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interviewEurope 1· 16 juin 2026 4 min

Musk aux gémonies ou l'obscurantisme chic de Raphaël Glucksmann

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin matin et place à [musique] votre première signature Europin du mardi. Bonjour Génie Bastier. Bonjour à tous.

Génie ce matin [musique] vous voulez évoquer le discours d'entrée en campagne de Raphaël Gluxman ? C'était dimanche au doc d'obervilier. Le patron de place publique s'en est violemment pris au géant du numérique.

À quoi reconnaît-on un homme de gauche ? À sa haine inextinguire de tout ce qui réussit. En 2012, François Hollande s'en était pris au riches avec son fameux "Mon adversaire, c'est le monde de la finance". 14 ans plus tard, Raphaël Gluxman recycle ce discours.

Notre ennemi a un visage et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zang Iming.

Voilà. Autrement dit, les créateurs de X, Chat, GPT et TikTok sont désignés ennemi public de la France. Le président de place publique a expliqué que le combat contre les géants de l'IA était le grand combat anticapitaliste de notre époque.

Et oui, en France, l'homme de la gauche dite libéral et modéré parle encore comme Harlette Laguillet. On se demande bien de quel bilan Raphaël Luxman peut se prévaloir pour juger avec tant d'aplom tous ses entrepreneurs et déclarer ennemi de la France un homme Elon Musk qui a fait atterrir des fusées à la verticale a imposé la voiture électrique comme horizon industriel et déploi des satellites qui servent aussi bien aux soldats ukrainiens qu'au dissidents iraniens. Médiapart parle au sujet du de SpaceX de la première introduction en bourse technofasciste de l'histoire.

Les fusées sont fascistes et Elon Musk est méchant. Nous avons décidément la gauche la plus ringarde du monde. Mais est-ce qu'il n'est pas souhaitable de vouloir régulier l'intelligence artificielle ?

Bien sûr, Gluxman se gargarise de vouloir une France souveraine en matière d'intelligence artificielle. On le souhaite tous évidemment, mais la seule façon pour la France de tirer son épingle du jeu dans l'IA, c'est de s'appuyer sur son avantage décisif. Une énergie nucléaire abondante, décarbonée et pilotable capable d'alimenter des data center sur son sol.

Or, Raphael Gluxman considère le nucléaire, je cite, comme une idéologie et veut tendre la main aux écologistes qui rêvent encore de sa disparition. Comment prétendre combattre les géants de l'IA si on refuse l'infrastructure énergétique qui permettrait de les concurrencer ? convenons que Raphaël Gluxman n'est pas le seul à ne pas être à la hauteur sur ce sujet hein.

Ah oui, on a trouvé plus pire le weekend dernier. Xavier Bertrand a a proclamé qu'il fallait organiser un grand dialogue social technologique autour de l'IA et pourquoi pas un rapport du CE et un grand débat citoyen tant qu'on y est. Marine Tondilier, la la patronne des vers, elle veut se battre pour que l'IA ne remplace pas les métiers de doubleur dans le cinéma.

Le niveau des responsables politiques français sur les enjeux du numérique est catastrophique. Ils n'ont que trois mots à la bouche : régulation, interdiction, planification. Seul David Lisnard, le maire de Cann semble tenir un discours à peu près structuré sur ce sujet.

Dans un long message publié sur X, il a mis le doigt sur une question essentielle. Si plutôt que d'entravelia, l'État ne commençait ne commençait pas par la déployer d'abord dans ses propres services pour les rendre plus efficaces, plus rapides, plus accessible. Plutôt que de chercher des bouqu émissaires d'un populisme ludite antitechnologique, les politiques français devraient chercher comment rendre la révolution numérique utile aux Français, à l'hôpital, dans les services publics, dans les entreprises.

C'est d'ailleurs ce qu'a annoncé Sébastien Lecnu ce matin même à la veille de l'ouverture du forum Vivateek. Espérons que cela soit suivi des faits car le vrai scandale ce n'est pas qu'El Musk, Salm ou Zangiming vogue trop vite, c'est que la France elle se contente encore de commenter leur course depuis les docs signature depuis les docs de Bervilier en l'occurrence signature europin. Merci beaucoup Eugénie Bestier, bonne journée dans un instant rester avec nous.

Emmanuel Duc Pascal pro et on parlait intelligence artificielle, il va en être question dans la revue de presse d'Olivier de la garde.