Voeux 2025 : le Mea Culpa d’Emmanuel Macron est-il crédible ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez vous, tout bonnement, de ce mea culpa ? Est-ce que vous pensez que c'est sincère et que ça va changer quelque chose ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette dissolution, c'était un acte de leadership dans sa tête à Emmanuel Macron ou simplement une tentative désespérée ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que rétablir la crédibilité d'un exécutif aussi contesté est envisageable à travers un référendum ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il est foutu, Bayrou ?
- 15:00OuverteÉludée
La question des retraites est-elle plus importante que l'immigration pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronFait
« La dissolution a apporté davantage de divisions à l'Assemblée que de solutions pour les Français. »
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Les Vraies Voix Sud Radio, le code projecteur des Vraies Voix. La dissolution a apporté davantage de divisions à l'Assemblée que de solutions pour les Français. Ce sont les mots du président Emmanuel Macron hier soir lors de ses voeux 2025.
Il a donc reconnu que sa décision de dissolution avait conduit à plus d'instabilité que de sérénité, un choix qu'il assume pleinement. En décembre, il avait déjà admis que cette décision avait été mal perçue. Pour 2025, il appelle à un recécissement collectif pour restaurer la stabilité en insistant sur l'unité et la solidarité des Français, comme l'ont montré leur mobilisation pour les JO et la réouverture de Notre-Dame, soulignant que l'impossible n'est pas français.
Alors on vous pose la question, à vous les auditeurs, sur X. Pour vous, qu'est-ce que c'est ce mea culpa d'Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est crédible ?
Est-ce que c'est un progrès ? Un mensonge ? Ou est-ce que ça ne change rien ?
Alors vous, votez un mensonge à 69%, ça ne change rien à 29%, et puis un petit 1% pour c'est crédible et un progrès. Alors pour en parler avec nous, nous sommes avec Jean Petot qui est politologue. Bonsoir Jean Petot.
Bonsoir. Bienvenue, bonne année à vous. Bonne année aussi, vous avez aimé.
Merci. Alors Jean, du coup, qu'est-ce que vous en pensez vous, tout bonnement, de se mea culpa ? Est-ce que vous pensez que c'est sincère et que ça va changer quelque chose ?
Oui, c'est pas que je ne vais pas répondre à la question, c'est que je vous propose de remonter quelques secondes en arrière par rapport au passage que vous avez lu. Quand il dit « il faut reconnaître que cette dissolution a prévoqué plus d'instabilité que de sérénité à l'Assemblée nationale », juste avant il dit « pour l'heure, il faut reconnaître ». Alors ce « pour l'heure » est assez étonnant parce que, qu'est-ce que ça voudrait dire ?
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, comme on dit, force est de constater qu'il y a de l'instabilité, mais ça pourrait changer. C'est-à-dire que, ça c'est le constat, au 31 décembre, à 20 heures et des poussières. Comme si, dans un futur plus ou moins proche, cette instabilité allait s'effacer au profit d'avantage de sérénité.
Ça c'est assez étonnant, je trouve, comme formulation. Emmanuel Macron peut lui faire beaucoup de reproches, mais il a quand même, je crois, encore le sens exact des mots qu'il prononce. Et ce « pour l'heure », à mon sens, est le petit détail de trop qui montre qu'il n'a pas véritablement changé son analyse sur sa propre perception de la dissolution.
Il doit considérer comme encore un coup de génie qui n'a pas été forcément intériné. – Alors Bruno Ponomare, il y a ce « pour l'heure » effectivement d'où nous parle Jean Petot, puis il y a aussi cet appel à l'unité des Français, alors qu'on sait qu'aujourd'hui, les divisions politiques sont plus profondes et plus exacerbées que jamais. – En même temps, encore une fois, c'est le propos du Président de la République.
Il est élu et s'est élu le Président de la République, sur le propos du contraire. Donc effectivement, il a tout intérêt à appeler à l'unité du pays. Mais quand on voit le contexte politique actuel, avec le gouvernement qui est en place, et ce qui se passe à l'Assemblée nationale, c'est un peu compliqué de voir comment le pays peut arriver à être uni, je ne sais pas, à travers une vision future ou quoi, j'en sais rien franchement.
Moi, je crois que ce qui a fait beaucoup de mal à Emmanuel Macron, c'est cette présidentialité à outrance de la fonction du Président. Ça lui est monté à la tête complètement et il a perdu les bas. Je trouve que son discours, moi, a été assez mesuré.
Alors le monsieur… – Jean Petot. – Jean Petot va dans le détail, j'entends ce qu'il dit. Mais en même temps, bon, il a quand même parlé de référendum.
Il y a des choses qui sont intéressantes. Je pense qu'on devrait avoir beaucoup plus de… – Mais si jamais, par exemple, il faisait un référendum, est-ce que vous pensez qu'il serait capable de démissionner comme un De Gaulle, si ça n'allait pas dans son sens ? – Ah, De Gaulle l'a fait, oui.
On était dans une autre période. – Pas certain. – Non, mais au moins, pour parler de… même pas pour une question de le faire partir, mais au moins sur des sujets importants, des sujets régaliens très importants, je pense sur l'immigration, tiens.
C'est un véritable sujet. Peut-être que ça serait intéressant de faire un référendum. – Il y a trop de nuance, finalement, dans le discours d'Emmanuel Macron ? – Écoutez, pour une fois, Jean Petot, je pense que vous serez d'accord avec moi, c'est la première fois en 7 ans que personne ne s'est fait engueuler.
Non, mais déjà. Non, non, mais écoutez, la dernière fois qu'il a pris la parole, après la censure, tout le monde s'est fait engueuler. Alors, on était tous des irresponsables, des affreux jojo, des antirépublicains, enfin bon, bref, parce qu'on a vu le loutran, c'est l'outrecuidance de censurer un gouvernement minable.
Bon, donc là, quand même, quand même, regardons les choses, personne ne s'est fait engueuler. Déjà, hier, j'attendais le moment au détour de la face, je disais, tiens, ça fait 5 minutes, ça fait 6 minutes, ça fait 10 minutes, il n'y a toujours pas une petite grenade, il n'y a pas de grenade qui est sortie de sa bouche. Donc déjà, ça dit surtout sa fragilité politique, parce que si Emmanuel Macron, avec le tempérament qu'on lui connaît, était en situation de force politique, bien sûr qu'on se serait tous fait carchériser, évidemment.
Il y en aurait eu pour la gauche, pour la droite, pour le centre, pour l'extrême droite, pour les irresponsables, blablabla. Donc là, c'est sa position de faiblesse qui joue ? C'est sa position, pour moi, de faiblesse qui joue.
Le mea culpa, et je suis d'accord avec Jean, j'ai noté absolument le même bémol, le mea culpa, il est à minima, mais il existe. C'est-à-dire que chez un homme comme Emmanuel Macron, je pense qu'hier, il y avait deux choses révolutionnaires, hier soir. Il y avait une révolution...
Non, mais sérieusement, il faut voir d'où on part. Étais-tu comme un mulet des Pyrénées ? Ça, c'est sûr, je sais, j'en suis une.
J'en suis une, donc je sais, on est là quasiment de la même vallée, donc je sais ce que ça veut dire d'être tétueux. Dans ma vallée ! Non, mais il y a deux...
Il y a une forme de petite révolution copernicienne qui n'ira pas plus loin que ça. Il y a, un, le mea culpa, même à minima. Deux, personne ne s'est fait engueuler.
Il y avait presque, c'était pas l'hymne à l'amour, mais au moins c'était neutre, c'est déjà pas mal. Et troisièmement, référendum. Alors, de quoi parle-t-il ?
Est-ce qu'il fait un référendum sur une immigration à haut risque ? Est-ce qu'il fait un référendum...
Moi, je pense que s'il fait un référendum sur les retraites...
Il va sauter. C'est sauf qu'il va évidemment le perdre, et là, comment est-ce qu'il peut rester ? Donc il ne le fera pas, quoi.
Moi, j'aimerais bien qu'il le fasse, mais ça m'étonnerait que ce soit ça. Face à la difficulté de la représentativité au niveau de l'Assemblée nationale, je pense que le président a fait un constat où, effectivement, il a essayé beaucoup de choses, la dissolution et toute cette espèce de pirouette, on va dire, politique et tout, et au final, c'est qu'il n'y a rien qui a...
On va dire que ça n'a pas fonctionné aux yeux des Français, et il s'est dit qu'à un moment donné, je vais reconnaître en toute bonne foi certaines de mes erreurs, mais elles ne coulent pas. Deux, le référendum, c'est-à-dire redonner vraiment très sincèrement la parole aux Français. C'est-à-dire que c'est parce que les Français, évidemment, ne se sentaient pas représentés, donc il s'est dit, tiens, enfin, maintenant, je vous ai entendus et je vais vous donner la parole.
Évidemment, sur certains sujets, comme le dit Bono, il faut qu'il y ait des sujets essentiels, comme ça, à dire le régalien, comme l'immigration, sur les retraites, sur vraiment le quotidien des Français, sur l'économie, sur vraiment sur plein de choses qui font qu'aujourd'hui, les Français, forcément, ne se sentaient pas écoutés. Peut-être que, sûrement, on ne les entendait pas et que, quand ils se plaignaient à travers des manifestations et tout, ils se disent, tiens, peut-être, on va avancer dans ce sens où se dire, très bien, je reconnais mon erreur. C'est vrai que, par rapport à la dissolution, où tu as vu, évidemment, toutes les personnes, même certains, étant en train de flipper pour leur siège.
C'était une édition spéciale. C'était une édition spéciale. Justement, Jean-Petot, j'ai une question sur cette dissolution qui me taraude un peu.
Est-ce que, selon vous, c'est quoi ? T'as des questions qui tarotent, ça m'arrive. Est-ce que cette dissolution...
Bon, est-ce que je peux en placer une, quand même ? Donc, Jean, est-ce que cette dissolution, c'était un acte de leadership dans sa tête à Emmanuel Macron ou simplement une tentative désespérée, finalement, de garder le contrôle du pouvoir en le perdant, finalement ? Non, je crois qu'il a voulu faire un coup.
C'est un joueur, il n'a pas fait tapis. Tapis, ça sera éventuellement le référendum. J'en dirai un mot tout à l'heure.
Mais il a voulu faire un coup politique, oui. Il a pensé, en particulier, en accélérant le calendrier, puisque vous savez qu'il avait un créneau entre 20 et 40 jours pour organiser les législatives, en prononçant la dissolution le 9 juin au soir et en utilisant le délai le plus court pour un premier tour le 30 juin. Il a pensé, en particulier, que la gauche, d'où l'état de la NUPES, à l'occasion des Européennes, n'aurait pas le temps de se reconstituer dans le délai extrêmement court de 4 ou 5 jours.
Donc il a tenté, comme il dit toujours, il a pris son risque et il s'est planté. Alors sur le référendum, je crois que s'il a cette idée de faire un référendum ou des référendums, et en particulier avec, non pas des questions multiples, qui permettraient peut-être de diluer la réponse ou les réponses des Français en une seule fois, s'il a cette idée de faire un référendum, je crois qu'il va visser le dernier clou du cercueil politique qui est le sien. Parce que, quelle que soit la question posée, quelle que soit l'interrogation faite aux Français, même si c'est sur le sexe des anges, ou alors il faudra qu'il fasse en sorte de ne jamais répondre lui-même à la question, mais quelle que soit la question qu'il posera, les Français voteront majoritairement contre sa réponse. – Oui, Jean-Petot, je suis d'accord absolument avec ce que vous dites, c'est-à-dire que je ne peux pas imaginer… – C'est François ? – Oui, c'est François-François-François. – Je suis d'accord avec ce que vous dites. – Bonsoir, François-François. – Bonsoir, Jean-Petot.
Je suis absolument d'accord avec ce que vous dites, parce que la réalité, c'est que je ne peux pas imaginer Emmanuel Macron dans cette position-là, parce que ce sera un référendum pour ou contre Macron, de toute manière, c'est évident. – Bien sûr. – Et surtout, Chirac avait réussi à bien se dissocier du référendum de 2005, mais il n'était pas… – François-François, c'était à deux ans de la France. – Je suis d'accord, non, mais c'est pour ça. – Il était déjà malade. – Et je voudrais terminer sur ce que… Je vais voir si vous êtes… On va voir si vous êtes d'accord.
Sauf, sauf, sauf si nous sommes là en train de disserter sur Watson et Emmanuel Macron's mind. Nous n'en savons rien de ce qu'il a dans son état d'esprit. Sauf si Emmanuel Macron veut faire une sortie, parce qu'il juge… – Il reste 30 mois. – Aujourd'hui, il juge qu'il ne tiendra jamais deux ans et demi dans une situation pareille, même pas jusqu'à la dissolution, et qu'il veut faire une sortie par le haut, c'est-à-dire une sortie gaullienne.
C'est-à-dire, j'organise un référendum… – Mais ce ne serait pas une catastrophe, ça ? – Je ne sais pas si ce serait une catastrophe, mais en tout cas, pour lui… – Oui, c'est sûr qu'il y a un… – Au niveau égo, c'est sûr. – Non, mais pour lui… – Mais pour la France. – Non, mais je pense que pour… – Mais pour lui, je sors par le haut sur un référendum que je perds, et peut-être une solution qu'il a dans un coin de sa tête.
Je veux savoir ce qu'en parle, Jean Bétho, mais pourquoi pas ? – Jean, vous allez nous répondre. – François, vous vous souvenez de cette phrase terrible que Raymond Aron a eu au sujet de Valéry Cerdestin, en disant « c'est un très bon président, mais il lui manque le sens du tragique ». – Oui, oui, bien sûr, bien sûr, vous avez raison. – Je ne suis pas persuadé que Macron ait le sens du tragique, et par ailleurs, pardon pour l'image, elle est mauvaise, mais ce qu'on appellerait alors une sorte de suicide politique assistée, qui consisterait à demander aux Français, finalement, de prendre cette décision, honnêtement, et je suis d'accord avec vous, François, on n'est pas dans la tête de Macron, c'est sûr, mais je pense que ce serait quand même assez particulier, parce que je trouve que ça ne correspond pas tout à fait aux personnages, tel qu'on le voit aujourd'hui, et pourquoi, par exemple, c'est passé vite inaperçu hier soir, mais pourquoi à nouveau, par exemple, situé, et donné un nouvel horizon pour la France, non plus 2030, mais 2050 maintenant.
Donc c'est assez contradictoire tout ça, je crois qu'on est plutôt sur une accumulation de contradiction. – Alors, attendez, si vous permettez, Bruno Pommard, est-ce que vous pensez que rétablir la crédibilité d'un exécutif qui est aussi contesté, c'est une chose qui est envisageable, à travers un référendum, ou à travers quoi que ce soit, d'ailleurs, en général ? – Écoutez, l'exécutif, oui, quand on voit dans quelle situation on est, actuellement, un référendum ou pas, en soi, ça pourrait être une bonne chose, moi je pense, mais encore une fois, je pense que le président de la République, pour l'instant, est hors concours, hors sujet totalement, et qui ne sait pas comment se dépêtrer d'une situation qui est quand même très complexe. – S'il a créé lui-même ? – Il a créé, en nommant un Bayrou, effectivement, il n'avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, d'autant que Bayrou s'est imposé, carrément, il n'a pas été… – On le sait, on le sait, ça a duré quelques heures dans le bureau, effectivement. – Oui, je suis un peu sceptique. – Après, l'hyper-présidentialité, je pense, a montré ses limites, et c'est vrai que quand on voit qu'on allait à ces questions de savoir qu'est-ce qu'il faudrait faire pour redonner de la crédibilité à un gouvernement ou bien nos politiques, c'est vrai que c'est déjà, avant tout, reconnaître déjà ses erreurs, reconnaître ce qui n'a pas fonctionné, et se dire que, justement, j'ai peut-être pris des décisions… – Mais est-ce que ce n'est pas ce qu'il fait, justement ? – Il faut que ça le reconnaisse, je pense, il faut le dire, et comme l'a dit Françoise, c'est qu'aujourd'hui, c'est qu'après ces années où il y a eu des échecs et même aussi des réussites, donc effectivement, c'est-à-dire que quand je n'ai pas réussi, je le dis, maintenant, je veux vous redonner effectivement le pouvoir et aussi, peut-être, on va dire, sortir de ma sphère jupitérienne et donner, on va dire, à des personnes de l'exécutif, c'est-à-dire donner vraiment le pouvoir à l'exécutif qui fasse vraiment son travail et celui qui représente l'exécutif, je pense, le Premier ministre qui, justement, doit donner le la à tous les autres ministres. – Il a l'air, pour l'instant, – C'est ça le plus important. – Oui, mais il en veut tout le problème. – Comme ça, peut-être que la crédibilité, on est au début, maintenant, après, on parle de certains, je pense, de, je ne vais pas dire tes amis, parce que… – Retailleau s'est imposé, – Retailleau s'est imposé, – Non, mais Dermannet s'est imposé, – qui, déjà, tout de suite, attendent juste une chose avec un sniper, et dit que, de toute façon, au mois de janvier, vous allez tous sauter.
Donc, qu'est-ce qu'on veut ? – Non, mais parce que ça, c'est la réalité, je pense que tu ne peux pas demander à la gauche de ne pas voter la censure avec Bruno Retailleau qui va faire une loi immigration parce que tu te fous du monde. C'est-à-dire que tu as besoin de la gauche pour ne pas être censuré, et particulièrement du Parti Socialiste, on tend la main depuis un mois, on négocie depuis un mois, – Ça n'avance pas ? – Non, mais ce n'est pas nous qui n'avançons pas, c'est Bayrou qui te claque la porte au nez, donc ne t'étonne pas si on censure Jean-Pétho, – Mais non, on s'en fout de la fille, excusez-moi, s'il vous plaît. – Oui, je suis toujours là. – Oui, est-ce que vous pensez qu'il est foutu, Bayrou ? – Bon, oui. – Ben, Françoise vient de poser le problème de manière assez claire, comme d'habitude, ce qui peut dissuader le Parti Socialiste, puisque c'est ainsi qu'il faut poser le problème. – C'est ça, la clé, le CPS. – De ne pas voter la censure.
Ou par ailleurs, peut-être, l'ORN qui cette fois-ci n'adopterait pas la même stratégie que vis-à-vis de Michel Barnier, c'est l'idée de gagner un petit peu de temps, de rétablir un peu de stabilité pour peut-être, par exemple, obtenir l'évolution du mode de scrutin. – Et on se voit avec une proportionnelle. – Non, mais nous, je... – Je rappelle, je... – Jean, je dis, la demande du PS, parce que c'est le PS qui est clé dans cette affaire, vous savez très bien que la demande du PS, ça porte sur les retraites.
On y était presque, on y était presque sur le jeu. – Mais il a dit qu'il allait en reparler. – Mais non, mais on s'en fout, c'est que dalle, c'est des paroles de Béarnet, je les connais bien, je suis bigourdane.
Ça veut dire, oui, on va en reparler. – Non, non, non, non, mais vous savez très bien que c'est des paroles... – Mais non, mais moi, je les adore, toute ma famille est bérnaise, donc on sait comment on parle.
Dire on va en reparler égale 0 plus 0, la tête à toto, c'est on suspend et on en reparle. – Oui, parce qu'Emmanuel Macron, il ne veut pas y toucher à sa loi. – Mais c'est pas vrai. – Je pense que Macron était plus proche, plus prêt à toucher, il est prêt à toucher à tout pour sauver sa tête. – Plutôt que la loi sur l'immigration, plutôt que ça. – Bien sûr, mais bien sûr, parce qu'il sait très bien que dans ce pays, quoi qu'il advienne, même si ça a l'air assez obsessionnel, ce qui compte d'abord, c'est le pouvoir d'achat et la question des retraites est une question clé pour ce pays. – Oui, la sécurité et l'immigration aussi, excusez-moi, Françoise. – Mais c'est en deuxième ou en troisième ?
Mais regardez ! Mais regardez ! Mais c'est sur les plateaux, c'est en premier ! – C'est dans des sondages du Parti Socialiste. – Non mais je pense, Bruno, il faut que tu bosses un peu. – Non, justement ! – Regarde !
Regarde ! Regarde tous les résultats des élections ! – Il faut être d'accord avec Françoise. – Mais non, mais jamais une présidentielle ne se fait sur l'immigration et la sécurité ! – Mais que là, c'est toujours sur... – Mais aujourd'hui, les Français ont fait un peu en vie, Françoise. – Non, mais c'est pas la sécurité. – On se calme, on ne s'entend plus, on ne s'entend plus. – On respecte ce que nous... – Est-ce que Sarkozy, il n'a pas été élu sur une politique sécuritaire ? – Mais bien sûr ! – Non, il a été élu sur travailler plus pour gagner plus ! – Non, non, mais la sécurité aussi ! – Mais arrêtez de... – Bon, les amis, on va être obligés de s'arrêter. – Il a été élu sur travailler plus pour gagner plus ! – On va être obligés de s'arrêter. – Jordan Bardella a perdu les législatifs parce que ça n'a pas été la préoccupation de la sécurité ! – Parce que tu t'égares. – On ne sera pas d'accord, on l'a compris. – On l'a compris. – Je vous remercie d'être venu partager ce moment tranquille et détendu avec moi. – Travailler plus pour gagner plus ! – Ça, c'est déjà fini ? – Travailler en plus ! – Ben oui, regardez ! 18h54 ! – Je vous rappelle avec qui vous étiez ce soir !
Emmanuel Macron