"Les socialistes n'ont pas rompu avec l'idée que la dépense augmente la croissance" (Alain Madelin)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
notre invité de 20h de 20h15 he je serai en compagnie d'Alain Madelin. Alain Madelin qui vient de nous rejoindre dans ce studio, ancien ministre de l'économie et des finances des entreprises et de l'industrie. Bonsoir.
Bonsoir. Soyez le bienvenu. Bonsoir également à nos deux chroniqueurs de la 2e heure.
Gill Boutin, journaliste en politique économique au Figaro. Bonsoir Gill et bonsoir Alexandre Malafaille, fondateur du SK Sinopia. Bonsoir Michel d'Orient.
J'aimerais que l'on euh commence avec cette mobilisation de jeudi. La tension monte à un peu plus de 24 heures de cette mobilisation du 18 septembre. Pendant ce temps, les concertations se poursuivent autour du budget à Matignon.
Marine Le Pen sera reçu demain. La chef de fil du Rassemblement national qui était d'ailleurs ce matin l'invité de de C News et Europe 1. Elle propose l'instauration d'un impôt sur la fortune financière.
J'aimerais qu'on l'écoute et je vous donne la parole juste après Alain Madelin. On écoute Marine Le Pen. Concernant euh la taxe Zucman.
Notre problème essentiel, c'est qu'elle touche évidemment euh les biens professionnels. Nous avons nous une autre proposition que nous avons effectué à plusieurs reprises qui euh permet de préserver la résidence principale ou unique, de protéger les biens professionnels et d'exonérer 75 % de la détention des parts de PME et de TI. Ça s'appelle l'impôt sur la fortune financière.
Je pense que il est pas anormal que ceux qui sont les plus riches dans notre pays participe au règlement des difficultés. Enfin, ce serait tout de même étonnant. C'est pas un totem d'immunité quand même d'avoir une très grosse fortune.
Vous voyez, ce serait étonnant qu'on demande des efforts aux uns et aux autres et que les seuls à qui on en demande pas serait en l'occurrence ceux qui ont un gros patrimoine. Marine Le Pen ce matin sur ces news et Europe Alain Madelin, un mot sur ces ces paroles de Marine Le Pen qui qui s'exprimait donc ce matin sur nos antennes et sur et sur cette volonté d'instaurer un impôt sur la fortune financière. D'abord, ce qui est en cause, c'est pas les propos de Marine Le Pen.
Ce qui est en cause, c'est le Parti socialiste qui part de LFI en emportant le programme de LFI. H euh sur tous les sujets quand on voit quand je vois monsieur Fort proposer de mettre le drapeau palestinien euh il a appris ça à les filles hein sur les mai et quand je vois le gouvernement chercher à trouver des accords avec ce parti socialiste là euh le parti socialiste de la taxman puisqu'on va y revenir euh je lui souhaite bien du courage et je ne pense même pas que ça soit une bonne chose pour notre pays. Toujours est-il que la chef de file du Rassemblement national s'aligne sur cette mesure ?
Oui, comme beaucoup de gens. Alors cette mesure sans trop y réfléchir, d'ailleurs je dirais presque ça aussi pour Marine Le Pen, sans trop y réfléchir parce que moi aussi je trouve cette tâche très sympathique. s'il existe un moyen de résoudre nos problèmes, les bas salaires, les questions de rembourser nos dettes, de avec un coup de baguette magique qui consiste à faire payer les super riches qui d'un côté sont accusés de ne pas payer autant d'impôts qu'il le devrait, moins d'impôts qu'une infirmière, dit-on avec juste 2 %, c'est pas grand-chose 2 %.
Alors oui, je suis pour la taxe Zucman. Euh malheureusement, je suis aussi un homme politique, je suis aussi un économiste et je regarde un peu derrière et là je m'aperçois que c'est vraiment un truc idéologique fou euh qui ne correspond les résultats, c'est quoi ? C'est pas une taxe sur les super riches.
En réalité, quand on regarde d'un peu près, je pourrais le développer si vous le voulez, c'est une taxe sur toutes les moyennes entreprises qui font la richesse de notre territoire. 100 millions, c'est pas grand-chose. Je vous prends juste un exemple. une entreprise de 100 millions euh de transports.
Elle a euh elle a une 150 camions, elle a euh des entrepôts, elle a elle dépasse les 100 millions. Euh comment payer cette taxe 2 % sur ces 100 millions ? Alors, vous regardez, ben elle peut vendre des entrepôts, elle peut et elle peut vendre des camions.
Et vous savez combien ça représente de camion ? Elle les vend au prix d'occasion. Ça représente 40 camions par an.
Et ouais, 40 camions par an. Bonne question. Bonne interruption.
Donc si je comprends bien, si je comprends bien sur le papier, vous êtes favorable à cette taxe ukman, mais il je suis favorable à l'illusion de la taxe Zucman. Si c'était si c'était à la limite, vous pourriez presque accepter un impôt sur la dépense, mais vous acceptez là un impôt sur le capital et le capital, il travaille. Et quand on dit que les riches ne vont ne payent pas d'impôts, la réalité c'est qu'ils vont payer leurs impôts sur leur dividendes comme tout le monde, mais que quand l'entreprise fait des bénéfices, mais en réalité leur capital leur capital il fait travailler des gens, il fait travailler des sous-traitants mais aussi il est extrêmement rentable pour le fisque.
Et s'il est rentable pour le fisque, c'est bien le détenteur de capital qui fait ça. Et en réalité, grosso modo, j'arrondis, mais pour 1 € de dividende, vous avez 2 € qui vont qui vont au fisque. C'est-à-dire que en réalité, vous multipliez facilement l'impôt par 3 et vous aurez l'idée de ce que représente cet impôt sur sur les riches.
Et encore une fois, il est destructeur. Il ne fabrique pas de la croissance. au contraire, tu un peau tellement euh antimoderne que je n'imagine pas qu'on puisse être pour cette taxe.
J'ajoute un dernier point. Euh les socialistes nous ont fait expérimenter à contre-courant du monde les 60 ans. Hm.
Ils nous ont fait aussi expérimenter les 35 heures. Maintenant, il voudrait nous toujours à contre-courant du monde nous faire expérimenter l'attaque zuman que le monde ne veut pas. C'est absurde.
C'est absurde. S'il vous plaît, messieurs les socialistes, épargnez-nous cela. Gill Ban.
Oui. Ain Madelin, la la peur de la taxe Zucman est telle que le patronat semble ouvert à la possibilité d'un impôt sur la fortune, enfin d'augmenter la fiscalité, non pas sur les entreprises, mais sur les plus aisés. Donc tout pour sauver l'appareil productif.
Que pensez-vous de cette possibilité malgré tout de l'extrême limite que que des patrons euh décident de contribuer à l'effort national à un moment donné, je suis pour. Vraiment bravo messieurs, merci. Mais objectivement si j'étais patron, je suis d'ailleurs partiellement patron était patron.
J'ai dit mais pourquoi faire ? Alors là, il y a un gros problème. Alors pour les socialistes, c'est simple.
Ils disent pour faire des dépenses nouvelles. Alors si on fait des dépenses nouvelles, cela suppose que ils n'ont pas rompu avec l'idée que la dépense augmente la croissance. Si la dépense fait la croissance, nous sommes les champions du monde de la croissance puisque nous sommes champions du monde de la dépense.
Donc ça ne tient pas la route et il est normal de s'interroger sur pourquoi faire. Alors dans le budget euh actuel, j'ai le sentiment que sans réforme profonde et bien on remplit le tenu des Danaïdes. Justement, c'est justement ma question.
C'est justement ma question. En fait, on n' pas le choix avec cette taxe Zucman, on va la voir puis qu'on est incapable de faire le reste. La réforme de l'État, vous êtes bien placé pour le savoir.
Vous observez le problème depuis très longtemps. La création de richesse, la vraie création de richesse, on y arrive pas. la la voilà la transformation de notre modèle économique, toutes ces grandes réformes sont donc on ne fait pas on est incapable de faire des économies sur le fonctionnement général.
Donc de fait, on a qu'une solution, c'est d'augmenter les impôts, les taxes. L'idée, je fais des économies, ça marche une fois et c'était le premier budget Baou et Bairou était si conscient que ça ne pouvait pas marcher deux fois qu'il avait annoncé, vous vous souvenez peut-être, que il allait balayer tous les budgets de l'État au premier euro pour regarder dépenses après dépense. Cette dépense est-elle justifiée, n'est-elle plus, comment fait la fait-on ?
Quel est son rendement ? Peut-on la faire autrement ? Peut-on privatiser ?
Peut-on la déléguer ? Peut-on la concéder ? Et cetera et cetera.
Ça, ce sont des réformes de fonds. Il est temps, on a loupé le premier budget. Ce budget-ci euh c'est c'est un drame parce que logiquement, on devrait avoir des réformes de structure aujourd'hui.
Donc essayons de ne pas louper le prochain budget 2027. Donc il s'agit juste un mot. Donc s'il s'agit juste de passer l'obstacle, j'ai une solution en dehors de la taxe duman.
C'est ce que font tous les foyers endettés. Quand Lucier tape à votre porte, qu'est-ce que vous faites ? Vous regardez ce que vous avez à vendre.
Et ben, je vendrai 20 ou 25 milliards des participations de l'État. Car participation de l'État, l'État n'a pas être chez Orange, chez NG et cetera et cetera. Donc nous avons le moyen de passer de passer ce cap et derrière je ferai les réformes.
Et si moi entrepreneur, je sens que des réformes se font et si vous faites appel à ma solidarité, je dis banco, je dis banco, c'est bien parce que j'ai un horizon. C'est don à l'heure actuelle. à l'heure actuelle, c'est un budget sans chance, c'est un budget sans horizon.
Faire des économies, c'est pas un projet. Les gens ont besoin de rêver, on besoin d'avoir un horizon. Alors là, on s'engage tous, on se retrousse les manches.
Mais là, vous nous demandez de nous serrer la ceinture une fois record, non. Autre mesure en vue de faire des économies, le Premier ministre Sébastien Lecnu a annoncé la fin prochaine des avantages à vie octroyés aux anciens membres du gouvernement. votre avis sur sur ce sur cette question et votre avis en tant qu'ancien membre du gouvernement aussi.
Aucun pif gadget. Pif gadget ? Oui.
Pour quelle raison ? Parce que c'est franchement qu'un ancien président ou qu'un ancien premier ministre est un minimum d'avoir un train de vie encore qui correspond avec la fonction qu'il a exercé, ce sont des hautes fonctions. Ceci ne me choque pas.
Pour les ministres, ça n'existe pas. Mais en matière d'économie, ça représente combien ? J'en sais rien.
Il 25 millions. OK. 5 milliard 5 millions.
Bon, très bien. Mais franchement euh euh ce sont des fonctions importantes. Et quand vous avez quand vous avez exercé ces fonctions là qui sont des fonctions totalement prestigieuses, le fait d'avoir toujours des gens qui vous harcèlent, qui ont qui vous envoient des lettres et vous avez besoin d'un secrétariat, vous avez besoin d'un minimum.
Quand vous dépassez Oui, mais quand on demande aux Français de de se serrer la ceinture, de faire certains efforts, est-ce qu'on peut comprendre aussi que les Français attendent ça également ? Moi, j'explique tranquillement aux Français ce point de vue. Ils le partageront peut-être pas et je leur dirai que en revanche, si vous voulez des économistes sur le fonctionnement de l'État, j'ai d'autres choses à vous proposer.
Alors, justement, sur le fonctionnement de l'État, si je puis me permettre, euh beaucoup de gens ont mis beaucoup de sujets sur la table en disant plein de bonnes idées, mais le vrai problème comme toujours, c'est qu'on a pratiquement tout inventé sur le quoi. Voilà ce qu'il faut faire, mais personne ne travaillement sur le comment on fait. Si vous étiez aux affaires ou si vous deviez conseiller demain le prince qui arrivera aux affaires, vous lui proposeriez quoi en terme de méthode pour faire vraiment avancer la transformation, la réforme de l'État ?
Ah bah la méthode, elle est très simple, hein. Euh ça consiste à ce qu'avait annoncé Billot d'ailleurs, euh reprendre toutes les fonctions de l'État une à une et voir ce que il peut ce que l'on peut faire autrement. Je prends un exemple justement pas dans l'État lui-même mais dans l'état social hein.
Les trucs qui paraît le plus difficile à réformer. Tenez, prenons l'exemple de la santé. La santé on peut pas la piloter.
Qui est responsable ? Quels sont les vrais financements de la santé ? Vous savez vous ?
Moi je ne sais pas. On mélange la solidarité, c'estàdire l'impôt, ce qui ressert de l'impôt et l'assurance dont on a oublié la fonction de l'assurance. Donc, je suis obligé de clarifier ces fonctions.
Je suis obligé de mettre de vrais responsables derrière. Et à partir de ce moment-là, je peux commencer à espérer faire des économies. Tant que je n'ai pas fait ça avant, je ne peux pas le faire avant.
Et puis après, dans des tas de domaines, je veux dire, si vous voulez faire des économies, il faut faire de l'économie. Et l'économie en l'économie dans le budget de l'État ou de la protection sociale, ça passe par quelque chose qu'il faut introduire avec un peu de prudence, mais il faut dire qu'il faut le faire. Ça s'appelle la concurrence.
Seule la concurrence vous permet de faire le meilleur produit au meilleur prix. Alain Madelin, vous restez avec nous encore quelques minutes. On va marquer une courte pause.
Et alors, vous parliez d'économie justement. Sonia Mabrou vous donne rendez-vous dans Europe un matin pour la grande interview C News Europe un entretien sans concession tous les matins en direct à 8h10 sur C News et Europe 1. Et demain, Sonia reçoit Nicolas Dupontignan, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle de 2027 et auteur de Ouval Pognon aux éditions de l'Archipel.
À tout de suite sur Europe Europe soir 19h 21h Michael d'Orient toujours en compagnie de nos chroniqueurs Gilles Boutin, Alexandre Malafaille et puis notre invité ce soir Alain Madelin. J'aimerais qu'on on parle à présent de cette nouvelle agression de de polic de policiers une nouvelle fois nos forces de l'ordre sont la cible d'une violence inacceptable qui interroge sur la montée des des tensions dans certains quartiers. Sepers violemment agressés lors d'une intervention.
Deux hommes ont été mis en examen pour violence aggravée et placé en détention provisoire. Ça s'est passé ce weekend à Reince. L'enquête est en cours mais cet acte choque une nouvelle fois et illustre de la montée de de la violence contre nos nos forces de l'ordre à Madelin.
Oui. Bah c'est unagement comme on dit de la société. Il a des causes longues.
Il a des causes qu'il faudrait regarder. Vous avez une microculture violente qui s'est installée dans des tas de quartiers. Et pour quelle raison ?
Alors, il y a des raisons longues euh qui consistent à l'urbanisme, qui consiste au fait de perdre de perspective, qui consiste à des gamins qui sont qui se sentent un peu laissés pour compte, qui sont au fond de la classe, l'échec de l'éducation, les enf grosso modo, allez, pour faire simple, euh c'est le miroir grossissant de l'échec de l'État providence. Ajouter à cela l'immigration, l'arrivée d'une culture qui n'a pas du tout l'intention de s'intégrer chez nous, qui fait France à part et donc qui fait quartier à part avec une culture de la violence qui fascine les caïdes, fascine un peu les petits bon et voilà et vous avez une microculture refermée sur elle-même qui est une microculture violente et c'est très très difficile d'en sortir. On en reparlera peut-être un jour.
C'est un échec de l'État lié aussi à un certain manque d'autorité aussi. Oui, bien sûr. Mais d'une certaine façon, les flics font leur boulot.
Ils font bien leur boulot. Même en civil puisque ils ont à une échauffée juste avant et c'est ça qui a provoqué à l'arrivée et à l'arrivée leur autorité n'est pas respectée. Alors, il y a de 1000 causes à ça.
Il y a une cause qui est très importante, c'est que l'autorité qui n'est pas respectée, elle n'est pas respectée par les tout petits, les gamins, les 12 ans, les 13 ans et cetera. Et puis les trésors, on sait pas très bien faire parce que il y a l'injure, il y a l'outrage euh que subissent tous les jours les policiers. Si vous voulez un jour faire une émission passionnante, "Vis ma vie".
Allez, vous faites venir des policiers de Dubaï, vous faites venir des policiers des États-Unis, vous faites de toutes les villes et puis vous envoyez des policiers français dans ces villes-là. Vous faites un échange de policiers et vous verrez, vous apprendrez beaucoup, vous apprendrez beaucoup de l'exception française hein de ce point de vue-là. Alors, pourquoi y a-t-il cette exception ?
Bah, il y a une raison aussi qui qui est à la fin. Euh la lutte contre ça, c'est l'entrée sur le marché du crime ou de la violence. C'est une addition.
Le risque d'être arrêté, le risque d'être condamné, le risque d'exécuter une peine suffisamment ferme. Suffisamment ferme. Arrêter, ça existe.
C'est bien. La police fait son travail. condamné, ça existe un peu moins.
Un peu moins. Oui, mais il faut regarder les causes. S'agissant, je parle de la délinquence des mineurs.
S'agissant de la délinquence mineure, vous avez une cause qui est ce gamin, qu'est-ce que je fais avec lui ? Je le mets en prison, il y a pas de place dans les prisons. Et si par hasard je le mettais en prison, c'est une école du crime.
Dans des centres adaptés pour les mineurs, il y en a pas. Et donc vous avez une énorme défaillance qui fait que vous ne pouvez pas pratiquer la sanction zéro ou 0 + 1. Premier truc, vous passez fermez les yeux.
Deux c'est une faille du c'est une faille du système finalement. Bien sûr. Oui.
Alors vous demandez mon remède ? Bah oui, je vous écoute. Bah c'est très simple.
Je fais un plan Notredame pour la construction de prison et surtout de centre adaptés aux mineurs. Je fais d'abord un appel à projet parce que je sais pas très bien ce qu'il faut faire pour les mineurs. Il y a des solutions un peu autoritaires, il y a des solutions un peu plus souples.
Moi, je m'étais occupé de de d'un centre fermé dans la région parisienne. Donc je je vois bien le ce que l'on peut faire. C'est quoi le plan Notredame Alain Madelin ?
Bah c'est un chef, un délai et faire sauter les obstacles sur les procédures. Exception. Voilà.
L'exception. Voilà. Et donc je fais un plan Notredame pour ça.
Donc à l'arrivée, je sélectionne 2 mois plus tard ou un mois plus tard, je sélectionne les projets que je retiens. Ensuite, je fais un appel d'offre. Ensuite, bah s'il le faut, je vends les bijoux de famille euh à savoir les participations de l'État dont je parlais tout à l'heure pour euh après tout des places ch pour l'état, j'en ai pas besoin.
En revanche, des places dans les prisons, j'en ai besoin. Donc, je prends l'argent où il y en a. Et puis, en plus, je fais contribuer financer le privé.
Et je vous garantis que en 6 mois vous avez des résultats qui commencent et en un an on a fait déjà le plan est parti et les gens reprennent confiance dans le système. Là vous parlez de centre créés en réaction à des délits commis par des mineurs. Mais ne faut-il pas élargir également à l'éducation nationale ?
C'està-dire, faut-il une reprise en main parce que avant que des mineurs en viennent à un stade où réfléchit à les envoyer dans des centres, il y a une petite délinquence du quotidien et tant de professeurs vous diront le l'horreur qu'ils vivent au quotidien. Écoutez, d'où tu parles ? C'est un sujet que je connais.
Hm euh je je vous dis le premier centre de je m'étais occupé du reclassement des types qui étaient des durs. J'en ai on a recasé 6/ 12 hein, ce qui était pas rien euh à l'époque. Donc je sais un peu comment on parle, je sais un peu comment on fait.
Les banlieux, je connais, je fais régulièrement des tournées euh dans le nord de Marseille, je rencontre des gens qui sont des cailles, des trucs. Ça m'intéresse de dire qu'est-ce que l'on peut faire ? Je pense que emprisonner un mineur dans un dans un centre comme celle-là, c'est bien sûr le punir, mais c'est surtout lui donner une chance, une chance de s'en sortir.
Donc c'est pour ça que je suis partisan d'une répression d'une répression forte. Alors maintenant, si je vais sur les causes euh faillite de l'éducation nationale, ça c'est clair. Je vous garantis que tous les mineurs délinquants que j'ai vu, je pose la question la même à chaque fois.
Classe, tu étais où dans la classe ? Tu étais au premier ? Ah ben j'étais au fond monsieur.
Tous était au fond. Ça en dit beaucoup. Je veux dire ça signifie qu'il y a il y a un vrai échec de l'éducation nationale.
Je discute avec des parents et des parents qui n'en peuvent plus. Oui mais des qui qui ont envie de mettre leurs enfants ailleurs. Car ce scolaire oblige.
Il ne peuvent pas faire. Mais mon fils est bon. Il est martyrisé par les autres parce qu'il est trop bon.
Mais enfin vous dites c'est pas possible. Donc il y a un énorme échec de l'éducation nationale. Oui bien sûr.
Ou mais est-ce que ce n'est pas donner des remèdes aussi si vous voulez. Alors, les remèdes, évidemment, c'est intéressant, mais est-ce que ce n'est pas aussi des des des excuses qu'on peut trouver à à à ces personnes qui commettent effectivement des des des violences et des violences entre les Je ne le prends pas, vous avez bien vu que je ne le prends pas sur le domaine de l'excuse, je le prends sur le domaine de l'analyse et de la compréhension. Je dis pas que j'en fais une excuse mais j'aime bien comprendre quand même.
Alexandre Malaf et si on prend plus généralement le problème de la violence dans la société, en particulier le violence à l'égard des forces de l'ordre euh qui est croissant et et où il y a finalement absolument pas de respect de l'autorité entre ceux qui s'arrêtent pas quand on les arrête et puis ceux qui vont carrément bastonner des des policiers comme on l' vu encore à Reince et on l'a vu dans d'autres circonstances tout à fait récemment. Euh comment on fait pour ne pas basculer dans un modèle à l'américaine où finalement on donne carte blanche aux forces de l'ordre pour tirer en cas de menace parce que c'est ce qui se passe aux États-Unis là-bas le recours à l'arme à feu beaucoup plus régulier. On n'est pas là.
Je parle du de l'outrage euh aux policiers euh quelque chose que peuvent très bien d'ailleurs euh filmer euh ce que les caméras embarquaient des policiers. Perdonnez-moi, monsieur Madelin, à aux États-Unis, s'il s'était passé ce qui s'était passé à un équivalent de reince, ils auraient sorti leurs armes. Il se seraient pas laissé bastonner comme ça.
Bien sûr, bien sûr. Mais je dis je n'ai je n'ai je ne dis pas autre chose d'ailleurs à un moment donné, mais voilà, le problème, il est d'abord de reprendre la question à la base. Si vous commencez aujourd'hui par donner les droits de la police américaine à la police française, on est assez mal parti.
Euh et puis en plus, je suis pas un admirateur de la police de la police américaine, plus de la police anglaise d'ailleurs. Mais euh une fois qu'on a dit ça, mais ça ça se regarde tout ça, ça s'étudie. Mais je dis simplement, moi ce qui m'intéresse, c'est le gamin.
Le gamin qui va faire une dérive formidable et qui va aboutir à ça. Et je veux l'arrêter le plus tôt possible. Et le plus tôt possible, bah ça commence déjà par l'outrage.
Et un outrage, comment vous faites en France ? Il vous insulte, il vous crache à la figure. Qu'est-ce que vous faites derrière ?
Rappel à la loi ou plus. On laisse filer, on laisse passer mais à un moment donné, il faut pas que j'ai un rappel à la loi un an plus tard, mais c'est de la folie tout ça. Donc c'est la raison pour lequelle j'insiste beaucoup sur ce maillon essentiel qui est la justice.
Et quand je dis la justice, c'est termine par la pénitentiaire. Et quand un pénitentiaire, je suis quand même plus nuancé. Les mineurs, je veux pas les mettre en prison, mais je veux les mettre dans des centres avec une graduation de centre.
Il y en a qui sont fermés, il y en a qui sont autorités et cetera, qui correspondent à différents types. Il faut faire le travail là-dessus pour essayer de de regarder les différents types. Mais quand vous les avez, et ben à ce moment-là vous, je vous assure que les magistrats suivront cela.
La majorité des magistrats, il y a toujours des exceptions. Et avant ça, l'autorité en classe, on peut la restaurer parce que ça part de là aussi. C'est le début.
Faut-il une aide aux enseignants pour maintenir cette autorité ? On parle d'autorité en classe, si jamais vous avez un geste maladroit, vous faites le 20h d'un journal télévisé. Un problème ?
Et il y a il y a des enseignants qui s'en sortent très bien. H des enseignants qui s'en sortent assez mal. Donc qu'est-ce qu'on fait pour que les moins bons enseignants qui sont moins rompus à ça deviennent des enseignants rompus à quelque chose qu'ils n'ont pas prévu lorsqu'ils se sont engagés dans la dans la fonction enseignante.
Et le problème il faut même il faut former aussi les enseignants. Enfin c'est c'est très compliqué mais c'est exactement mais le parallèle est exactement le même avec la police en fait finalement. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des enseignants qui euh se sentent ne se sentent plus respectés, sont aussi et ça c'est un autre problème, mais sont également extrêmement mal payé, ne sont plus respectés par les élèves et de la même façon que les policiers aujourd'hui sont maltraités et sont mal payés et vivent mal.
Euh euh il y a une crise d'évocation dans dans dans ces métiers là. Aujourd'hui, pour l'enseignement, je n'ai pas de solution toute prête et on ne connaît pas très bien la solution qui fait. La seule chose que l'on peut faire, c'est des établissements autonomes, concurrents entre eux et puis on verra bien parce qu'il y aura des équipes enseignantes qui vont être meilleur que les autres.
Et la diffusion des bonnes pratiques et ben elle est plus rapide qu'on ne le croit. Mais donc il faut commencer par cela. On a eu commencé il y a 20 ans hein au moins.
Merci beaucoup Alain Madelin. Merci d'avoir été avec nous. ancien ministre de l'économie et des finances des entreprises et de l'industrie.
Alain Madelin