"Nous sommes les premiers opposants au libre-échange" - Débat sur France 3
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que signifie ce vote du Parlement européen ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Les mesures de sauvegarde sont-elles suffisantes pour protéger les agriculteurs ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle se permettre de refuser cet accord dans ce contexte géopolitique ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La Cour de justice pourrait-elle déclarer l'accord illégal ?
- 10:00FerméeÉludée
Que pensez-vous de l'application provisoire de l'accord ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà, victoire emportée de haute lutt Manom. On vous a vu he vous lever applaudir. Ça a été le suspense jusqu'au bout.
Oui, d'abord c'était un immense soulagement. Vous savez quand j'ai initié le travail pour cette saisine de la Cour de justice de l'Union européenne il y a plusieurs mois déjà, on était pas très nombreux à croire qu'on pouvait y arriver. On a ensuite démarré un travail transpartisan pour avoir des signatures issues de différents groupes politiques qui nous a permis à la fin de l'emporter d'une courte tête.
Je sais qu'il y a eu des pressions euh en coulisse. Moi, je suis fière de présider au Parlement européen le seul groupe qui a unanimement signé et voté en faveur de cette saisigne. On savait que les autres groupes allaient être assez partagés.
Et je crois que c'est d'abord un camouflé pour Ursula Van Derleen qui a tout fait tout fait depuis des mois pour passer en force sur cet accord parce que je crois qu'on ne mesure pas à quel point il y a un déni. D'abord, il y a eu un contournement des parlements nationaux qui normalement devrai être consultés sur les accords de libre échange et ils savent très bien qu'un certain nombre de parlements nationaux a commencé par l'Assemblée nationale était unanimement contre. Ensuite, la présidente du Parlement européen qui est d'ailleurs ici issue du du même groupe que Séinimar a fait de l'obstruction parce que normalement cette saisine, on l'a déposé au mois de novembre.
Elle aurait dû être examinée au mois de novembre et maintenant ce vote doit être un avertissement pour la Commission européenne qui vraisemblablement est tenté par une application provisoire de la C. On y reviendra mais il faut il faut bien mesurer ce qui s'est passé dans cet hémicycle parce que de toute part il y a eu des pressions. On est entré dans l'hémicycle, on ne savait pas si on allait gagner le suspense c'est l'inima.
Alors une fois n'est pas coutume, vous partagez la satisfaction de Manobrin. Je partage sa satisfaction. Je regrette toutefois qu'aujourd'hui euh elle mette en avant le fait que le PPE était un groupe divisé sur ce sujet.
Bien évidemment bien évidemment le le PPE est divisé sur ce sujet. Je rappelle encore une fois que le Mercosour présente des intérêts stratégiques nationaux qui sont très différents. Nous savons que tous les députés français quel que soit leur groupe au-delà des clivages politiques ont voté pour cet accord.
Il y a eu aussi des divisions parce que dans le PPE comme chez les socialistes, comme chez Renew, comme chez EC aussi, il y a beaucoup de pays qui ont intérêt à signer cet accord. Donc les lignes de rapport de force évidemment retombent sur euh les mêmes rapports de force qu'on a eu au conseil. Charles Gorenzou, vous êtes en faveur hein de ce traité du mercour.
Vous attendiez à à ce scénario ? Je l'avais redouté. Écoutez, je suis moi-même agriculteur.
J'ai arrêté mon métier il y a quelques semaines. Euh ma dernière année a été catastrophique. Les prix des céréales sont inférieurs d'un tiers à au prix qu'a obtenu mon père il y a 50 ans quand j'ai repris l'exploitation agricole.
Donc je comprends parfaitement la la colère des des des paysans. Néanmoins, je crois que la décision qu'a prise le Parlement européen n'est pas la bonne décision. Je vais vous dire pourquoi.
Euh en 2000, en l'an 2000, on ne pouvait exporter des produits agricoles qu'à l'aide de restitution à l'exportation et elles étaient de l'ordre de 10 milliards. Puis finalement, on s'est rendu compte que ça ne marchait plus. Alors, on a essayé, on a fait le paris sur l'ouverture des marchés et on a gagné parce qu'on on exporte pour un montant de 245 milliards et on importe les produits agricoles pour un montant qui est inférieur de 60 milliards à cela.
Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de perdant euh dans l'accord avec le Mercosour, mais il y a aussi des gagnants. Et je ne voudrais pas que les producteurs de lait qui voit l'exportation de leurs produits vers les pays du mercour euh voir chuter les tarifs à l'importation de 27 ou de 28 à 0 %. Je crois que pour eux c'est un avantage.
Pour tous les producteurs de produits d'origine protégé, c'est aussi une reconnaissance de cette marque dans les pays du M Crossour. Finalement, les exportateurs exportateurs d'huile d'olive ont un avantage et et je vous sens je vous sens réagir, mais je pense qu'on peut plus rester sur ces modèles d'accord de libre échange qui sont dépassés. Le libre échange, oui, ça peut enrichir des communautés, des familles d'agriculteurs, mais aujourd'hui quand on exporte nous du cognac ou des vins, on ne va pas détruire des familles au Canada ou dans les pays où on exporte.
Euh aujourd'hui, on ne peut plus penser sur cet ancien modèle où on va sacrifier des PEs entiers comme l'agriculture contre des PS industriels. Aujourd'hui, quand on négocie et l'Union européenne négocie par exemple des traités de libre échange avec l'Inde ou avec la Thaïlande, on négocie de manière beaucoup plus sectorialisée, beaucoup plus fine et en disant on exclut d'emblé nos secteurs sensibles. Donc on exclut la viande beau vide, on exclut le sucre et puis on va travailler vraiment de manière sectorialisée là où on peut avoir du gagnant gagnant.
Mais on ne peut plus aujourd'hui rester sur des modèles qui datent d'il y a 30 ans ou 40 ans où ce libre échange complètement globalisé où on sacrifie l'agriculture contre l'industrie, c'est complètement dépassé. Aujourd'hui, les agriculteurs ont eu raison de se mobiliser alors simplement, on aimerait quand même comprendre finalement la signification de ce vote parce que maintenant brû là le Parlement européen donc a voté à une très très courte majorité pour saisir la cour de justice. Mais qu'est-ce qui signifie ce vote ?
Est-ce que ça veut dire que ça veut pas forcément dire qu'une majorité de députés européens est contre cet accord de libre échange ? Ça veut dire à ce stade qu'il y a une majorité de députés européens qui veulent vérifier la légalité euh de cet accord de libre échange et sa compatibilité avec les traités européens. Notre saisine, elle est fondée sur plusieurs motifs juridiques.
A commencé par la procédure d'adoption de cet accord que j'ai évoqué à l'instant, le fait que l'accord a été scindé en deux pour contourner les parlements nationaux mais aussi vérifier la compatibilité avec le principe de précaution. Je vous donne qu'un seul exemple. un/ers des pesticides qui sont autorisés au Brésil sont interdits dans l'Union européenne.
Ce qui veut dire qu'avec cet accord, on va importer des denrées agricoles qui sont produites avec des pesticides qui sont interdites dans l'Union européenne. Évidemment, ça pose une concurrence déloyale pour les agriculteurs, mais c'est aussi une entorse au principe de précaution. C'est une autre des raisons qui a motivé euh notre recours devant la Cour de justice, qui maintenant devra euh se positionner, et mettre un avis, ce qui va prendre plusieurs mois, probablement 1 ou 2 ans.
Et c'est ce qu'on appelle suspensif de la procédure d'adoption euh de l'accord. Donc le Parlement européen ne pourra pas donner son sa signature finale tant que la Cour de justice n'aura pas rendu son avis. Et je pense que cet avis est d'autant plus indispensable que par exemple il n'y a même pas eu d'étude d'impact sur cet accord de libre échange.
Ça fait quand même 25 ans qu'il est négocié. Il date d'un autre temps. Et pour reprendre le fond du débat agricole qui est celui qui importe euh à la fin, c'est quand même l'importation de centaines de milliers de denrées agricoles de bœuf, de soja, de maïs qui sont des choses que l'on produit en Europe.
Donc ça n'a aucun sens d'aller chercher à l'autre bout du monde ce qu'on sait, ce que l'on peut produire et ce que nos agriculteurs produisent très bien à choisir. Je pense que tous les gens qui nous regardent préfèrent quelque chose qui a été produit à l'autre bout du champ plutôt que du bœuf qui est importé du Brésil au Alors justement, je vous propose quand même de faire le point pour nos téléspectateurs, refaire le point sur le contenu de ce traité. Il est négocié depuis plus de 26 ans.
Il créerait l'une des plus grandes zones de libre échange au monde avec quelques gardes de fou pour l'agriculture européenne qui ont été arrachés par la France notamment. Regardez les explications de Valérie Astruc et Louis Viial. Le Merco sur ses quatre États d'Amérique du Sud, soit un marché de 270 millions d'habitants.
Objectif libéraliser les échanges avec l'Europe et ses 450 millions de consommateurs. Les Européens pourraient exporter leurs produits laitiers, leur vin et leurs voitures. En retour, le Merco écoulerait vers l'Europe sa viande bovine, ses volailles, son soja et son sucre. des échanges sans droits de douane.
La commission propose en cas de baisse des prix ou des ventes dans une filière sensible un rétablissement des droits de douane. Elle promet aussi d'exiger les mêmes niveaux de pesticides pour les exportations sud-américaines. Et pour appliquer tout cela, promesse de renforcer les contrôles de 50 %.
Alors voilà pour le contenu de cet accord. Charles Gorens, vous savez comment on réagit nos partenaires du Mercosour après le vote mercredi ? Quelle signal on leur envoie ?
Je je n'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que on est dans une période d'attente. Moi, je suis fermement convaincu que la Cour de justice donnera raison à la commission qui a négocié l'accord.
Il y a deux possibilités. Ou bien l'accord est rejeté par la Cour ou bien il n'est pas au quel cas il n'est pas compatible ou bien il est compatible. Alors je voudrais savoir que ceux qui ont voté pour la résolution hier, si la Cour considère l'accord compatible avec le trait européen, s'il vote finalement pour l'accord.
Alors, mais je voudrais dire encore une chose qui est qui est très importante. On peut pas dire que l'Union européenne a fait la sour d'oreille au Parlement et aux agriculteurs. Je fais je fais référence au aux mesures aux mesures de sauvegarde.
J'ai encore eu un entretien avec le commissaire à l'agriculture que vous connaissez très bien. Il est de votre groupe, il m'a jamais menti. J'ai dit écoute, écoute, d'aucun au Parlement européen disent que ça ne vaut rien.
Est-ce que tu es d'accord de venir devant la commission de l'agriculture et expliquer expliquer ce qu'on a obtenu ? On a obtenu notamment lorsque que au cas où il y aurait une chute de 5 % de la viande bovine dans un seul pays dans un dans un seul pay c'est 5 % non c'est 8 % je fais partie des négociations vous n'y êtes pas c'est 5 % alors alors le journal dans lequel il a donné cette interview c'est 8% dans tous les cas dans tous les cas c'est c'est du jamais vu. Ces mesures de sauvegarde ne vont jamais être activé vous le savez très bien.
Faut qu'il y a une variation de 8 % pas de 8% écoutez c'est 8 % c'est l'accord final issu du trilogue. Le parlement a voté 5 c'est 8 % il faut une variation des prix des volumes montrer qu'il y a une causalité directe entre les variations des prix et des volumes et l'accord avec le mercour je vous mets au défi. On pas problème c'est pas le vrai problème c'est pas le problème c'est que attendons de voir ce que la commission va nous donner comme problème la commission le vrai problème c'est que la présidence tournante des pays du mercour qui actuellement échue au Paraguay son représentant Rubben Ramirez a déclaré le weekend dernier lors de la signature que de toute façon les clauses de sauvegarde n'étaient pas reconnues par les pays du mercosourte comme faisant partie de l'accord que dans le cas où l'Europe activerait ces clauses miroir évidemment les pays du Mercosour réservé à le droit d'activer la clause de rééquilibrage qui est une clause hallucinante parce qu'elle met même en péril notre souveraineté juridique et qui fait que dès que l'UE ou un état membre de l'UE va prendre une réglementation comme la clause de sauvegarde qui met en péril le principal de l'accord sur les quotas d'exportation, ils vont pouvoir demander une compensation et saisir l'organe de règlement des différents croyez pas à ces mesures de sauvegarde.
Il y a une question quand même que certains se posent, c'est dans ce contexte géopolitique qui est quand même extrêmement tendu. L'Europe a besoin d'alliers. Est-ce qu'on peut se permettre de refuser ce type d'accord ?
Maombré, écoutez, refuser un accord de libre échange, c'est pas refuser un cadre de coopération et un cadre même d'échange commercial. Nous, ce qu'on disait, ce que nous disons, c'est que cet accord, il est profondément déséquilibré. Et vous évoquez le contexte et vous faites certainement référence à la guerre commerciale avec Donald Trump et je trouve qu' y aurait quelque chose d'incohérent à remplacer une dépendance par une autre dépendance.
Ce que pose au fond ce débat, c'est la question de la souveraineté alimentaire. C'est la question de produire ce dont nous avons besoin et de relocaliser notre production. Maintenant, vous parlez d'incohérence mais la souveraineté alimentaire, ça se défend toute l'année.
Nous avons absolument été alliés sur le sujet du mercour. Mais quand vous passez toute l'année euh vous vos camarades LFI écologistes à stapper l'accès aux facteurs de production de nos agriculteurs, quand vous faites venir extinction rébellion au Parlement européen, quand vous soutenez euh les manifestants des soulèvements de la terre à Sainte contre le stockage de l'eau, ne vous étonnez pas de vous faire huer à chaque fois que vous descendez devant les agriculteurs. D'ailleurs, je vous ai pas vu dans les manifestations mais je pense que vous êtes la constance la constance dans la défense de la souveraineté alimentaire.
C'est assez mal placé pour donner des leçons quand vous faites partie du groupe politique ici qui a le moins soutenu notre avit une délégation française au PPE qui cette résolution sinon elle ne serait pas passé. Alors je reprendre la pasetourité bien ordonné. Je termine juste d'un mot puisque vous m'interrogez. charité bien ordonnée commence par soi-même et donc ça commence par mener le travail au sein de votre groupe et aujourd'hui ce qu'il faut dire la présidente de la Commission européenne la présidente de la Commission européenne la présidente du Parlement européen le rapporteur sur cet accord issus de votre groupe politique.
Il est votre groupe politique est le premier responsable propose que soit quitter votre groupe politique soit alors ne donation je voudrais quand même qu'on on recadre un peu le débat aussi pour ceux qui nous regardent juste qu'on comprenne bien que ce traité pour autant il est pas enterré sa ratification elle est suspendue donc au parlement pendant un an ou le temps que la cour rende son accord on a plusieurs scénarios possibles. L'un des scénarios évoqués, c'est une application provisoire de cet accord. C'est une possibilité offerte par la commission.
Ce serait une solution pour vous, monsieur Goren, que la commission fasse sans le vote du parlement. Ah, je serais très prudent si j'étais à la place de madame Vandalayen parce qu'alors elle va avoir un un vrai problème avec le Parlement européen. Donc faire comme si rien ne s'était passé, c'est pas la c'est pas la bonne attitude à adopter.
Mais je voudrais dire un mot sur les euh sur les mesures de sauvegarde. Pourquoi les vous les avez voté ? Je crois que vous les avez voté.
Bien sûr. Donc parce que c'est mieux qu'elles y soi plutôt qu'elles y soi pas même si c'est pas suffisant. Alors, je voudrais qu'il soit tiré au clair le vrai sens de ces euh et et la vraie signification, c'est qu'elles impliqu en pratique est-ce que vous êtes d'accord qu'on charge la commission de l'agriculture d'inviter les commissaires Sevkovic et Hanzen pour nous expliquer de quoi il retournent et alors on verra puisqu'on n'est pas encore au moment de d'approuver le le texte de l'accord, on aura 1 an ou peut-être 2 ans.
On a tout le temps pour apporter les éclairages réclamés par les agriculteurs. Il y a beaucoup d'agriculteurs aussi dans mon groupe qui sont pour l'accord parce qu'il voi somme toutes un avantage pour l'agriculture. Et un mot sur la souveraineté alimentaire, on n' pas la souveraineté alimentaire, on a une sécurité alimentaire en Europe, mais du point de vue des matières azotées, on est largement tributaire des importations et si on veut mettre fin à ça, alors il faut donner des primes à l'hectaire qui sont supérieures de 500 € par hectare.
Sinon, on n'arrivera pas à produire des fèves ou des petits poids susceptibles de remplacer les soja. Alors, de deux choses l'une ou bien on va dans ce sens auquel cas personne ne peut nous l'interdire. Et un dernier élément euh ce qui va vraiment bousculer les marchés agricool dans l'Union européenne, c'est moins le mercour, mais c'est plutôt des élargissements qui s'ils ne sont pas bien contrôlés, s'ils ne sont pas bien contrôlés et si on change pas fondam fondamentalement la politique agricole commune, alors ce sera la catastrophe.
On l'a vu avec les importations venant d'Ukraine depuis qu'on les a encadré, ça va un peu mieux. Et un dernier élément pour plaider pour l'ouverture des marchés depuis que les céréales ont chuté, qu'est-ce qui s'est passé ? On a mis fin aux importation sauvage de venant de l'Ukraine mais la France n'exporte plus son blé en en Algérie parce que l'Algérie a remplacé son fournisseur de blé qui était français par les Russes.
Alors c'est quand même une invitation. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut lamender ce cet accord ou vous n'en voulez absolument pas ? Il faut absolument bloquer ce traité de libre échange parce qu'il est construit sur un paradigme qui aujourd'hui est dépassé.
Pour moi, il faut abandonner cet accord et recommencer à négocier de manière différente. Mais là où nous les républicains, où la droite française est toujours constante toute l'année, c'est sur le fait de dire qu'il faut renforcer notre souveraineté alimentaire, donner un choc de compétitivité à nos agriculteurs, encourager l'accès aux facteurs de production. Aujourd'hui, on ne peut plus tolérer que les agriculteurs français bah soient ceux qui aient la première balle dans le pied de toutes les surtranspositions possibles, de toutes les contestations de projet possibles par la sphère écolomilitante qui dès qu'on veut étendre une porcherie, étendre euh des des bâtiments d'élevage, en fait, on a des contestations pas possibles, que ce soit sur l'accès à l'eau, sur l'accès à des phytosanitaires comme l'acétamyde qui sont autorisés partout.
On a aussi notre travail à faire pour vraiment redonner un choc de compétitivité et redonner les moyens de travailler à des agriculteurs qui veulent produire par pour nous nourrir et pas juste être des gestionnaires de pays question qui nous qui nous importait c'était quand même cette application provisoire. Alors c'est vrai que le chef de votre groupe Mfred Vbert appelle à cette application provisoire. C'est c'est une division chef de notre groupe qui est allemand.
Mais il faut comprendre je pense que c'est aisément compréhensible. On découvre pas la Lune en sachant que les groupes sont divisés. Vous savez très bien que les Allemands dans mon B les Espagnols, les Portugais et et mais exactement je pense que si aujourd'hui vous n'aviez pas eu la délégation française au sein du PPE pour faire pencher la balance pour aller chercher les votes de nos collègues, l'accord ne serait pas passé.
Mais écoutez madame madame madame Aubri quand vous faites venir extinction rébellion au Parlement européen contre les agriculteurs, quand vous vous faites huer par les agriculteurs, vous n'osez même pas sortir sur les manifestations. Ne venez pas ne venez pas me faire des leçons de cohérence et de bonne conduite. Faites votre propre examen de conscience.
Vous n'osez même plus descendre les lignes de fracture entre les groupes politiques si les agriculteurs vous aimez autant que vous préfteurs c'est ma constante on s'arrête on entend plus chacun sera chacun sera juge de votre groupe qui alors on a bien compris on a bien compris qu'en tout cas les députés européens quel que soit leur bord ne souhaitent pas cette application provisoire on s'entend et ensuite vous vous plaignez de la musique écoutez madame que vous êtes principal soutien madame'estce que ça vous qu'est-ce que ça vous inspire j entre entre ces députés européens qui devrai en théorie s'entendre groupe c'est votre grand ami madame groupe st tu sais que c'est compliqué manombr on entend rien ça ne sert à rien maintenant. Oui, mais alors j'arrive pas à en placer une que sur peut-être un mot monsieur Goren sur le plateau français qu'on se dispute comme ça. C'est vrai ?
Oui, je regarde je regarde la télévision anglaise, la télévision allemande belge, ce n'est que sur Alors, il nous reste très peu de temps. Je voudrais maintenant qu'on se concentre quand même sur ce traité. Il y avait aussi cette possibilité donc que vous évquez tout à l'heure que la Cour déclare cette cet accord illégal.
Il y a des arguments solides rapidement et pas trop techniquement. Les arguments pour lesquels la cour pourrait, c'est ce que j'évoqué tout à l'heure, la procédure d'adoption, y compris l'application provisoire. Ce que je je on mesure mal encore l'application provisoire, ce serait inédit, hein, que un accord de cette ampleur puisse être mise en œuvre sans qu'aucun parlementaire, aucun parlement à un moment et donné une forme de tampon d'approbation.
Ça, on a bien compris que vous étiez contre mais sur les possibilités de cette illégalité. D'accord. Donc, c'est une des raisons pour lesquelles la cour de justice peut être saisie.
J'évoqué le principe de précaution, le mécanisme de rééquilibrage qui a été mentionné plus tôt qui fait que quelque part ça veut dire que un État euh d'Argentine ou du Brésil peut dire à l'Union européenne quelle loi adoptée et quelle loi ne pas adoptée. Là aussi ça pose un problème de souveraineté. Donc il y a énormément de raisons.
Si jamais il y avait des négociations qui devaient être réouvertes, on va pas se raconter d'histoire. Ce cet accord ne verra jamais la lumière de jour et c'est tout ce qu'on peut espérer. C'est ça.
S'il est illégal, c'est il est enterré ce mercour rapidement. Ah si s'il n'est pas s'il n'est pas reconnu légal et en phase avec les dispositions du traité, alors il est enterré. C'est clair.
Alors il faudrait renégocier un un nouvel accord. Euh moi je ne suis pas un fanatique de l'accord Merkosour. Moi, je suis un un adepte de l'ouverture des marchés raisonnablement.
Alors dans la situation présente, essayons de rétablir le calme. Première condition pour arriver à progresser, faire un peu de progrès et puis essayons de voir s'il y a aussi des avantages. Je vous ai dit, il y a des avantages pour certains producteurs, pas pour tous.
Et pour ce qui est des inconvénients frappant certains producteurs, il y a des mesures de sauvegarde. Encore une fois, je voudrais qu'on les explique très en détail aux agriculteurs et que la commission de l'agriculture s'en charge. Donc ça c'est mon point de vue et et pour le reste, j'espère que l'Union européenne réussira aussi à mettre de l'ordre dans sa propre boutique.
On parle des plasticides qui qui sont interdits chez nous et et autorisés mais dans l'Europe même dans l'Europe c'est la même chose. Il y a des pesticides qui sont interdits en France et autorisés en Allemagne. Les glyphos par exemple il était interdit dans mon pays mais ça n'a pas la liste de circulation des produits à l'intérieur de l'Union européenne.
Céline un dernier mot. Un dernier mot ? Non, moi ce que je crois aujourd'hui c'est que notre action elle est double.
Premièrement, les garanties présentées comme telles pour les agriculteurs. Les clauses de sauvegarde, on en a parlé, les clauses miroir ne sont ni écrites ni opérantes et ne seront absolument pas activable parce qu'on n'a pas les moyens humains et financiers de les mettre en œuvre. Mais je crois qu'il faut aussi effectivement euh agir pour les agriculteurs au niveau des distorsions de concurrence dans le marché intérieur.
C'est extrêmement important aujourd'hui. Au-delà du rejet du Mercosour, ce qu'il nous réclame, c'est d'avoir la confiance, c'est d'avoir la vision, c'est d'avoir les moyens de travailler, c'est qu'on les laisse tranquilles avec toujours plus de bureaucratie, toujours plus de normes, toujours plus de papiers, toujours plus de justification. Il faut aujourd'hui rentrer dans une logique de confiance, de contrat d'objectif, leur proposer une vision, un cap clair et leur dire "Non, nous ne voulons pas de vous que pour être des gestionnaires du paysage.
Nous voulons de vous pour produire l'alimentation de tous nos citoyens. Nous allons vous donner les moyens de faire ça. Vous avez notre confiance et l'Europe veut encore de vous." C'est ça qu'ils veulent entendre et c'est aussi sur tout ça que je me bats.
Je vous remercie, c'est déjà la fin de cette émission. Je vous remercie. La loi la loi du plomb, vous êtes lourd ou contre parce que la loi du plan vous alors on va pas relancer le débat sur la loi du plomb.
On était sur le mercurour, c'est déjà assez compliqué. Je vous remercie à tous les trois d'avoir été là et on refera un débat. Merci à tous les trois.
Bien sûr, c'est la fin de cette émission. Merci beaucoup de nous avoir suivi et puis bon dimanche à tous.
Manon Aubry