorsqu'on analyse rationnellement et d'une manière froide, je suis tout à fait d'accord avec le général, ça n'a aucun sens.

On a deux exemples devant nous, la guerre du Kouwait et la guerre d'Irak. En 91, pour libérer le tout petit Kouit, on a envoyé quand même 150000 soldats en Irak. L'Irak est trois fois plus petit que l'Iran.

On a envoyé quand même 120000 soldats au sol. Si vous voulez renverser le régime ou engager des troupes au sol, vous avez besoin au moins 400000 soldats. C'est pas avec 10000 ou 20000 ou 30000 on peut on peut renverser le régime et ensuite l'opération spéciale, on va prendre cette opération spéciale, ils vont occuper la lîele du carg.

D'accord ? Vous vous envoyez 5000 soldats là, mais ces 5000 soldats, ils seront pris en otage par la République islamique d'Iran. Ils seront tous massacrés un par un. des des missiles balistiques intelligents va vont pleuver sur eux que qui qui pourrait les sauver.

Ça tient pas, ça tient absolument pas. Pour moi, c'est plutôt un message politique pour mettre la pression sur les passes de pendant la négociation. Ellisabeth Chepperam Pierre Servant me disait en fait on a des des militaires qui savent le faire ces opérations spéciales prendre le contrôle de ces de ces infrastructures énergétiques bien évidemment sans être tué ni rien sans être tué.

Il y a deux choses. Alors l'ad de si on regarde géographiquement c'est quand même après le D3 d'orbous. Donc il faut déjà y arriver et il y a une véritable question qui se pose.

C'est-à-dire si vous les parachutez par exemple il faudrait quand même les protéger. Sinon il faut d'abord débloquer. Donc il y a aussi cette question et cet scénario des petites îles qui sont au enfin pour contrôler justement le détroit d'ormous parce que pour arriver à Card, il faut quand même y enfin physiquement y arriver.

Mais très clairement les on on parle quand même de forces de réaction rapide enfin qui peuvent faire des raides, des forces qui sont quand même plutôt bien entraînées pour le 42e et et puis pour les les cours de marines américaines, mais il faut aussi les protéger. Donc c'est c'est aussi une question de mobiliser. Comment vous amenez des des moyens lourds ?

Il faudra des moyens lourds. C'est très loin. Comment vous amenez des moyens lourds sur l'île de Carac ?

Est-ce que les négociations servent à ça en fait d'essayer de gagner du temps ? Non non mais enfin moi je pense que le complexe ou le l'exemple Maduro a trop marqué les esprits. Une opération spéciale, ça reste spécial.

L'opération Maduro était excellente. Elle restera dans les anales. Très bien.

Mais on va pas la répéter. D'autant plus qu'il y a pas d'objectif très clair. Saisir carg, c'est OK, à ce moment-là, on arrête le trafic le trafic et et l'Iran est prise en otage cette fois-ci.

OK, c'est une manière de répondre. Mais quelle réaction de l'Iran vis-à-vis des pays du golf ? Euh et quel coup pour les militaires ?

Et et alors évidemment c'est leur métier mais quand même moi je crains que les Iraniens n'attendent que ça bien sûr c'estàd qu'ils n'attendent que le déploiement de troupes que ce soit des parachutistes des marines qu'ils attendent d'une certaine manière avec la patience dont font preuve les Iraniens en ce moment qu'ils attendent pour faire un vrai coup eux et faire des dégâts dans parmi les troupes américaines et donc dans la politique américaine. Regardez ces images, celles du Kit aujourd'hui qui a été euh lourdement frappée, un port, le principal port commercial euh du Kit qui a été frappé à Del Bakawen. Vous connaissez cette région par cœur.

Quand vous voyez euh ces images-là, est-ce que vous pensez que les pays du golf vous rentrez dans la danse ? Écoutez, j'ai été euh il y a il y a pas longtemps, il y a il y a 5 semaines, je connais très bien cette régionlà. Euh pourquoi il frappe les Pass d'Ainand, il frappent si lourdement les Immirats et le Kit ?

Parce qu'en fait ni l'Arabie Saoudite, ni le Qatar, ni même Bah ne sont pas aussi lourds de me frapper par dans la mémoire collective des Pass d'ar ces 12 états, les Émirats et le co sont considérés comme des agents direct c'est le mot que que les Pas l'utilisent comme des agents de de de la CIA et des États-Unis d'Amérique comme vraiment des bases à des États-Unis d'Amérique et et la CIA et donc ils sont lourdement frappés en de le surtout le Kou Les Iraniens pensent que le K les Kéiens ont une dette par rapport à eux pendant la l'occupation d'Irak de cet iméral. Les Iraniens, ils étaient engagés pour les libérer et même après la libération, ils étaient engagés dans la reconstruction du pays. Et là, il les voit comme des traîtres, comme euh que des traîtres à la cause.

Mais aussi, il faut pas oublier, il y a une communauté chite. He, il y a une communauté chit au sein de la population et cohétienne pour les iraniens, ils sont maltraités. Mais tout de même ces pays du golf.

On a vu cette interview dans le Wall Street Journal de de du de l'ambassadeur Emmirati à Washington qui lui dit "En fait ça peut plus durer. Est-ce que on n' pas passé le Rubicon d'une certaine manière ? Est-ce queon ne peut plus revenir en arrière ?

Et donc il faut aller jusqu'au bout jusqu'à un changement de régime. Est-ce que c'est ça que demandent les pays du golf ? Je sais pas si on l'a passé ce Rubicon, mais on en est pas loin.

C'est-à-dire que les pays du golf sont dans une situation extrêmement inquiétante et d'une certaine manière vont déterminer aussi dans les les choix de Donald Trump. Faut pas oublier que Donald Trump pour lui le tout ça est une gigantesque opération de business. C'est-à-dire que il s'agit avant tout de faire un un Moyen-Orient qui soit une plaque tournante qui permette de faire des affaires, de faire en sorte que le le monde financier fonctionne bien et que là les pays du golf ne vont pas bien du tout.

Donc soit effectivement il y a une étape de plus qui est franchie et c'est une guerre avec des soldats au sol et là on rentre dans un univers complètement différent ou bien Donald Trump sous la pression des pays du golf fait machine arrière et mais c'est sans compter sur les Israéliens qui ne peuvent pas eux politiquement faire machine arrière. Yeah.

Guerre en Iran : Alain Bauer et le général Jean-Paul Paloméros invités de Margot Haddad|LCI · Pourquijevote