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Podcast / conversationSUDRADIO· 29 juillet 2026 93 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationSécurité

Incendies : les agriculteurs sont-ils indispensables ? Faut-il un bouclier économique ?

Au micro : Judith BelairSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 19 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:17OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires des feux de forêt ?

  • 12:15OuverteRéponse directe

    Comment ça va Nicolas ? Vous avez décidé de rester malgré l'évacuation.

  • 14:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que les agriculteurs sont incontournables désormais pour protéger nos territoires et nos forêts ?

  • 24:28OuverteRéponse directe

    Vous allez nous parler de la nécessaire adaptation du modèle agricole au réchauffement climatique.

  • 28:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi on n'arrive pas à trouver un modus operandi pour organiser les choses en amont ?

  • 31:52OuverteRéponse directe

    Vous avez la parole sur les cambriolages et le vandalisme en ruralité.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30InvitéChiffre
    « La superficie du brasier en Gironde est toujours de 42 000 hectares. »
  • 2:56InvitéChiffre
    « Au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées dans 23 communes. »
  • 3:03InvitéChiffre
    « Toujours 2 700 pompiers sont mobilisés. »
  • 4:08InvitéChiffre
    « Il doit rester environ 300-400 personnes. »
  • 4:34InvitéChiffre
    « Il y a eu plus de 10 000 propositions de logements par des particuliers. »
  • 25:00InvitéChiffre
    « On risque de perdre entre 30 et 35% du potentiel de la production française en fonction des régions. »
  • 26:11InvitéFait
    « On aura le climat de Barcelone à Périgueux. »
  • 26:50InvitéChiffre
    « Le coût de l'inaction est dix fois supérieur au coût de l'action. »
  • 35:36InvitéFait
    « on s'exprime très violemment et ça génère forcément des tensions très fortes et des actions, des réactions et forcément des sujets où la gendarmerie et la police doivent intervenir. »
  • 40:34InvitéChiffre
    « c'est un plan de désendettement de l'agriculture, des agriculteurs qui aujourd'hui, depuis plusieurs années, depuis l'arrivée du Covid, l'Ukraine, l'ADNC, sont dans une situation au niveau de la trésorerie qui sont exsangues. »
  • 41:10InvitéFait
    « pour tout ce qui est normes, réglementations, que les paysans français ont les mêmes normes que tous les autres paysans d'Europe. »
  • 41:57InvitéFait
    « quand on dise, quand on fasse, sur le Sud-Ouest, il pleut autant de pluie qu'avant, que tous les ans. il faut que cette pluie, on la retienne. »
  • 43:04InvitéChiffre
    « l'Espagne stocke 27% de l'eau qui tombe chez eux et nous, on est tout juste à 5%. »
  • 43:33InvitéFait
    « Je me rappelle que c'était les engagements d'Emmanuel Macron qu'il n'a pas tenus en 2017. »
  • 50:58InvitéChiffre
    « C'est actuellement 3300 sapeurs-pompiers qui sont en Gironde. »
  • 51:56InvitéFait
    « la situation est stabilisée, mais on reste très prudent, le feu n'est toujours pas fixé. »
  • 54:33InvitéChiffre
    « On a quand même 300 000 personnes qui ont été évacuées sur ces différents feux. »
  • 54:51InvitéChiffre
    « Nous déplorons bien sûr le décès de quatre de nos collègues cette heure compliquée. »
  • 57:20InvitéFait
    « les conditions météo et les conditions de sécheresse sont inédites aussi avec trois canicules successives. »
  • 1:05:00PrésentateurChiffre
    « On assure au moins 60% du salaire pour les salariés, c'est important. »
  • 1:04:50PrésentateurFait
    « un échéancier de cotisation jusqu'à 12 mois »
  • 1:04:56PrésentateurFait
    « l'activité partielle »
  • 1:04:59PrésentateurChiffre
    « une prise en charge de 60% du salaire »
  • 1:06:05InvitéFait
    « tous les campings qui ont été évacués n'ont pas le droit à l'assurance perte d'exploitation »
  • 1:06:31InvitéChiffre
    « un camping comme le mien qui a 200 emplacements, la semaine 25 au premier, c'est 100 000 euros en moins »
  • 1:07:09InvitéChiffre
    « sur le 40, l'eau télée plénaire, c'est 65% des lits marchands »
  • 1:10:05PrésentateurFait
    « Il y a le fond Barnier pour certains risques »
  • 1:10:07PrésentateurChiffre
    « Il y a le fond vert aussi, 837 millions d'euros en 2026 »
  • 1:10:27InvitéChiffre
    « le mois d'août, ça représente pour mon camping en tout cas 60% de l'année »
  • 1:13:45InvitéFait
    « il y a un record de pontes des tortues marines, des couines, tortues couines »
  • 1:19:15InvitéFait
    « cette année il y a beaucoup de conflits au Moyen-Orient où ça a été délocalisé à Paris »
  • 1:19:20InvitéFait
    « on l'appelle l'e-sport World Cup mais par contre c'est pas une coupe du monde des jeux vidéo »
  • 1:23:43InvitéChiffre
    « l'organisation communique sur 75 millions de dollars à gagner »
  • 1:27:30InvitéFait
    « le but d'un clip c'est de prendre un petit passage soit de quelques secondes ça peut aller jusqu'à quelques dizaines de secondes de le monter de façon souvent un petit peu rigolote »

Temps de parole

  • Invité40 %
  • Présentateur32 %
  • Invité 215 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Présentateur 22 %
  • Présentateur 32 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vraie Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair. Bonsoir à toutes et à tous et merci d'être avec nous sur Sud Radio. Heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition des Vraies Voix de l'été. Ce soir, on consacre à nouveau une large partie de notre émission aux incendies qui continuent de mobiliser les secours, notamment Gironde, où la situation reste sous haute surveillance. Les Vraies Voix, vos témoignages et nos experts nous aident à comprendre les enjeux de cette journée et les perspectives pour les prochaines heures. Merci de nous faire confiance pour vous accompagner tout au long de cette soirée. Sans plus attendre, Les Vraies Voix de Sud Radio, c'est parti.

Les Vraies Voix Sud Radio. A 17h30, votre question du soir. Alors que les incendies continuent de ravager le Sud-Ouest, les agriculteurs sont les alliés précieux des pompiers. Avec leurs tracteurs, leurs citernes, leurs engins, ils créent des pare-feux, facilitent l'accès aux secours et participent à ralentir la progression des flammes. Face à des feux de plus en plus fréquents, leur rôle dépasse désormais celui de la seule production agricole. Alors on vous pose une question simple sur Youtube, à laquelle vous pouvez répondre évidemment. Incendies, les agriculteurs sont-ils incontournables désormais pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Et puis à 18h20, votre grand débat.

Les incendies qui frappent le Sud-Ouest ont déjà détruit des milliers d'hectares. Fragiliser l'activité de nombreuses entreprises, exploitations agricoles et commerces. Pour soutenir les sinistrés, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'urgence, comme le report des cotisations URSAF ou le recours à l'activité partielle. Mais au-delà de l'urgence, comment aider durablement les territoires touchés ? C'est une vraie question. Feux de forêt d'ailleurs, on vous pose la question aussi, toujours sur Youtube, vous pouvez aller y répondre, commenter, n'hésitez pas. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?

Vous pouvez aussi évidemment nous appeler au 0826 300 300. Vos vraies voix du soir.

1:47
Invité

Les vraies voix Sud Radio.

1:49
Présentateur

Nous sommes avec Thierry Blandinière. Bonsoir Thierry.

1:52
Invité

Bonsoir Judith.

1:53
Présentateur

Thierry, vous êtes directeur général du groupe In Vivo, président du C.A. Brive Rugby aussi, et puis auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions Le Cherche Midi. Avec Rosie Bordet également. Bonsoir Rosie. Bonsoir Judith. Alors Rosie, vous êtes dirigeante et fondatrice de l'agence de communication R&B associée, puis vous êtes aussi maire de Saint-Georges de Rétimbeau, en Ile-et-Vilaine, et puis coprésidente depuis peu de l'agglomération. N'hésitez pas à vous rapprocher de votre micro, Rosie, afin qu'on puisse vous entendre. Allez, c'est parti tout de suite pour un point de situation feu de forêt avec Quentin Barbaza.

2:27
Invité

Oui, Judith, pardon. Les vraies voix Sud Radio. Oui, Judith, le feu en Gironde dans les Landes est stabilisé, mais pas fixé, c'est-à-dire qu'il continue de brûler, mais qu'il ne progresse plus. La superficie du Brasier en Gironde est toujours de 42 000 hectares. Des largages aériens sont actuellement en cours. Aujourd'hui, d'importantes reprises de feu en zone déjà incendie ont lieu au Temple, à Lèche-Cap-Ferré, à Lanton ou à Blagon en Gironde. Des reprises dues notamment au vent qui souffle sur la zone et même à la canicule qui touche le secteur. La température sur place est de 40 degrés. Pour rappel, au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées dans 23 communes.

Toutefois, des habitants évacués à Mérignac, Ézin et Ouayans ont pu retourner chez eux. Toujours 2 700 pompiers sont mobilisés. Ils reçoivent actuellement le soutien de nombreux agriculteurs et d'environ 1 700 militaires. Alors, dans ces moments difficiles, on continue sur Sud Radio de vous soutenir et de vous donner la parole. Que vous soyez sinistrés, pompiers, mobilisés aux côtés des soldats du feu. On vous ouvre le micro pour témoigner au 0 826 300 300 et surtout, très bon courage à vous.

3:21
Présentateur

Vous n'hésitez pas, effectivement. Merci Quentin. 0 826 300 300. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, Sud Radio est là pour vous. Et d'ailleurs, Sud Radio se mobilise aux côtés de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le sud-ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les sinistrés, assurer aussi le fonctionnement des centres d'hébergement et venir en aide aux plus fragiles. Faites un don, s'il vous plaît, pour les soutenir sur protection-civil.org. Allez, on fait un point sur témoignage, justement, sur cette spéciale feu de forêt. On part au standard, au 0 826 300 300.

On reçoit Stéphanie Jacques. Bonsoir, Stéphanie. Bonjour. Bonjour. Alors, Stéphanie, vous êtes bénévole au Parc des Expositions de Bordeaux, vous. Faites-nous un petit point de situation.

4:08
Invité

Au jour d'aujourd'hui ? Oui. Alors, en fait, il y a beaucoup moins d'évacuées qu'on a eues au tout début. Ça a commencé mercredi ou jeudi. Puisque depuis Isine, Le Hayant et Mérignac ont été réouverts, la population. Donc, il y a beaucoup de gens qui sont partis. Et dans les personnes qui restaient, il y en a beaucoup qui ont été relogées parce qu'il y a eu plus de 10 000 propositions de logements par des particuliers. Donc, de nombreuses personnes ont pu obtenir un logement ou alors ont pu faire appel à leur assurance pour être logées ou ont fait appel à de la famille. Donc, aujourd'hui, il doit rester environ 300-400 personnes.

4:45
Présentateur

D'accord. Et ces 3-4-5 personnes qui restent, ils sont là parce qu'ils n'ont pas vraiment de situation, c'est ça ?

4:51
Invité

Alors, parce qu'ils n'ont pas effectivement de... Voilà, ils n'ont pas de, on va dire, de second plan pour pouvoir partir et que leur ville est toujours fermée.

5:00
Présentateur

Bien sûr. Et vous, alors, quelle est votre situation à vous, Stéphanie ?

5:06
Invité

Moi ? Oui. Alors, moi, dans la vraie vie, je suis mandataire immobilier. Et du coup, j'ai tout stoppé du jour au lendemain pour être bénévole auprès des personnes. Bravo. Voilà. Donc, je suis chef d'entreprise. J'ai arrêté ma boîte quelques jours. Vous vous êtes mise à disposition. Oui, je me suis mise à disposition. C'était évident pour moi. J'avais vraiment besoin de faire bon de soi. Je n'avais pas envie d'être spectatrice de la chose. J'habite Bordeaux. J'avais vraiment envie d'être actrice. Du coup, j'avais besoin de servir.

Je crois que si je l'avais pas fait, je serais vraiment passé à côté de Kectos parce que j'ai vraiment vécu, et je pense que tous les bénévoles, on a vraiment vécu quelque chose d'incroyable à travers ce moment-là.

5:45
Présentateur

Bien sûr. Thierry Blandinière, ce qu'on remarque en France, sur tout le territoire, c'est justement cet élan de solidarité de gens qui, comme Stéphanie Jacques, abandonnent leur travail, se mettent à disposition des sinistrés. C'est quand même très agréable, en fait, à voir ça, cet élan.

5:59
Invité

Il faut en arriver à des problèmes comme ça pour mesurer l'expérience humaine, en fait. C'est la solidarité, et c'est ça qui est dans le malheur de ce qu'on vivait là. Le côté positif, c'est de montrer que l'humanité est toujours debout. On est massacrés tous les jours sur plein de sujets. Je pense à tous les bénévoles, je pense aux agriculteurs, forcément, vu ma profession, qui se sont engagés et qui se sont organisés pour ça. On va en parler tout à l'heure. Avec des stockages loin incroyables. Ils l'ont fait, bien sûr, sur la région bordelaise, mais dans d'autres régions de France, à Fontainebleau. L'organisation s'est mise en place d'une manière très, très rapide.

Donc, une organisation collective très forte. Ce n'est pas juste une personne, c'est une collectivité qui s'organise, un collectif. Et ça, ça fait plaisir à voir. Après, c'est triste. Je connais bien cette région. J'ai des amis, il y en a un qui a sa maison à brûler. Ce n'est pas facile quand on revient. Donc, moralement, après, il va falloir soutenir tous ces gens-là. Parce que c'est bien d'éteindre le feu tout de suite. Après, il va falloir reconstruire et soutenir. Et donc, il y a une deuxième étape de soutien psychologique qui me paraît essentielle.

7:01
Présentateur

Bien sûr. Rosy Bordet, ça fait quand même du bien, comme on vient de se le dire, cet élan de solidarité dans des périodes de crise comme ça.

7:08
Invité

Oui, en effet. Et vraiment bravo à cette dame et à de nombreux et nombreuses bénévoles. Moi, je tiens à saluer d'abord une équipe qui est partie de Saint-Georges-de-Rintambeau, de la Fédération Française de Sécourisme et Sauvetage, qui sont parties justement porter main forte également à tous ceux qui subissent ces feux. Et puis, j'ai vraiment une pensée pour toutes ces familles qui ont perdu tout leur bien, perdu toute leur histoire. Et c'est vraiment très, très dur de vivre cela. Les mots sont dérisoires. C'est vrai, il y a la solidarité, il y a le soutien, il y a tout ça.

Mais quand on ne vit pas personnellement ces choses, et je trouve de dire des mots, on est loin de ça aujourd'hui, mais personne n'est à l'abri. On voit bien, le feu est un peu partout. Mais c'est vrai, l'élan de solidarité est une très, très grande importance. Et je crois que ça fait du bien de savoir cela. Bien sûr.

8:02
Présentateur

Stéphanie Jacques, bravo pour votre engagement, effectivement, parce que comme beaucoup de Français, vous vous êtes sentis concernés. Et le fait de tout mettre à côté pour se mettre à disposition, effectivement, ça donne une belle image du peuple français, finalement, qui, dans les moments difficiles, se tient la main.

8:19
Invité

Oui, tout à fait. Et c'est vrai qu'on a vraiment donné beaucoup pour ces gens-là. Ils nous l'ont fait comprendre, ils nous l'ont exprimé aussi. Mais nous, on a vraiment pris beaucoup de la part de ces gens-là. Ça nous a permis, comme on peut dire, d'avoir remis l'église au centre du village aussi, de comprendre qu'il y a des priorités dans notre vie et dans la vie des gens. Et que, des fois, une petite goutte peut, toutes rassemblées, faire quelque chose d'extraordinaire. Parce que là, ce qu'on a vécu, avec, je ne sais pas, il y a 5-6 000 personnes qui sont passées au parc des expos, ça a été incroyable.

C'est comme si on a eu à gérer d'un seul coup l'équivalent d'une ville bordelaise, les alentours. Donc, avec tout ce que ça veut dire, avec ses talents et avec ses dérives, dans tous les cas. Donc, c'est super bien passé, très sincèrement. Moi, je remercie vraiment Bordeaux Métropole, qui a réussi à faire tout ça en quelques heures. puisqu'il a fallu prendre des décisions très, très rapidement. Que ce soit les salariés, les fonctionnaires, les élus, qui se sont mis tous d'accord pour faire ces choses-là. Et c'est vrai que, du coup, ça s'est très bien passé. C'était très calme. Il y avait beaucoup d'entraide. Il y avait de l'humour. Il y avait beaucoup de bienveillance.

Et il y avait des gens, mais il y avait aussi des animaux. Il y avait beaucoup de chiens, beaucoup de chats. Il y avait des tortues, il y avait des lapins. Il y avait tout ça. Et bien, ça fait un monde incroyable. Je veux dire, sincèrement, quand on allait dans le parc des expos, moi, j'étais étonnée par ce calme qu'il y avait.

9:57
Présentateur

Bravo, en tout cas, pour votre engagement. Merci beaucoup, Stéphane Nijak. Je rappelle que vous êtes bénévole au parc des expositions de Bordeaux et que vous avez tout mis de côté pour venir aider les sinistrés. On vous remercie vraiment beaucoup. Merci à vous. Allez, dans quelques instants, ça va être votre question du soir. Parce que vous le savez, il y a plus de 2000 pompiers qui sont mobilisés, mais ils ne sont pas seuls sur le terrain. Et non, ils sont avec les agriculteurs. Et oui, comment est-ce qu'on ferait sans eux aujourd'hui ? Posons-nous vraiment la question. D'ailleurs, on vous la pose sur YouTube.

Les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires, désormais des feux de forêt ? Vous pouvez répondre, évidemment, sur YouTube. Et puis, nous appelez au 0826 300 300. On vous attend. A tout de suite. Merci d'avoir choisi les vraies voix de l'été de Sud Radio. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Je suis avec Thierry Blandinière, qui est directeur général du groupe InVivo, président du C.A.Brive Rugby, auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti au Cherche Midi. Et puis, Rosie Bordet, qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associée, maire de Saint-Georges-de-Rétimbeau, en Ile-et-Vilaine.

Et puis, deuxième vice-présidente mobilité et infrastructure de l'agglomération de Fougères. Allez, c'est parti pour votre question du soir. Depuis plusieurs jours, des milliers d'hectares sont partis en fumée dans le sud-ouest. Plus de 2000 pompiers sont mobilisés, mais sur le terrain, ils ne sont pas seuls. Les agriculteurs interviennent avec leurs tracteurs, leurs citernes et leurs outils pour créer des pare-feux, des broussets et des parcelles ou sécuriser les accès des secours. Dans certains secteurs, ils interviennent même dès les premières heures d'un incendie pour ralentir la progression des flammes et protéger les exploitations, comme les habitations d'ailleurs.

Alors que les canicules et les feux de forêt se multiplient, leur rôle dans la prévention et la lutte contre les incendies prend une importance croissante. Alors, on vous pose la question, tout simplement sur Youtube. Les agriculteurs sont-ils incontournables ? Pour protéger nos territoires des feux de forêt, vous pouvez évidemment commenter. Et puis aussi, n'hésitez pas à nous appeler au 0800 26 300. 300, d'ailleurs, on file au standard. Et nous accueillons Olivier qui nous appelle de... Ah, nous attendons, pardon. J'ai inversé les auditeurs. Nous accueillons donc Nicolas qui nous appelle de Lenton en Gironde. Bonsoir Nicolas.

12:14
Invité

Bonsoir.

12:15
Présentateur

Comment ça va Nicolas déjà ? Parce qu'on vous a demandé d'évacuer, mais vous avez décidé de rester.

12:19
Invité

C'est ça. Écoutez, ça va bien, en fait. Quand on vit un peu ici, on sait que 90% du temps, le vent va vers l'Est. Et quand on nous demandait d'évacuer vers l'Est, vers le nuage tout noir, alors qu'on avait du ciel bleu, j'ai préféré rester.

12:38
Présentateur

D'accord. Ok. Malgré le danger, parce que vous savez que les évacuations préventives, c'est vraiment pour vous protéger quand même.

12:45
Invité

Oui, oui, tout à fait. Mais après, on a les sacs qui sont prêts. S'il y a besoin de partir, on partira. D'accord. On n'est pas restés pour protéger la maison.

12:52
Présentateur

D'accord, ok. Et donc, vous disiez aussi que vous faites d'habitude vos courses à Biganos, mais là, ça a été évacué, donc tout est fermé. Comment est-ce que vous faites pour vous approvisionner en nourriture, etc.?

13:03
Invité

Eh bien, c'est un peu le problème. Alors, j'ai fait des grosses, grosses courses samedi.

13:07
Présentateur

Oui.

13:08
Invité

On essaye de tenir avec ça. Il y a les aides de la municipalité aussi qui peuvent nous aider là-dessus. Mais effectivement, aujourd'hui, si on sort de l'Anton pour aller se ravitailler sur la Thèse ou du Jean, on ne pourra plus revenir. D'accord. Donc, on tient avec ce qu'on a pour l'instant.

13:28
Présentateur

Écoutez, en tout cas, on vous souhaite bien du courage. Merci pour votre témoignage, Nicolas. Je rappelle que vous nous appelez de l'Anton en Gironde, que vous avez décidé de rester chez vous. D'ailleurs, si vous avez envie de témoigner sur votre situation en Gironde ou dans les Landes, ou en tout cas, ou même dans le Var, enfin, où sont les feux, vous n'hésitez pas, évidemment, à nous appeler au 0826 300 300. Merci beaucoup, Nicolas.

13:47
Invité

Et merci à tous ceux qui interviennent sur les incendies des pompiers, des militaires et des bénévoles. Tout à fait, bien sûr. Il n'y a pas que les agriculteurs font partie des bénévoles, mais ils sont essentiels.

13:57
Présentateur

Ils sont essentiels. C'est tout à fait vrai. Merci beaucoup. D'ailleurs, on vous rappelle notre question. Les agriculteurs sont-ils incontournés pour protéger nos territoires des feux de forêt ? Ne vous hésitez pas à aller commenter sur YouTube. Pour en parler, on accueille Yoann Barbe, qui est porte-parole de la FNSEA. Bonsoir, Yoann.

14:12
Invité

Bonsoir.

14:13
Présentateur

Alors, Yoann, tout simplement, je vais vous poser la question que je pose aux auditeurs. Est-ce que les agriculteurs sont incontournables désormais pour protéger nos territoires et nos forêts ?

14:21
Invité

Alors, dire qu'on est incontournables, je ne pense pas, mais je pense qu'on fait partie de la solution, justement, par rapport à ces incendies. Et après, je pense que nos agriculteurs sont tous bénévoles et bénévolents, j'ai envie de dire, pour répondre présent et accompagner les pompiers. Donc, c'est sûr que quand on voit les images, on se dit qu'on est incontournable, mais personne n'est incontournable. Et les plus incontournables restent les pompiers.

14:40
Présentateur

Bien sûr, évidemment. Thierry Blandinière, quand même, quand on voit justement tous ces agriculteurs qui se sont mis à disposition, etc., je pense que s'ils n'avaient pas été là, ça serait dix fois pire, en fait.

14:50
Invité

Oui, je parle sous le contrôle de Yohan. Bonjour, Yohan. Bonjour. En fait, franchement, ce qu'il faut retenir aujourd'hui, c'est peut-être passer le message que les agriculteurs connaissent le terrain. Et ils font la démonstration, justement, en étant très efficaces sur la gestion des feux, qu'ils connaissent très bien le terrain. Donc, il faut leur faire confiance plus globalement pour l'avenir de l'agriculture, parce qu'ils connaissent vraiment le terrain, l'environnement, ils sont capables de prendre les bonnes décisions. Il faut faire confiance aux hommes de terrain, et les agriculteurs sont là pour ça.

Et ils connaissent très, très bien leur métier, mais aussi l'environnement autour de leur métier. Et quand on parle d'environnement, il faut faire confiance aux agriculteurs.

15:26
Présentateur

Bien sûr. Rosy Bordet, comment ça se passe dans votre commune, justement, et est-ce que vous en pensez de cet engagement de nos agriculteurs ?

15:34
Invité

Je pense qu'ils ne peuvent pas être les seuls. On a parlé de nombreux bénévoles et de pompiers. Aujourd'hui, l'agriculteur n'est pas le pompier de demain. Il est incontournable, il est essentiel aussi de parler de la prévention aujourd'hui. Bien sûr. Donc, voilà, je rejoins absolument Thierry. Ils connaissent le terrain, ils connaissent le territoire. Donc, on peut leur faire confiance. Et puis, surtout, ils sont là, ils cultivent, ils protègent aussi nos terres. Donc, on peut vraiment leur faire confiance. Et encore une fois, on ne peut que leur dire bravo et merci de venir aider aussi aux pompiers, se rejoindre aux pompiers et d'être bénévoles parce qu'ils laissent aussi leur ferme.

En ce moment, il y a énormément de travail. Je vois bien chez moi les agriculteurs, ils ont énormément de travail. Donc, on les salue d'ailleurs. Tout à fait.

16:27
Présentateur

On leur passe le bonjour et on les remercie. Justement, ce matin sur Sud Radio, nous avons Maxime Liedot qui a reçu Théo Hernandez qui est président des Jeunes Agriculteurs de la Gironde. On l'écoute.

16:41
Invité

En moins de 24 heures, on avait des convois qui étaient prêts. Nous, chez Jeunes Agriculteurs, on a décidé de diviser nos convois pour avoir de la relève. Parce que moi, je suis arrivé vendredi et j'avoue que la nuit dernière, j'ai pu dormir un petit peu. C'était quand même très agréable parce que j'ai d'autres JIA du Blayé qui sont arrivés pour prendre un peu la relève. Et là, depuis ce matin, on a été officiellement réquisitionnés par la préfecture. Donc là, on suit une colonne de 80 pompiers pour les ravitailler.

17:11
Présentateur

Là, on se dirige vers le Porges pour avoir le briefing et savoir où on part. Voilà. Quand on entend ça, en fait, Johan Barb, on se dit que franchement, ils sont incontournables quand même. Vous êtes incontournables. À titre d'information, certains agriculteurs, ils peuvent apporter jusqu'à 50 000 litres d'eau. Un Canadair, c'est 60 000 quand même. Donc, c'est conséquent, quoi.

17:33
Invité

C'est sûr que c'est conséquent, la capacité qu'on peut amener comme eau. Mais après, on ne l'amènera pas par les airs. Et effectivement, nos engins permettent aussi de prendre les chemins forestiers assez facilement. Donc, c'est dans ce sens-là qu'effectivement, on peut se dire qu'on est incontournables pour lutter au sol et accompagner les pompiers. Et ça leur permet d'éviter de partir au ravitaillement. Et nous, on a la capacité à ravitailler, effectivement, sur l'ensemble du territoire. Après, la mobilisation, elle est sans précédente parce qu'effectivement, on a besoin aussi de protéger nos forêts.

Je pense que tout bon agriculteur, on a aussi une conscience à se dire que nos forêts sont hyper importantes. Et moi, ce que je voudrais rappeler aussi, c'est qu'on oublie souvent le rôle que jouent les agriculteurs sur le territoire avant les incendies, justement, pour lutter contre les incendies, notamment dans le pasteuralisme. Quand on a des petites exploitations qui exploitent dans des zones, on va dire, très boisées et qui permettent de faire des coupes-feux, ça, c'est important. Il faut les accompagner. Aujourd'hui, malheureusement, ces agriculteurs sont souvent laissés de côté. On les cite au moment où il y a des feux de forêt.

On dit, tiens, c'est dommage, on aurait dû remettre quelques brebis ou quelques chèvres pour débroussailler. Mais ça, c'est hyper important dans la lutte de long terme. Donc, effectivement, quand on est dans le dur, comme en ce moment, les agriculteurs répondent présents. Mais là où il faut un vrai engagement, aussi bien du ministère de l'Agriculture que du ministère de l'Environnement, c'est accompagner nos agriculteurs à pouvoir toujours cultiver ces zones pour éviter, justement, que les feux se propagent et continuent à faire des coupes-feux en accompagnement, j'ai envie de dire, avec les pouvoirs publics. Parce que où ils doivent être faits, ce n'est pas à nous à le décider.

Et c'est bien avec les services de l'État et notamment les pompiers.

19:03
Présentateur

Bien sûr. Thierry Blandinière, c'est vrai que vous le disiez tout à l'heure, ils ont une connaissance du terrain très précieuse. Ces agriculteurs, ils connaissent les chemins, les parcelles, les points d'eau, les zones à risque. Et puis, ils préparent la terre aussi. Donc, ça évite, effectivement, les propagations de feux comme ça, leur travail.

19:16
Invité

Oui, c'est essentiel. Je pensais, par exemple, aussi aux viticulteurs du côté de Narbonne. Quand on a vu les feux l'an dernier du côté de Narbonne, pourquoi les feux ont grandi aussi vite ? C'est parce qu'on a arraché des vignes. On a arraché des vignes qui étaient des pare-feux. Donc, tout était organisé avant pour que, quelque part, le feu était contenu par la viticulture, qui, en même temps, produisait des raisins, donc qui apportait des revenus complémentaires ou des revenus centraux aux viticulteurs. Et malheureusement, avec la crise de la viticulture, on voit bien qu'on arrache des vignes.

Du coup, ça a des conséquences sur, effectivement, la gestion des risques, des incendies et des forêts. Donc, tout est lié, en fait. Tout est lié, tout est relié. Et il faut remettre l'agriculteur, le viticulteur, au centre de la gestion territoriale.

19:57
Présentateur

Cette agriculture aux multiples fonctions, vous y bordez, parce qu'ils nourrissent la population, ils préservent les ressources naturelles. Et puis, maintenant, ils nous aident à lutter contre les incendies.

20:05
Invité

Il ne faut pas les oublier derrière. Surtout pas. Et moi, je rejoins le porte-parole, justement, qui disait, les agriculteurs, il faut le faire avec les collectivités, avec les habitants, avec les associations. Ils ne sont pas seuls. Et puis, il faut vraiment les accompagner. Et on voit bien la connaissance du terrain, déjà, ça, c'est, je veux dire, primordial. Et aussi, la gestion de nos terres. Comment, aujourd'hui, on a enlevé les haies. On a une vraie politique, aujourd'hui, sur les haies bocagères. Donc, il faut accentuer cela.

Parce qu'on voit bien, quand on voit les images vues du ciel, avant et après, on voit bien qu'il y a eu des coupes, il y a eu des parcelles complètement aplaties. Donc, aujourd'hui, il faut réfléchir vraiment à cela. Parce qu'il ne s'agit pas que sur le feu. Il s'agit aussi, on voit bien, canicule, ce qui veut dire aussi des arbres, etc. Donc, la végétation est très importante. Donc, il faut vraiment qu'on fasse très attention, qu'on soit très vigilant. Et surtout, de les accompagner. Là, on dit, mais voilà, ils ne sont pas seuls, au fait. Non, bien sûr.

21:07
Présentateur

D'ailleurs, 0800 26 300 300, si vous voulez témoigner, vous savez, vous le pouvez. Sud Radio, c'est votre radio, je ne le répète jamais assez. On reçoit Olivier, qui est à Lagrange, dans les Landes. Olivier, bonsoir.

21:18
Invité

Oui, bonsoir.

21:19
Présentateur

Olivier, vous êtes agriculteur, vous-même. Vous avez une exploitation agricole importante. Alors, racontez-nous déjà la situation dans les Landes, s'il vous plaît.

21:27
Invité

Eh bien, il fait chaud. Oui, ben oui. Non, non, moi, j'ai l'élevage. Bon, voilà, donc, toujours un stress permanent quand il fait ces grosses températures. Donc, voilà, voilà. Et donc, on surveille nos élevages. On essaie de faire des améliorations pour essayer qu'ils soient mieux. Et voilà, compliqué.

21:46
Présentateur

Oui. Mais vous, vous dites que vous êtes incontournable, vous, les agriculteurs, vous le dites, on l'assume totalement, parce que vous dites aussi que vous contribuez au respect, à l'entretien des campagnes et des forêts, comme on vient de le dire.

21:56
Invité

Les agriculteurs sont pour le façonnage des paysages. Donc, voilà, s'il n'y a plus d'agriculture, il va pousser des ronces partout. Mais ça commence à arriver, parce qu'on veut pousser les agriculteurs vers une France verte. Mais ouais, mais bon, verte qui dit plus d'entretien, donc les porcelles se perdent. Et donc, voilà, et donc, et bien après, c'est plus sur les incendies, parce que c'est plus entretenu, et voilà. Donc, et puis on nous pousse vers cette France verte, parce que derrière, il n'y a plus de rémunération aussi. Donc, voilà, indirectement, on y arrive.

22:39
Présentateur

Ben écoutez, merci beaucoup, en tout cas, pour votre engagement à vous aussi. J'ai un petit mot que je vais dire de Annie Gennevard, qui s'est exprimé, notre ministre de l'Agriculture, qui dit « Je salue l'engagement des agriculteurs aux côtés des combattants du feu, leur sens des responsabilités, leur esprit de solidarité. Constitue un soutien précieux dans cette épreuve. Merci à vous tous. » On finalise ce débat avec un petit point, justement, sur les commentaires de nos auditeurs sur YouTube. Avec vous, Quentin Saunier. Et oui, puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube. Les agriculteurs sont-ils incontournables pour protéger nos territoires des feux de forêt ?

Et vous dites oui à 96%. Le sondage est sans appel, évidemment. Beaucoup de commentaires également. On a Michel qui nous dit « Ils connaissent parfois mieux les terrains que les pompiers. » Alors, forcément, ils sont précieux. On a Genesis qui est en colère et qui nous dit « Heureusement qu'ils sont là. Il ne faut rien attendre de ce gouvernement. » Et on a Guy qui le rejoint. Non, il suffit que l'État se donne les moyens et donne des moyens aux soldats du feu. Mais pour ça, il faut le vouloir. C'est tout le souci. Voilà. Eh bien, voulons-le tous ensemble. 17h29 sur Sud Radio. Vous restez avec nous dans un instant. C'est le tour de table des Vraies Voix. 17h20, les Vraies Voix Sud Radio.

Les Vraies Voix Sud Radio. 17h19, Judith Beller. Bienvenue sur Sud Radio si vous nous rejoignez. Merci de nous avoir choisis. Il est 17h31 précisément. Et je vous rappelle nos Vraies Voix du jour. Nous sommes avec Thierry Blandinière, qui est directeur général du groupe InVivo, président du CA Brive Rugby, auteur de Nourrir, les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions du Cherche Midi. Nous sommes aussi avec Rosie Bordet, dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associée, maire de Saint-Georges de Rétimbo, c'est en Ile-et-Vilaine, et puis aussi deuxième vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougères.

C'est parti pour le tour de table des Vraies Voix. Les Vraies Voix Sud Radio. Alors Thierry, on commence avec vous. Vous allez nous parler de la nécessaire adaptation du modèle agricole au réchauffement climatique. C'est d'ailleurs un des sujets que vous traitez dans votre livre, que je rappelle, Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française.

24:39
Invité

Oui, en effet, bon, les événements nous rattrapent, l'actualité nous rattrape. Mais quand on a travaillé avec les équipes sur ce livre, c'était pour mettre en avant les impacts du réchauffement climatique, aujourd'hui, sur l'agriculture et sur la baisse de production. On voit bien, effectivement, avec des coups de chaleur ou parfois des orages très violents, il y a des pertes de rendement importants, on le voit encore cette année. Donc la question se pose en disant, est-ce qu'on pourra garder notre souveraineté alimentaire durablement et à quelles conditions ?

Et donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a fait une étude à horizon 2040, pour regarder les impacts dans toutes les régions de France du réchauffement climatique, en prenant l'hypothèse du GIEC, donc jusqu'à 2,5 degrés, et les impacts qu'il y a sur les cultures et la baisse de rendement. Et quand on regarde la situation, on voit que finalement, on risque de perdre entre 30 et 35% du potentiel de la production française en fonction des régions. Alors c'est sûr qu'en Bretagne, c'est un peu moins. Et donc en fait, c'est la région... Ok, il a fait chaud en Bretagne. Ok, il a fait chaud, mais on s'en sort pas trop mal. Alors, c'est moins, il y a un peu d'impact, mais c'est pas dramatique.

Et que là où c'est dramatique, vous voyez bien, c'est entre Bordeaux et Lyon, tout le sud de la France, où là, il va falloir complètement changer le mode de production, trouver des nouvelles productions pour apporter des revenus aux agriculteurs. Sinon, c'est un secteur qui sera rendu très, très, très pauvre. Et donc, il faut qu'on trouve des solutions par anticipation.

25:59
Présentateur

Comme l'agriculture régénérative, par exemple.

26:01
Invité

Trouver des solutions sur la qualité des sols, trouver des solutions sur l'irrigation et la gestion de l'eau, ça va être un vrai sujet. Donc, songez qu'on aura le climat de Barcelone à Périgueux. Donc, regardons ce qui se passe en Espagne. Comment ont-ils organisé l'agriculture ? Alors, il y a une vraie question sur l'infrastructure, sur le stockage de l'eau.

Et on sait que c'est un sujet parfois polémique, mais j'en appelle la raison de tous en disant, maintenant, il faut trouver des solutions, sortir des positions dogmatiques et des oppositions stériles et regarder la réalité telle qu'elle est et d'appliquer le principe de réalité et de dire, faisons des compromis pour pouvoir stocker de l'eau en hiver dans de bonnes conditions. L'eau pour tous, pas que pour l'agriculture. De manière à ce que ces régions, demain, soient en capacité de continuer à vivre de leur production et de l'économie locale. Je rappelle que l'agriculteur contribue à l'économie locale. Donc, des régions où les agriculteurs s'enrichent...

26:48
Présentateur

Donc, vous parlez de ces grandes bassines là qui ont...

26:50
Invité

Alors, il y a des méga-massines, des bassines, des méga-massines, on entend tout. Mais tout ça, c'est la politique, mais qui ne va pas dans le bon sens. Elles sont nécessaires, en fait. On fait des totems pour faire de la politique. Bon, ça, il faudrait le mettre de côté, maintenant, et regarder la chose d'une manière très pragmatique et très consensuelle en disant, il y a un sujet, l'eau est essentielle, il faut s'organiser, il faut créer des infrastructures, il faut prendre en compte les enjeux environnementaux, sociétaux, les bassins versants, la qualité des sols, les zones humides. Tout ça, c'est possible si on se met autour de la table, mais on peut trouver des solutions.

Et donc, dans le livre que j'ai écrit, c'est ça, c'est qu'il y a des solutions possibles, il faut se mettre autour de la table, il y a des compromis à organiser. On ne peut pas avoir...

27:27
Présentateur

Et pourquoi c'est aussi difficile ?

27:30
Invité

Parce qu'il y a la bataille de l'eau, quelque part, qui existe, qui a été stigmatisée entre l'agriculture et, on va dire, les usagers. Et on voit que tout ça, c'est toujours très difficile dans les moments où de sécheresse, en fait. Parce qu'en hiver, on ne parle pas de bataille de l'eau.

27:43
Présentateur

On ne parle pas des méga-bassines, non.

27:44
Invité

Mais tant qu'on arrive sur le monde de sécheresse, on s'est dit, mais alors, comment on partage l'eau ? Alors, il suffit d'avoir un réservoir plus important pour mieux la partager. Vous allez me dire, c'est très simple, c'est ce que je dis, mais c'est essentiel pour revenir à des idées simples. Et à partir de là, on peut construire autour. On peut construire quelque chose de positif. Quelque chose de positif et de collectif. D'intérêt général, on le voit bien. La collectivité, l'humanité, ça fonctionne. On le voit bien dans les moments de crise.

Pourquoi on n'arrive pas à se parler dans des moments plus pacifiés pour construire un futur qui serait plus intéressant, plutôt que de vivre de crise en crise ? Il suffit de le penser, de l'organiser, de le structurer et d'organiser les moyens. Et c'est possible. Il faut juste mettre les gens autour de la table et converger vers un sujet. Comment gérer l'eau demain dans les zones qui seront dépendantes de la sécheresse et comment on améliore la vie des citoyens et des agriculteurs en conséquence ?

28:33
Présentateur

C'est une vraie question que développe Thierry Blanzinien, Rosy Bordet, mais on se demande pourquoi je repose les questions différemment mais comment ça se fait qu'on n'arrive pas à trouver un motus operandi à un moment donné de manière à ce que les choses soient beaucoup plus fluides et qu'on soit organisé en amont de ce genre de catastrophes ?

28:48
Invité

Il va bien falloir, Judith, qu'on trouve des solutions parce que c'est le vrai problème qui va arriver. Le prochain problème, c'est vraiment l'eau qui va être la question principale qui a un impact sur tout l'humanité. Là, on ne s'arrête pas à l'agriculture, se nourrir. Donc, ils sont là pour produire mais aussi nourrir toute une population. Donc, il va falloir vraiment se mettre autour de la table et trouver des solutions. Il y a aujourd'hui l'innovation qui peut aussi apporter des solutions pour pouvoir produire mieux dans nos territoires. Donc, je pense qu'il faut aussi aller vers tous ces modes d'innovation autour de l'agriculture.

29:26
Présentateur

Et d'ailleurs, l'intelligence artificielle,

29:27
Invité

elle joue un gros rôle, Thierry Blanzinien. C'est une technologie disponible aujourd'hui. Quand on parle de l'irrigation d'aujourd'hui, c'est une irrigation de précision. En Israël, ils font ça depuis longtemps. En Californie, etc. Ils ont su traiter le sujet de l'eau. Ils ont trouvé dans l'Espagne. Ils ont trouvé des solutions. On n'est pas là pour gaspiller l'eau. On est là pour organiser. Par exemple, vous faites dans votre jardin du goutte à goutte, par exemple. De manière régulière qui permet d'irriguer. On n'est pas en train d'arroser toute la planète entière. Donc, on peut faire des choses très intéressantes. Il y a la technologie. Il y a les moyens. Ça se fait déjà.

Il faut changer d'échelle. Il faut accélérer ce changement d'échelle. Parce que les technologies, on les a. Par exemple, aussi, la recherche sur la génétique des plantes. Demain, il y a un sujet où les chercheurs travaillent beaucoup pour avoir des plantes qui résistent plus à la sécheresse et au soleil. Pour pousser dans les meilleures conditions. Dans les conditions difficiles, mais dans les meilleures qualités. Donc, tout ça. Et la variété. Je ne parle pas d'OGM. Je parle vraiment d'hybridation naturelle. Ça s'appelle l'hybridation naturelle. De toute façon, la nature fait s'hybride naturellement. C'est juste.

Donc, c'est d'accélérer ce système d'hybridation naturelle pour avoir des plantes qui soient de qualité et qui soient capables de nourrir la population. Et qui résistent, justement, à ce changement climatique. Donc, on est très conscients. On voit bien. Mais je pense qu'il est important qu'on se mette, justement, autour de la table et discuter, qu'on arrive à trouver des solutions. Parce qu'on sait bien qu'on va tous payer les pots cassés. Il y a une vraie prise de conscience globale. À un moment donné, il faut quand même arriver à discuter et à trouver des solutions.

Dans cette étude, je vous coupe, pardon, parce que c'est exactement ce que vous dites, c'est qu'on a chiffré le coût de l'inaction, de l'immobilisme actuel. Et par rapport à l'investissement nécessaire pour réagir et structurer tout ça. Le coût de l'inaction est dix fois supérieur au coût de l'action, si on se met d'accord maintenant.

31:13
Présentateur

Comme quoi ?

31:14
Invité

Oui, ça, c'était chiffré par les scientifiques. Donc, il est vraiment urgent de s'y mettre. Parce qu'après, je pense que ce sera trop tard. Je ne suis pas pessimiste. Mais si on continue comme ça, on voit bien. Donc, ce n'est plus possible.

31:25
Présentateur

On espère que la situation actuelle va précipiter, en fait, les actions.

31:29
Invité

Et puis, il y a une jeune génération d'agriculteurs, justement, je pense, qui pousse aussi et qui vraiment milite pour cela. Donc, à un moment donné, on ne pourra pas les pouvoirs publics. En tout cas, moi, en tant que maire, je vois bien. Donc, à un moment donné, il faut qu'on s'écoute et qu'on trouve ensemble des solutions. Ça ne sera pas qu'avec des agriculteurs, qu'avec les collectivités, mais tous ensemble.

31:49
Présentateur

Rosy Bordet, vous avez la parole, vous la gardez, votre tour de table à vous. C'est sur les cambriolages et le vandalisme en disant que vos communes rurales, nos communes rurales, ne sont plus épargnées par ça. Du tout, en fait.

32:00
Invité

En effet. Donc, on se rend bien compte que depuis quelque temps, il y a les biens, les structures de la commune, de collectivités qui sont vandalisés, qui sont abîmés. Donc, on le voit dans nos communes rurales et aussi des vols, des cambriolages, tout ça en accrudescence. Donc, il y a vraiment quelque chose. Je ne parlerai pas qu'on est dans l'insécurité, mais à un moment donné, il faut quand même qu'on s'arrête à cela. Donc, ce phénomène, ce n'est pas que dans les grandes villes ou dans les villes. Ça arrive aussi dans nos communes rurales. C'est ce que vous dites, qu'on parle beaucoup

32:34
Présentateur

de l'insécurité dans les zones urbaines, les grandes villes, etc., mais qu'on en parle assez peu en ruralité, effectivement. En ruralité,

32:40
Invité

donc, sans vraiment mettre la panique, mais en tout cas, moi, je parle de ce que je connais, je vois bien sur ma commune, on a été vandalisés et quasiment tous les week-ends, on est vandalisés sur un stade. Et ce n'est pas normal puisqu'on abîme le bien de la collectivité et ça pénalise derrière les utilisateurs. Nos associations se retrouvent pénalisées et en plus, c'est l'argent public. L'argent qu'on va mettre pour réparer tout ce qu'ils détruisent, on ne pourra pas le mettre ailleurs. Donc, à un moment donné, il faut quand même aussi se poser la question de la responsabilité des uns et des autres dans tout cela.

et ce n'est pas acceptable parce que l'argent public, c'est l'argent public et chaque euro compte. Et on ne peut pas comme ça passer notre temps parce que ça coûte aussi à des heures à nos agents de remettre en état, ça coûte encore de réparer et aux administrés et de pénaliser les utilisateurs. Encore une fois, ce sont les associations qui utilisent ces structures. Ces locaux, ces structures, bien sûr. Exactement. Et puisque j'ai la parole, Judith, permettez-moi en tout cas de saluer nos gendarmes, la gendarmerie parce qu'en ruralité, dès qu'il y a un problème, on appelle la gendarmerie. Et je sais qu'actuellement, ils sont très, très critiqués et moi, j'ai envie de les saluer.

Ils sont débordés. J'ai envie de les saluer parce que dès qu'on a des problèmes dans nos communes, ils sont présents. Les habitants peuvent compter sur eux. Donc, je tiens à les saluer même si ça paraît aujourd'hui de saluer les gendarmes. Mais en tout cas, moi, je leur dis merci parce que, voilà, on n'arrête pas de les solliciter malgré, ils sont très débordés et ils sont là.

34:26
Présentateur

Thierry Blandinière, vous qui êtes président du CEA de Brive, bon, alors, ce n'est pas la ruralité totale, mais c'est une petite ville, plus petite en tout cas que Paris ou que d'autres. Comment ça se passe dans la ruralité autour, du coup, en termes de sécurité, etc.

34:41
Invité

La Corrèze, le département, la Corrèze, le Limousin, donc c'est quand même un département agricultor très rural. On n'est pas dans les grandes cultures du bassin parisien, on est sur l'élevage, en fait. L'élevage qui reste une agriculture paysanne, en fait. Et donc, tout ce qui est important, c'est la valorisation de leur production. Et donc, c'est assez chaotique. Il y a des moments plus faciles que d'autres, mais on a du mal à organiser au mieux cette production dans cette région pour apporter un revenu résilient.

35:10
Présentateur

Est-ce qu'ils ont des problèmes de sécurité, vos agriculteurs, dans cette région-là ?

35:14
Invité

Et dans la région, tous les agriculteurs, forcément, dans certains... Alors moi, je n'ai pas d'efforts particuliers sur les incidents en Corrèze, mais ce que je sais, de toute façon, c'est effectivement, je suis d'accord avec vous, il y a une montée de la violence partout. Donc ça passe déjà par des comportements, les réseaux sociaux contribuent aussi à ça, très violents, on s'exprime très violemment et ça génère forcément des tensions très fortes et des actions, des réactions et forcément des sujets où la gendarmerie et la police doivent intervenir.

Heureusement qu'ils sont là parce que pour pacifier, parce que c'est leur rôle, pacifier cette population qui parfois est trop souvent en colère, voilà, parfois pour des mauvaises raisons aussi ou des incompréhensions. Et donc, il faut revenir à des choses beaucoup plus posées et rationnelles et la gendarmerie est là pour ça.

36:01
Présentateur

C'est apaisant d'écouter Thierry Blandinière, Rosy Bardet, vous en pensez quoi ?

36:05
Locuteur

Oui,

36:06
Invité

on a les gendarmes mais on a aussi, moi je sais que l'équipe municipale, on parle énormément, on passe aussi à travers des associations pour essayer aussi de calmer les choses. On n'est pas là pour envenimer justement. C'est de comprendre les choses. Moi je sais que je rencontre aussi les familles qui ont, voilà, au sein, on sait que, voilà, des jeunes ont causé des petits soucis à la commune. Je rencontre les familles parce que ça passe aussi par cette proximité. C'est aussi notre rôle d'élu local. C'est avant de rentrer dans les grandes polémiques, etc. C'est au moins d'aller rencontrer. On a la chance, on se connaît quasiment tous dans nos communes.

Donc on sait à peu près, donc on peut parler aux familles et quand ils veulent bien nous écouter, quand elles veulent bien nous écouter. Mais je vous écoutais par rapport à l'agriculture, etc. Moi, je vois, on a, nous, des fermes, on a des producteurs locaux sur ma commune. Encore une fois, on a remis en place là un marché des producteurs. On essaie de faire venir des gens qui produisent donc sur place. Eh bien, on a commencé avec un marché en galets de saucisses et puis il y a eu un, deux, trois et maintenant, ils sont quatre le jeudi.

Et je compte vraiment qu'il y ait d'autres personnes qui viennent parce que c'est aussi important de valoriser aussi ce qu'ils produisent et de leur apporter aussi. Peut-être au début, il n'y a pas énormément de clients mais au moins de valoriser cette production parce que c'est très important. Les réactions rapides, Thierry. Les marchés, c'est essentiel dans les villages en fait. Il faut faire vivre les villages, il faut faire naître les marchés. Il y en a en région parisienne d'ailleurs qui marche bien le samedi. Donc franchement, il faut remettre de la confiance sur les marchés dans tous les villages. C'est ce qui crée le lien social. Exactement, le lien et la proximité.

Donc c'est très important.

37:48
Présentateur

Allez, restez avec nous, c'est les vraies voix de Sud Radio de l'été. On vous pose la question dans pas longtemps, vous pouvez réagir. 0826 300 300, vous projetez dans le rôle de ministre, vous les auditeurs. Et si vous avez envie de savoir de quel ministre il s'agit et de quel auditeur, vous restez avec nous, c'est dans un instant. A tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair. 17h47 sur Sud Radio avant de continuer cette émission des vraies voix de l'été, on fait un point précis. Incendie avec vous, Quentin Saunier. Et oui, Judith, le feu en Gironde est stabilisé, mais il n'est pas fixé.

C'est-à-dire qu'il continue de brûler, mais qu'il ne progresse plus. En revanche, ceux du Var et des Landes, eux, sont bel et bien fixés. La superficie du brasier en Gironde est toujours de 42 000 hectares. Des largages aériens sont en cours. Aujourd'hui, d'importantes reprises de feu en zone déjà incendiée ont eu lieu au Temple, à Lèche-Cap-Ferré, à Lanton ou à Blagon en Gironde. Selon Mathieu Jaumain, officier du SDIS 33, la situation se complique à cause des rafales de vent allant jusqu'à 50 km heure. La Gironde est toujours placée en vigilance orange canicule, tout comme 22 autres départements du pays. La température actuelle sur place est de 40 degrés.

Pour rappel, au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées dans 23 communes. Toutefois, des habitants évacués à Mérignac, Ézines ou à Aillans ont pu retourner d'ores et déjà chez eux. Toujours, 2 700 pompiers sont mobilisés. Ils reçoivent également le soutien de nombreux agriculteurs et de 1 700 militaires. Dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole que vous soyez sinistrés, pompiers ou mobilisés aux côtés des soldats du feu. On vous ouvre le micro pour témoigner au 0 826 300 300. Merci Quentin.

Sud Radio aussi continue de se mobiliser, vous le savez, aux côtés de la protection civile qui est engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le sud-ouest. Il y a 300 bénévoles qui interviennent sur le terrain, qui soutiennent les habitants, qui participent aux évacuations, accueillent les personnes sinistres et assurent aussi le fonctionnement des centres d'hébergement et viennent en aide aux plus fragiles. N'hésitez pas à faire un don sur protection-civil.org Allez, tout de suite, on vous demande ce que vous feriez si vous étiez ministre. Les vraies voix Sud Radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.

0826 300 300, vous pouvez réagir, nous donner vos idées, faire un coup de gueule, un coup de cœur si vous avez besoin d'aide, vous le savez, on est là aussi. On accueille Christian. Bonsoir Christian.

40:19
Invité

Bonsoir à vous.

40:20
Présentateur

Alors Christian, vous nous appelez de Azérex dans les Hauts-de-Pyrénées, c'est ça ?

40:24
Invité

Oui, c'est ça.

40:25
Présentateur

Alors Christian, on va vous demander ce que vous feriez si vous étiez ministre de l'agriculture, évidemment.

40:31
Invité

Bien sûr. Donc, première des choses, c'est un plan de désendettement de l'agriculture, des agriculteurs qui aujourd'hui, depuis plusieurs années, depuis l'arrivée du Covid, l'Ukraine, l'ADNC, sont dans une situation au niveau de la trésorerie qui sont exsangues. Ils ne se rémunèrent pas et ne rémunèrent plus leurs familles. Et il faut un plan de désendettement en général au niveau de l'agriculture française.

41:01
Présentateur

Oui. C'est votre premier point, ça ?

41:03
Invité

Ça, c'est mon premier point.

41:04
Présentateur

Allez, votre deuxième.

41:06
Invité

Le deuxième point, c'est que pour tout ce qui est normes, réglementations, que les paysans français ont les mêmes normes que tous les autres paysans d'Europe. Puisque l'Europe, soi-disant, on est égaux devant, tout le monde est égal devant les uns les autres, eh bien, il nous faut les mêmes normes qu'elles soient administratives, environnementales, réglementaires. Il faut les mêmes normes que dans les autres pays de l'Europe et arrêter les surtranspositions françaises.

41:38
Présentateur

Bien sûr. Bien sûr. Allez, troisième point.

41:42
Invité

Libérer les réserves d'eau. Les méga-bassines. Non, non, non, non. Arrêtez avec ça.

41:49
Présentateur

Non, non, c'était une plaisanterie. On en parlait il y a cinq minutes. C'est pour ça, pardonnez-moi. Les vaccins,

41:53
Invité

c'est une bêtise. C'est qu'aujourd'hui, quand on dise, quand on fasse, sur le Sud-Ouest, il pleut autant de pluie qu'avant, que tous les ans. il faut que cette pluie, on la retienne. Sur les Hautes-Pyrénées, on a mis sept ans pour faire un plan de gestion de l'eau et pour arriver à faire un projet, peut-être une retenue culinaire qui se fera à côté de Tarbes. Et cette retenue, elle va mettre cinq ans s'il n'y a pas de recours pour mettre le premier coup de cloche. C'est-à-dire que pour faire ce genre de choses, il faut, vous comptez, quinze ans. Quand on va aller vite pour Notre-Dame de Paris ou les JO, on arrête tout. On vire toutes les réglementations et on va vite.

Alors nous, ce qu'on demande, c'est faire la même chose que pour Notre-Dame de Paris. C'est-à-dire virer tous les nuisibles, tous les fonctionnaires qui bloulent tout et qui embêtent tout.

42:56
Présentateur

Parlons vrai sur une radio avec vous, Christian, on adore, allez-y.

42:59
Invité

Et on avance vite dans les projets parce que ça presse, c'est urgent. Je rappelle que l'Espagne stocke 27% de l'eau qui tombe chez eux et nous, on est tout juste à 5%.

43:11
Présentateur

Christian, vous êtes agriculteur, vous ?

43:13
Invité

Oui, bien sûr.

43:13
Présentateur

Évidemment. Vous restez avec nous. On va quand même écouter une petite réponse de Thierry Blandinière rapide sur les sujets que vous venez d'évoquer, notamment sur cette harmonisation importante à faire avec les règles européennes, Thierry.

43:24
Invité

sur l'agriculture. Forcément, c'est le combat qu'il faut mener que tout le monde mène aujourd'hui. On est tous mobilisés pour qu'il n'y ait plus de surtransposition des normes. Je me rappelle que c'était les engagements d'Emmanuel Macron qu'il n'a pas tenus en 2017. Et donc ça, il y a beaucoup de travail parce qu'il y a encore beaucoup d'écarts. On ne va pas rentrer dans le détail, mais effectivement, c'est des pertes de productivité, donc de revenus pour les agriculteurs français quand on les compare aux Allemands. On ne va pas aller chercher des pays en Pologne. Je parle de l'Allemagne à côté, juste à côté. Donc ça, c'est un sujet.

Ensuite, effectivement, on parlait de la gestion de l'eau tout à l'heure. Il y a un vrai sujet de prise de conscience. Et quand je parle du coût de l'inaction, vous l'avez, il a 15 ans pour faire une retenue culinaire. Pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'on fait ? Combien de production on perd ? Quel rendement on perd ? Ça coûte très cher. C'est ça, le coût de l'inaction. Donc si le nouveau ministre de l'agriculture doit se battre aujourd'hui, c'est d'accélérer notamment tous ces projets d'investissement et de trouver des moyens par la loi de les imposer. Et ça, je pense que la nouvelle loi agricole, même si elle a été critiquée par certains côtés, apporte certaines garanties.

Mais une loi, c'est bien. Mais décret, c'est mieux. Et l'application aussi. Et donc on sait que la loi ne fait pas tout. Maintenant, c'est comment l'appliquer dans de bonnes conditions. Il ne s'agit pas de passer en force, mais de le faire en bonne intelligence.

44:37
Présentateur

Une petite réaction rapide, de resiborder.

44:39
Invité

Moi, je dirais vivre dignement de leur travail, que les agriculteurs vivent dignement j'ai toutes ces normes également. Donc on sait que les normes sont importantes. Mais là, il faut vraiment et qu'ils se concentrent sur leur travail. Ils passent énormément de temps également dans la papasserie. Donc à un moment donné, il faut savoir ce qu'on veut. Donc ils sont agriculteurs. Donc il faut quand même qu'ils cultivent au lieu de faire des millefeuilles administratives. Vous êtes là. Christian,

45:06
Présentateur

vous êtes avec nous.

45:08
Invité

Et puis je rajouterais que nos collègues artisanes commerçants de l'ETP isolent les mêmes normes qui leur posent des problèmes et qui les freinent. Bien sûr. Ce n'est pas que tous les actifs sont intéressés.

45:22
Présentateur

Bien sûr. On va sortir un peu du sujet sérieux, Christian, parce que vous allez jouer avec nous, vous le savez.

45:28
Invité

Oui, je le sais.

45:28
Présentateur

Le blind test, vous êtes prêt ? Oui, je suis prêt. On va rigoler, je pense. Allez, c'est parti pour le jeu de l'été.

45:36
Invité

Les vraies voix Sud Radio.

45:39
Présentateur

Alors, comme je n'ai que deux vraies voix autour de la table, c'est chacun pour sa pomme. Un Rosy Bordet, un Thierry Blandinière, un Christian. C'est au premier qui dit. Alors, c'est un spécial chanson française un peu de neuf et des classiques qu'on alterne. Donc, je l'ai bien dit chacun pour soi puisque vous êtes trois. Au total, c'est parti pour le son numéro un. Le DJ ? Il faut donner l'interprète. Le DJ Kavinsky ? Bravo ! Bravo, Rosy Bordet ! C'est fort. Kavinsky qu'on vient de perdre qui est décédé hier, qui avait 50 ans et à qui on rend hommage. on l'aimait beaucoup. Vous pouvez monter le son, mon cher Maxime. Il est là pour les JO.

Exactement, il a mixé à la cérémonie des Paralympiques. Allez, son numéro 2.

46:30
Invité

Elle a les yeux Marlavoine.

46:36
Présentateur

Rosy, c'est votre jour. M'a pressionné. Merci, merci. Allez, numéro 3.

46:44
Invité

Brassens. Tu ris, il faut réagir.

46:49
Présentateur

Qui a dit Brassens en premier, Maxime ? Ah, c'est Christian. C'est Christian.

46:53
Invité

Ah, si, il n'y a pas de distance. Allez, numéro 4.

46:57
Présentateur

Croyable, Mathieu, j'ai dit donc. Croyable. Thierry ?

47:05
Invité

Trop forte, moi, je suis à 0 points. Je vais être fanique en mon livre.

47:10
Présentateur

Allez, numéro 5. Elle m'a dit non, je ne vais pas y arriver. Tu parles. Rosy est à 4 points, Christian 1 et vous 0. Bon, Christian.

47:26
Invité

Allez,

47:28
Présentateur

Christian, il faut se réveiller et je vais vous laisser gagner.

47:30
Invité

Je vais essayer, mais il n'y a pas de bonisson.

47:34
Présentateur

Allez, on va voir s'il aussi, s'il vous plaît. Allez-y.

47:39
Invité

Oui. Ah, Thierry Blandin.

47:45
Présentateur

Allez, celui-là, il est un peu plus difficile.

47:49
Invité

Je la connais, mais je ne connais pas ça.

47:55
Présentateur

Oui,

47:55
Invité

moi aussi.

47:56
Présentateur

Elle a chanté avec Kavinsky, justement.

48:00
Invité

Ah, non.

48:00
Présentateur

Non, aucun de vous ? Non, mais je vois. C'est une blonde.

48:04
Invité

Santa. Santa ? Oui, mais bon, je connais la fin. Il y a trop de blondes, c'est ça.

48:08
Présentateur

Angèle. Angèle. Ah oui,

48:09
Invité

Angèle. C'est sa cousine.

48:11
Présentateur

Allez, c'est pas grave. C'est sa cousine. Allez, numéro 8.

48:15
Locuteur

Rouge et noir.

48:16
Présentateur

Jamasse.

48:18
Invité

Il faut parler plus vite,

48:19
Présentateur

Thierry, enfin.

48:20
Invité

Moi, j'ai marqué mon point, ça y est,

48:22
Présentateur

j'ai mon objectif. Mais Rosy, vous êtes en train de gagner la peau de couture. Oui, allez, la dernière, numéro 9. Pourtant, quelqu'un m'a dit vous avez eu 5 points. Oui, 5 points, vous m'impressionnez. Christian, un petit, l'honneur est sauf.

48:46
Invité

Oui, je sauve la mise avec un point. Voilà,

48:49
Présentateur

et vous, Thierry, deux points, voilà. C'est pas mal. On attend. Allez, si vous avez un avis, que vous avez envie de jouer avec nous, réagir ou partager une expérience, vous avez forcément une bonne raison de nous appeler. Au 0826 300 300, vous pouvez faire par SMS aussi les VV au 728 et puis vous réagissez sur le YouTube ou par mail avec je participe à sudradio.fr. Merci Christian d'avoir joué avec nous. Merci à Sud Radio. A bientôt. Allez, restez avec nous dans un instant. C'est une spéciale Feu de Forêt des témoignages qui continue évidemment et puis votre grand débat. Surtout, restez là tout de suite.

49:24
Locuteur 3

Pourtant quelqu'un m'a dit que tu m'aimes mais encore

49:30
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio 17h19 Judith Belair Un rappel de vos Vraies Voix du jour. Nous sommes avec Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe In Vivo, président du CA de Brive Rugby, auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions Le Cherche Midi. Vous êtes aussi avec Rosy Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication Herbé et associé, maire de Saint-Georges-de-Rétimbourg en Ile-et-Vilaine et puis deuxième vice-présidente de l'agglomération de Fougères en termes de mobilité et d'infrastructure. Alors vous le savez, tout au long de cette émission, on écoute vos témoignages.

Vous pouvez témoigner au 0 826 300 300. N'hésitez pas si vous avez quelque chose, un message à faire passer, un coup de gueule, ce que vous voulez, on est là à dispo pour vous. Et puis d'ailleurs, on continue avec cette spéciale Feu de Forêt et ces témoignages. C'est parti. Les Vraies Voix Sud Radio Je reçois Jérôme Boulanger. Bonsoir Jérôme.

50:26
Invité

Bonsoir.

50:27
Présentateur

Alors Jérôme, vous êtes officier de sapeur-pompier porte-parole de la sécurité civile.

50:32
Invité

Exactement.

50:33
Présentateur

Alors Jérôme, malgré la mobilisation de 2750 pompiers, il y a eu plus de 42 000 hectares qui sont partis enfumés. Vous avez eu plus de 1700 militaires aux côtés des pompiers en Gironde, selon la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Est-ce que ça a aidé ? Où est-ce que vous en êtes ? Enfin voilà, on a plein de questions à vous poser. On vous écoute.

50:56
Invité

Oui, alors je rectifie un chiffre. C'est actuellement 3300 sapeurs-pompiers qui sont en Gironde. Donc on voit bien l'importance de ce dispositif qui a été mis en place, aussi bien par les moyens terrestres, et vous avez bien fait de parler des militaires qui viennent nous épauler dans ces circonstances. des moyens aériens très conséquents aussi, dont des moyens aériens européens. Aujourd'hui, la situation, elle est toujours stable. Nous avons eu trois reprises actives, mais sans qu'il n'y ait rien d'alarmant, vraiment. Les conditions météo vont un peu changer, les températures vont baisser de manière significative. Voilà, plutôt de bonnes nouvelles.

Le vent qui va certes changer de sens en se dirigeant d'ouest en est, c'est-à-dire en poussant à nouveau d'éventuelles fumées vers la métropole bordelaise, ce vent va être finalement assez peu fort, ce qui est encore une condition favorable pour nous. Donc, la situation est stabilisée, mais on reste très prudent, le feu n'est toujours pas fixé. Vous avez sans doute noté la réintégration de logements par 60 000 personnes. Tout à fait. Donc, la situation est stabilisée, on reste prudent, on reste surtout mobilisés, les moyens qui sont sur place restent sur place, on ne désengage pas pour l'instant de personnel. Et puis, vous avez sans doute vu les pare-feux. Oui, bien sûr.

de 120 km de pare-feux, on a vraiment vu tous les moyens pour protéger les populations et les sites sensibles.

52:37
Présentateur

Alors, Thierry Blandiniard, en rantenne tout à l'heure, vous disiez que les fumées, elles sont allées jusqu'à Brive. Donc, il y a une question sur la respiration aussi parce que toutes ces populations à Bordeaux, elles sont avec des masques, il y a eu des poussières, des cendres absolument partout. Donc, c'est vrai qu'il y a une réadaptation. Maintenant, qu'est-ce qui se passe après aussi ?

52:53
Invité

Qu'est-ce qui se passe après ? Moi, j'ai mon fils qui est à Bordeaux avec un petit enfant. Du coup, ils ont quitté la ville parce que pour les petits enfants, ils ne vont pas rester. C'était irrécipirable. Et donc, vous avez mentionné à Brive, j'ai ma mère qui est à Brive aussi le matin, elle s'est levée, tac, elle a l'impression qu'il faisait nuit encore. Et c'est quand même à 150 kilomètres de la vol d'oiseau de Bordeaux. Donc, on voit quand même que c'est un sinistre considérable. On n'avait pas vécu ça. Il y a eu un sinistre en 2022 du côté du Pilar, qui était très grave aussi. Mais là, je pense que c'est sans commune mesure. On n'a jamais vu ça.

J'espère qu'il n'y aura pas de reprise de feu. Je salue bien sûr le courage de tous les pompiers et tous ceux qui sont engagés dans le combat du feu parce que c'est un combat de tous les jours. Je vois tout travail qui est fait et il faut rester très vigilant parce que ça peut repartir et le feu n'est pas stabilisé. Il y a une telle surface aujourd'hui qui a été touchée qu'en fait, restons prudents. Bien sûr.

53:49
Présentateur

Et d'ailleurs, Jérôme Boulanger, on sait que le feu il couvre sous terre. Parfois, on a vu ça. C'est-à-dire qu'en fait, on pense qu'il n'y a plus rien et tout d'un coup, ça pète quoi.

53:58
Invité

Oui. Dans les zones où le couvert végétal est composé de tourbes, c'est la difficulté que nous avons et nous avons beau mettre de l'eau pensant noyer le feu, si effectivement on ne va pas gratter un peu la surface pour aller en profondeur, eh bien effectivement l'action de noyage est inutile. Donc ça sera un travail de très très longue haleine pour arriver à éteindre complètement ce sinistre. Je reprends les propos de votre interlocuteur précédent. un feu effectivement inédit avec 115 000 hectares brûlés. On a quand même 300 000 personnes qui ont été évacuées sur ces différents feux. Le plus gros déplacement de population

54:38
Présentateur

depuis la Seconde Guerre mondiale en France. Exactement.

54:41
Invité

En termes de surface brûlée aussi, c'est un record absolu. Et puis, ce qu'il faut noter, c'est quand même un bilan humain qui reste vierge au niveau des populations. Mais pas au niveau des pompiers. zéro blessés, zéro décédés. Nous déplorons bien sûr le décès de quatre de nos collègues cette heure compliquée. Mais vous voyez qu'au niveau des populations, malgré l'ampleur du sinistre et des évacuations, on a réussi notre objectif premier, j'espère qu'on le tient, de protéger les populations. C'est vraiment un objectif important. Merci beaucoup.

55:15
Présentateur

Je vous en prie. Rosy Bordet, on a envie de lui dire merci à Jérôme.

55:19
Invité

Oui, on dit merci bien sûr à tout ce travail extraordinaire. Mais surtout, je pense aussi aux personnes âgées. Vous parlez de votre fils et d'un petit enfant. Mais il y a beaucoup de personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer, qui ont des problèmes respiratoires. Donc, il faut vraiment, je pense, être vigilant. Et il y aura sûrement des suivis et des conséquences de tout cela. Donc, il faut vraiment s'en préoccuper et être attentif justement aussi à cette population âgée.

55:49
Présentateur

Il y a une histoire de débroussaillage aussi. On peut en parler deux secondes, Thierry Blandinière, de ces forêts qui ne sont pas débroussaillées,

55:55
Invité

qui ne sont pas organisées. Je parle sous le contrôle des experts. Ce que j'ai compris, je pensais au feu de 2022 du côté de la test, c'est que effectivement, le nettoyage sous les pins n'avait pas été faits parce qu'on voulait laisser la biodiversité, la faune et la flore. Ce qu'on peut comprendre, mais on oublie aussi qu'il y a un risque feu et que finalement, tout ça, ça accélère le danger et tout ça, ce n'est pas maîtrisé. Donc, je sais que rien n'est simple et qu'il n'y a pas de solution facile. Mais il faut faire attention aussi quand on est un peu trop dogmatique sur la biodiversité. La nature doit se maîtriser et se contrôler. Bien sûr.

Il faut trouver l'équilibre, je pense, entre tout cela, justement. Trop débroussailler, l'entretien et la prévention, encore une fois, c'est prévenir avant d'arriver à la catastrophe.

56:44
Présentateur

C'est ça, Jérôme Boulanger, ce qu'on se dit, c'est qu'il vaut mieux prévenir que guérir et que finalement, on aurait peut-être pu éviter un feu de cette grandeur, de cette taille ou pas, selon vous ? On se pose la question.

56:57
Invité

Alors bon, c'est vrai que les conditions météo et les conditions de sécheresse sont inédites aussi avec trois canicules successives. On est dans la quatrième, on n'a jamais vu ça au XXIe siècle ni au XXe siècle. Donc on est vraiment sur des choses exceptionnelles et inédites. Donc difficile de dire qu'on aurait pu éviter. Ce qui est sûr, par contre, et monsieur a tout à fait raison de parler du débroussaillage ou du débroussaillement, l'obligation légale de le faire n'est pas respectée dans beaucoup d'endroits.

57:34
Présentateur

Dans les domaines privés aussi. 50 mètres ?

57:36
Invité

Ah oui, c'est 50 mètres autour des maisons. Alors c'est sûr que dans toutes les régions où les pains sont magnifiques, c'est très bien d'avoir des pains maritimes dans son jardin, c'est vrai, mais lorsque le feu a rayé, c'est là que les catastrophes arrivent aussi. Et donc il faudra sans doute que ces obligations légales de débroussailler soient davantage respectées par les populations de manière à ce qu'on n'ait pas ces problématiques sur les habitations.

58:05
Présentateur

Bien sûr. Merci Jérôme Boulanger. Je rappelle que vous êtes officier de sapeur-pompier et porte-parole de la sécurité civile. Bravo pour votre travail, votre engagement. Vraiment, on vous dit vraiment merci. Allez, notre grand débat dans un instant. Les incendies ont déjà détruit des milliers d'hectares. Ils ont mis en difficulté de nombreuses entreprises. Le gouvernement a annoncé des aides d'urgence. Mais la question de la reconstruction économique se pose d'ores et déjà. Alors on vous le demande et vous pouvez réagir sur YouTube. Vous pouvez nous appeler, vous le savez, au 0826 300 300. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ?

Vous voulez un élément de réponse ? Vous restez avec nous. A tout de suite. 17h20, Les Vraies Voix Sud Radio. Les Vraies Voix Sud Radio. 17h19, Judith Beller. 18h14 sur Sud Radio. Vous êtes toujours en compagnie de nos vraies voix du jour. Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe In Vivo, président du CA Brive. Rugby, auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions du Cherche Midi. Et puis Rosy Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication RB et associée, maire de Saint-Georges de Rétimbault en Ile-et-Vilaine et puis deuxième vice-présidente mobilité et infrastructures de l'agglomération de Fougères.

0826 300 300. Vous le savez, vous pouvez réagir, nous appeler, même si vous avez besoin d'aide. D'ailleurs, vous n'hésitez pas. On peut vous mettre en contact avec notamment la protection civile. D'ailleurs, nous nous mobilisons. Sud Radio se mobilise aux côtés de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies dans le Sud-Ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les personnes sinistrées, assurer le fonctionnement des centres d'hébergement et venir en aide aux plus fragiles. Donc, n'hésitez pas, s'il vous plaît, à faire un don pour les soutenir sur protection-civil.org.

C'est parti pour le Grand Débat. Les incendies qui frappent le Sud-Ouest ont déjà détruit des milliers d'hectares, entraîné des évacuations et mis à l'arrêt à l'activité de nombreuses entreprises d'exploitation agricole et commerce pour aider les professionnels sinistrés. Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'urgence, notamment le report des cotisations URSAF jusqu'à 12 mois, le recours à l'activité partielle avec une prise en charge de moins de 60% des salaires. Et puis, au-delà de l'urgence, posons-nous la question de la reconstruction économique des territoires touchés.

Selon vous, chers auditeurs de Sud Radio, vous allez sur YouTube, vous pouvez commenter, vous pouvez nous appeler, je le répète, au 0826 300 300. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? C'est une vraie question. Alors justement, on part au standard et on accueille Julien. Julien, vous nous appelez de Le Port, Jean Gironde. Bonjour Julien. Oui, bonjour. Alors Julien, vous avez perdu votre maison suite à l'incendie.

1:00:47
Invité

suite à la maison.

1:00:49
Présentateur

Vous étiez propriétaire, mais pas résident, mais on imagine que ça fait mal quand même.

1:00:54
Invité

C'est toute une vie qui disparaît. 10 ans de travaux, toutes ces économies.

1:01:00
Présentateur

Oui. Voilà. Et comment ça se passe avec votre assurance ?

1:01:05
Invité

Alors mon assurance, en voulant baisser ma cotisation car je, ils m'ont carrément tout supprimé tout ce qui était autour de la maison. Oui. Donc dépendance, piscine, garage, jardin, clôture, tout ce que vous voulez. pour économiser 10 euros par mois, ils m'ont fait tout perdre. Voilà.

1:01:35
Présentateur

C'est assez catastrophique quand on vous entend, on est de tout cœur avec vous. Est-ce que, est-ce qu'il y a une solution peut-être dans votre contrat si vous l'épluchez bien ? Comment vous vous projetez maintenant,

1:01:47
Invité

Julien ? Alors je vois pour, je suis avec un avocat pour les attaquer pour défaut de conseil parce que sur ma dépendance qu'ils m'ont désassuré en juillet, j'avais un, j'ai eu un sinistre en février 2026 pour exemple. Donc à quel moment un assureur vous enlève des assurances surtout sur l'incendie dans une zone qui est à risque, c'est pas possible.

1:02:19
Présentateur

C'est une vraie question.

1:02:20
Invité

C'est vrai, c'est une vraie question. Le feu, il choisit pas.

1:02:25
Présentateur

Le feu,

1:02:25
Invité

il passe sur votre terrain, il se dit pas tiens, le cabanon il est pas garanti, on n'y va pas.

1:02:33
Présentateur

En même temps, vous gardez l'humour, vous gardez la pêche, Julien, ça fait plaisir. Bien sûr, il faut. Bon ben, on vous souhaite bien du courage en tout cas et puis si vous avez besoin, vous n'hésitez pas. Sud Radio, c'est votre antenne, vous le savez. On continue d'ailleurs avec notre auditeur Pascal qui nous appelle de Blanquefort sur Briolence. Bonsoir Pascal.

1:02:50
Invité

Bonsoir à toute l'équipe et surtout super émission comme d'habitude.

1:02:55
Présentateur

Ah, c'est gentil, merci beaucoup Pascal. Alors Pascal...

1:02:58
Invité

De 7h du matin jusqu'à 23h, on écoute l'émission. Ah,

1:03:03
Présentateur

vous aimez Sud Radio, nous on vous aime, on aime nos auditeurs. Alors Pascal, vous pensez que ce bouclier économique, je rappelle la question qu'on pose sur YouTube, faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? Pour vous, c'est nécessaire justement,

1:03:20
Invité

ce bouclier ? Ah oui, mais bien sûr, bien sûr. Moi, j'ai eu une entreprise il y a quelques années, j'ai connu les problèmes financiers au moment de la première guerre du Golfe. Là, c'est beaucoup plus grave. Bon, là, c'était international, là, c'est national. Et on sait comment sont les caisses sociales, on sait comment sont les impôts. Donc, si on ne fait pas ce bouclier économique, eh bien, il y en a beaucoup qui ne se relèveront pas et qui seront dans la misère. Donc, non, non, il faut vraiment que les élus nationaux qu'on n'entend pas trop en ce moment, c'est bien dommage, bien que sur notre secteur, à nous, on a une élue sur le plateau,

1:03:54
Présentateur

là, qui a pris parole. Non,

1:03:56
Invité

non, mais tant mieux, tant mieux, tant mieux. Nous, on en a un qui est très bien, c'est un ancien député qui a pris la mairie de VIX sur l'autre, Guillaume Le Perse, qui est super et qui ne fait pas mal. Oui, c'est vrai. Non, voilà, il faut un bouclier économique parce que si on ne fait pas ça, eh bien, ils vont se répéter et on ne pourra pas relancer. On a besoin de l'économie en France. Vous avez raison, Pascal. Ce n'est pas les fonctionnaires. Je ne suis pas méchant contre les fonctionnaires. Les fonctionnaires sont improductifs, ils ne sont pas là pour produire. Bon, ça dépend des fonctionnaires.

1:04:26
Présentateur

On ne va pas faire de généralité, quand même. Non, je dis bien,

1:04:29
Invité

ça dépend des fonctionnaires. Il faut vraiment se bouclier parce que si on ne fait pas, on va prendre des recours. On est en retard, je suis obligée de vous couper. On va écouter les annonces

1:04:40
Présentateur

de notre ministre du Travail et des Solidarités, justement, Jean-Pierre Farandou, dans un instant puisque lui, il nous a promis, il a promis au sinistre, notamment, par exemple, un échéancier de cotisation jusqu'à 12 mois. On écoute. Les instruments que je mobilise pour les entreprises, c'est ce qu'on appelle l'activité partielle. C'est une prise en charge de 60% du salaire pour que les salariés qui ne travaillaient plus n'ont plus de travail parce que leur entreprise a dû fermer. Comme on l'avait vu pendant le Covid. Ou l'activité est trop réduite. On assure au moins 60% du salaire pour les salariés, c'est important.

Donc, on aide les entreprises, finalement, à garder l'emploi, garder les compétences parce que ça va s'arrêter. Donc, l'activité, elle va repartir à un moment donné. Donc, l'activité partielle est mise en place très rapidement pour les entreprises sinistrées, très rapidement aussi pour les entreprises évacuées puisque, je veux dire, pour ceux qui vont se déclarer au mois de juillet, il y a déjà 500 entreprises qui ont fait appel à ce dispositif. Les indemnités vont arriver début août. Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités sur Sud Radio.

On accueille Guillaume Gruat qui est gérant du camping L'Arbre d'Or à Parentis-en-Borne et président du syndicat départemental de l'hôtellerie de plein air des Landes. Bonsoir Guillaume.

1:05:47
Invité

Bonsoir à tous.

1:05:48
Présentateur

Alors vous, qu'est-ce que vous en pensez Guillaume ? Est-ce qu'il faut du coup un véritable bouclier économique pour ces régions touchées par les incendies ?

1:05:54
Invité

Il faut véritablement un bouclier. Effectivement, là je parle au nom de nos campings landais et puis même au nom de nos voisins du 33 qui sont dans une grosse panade. Il faut savoir que tous les campings qui ont été évacués n'ont pas le droit à l'assurance perte d'exploitation, c'est-à-dire à l'assurance de perte de chiffre d'affaires. Et on a une obligation pour certains de comment ça se fait parce qu'il a fallu que nos campings y flambent pour avoir cette assurance. en fait.

1:06:22
Présentateur

D'accord.

1:06:23
Invité

Donc là, aujourd'hui, un camping comme le mien qui a 200 emplacements, la semaine 25 au premier, c'est 100 000 euros en moins. C'est énorme. Trois semaines comme ça et trois semaines comme ça pour un même camping comme le mien c'est la cessation de paiement.

1:06:39
Présentateur

Et alors quand vous écoutez Jean-Pierre Farandou et ses propositions, l'échéance et de cotisation jusqu'à 12 mois, l'accompagnement personnalisé par l'URSSAF, le recours à l'activité partielle, la prise en charge d'au moins 60% des salaires. Est-ce que vous trouvez ça suffisant ?

1:06:52
Invité

Gentil, mais ça ne permet pas de rembourser les clients.

1:06:55
Présentateur

Ok, c'est entendu. Effectivement. Qu'est-ce que vous en pensez ?

1:06:58
Invité

Non, non, là, notre profession est vraiment en péril. Oui. Il faut savoir que dans nos départements du 33 et du 40, par exemple, sur le 40, l'eau télée plénaire, c'est 65% des lits marchands. Donc, imaginez la catastrophe économique sociale qu'il va y avoir derrière.

1:07:14
Présentateur

Oui, on imagine tout à fait. C'est pour ça qu'on en parle d'ailleurs. Qu'est-ce que vous en pensez, vous Thierry Blandinière ? Est-ce qu'il faut vraiment ce bouclier économique ? Est-ce que c'est suffisant les annonces du ministre ?

1:07:24
Invité

Le ministre, il fait son boulot de ministre. Il essaye de communiquer ce qu'il peut communiquer dans son budget aujourd'hui qui doit être limité, comme tous les ministres. Mais la question, c'est plutôt en amont. Je pense qu'il faut arriver à créer des fonds de réserve aux catastrophes naturelles qui sont insuffisants aujourd'hui. Là aussi, c'est une question d'anticipation et d'organisation. On est toujours en train de subir les situations. On n'arrive pas à avoir des fonds de réserve suffisamment organisés pour pouvoir répondre dans l'urgence, quelque part, à des situations comme ça qui sont dramatiques.

Et donc ça, il y a le système d'assurance et puis il y a avoir des systèmes d'assurance contre-garanties par l'État ou par l'Europe qui permettent d'avoir une cagnotte qu'on active ou qu'on n'active pas. Dans le monde agricole, on a connu ça. Catastrophe naturelle. Donc quelque part, d'abord, je ne sais pas si ça n'existe pas. Peut-être que ça existe déjà. Mais en tout cas, on n'en parle pas. Mais ça, c'est plutôt à l'échelle des solidarités européennes. Ça, c'est une politique européenne qui doit protéger ou une politique française qui doit protéger. C'est ça.

La capacité à organiser des fonds de réserve en amont et de travailler avec l'assurance privée qui assure et qui contre-garantie sur les actifs amont publics. Donc ça, c'est des outils qui existent. Voilà. Aux Etats-Unis, ça existe dans l'organisation agricole. Ça s'appelle le Farm Bill. C'est un système assurantiel qui est garanti par l'État américain et qui apporte des aides. Et pourquoi ça n'existe pas ici encore, alors ? Parce qu'on ne l'a pas pensé comme ça. On dissocie les politiques publiques des politiques privées. Il n'y a pas d'articulation et d'effet levier entre les deux. Voilà.

Donc moi, je pense qu'il y a un vrai sujet, mais pas que sur ce sujet-là, mais globalement, sur comment penser la sécurité en Europe. d'urgence pour les commerçants, pour les entrepreneurs. Parce que j'ai bien entendu ce qu'a dit notre ministre, mais là, pour demain, comment vont faire ces entreprises qui ont tout perdu ? C'est vraiment l'effet domino, c'est-à-dire un restaurant qui ferme, qui a brûlé et qui ferme. Derrière, il y a donc le personnel. Il y a aussi les fournisseurs. Donc c'est vraiment, c'est de catastrophe en catastrophe. Donc ces gens-là, je vois bien, il dit qu'il va, comment dire, déporter sur 12 mois pour payer.

Mais déjà, d'ici 12 mois, comment ils vont se refaire une trésorerie ? Donc ça, je n'ai pris qu'un exemple sur la restauration. Mais vous imaginez, pour les autres entreprises... Finalement, si on résume ce que vous dites, ce n'est pas assez, quoi. Non, ce n'est pas assez. Et c'est vraiment la panade pour toutes ces personnes. Non seulement, ils ont perdu parfois leur maison, ils vont perdre leur bien. C'est quelquefois une vie de travail, d'investissement aussi. Et voilà. Donc derrière, il y a aussi les salariés, il y a les fournisseurs et on sait très bien. donc ça va se décliner. L'effet domino va être là. Il y a déjà

1:10:03
Présentateur

quelques mécanismes qui existent. Il y a le fond Barnier pour certains risques. Il y a le fond vert aussi, 837 millions d'euros en 2026. Les aident aussi au renouvellement des forêts et à leur résilience. Bon, Guillaume Gruat en revient vers vous. Selon Nicolas Daio, le mois d'août, il représente environ 40% du chiffre d'affaires annuel des campings. Est-ce que c'est votre cas aussi ?

1:10:26
Invité

Moi, le mois d'août, ça représente, pour mon camping en tout cas, 60% de l'année.

1:10:32
Présentateur

Oui, 60% carrément. Et là, vous avez... Oui.

1:10:35
Invité

Mais là, attention, moi, j'ai eu la chance de pouvoir réouvrir hier.

1:10:40
Présentateur

D'accord.

1:10:40
Invité

Je ne vous cache pas que j'ai eu un peu de monde. C'est, on va dire, un camping qui commence à se re-remplir parce qu'il a été vidé. Donc moi, je suis chanceux, même dans mon malheur. Je perds une semaine, je perds une semaine. C'est vrai qu'une semaine, c'est mieux qu'un mois. Effectivement, au lieu que ça soit 400 000, c'est 100 000. Ou voire un peu plus. Mais actuellement, j'ai des collègues sur Biscayros qui sont encore évacués et qui ne peuvent pas ouvrir. Donc voilà. Et puis, il y a aussi ceux

1:11:09
Présentateur

qui ont perdu par exemple le camping de l'H4 Ferret aux couleurs du Ferret qui a brûlé complètement.

1:11:15
Invité

Je suis très inquiet pour eux, effectivement, parce qu'ils ont un camping. On est en réunion avec eux il y a trois jours. Ils ont un camping qui a brûlé, l'autre camping évacué. Je n'ose même pas... L'état psychologique de ce genre-là, franchement, je suis... Écoutez, en tout cas, vraiment,

1:11:30
Présentateur

on ne peut pas dire autre chose qu'on est de tout cœur avec vous, Guillaume Gruat. On vous remercie vraiment pour votre témoignage. Je rappelle que vous êtes gérant du camping L'Arbre d'Or. C'est à Parentis-en-Borne. Si vous avez envie d'aller à Parentis-en-Borne, vous réservez à l'Arbre d'Or parce que comme ça, vous aidez Guillaume Gruat et son camping. Merci beaucoup. Un point sur les commentaires avec vous, Quentin Solis. Et oui, puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube. Faut-il un véritable bouclier économique pour les régions touchées par les incendies ? Et vous répondez oui à 88%. C'est un sondage très clair. Beaucoup de commentaires également.

On a Francis qui s'interroge. Un bouclier économique, oui, mais qui va payer ? On a Philippe qui le rejoint. On risque d'avoir encore de nouvelles taxes, dit-il. Et on a Xavier qui nous dit investissons déjà l'argent pour la sécurité civile. Pas faux. Merci beaucoup, Quentin Sonnier. Vous restez avec nous, chers auditrices, chers auditeurs. L'émission n'est pas terminée. On est encore ensemble une bonne demi-heure et puis ça continue après 19h. Vous le savez, dans un instant, on va changer un peu de sujet avec le coup de fil de l'été. D'ailleurs, on va parler d'un record de ponte. Alors, de quoi ? Vous allez voir. A tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio.

19h, Judith Belair. 18h30 sur Sud Radio, vous êtes avec nos vraies voix du soir. Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe In Vivo, président du C.A.BRIV de rugby et puis auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions du Cherche-Midi. Nous sommes aussi avec Rosy Bordet qui est dirigeante et fondatrice de l'agence de communication Herbée et Associée, maire de Saint-Georges de Rétimbaud en Ile-et-Vilaine et deuxième vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougères.

Alors, juste avant de continuer sur des sujets un petit peu plus sympathiques, j'ai envie de dire, une bonne info heureuse en tout cas, je vous rappelle quand même que Sud Radio se mobilise aux côtés de la protection civile engagée auprès des populations touchées par les incendies du Sud-Ouest. 300 bénévoles interviennent sur le terrain pour soutenir les habitants, participer aux évacuations, accueillir les personnes sinistrées, assurer le fonctionnement des centres d'hébergement et puis venir en aide aux plus fragiles. Faites un don, s'il vous plaît, pour les soutenir sur protection-civil.org. Allez, on se fait plaisir maintenant avec le coup de fil de l'été. Les vraies voix Sud Radio.

Alors, vous savez ce qui se passe ? Il y a des bonnes nouvelles. Eh bien, il y a un record de pontes des tortues marines, des couines, tortues couines. C'est en Méditerranée et c'était en ce moment, c'est cet été. On reçoit Sidonie Cato. Bonsoir Sidonie. Bonsoir. Alors Sidonie, vous êtes déléguée générale de l'association Émergence et coordinatrice du réseau Tortues marines de la Méditerranée. Ce record de pontes, j'ai envie de dire que dans une actualité chaude, eh bien, ça fait plaisir.

1:14:08
Invité

Oui, en effet. On est vraiment en plein cœur de la saison de ponte et c'est un épisode qui est nouveau chez nous, quelque chose qu'on ne connaissait pas jusque-là, qui a démarré depuis 2023 et on doit justement s'adapter à l'arrivée de ces femelles qui viennent sur nos plages déposer leurs oeufs.

1:14:26
Présentateur

Bien sûr. Alors ce qui est intéressant, c'est que c'est un peu nouveau parce que, bon, c'est depuis 2023, mais c'est des espèces qui viennent parce que du coup, comme l'eau se réchauffe, elles viennent pondre sur nos littorales.

1:14:37
Invité

Alors, aujourd'hui, on ne peut pas être aussi direct. C'est ça. On reste prudent. Il y a l'évolution des courants. il y a... Voilà, probablement que c'est lié au métier de la chambre. Non, mais c'est possible, mais voilà, on fait encore des hypothèses. Par contre, c'est sûr que c'est un comportement qu'on ne voyait pas avant et qu'on voit depuis récemment. C'est-à-dire qu'avant, on n'avait même pas d'adultes. Alors, la tantricaine, elle est présente en Méditerranée française et elle était assez rare. Elle reste rare. C'est une espèce protégée justement parce qu'elle est menacée. Elle est surnommée Careta Careta, c'est ça ? Exactement. Alors, ça, c'est son nom scientifique.

Le nom latin, c'est Careta Careta et son nom, qu'on dit vulgaire, c'est la tortue Kawa. Tortue Kawa. Voilà, Kawa. C'est la plus commune chez nous en Méditerranée française. D'accord. Et maintenant, depuis ces dernières années, on observe des adultes qui étaient assez nouveaux parce qu'à maintenant, on voyait plutôt des huéniles ou des subadultes qui étaient au large de nos côtes pour s'alimenter. On était référencés comme zone d'alimentation. Et depuis récemment, on devient zone de ponte et du coup, c'est là où on va voir au large les adultes, les mâles et les femelles qui se retrouvent pour s'accoupler. Qu'est-ce que c'est sympa !

Voilà, c'est assez fou surtout de voir les femelles qui montent sur les plages pour y déposer leurs yeux. Ça, c'est quelque chose de très nouveau. Thierry Blandinière,

1:15:53
Présentateur

vous rigolez, vous souriez, ça vous fait plaisir c'est très bien,

1:15:56
Invité

c'est de bonnes nouvelles, c'est bien pour la natalité. Ça serait bien

1:16:00
Présentateur

qu'ils français fassent autant d'enfants, c'est ça ? Voilà,

1:16:02
Invité

peut-être qu'il faudrait ça peut être incitatif.

1:16:04
Présentateur

Un exemple sur les taboules.

1:16:06
Invité

Il faut quand même repelper la France, on a une population qui vieillit, on a besoin de plus de jeunesse en France. Oui, ça peut être un incitatif de parler de ça, finalement, ça peut donner envie d'en faire plus d'enfants. Mais non, mais autrement... Surtout que les femelles tortues, elles pondent entre 4 et 6 fois par saison. Ouh, la sondage ! Chaque épisode de ponte, elle va déposer entre 70 et 130 œufs. Ah oui, si on faisait ça aux humains... On n'est pas compétitifs, je pense là.

1:16:38
Présentateur

Non, c'est sûr. Josie Bordès, c'est des nouvelles comme ça, effectivement, dans cette actualité. Ça met du baume au cœur,

1:16:44
Invité

ça veut dire que, déjà, l'espèce est protégée, plus que protégée, du coup.

et aussi, c'est qu'elles n'ont pas choisi n'importe quel endroit, donc c'est la Méditerranée, c'est hyper agréable, donc voilà, mais c'est surtout, blague mise à part, c'est surtout un très bon signal, ça veut dire, que c'est peut-être la pollution est moindre, peut-être, je ne suis pas une experte, mais le fait de revenir pondre et puis que les adultes, les jeunes deviennent des adultes et pondeuses, donc en effet, il faudrait peut-être que la population française et pas que d'ailleurs, parce que l'Europe est vieillissante, donc on devrait peut-être faire autant, donc peut-être ça va inciter quelques jeunes à faire des bébés, mais en tout cas, c'est une très très bonne nouvelle et ça met du baume au cœur parce qu'avec tout ce qu'on entend et tout ce qu'on voit et ce qu'on vit actuellement, c'est une très très bonne nouvelle.

Merci Madame pour le travail que vous faites, en tout cas.

1:17:42
Présentateur

Merci Cédonie Cato d'avoir participé à cet échange. Je rappelle que vous êtes déléguée générale de l'association émergence et coordinatrice du réseau Tortues marines de la Méditerranée et on vous l'a dit, c'est un record de pompe de tortues marines dans le midi, cette espèce de tortue qui sont les kawannes surnommées Caretta Caretta, elles arrivent en masse et ça fait du bien. Allez, c'est parti pour l'info en plus avec Quentin Barbasa. Quentin, vous allez nous parler ce soir de l'e-sport, l'e-sport pardon ! World Cup, c'est un événement exceptionnel du jeu vidéo à Paris en ce moment.

1:18:12
Invité

Exactement Judith, l'e-sport s'installe à Paris parce que depuis le début du mois de juillet et jusqu'au 23 août, il y a un événement assez fou qui se déroule à la porte de Versailles, c'est la Coupe du Monde de jeux vidéo, l'e-sport World Cup. C'est-à-dire qu'il y a 24 disciplines, de nombreux jeux vidéo et cette semaine encore, plusieurs compétitions se poursuivent. Alors que faut-il retenir de cet événement mondial ? Parce que d'habitude, ça ne s'organise pas à Paris, c'est la première fois que ça a lieu dans notre capitale. Que comprendre de cet univers qui dépasse maintenant le simple loisir ? On va en parler avec Antoine Masson qui est directeur général de Parlons e-sport.

Bonsoir Antoine. Bonsoir Antoine. Bonsoir, bonsoir à tous. Donc du coup Antoine, concrètement expliquez-nous pour nous qui sommes un peu novices en la matière et nos auditeurs aussi, qu'est-ce que l'e-sport World Cup de Paris ? Alors l'e-sport World Cup c'est un tournoi, comme vous l'avez dit, de jeux vidéo qui est né en 2024. Donc il est tout jeune, il est né à Riyad de la volonté de... En gros c'est la monarchie d'Arabie Saoudite qui a voulu développer l'e-sport en Arabie Saoudite et donc qui a créé ce tournoi-là. Donc c'est un tournoi qui est prévu tous les ans à Riyad mais comme cette année il y a beaucoup de conflits au Moyen-Orient où ça a été délocalisé à Paris.

Alors on l'appelle l'e-sport World Cup mais par contre c'est pas une coupe du monde des jeux vidéo. C'est assez bizarre mais en fait chaque jeu a son propre calendrier toute l'année avec son tournoi final et donc là en plus l'e-sport World Cup a un format avec 25 tournois comme vous l'avez dit et un classement général des équipes suivant leurs résultats. Donc en fait les Sports World Cup se rapprochent un petit peu plus des jeux olympiques si vous voulez. D'accord. C'est un peu les jeux olympiques des jeux vidéo et justement quels jeux vidéo peut-on retrouver pendant cette compétition ?

Alors il y en a 24 voilà 25 tournois pour 24 jeux vidéo car il y en a un qui se joue aussi en compétition féminine. Il y a des jeux qui sont on va dire qui ne changent jamais donc comme League of Legends Counter Strike 2 qui sont des très grosses licences qui sont depuis plus de 25 ans. On a également du Rocket League du IFC ou FIFA comme on l'appelle Il y a du rugby aussi ou pas ? Il y a du rugby non malheureusement.

1:20:11
Présentateur

Mais Thierry vous savez ce qu'il vous reste

1:20:13
Invité

à faire Thierry Vendinière ? Je vous appelle.

1:20:15
Présentateur

Vous êtes président du CA Brivain avec vous sur le plateau.

1:20:19
Invité

Ah mais non il n'y a pas de vous-d'une mais par contre comme c'est un événement mondial évidemment il y a des jeux auxquels nous on n'a pas l'habitude en Europe comme des jeux mobiles qui sont très joués en Inde ou en Indonésie par exemple.

1:20:27
Présentateur

D'accord.

1:20:28
Invité

Et justement que cet événement parte des Émirats Arabes de l'Arabie Saoudite comme vous l'avez dit pour s'installer à Paris ça prouve que justement il y a une grosse communauté qui s'installe en France de jeux vidéo. Alors en fait c'est assez compliqué parce que la France elle est déjà considérée comme très en avance sur le reste des pays au niveau de l'e-sport notamment grâce à ses structures en fait. On a trois très grandes structures expectatives qui sont Vitality, Gentlemates et Kermin Corp qu'on peut connaître un petit peu de nom. Gentlemates c'est des influenceurs Squeezie, Gotaga et donc ils ont déjà une très très grosse communauté derrière eux en fait.

donc ils les suivent à tous les tournois et qui remplissent d'ailleurs plein d'arènes dans les tournois en présence, en présentiel devant le public. On l'a vu par exemple cette année en France avec la Défense Arena qui a accueilli deux tournois majeurs cette année un sur Rocket League et un sur Call of Duty et donc ça remplit l'arène avec plus de 20 000 spectateurs à chaque tournoi par exemple. Rosie Bordet vous avez envie de réagir ?

Oui je pense que c'est un vrai comment dire c'est devenu un véritable phénomène culturel et à l'international et maintenant une fois qu'on organise cela qu'est-ce qu'on en fait et derrière l'économie et puis les métiers qui vont aussi aller derrière moi je pense encore une fois territoire pardon comment est-ce qu'on peut nous en territoire aussi s'accaparer et de dire comment est-ce qu'on peut en tirer bénéfice donc voilà c'est une vraie question Antoine vous avez la réponse ? Au niveau de pour installer

1:21:53
Présentateur

la technologie en Bretagne pour installer le sport en Bretagne

1:21:56
Invité

ou sur tout le territoire parce qu'il y a tous les métiers autour du numérique finalement donc c'est un enjeu aussi

1:22:02
Présentateur

c'est une manne financière

1:22:03
Invité

Oui c'est une manne financière et aussi c'est un enjeu pour toute la population et que ça ne reste pas qu'à Paris donc qu'est-ce qu'on en fait sur les territoires ?

Antoine Masson L'espoir de toute façon c'est un peu compliqué comme question qu'on parle en même temps mais en gros l'espoir est très comment dire il peut être organisé de partout en gros là les sports en quête c'est un énorme événement c'est organisé à Paris évidemment mais il y a énormément d'organisateurs de tournois dans toute la France si on parle de la France mais dans le monde entier donc bientôt Saint-Georges de Rétimbo et bien on vous attend nous avons deux écoles deux collèges donc nous avons des structures Thierry Blandiner

1:22:42
Présentateur

qu'est-ce que pour quelqu'un qui est justement président d'un club de rugby qui va dire on est dans le sport entre guillemets réel je ne sais pas si j'ai le droit de dire ça je ne suis pas sûre je crois que c'est même pas politiquement correct ce que je suis en train de dire

1:22:55
Invité

non non mais je pense qu'il y a une différence quand même mais c'est vrai que ce phénomène des jeux vidéo ça part de loin déjà moi je me souviens dans les années 80 au Japon la première fois que je vais à Tokyo j'avais 20 ans j'ai été vraiment impressionné c'est pas du tout présent en France à l'époque et dans ces pays asiatiques ils ont une addiction au jeu on va dire génétique maintenant c'est plusieurs générations donc du coup je vois que maintenant ça a contaminé le monde et puis la technologie fait que voilà avec tout s'accélère l'innovation la technologie l'IA tout ça ça permet aussi d'apporter encore plus d'intérêt j'imagine à ces jeux vidéo et donc quelque part d'avoir de plus en plus d'acteurs

1:23:35
Présentateur

Quentin

1:23:37
Invité

Oui Moi c'est Antoine Masson je voulais vous poser une question ce tournoi à Paris l'organisation communique sur 75 millions de dollars à gagner avec notamment de grandes Il faut aller jouer

1:23:47
Présentateur

aussi il faut surtout gagner en territoire

1:23:49
Invité

de grandes stars qui en font la publicité je pense à Cristiano Ronaldo qui s'affiche sur tout exactement comment on peut expliquer que ces grandes marques ces grandes stars que ça génère autant d'argent l'e-sport quand on sait que c'est quand même potentiellement méconnu de la part du grand public Alors l'E60 Club comme je l'ai dit c'est la enfin je ne l'ai pas dit mais c'est la plus grande compétition e-sport au monde déjà parce qu'elle se déroule sur deux mois consécutifs et donc au niveau des gains comme vous l'avez dit il y a 75 millions d'euros à gagner au total sur les 25 jeux si on répartit tous les gains de chaque jeu plus le placement général donc donc voilà et en plus de ça en étant la plus grande compétition e-sport il y a énormément de joueurs il y a plus de 2000 joueurs et 200 structures à peu près qui représentent environ 84 pays ce qui veut dire que la compétition en plus de ça elle est retransmise sur Twitch donc sur une plateforme de streaming qui compte de nombreuses chaînes ayant les droits pour cette compétition là et donc dans des dizaines de langues différentes donc en gros pour les grandes marques notamment de matériel électronique par exemple surtout pour l'e-sport évidemment comme les partenaires officiels c'est une énorme mise en avant après pour ce qui est célébrité vous parlez de Cristiano Ronaldo j'ai envie de dire c'est plutôt de l'inverse je pense que c'est plutôt d'autobusité pour l'e-sport World Cup de mettre Cristiano Ronaldo en Négérie donc il doit sûrement avoir un contrat et gagner et toucher quelque chose

1:25:09
Présentateur

On n'en doute pas

1:25:10
Invité

Oui oui tout simplement moi je vais vous remercier et vous travaillez du coup sur cette compétition c'est ça je suppose avec votre média Exactement oui on a été invité et on suit l'événement tout l'été sur notre site et nos réseaux

1:25:23
Présentateur

Merci beaucoup Antoine Masson on rappelle que vous êtes journaliste et directeur de Parlons e-sport Merci pour votre témoignage Alors dans un instant on vous parle de ce qui fait parler sur les réseaux sociaux ça c'est un sujet pour vous Rosy Bordet Communication Influence où une interview ou un débat sont souvent réduits d'ailleurs sur ces réseaux à quelques secondes de vidéo ce sont des extraits qui peuvent sortir des propos totalement de leur contexte et influencer la perception du public ça s'appelle le clipping Alors on vous pose la question sur Youtube les réseaux favorisent-ils selon vous la manipulation de l'information et oui ils comptent de plus en plus en tout cas on le sait vous pouvez aussi nous appeler pour témoigner vous le savez au 0826 300 300 Aude vous attend A tout de suite Radio 17h19 Judith Belair Il est 18h46 sur Sud Radio vous êtes avec Thierry Blandinière qui est directeur général du groupe InVivo président du CA de Brive Rugby auteur de nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française c'est aux cherches midi et puis Rosy Bordet dirigeante et fondatrice de l'agence de communication Herbé et associée maire de Saint-Georges de Rétimbault en Ile-et-Vilaine et puis deuxième vice-présidente mobilité infrastructure de l'agglomération de Fougères et qu'est-ce qui fait bouger sur les réseaux on se pose la question et bien vous allez avoir la réponse Les vrais voix Sud Radio Alors sur les réseaux sociaux il y a une interview ou un débat une interview ou un débat ça se résume souvent à quelques secondes de vidéos ça s'appelle le clipping des clips qui sont partagés des millions de fois qui permettent de toucher un large public mais qui peuvent aussi sortir une déclaration complètement de son contexte accentuer une polémique on l'a vu ça on le voit beaucoup d'ailleurs et puis donner une image déformée de la réalité tout simplement alors à l'heure où l'information elle se consomme de plus en plus par extrait justement la frontière entre viralité et manipulation nous interroge alors on vous pose la question les réseaux sociaux est-ce qu'ils favorisent la manipulation de l'information vous pouvez évidemment commenter ou nous appeler donc vous commentez sur notre chaîne YouTube vous nous appelez au 0826 300 300 pour en parler on est avec Loïc Brême bonsoir Loïc enchanté merci beaucoup pour l'invitation c'est un plaisir alors pour vous Loïc vous êtes d'abord vous êtes fondateur et dirigeant de l'agence Commit et voilà déjà expliquez-nous en fait peut-être le clipping exactement ce que c'est on est bien d'accord c'est on sort un court passage

1:27:30
Invité

tout à fait

1:27:31
Présentateur

d'une émission et puis on le diffuse un peu partout

1:27:34
Invité

oui c'est ça en fait le but d'un clip c'est de prendre un petit passage soit de quelques secondes ça peut aller jusqu'à quelques dizaines de secondes de le monter de façon souvent un petit peu rigolote un petit peu sympa c'est ça aussi qui fait qu'on va le regarder parce que c'est agréable à regarder ça peut faire aussi un peu rire

1:27:50
Présentateur

bien sûr

1:27:50
Invité

et donc le but c'est avec des outils qui permettent de découper des petits passages comme ça d'une émission de le proposer sur des réseaux Youtube Instagram X etc et de pouvoir gagner aussi un petit peu d'argent avec ça ça peut permettre aussi ça

1:28:03
Présentateur

d'accord mais dans un cas de médias traditionnels par exemple on peut se poser la question parce que quand on sort une phrase de son contexte mais certains médias auront tendance par exemple à choper la séquence la plus polémique

1:28:17
Invité

pour faire buzzer

1:28:19
Présentateur

tout simplement

1:28:20
Invité

oui en fait ce qu'il faut comprendre c'est général plus général aussi que forcément que les clips mais donner une opinion majoritaire ça peut tenir le temps d'un clip et par contre si je dis quelque chose de provoquant ou qui est sorti du contexte pour pouvoir le justifier ça peut prendre le temps d'un documentaire donc en fait c'est ça le danger du clip c'est souvent comme on l'a dit on n'a pas le contexte on n'a pas l'avant on n'a pas l'après mais c'est aussi ça qui fait buzzer qui fait réagir parce que c'est ce petit moment-là un peu épicé peut-être un petit peu sympa qu'on va mettre en ligne

1:28:48
Présentateur

bien sûr vous Rosy Bordet vous êtes à la tête de votre agence de communication RBA Associés c'est des outils

1:28:53
Invité

que vous utilisez évidemment on utilise bien sûr les réseaux sociaux et même en tant qu'élu j'utilise les réseaux sociaux je pense oui il faut être très vigilant et attentif à cela donc et tout dépend aussi le message qu'on fait passer donc aujourd'hui ce qu'on cherche par le clipping c'est de faire buzzer aujourd'hui c'est de faire buzzer mais en très courte durée parce que le buzz ça dure le temps d'attention sur le réseau pour accrocher quelqu'un c'est 5 secondes exactement donc c'est une technique pour capter à un moment donné à l'instant t pour avoir un maximum de vue et faire le buzz donc moi j'ai une communication beaucoup plus on va dire plus classique donc de mes clients dans la longueur dans la longueur c'est de prendre son temps etc donc voilà mais c'est vrai qu'il faut vivre aussi avec son temps et on ne peut pas laisser de côté les réseaux sociaux mais après il faut savoir maîtriser mais quand on a ce genre de technique la maîtrise devient très compliquée parce qu'on peut faire n'importe quoi on peut maîtriser ce qu'on veut et puis on ne maîtrise plus derrière on parle aujourd'hui de cela le clipping après on parle aussi de l'IA qui peut vous mettre aussi dans des situations très très dangereuses donc il faut être vigilant

1:29:59
Présentateur

faire attention aux outils c'est des secteurs tous les secteurs sont intéressés par ce procédé les entrepreneurs le cinéma les influenceurs etc on imagine que vous en tant que directeur général d'une entreprise enfin d'une coopérative telle qu'Univio Groupe Thierry Blandinière c'est des sujets que vous abordez avec votre direction de communication

1:30:13
Invité

je pense que j'ai choisi de faire un livre oui vous avez bien raison c'est un contrat intuitif non mais je crois que c'est une question de plan de communication je pense qu'il faut maîtriser tout ça c'est à dire que si on fait une opération de communication sur votre outil il faut que ça donne un sens dans un cadre plus général pour quelque part faire passer un message ou renvoyer peut-être du fond derrière j'imagine quelque chose de structurer pas simplement faire le buzz pour faire le buzz c'est structurer une communication avec des éléments de buzz par du clipping mais qui s'appuie sur un fond qui renvoie à quelque chose de construit de manière à pouvoir toujours s'accrocher et pas se laisser aspirer par l'effet buzz permanent où on dénature complètement le message et on dénature sa personnalité d'entreprise ou d'hommes politiques ou de femmes politiques parce que c'est pas évident parce qu'on est vite aspiré par tout ça et après comment on répond parce que forcément il y a des gens qui vont vous embêter qui vont répondre en disant mais je suis pas d'accord etc on lance la polémique lancer la polémique c'est une arme à double tranchant ça veut dire qu'il faut la maîtriser après si je peux me permettre aussi il y a des influenceurs on voit surtout ça du côté américain qui en fait disent à leur communauté clippez prenez tout ce que je dis influenceurs soit ça peut être n'importe quoi un lifestyle jeux vidéo politiques clippez prenez tout ce que je dis prenez sur tous les moments où peut-être je pars un peu en vrille et allez-y inonder je vous donne mon accord parce qu'on parle de bien

1:31:26
Présentateur

en vous ou en mal c'est pas grave on parle de vous le but c'est qu'on inonde

1:31:30
Invité

sa tête partout sur internet

1:31:32
Présentateur

pour Lucas qui est fondateur de l'agence Clippers le clipping c'est l'arme de manipulation de masse la plus puissante Loïc Brême qu'est-ce que vous en pensez ?

1:31:40
Invité

ah ben effectivement en plus là je sais que justement à l'aube des présidentielles il y a aussi cette question qui se pose c'est comment est-ce qu'on va pouvoir aussi proposer ces idées quand on est politique etc le clip les influenceurs sur internet qui parlent de plein de choses donc voilà c'est une vraie question

1:31:56
Présentateur

un petit mot là-dessus Thierry Blandinière quand même sur les présidentielles qui arrivent

1:32:01
Invité

bah très bien écoutez c'était pas prévu mais je pense qu'il va falloir s'en occuper sérieusement puisque c'est maintenant qu'il va falloir choisir choisir ça veut dire que j'encourage tout le monde à bien réfléchir quand même sur le fond et de pas subir que la forme et de comprendre ce qu'on fait quand on engage sa voix pour responsabiliser un pays pour les 5 prochaines années et les candidats TikTok c'est bien mais il faut absolument aussi quelque part voir s'ils ont du fond vous voyez donc il faut structurer tout ça mais je fais confiance aux français on l'a vu dans les moments difficiles et on a vu ce qui se passe avec les incendies et la réaction ce sont des hommes de terrain ils sauront faire la part des choses le moment venu allez Rosy Borde on vous laisse le mot de la fin oui je pense que c'est toujours très difficile de sortir dans le contexte des choses dites donc moi je dirais vigilance et ne pas tomber complètement sur ce mode de communication

1:32:47
Présentateur

merci merci à tous Loïc Brême on vous remercie on rappelle que vous êtes fondateur et dirigeant de l'agence Comit merci à vous Thierry Blandinière merci d'être venu on vous retrouve demain Thierry vous êtes directeur général du groupe In Vivo président du C'Abris Rugby auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française c'est sorti au Cherche Midi Rosy Bordet et ben vous allez me manquer mais j'étais ravie de partager avec vous le micro dirigeante fondatrice de l'agence de communication RBA associée maire de Saint-Georges de Rétambeau en Ile-et-Vilaine deuxième vice-présidente Mobilité Infrastructure de l'agglomération de Fougères merci d'être venue partager avec nous merci pour cette belle invitation à bientôt et bel été à vous allez tout de suite on retrouve les coups de coeur de Christophe Gickel