Laurence FAUTRA : Maire "LR" de Décines-Charpieu et 2e Vice-Présidente à la Métropole de Lyon en charge de la santé et la prévention
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Questions et réponses
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- 1:14OuverteRéponse directe
Pourquoi ce choix de quitter la région pour la métropole ?
- 2:24RelanceRéponse partielle
Vous avez quitté la métropole en 2021 car vous ne pouviez plus faire passer de décisions. Pourquoi cette revanche maintenant ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous de votre expérience régionale en santé ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Le plan santé a été lancé en 2022. Pouvez-vous nous en dire plus ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Ce plan vise-t-il à réduire les inégalités territoriales en santé ?
- 6:05OuverteRéponse partielle
La région a créé une mutuelle de santé. Quel est son rôle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueChiffre
« Vous étiez tête de liste dans la circonscription Ronamont que vous avez remportée avec près de 35% des voix au second tour. »
- 3:14Invité politiqueFait
« La région n'a pas de compétences au niveau de la santé publique. »
- 4:05Invité politiqueFait
« On a créé un plan santé, que Yannick Noder, qui a été ministre quand même de la santé, a essayé de continuer au niveau du gouvernement. »
- 4:25Invité politiqueFait
« On a vu, justement, les capacités logistiques de la région à pouvoir organiser la distribution de masques pour les professionnels de gel, ou mettre en place les vaccinodromes, ou les centres de prévention. »
- 4:41Invité politiqueFait
« Ça a été vraiment... ou simplement les achats groupés de masques. »
- 5:04Invité politiqueFait
« Il y a des territoires qui sont isolés, où, effectivement, il n'y a plus du tout de médecins traitants, où les parcours de soins n'ont plus lieu d'être. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Les nouvelles générations de médecins ne veulent plus travailler tout seuls dans leur cabinet, ils veulent partager l'exercice, ils veulent être ensemble. »
- 6:42PrésentateurFait
« Ce qui veut dire, Laurence Fautra, que la région reste un échelon administratif indispensable. »
- 8:10PrésentateurFait
« On a entendu parler de l'ODI des finances, de la police des transports, du projet Téal. On n'en a pas parlé de santé. »
- 8:30Invité politiqueFait
« L'urgence, c'est quand même le nerf de la guerre, c'est quand même les finances publiques. »
- 11:41Invité politiqueFait
« Il y avait une exclusion caractérisée des personnes ne pouvant pas acheter de véhicules neufs. »
- 12:46Invité politiqueChiffre
« Les résultats, les chiffres, les chiffres sont têtus. »
- 23:28Invité politiqueChiffre
« On est à plus de 50 millions d'investissements sur des équipements. »
- 23:46Invité politiqueChiffre
« On accueille 60 000 spectateurs. »
- 33:33Invité politiqueFait
« le système de santé et surtout au niveau des étudiants en médecine va prendre encore peut-être un peu moins d'une décennie avant qu'on ait un contingent suffisant pour des grandes études »
- 33:57Invité politiqueFait
« ces jeunes médecins peuvent s'installer ils ont la liberté d'installation »
- 34:07Invité politiqueFait
« le rôle des communes des maires ou d'une région ou d'une métropole c'est de faire en sorte de les attirer »
- 37:29Locuteur 2Chiffre
« il est parfaitement adapté à ce qu'on va faire donc c'est 496 m² sur deux étages »
- 39:30Locuteur 2Fait
« ce projet là on l'a commencé on l'avait imaginé déjà il y a 5 ans on avait formalisé la collaboration il y a 3 ans et demi 4 ans »
- 39:55Locuteur 2Fait
« c'est leur faciliter l'accès aux soins et c'est optimiser au mieux les catastrophes dont on dispose pour offrir une réponse à des problématiques de santé qui soient la plus pertinente possible »
- 40:21Locuteur 2Fait
« nous on fait vraiment de la médecine de proximité avec un gros accent qui est mis sur le suivi »
- 40:26Locuteur 2Fait
« la télémédecine est quand même à mon sens nécessaire elle doit faire partie de la palette de médecine qu'on puisse proposer »
- 42:01Locuteur 2Promesse
« on aimerait pouvoir avoir des médecins qui soient maîtres de stage universitaire pouvoir accueillir dans un premier temps des étudiants qui sont externes »
- 42:59PrésentateurFait
« c'est ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 21h »
- 43:06PrésentateurFait
« 57 rue de la République »
Temps de parole
- Laurence Fautra53 %
- Présentateur29 %
- Locuteur 217 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du Saint-Denis, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, bonne fin de matinée avec nous, cela fait déjà un mois que les urnes ont parlé à l'occasion du second tour des municipales et des métropolitaines 2026. Beaucoup de communes auront reconduit leur mer sortant, les filles auraient fait une petite percée, mais conséquente en prenant le contrôle de Vénitieux, Saint-Fond et Vaud-en-Velin. Autre fait marquant, la métropole a changé de cap en passant d'une majorité écologiste à celle de Grand Cœur Lyonnais. Alors je vous propose d'en parler aujourd'hui avec sa deuxième vice-présidente. Bonjour Laurence Fautra. Bonjour.
Et merci d'être au micro de Lyon 1ère. Vous arrivez donc dans l'ordre protocolaire de la métropole après sa nouvelle présidente Véronique Sarcelli et de son premier vice-président Jean-Michel Elas. Vous êtes délégué à la santé, à la prévention et à l'accès aux soins. Vous étiez tête de liste dans la circonscription Ronamont que vous avez remportée avec près de 35% des voix au second tour. Alors on parlera également de votre troisième mandat de maire de Dessine, une commune de l'Est au Lyonnais de 30 000 habitants, communauté arménienne. Une cité qui sera passée en un siècle de l'industrie de la soie artificielle à Lohelland, autour du groupe Amastadium.
Et puis vous étiez jusqu'à présent de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le cumul des mandats vous fait quitter l'exécutif régional, Laurence Fautra. Alors pourquoi ce choix ? L'émission de la région ne vous paraissez plus aussi attrayante de nos jours ?
Non. Ce choix, il était logique et clair. Quand vous êtes maire de la métropole de Lyon, on ne peut pas laisser faire, regarder, passer le train et ne pas s'engager. Quand on connaît les compétences de la métropole, surtout pour un maire, et quand on se rappelle ce qu'on a vécu pendant six ans, c'était la conversation que j'avais eue avec Laurent Vaupiquier et Fabrice Pencouc, obligatoirement, ça demande un engagement et je me devais d'être aux côtés de mes collègues maires.
À une place de choix, donc bien entendu, deuxième vice-présidente.
Alors ça, ça a été la conséquence de la victoire. Mais quand il a fallu réfléchir sur l'engagement au niveau de la campagne et tous les dossiers qui étaient restés pendant six ans en attente ou pas du tout traités par l'ancien président de cette métropole, il était obligatoire pour moi de m'engager, en sachant qu'effectivement, j'étais dans l'obligation de quitter cette belle région en Verdun-Alpes pour laquelle j'ai servi les...
Et on aura l'occasion d'ailleurs de revenir sur votre bilan en quelque sorte pendant cinq ans pour venir à la métropole. Donc c'est une revanche finalement sur 2021. Vous avez justement quitté cette métropole parce que vous estimiez ne plus pouvoir faire passer de décisions avec la majorité écologiste.
Alors là aussi, ce n'était pas un plan de carrière. Un an après avoir été siégé dans l'opposition, j'avais déjà siégé dans l'opposition à l'époque de Gérard Collomb. À l'époque, le président de la région m'a appelé en me disant « Viens à mes côtés, engage-toi dans cette campagne régionale ». Bon, j'avais un peu hésité. Honnêtement, je n'étais pas déterminée à y aller. Et puis je lui ai dit « Mais je suis dans l'opposition à la métropole ». Et il m'a posé une question, il m'a dit « Mais qu'est-ce que tu fais dans cette opposition ? » Il n'a pas grand-chose effectivement.
Et donc le conseil a été vite fait, il vous a dit « Je prends la direction de la région ».
Voilà, donc il a gagné. Et la deuxième surprise, ça a été qu'il m'a proposé la place de Yannick Noder en tant que vice-présidente à la santé. Et la réaction un peu féminine que j'ai eue, mais je ne suis pas médecin, que vais-je faire ? D'autant plus que la région n'a pas de compétences au niveau de la santé publique. C'est une politique volontariste à l'époque du président. Donc j'ai toujours un peu le syndrome de l'imposteur de ne pas être à sa place.
Et alors finalement, justement, cinq ans après, quel bilan vous tirez de cette expérience ?
Exceptionnel, puisque dans ces thématiques-là, effectivement, on peut prendre le prisme très scientifique, très sachant de tous les thèmes en lien avec la santé. Mais pour autant, on a pris, nous, le prisme de l'aménagement du territoire, d'être au plus près des communes, et de porter avec eux les projets de santé au niveau de l'investissement et trouver des outils, parce qu'on peut, sur les territoires, trouver des outils qui sont efficients et faire en sorte, on a créé un plan santé, que Yannick Noder, qui a été ministre quand même de la santé, a essayé de continuer au niveau du gouvernement.
Un plan santé lancé en 2022, je crois.
Oui, tout à fait, en 2022. Alors, avant, ils avaient déjà commencé, mais il y a eu la fameuse période Covid, où on a vu, justement, les capacités logistiques de la région à pouvoir organiser la distribution de masques pour les professionnels de gel, ou mettre en place les vaccinodromes, ou les centres de prévention. Ça a été vraiment... ou simplement les achats groupés de masques. Et on a vu la puissance de frappe de cette région.
C'est quoi ? C'est de mettre en commun, de favoriser l'ensemble des territoires, y compris ceux qui sont les moins favorisés ?
Tout à fait. Surtout, vous savez, dans le Cantal, en Ardèche, en Haute-Loire, ou dans l'Allier, ou même dans d'autres... dans la Drôme, dans l'Isère, il y a des territoires qui sont isolés, où, effectivement, il n'y a plus du tout de médecins traitants, où les parcours de soins n'ont plus lieu d'être, et où la population...
C'est ça, donc le but de ce projet, de ce plan, c'était, évidemment, de rapprocher comme ça...
De faire en sorte d'avoir des lieux, de créer des lieux où ces professionnels de santé... Parce que les nouvelles générations de médecins ne veulent plus travailler tout seuls dans leur cabinet, ils veulent partager l'exercice, ils veulent être ensemble, parce qu'il y a aussi beaucoup de femmes, hein, au niveau de ces jeunes praticiens, et elles ont envie, et ce qui est complètement logique et entendable, d'avoir aussi une qualité de vie. Donc, à partir de là, essayer de regrouper des paramédicaux, des médecins, et de faire...
Alors ça, c'était à l'échelle de la région. On aura d'ailleurs l'occasion de revenir sur ces maisons de santé dans la dernière partie de cette émission, mais plus sur le plan local et municipal. On aura l'occasion d'en parler sur des signes, évidemment. Il y a eu aussi la création d'une mutuelle de santé, je crois, à l'échelle de la région Rhône-Alpes ?
Oui, alors, elle existe, elle n'était pas sous ma délégation, mais effectivement, on a mis en place cette mutuelle, et voilà, pour essayer, pareil, de faire des achats croupés, de négocier au mieux. Il y a d'autres villes, à des échelons plus petits, je pense à mon collègue Renaud Piedfer à Mornan, qui avait été aussi à l'initiative de ce genre de projet. Donc, on s'en est inspiré, parce que les bonnes idées, elles sont partout sur le territoire, que ce soit en Rhône-Alpes, Auvergne ou en France, et c'est des choses qui fonctionnent très bien.
Ce qui veut dire, Laurence Fautra, que la région reste un échelon administratif indispensable. Oui. Ah oui, effectivement. Vous les citiez tout à l'heure, Laurent Wauquiez, Fabrice Pencourt, les présidents de cette région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'est-ce qu'ils vous auront enseigné, qu'est-ce qu'ils vous auront appris durant ces cinq années ?
À des ans, ils m'ont déjà permis de faire partie d'un exécutif, et cet exécutif était majoritaire, donc ils m'ont donné les moyens d'aller déjà au plus près des Renalpins et des Auvergnats, et de faire des choses qui sont concrètes. Voilà, l'argent public...
Vous avez beaucoup appris, donc ça veut dire au contact des administratifs également.
Énormément, et avec mes collègues. C'est une grande assemblée qui ne fonctionne pas comme la métropole et pas comme l'échelon communal. Et voilà, j'ai vu dans plein d'autres politiques publiques l'efficience de cette politique, le dynamisme, parce que ça reste une région très très dynamique dans tous les domaines, que ce soit économique, au niveau du sport, dans plein de l'handicapes. Oui, c'est une région puissante. Oui, et on en est fiers. Donc, c'est vrai qu'on aimerait que ça soit pareil au niveau de la France.
Alors, au niveau de la France, et puis aussi au niveau de la métropole, encore une fois, puisque la santé, vous allez vous y consacrer désormais à la métropole. Pourquoi ça ne fait pas partie des priorités de la nouvelle équipe dirigeante ? De la nouvelle équipe, excusez-moi. De la nouvelle équipe dirigeante. Pourquoi la santé, ça ne fait pas partie des priorités ? On a entendu parler de l'ODI des finances, de la police des transports, du projet Téal. On n'en a pas parlé de santé.
Alors, déjà, le signal fort qu'a donné la présidente Véronique Sarcelli de la métropole, c'est de mettre quand même en deuxième vice-présidence la santé. Alors, on va peut-être faire par étapes et par urgence. L'urgence, c'est quand même le nerf de la guerre, c'est quand même les finances publiques. Et de faire un bilan financier de cette grande métropole de Lyon, il faut commencer par là. Il faut commencer par le commencement, effectivement. Donc, ça fait à peine 15 jours que nous avons pris à tâche et dans cette métropole de Lyon.
Ce qui veut dire que dans les prochaines semaines, et peut-être même aujourd'hui à ce micro-là, il y aura des annonces concernant la santé ?
Peut-être. Alors, je vous dis, step by step, il y a eu des actes forts. J'ai vu hier mon collègue Jérémy Bréau et Gilles Gascon qui se sont déplacés.
Deux autres vice-présidents, effectivement. Et par ailleurs, maire de Bonn et de Saint-Priot.
Voilà, sur quand même quelque chose qui était un peu une aberration, les tracés des nouvelles voies lyonnaises qui mettaient en péril les commerces sur la route de jeunesse. Donc, ça a été, voilà, petit à petit. Et du contraire que vous évoquez tout à l'heure. Voilà, à peine à moi qu'on est en place. Donc, effectivement, je pense que j'aurai l'occasion de présenter un plan santé. Je suis en train de le rédiger, je suis en train d'expertiser et de recevoir tous les grands acteurs de la santé métropolitaine.
Et justement, la priorité, ça va être quoi ? Est-ce qu'il n'y a pas eu urgence à réduire toute pollution, déjà, pour pouvoir occasionner maladies graves, cancers ?
La santé, elle est très transversale. La santé publique, santé, sport santé, dans tous les domaines, évidemment. Notre bien le plus cher, c'est notre santé. Et donc, là, vous voyez, c'est marrant que vous m'en parliez, puisque j'ai mon collègue Christophe Gourgeon, qui m'a demandé un rendez-vous pour justement parler d'EPFAS, parler de la qualité de l'air.
Oui, c'est ça, est-ce qu'il y a des activités qui sont d'ores et déjà dans le misère ? Oui, on va travailler. Pour faire l'objet d'attention particulière ?
Bien sûr, on va travailler en transversale avec toutes les vice-présidences, de manière à voir comment, à l'échelon métropolitain, on peut œuvrer par rapport à toutes ces problématiques qui sont réelles.
Alors, on parlait par exemple à ce micro il y a 15 jours avec le maire de Saint-Génie-Laval, du projet de chaufferie Biomasse de Saint-Génie-Laval, justement. Est-ce que la métropole de Véronique Sarcilie va poursuivre dans cette voie, ou au contraire va arrêter ce projet ?
Alors, écoutez, je n'ai pas connaissance à 100% du dossier, et puis je ne vais pas parler au nom du nouveau maire de Saint-Génie-Laval, mais il me semble, je ne voudrais pas dire bêtise que...
Elles ont pris des dispositions pour qu'il y ait des recours et que vous luttiez contre l'instauration et l'implantation de cette chaufferie bois. Est-ce que ce serait la volonté également de la métropole ?
Écoutez, je ne peux pas répondre à la place d'une présidente, de la présidente actuelle.
En tout cas, vous pousserez pour que cette chaufferie bois ne se fasse pas en tant que déléguée à la santé ?
Écoutez, il faut expertiser le dossier. Je ne vais pas vous raconter des choses que je ne maîtrise pas actuellement, puisque je n'ai pas le nez dans le dossier, et ça fera sûrement partie des sujets qu'on évoquera avec Christophe Gourgeon, qui est en charge de cette thématique.
Alors, en tout cas, il y a une actualité cette semaine, c'est la suppression des ZFE, les zones à faible émission par l'Assemblée nationale. C'est une bonne nouvelle, alors, pour la libéralisation de la circulation, mais est-ce que c'est une bonne nouvelle pour notre santé ?
Écoutez, je pense que ce dossier ne se résume pas à ces deux constats. En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'il y avait une exclusion caractérisée des personnes ne pouvant pas acheter de véhicules neufs. Je pense que c'est plutôt au niveau de l'État de faire en sorte... Et d'ailleurs, ça a commencé. On a de moins en moins de voitures polluantes au sein de l'agglomération. Je pense qu'il faut un juste milieu. Pour autant, ce n'est pas ouvrir les vannes à des voitures polluantes. Je pense qu'il faut inciter, en tout cas, les gens à pouvoir le faire, à pouvoir changer.
Et peut-être nous diriger aussi vers l'électrique, évidemment, de nos jours.
Tout à fait. Et ça, c'est qu'un État, c'est que notre gouvernement qui peut accompagner les choses. Mais en tout cas, dans la manière où l'avait installé la gouvernance Europe Écologie, les Verts, c'était très discriminatoire. Parce que le parc est temps. Et puis, je pense... Donc, le dogmatisme n'aura pas lieu d'être, effectivement, avec cette nouvelle municipalité. On optera pour le bon sens et on regardera. Parce que les effets de la diminution de cette pollution urbaine, on a vu que les courbes descendaient avant de l'aser des feux. Les résultats, les chiffres, les chiffres sont têtus. Effectivement, le parc se renouvelle.
Maintenant, voir comment on peut pousser plus loin ces dispositifs pour permettre au plus grand nombre, d'éventuellement, de changer de véhicule. Parce qu'on ne peut pas mettre tout le monde sur un vélo cargo. Ça rend compte aussi nos transports. Il faut ouvrir pour tout le monde.
Pour trouver des solutions pour tout le monde. Laurence Fautra, on va marquer une pause dans cette émission. Vous connaissez le principe. Laurence Fautra, deuxième vice-président de la métropole de Lyon, déléguée à la santé notamment, qu'on retrouve. Et puis, maire, évidemment, de Dessine, qu'on retrouve tout de suite dans quelques minutes sur Lyon 1ère. Merci d'être avec nous en ce samedi matin. Et c'est le retour de l'invité politique en ce samedi matin avec notre invité du jour, Laurence Fautra, deuxième vice-président de la métropole de Lyon, déléguée à la santé, à la prévention, à l'accès aux soins. Et puis, il y a deux Dessines. Alors, on parlait évidemment santé avant la pause.
Et pour cette deuxième partie, je vous propose de continuer à parler effectivement de cette délégation importante. Évidemment, en parlant de la qualité de l'air, également dans la métropole de Lyon, la qualité de l'air en règle générale, est-ce qu'il est possible encore de l'améliorer ?
Je pense, oui, c'est ce qu'on disait tout à l'heure en amont. Déjà, en faisant en sorte que les véhicules soient de plus en plus propres et de communiquer sur ces grandes thématiques et d'informer le plus grand nombre. Oui, oui, tout à fait. Enfin voilà, il faut créer un cercle vertueux.
Oui, il y a un rôle de la métropole de jouer la prévention dans ce domaine. Oui. Et vous allez voir tous les acteurs, encore une fois, de cette population.
Alors, la santé, ça ne se résume pas non plus qu'à la qualité de l'air, puisque ça peut, comme je vous l'ai dit, santé, sport santé, santé alimentation, parcours de soins. Ce sujet est vaste et varié. Donc, par item, on va expertiser tout ça et aller au plus près des problématiques des grands métropolitains.
Alors, ça va se passer dans les semaines qui viennent. Quelques semaines après l'installation du nouvel exécutif, quelle est l'ambiance de l'intérieur, Laurence Petrin ?
Très bien. Alors, bon, on a la chance d'avoir quand même dans cet exécutif des maires qui sont au quotidien un peu comme, pardonnez-moi l'expression, les mains dans le cambouis. Donc, ils sont au plus près. Le fait d'être maire, on est au plus près de la réalité et de notre population. Donc, ces problématiques, on les appréhende pour certains depuis de nombreuses années.
Mais le fait que, justement, il y ait de nombreux maires de la métropole qui soient vice-présidents, c'est quoi ? C'est par manque de compétences et justement pour ancrer la métropole dans les territoires et dans les communes.
La métropole, quand même, c'est une grande communauté de communes, même si elle a changé de statut. Effectivement, les maires représentent ces villes et leurs habitants. Et quand ils parlent de sujets, ils les appréhendent donc au quotidien. Il y a une mixité dans cette équipe puisque nous avons aussi des grands experts de la société civile qui ont aussi, on vient tous plus ou moins de la société civile. Moi, j'ai passé 25 ans dans l'entreprise. Et une fois que vous rentrez, effectivement, du côté politique, le système est un peu différent puisqu'il est très... Il faut en acquérir les codes. Il faut en acquérir, évidemment, les codes.
Mais ce mélange entre ces expériences, ce savoir-faire, c'est ce qu'il y a de gagnant. Donc, voilà, on gagne du temps puisqu'on sait de quoi on parle. On gagne du temps et on connaît tous les chemins pour arriver à nos objectifs.
Alors, sur les réseaux, on voit que chaque vice-président s'est mis au travail. Pour autant, est-ce que chacun a trouvé sa place ou est-ce qu'il y a des déceptions, des frustrations ?
Ah non, je ne pense pas.
Je ne pense pas que vous ayez connaissance.
Non, non, non.
Est-ce que les délégations avaient été réfléchies en amont avant la nomination de chacun ?
Je pense que tout le monde avait plus ou moins donné son thème pour lequel il voulait travailler. Est-ce que certains ont ferraillé dur pour avoir telle ou telle délégation, telle ou telle poste ? Je ne rentre pas trop dans ces... Dans ces considérations ? Non, je ne pense pas. Voilà, on est au service d'un projet politique, d'un projet public. Et je vous dis, on met toutes nos compétences au service de la population. C'est ça, le rôle politique. La politique, au sens noble du terme, c'est agir pour la cité. Et donc, on est là pour agir pour la cité au mieux.
Alors, il y a un premier vice-président qu'on connaît bien, qui est Jean-Michel Lelasse, qui était un peu le ciment de toute cette campagne de grand cœur lyonnais.
Je le connais bien aussi.
Il est pratiqué, évidemment, de nombreuses années. Il aurait bien voulu, évidemment, une implantation à la tête d'une commune. Ça n'a pas été le cas de 3 000 électeurs à Lyon. Est-ce que ça remet en cause son influence au sein de la métropole ?
Jean-Michel Lelasse a une influence naturelle. Je crois qu'il a quand même prouvé, lors de son parcours de chef d'entreprise ou de grand dirigeant d'une équipe, quand même, qui est notre équipe totenne, qui est l'Olympique lyonnais, qu'il n'y a plus rien à prouver au niveau de son amour, déjà, pour Lyon et pour toute cette métropole.
Est-ce qu'il a d'ailleurs pas compté un peu trop sur ça, sur cette aura, finalement, durant la campagne, et justement, le fait de ne pas avoir été assez politique dans cette campagne ?
Mais, on n'est jamais assez politique. Vous savez, c'est comme vous l'avez dit, ça s'apprend. Il n'y a pas d'école pour devenir maire, au même titre que maire, au même titre que grand-père. Il n'y a pas d'école. C'est le fait d'œuvrer tous les jours et de comprendre. Moi, j'ai mis beaucoup d'années, beaucoup de temps, pour comprendre un peu comment ça fonctionnait. Peut-être qu'il n'a pas eu suffisamment de temps pour l'appréhender. Mais, en tout cas, il avait cette volonté et cette sincérité d'œuvrer et de redonner un peu de panache à notre ville, qu'on aime tous, qui est Lyon, qui est notre bateau amiral.
Alors, il va le faire, donc, il va être en charge du rayonnement de la métropole, justement, de l'innovation des grands projets. Finalement, on revient aux basiques de ce que c'est faire, Jean-Michel Elas ?
Bien sûr, et avec une échelle encore plus haute que la ville-mère, que Lyon. Donc, je pense qu'il trouvera sa place et je l'ai maintenant en tant que collègue et c'est un plaisir, vous savez, il est à côté de moi dans le bureau de travailler sur ses grands projets et il sera le plus beau ambassadeur qu'on puisse imaginer.
Il est à côté de vous dans le bureau, ça veut dire qu'il est combattif actuellement ? Il est un peu déçu, quand même, de ne pas avoir accédé aux fauteuils de mer d'Ovion ?
Non, je ne pense pas. C'était une expérience.
Ce n'est pas l'image qu'il donne, en tout cas, dans le bureau ?
Non, non, non. Alors, c'est le bureau, on ne travaille pas ensemble. Il y a le bureau d'à côté, ce n'est pas trop le genre de Jean-Michel Aulas d'être abattu. Il a connu des défaites avec son équipe et c'est comme un phénix.
Il aurait su faire de la politique s'il avait établi le maire de Lyon ou alors il aurait, encore une fois, joué le fait de l'entre-jean ?
Je pense, vous savez, pour faire ses missions qui sont parfois un peu rudes, vous le voyez actuellement, il faut avoir le goût des autres. Et moi, je l'ai vu en tant que président de l'équipe de l'Olympique lyonnais, il a foncièrement le goût des autres. Et ça, je pense que c'est l'essentiel. Pour le reste, ça s'appréhende, ça s'apprend. On n'est jamais tout seul. On fonctionne avec une équipe. Donc, il aurait eu sûrement peut-être des défenseurs, des attaquants dans son équipe. Et lui, il aurait été peut-être dans le vestiaire en train d'animer tout ça. En tout cas, c'est un homme qui rassemble. Il l'a montré lors des élections.
Il est capable de rassembler hormis les extrêmes, il le dit suffisamment, des gens de la société. Et il va jouer ce rôle-là, encore une fois, de ciment pendant la mandature ? Oui, il a une expérience suffisante. C'est un grand sage. Et moi, je suis très contente de l'avoir à mes côtés.
Alors, un mot quand même, évidemment, sur Véronique Sarcelli. Vous saluez plus sa personnalité ou le fait que ce soit pour la première fois une femme qui accède à la présidence de la métropole ?
Vous savez, avec Véronique, on a un lien étroit puisque nous avons commencé ensemble en 2014. Elle a 5 fois les Lyons. Et moi, dans l'Est de Lyonnais, elle dessine. Donc, effectivement, au fil de ces années, ça crée une proximité. Moi, je l'ai vu ferrailler avec l'ancien exécutif sur le téléphérique. C'est quelqu'un de combattant, de pugnace, qui est déterminé, mais qui a un sens aigu de l'écoute, d'empathie. Et c'est ce qu'on demande, en fin de compte.
Et ça va se traduire, donc, dans la méthode de gouvernance, jusqu'à le preneur, en tout cas, d'écouter les maires de la métropole.
D'écouter les maires, de ne plus avoir cette position un peu haute et dédaigneuse qu'avait le président de la métropole de Lyon, puisque moi, j'ai pu l'appréhender lors de nos échanges. Elle sera à l'écoute de tous les territoires et de tous les habitants. On ne prendra pas en otage la ville-mère, Lyon. Elle sera là pour faire en sorte que ces politiques publiques remplies de bon sens puissent être installées. et elle consultera. Elle n'est pas... Alors, le fait que vous me posiez la question que ce soit une femme... Alors, excusez-moi, je ne suis pas une féministe parmi les féministes, mais pour autant... Une petite fierté quand même.
Mais pour autant, je tiens quand même à dire que peut-être cette notion de toute puissance, elle l'a beaucoup moins. Et voilà. Et c'est pour ça qu'elle fédère et qu'elle rassemble. Voilà. Parce qu'elle a vécu quand même une campagne très rude où elle n'a pas été épargnée. Et en tout cas, moi, ce que j'ai fait,
elle est courageuse. Elle s'est montrée ferme avant sa désignation en tant que tête de liste. Elle s'est montrée ferme pour accéder à la présidence de la métropole. Est-ce que justement, quand même, même si elle sera à l'écoute des maires, elle va devoir se montrer ferme durant ce mandat parce que ça ne sera pas...
Je ne sais pas si c'est le mot ferme et adapté. Je pense qu'il faudra qu'elle soit déterminée et surtout qu'elle écoute tout le monde pour prendre la meilleure des décisions. Et pour ça, je lui fais confiance. La fermeté, je ne suis pas sûre que parfois, ça soit la meilleure des chemins. Mais en tout cas, je lui fais confiance. Vous savez, c'est une université. Elle est universitaire. Elle a un cerveau qui fonctionne bien. Donc, elle a aussi beaucoup d'intuition. Elle sait ressentir les choses. Et puis l'intuition féminine. Voilà. Elle n'aura pas de mal
à faire de la concertation avec le maire de dessine puisque c'est vous, Laurence Fautra, pour la troisième fois depuis 2014 avec votre liste Dessine, c'est vous. Vous avez recueilli près de 45% des voix au premier tour et plus de 50% au second. D'ailleurs, vous attribuez cette confiance renouvelée alors que votre commune votait depuis des décennies à gauche.
Écoutez, je pense que comme les chiffres, les faits sont têtus, on a réveillé un peu cette belle endormie et on a fait en sorte qu'elle convienne en tout cas au plus grand nombre. On l'a embelli, on l'a dynamisé, on l'a rendu plus vert. Ça veut dire beaucoup d'investissements depuis 2014 ? Et cette année, on bat un record, on est à plus de 50 millions d'investissements sur des équipements. Les équipements étaient vieillissants, comme vous l'avez rappelé au début de cette émission, on est passé d'un passé industriel à une ville qui compte dans l'agglomération lyonnaise et qui est vue du fait aussi qu'elle a des grands équipements. On accueille 60 000 spectateurs.
En partie, parce que ça date de 2016, donc postérieurement à votre première élection.
Pas que, effectivement, du moment qu'on respecte le nom de cette ville, parce que souvent, le stade, ce n'est pas le stade de Lyon. Et d'ailleurs, je fais railler sur cette dénomination parce que pour moi, c'est important puisque nous, on le gère au quotidien. C'est un stade qui appartient effectivement aux grands lyonnais, mais pas que, mais qui fait partie de cette métropole et les dessinois vivent avec. Donc, le minimum
de respect. Alors, vive avec, mais profite également des retombées économiques de ce grand stade, de ce Toelle-Lande. On va pouvoir poursuivre l'émission pendant longtemps. Je rappelle que vous étiez défavorable à l'époque au projet.
Oui, j'étais défavorable, pas au fait qu'il y ait un grand...
Est-ce que d'ailleurs, vous avez changé d'avis aujourd'hui ?
J'étais défavorable au fait que, c'était plutôt sous forme de questionnement. Est-ce qu'un grand stade avait... L'emplacement était-il bien pensé ? puisque je vous rappelle qu'au niveau accessibilité, il n'y a pas de métro. Alors, il y a un fameux aujourd'hui mais qui est un peu saturé et que l'axe, comme le disait Gérard Collomb, de développement de la métropole, c'est quand même l'Est lyonnais. Donc, est-ce qu'on n'avait pas mis un peu la charrue avant les bœufs et comment on allait fonctionner avec ce grand stade ?
et on fonctionne mais c'est compliqué à l'échelle d'une commune de 30 000 habitants de gérer tous ces événements sportifs et donc là, je vais compter sur mes collègues de la métropole de Lyon pour trouver un système peut-être un peu plus efficient, un peu de respect.
Ça veut dire renforcer les fréquences du tramway qui permet d'aller jusqu'à la LDL-Cerana ou au grand stade ?
La limite du système parce que les fréquences lors d'un match de foot sont bien présentes mais malheureusement ce tramway coupe quand même trois fois l'axe principal de la ville donc engendre évidemment des retenues de véhicules mais voire peut-être dans la gestion des riverains dans l'organisation. Et puis je confirme que c'est la croix
et la bannière pour repartir suite à un spectacle. Je vois que vous venez souvent à décider. Pas souvent justement parce que précisément je suis un peu rétif maintenant à attendre deux heures pour repartir entre deux mois.
C'est effectivement compliqué alors imaginez nos décinois qui sont obligés de vivre avec de penser quand vous recevez des amis ou de la famille à la maison de dire oulala est-ce que les axes
vont être coupés ? En tout cas vous pensez que la métropole va permettre de renforcer ces fréquences ? Il n'y aura pas de métro parce qu'on a compris le projet de métro il y aurait plutôt du côté de Tassin donc du côté de l'Ouest.
Mais en tout cas on va l'expertiser il avait déjà été expertisé à l'époque de Gérard Collomb on a souvent échangé sur ce projet on ne fait pas un métro pour un stade on fait un métro puisqu'il y a un développement économique démographique et qu'un équipement arrive en sus on a une recade qui est complètement saturée on a quand même un report de la circulation du tunnel vous le savez donc tout ça sera étudié
effectivement durant cette mandature
au regard aussi d'un grand axe qui est l'aéroport Saint-Exupéry donc il faut l'acter on ne fait pas un métro en un an ça veut dire que c'est
une réflexion globale finalement que vous attendez
peut-être même avec la région aussi qui existe oui oui puisqu'il y a des connexions avec le système ferroviaire de la région donc là on va pouvoir travailler ensemble sur cette thématique et je m'en réjouis
on va revenir un peu sur l'aspect politique aussi des choses suite à ces restantes élections comment vous réagissez aux communes voisines ou plus lointaines qui se passent maintenant derrière la bannière et les filles comme Vaud-en-Velin Vénitieux Saint-Font ou qui se tournent de nouveau à gauche comme Mézieux
écoutez ce qui s'est passé au niveau je connais bien Vaud-en-Velin et je connaissais très bien effectivement Aléjeune Froid qui est une personne respectée qui a fait quand même qui était un bon maire et qui est dans l'arc qui était dans l'arc et qui est toujours dans l'arc républicain ce qui s'est passé au soir des élections
elle a été évoquée d'une insulte effectivement par les partisans
cette violence politique que l'on voit dans certains dans certains partis est inacceptable et ça gangrène aussi bien la société que ça peut terroriser aussi les personnes qui veulent s'engager sur une voie politique c'est inacceptable de manquer à ce point là de respect pour cette femme qui a oeuvré quand même pendant 12 ans qui a été ministre c'est inacceptable Vous le craignez
ce manque de respect notamment dans la prochaine consultation électorale il est là je vous parlais de la présidentielle évidemment
il est présent et donc en faisant monter les haines déjà qu'on a une société qui est relativement fracturée je trouve que ces représentants politiques ont une responsabilité auprès de cette jeunesse auprès des personnes d'origine française ou français Et vous ferez tout pour que ça soit respecté effectivement Ce n'est plus possible d'attaquer comme ça des maires qui sont quand même qui représentent la république française
Merci Laurence Fautra on va se retrouver pour la dernière partie déjà de cette émission et tout de suite après la pause Laurence Fautra deuxième vice-présidente de la métropole de Lyon déléguée à la santé à la prévention et à l'accès aux soins et également maire de Décin on vient d'en parler A tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère Et c'est le retour de l'invité politique du samedi et on a le plaisir de la recevoir aujourd'hui Laurence Fautra deuxième vice-présidente de la métropole de Lyon déléguée à la santé à la prévention et à l'accès aux soins et également maire de Décin Alors vous n'allez pas couper à la tradition Laurence Fautra voici la rubrique que nous avons habituellement présentée à nos auditeurs et si on se donnait rendez-vous dans 10 ans
Tiens si on se donnait rendez-vous dans 10 ans
Alors vous faites la moule Laurence Fautra sur cette musique Ah oui alors c'est vrai
que l'actualité
l'actualité nous rattrape
On la propose
depuis le début de saison mais effectivement alors bon attention tout le monde est présumé mais voilà il est présumé innocent bien entendu Bon pour revenir à notre rubrique je voulais vous demander tout simplement comment vous voyez Décin dans 10 ans comme un grand O.L. Land ou alors comme une commune plus authentique tout de même
Ah non je vois une ville moderne avec une belle mosaïque et qui se sera inscrit dans le développement urbain de cette métropole et qui comptera de plus en plus dans cette métropole puisque nous ferons en sorte qu'il y ait des projets ambitieux et pertinents dans toutes les thématiques que ce soit l'écologie que ce soit l'attractivité que voilà
C'est intéressant l'écologie n'est pas abandonnée avec une nouvelle majorité à la métropole de Lyon
Messieurs de la Cour l'écologie n'appartient pas à un parti Non simplement c'est le curseur que l'on passe plus ou moins L'écologie c'est une responsabilité on est tous parents grands-parents et même si nous avons vécu en ce qui me concerne à l'époque des 30 Glorieuses où l'industrie avait quand même toute sa place avec effectivement des énergies peut-être sûrement critiquables où le changement climatique n'était peut-être pas d'actualité même s'il commençait à pointer son nez l'écologie la ville de demain le fait de végétaliser de créer des îlots de fraîcheur ça ne sera pas abandonné mais au contraire moi ça fait 12 ans qu'on oriente ces politiques publiques dans ce sens-là voilà de faire en sorte d'avoir des villes plus vertueuses tout en respectant les usages dans toutes les thématiques possibles et inimaginables donc j'espère qu'en tout cas ça sera une ville totem et que plein de personnes s'en inspireront
la jeunesse comme partout ailleurs c'est source d'espoir pour vous
la jeunesse
excusez-moi est-ce que c'est source d'espoir pour vous mais tout à fait
moi j'essaye de créer un monde meilleur pour mes petits enfants et Dieu sait que ces derniers temps la société est fracturée et on voit on l'a exprimé tout à l'heure cette violence j'ai envie que tous ces enfants puissent vivre dans un monde meilleur et pas qu'en France voilà
alors la jeunesse je vous propose d'en parler tiens avec Saïd Ada Dussen bonjour à vous bonjour à vous vous avez 26 ans vous êtes en deuxième année d'internat à Saint-Etienne mais c'est bien sur les bancs de la fac de médecine de Lyon-Est que vous avez commencé très jeune à réfléchir à une façon d'exercer autrement l'activité de médecin au point d'être l'un des créateurs de la maison de santé pluridisciplinaire république à Dessines qui a ouvert je crois le 17 mars dernier comment s'est fait la rencontre avec la municipalité de Dessines et Laurence Fautra ?
la rencontre c'est faite par le biais de mon travail étudiant que j'avais alors je travaillais au CCAS de Dessines à la résidence Edouard Flandron et en fait en discutant avec les acteurs de la mairie présents sur place et les résidents j'avais appris qu'en fait il y avait une volonté de la part de la mairie d'éventuellement travailler avec des médecins qui auraient un projet qui auraient un projet d'installation donc tout ça était au conditionnel et donc du coup mes collègues et moi on a sollicité la mairie et on leur a présenté notre projet et ils ont vu un projet qui était peut-être pas assez mature mais qui était en tout cas porteur d'espoir et intéressant et donc du coup ils nous ont accompagnés là-dessus dès les débuts du projet
ils nous ont permis d'être un peu plus ambitieux Votre réflexion et la réflexion municipale partaient de quel constat ? Et je vous pose la question à tous les deux finalement
Saïd peut-être le constat est simple nous sommes en périurbain tu me coupes si je dis des bêtises on est en périurbain et on a tout un contingent de médecins qui sont partis à la retraite pour autant on sait que le système de santé et surtout au niveau des étudiants en médecine va prendre encore peut-être un peu moins d'une décennie avant qu'on ait un contingent suffisant pour des grandes études et c'est aussi la garantie d'avoir des jeunes gens qui soient bien formés au diagnostic mais pas que donc on va prendre un peu de temps après il faut quand même rappeler une chose c'est que ces jeunes médecins peuvent s'installer ils ont la liberté d'installation et donc c'est là où le rôle des communes des maires ou d'une région ou d'une métropole c'est de faire en sorte de les attirer donc on se prend une petite casquette de VRP de manière à leur faciliter l'installation parce qu'ils font des études c'est pas des chefs d'entreprise donc on essaye de mettre nos compétences dans l'aménagement du territoire notre ingénierie pour créer des lieux avec un projet de santé et ça c'est eux qui l'ont écrit qui regroupent des paramédicaux et toutes ces équipes de jeunes de fac on va détailler
l'organisation de cette maison mais dès les premières années de fac vous avez compris qu'on ne pouvait plus exercer la médecine comme depuis des décennies c'est ça ?
En tout cas j'ai estimé que pour moi ce ne serait pas comme ça que j'envisageais mon avenir professionnel et je sais que c'est un pratiment qui a été partagé par d'autres jeunes étudiants comme moi Mais ça veut dire quoi ?
C'est que les contrats pour ouvrir un cabinet sont plus importants qu'avant ou c'est justement l'avis d'un cabinet que la nouvelle génération ne veut plus porter ? Non en fait
c'est un tout à mon avis c'est le fait déjà d'être le travail seul dans son cabinet indépendamment du fait qu'il faille ouvrir ou pas mais c'est le travail tout seul dans son cabinet sans lien réel avec d'autres professions de santé qui était un petit peu difficile ensuite il y a aussi éventuellement la problématique de l'ouverture d'un cabinet mais qui a toujours été pour le coup prégnante et après il y a la question aussi de l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle qui est peut-être qui est plus importante qu'avant et qui est mise au devant des préoccupations par les jeunes médecins de demain Alors on va y revenir
mais pour créer cette maison vous avez participé à toutes les phases d'études je crois que vous avez même vous avez été voir vous-même des professionnels des établissements préexistants finalement Oui c'est ça
effectivement une fois qu'on a vraiment formalisé notre collaboration avec la mairie et avec les autres professionnels de santé qui étaient sur le projet on avait confronté nos idées en fait au réel et voir un petit peu en fait ce qui se faisait parmi pour les autres les autres confrères que ce soit sur le territoire ou dans la ville de Lyon principalement et du coup ça nous a permis en fait de pouvoir étoffer ce qu'on ce qu'on avait initialement imaginé d'incrémenter d'autres idées des choses auxquelles on n'avait pas forcément pensé ou des manières de faire et ça nous a permis aussi du coup d'arriver à fédérer aussi autour de ce projet de santé d'autres professionnels
L'espace qui a été créé dans le hameau des amoureux d'ailleurs c'est un joli nom correspond en tout point à ce que vous aviez imaginé
Il correspond en tout point à ce qu'on avait imaginé étant donné qu'on avait eu énormément de chance dans le sens où la mairie avait été très proactive sur ce point là et où en fait elle l'avait dès les premiers stages du projet elle nous avait inclus dans le Oui c'est ça c'est un projet qui s'est fait de concert Exactement et la façon de faire du local et donc du coup on a pu avoir un local qui traduisait je pense bien l'esprit de ce qu'on voulait faire
Alors dites-nous à quoi il ressemble ce local comment il s'organise ? Eh bien c'est un local qui est sur deux étages Leurus Wattrête est en train de dire magnifique Oui
Il est je ne veux pas être trop trop fauvin mais il est effectivement magnifique Allez j'y un petit peu on peut se le permettre aujourd'hui mais en tout cas il est parfaitement adapté à ce qu'on va faire donc c'est 496 m² sur deux étages avec au rez-de-chaussée l'entrée et les box de consultation dédiées à la médecine générale un accès à l'étage avec un escalier et un ascenseur et à l'étage le plateau kinésithérapie les box qui seront alloués à la médecine de spécialité et à toutes les professions les professions paramédicales notamment l'infirmière pratique avancée Donc l'indisciplinaire
c'est vraiment un bon adjectif pour cette maison de santé
Non a priori oui c'est l'adjectif qui décrit le mieux je pense le projet étant donné que c'est le regroupement et la collaboration de plusieurs disciplines médicales et paramédicales Et puis alors je crois que c'est presque
une affaire de famille vous concernant c'est ça parce que les premiers professionnels qui sont là c'est de la famille ou de la famille de votre collègue avec lequel vous avez monté cette maison
Exactement donc initialement on était vraiment deux on était deux étudiants donc moi et Salaheddin Boumalassa et les deux premières personnes nous avoir vraiment accompagnés sur ce projet nous avoir poussés encouragés à progresser là-dedans c'était du coup ma soeur le docteur Dina Deshuyssen et le docteur Driss Boumalassa le papa de Salaheddin qui est gynécologue
obstétricien C'est une progression sociale pour vous parce que votre père je crois est routier votre mère mère au foyer je crois qui a levé ses enfants à la fois devenir médecin vous êtes en deuxième année d'internat et puis monter cette maison c'est vraiment quelque chose un ascenseur social comme ça vous le vivez comme ça
Je pense qu'on peut le lire comme ça et ça traduit je pense à mon avis les valeurs qui ont toujours été transmises principalement la valeur du travail quand bien même on m'a toujours dit quand j'étais plus petit que le travail paie toujours dans le sens où si on produit quelque chose qui puisse répondre à un besoin qui s'inscrit dans une continuité dans une cohérence il y aura toujours une réponse favorable qui sera apportée même si elle n'arrive peut-être pas tout de suite en général ce projet là on l'a commencé on l'avait imaginé déjà il y a 5 ans on avait formalisé la collaboration il y a 3 ans et demi 4 ans donc c'est que maintenant qu'il vient qu'il se développe mais tout vient à point à qui c'est
à qui c'est attendre comme on dit alors j'imagine que tous les décinois évidemment sont très attentifs à ce que vous dites aujourd'hui parce que là l'idée c'est vraiment de leur faciliter l'accès aux soins c'est le but premier
c'est leur faciliter l'accès aux soins et c'est optimiser au mieux les catastrophes dont on dispose pour offrir une réponse à des problématiques de santé qui soient la plus pertinente possible c'est une médecine
de proximité comme on dit mais à l'opposé carrément de la télémédecine c'est ça ? Ah oui c'est deux
choses qui sont pour le coup un petit peu non pas opposées mais c'est deux choses complémentaires dans le sens où nous on fait vraiment de la médecine de proximité avec un gros accent qui est mis sur le suivi après la télémédecine est quand même à mon sens nécessaire elle doit faire partie de la palette de médecine qu'on puisse proposer mais pour l'instant ce n'est pas encore
à l'ordre du jour en tout cas là vous commencez à l'évoquer c'est véritablement chaque professionnel est complémentaire dans cette maison et c'est encore une fois pour une meilleure médecine dans tous les domaines
c'est pour une meilleure médecine dans tous les domaines dans tous les aspects de la vie du patient et c'est aussi parce que nous c'est aussi une chose qui est importante pour nous c'est pour une meilleure médecine pour ceux qui la pratiquent que ce soit pour les professionnels paramédicaux ou médicaux le but étant d'assurer des conditions de travail qui puissent permettre aux praticiens de pouvoir faire son métier en des conditions sereines et qui du coup de ça découle en général une meilleure médecine une meilleure présenceur
des patients ça veut dire il y a vraiment des échanges de compétences entre ces différents professionnels de médecine tout à fait
il y a une collaboration qui est faite et une coordination au sein de cette structure qui permet à ce que toutes les problématiques que puisse rencontrer un patient puissent être adressées par l'un ou l'autre des professionnels et que surtout il puisse y avoir une vraie discussion autour et une vraie on va dire émulsion autour des cas des patients qui puisse permettre de vraiment faire faire médecine de la meilleure façon
est-ce que cette maison pourrait devenir un lieu de formation quelque part
c'est quelque chose qu'on ambitionne quelque chose qu'on ambitionne et qu'on a ambitionné assez tôt d'ailleurs dans notre cursus étant donné qu'on est toujours interne donc on voit de l'intérieur la problématique c'est quelque chose qu'on ambitionne et on aimerait pouvoir avoir des médecins qui soient maîtres de stage universitaire pouvoir accueillir dans un premier temps des étudiants qui sont externes dans un premier temps et ensuite internes voire docteurs juniors avec notamment la dernière année d'internat qui a été ajoutée pour les médecins généralistes notamment parce qu'en fait le meilleur moyen de faire découvrir l'exercice pluriprofessionnel et la commune de dessine sur le plan médical c'est effectivement d'avoir des étudiants qui puissent venir régulièrement
voir un petit peu
comment on travaille est-ce qu'on pourrait également imaginer des partenariats avec les médecins qui interviennent pour l'OL par exemple c'est pas du tout un sujet ou ça pourrait être une ouverture ? étant en train de football ça pourrait être une discussion à voir en tout cas vous serez peut-être amené à soigner des joueurs de l'OL on sait jamais nous on serait avec grand plaisir qu'on soignera toute personne c'est ouvert à tout le monde et justement quand on dit ouvert c'est pas un mince mot une mince expression parce que c'est ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 21h c'est ça ?
c'est ça voilà et puis on donne l'adresse pour tous ceux qui en auraient besoin évidemment 57 rue de la République donc vous terminez votre internat et vous débarquez à Dessin alors si je comprends bien
en principe c'est le cas même si moi je compte pouvoir effectuer des remplacements dès qu'on aurait la possibilité un peu plus tôt avant l'obtention de mon diplôme très bien
merci Saïdada Dussain co-concepteur de la maison de santé pluridisciplinaire République à Dessin comme vous m'avez donné envie j'arrive immédiatement pour vous confier ma lombalgie de la semaine dernière merci à vous merci à vous bonne journée et merci Laurence Fautra merci à vous d'avoir été notre invitée et de nous avoir proposé d'ailleurs cette rencontre avec Saïd Laurence Fautra deuxième vice-présidente de la métropole de Lyon déléguée à la santé à la prévention à l'accès aux soins et également maire de Dessin on l'a compris merci également à Christian pour la réalisation de cette émission et puis vous le savez maintenant lyonpremière.fr où l'application sont à votre disposition à tout moment et vous pourrez écouter toutes nos émissions on se retrouve évidemment samedi prochain avec un nouvel invité et puis d'ici là Odile Méti vous attend ce dimanche dès 11h sur l'antenne pour complètement toquer je serai à l'écoute notamment du Café des Fédérations et du Bouchon chez Paul bon samedi bon appétit
merci
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