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interviewC à vous· 7 novembre 2024 10 min

Incident diplomatique entre la France et Israël - Le 5/5 - C à Vous - 07/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voilà votre lutte contre le harcèlement. C'est disponible depuis aujourd'hui. Merci d'être venus ce soir.

C'est l'heure du 5/5 de Lorrain. Des gendarmes français arrêtés par la police israélienne sur un site géré par la France à Jérusalem. - L.Sénéchal: C'était en marge de la visite de J.-N.Barrot.

Un gendarme français est embarqué par la police israélienne. J.-N.Barrot devait se rendre dans l'Eleona, un site de pèlerinage géré par la France.

La police israélienne est entrée avant la visite du ministre des Armées et son autorisation. Elle a arrêté les gendarmes français qui s'interposaient. Tout cela a été filmé par le correspondant de RFI sur place. - Ne me touche pas!

Ne me touche pas! - L.Sénéchal: Ca se passe à l'intérieur du site.

Les 2 gendarmes ont depuis été relâchés, mais c'est un incident diplomatique majeur. La France convoque l'ambassadeur d'Israël à Paris. Condamnation immédiate de J.-N.Barrot. - J.-N.Barrot: Cette situation est inacceptable.

Cette atteinte à l'intégrité d'un domaine placé sous la responsabilité de la France est de nature à fragiliser les liens que j'étais pourtant venu cultiver avec Israël dans un moment où nous avons tous besoin de faire progresser la région sur le chemin de la paix. - L.Sénéchal: J.-N.Barrot disait ce matin espérer une solution diplomatique ces prochaines semaines pour mettre fin à la guerre.

Jusqu'où doit aller la France après cet incident diplomatique? Des policiers israéliens qui entrent dans un territoire géré par la France et qui arrêtent un gendarme français. - R.Lescure: La question, c'est jusqu'où doit aller Israël.

Ca mérite évidemment des excuses. C'est peut-être une erreur individuelle mais les images sont violentes. Il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait que la personne arrêtée est bien un gendarme français sur un territoire français.

Evidemment, il faut convoquer l'ambassadeur. Il sera convoqué demain. Il faut que le gouvernement d'Israël réagisse, plutôt qu'en mettant de l'huile sur le feu, en reconnaissant une erreur manifeste.

C'est un territoire français avec des gendarmes français. Des soldats étrangers entrent armés et arrêtent les gendarmes. On ne va pas prononcer des mots qu'il ne faut pas prononcer dans cette région.

On ne va pas ajouter de l'huile sur le feu. Ca peut sembler un peu spécial d'avoir des enclaves françaises en territoire d'Israël. C'est la France qui a été littéralement envahie par des militaires armés.

Ca mérite au moins des excuses. - A.-E.Lemoine: B.Le Maire charge le gouvernement Barnier sur le dérapage budgétaire. - L.Sénéchal: Le déficit a été réévalué à 5,1 % au printemps.

Il sera finalement de 6,1 %. Ce n'est pas de sa faute, selon B.Le Maire.

Il était ce matin auditionné au Sénat. - B.Le Maire: Si toutes les mesures que nous avions promises avaient été mises en oeuvre...

Le chiffre de déficit de plus de 6 % pour 2024 annoncé par le nouveau gouvernement est biaisé. Il résulte de son choix et de son seul choix. - L.Sénéchal: Comment expliquer un tel glissement si ce n'est pas de la faute de B.Le Maire?

Il plaide la faute technique de service. Le rapporteur n'a pas été convaincu par les explications de l'ancien ministre. - Ce qui n'est ni entendable ni acceptable, c'est le fait de dire qu'aujourd'hui, le déficit à 6,1 est de la seule responsabilité du nouveau gouvernement.

C'est méprisant. Tout cela n'est que la résultante de ce qui n'a pas été fait auparavant. - L.Sénéchal: R.Lescure, vous étiez à Bercy dans le gouvernement précédent.

Pourquoi ne pas avoir prévenu le Parlement dès décembre quand des alertes ont commencé à remonter? B.Le Maire a transmis à Matignon des pistes pour faire face au tarissement des recettes. - R.Lescure: D'abord, j'ai été ministre.

Quand on est ministre, il faut assumer, y compris les erreurs de son administration. Il en est responsable et il l'a dit. - A.-E.Lemoine: Les prévisions étaient trop optimistes? - R.Lescure: On s'est trompés sur les prévisions de recettes. - L.Sénéchal: Dès décembre, il aurait pu alerter le Parlement. - R.Lescure: Il y a eu des propositions de gel des dépenses qui ont été mises en oeuvre. 30 milliards en tout, c'est là qu'il interpelle le gouvernement actuel.

Le gouvernement aurait pu décider de les annuler. Il ne l'a pas fait. Quand il y a une alternance, c'est de bonne guerre que le gouvernement qui entre charge le gouvernement qui sort.

On n'est pas tout à fait dans une alternance normale. Ce gouvernement a été nommé par le président de la République. On a sans doute chargé un peu la barque en 2024.

C'est de bonne guerre quand on est en alternance. - A.-E.Lemoine: Vous dites que c'est exagéré. - R.Lescure: B.Le Maire, T.Cazenave...

Ils ont fait de leur mieux. Ils n'ont pas cherché à mentir à qui que ce soit. On a été vraiment très surpris par la baisse des rentrées fiscales.

On aurait pu réagir plus, peut-être, mais on a réagi. Le gouvernement a décidé de ne pas annuler les dépenses et de se concentrer sur 2025, en chargeant un peu la barque sur 2024. - P.Cohen: B.Le Maire a réaffirmé ce qu'on savait: il a proposé un projet de loi de finances rectificatif au printemps à Matignon et à l'Elysée.

Il a dit que l'arbitrage avait été perdu. Clairement, G.Attal et E.Macron ont refusé les propositions d'économies de B.Le Maire. - R.Lescure: Non.

Le sujet, ce n'est pas ça. On fait un budget rectificatif qu'on soumet au vote. - A.-E.Lemoine: Ca n'a pas été fait. - R.Lescure: Il se traduit par une censure de gouvernement très probable.

Ce ne sont pas des histoires...

Vous imaginez un gouvernement qui tombe en mai? Je pense que le président de la République et le Premier ministre... - P.Cohen: Ils ont préféré le trou à la chute. - R.Lescure: Non.

Ils ont repoussé le trou. - A.-E.Lemoine: Le trou est maintenant plus gros. - R.Lescure: En plus, il y a une majorité aujourd'hui plus réduite qu'à l'époque. - A.-E.Lemoine: 3 nouvelles cloches ont rejoint Notre-Dame de Paris. - R.Lescure: La transition est réussie... - L.Sénéchal: Ce sont de vraies cloches.

Une des trois a une particularité. - Peut-être une cloche récupérée de Notre-Dame, avant l'incendie? - Non.

Je ne sais pas. - La refonte d'une ancienne cloche? - Un bout de tour Eiffel? - L.Sénéchal: C'est la cloche qui se trouvait pendant les JO au Stade de France.

Chaque athlète la faisait sonner après une victoire. T.Estanguet était tout à l'heure présent à Notre-Dame pour une forme de passation entre les Jeux et l'Eglise. - T.Estanguet: Pour nous, c'est une fierté.

On a toujours voulu célébrer le patrimoine français. C'était très important pour nous qu'à l'issue des Jeux, on puisse laisser en héritage un objet symbolique pour Paris 2024. - L.Sénéchal: La cloche a sonné à nouveau au pied de Notre-Dame après une cérémonie religieuse.

La cathédrale est presque prête pour la réouverture, dans un mois. - A.-E.Lemoine: On finit avec une partie de ping-pong à l'Elysée. - L.Sénéchal: A.Lebrun, médaillé de bronze à Paris, reçu en marge de la visite du président kazakh, ancien pongiste.

Il y a eu un petit match. A votre avis, qui a gagné? Le smash revers du président bat un médaillé de bronze olympique.

Je crois qu'A.Lebrun l'a laissé gagner.