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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 11 mars 2023 42 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & électionsLogement

Pierre OLIVER : Maire LR du 2e arrondissement de Lyon et Conseiller Régional

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Quelle était votre position sur la hausse des impôts votée en Conseil municipal ?

  • 3:12RelanceRéponse partielle

    Qu'auriez-vous fait d'autre que voter cette hausse ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Quel est le vrai bilan de mi-mandat de la gouvernance de la ville de Lyon ?

  • 7:17RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas un peu du green bashing systématique ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi contestez-vous la piétonnisation de la presqu'île ?

  • 10:47OuverteRéponse directe

    Comment lisez-vous les sondages sur la notoriété de Grégory Doucet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Invité politiqueChiffre
    « Les Lyonnais vont devoir payer près de 50 millions d'euros supplémentaires à partir de 2023, et ce, au moins jusqu'à la fin du mandat. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Vous avez près de 75 policiers municipaux qui ne sont toujours pas recrutés, sans compter les arrêts maladie, ce qui fait qu'en réalité, le service de la police municipale tourne qu'à moitié. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Vous avez près de 16% des berceaux dans nos crèches municipales qui ne sont pas pourvus, faute de personnel. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « On nous annonce un budget d'investissement toujours plus important, 1,2 milliard d'euros. Mais dans les faits, à peine 60% de ce budget d'investissement sera réalisé sur le mandat. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « Aucun projet n'a été mené, aucun projet structurant, aucun nouvel équipement particulier est à noter. »
  • 5:31Invité politiqueFait
    « Le seul équipement structurel au niveau de la culture qui sera fait, c'est le musée des tissus, il est porté par la région. »
  • 6:23Invité politiqueChiffre
    « On nous parle de 15 000 m² qui auraient été végétalisés sur 54 km². Donc, 0,001% de la ville qui aurait été débitumée. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « Quand vous avez entre deux tiers et trois quarts d'habitants qui s'opposent à la politique publique qui est menée par un exécutif, c'est qu'il y a un problème quelque part. »
  • 12:00Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 1 à 2% de gens satisfaits dans l'un des deux sondages, ce qui montre quand même le désaccord profond avec la politique de suppression massive de places de stationnement. »
  • 12:32Invité politiqueFait
    « Vous avez une ville aujourd'hui avec des élus qui vont manifester contre la police, donc après c'est vrai que c'est toujours plus difficile de réussir à recruter des policiers municipaux. »
  • 12:39Invité politiqueChiffre
    « Et c'est pour ça qu'il en manque 75 sur les 360 que devrait compter notre ville, sans compter les nombreux arrêts maladie. »
  • 20:27Invité politiqueChiffre
    « A l'époque de Gérard Collomb, vous aviez entre 5 000 et 8 000 logements qui étaient construits chaque année. Aujourd'hui, on est entre 1 800 et 3 000 logements. »
  • 20:50Invité politiqueChiffre
    « Sur les 3 années ou les 4 années qui viennent de s'enchaîner, sont près de 15 000 à 20 000 logements qui manquent. »
  • 21:01Invité politiqueFait
    « On a 40 classes d'écoles qui ont fermé l'année dernière et 40 classes d'écoles publiques qui vont également fermer cette année. »
  • 30:19Invité politiqueChiffre
    « Les informations qui ont été communiquées c'est que la basilique de Fourvière a un besoin de 8 millions d'euros pour être rénovée. »
  • 31:47Invité politiqueChiffre
    « vous avez les écologiques qui augmentent massivement les impôts, qui augmentent massivement les dépenses notamment de fonctionnement »
  • 33:14Invité politiqueFait
    « l'argent n'est pas magique, on le voit, les français, les lyonnais payent toujours plus d'impôts »
  • 33:29Invité politiqueChiffre
    « les coûts des denrées alimentaires augmenter de 10 à 15% selon le type de matière première »
  • 35:06Invité politiquePromesse
    « je pense que c'est le meilleur candidat pour notre famille politique, la famille politique de la droite et du centre »
  • 35:42Invité politiqueFait
    « on a besoin aujourd'hui de redresser les finances publiques »
  • 40:27Invité politiqueFait
    « à chaque fois que l'OL a joué un quart de finale un 28 février, elle a toujours été en finale mais malheureusement elle a toujours perdu »

Temps de parole

  • Invité politique74 %
  • Présentateur25 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et on est heureux d'accueillir Pierre Oliver, bonjour. Bonjour Frédéric Duval. Vous êtes le maire du deuxième arrondissement de Lyon, vous êtes aussi conseiller régional. Et est-ce qu'on peut dire quelque part que vous êtes aujourd'hui le principal opposant à Grégory Doucet ?

0:32
Invité politique

Je pense qu'aujourd'hui, en tout cas, moi je suis président du plus gros groupe d'opposition à la ville de Lyon. Après, c'est vrai que le groupe droite, centre et indépendant que je préside a vocation vraiment à s'inscrire à l'inverse de ce que fait aujourd'hui Grégory Doucet. Et donc, nous essayons régulièrement de porter à la connaissance des Lyonnais les différentes thématiques apportées par le maire de Lyon, les différents problèmes, dysfonctionnements, hausses d'impôts. Et donc, ça c'est le rôle de l'opposition. C'est un rôle qui est plutôt ingrat, mais quand on le fait bien, ça évite à la collectivité de faire des mauvais choix, trop d'erreurs.

Et donc là-dessus, c'est un rôle qui est aussi enrichissant pour l'avenir.

1:12
Présentateur

Alors, vous êtes au cœur de l'actualité. On commence souvent d'ailleurs par ces questions-là. On va parler évidemment de votre arrondissement, mais vu votre posture, on parlera de tas de sujets qui ont un lien avec la métropole et la mairie. Dans l'actualité, il y a deux, trois sujets. Un sur le budget. Avant-hier, a été voté en Conseil municipal de Lyon une hausse substantielle des impôts, de la taxe foncière, je crois. Quelle était votre position sur le sujet ? Et qu'est-ce que vous avez dit ce jour-là en Conseil municipal ?

1:40
Invité politique

Jeudi dernier, nous avons voté le budget primitif 2023. Sur ce budget primitif, ce qu'il faut savoir et ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a une hausse massive des impôts à Lyon. Quand je dis une hausse massive, les Lyonnais vont devoir payer près de 50 millions d'euros supplémentaires à partir de 2023, et ce, au moins jusqu'à la fin du mandat. Cette hausse massive des impôts, elle vient financer des recrutements massifs, des subventions de très nombreuses associations, qui d'ailleurs n'ont pas forcément un lien particulier avec notre ville.

Et dans cette période où nous vivons l'inflation, la crise énergétique, la baisse de l'euro par rapport au dollar, la hausse de tous les prix de l'alimentation, je trouve ça profondément injuste qu'une collectivité comme la ville de Lyon vienne augmenter son train de vie, là où on demande aux Lyonnais justement, et le gouvernement souvent, de serrer la ceinture. Je trouve que la ville donne le mauvais exemple, et finalement, cette forme d'injustice, on la retrouve dans les différentes enquêtes d'opinion que l'on a pu voir ces derniers mois.

2:57
Présentateur

Alors justement, sur ce sujet, le maire de Lyon, quand il vous répond, il vous dit, en gros, oui, mais on a besoin dans cette période de service public, oui, mais la vie associative, c'est essentiel pour le lien social, oui, mais voilà, ça veut dire que c'est pas ça qu'il fallait faire. Qu'est-ce que vous, vous, vous auriez fait d'autre, et est-ce que vous pensez qu'il était nécessaire d'augmenter les impôts ?

3:18
Invité politique

Le maire nous dit, je fais ça pour augmenter le service public. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, vous avez près de 75 policiers municipaux qui ne sont toujours pas recrutés, sans compter les arrêts maladie, ce qui fait qu'en réalité, le service de la police municipale tourne qu'à moitié. Vous avez près de 16% des berceaux dans nos crèches municipales qui ne sont pas pourvus, faute de personnel, faute d'agents qui sont disponibles les jours J, avec les nombreux arrêts maladie également. Vous avez de nombreuses écoles aujourd'hui qui sont dans un état déplorable. Et moi, ce que je regrette, c'est qu'encore une fois, il y a des annonces, il y a des effets d'annonce.

On nous annonce un budget d'investissement toujours plus important, 1,2 milliard d'euros. Mais dans les faits, à peine 60% de ce budget d'investissement sera réalisé sur le mandat. C'est moins que sous le précédent mandat avec Gérard Collomb. Donc encore une fois, là-dessus, on nous dit, c'est pour faire plus de services publics. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, ils n'arrivent même pas à dépenser l'argent qu'ils avaient et qu'ils ont. Et donc, cette hausse massive des impôts, elle est profondément injuste. Et ce n'est pas pour financer plus de services publics. C'est pour recruter toujours plus. Alors, certains ont dit au conseil municipal que ça pouvait être des amis, des militants.

En tout cas, moi, je ne sais pas si c'est le cas. Mais ce que je regrette profondément, c'est d'augmenter le train de vie de la collectivité dans cette période compliquée pour les Lyonnais.

4:53
Présentateur

Alors, si je vous entends, et c'est normal, vous êtes dans votre rôle d'opposant. On arrive à une période qui est connue pour les élus en place, qui est quasiment celle du mi-mandat. C'est-à-dire qu'on est à la moitié du mandat. Traditionnellement, les élus vont rendre des comptes. Je ne sais pas si vous allez le faire dans votre arrondissement. Quel est, selon vous, le vrai bilan, du coup, et quel est le vrai bilan de mi-mandat de la gouvernance, aujourd'hui, de la ville de Lyon ?

5:14
Invité politique

Alors, vous m'auriez interrogé, il y a quelques semaines, je vous aurais dit que le bilan des écologistes, c'est qu'ils n'en ont pas. Parce qu'en réalité, aucun projet n'a été mené, aucun projet structurant, aucun nouvel équipement particulier est à noter. Aucun équipement qui est lancé par cette majorité. Après, on voit que finalement, la première chose, le premier acte que l'on peut porter au bilan des écologistes, c'est la hausse massive des impôts. C'est-à-dire qu'on a des impôts qui ont augmenté, mais pour ne voir aucun résultat derrière. Et je ne sais pas si nous en verrons d'ici la fin du mandat.

Le seul équipement structurel au niveau de la culture qui sera fait, c'est le musée des tissus, il est porté par la région. Vous n'avez pas de nouveaux métros qui seront inaugurés. Alors, c'est plus la métropole, mais je mettrai les deux collectivités dans le même panier, dans le sens où c'est un projet global de territoire. Vous n'aurez pas de nouveaux métros sur ce mandat. Vous n'avez pas d'équipement sportif structurant. Donc, on le voit bien, sur les compétences propres de la ville, le bilan est très faible. On peut parler aussi des végétalisations. On nous parle de 15 000 m² qui auraient été végétalisés sur 54 km². Donc, 0,001% de la ville qui aurait été débitumée.

Un bilan triste pour les végétalisations des cours d'école, puisqu'il y en a très peu. Donc, on le voit bien. Ça a été des annonces, de la com', mais ça a été très peu de résultats. Et ça, les Lyonnais le notent, le voient. La seule chose, finalement, que les Lyonnais ressentent, c'est que rien dans leur vie quotidienne ne s'améliore jamais. Tout est plus contraignant, tout est plus difficile. Et ça, on le ressent, on voit ce ras-le-bol qui monte. Et ça, là-dessus, à nous de préparer la suite.

7:10
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas aussi peut-être assez légitime ? La plupart des élus qu'on reçoit expliquent qu'ils ont tous pris presque deux ans de retard. La suite du Covid, les difficultés, etc., pour lancer et mettre en place la cohésion d'une équipe. Est-ce qu'il n'y a pas un peu, encore, alors que ça a été beaucoup le cas, une sorte de green bashing, pour le coup, systématiquement, de procès un peu en amateurisme, ils ne savent pas faire, ils sont clivants, etc. Est-ce que ce n'est pas un peu là-dessus que vous surfez aussi ?

7:37
Invité politique

Non, mais cette preuve de l'amateurisme, on la constate, on la constate au quotidien. On la constate, quelle que soit la délégation, quel que soit l'élu avec lequel on a traité. Je vais vous donner l'exemple du projet Apaisement Presqu'Île, où les élus écologistes n'ont même pas jugé utile d'informer la mairie d'arrondissement, qui est la principale concernée par ce projet d'aménagement.

8:00
Présentateur

J'allais vous en parler d'ailleurs, parce qu'il y avait une conférence de presse où toute la presse lyonnaise était invitée, très présente. Vous êtes visiblement invité sans être attendu. On a tous bien vu que vous n'étiez pas très d'accord avec tout ça. En même temps que vous n'êtes pas exprimé, c'est quoi votre position ? C'est à la fois la forme et le fond, mais pourquoi vous contestez cette piétonnisation larvée de la presse qu'il ?

8:21
Invité politique

J'aurai l'occasion d'y revenir plus longuement dans les jours qui viennent, mais déjà dans un premier temps, ce qui m'a marqué particulièrement, c'est le manque de transparence de la part de cet exécutif qui se veut systématiquement le chantre de la démocratie participative et qui est incapable d'appeler la mairie du deuxième arrondissement pour leur présenter un projet qui est structurant, où on va bunkeriser la presse qu'il. Donc la moindre des choses, ça aurait été de faire cette démarche en intégrant toutes les composantes, pas uniquement les militants écologistes et les élus écologistes. Je pense que quand on est à la tête d'un territoire, le but c'est de rassembler.

Et donc c'est pour ça que je vous disais qu'il y a vraiment une forme d'amateurisme dans leur approche. Quand dans cette conférence de presse où Lyon 1ère participait, bon nombre de questions n'ont pas trouvé de réponse. Il n'y a pas eu d'études qui ont été menées pour savoir où seraient reportés les véhicules qui ne pourront plus emprunter la rue Grenette. On nous a parlé d'évaporation des véhicules, ce qui est quand même assez surprenant. Partir sur un aménagement sans savoir quelles vont être les conséquences pour le territoire, c'est dramatique.

On le voit, bon nombre de commerçants, d'associations de commerçants, de conseils de quartier, de comités d'intérêt locaux n'ont pas été consultés. Les commerçants justement... Non mais pour parler de ce projet-là, qu'il les impacte directement dans leur vie quotidienne. Tous ces élus, M. Doucet, M. Bernard, M. Bagnon, M. Luggenstrasse, aucun n'habite la presse-qu'île. Et donc en fait, on a ces personnes-là qui n'ont pas été élues sur la presse-qu'île, qui vont venir changer drastiquement l'avis de nos habitants, alors qu'eux-mêmes ne seront pas impactés. Ça, je trouve que c'est injuste, c'est injuste pour nos commerçants, c'est injuste pour nos concitoyens.

Et là-dessus, on attend un petit peu plus de professionnalisme de la part de cet exécutif. Mais on le voit depuis maintenant trois ans, c'est l'amateurisme qui guide et qui marque ce mandat. Et en tout cas, là-dessus, c'est là où on note ce rejet profond de la population.

10:19
Présentateur

Eh bien, on en reparlera justement et notamment de ce fameux sondage dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec Pierre-Oliver. On parlait budget, on parlait presqu'île, on parlait concertation. Vous étiez en train de dresser un bilan assez sombre, mais qui est le vôtre, de l'actuelle gouvernance à la mairie de Lyon. Sur ces sujets, justement, vous évoquiez à demi-mot, donc on va aller un peu plus loin.

Il y a eu un ou deux sondages récents qui, justement, sont allés regarder à la fois la notoriété, mais aussi le ressenti, la perception, la réalité du vécu des Lyonnais et des grands Lyonnais sur la gouvernance et notamment sur Grégory Douceau, dont je rappelle qu'il a déjà annoncé qu'il serait candidat à sa succession en 2026. En gros, ce n'est pas forcément à ce stade très très probant. Il y a presque deux tiers des Lyonnais qui, je crois, ne sont pas satisfaits. Comment est-ce que vous, vous lisez ce sondage et qu'est-ce que vous en retenez ? Ce qu'on voit sur ces deux sondages, c'est qu'ils sont inédits.

11:20
Invité politique

Ils sont inédits parce que quand on prend les différents sondages sur un exécutif en place dans une grande agglomération, sur les 30 ou les 40 dernières années, jamais, dans l'histoire de notre pays, il y a eu un rejet aussi profond du maire en place. Quand vous avez entre deux tiers et trois quarts d'habitants qui s'opposent à la politique publique qui est menée par un exécutif, c'est qu'il y a un problème quelque part. Tout à l'heure, je parlais d'amateurisme, je parlais de manque d'efficacité et de bilan de cette équipe, et je pense que c'est ce que l'on retrouve dans ce sondage.

On peut parler de la politique du stationnement, où vous avez 1 à 2% de gens satisfaits dans l'un des deux sondages, ce qui montre quand même le désaccord profond avec la politique de suppression massive de places de stationnement, que ce soit en surface ou dans les parkings Lyon-Parc-Auto, où déjà 1300 places vont être supprimées dans les semaines et les mois qui viennent. C'est aussi un rejet profond de la politique sur la sécurité. En même temps, vous avez une ville aujourd'hui avec des élus qui vont manifester contre la police, donc après c'est vrai que c'est toujours plus difficile de réussir à recruter des policiers municipaux.

Et c'est pour ça qu'il en manque 75 sur les 360 que devrait compter notre ville, sans compter les nombreux arrêts maladie. Et on ne peut pas avoir des élus qui nous disent que la caméra de vidéoprotection ne sert à rien, alors même que le ministre de l'Intérieur lui-même demande d'installer plus de caméras pour résoudre les très nombreux problèmes. On ne peut pas dire aux Lyonnais qu'on va régler vos problèmes de sécurité en faisant des cours de théâtre entre la police et les délinquants. C'est illusoire. Et ce sondage, il montre quoi ? Il montre qu'en réalité, en face de tous les problèmes du quotidien, aucune solution concrète n'est apportée.

Le seul point positif, si on devait en retenir un dans ce sondage, c'est sur la culture. Et quand on regarde un petit peu, on voit que ce n'est pas une élue écologiste qui gère la culture, c'est une élue de la France insoumise. Donc dès que vous avez un écologiste qui touche à l'une des compétences de notre ville, malheureusement ça se passe mal. On le voit sur la petite enfance, on le voit sur la sécurité, sur la mobilité, sur l'urbanisme, où les chiffres du logement sont extrêmement mauvais. Donc voilà. Ce sondage, il vient retracer trois ans d'inaction et trois ans d'amateurisme.

13:52
Présentateur

Alors ce sondage, il dit aussi que la notoriété de Grégory Doucet doit être à 91 ou 92%, ce qui est quasiment celle de Gérard Collomb à la fin de son mandat. Et si on voulait le regarder aussi d'une certaine manière, puisqu'on évoquait tout à l'heure le fait que vous êtes sans doute aujourd'hui le premier opposant, votre notoriété à vous est à 30 et quelques. Est-ce qu'il n'y a pas aussi un vrai décalage ? Et comment vous l'expliquez ça notamment ?

14:17
Invité politique

Très clairement. Déjà moi, je suis élu d'un des plus petits arrondissements de Lyon. Ce que je note, c'est que je préfère avoir à gagner en notoriété que d'être détesté des Lyonnais. Là-dessus, encore une fois, le maire de Lyon s'est fait connaître. Pourquoi ? Parce qu'il a systématement rallié notre ville dans la presse nationale. On a eu l'épisode regrettable et la critique du Tour de France. On a eu les pistes cyclables genrées où personne ne sait à l'heure où on se parle de quoi il s'agit. On a eu le budget genré, les cours d'école non genrés. On a eu la fin de la viande à la cantine.

On a eu une succession de polémiques stériles qui ont été conduites par notre maire dans l'unique but de gagner en notoriété. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, la Sandrine Rousseauisation de la politique malheureusement tire tout le monde vers le bas. La politique, c'est du débat d'idées, c'est du fond, c'est des projets. C'est pas de la communication ratée, approximative qui détourne de plus en plus nos concitoyens des urnes. Et quand on continue sur cette voie-là, la seule chose qui peut nous attendre, malheureusement, c'est derrière d'avoir des partis extrémistes qui arrivent en place au niveau national. Et ça, malheureusement, je pense qu'aucun d'entre nous le souhaitons.

Et je pense encore une fois que cette notoriété a été acquise par du buzz, du buzz stérile, inutile, qui a sali l'image de notre ville. Et on le sait, nous les Lyonnais, on est plutôt fiers. Et quand un Parisien qui arrive à Lyon pour prendre la gestion de la ville nous fait connaître sous un mauvais angle, évidemment, ça rend un petit peu tout le monde en colère.

15:57
Présentateur

D'accord, donc vous êtes en colère. Dans l'opposition, ça c'est clair. Mais à un moment, justement, est-ce que quelque part, par rapport aux attentes, parce que les gens qui protestent beaucoup, c'est ceux qui seront à un moment restés coincés peut-être plus longtemps dans des bouchons, qui ne voient pas forcément, ou qui voient le prix du loyer augmenter, il y a tout un ensemble de raisons objectives. Et en même temps, la tendance, l'air du temps, elle est à lutter contre les pollutions, faire attention à la place de la voiture, peut-être mieux se déplacer, mieux manger dans les écoles, faire des circuits courts.

C'est un petit peu comme si la tendance, elle était quand même à une vision écologiste des choses. Pour vous, c'est pas ça l'avenir d'une ville comme la ville de Lyon ? Et une ville écologique, on en rêve tous.

16:37
Invité politique

Mais est-ce que c'est une ville écologique qui est en train d'être faite ? Quand on augmente les embouteillages, on voit d'ailleurs Lyon rayonne dans les classements internationaux des embouteillages. 86 heures passées dans les bouchons. D'ailleurs, je note une amélioration par rapport à l'année dernière, nous avons gagné 10 secondes. Ça nous laisse quand même derrière Bangkok, Washington, et de très grandes villes mondiales. Mais, encore une fois, je le redis, une ville écologiste, évidemment, on souhaite mieux respirer, on souhaite mieux vivre. Mais, quand vous regardez ce classement, qui sont les gens les plus mécontents à 85% de la politique menée par les écologistes ?

Ce sont les gens qui habitent le deuxième, le premier et le quatrième arrondissement. Le premier arrondissement et le quatrième arrondissement sont gérés par des écologistes. Et donc, en fait, cette politique qui consiste à bunkériser la presqu'île, ça agace les riverains, les habitants, et finalement, ce sont leurs électeurs qui sont le plus gênés et le plus mal à l'aise avec la politique qui est menée à Lyon. Donc, encore une fois, je ne sais pas si la barre peut être redressée à mi-mandat, mais ce qui est certain, c'est que tout ce qui est fait pour pourrir la vie des gens, forcément, ça crée du mécontentement et c'est ce que l'on peut lire.

17:55
Présentateur

Alors, vous parlez évidemment de la question de la centralité, de la presqu'île. On a ce projet qui est en cours de piétonnisation de la République d'un certain nombre d'endroits. Vous êtes très souvent auprès des commerçants sur le terrain. Qu'est-ce que vous disent, vous, les habitants du 2ème, justement ? Qu'est-ce que vous disent les commerçants ? Comment ils perçoivent ça ? Et pourquoi ils sont inquiets, en fait ?

18:16
Invité politique

Allez, les habitants du 2ème, moi, j'ai déjà eu l'occasion de les sonder plusieurs fois parce que nous avions eu l'occasion de faire des questionnaires à l'attention de tous les riverains sur la piétonnisation, sur la suppression des places de parking, en surface ou en sous-sol. Ce qu'on note globalement, selon le périmètre qui est étudié, mais un rejet qui est autour de 90% de l'aménagement qui peut être proposé. Alors, vous pourriez me dire, ce sont surtout les gens qui s'opposent, qui pourraient venir répondre à ces enquêtes, peut-être, mais celles qui, en tout cas, y adhèrent ou les soutiennent sont très peu nombreux. Et en tout cas, c'est ce que nous, on a relevé.

On a les commerçants qui sont agacés parce que, sur la fin du Covid, ils s'attendaient à revenir à un niveau de vie qui était peut-être le même que 2019 ou même avant les Gilets jaunes puisque, finalement, on en finissait avec cette période de crise. Eh bien, non. Ils nous disent qu'ils sont, par rapport à la belle époque, à moins 30, moins 40% de chiffre d'affaires. Ce qui fait que, vous avez des fermetures de commerce, vous avez des enseignes qui partent, vous avez aussi une opposition forte aux piétonisations parce que, quand on prend la rue de la République ou la rue de Victor Hugo, vous avez quoi ? Vous avez exclusivement des banques, des snackings, des fast-foods.

Vous avez de moins en moins d'habitants sur ces espaces-là et on le voit, il y a une perte en qualité de vie. On le voit aussi, d'ailleurs, sur la propreté. On a beaucoup de mécontentement mais je dirais que les témoignages que l'on a aujourd'hui sont plus sévères que ceux qu'il pouvait y avoir au précédent mandat alors même que le deuxième arrondissement était déjà dans l'opposition.

20:00
Présentateur

Il y a moins d'habitants mais c'est aussi peut-être il y a une raison qui peut expliquer ça, c'est le prix du foncier, le prix des logements. Est-ce que ce ne serait pas une bonne idée comme essayent de le faire la métropole et la ville de Lyon d'essayer d'encadrer les loyers, d'essayer de construire différemment pour faire en sorte qu'une plus grande diversité de populations puisse habiter dans le centre de Lyon ?

20:19
Invité politique

Frédéric Duval, vous venez de donner un très bon exemple. La question du logement est un problème et un frein majeur à Lyon. A l'époque de Gérard Collomb, vous aviez entre 5 000 et 8 000 logements qui étaient construits chaque année. Aujourd'hui, on est entre 1 800 et 3 000 logements. Ça veut dire que chaque année, on a près de 4 000 logements qui sont construits en moins par rapport au mandat précédent. Ça veut dire que sur les 3 années ou les 4 années qui viennent de s'enchaîner, sont près de 15 000 à 20 000 logements qui manquent.

Et donc, on le voit, on a de plus en plus de gens qui dorment à la rue, on a de plus en plus de gens qui ont du mal à se loger, on a de plus en plus de familles qui quittent Lyon. D'ailleurs, on a 40 classes d'écoles qui ont fermé l'année dernière et 40 classes d'écoles publiques qui vont également fermer cette année. Mais l'encadrement des loyers, pardon, mais quand vous avez peu d'offres, qu'un propriétaire a 50 dossiers à choisir, il va forcément prendre celui qui a le plus de garanties financières. Donc en fait, celui qui fait de l'économie, c'est celui qui est déjà le plus riche. Donc en fait, ce système, il est totalement injuste.

Il faut construire des logements pour qu'il y ait plus d'offres, pour que les gens puissent se loger. Aujourd'hui, il n'y a plus de construction, donc vous avez trop de gens qui postulent sur chaque offre, c'est vrai dans le privé et c'est vrai dans le social. Et derrière, l'encadrement des loyers ne profite qu'à une seule personne, à celui qui a les plus grosses garanties financières et ça, je pense que c'est un modèle antisocial. Donc la ZFE, la politique du logement, la politique du stationnement, aujourd'hui, ce sont les classes moyennes et les plus démunies qui payent de plein fouet cette crise sociale qui est en train de s'installer sur Lyon et sa métropole.

22:03
Présentateur

Ce qui fait de vous un opposant plus à gauche que la gauche du coup.

22:07
Invité politique

Ce qui est intéressant aussi, c'est... Pardon, être de droite, ça ne veut pas forcément dire qu'on est là que pour défendre les riches, ce n'est pas ça. Non, mais c'était

22:14
Présentateur

ma question derrière, c'était aussi dans la construction d'une opposition à laquelle visiblement vous vous attelez. C'est avec qui, autour de quoi et qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui qu'être un opposant ? Est-ce que, puisque vous êtes LR, ce n'est pas un secret, etc., mais quand vous envisagez une opposition, est-ce qu'elle est de droite ? Est-ce qu'elle est avec d'autres ? Est-ce qu'elle est avec d'autres groupes ? Et sur quelles priorités ? Là, vous avez parlé du logement, il y a la question des mobilités, évidemment. Qu'est-ce que vous, vous feriez différemment si vous étiez au pouvoir aujourd'hui ?

22:41
Invité politique

J'ai envie de dire à peu près tout. En réalité, nous, on aurait une politique beaucoup plus ambitieuse sur la sécurité, vous en doutez, on ne va pas aller manifester contre la police, on ne va pas aller demander un audit sur la vidéoprotection pour essayer de démanteler des caméras. Non, nous, au contraire, on aurait une politique ambitieuse. On aurait une politique ambitieuse sur le logement, sur la propreté, sur le détagage, sur l'entretien de nos espaces verts, sur la création de places en crèche, sur l'entretien de notre patrimoine municipal.

Après, vous savez, aujourd'hui, je pense qu'avec le clivage énorme qui a été instauré par cette majorité écologiste, finalement, vous avez beaucoup de gens, quelles que soient leurs étiquettes politiques, qui sont un peu la voix de la raison en face de ce mouvement politique. Et même si certains mouvements ne sont pas d'accord à 100% sur toutes les thématiques locales ou nationales, finalement, on en est au stade où, sur 80-90% des thèmes, on se retrouve. C'est le cas avec les différents groupes d'opposition, que ce soit celui de Yann Kuchera ou celui de Georges Kepenekian. Donc, on a très souvent les mêmes votes, très souvent des propositions communes.

Et je pense que l'opposition doit travailler main dans la main pour pouvoir proposer en 2026 une vraie alternative, une vraie alternative à cette majorité, une vraie alternative avec des Lyonnais qui reviennent aux manettes pour justement pouvoir derrière redonner ces notes de noblesse à notre ville.

24:13
Présentateur

Vous pourriez vous unir, vous réunir avec un certain nombre de personnes qui étaient jusqu'ici des opposants, mais pourquoi pas ?

24:21
Invité politique

Quand on voit, je vous dis, ce qui se passe aujourd'hui à la ville et à la métropole, moi j'espère très sincèrement que tout le monde aura le sens des responsabilités pour être en mesure de s'entendre sur un projet commun de telle sorte à ce qu'on tourne la page de cette expérience parce que ces trois premières années sont déjà très longues pour nos concitoyens, je pense que on doit pouvoir passer à autre chose et pour pouvoir passer à autre chose, il faut qu'il y ait un certain nombre de bonnes volontés de la droite, du centre qui sont en mesure de s'entendre pour justement faire liste unique demain face aux écologistes.

24:58
Présentateur

Bon, écoutez, on reparlera de tout ça dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On poursuit notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours avec Pierre Oliver, maire du deuxième arrondissement et conseiller régional L.A. On a parlé de plein de sujets. On était sur les questions de la mobilité. Deux petits points peut-être. Un qui concerne notamment les aménagements en cours sur le pont Moran, dont une partie, je crois, arrive dans votre arrondissement pour une extension des pistes cyclables, etc. Est-ce que ça, ça vous semble opportun, utile ? On a parlé de dépenses en millions. Est-ce que c'était le bon endroit ? Est-ce que c'était nécessaire ?

Qu'est-ce que vous en pensez ?

25:35
Invité politique

Encore une fois, il y a eu un manque de concertation. Mais bon, ça, on commence tous à être habitués. Que ce soit la mairie du sixième, la mairie du deuxième, on découvre toujours sur le tard les différents projets. Moi, je ne suis pas opposé au principe de faire des pistes cyclables. Après, la seule question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir si la volonté, c'est de faire une piste cyclable ou si c'est d'une nouvelle fois contraindre l'utilisation de l'automobile pour les Lyonnais et les grands Lyonnais. Et je pense que c'est un petit peu un mélange des deux aujourd'hui qui guide l'action en tout cas du vice-président.

Donc, sur le principe de faire des pistes cyclables, moi, je suis le premier à être utilisateur de trottinettes électriques ou de vélos. Donc, moi, je suis le premier à emprunter toutes les pistes. Après, on a un maillage global qui est plutôt bon. Mais encore une fois, moi, je serais aussi d'avis que les écologistes viennent faire ces aménagements de pistes cyclables dans leur secteur, le septième, le huitième, le neuvième, où on le voit, pour venir, par exemple, jusque dans vos studios, ça manque de pistes cyclables. Et je pense que là-dessus, à un moment donné, il faut aussi avoir de la cohérence. Il ne faut pas que le faire dans le deuxième ou le sixième.

Il faut aussi avoir une politique peut-être plus ambitieuse sur ces secteurs-là parce que les gens habitant dans le septième, le huitième ou le neuvième arrondissement peuvent être peut-être moins favorisés que certains autres. Et demain, avec la zone à faible émission, ils ne pourront plus accéder au centre de Lyon avec leur véhicule. Et donc, il serait peut-être temps de trouver une solution alternative.

27:01
Présentateur

Alors, j'allais vous parler de la trottinette parce que tout le monde sait, et les vionniers vous voient souvent circuler à trottinette et donc emprunter ces pistes cyclables. Il y avait eu un débat à un moment, et je crois que c'est en cours avec une concertation, quelque chose qui n'est pas très clair. On a beaucoup parlé d'accidentologie des trottinettes, de conflits d'usages, de problématiques de ce type. Il y a eu malheureusement quelques drames, y compris à Lyon. Est-ce que vous, vous aviez un avis sur l'usage de ces trottinettes et puis peut-être sur la question de la mise en libre circulation des fameuses trottinettes par les opérateurs ?

27:35
Invité politique

On a un problème aujourd'hui sur les modes doux à cause de certains usagers qui ne respectent pas le code de la route et qui se considèrent tout permis. Nous, la mairie du deuxième arrondissement, avec la police nationale et la police municipale, on a mené des opérations très fortes pour verbaliser ceux qui ont des comportements dangereux en ayant des opérations répétées de telle sorte à ce que toutes les personnes qui passent sur ces chemins-là ne soient pas en mesure de recommencer ces pratiques. Pour autant, on voit toujours trop d'usagers sur les trottoirs aux quatre coins de Lyon.

On voit toujours trop d'usagers slalomés sur ces fameuses aires piétonnes parce que ce que l'on constate rue Victor Hugo ou rue de la République, c'est un slalom des vélos entre les passants et ça, je pense que ce n'est pas acceptable. Et d'ailleurs, dans la conférence de presse sur l'apaisement de la presqu'île, le vice-président Fabien Bagnon a bien rappelé que la pratique du slalom pourrait être continuée parce que pour lui, il n'y avait pas moyen de contraindre les vélos à accéder à ces zones piétonnes. Après, il y a une chose qui est positive et ça, je tiens à le souligner et je l'ai dit et je l'ai redit plusieurs fois.

Sur le nouveau marché qui a été passé pour l'utilisation des trottinettes en libre-service, des nouvelles règles vont entrer en vigueur et notamment la possibilité de ne plus être deux sur une trottinette et c'est vrai qu'avec les accidents que nous avons connus, je pense que c'est une bonne solution et encore une fois, je tiens à féliciter les opérateurs quels qu'ils soient parce que même ceux qui n'ont pas été retenus avaient travaillé sur ces hypothèses-là de ce que j'ai entendu.

Donc voilà, un point positif, un bon point, j'ai eu l'occasion de le dire à l'adjoint mais encore une fois, il faut continuer de travailler sur l'accidentologie, il faut avoir beaucoup de pédagogie, arrêter de dire aux cyclistes qu'ils ont tous les droits, qu'ils ont plus de droits que les piétons ou que les voitures, je pense que pour que tout le monde trouve sa place, il faut arrêter de confronter les uns aux autres et en tout cas, nous, notre rôle d'opposition, c'est de faire en sorte que demain, quelle que soit son origine, quel que soit son secteur, on puisse tous trouver notre place en ville.

29:44
Présentateur

Alors, un autre sujet qui intéresse et qui passionne toujours les Lyonnais, c'est puisqu'il y avait eu des incidents au tout début du mandat avec notamment Grégory Doucet sur Fourvière, notamment à un moment par rapport aux vœux des Véchés, etc. La question récente c'était sur le patrimoine puisqu'il y a eu je crois des travaux en cours ou des perspectives ou des demandes de subvention de travaux, etc. Est-ce que vous pourriez nous raconter un petit peu ce qu'il en est ? J'ai entendu dire que peut-être la mairie ne souhaitait pas participer aux travaux ? Vous savez ce qu'il en est ?

30:17
Invité politique

Les informations qui ont été communiquées c'est que la basilique de Fourvière a un besoin de 8 millions d'euros pour être rénovée. On rappelle, Fourvière c'est le premier site touristique de notre ville et finalement ce qui est sorti dans la presse c'est que la ville de Lyon n'avait absolument pas envie de mettre le moindre centime pour entretenir ce patrimoine des Lyonnais. Alors, on sait la ville gère bon nombre d'églises qui lui appartiennent mais pas celle de Fourvière et je pense que c'est regrettable dans une ville comme Lyon de ne pas être en mesure d'aider le premier site touristique de notre commune.

Après, c'est un choix on le regrette on voit bien il y a toujours une forme de tabou dans cette majorité lorsqu'il s'agit des églises ou du patrimoine religieux après, encore une fois c'est un choix c'est un choix politique il l'assume mais après nous, on n'aurait pas forcément fait le même.

31:16
Présentateur

Alors, vous êtes élu maire du deuxième arrondissement ça on l'a compris à Lyon, etc. Vous êtes aussi conseiller régional dans la majorité cette fois-ci ça doit vous changer un petit peu vous travaillez régulièrement et vous êtes je crois assez proche du président Vauquiez de quoi vous vous occupez exactement à la région et comment est-ce que vous conciliez ces deux mandats et en quoi ils peuvent être complémentaires dans votre quotidien ?

31:36
Invité politique

Moi, aujourd'hui à la région je préside la commission des finances alors vous allez me dire présider la commission des finances à la région c'est vrai que c'est pas tout à fait la même logique qu'à la ville de Lyon d'un côté vous avez les écologiques qui augmentent massivement les impôts qui augmentent massivement les dépenses notamment de fonctionnement et puis de l'autre vous avez la région la mieux gérée de France celle qui s'est massivement désendettée celle qui continue d'investir parce que des marges de manœuvre énormes ont été dégagées donc là-dessus c'est sûr que c'est pas tout à fait la même approche mais en tout cas c'est vrai que les deux mandats sont assez complémentaires parce que la région a certains leviers pour aider des associations sportives culturelles économiques des structures qui sont en développement donc là-dessus c'est vrai que c'est d'autres leviers et en tout cas moi mon rôle c'est de faire en sorte que la région soit un partenaire majeur du territoire lyonnais malgré les difficultés que l'on a à travailler sur certains projets avec la ville ou la métropole mais je pense que voilà les acteurs ont besoin d'avoir une région qui s'investit comme elle le fait au quotidien et je pense que là-dessus c'est une action plutôt positive

32:48
Présentateur

on entend beaucoup cet argument d'une région qui serait la mieux gérée de France je crois que les opposants au président Wauquiez disent aussi que c'est très facile de bien gérer quand on enlève un certain nombre de subventions quand on ne fait plus exactement ce qu'on doit faire qu'est-ce que vous répondez à ça ? Moi je vais être très clair

33:04
Invité politique

la subvention elle n'est pas due à un moment donné il faut aussi qu'il y ait un certain retour pour la collectivité qui finance je veux dire l'argent n'est pas magique on le voit les français les lyonnais payent toujours plus d'impôts j'ai eu l'occasion de le dire plusieurs fois mais voient leurs dépenses en électricité ou en gaz exploser voient les coûts des denrées alimentaires augmenter de 10 à 15% selon le type de matière première je pense que ce n'est pas concevable de dire que l'argent est magique que l'argent tombe du ciel à un moment donné notre responsabilité d'élu c'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas de gaspillage qu'il n'y ait pas de l'argent qui soit mal dépensé et là-dessus encore une fois moi j'assume totalement la position qui est la nôtre parce que je pense que c'est celle qui devrait guider tout le monde mais comme une entreprise une entreprise peut investir sur de la publicité peut investir sur de nouvelles technologies et bien si ça ne marche pas forcément on retire les crédits et bien c'est exactement la même chose avec une collectivité le but c'est de développer notre territoire c'est de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte pas exclusivement ses petits copains et donc là-dessus oui on a une approche qui est totalement différente mais je pense que l'approche qui est la nôtre est la bonne et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a un tel clivage avec ce qui se fait à la mairie ou à la métropole où là pour le coup ben voilà on est plus dans l'adhésion à des centaines d'associations qui derrière n'ont aucun impact pour notre territoire et ça là-dessus moi je le regrette

34:38
Présentateur

Laurent Wauquiez s'est exprimé assez clairement ces temps-ci notamment lors de ses voeux la radio était représentée au voeu de la presse de Laurent Wauquiez ça faisait un petit moment il a été assez clair sur ses ambitions nationales il répète qu'il se prépare à son travail de dans trois ans comme disait trois ou quatre ans qu'est-ce que ça vous inspire est-ce que vous pensez que Laurent Wauquiez peut être un bon candidat de la droite républicaine pour les prochaines présidentielles

35:05
Invité politique

très clairement je pense que c'est le meilleur candidat pour notre famille politique la famille politique de la droite et du centre parce que aujourd'hui il a cette capacité cette énergie qu'avaient Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy et je pense que voilà aujourd'hui il est en train de relancer de restructurer la droite qui pendant 15 ans a eu un petit peu du mal à vivre et donc là-dessus moi je pense que c'est en tout cas de mon point de vue le meilleur candidat et je ferai évidemment je mettrai tout en oeuvre en tout cas de mon côté pour que lui puisse réussir parce que honnêtement on a besoin aujourd'hui de redresser les finances publiques et on a eu l'occasion de l'évoquer à quelques instants mais je pense que le modèle qui est fait à la région doit être dupliqué au niveau national pour justement réussir à retrouver des marges de manœuvre on ne peut pas continuer à dépenser toujours plus avoir un train de vie toujours plus dispensieux je pense au contraire que notre rôle et notre responsabilité c'est justement d'être vigilant sur tous ces aspects-là et en tout cas moi je pense que Laurent Wauquiez a toutes les qualités nécessaires pour être le meilleur candidat et peut-être demain le meilleur président

36:15
Présentateur

Est-ce qu'il est selon vous pour la famille politique de la droite et du centre suffisamment je vais dire consensuel c'est comme une personnalité assez cléimante assez forte avec un vrai caractère d'ailleurs comme on ne prête corrige souvent on voit sa main un peu partout dans des tas de choses je pensais ça semblait anecdotique je ne sais pas si vous aviez un avis mais récemment il y a eu quelque chose qui a bousculé un peu le lendernot sur le projet de fusion entre Oulin et Pierre Bénit les écologistes en l'occurrence évoquent une opération un peu politicienne est-ce que ça vous parle ça vous intéresse ce genre de choses est-ce que c'est Laurent Wauquiez qui fait tout ça ce qu'on entend mais je ne sais pas

36:50
Invité politique

ça a été une décision qui a été prise je pense par la maire d'Oulin et le maire de Pierre Bénit qui est lui aussi conseiller régional qui est conseiller régional mais ce que je veux dire là-dessus c'est que très sincèrement Laurent Wauquiez oui aujourd'hui il fait en sorte au niveau national d'avoir bon nombre de relais bon nombre de soutiens et d'ailleurs c'est le cas je pense qu'il y a une majeure partie de nos parlementaires de nos grands élus nationaux qui sont plutôt engagés derrière lui donc à nous maintenant de bâtir le bon projet et encore une fois c'est un travail qui prend du temps on ne peut pas arriver trois mois avant une élection à la suite d'une primaire en se disant ben voilà on va prendre le pouls de notre pays on va aller voir les français au contraire je pense qu'il faut s'y prendre suffisamment à l'avance certains ont mis plusieurs dizaines d'années Laurent Wauquiez a réussi un parcours jusque là qui est assez riche en tant que ministre en tant que président de région en tant que maire et derrière ben voilà c'est des atouts supplémentaires pour que le jour on arrive au pouvoir on soit en mesure de traiter correctement tout le monde et en tout cas moi c'est pour ça je vous le dis je le soutiens et je pense sincèrement que c'est la personnalité qui serait en mesure de redresser notre pays

38:07
Présentateur

alors on est samedi demain c'est dimanche la question qui vient souvent à ce moment là de l'émission c'est qu'est-ce qu'on fait quand on ne fait pas de la politique est-ce que vous avez un dimanche j'allais dire presque comme tout le monde ou est-ce que vous êtes tout le temps là-dedans je rappelle peut-être pour ceux qui ne le savent pas que vous êtes très jeune vous avez 30 ans vous êtes un jeune père de famille etc qu'est-ce qu'on fait de sa vie de famille comment est-ce qu'on on trouve un équilibre entre une vie publique et une vie privée quand on est un élu de la république

38:32
Invité politique

moi c'est vrai en politique il faut aussi se dire que les samedis et les dimanches sont quand même des journées assez denses en réalité parce que bon nombre de nos concitoyens travaillent la semaine et n'ont pas forcément la disponibilité ou la capacité à venir nous voir donc à nous d'être présents sur les différents marchés aux différentes manifestations sportives à différents événements qui ont lieu notamment les week-ends donc moi là-dessus le mélange il se fait assez simplement c'est-à-dire que je vais aller avec ma famille à certains événements sur le marché et en tout cas je pense que quand on fait de la politique aussi c'est notre rôle d'être présent d'être partout et on attend aussi une forme de professionnalisme de la part de nos politiques ça ne peut pas être qu'un mi-temps ça ne peut pas être qu'un travail que l'on fait à moitié je pense que quand on va chez le médecin on attend que le médecin il soit médecin 7 jours sur 7 je pense que le maire et l'élu local c'est un petit peu la même chose on doit avoir une forme de professionnalisme et le professionnalisme c'est d'aller à la rencontre de nos concitoyens pour pouvoir avoir tous les retours tous les problèmes rue par rue cache d'escalier par cache d'escalier en tout cas moi c'est ce sur quoi je travaille en tout cas en tant que maire du deuxième

39:41
Présentateur

c'est un vrai sacerdoce c'est un engagement ça c'est vrai qu'on le comprend quand on reçoit les élus est-ce que ça laisse de la place pour une passion est-ce que vous avez un hobby une passion un truc inavouable dont vous faites en partie le week-end non mais des passions moi j'en ai plusieurs

39:54
Invité politique

très sincèrement beaucoup savent que je suis un passionné de sport le foot le rugby la formule 1 un grand passionné de formule 1 j'aime beaucoup l'histoire et notamment l'histoire des pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est donc mon temps mon temps off je dirais il est partagé entre de la lecture et le suivi de certains événements sportifs

40:19
Présentateur

donc voilà et on croise les doigts peut-être pour l'OL est-ce qu'ils vont gagner cette année la coupe de France ce serait le bon moment quand même

40:24
Invité politique

espérons que l'OL gagnera la coupe de France après je regardais une statistique c'est qu'à chaque fois que l'OL a joué un quart de finale un 28 février elle a toujours été en finale mais malheureusement elle a toujours perdu donc j'espère que cette année ce sera le contre-exemple et que nous aurons la possibilité de pouvoir l'emporter après c'est vrai qu'on a fait un bon mercato on s'est renforcé en défense centrale je pense que ce mercato permet aussi aux jeunes espoirs de pouvoir un petit peu percer sur le devant de l'attaque donc honnêtement c'est plutôt intéressant

40:55
Présentateur

on va suivre ça et on se quitte en musique qu'est-ce que vous avez choisi comme morceau de fin Miley Cyrus je crois Flowers c'est le hit du moment c'est votre côté féministe je sais pas on se quitte en tout cas en musique merci beaucoup d'avoir été avec nous car Oliver et la semaine prochaine je crois qu'on recevra la mère de Dessine Laurence Fautrin merci beaucoup à bientôt à bientôt c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiapositif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiapositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

Lyon

41:44
Locuteur

Proud